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Résistance au colonialisme: L’Australie botte en touche la question de la domination en rapport avec la doctrine chrétienne de la découverte (Steven Newcomb)

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance d’être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

La réponse de l’Australie à la doctrine de la découverte

Éviter l’affaire de la domination qui réside au sein de la doctrine de la découverte

 

Steven Newcomb

 

17 mars 2017

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/australias-response-doctrine-discovery/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A lire: le livre de Steven Newcomb (larges extraits traduits par nos soins) en version PDF: « Païens en terre promise, décoder la doctrine chretienne de la découverte » (2008)

 

En 2012, au Forum Permanent sur les Problèmes Indigènes de l’ONU, Kate Gumley, alors chef de la délégation australienne, avait fait un discours intitulé: ”La doctrine de la découverte”. Le premier paragraphe de ce document illustre très bien comment le gouvernement australien bottait subtilement en touche le problème de la domination. “Le point clef de l’agenda de la discussion de cet après-midi est la doctrine de la découverte, un concept de droit public international qui a reçu l’attention de ce forum parce qu’il adresse directement la question de la conquête légale [de la terre] durant la période de la colonisation [sic].” (NdT: autant d’hypocrisie et d’aplomb mensonger est à peine croyable, mais c’est comme çà qu’ils s’en sortent…)

Les hauts-fonctionnaires du gouvernement australien qui ont écrit cette déclaration n’ont pas identifié la question que les représentants des peuples indigènes soulevaient en appelant à la focalisation sur la soi-disant “doctrine de la découverte”. Ce que l’état australien a cadré comme étant une “conquête légale” n’est, en fait, rien d’autre que l’affirmation par des gouvernements d’état de la possession d’un “droit de domination” sur nos peuples et nations originels.

Si on nous en avait donné l’opportunité, nous aurions pu demander au gouvernement australien: Est-ce que les envahisseurs ont le droit de dominer d’autres nations sur leurs propres terres et territoires ? Sur quel cadre de référence ou standard de jugement pourrions-nous répondre à cette question ? Sommes-nous obligés par une quelconque loyauté que nous aurions contracté envers nos envahisseurs et leurs descendants de répondre à de telles questions uniquement du point de vue de leur façon de voir ou standards de jugement invasifs ?
Malheureusement, le Forum Permanent des Affaires Indigènes de l’ONU ne se prête pas à un dialogue étendu ou spécifique avec les représentants des gouvernements de quelque état que ce soit, comme l’Australie par exemple. Si j’avais pu entrer dans un tel dialogue avec les délégués du gouvernement australien au sujet de leur intervention, je leur aurais demandé dans quel contexte plaçaient-ils les mots de “conquête” et de “légal” et de quel point de vue ?

Prenez par exemple l’idée de “conquête” comme une affirmation de “victoire” dans le contexte d’une invasion illégale des terres et territoires d’une nation originelle donnée, sur le continent de l’Australie. Au moment de l’invasion, la nation originelle de cet endroit vivait son propre mode de vie, dans son propre pays, dans cette partie du monde bien précise, sans déranger personne. Le but des envahisseurs est de se saisir de ce pays, de cette terre et de contrôler ou de tuer la nation envahie en lui faisant la guerre. Les descendants actuels de ces envahisseurs appellent le système de domination qui en a résulté une “conquête légale”.

En réalité, l’invasion étrangère et ce qui en a découlé est illégitime. Les descendants actuels des envahisseurs tentent de cadrer la “domination” comme étant quelque chose de “légal”. Ils font cela dans un effort de rendre l’invasion et tout l’après celle-ci à l’échelle inter-générationnel, acceptable du point du vue des colonisateurs. Une tactique des envahisseurs et de leurs descendants est de ne juger ou d’évaluer les résultats politiques ou autres que de leur propre perspective. Tout comme les chrétiens fondamentalistes considèrent que leur religion est la seule et unique religion qui vaille ; les envahisseurs et leurs descendants considèrent maintenant leur “avis” sur la “légalité” de l’affaire comme étant le seul, unique et valable “avis” sur la “légalité” en question.

Le philosophe du droit Steven I. Winter fait remarquer que chaque catégorie et chaque doctrine, incluant la “doctrine de la découverte”, “repose sur une image mentale des formes d’association humaine qui sont justes ou réalistes” dans une situation donnée. Aussi loin qu’est concerné l’image mentale des descendants des envahisseurs européens, l’invasion européenne chrétienne et son résultat de domination est à la fois juste et réaliste car fondée sur le christianisme et la bible. Les nations originelles envahies sont étiquetées n’avoir aucun droit fondamental de contester ou de défier le système de domination qui en a résulté.

En maintenant à l’écart les cadres d’interprétation des nations originelles, il devient alors possible pour les envahisseurs et leurs descendants de s’adresser aux Nations-Unies, avec l’identité politique d’un état de domination et de prétendre que ce système de domination qui a émergé en tant que résultat de l’invasion génocidaire de cette terre par leurs ancêtres est une “conquête légale”. Ceci est une partie de la façon dont le gouvernement australien (NdT: quelque soit sa couleur politique, c’est toujours la même chose…) déguise et masque cette image de l’invasion et son résultat en utilisant des euphémismes (des mots sonnant bien pour exprimer de terribles actions) comme par exemple “la légalité de l’installation européenne” (c’est à dire l’invasion, la domination, l’extermination et la déshumanisation) et “travailler en vue d’un futur réconcilié.

Parler de “futurr réconcilié” est un futur dans lequel ceux qui ont été envahis et dominés pendant des générations se seront “réconciliés avec eux-mêmes” afin de vivre de manière permanente sous le système de domination imposé, dans ce cas-ci sous ce qui est appelé “L’État australien”. La construction et la manifestation de ce système de domination est ce que le gouverneent australien étiquette du doux euphémisme de “conquête légale”, affirmant et clâmant ainsi le résultat de domination comme étant un résultat valide et légal.

Tant que nous n’exposerons pas de manière explicite le “système de domination des états”, ce système continuera de détruire des écosystèmes entiers et créera les problèmes que nous avons besoin de résoudre une fois pour toute. Reproduire un système destructeur au nom de la “réconciliation” avec ce même système n’est en aucun cas une recette du succès pour une réelle cicatrisation. Ceci ne fait que créer ce que Gregory Bateson appelait “le double lien” (baisés si on le fait, baisés si on le fait pas). Ce n’est pas suffisant de dire ce en quoi nous sommes en faveur. Nous devons mettre en contraste ce pour quoi nous sommes en faveur avec ce pour quoi nous ne sommes pas d’accord. Le contraste crée une vision plus profonde et révèle le double lien.

Dans le bouquin de James C. Scott: “La domination et l’art de la résistance” (1990), l’auteur (NdT: anthropologue de renom auteur de “Zomia”) cite Barrington Moore pour avoir dit: “Une tâche culturelle principale à laquelle doit faire face un groupe opprimé est de fragiliser ou de faire exploser la justification de la strate dominante.” Quelle est la justification pour la domination de nos nations originelles ? Dans la loi fédérale américaine sur les Indiens, comme ceci est graphiquement illustré de nos jours avec l’affaire de Standing Rock et du DAPL, c’est un empire fondé sur le christianisme qui possède(rait) une destinée manifeste de subjuguer la terre et de dominer tous les êtres vivants pour son profit.

Il est grand temps de rejeter ces systèmes de domination comme étant non seulement invalides mais également humainement inadmissibles en refusant d’accepter ce concept, de ne plus les accepter comme “conquête légale”.

Non au DAPL! Mni Wiconi. L’eau est la vie !

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » (Version pdf gratuite) Steven Newcomb

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Résistance 71

 

8 janvier 2017

 

Nous avions traduit et publié il y a quelque temps, de larges extraits du livre de Steven Newcomb, Shawnee, co-fondateur de l’Indigenous Law Institute / Institut Légal Indigène: « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » (Fulcrum, 2008) en 4 parties sur ce blog.
Jo de JBL1960 nous en a fait une très belle version .pdf unifiée que nous vous livrons ici en primeur.

Pour comprendre les véritables dessous du colonialisme chrétien occidental dont les racines profondes se situent au XVème siècle avec des décrets pontificaux qui ont été depuis insérés en filigrane dans les décisions de justice de la Cour Suprême des Etats-Unis et du Canada ; et par-là même pour bien analyser pourquoi nous ne vivons en aucun cas dans un monde dit « post-colonial » et finalement comprendre pour mieux agir contre l’empire actuel anglo-américain, géré par la corporation tentaculaire de la City de Londres et sa succursale de Wall Street.
L’empire américain est un empire sans terre pour la première fois dans l’histoire et pour le faire s’écrouler, il suffit de lui retirer le tapis de la propriété et de sa « loi de la terre » factice et inventée de toute pièce, de dessous les pieds.
Un empire sans terre est un empire à terre !… Les nations indigènes du contient le savent bien et agissent en conséquence pour retrouver leur souveraineté et liberté originelles bafouées et usurpées par la cupidité coloniale européo-chrétienne.

A lire et diffuser sans modération…

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte 

(Version française en PDF)

Continuité coloniale, doctrine chrétienne de la découverte, Trump et privatisation des « réserves » indiennes…

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A lire: « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008 (traduction Resistance 71)

 

Un plan foireux de privatisation des terres indiennes en marche ?

Le gouvernement Trump prévoit de “mettre les terres indiennes dans des mains privées”…

 

Steven Newcomb

 

26 décembre 2016

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/misguided-plan-privatize-native-nation-lands/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Des conseillers de Trump visent à privatiser les réserves indiennes riches en pétrole” fut la récente manchette d’une info divulguée par l’agence de presse Reuters et sa journaliste Valérie Volcovici. Son histoire cadre les terres et les ressources des nations autochtones comme appartenant aux Etats-Unis sans explication aucune de cette supposition. Mme Volcovici écrit par exemple: “les réserves des indigènes américains ne couvrent que juste 2% de la supercie des Etats-Unis, mais elles contiennent près de 20% du pétrole et du gaz naturel de la nation, ainsi que ses vastes réserves de charbon.” La “nation” à laquelle elle se réfère en utilisant la forme possessive est évidemment les Etats-Unis.

Mme Volcovici commence son article en applicant immédiatement le mot “nation” aux Etats-Unis et non pas aux nations natives indigènes. A de rares exceptions mineures près, elle utilise le plus souvent les termes “d’Américains natifs” et de “tribus” plutôt que celui de “nations”. De plus, son utilisation de la forme possessive suggère que les réserves de pétrole, le gaz et de charbon appartiennent de droit aux Etats-Unis et non pas à nos nations natives.

Le narratif de Reuters dit qu’un groupe de personnes conseille le président élu Donald Trump sur les affaires indiennes. Ils veulent “libérer ces ressources énergétiques de ce qu’ils appellent une bureaucratie fédérale suffoquante qui détient 56 millions d’acres de terre tribales.” Tandis que le narratif clairement stipule que les Etats-Unis “détiennent le titre de propriété” de ces terres, il n’explique pas le fondement sur lequel s’appuie les Etats-Unis pour affirmer un tel “droit” au titre des terres des nations natives. Nous allons y revenir dans un moment.

En tout cas, un plan a été élaboréé dans quelques quartiers de l’administration naissante Trump pour fournir l’opportunité de “mettre ces terres indiennes entre des mains privées.” Ceci, dit Mme Volcovici, est une “idée politiquememt explosive”. Si le plan réussi, “cela pour mettre un terme à plus d’un siècle de politique fabriquée pour préserver les tribus indiennes sur les réserves appartenant aux Etats-Unis et qui sont gouvernés par les leaders tribaux comme nations souveraines.

Il manque clairement qurlque chose. Quelle “nation souveraine” au monde a sa terre, son territoire “possédé” par une autre nation ? Ce point est mis en évidence lorsque Mme Volcovici dit plus avant: “Les tribus ont le droit d’utiliser la terre mais celle-ci ne leur appartient pas.”

Arrêtons nous ici et demandons-nous ceci: Sur quelle logique les Etats-Unis ont-ils déclaré que nos nations natives ont le droit d’utiliser la terre, mais que le gouvernement fédéral est le juste propriétaire de la terre ? La logique est bien évidemment, la doctrine chrétienne de la découverte et de la domination, fondée sur des bulles pontificales du Vatican datant du XVème siècle (NdT: Romanus Pontifex et Inter Caetera) et sur les chartes royales d’Angleterre. Pour une raison ignorée, ceci n’a pas été cité dans l’histoire de Mme Volovici.

Voici comment cette logique aurait pu être intégrée dans son rapport: “D’après la loi fédérale indienne, les nations natives ont le droit d’occupation et d’utilisation des sols, mais, en conséquence des bulles pontificales et des chartes royales d’Angleterre, ainsi que de la doctrine chrétienne de la découverte et de la domination intégrées dans la loi fédérale des Etats-Unis, ils ne sont pas propriétaires de la terre.” Ces 55 mots de plus aurait ajouté un certain volume à l’article de Mme Volcovici.

Où est la proposition en provenance de ceux qui ont formé La Coalition Native Américaine pour que Trump se débarrasse de la pernicieuse doctrine chrétienne de la découverte et de la domination de façon à ce que nos nations aient de plein droit la propriété du territoire ancestral et de son intégrité en tant que nations à part entière ? Pour une raison indéterminée, cette proposition ne fait pas partie du plan. Ailleurs dans son article, Mme Volcovici a déclaré: “les fondations légales pour les réserves indiennes datent des traités faits entre 1778 et 1871 pour mettre fin aux guerres entre les Indiens indigènes et les développeurs européens.

Ceci est finement écrit de sa part. Son phrasé place le point de focus sur la date des “fondations légales” des réserves indiennes, plutôt que sur les “fondations” en elles-mêmes, qui, si elle s’était donnée la peine de chercher, l’aurait ramené en boucle vers les bulles pontificales, les chartes royales d’Angleterre et la doctrine de la découverte. Si les traités étaient la base réelle pour la création des réserves, il y aurait alors aujourd’hui un grand litige entre les frontières des réserves et les frontières des traités, ; ceci n’étant pas…

L’article fait remarquer que le plan de “privatisation” est court sur les détails: “Les leaders de la coalition de Trump n’ont pas fourni de détails sur le comment ils proposent d’alouer la propriété et les droits de la terre et des ressources minières ou du comment s’assurer que cela reste sous contrôle indien.” “Cela doit être fait en maintenant la souveraineté”, déclare Ross Schwimmer, vice-président de la coalition de Trump, ancien “Chef Principal” de la nation Cherokee en Oklahoma (NdT: notons que les Cherokee ne sont pas natifs d’Oklahoma, mais on été forcés à quitter leurs terres ancestrales dans ce qui est connu sous le nom de la “piste des larmes” au XIXème siècle, pour se réétablir en Oklahoma.). Il était auparavant secrétaire d’état aux Affaires Indiennes dans l’administration Reagan, une drôle d’époque lorsque le ministre de l’intérieur de Reagan James G. Watt déclara en 1983 que les réserves indiennes étaient “un exemple d’échec du socialisme”.

L’utilisation du mot “privé” dans “privatisation”, un terme qui a essentiellement été utilisé en rapport avec la “corporatisation” de la terre et des ressources, indique que la Native American Coalition for Trump n’a pas la protection de la nationalité indigène particulièrement en tête, malgré ce que professe Schwimmer. Ainsi la question demeure: Ceci denote t’il le point de départ d’une nouvelle “ère de termination” ou d’une nouvelle période de distribution de terre à la Dawes, ce qui eut pour résultat de voir plus de 90 millions d’acres de terre être retirés du contrôle des nations indiennes ?

Persévérance colonialiste: Dominer, subjuguer et forcer… Les credos chrétiens du colonialisme forcené (Steven Newcomb)

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A lire sur Résistance 71:

“Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte”, Steven Newcomb, 2008 (Traduction de Résistance 71 )

“Le chemin de sortie de cette sombre période dans laquelle nous nous trouvons tous maintenant, doit impliquer un changement de paradigme de connaissance positive de la mentalité et attitude impérialiste et de la domination, reflets du modèle du conquérant ainsi que du modèle du peuple élu/terre promise issu de l’ancien testament, ceci incluant la doctrine chrétienne de la découverte et le modèle de domination établi par la décision de justice dans l’affaire Johnson vs M’Intosh.”

“Dans la bulle pontificale Inter Caetera de 1493, le pape Alexandre VI n’a pas utilisé le terme ‘Européens’ pour exprimer le ‘droit à la découverte’, mais il a utilisé le terme de ‘chrétiens’. D’après le décret du pape, tout roi, prince ou nations chrétiens pouvaient découvrir’ et assumer la domination sur les terres préalablement conues des non-chrétiens mais inconnues des chrétiens…”
~ Steven Newcomb, 2008 ~

 

Des chiens méchants et la coercition lâchés sur nos nations libres

 

Steven Newcomb

 

7 septembre 2016

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/09/07/vicious-dogs-and-coercion-unleashed-original-free-nations

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans mon article “le Dakota Access Pipeline et la loi de la chrétienté”, j’ai cité le juge Catron de la Cour Suprême du Tennessee: “Notre affirmation est fondée sur le droit de forcer l’obéissance!, qui, prétendait-il est “la loi de la terre” utilisée par les Etats-Unis contre nos nation originelles.

Le 3 septembre 2016, nous avons vu une excellente illustration d’une affirmation de droit de coercition de nos nations à l’obéissance: le personnel de l’entreprise de sécurité privée d’Energy Transfer Partners utilisant des chiens vicieux et méchants ainsi que du gaz lacrymogène contre des indigènes (femmes, enfants et hommes) et des opposants non-natifs au projet du Dakota Access Pipeline (DAPL) près de Cannonball dans l’état du Nord-Dakota.

Le contraste entre la voie pacifique et spirituelle de la pipe sacrée de l’Oceti Sakowin (conseil des sept feux de la nation Sioux), qui cherche à protéger les eaux précieuses de notre terre-mère, son sang de vie et la voie veule et malfaisante de l’oléoduc à pétrole brut, en dit suffisamment long par lui-même. Ce contraste résume parfaitement le conflit de plusieurs siècles entre l’état d’esprit de la loi des Sept Feux d’Oceti Sakowin (et les lois spirituelles des autres nations amérindiennes) et les sept lois de la domination trouvées dans la signification donnée par la chrétienté au mot latin “domo”: “subjuguer, forcer à la soumission”, “apprivoiser”, “domestiquer”, “cultiver”, et “labourer”.

Ce projet du Dakota Access Pipeline symbolise bien le chemin toxique de l’empire américain s’étendant au travers des territoires de nos nations, laissant derrière lui un sillage de destruction et d’empoisonnement: pensez au plomb dans les systèmes circulatoires et des cerveaux des enfants de Detroit, du mercure dans le poisson partout sur le continent, des radiations dans les eaux souterraines de la centrale nucléaire de Hanford, les 287 produits chimiques détectés dans les échantillons de cordons obilicaux que la Croix Rouge a collecté et analysé sur des femmes enceintes. 180 de ces produits chimiques sont connus pour être cancérigènes chez les animaux et l’Homme ; 217 sont toxiques pour les systèmes nerveux centraux et périphériques et 208 causent des malformations de naissance ou des développement anormaux chez les espèces animales étudées. Cela et une multitude d’autres exemples sont de forts indicateurs que la trajectoire impérialiste du dollar tout puissant ne révère ni ne protège la beauté de la fabrique de la vie.

Tout ceci et bien plus encore, a été fait à nos nations, nos écosystèmes et à tout le monde, et ce au nom de la “civilisation humaine” s’il vous plaît. Et pourtant, comme l’a si bien noté Stanley Diamond dans son livre “In Search of the Primitive”: “La civilisation commence avec la conquête à l’extérieur et la répression à l’intérieur.” Les mots “conquête” et “répression” sont bien sûr, deux synonymes du mot “domination”.

Le capitole de l’empire américain à Washington DC a été construit au moyen du travail d’esclaves et un impôt sur la propriété fut imposé sur les propriétaires d’esclaves. L’empire américain ainsi que ses intérêts entrepreneuriaux a affirmé avec aplomb son droit à la coercition sur les nations originellement libres et indépendantes des lieux et de les réduire à l’obéissance envers un système traumatisant que l’on peut remonter jusqu’à l’empire de la chrétienté et le soi-disant “âge de la découverte” (de l’invasion).

Les chiens de la chrétienté ont été lâchés sur des gens indigènes sans défense par les conquistadors espagnols, ceci fut utilisé pour adhérer à deux phrases clef que l’ion peut trouver dans les décrets pontificaux originaux du Saint Siège en date du 4 mai 1493. Ce document et trois autres émis cette même année, exhortaient les monarques espagnols de “mettre en œuvre la propagation de l’empire chrétien”, (”imperii Christiani propagationem prosequi”) et de “subjuguer les nations barbares” (“barbarae nationes deprimantur”).

Au travers de leurs actions, les Américains ont transformé ces phrases en “mettre en œuvre la propagation de l’empire américain” et “dominer les nations natives”. Prenez par exemple, l’utilisation des chiens et du gaz lacrymo pour déshumaniser et terroriser les indigènes et leurs supporteurs non-natifs qui étaient en colère envers le personnel d’Energy Access transfers, qui passait intentionnellement au bulldozer afin de le détruire un bout de terrain de 50m de large sur plus de 2,5km et ce directement au travers des lieux sacrés et/ou culturellement très importants. Les chiens et le gaz lacrymo symbolisent l’attitude d’un système impérialiste sans pitié qui se fout pas mal des endroits sacrés et cimetières de “païens infidèles”.

Le Dakota Access Pipeline est un projet majeur d’ingénierie. Dans leur livre Bridges, Canals & Tunnels: The Engineering Conquest of America (1968, American Heritage Publishing in Association with the Smithsonian Institution), David Jacobs et Anthony E. Neville introduisent leur sujet en reconnaissant les motivations religieuses derriere la soi-disante “expansion” des Etats-Unis en colonisant les territoires de nos nations natives. “Comme les croisés du moyen-âge, le peuple américain croyait en sa mission être d’inspiration divine et leur victoire inévitable”. (p.6)

Jacobs et Neville citent le poète Walt Whitman en disant: “C’est pour le bien de l’humanité” que les Etats-Unis et leur “pouvoir et territoire doivent être étendus, au plus loin sera le mieux” (Ibid). Ceci cadre nos nations et nos peuples comme étant en dehors de “l’humanité”. Jacobs et Neville disent que “les affirmations et l’appropriation de l’Amérique sur la terre furent justifiées” par John O’Sullivan lorsqu’il était un journaliste éditeur de 32 ans. Ce fut O’Sullivan qui dit à cette époque (1845): “Notre destinée manifeste est de nous étendre et de posséder l’ensemble du continent que la providence [dieu] nous a donné…”

Le juge de la cour suprême de la Caroline du Sud William Drayton, exprima ce même sentiment 70 ans avant O’Sullivan dans son adresse au Grand Jury en 1776. Drayton parla de la “sagesse indiscutable de la Providence” qui avait choisi la génération actuelle pour établir l’empire américain, celui qui promettait d’être le plus glorieux de toute l’histoire de l’humanité. La tradition d’utiliser des chiens méchants et autres techniques pour forcer les nations autochtones et leurs peuples à l’obéissance à son contrôle des plus arbitraires, fait aussi partie de cette “glorieuse” histoire de la construction de l’empire américain.

Franklin (Indiens + rhum = terre), Washington (“le destructeur de villes”), Jefferson, Madison, Marshall et bien d’autres ont tous envisionné l’empire américain englobant la totalité du continent et nos nations libres et indépendantes. Cette tradition générale est synthétisée sémantiquememt par les décrets pontificaux de 1452 (Dum Diversas), 1455 (Romanus Pontifex) et 1456 qui demandes “d’envahir, de capturer, de vaincre et de subjuguer” tous les non-chrétiens “de les réduire” et de “saisir toutes les possessions et propriétés”, phrasé renouvelé en 1493 et en 1514. Ce langage fut utilisé sous “autorité apostolique” et donc vu comme gratifié “par dieu”.

“In God We Trust” dit le billet de 1 dollar américain. La bulle papale dit de ce dieu: “Nous croyons en Lui, de qui provient les empires (imperia), les dominations (dominationes) et toutes les bonnes choses…” (bulles Inter Caetera des 3 et 4 mai 1493). Voilà l’état d’esprit auquel doivent faire face la nation Hunkpapa Dakota et l’Oceti Sakowin dans cette dernière saga du Dakota Access Pipeline envahisseur et colonisateur.

Grand merci à William “Pila” Laronal (Kanaka Maoli) pour son assistance dans cet article.

Resistance au colonialisme et à la force de coercition de la chrétienté (empire chrétien): La résistance sioux Standing Rock se développe…

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Le Dakota Access Pipeline et la loi de la chrétienté

 

Steven Newcomb

 

28 août 2016

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/08/28/dakota-access-pipeline-and-law-christendom

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Article connexe sur le sujet:

https://resistance71.wordpress.com/2016/08/28/resistance-au-colonialisme-sioux-standing-rock-contre-le-viol-de-leurs-terres-ancestrales-au-nom-du-sacro-saint-petrole/

 

Doctrine chrétienne de la découverte / Bulles pontificales

 

L’approuvement du projet Dakota Access Pipeline colonisateur par le corps du génie de l’armée américaine et le conflit résultant avec la nation sioux Standing Rock a un contexte historique. Ce contexte consiste en les idées et les schémas mentaux de la chrétienté occidentale que les Etats-Unis ont utilisé et continuent à utiliser contre nos nations et nos peuples. Ces idées et schémas d’argumentation sont maintenant tacitement utilisés contre les Dakota Standing Rock et l’Oceti Sakowin (Le conseil des sept feux de la nation Teton) dans cette controverse sur fond de pipeline/oléoduc.

Les idées et arguments les plus fondamentaux utilisés par les Etats-Unis contre nos nations ont pour origine la chrétienté occidentale (l’empire occidental chrétien) et le langage de domination que l’on trouve dans les bulles pontificales et les chartes royales des XVème et XVIème siècles. Les Etats-Unis traitent les Dakota Standing Rock et l’Oceti Sakowin de manière irrespectueuse et coercitive, fondée sur les concepts établis initiaux religieux et les arguments dérivés de ce qui fut appelé la “loi internationale de la chrétienté” ou “la loi des nations chrétiennes”. Ces idées du passé continuent de contrôler le présent pour toutes nos nations originelles.

Un exemple de pensée ancienne qui continue dans le présent peut-être trouvé dans le “Report On Indian Affairs,” de Jedediah Morse, publié en 1822. Morse, un membre du clergé et du congrès délivra son rapport au secrétaire d’état à la guerre John C. Calhoun, au congrès des Etats-Unis et au président James Monroe (NdT: non pas l’arrière grand-père de Marilyn… mais l’instigateur de la doctrine portant son nom, celle qui fit de l’Amérique du Sud le “pré carré” et le “jardin exotique” de l’ogre impérialiste américain…). Dans la conclusion de son rapport en page 93, Morse caractérisa le peuple indien comme “partie valable de ce large corps païen de notre monde, qui va devenir sous peu l’héritage de notre rédempteur,” à ce point il cita le psaume 2:8 de la bible qui lit: “Enquiert à mon sujet et je te donnerai le païen en héritage [propriété] et mettrai les plus belles parties de la terre en ta possession.”

Dans une section préalable du document (p.67) Morse discutait “de la nature des titres de proriété indiens sur leurs terres”. Il ouvrait cette section avec ceci: “La relation qu’entretiennent les Indiens avec le gouvernement des Etats-Unis est péculier dans sa nature même. Leur indépendance, leurs droits, leur titre sur la terre qu’ils occupent, sont tous imparfaits dans leur genre.”

Imparfait est défini comme “pas fini, incomplet, manquant quelque chose”. Pourquoi, du point de vue de Morse, pensait-il que l’indépendance de nos nations originelles était supposée avoir quelque chose en moins ? Morse l’explique de cette façon: “La juridiction de tout le pays dans lequel habitent les Indiens, d’après la loi établie des nations, appartient au gouvernemnt des Etats-Unis et le droit à disposer des sols se rattache au pouvoir qui détient cette juridiction”.

Ce que Morse a appelé “la loi établie des nations” est ce que Henry Wheaton, dans ses “Elements of International Law (1836), a appelé “la loi internationale de la chrétienté”. Un an avant la publication du livre de Wheaton, le juge John Caltron de la cour suprême de l’état du Tennessee, exprima les idées suivantes au sujet de la “loi des nations” et de la “loi de la chrétienté”, idées qui sont maintenant utilisées par les Etats-Unis pour assumer la souveraineté et la domination (droit de domination) sur la nation sioux Standing Rock et sur le territoire d’Oceti Sakowin:

“Nous maintenons que le principe déclaré au XVème siècle comme étant la loi de la chrétienté, que la découverte qui donna le titre et l’assurance de la souveraineté (un droit de domination) sur et de gouverner les peuples natifs infidèles et non convertis d’Afrique, d’Asie et des Amériques du Nord et du Sud, a été reconnue comme faisant partie la la loi nationale (loi des nations) depuis plus de quatre siècles et cela est maintenant reconnu par toutes les puissances chrétiennes dans leur département politique et légal… Notre affirmation est basée sur le droit de forcer à l’obéissance (coercition).”

(State v. Foreman, Supreme Court of Tennessee, 1835)

Sur la base des idées trouvées dans la loi internationale de la chrétienté (loi des nations), Morse a affirmé que le titre de propriété iniden des non-convertis (non-baptisés) n’était qu’un vague titre “d’occupation des sols”.

Le rapport de Morse fut délivré au ministère de la guerre US et à d’autres secteurs du gouvernement américain, peu de temps avant que la cour suprême des Etats-Unis ne prennent sa décision dans l’affaire Johnson vs M’Intoshe en 1823. Dans la décision de Johnson, le juge de la cour suprême Marshall phrasa le titre indien à la terre précisément comme Morse l’avait fait, comme un “titre d’occupation des sols”. Marshall le fit dans son compte-rendu de la décision unanime de la CS, décision prise sur la base des chartes royales qui donnait les droits de subjugation et de domination sur les terres non-chrétiennes au “peuple chrétien”, que Marshall pour la CS des USA mit en italique pour insister sur le point et pour contraster avec les “natifs, qui étaient des païens”. Clairement ce langage biblique, spécifiquement en rapport avec la définition anglaise du dictionnaire d’Oxford du mot “païen”, comme étant un mot “d’origine chrétienne”.

Morse écrivit en supplément dans son rapport: “le titre complet de leurs terres (indiennes), demeure entre les mains du gouvernement des Etats-Unis.” Notez que l’utilisation du mot “complet” par Morse contraste avec ce qu’il a écrit au sujet du titre indien sur la terre étant “imparfait”, c’est à dire “incomplet”. Le titre [de propriété] de nations de la chrétienté que le juge Catron a nommé “toutes les puissances chrétiennes”, était regardé comme “complet” ou parfait (comme dans “domination parfaite”, tandis que le titre et l’indépendance des nations non-chrétiennes “païennes et infidèles” était vu comme “imparfait” et incomplet par les puissances chrétiennes.

Aussi loin que le gouvernement américain, incluant le corps du génie de l’armée, est concerné, la “tribu païenne et infidèle” sioux Standing Rock et l’Oceti Sakowin (la grande nation Sioux), ne peuvent pas contredire ce que les Etats-Unis veulent faire avec le territoire réorganisé par traité, d’Oceti Sakowin. Et ce parce que, basé sur les idées issues de la loi fédérale indienne qu’on peut remonter jusqu’à la loi des nations de la chrétienté, le titre original de propriété de quelque nation “païenne-infidèle” que ce soit n’est seulement “qu’imparfait” et n’est qu’une “simple occupation des sols”, sols sur lesquels les Etats-Unis ont clâmé une “domination chrétienne ultime”.

Le juge Joseph Story dans ses Commentaries on the Constitution of the United States a expliqué le requis religieux de la façon de penser utilisée contre nos nations: “Parce qu’ils sont infidèles, païens, et sauvages, ils ne furent pas permis de posséder les prérogatives appartenant à des nations absolues, souveraines et indépendantes.” Story dans ses “Commentaires” cita la langue latine d’une des bulles pontificales de 1493. Ce que les Etats-Unis n’admettent jamais ouvertement est que la doctrine de la “simple occupation des sols” et de “l’indépendance imparfaite” des nations indigènes est fondée sur l’ancienne loi de la chrétienté qu’on peut retracer jusqu’à la bible et les bulles pontificales du Vatican.

Lorsque le grand shaman, homme sacré Oglala sioux Black Elk (Élan Noir) rappelait comment lui et son peuple s’enfuirent devant les soldats américains en traversant la frontière canado-américaine pour aller là où le légendaire leader sioux Hunkpapa Sitting Bull campait, Black Elk dit alors ceci: “Les soldats américains ne pouvaient pas venir nous tuer là-bas.” En accord avec la loi des nations de la chrétienté, l’armée américaine devait respecter comme inviolable le territoire colonial tenu en domination chrétienne par la couronne britannique. Un tel respect n’a jamais été accordé à nos nations natives “païennes et infidèles” et à nos territoires par les nations de la chrétienté, comme les Etats-Unis et le Canada.

De mon point de vue, Dave Archambault II, le leader de la nation sioux Standing Rock, a été arrêté par la police de l’état du Dakota du Nord en tant qu’exercice de ce que le juge de la CS du Tennessee Catron a appelé “le droit de forcer à l’obéissance” ou droit de coercition. Comme le juge Catron l’a déclaré plus avant sur ce droit à la coercition dans son rendu de State c. Foreman: “L’affirmation peut bien être dénoncée comme moraliste. Nous répondons que ceci est la loi de la terre. Sans sa reconnaissance et sa mise en application vigoureuse, ce continent n’aurait jamais pu être habité par nos ancêtres. Abandonner le principe maintenant, c’est supposer que nos ancêtres étaient d’injustes usurpateurs.

Note de R71: Mais c’est toute la problématique… Ils n’étaient que des criminels, voleurs, usurpateurs et génocidaires coloniaux, dont les descendants aujourd’hui sont les membres, volontaires ou non, d’un empire sans terre. Ce que nous affirmons en soutien inconditionnel des nations indigènes non seulement du continent américain, mais des peuples autochtones du monde entier.
UN EMPIRE SANS TERRE EST UN EMPIRE A TERRE ! Un géant aux pieds d’argile, littéralement…
Qu’on se le dise !

Ce droit supposé de forcer l’obéissance au paradigme de domination est conceptuellement enraciné dans l’ancien système politique et de pensée de la chrétienté occidentale. La résistance Dakota, alliée à bon nombre de nations, fournit l’opportunité d’amener à l’attention du monde le fait qu’une forme religieuse bigotte de raisonnement et d’argumentation est toujours utilisée contre nos nations originelles libres et indépendantes par les Etats-Unis (NdT: et le Canada..), dans ce cas présent dans un effort de forcer le passage de l’oléoduc du Dakota Access Pipeline à travers le territoire de la nation Dakota, la tribu sioux Standing Rock et l’Oceti Sakowin ou “La Grande Nation Sioux” et ce, sans leur consentement.

Résistance au colonialisme: Sioux Standing Rock contre le viol de leurs terres ancestrales au nom du sacro-saint pétrole

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 28 août 2016 by Résistance 71

“Journaliste à Gandhi: Que pensez-vous de la civilisation occidentale ?
Gandhi: C’est une bonne idée…”

 

La nation Sioux Standing Rock contre l’oléoduc

 

Steven Newcomb

 

23 août 2016

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/08/23/standing-rock-sioux-nation-vs-pipeline

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Mon amie Navajo Valerie Taliman a écrit un excellent article au sujet du blocage en cours de l’oléoduc du Dakota Access et la récente arrestation du président de l’association contre l’oléoduc Dave Archambault II de la nation Sioux Standing Rock: Standing Rock Sioux Nation at the pipeline protest.

Lorsque j’ai vu l’info de son arrestation, cela m’a fait penser à quelque chose que notre grand leader Shawnee Tecumseh avait dit durant une audience avec le peuple natif:

“Le Grand Esprit dans sa sagesse vous a placé ici et vous a donné cette terre, à vous et à vos enfants pour que vous la défendiez. Mais hélas ! la race qui s’en vient, comme un grand serpent, vous enserre de plus en plus dans ses anneaux.”

Au sujet de l’oléoduc, Archambault dit: “Nous ne voulons pas de ce serpent noir au sein des frontières de notre traité.” Continuant: “Nous devons stopper cet oléoduc qui menace notre eau. Nous l’avons dit encore et encore que nous n’en voulons pas ici. Nous voulons que le corps du génie de l’armée honore les mêmes droits et les mêmes protections qui furent accordés aux autres, des droits qui ne nous furent jamais accordés concernant nos territoires. Nous demandons un arrêt de la construction de cet oléoduc et que celui-ci soit maintenu en dehors des frontières de notre traité.

Cette proposition d’oléoduc va transporter des millions de barrils de pétrole brut. Il suffit d’une seule fuite et une quantité massive d’hydrocarbures va empoisonner les eaux sacrées de la nation Sioux Standing Rock par sa toxicité. Les Hunkpapa Standing Rock savent que l’eau est la base fondamentale de la vie et doit être traitée avec le plus grand des respects.

Mlle Taliman dit que le conflit se situe en “territoire Hunkpapa près de Cannon Ball”. En fait, tout en arrive à savoir: à qui appartient ce territoire ? Quelles valeurs doivent prévaloir sur ce territoire ? Les valeurs de l’empire américain ? ou les valeurs spirtituelles et écologiques des nations originelles comme celles de la nation Sioux Standing Rock ?

Article connexe sur le rachat de la Louisane à la France et la doctrine chrétienne de la « découverte »:

https://resistance71.wordpress.com/2014/03/12/france-et-colonialisme-quand-une-boutade-entre-obama-et-hollande-remet-la-doctrine-chretienne-de-la-decouverte-sur-la-table/

La nation Hunkpapa, qui inclut les Sioux Standing Rock, fait partie du plus vaste Oceti Sakowin ou conseil des dept feux de la nation Teton, parfois connue sous le nom de “Grande Nation Sioux”. Les Etats-Unis regardent la totalité géographique de la zone Dakota, Lakota et Nakota (Oceti Sakowin) et leur territoire comme partie du territoire national des Etats-Unis.

Les Etats-Unis se voient comme une nation qui possède le territoire des nations natives originelles “avec pleine souveraineté et dominion” et comme l’a dit la juge Sandra Day O’Conner de la cour suprême des Etats-Unis en 1988 dans l’affaire Lyng v. Northwest Indian Cemetery Protective Association en ce qui concerne la valeur spirituelle de la place des nations originelles sur la terre: “Quelques soient les droits qu’ont les Indiens d’utiliser l’endroit, ceux-ci quoi qu’il en soit, n’empêche pas le gouvernement d’utiliser ce qui est, après tout, sa terre.

L’argument du gouvernement, ceci incluant également le corps du génie de l’armée, peut faire ce qu’il veut sur une terre qu’il affirme être le territoire national des Etats-Unis parce que prendre de telles décisions lourdes de conséquences est une prérogative de la “souveraineté nationale” américaine, qui va au-delà de la “souveraineté tribale”. Dans son livre “Captives of Sovereignty”, Jonathan Havercroft liste un bon nombre de philosophes de la politique qui ont conclu qu’une telle “souveraineté” est une “forme injuste de domination qui limite la liberté humaine.

On doit ici refaire un peu d’histoire: La France, par voie du traité de vente de la Louisiane en 1803, est dite avoir transféré aux Etats-Unis les droits que la France affirmait sur cette très vaste zone (NdT: le territoire de la “Louisiane” s’étendait bien au nord et dans toutes les directions, jusqu’aux montagnes rocheuses…)

La France déclara dans ce traité de cession de terre qu’elle “cédait aux Etats-Unis, au nom de la République Française, à perpétuité et en pleine souveraineté, le dit territoire avec tous ses droits, privilèges et prérogatives.”

Cette zone inclut le territoire de l’Oceti Sakowin, dont Standing Rock, qui est maintenant dressé contre l’affirmation par les Etats-Unis d’un droit d’ascendance et de domination en relation à la terre. La décision de l’affaire Johnson contre M’Intosh de 1823, qui est vue comme la pierre angulaire de la loi foncière des Etats-Unis, appelle ceci “le pouvoir de donner la terre pourtant toujours en possession des Indiens.” Étendez cela au pouvoir de donner la permission à des projets comme ceux du Dakota Access Pipeline, un projet d’investissement de 3,7 milliards de dollars.

Une fois que la France eut prétendûment cédé aux etats-Unis une zone considérée inclusive des territoires d’Oceti Sakowin, les Etats-Unis ont alors considéré qu’ils avaient le droit de clâmer la “souveraineté”, et par là-même une domination injuste, sur le territoire et les ressources inhérentes d’Oceti Sakowin et ce comme étant “le territoire des Etats-Unis” sur la base de la doctrine chrétienne de la découverte et de la domination.

Le président Thomas Jefferson lui, considérait le territoire de l’achat de la Louisiane comme étant principalement espagnol d’origine, car possession coloniale sur un continent entier clâmé par l’Espagne. La couronne espagnole est dite avoir eu possession du territoire de la Louisiane de 1762 à 1800, territoire qui fut ensuite rétrocédé à la France. Nous parlons d’une période d’environ 40 ans sous la couronne d’Espagne, fondée sur le don du pape Alexandre VI (Rodrigo Borgia) à la couronne de Castille de terres “non-chrétiennes découvertes et à découvrir.

Ce à quoi le président Archambault II et la nation Sioux Standing Rock doivent maintenant faire face est, en d’autres termes, un système de langage de la domination qui est maintenant utilisé par les Etats-Unis. Le système de langage remonte à l’affirmation des Français sur le continent, ainsi que celle des Espagnols basées sur la fondation de documents pontificaux émis par des papes au XVème siècle.

Le différent au sujet de l’oléoduc est un conflit causé en 2016 par la tradition occidentale de la chrétienté de dominer ces nations et ces peuples considérés être “païens” et “infidèles”. L’Oceti Sakowin est une nation originellement libre et indépendante. Elle est une des nations que le juge de la cour supême Marshall caractérisa dans le rendu de l’affaire Johnson vs M’Intosh comme “indépendante de fait” dans le territoire de la Louisiane.

Mais, comme le fit remarquer un autre juge de la cour suprême, Joseph Story, du point de vue du monde chrétien, les Amérindiens étaient vus comme “des animaux brutaux” et n’étaient pas “permis” de demeurer des nations libres et indépendantes. “En tant qu’infidèles, païens et sauvages, les Indiens ne sont pas autorisés à posséder les prérogatives (supériorités) appartenant aux nations absolues, souveraines et indépendantes.”

Ce raisonnement préalable religieux au sujet des “païens et infidèles” démontré dans cette citation du juge Story, est la base sur laquelle se fonde le gouvernement des Etats-Unis et son corps du génie militaire pour affirmer maintenant un droit supérieur sur le territoire et les eaux de la nation Oceti Sakowin. L’histoire du système de référence qui est utilisé contre la nation Sioux Standing Rock peut être tracée à la mentatilté même de la chrétienté.

Cette mentalité a clâmé que le “peuple chrétien” (comme cité dans Johnson contre M’Intosh) a le droit divin de “diminuer” et de “soumettre” les nations non-chrétiennes “païennes” et “barbares” et de les forcer sous un système de domination prévalent “chrétien” et “humain”. Dans ce cas, ce système, par euphémisme, est appelé la “civilisation américaine”. C’est ce que Tecumseh appela “un énorme serpent” et il a un appétit insatiable pour le pétrole…

Résistance au colonialisme: Développer un contre-argumentaire à la doctrine chrétienne de la découverte (Steven Newcomb)

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance d’être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Temps de reconnaître l’indépendance originelle de nos nations

 

Steven Newcomb

 

20 juillet 2016

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/07/20/time-acknowledge-original-independence-our-nations

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Lire notre dossier sur la Doctrine Chrétienne de la Découverte

 

Reconnaissons que nos nations vivaient entièrement libres et indépendantes de l’occident chrétien avant la première arrivée invasive de Cristobal Colon sur cette partie de notre terre-mère. Reconnaissons également que nos nations existaient alors de manière libre et indépendante des idées et des attitudes de l’occident chrétien (du monde chrétien).

L’existence originelle libre et indépendante de nos nations est absolument irréfutable. Elle est donc devenue et est disponible pour nous comme l’argument potentiel contre le système d’assimilation et de domination qui nous a été imposé par les Etats-Unis. En 1823, le juge de la cour suprême des Etats-Unis, John Marshall, et au nom d’une cour unanime dans sa décision, a utilisé un narratif manipulateur dans son rendu de décision pour minimiser notre capacité d’utiliser notre indépendance originelle comme base du développement d’arguments puissants en faveur de nos nations autochtones.

En résultat du succès de Marshall, ces jours, la vaste majorité de nos peuples natifs n’a jamais focalisé sur cette indépendance originelle ni ne l’a utilisé comme standard d’évaluation pour comprendre la distance qui nous sépare aujourd’hui de cette indépendance de départ. Ces jours-ci, la plupart des gens de nos peuples et nations originelles semble vouloir accepter l’utilisation de la phrase “nations domestiquement dépendantes” par la cour suprême afin d’attirer l’attention loin de ce qu’était l’existence indépendante et libre de nos nations.

Allez participer à un Pow-Wow et vous entendrez plus que certainement un brin de ferveur patriotique exercée au sujet des Etats-Unis. Ce patriotisme est exprimé pour le même pays qui nous a imposé un système bien organisé de domination et nous a par là-même, privé de l’utilisation de la très vaste majorité de nos territoires traditionnels, a massacré nos ancêtres, volés nos enfants de leurs familles, de nos communautés de nos nations, a travaillé d’arrache-pied pour éradiquer nos langages et notre culture ainsi que nos traditions spitituelles etc… Après tous ces mauvais traitements, cette oppression et cette destruction, n’est-il pas triste de voir que la plupart des gens de nos peuples ne se soient jamais focalisés sur l’indépendance originelle de nos nations.

Que des peuples colonsiés finissent par éprouver un sentiment patriotique profond pour l’empire qui les a colonisé est, bien malheureusment, un résutat assez typique des dégâts psychologiques infligés par le colonialisme (NdT: effet psychologique déjà observé par des experts et érudits comme Aimé Césaire et Frantz Fanon). Il est très douteux que ceux qui expriment ce patriotisme soient particulièrement au courant ou même se préoccupent que ce fut un empire américain que George Washington, John Marshall et et autres élites blanches de leur temps envisionnèrent et créèrent. Cet empire a été utilisé dans un effort réussi de saisie de terres et des territoires de nos nations.

(voir Richard Van Alstyne’s The Rising American Empire, 1962).

Je n’entends jamais la reconnaissance de notre indépendance être mentionnée aux pow wows ; peut-être cela est-il dû au fait que l’empire américain a travaillé si dur pour effacer et expurger notre indépendance originelle de nos cœurs et de nos esprits. “expurger” veut dire “traiter ou faire traiter comme non-existant”. Comment le juge Marshall et le reste de la cour suprême ont-ils commencé à traiter l’indépendance de nos nations comme étant non-existante ?..

Marshall a dit dans son rendu du jugement Johnson c. M’Intosh en 1823 que nos “droits à la souveraineté complète en tant que nations indépendantes furent nécessairement diminués par le principe original fondamental que la découverte a donné le titre [de propriété] à ceux qui l’ont faite.” Pourquoi “nécessairement” ? Parce que créer cette idée de “diminution” était “nécessaire” au succès de l’empire américain afin qu’il puisse s’étendre sur et qu’il domine les terres et les territoires de nos nations ancestrales.

Marshall a accompli quelque chose d’autre en écrivant de cette façon. Il a de la sorte œuvré à déplacer l’idée que nos nations sont originelles et fondamentlaes à ce continent en clâmant que la “découverte” européo-chrétienne était “originelle et fondamentale” au continent. Marshall ajouta que le “droite de découverte” qui fut donné par le roi d’Angleterre Henri VII à John Cabot fut limité “au pays et contrées alors inconnues du peuple chrétien”.

Les terres qui étaient inconnues aux chrétiens étaient de manière évidente des terres non-chrétiennes. Ce qui veut dire que le principe dont Marshall a dit “avoir été mentionné” par la cour suprême, ne pouvait qu’être appliqué par les chrétiens aux terres non-chrétiennes. Par la voie de la charte de John Cabot, continua Marshall, le roi Henri VII d’Angleterre “reconnaissait ainsi un droit de possession” de toutes terres non-chrétiennes qui étaient localisées et ce sans tenie aucun compte des “païens” qui y vivaient déjà depuis longtemps.

L’utilisation par Marshall des mots issus de la bible “chrétien” et “païen” (qui est “un mot d’origine chrétienne” nous dit le dictionnaire d’anglais d’Oxford) qui sont trouvés dans la charte Cabot révèle ici un point clé: Marshall et toute l’équipe de la cour suprême des Etats-Unis utilisaient une imagerie et des idées issues de la bible pour argumenter que “nos droits de complète souveraineté en tant que nations indépendantes” prirent fin dès la supposée “découverte chrétienne” de terres non-chrétiennes pourtant déjà bien habitées.

Si nous devions créer un contre-argument afin de mettre au défi l’affirmation péremptoire de la cour suprêmes des Etats-Unis, fondée sur des arguments en provenance de la bible, contre nos nations, à quoi ressemblerait donc un tel argument ? Si nous voulons défier l’argument de la CS que l’indépendance de nos nations a pris fin (fut “diminuée” par la “découverte chrétienne”, a quoi ressemblerait un tel challenge ?

Quels mots utiliserions-nous dans une tentative efficace de défi de l’affirmation que les chrétiens, voguant sur notre petit coin de la planète, mirent fin en quelque sorte à nos “droits de souveraineté complète en tant que nations indépendantes”, ou en d’autres termes, mirent fin à notre droit d’exister simplement libre de toute domination ?

Voici un argument simple: Notre droit de vivre libre de la domination des idées de l’homme blanc n’a jamais pris fin. Nous sommes toujours libres de droit de l’idée que le peuple chrétien de nations chrétiennes mirent fin à notre droit de vivre libre de la domination chrétienne. Nos nations sont toujours jusqu’à ce jour, libres de droit et indépendantes de toute affirmation d’un “droit de domination” par les idées émises par les Etats-Unis, que celles-ci aient été exprimées par le rendu de justice de l’affaire Johnson c. M’Intosh ou par ailleurs.

En 1976, John A. Boyd, un avocat au bureau d’expertise et de conseil légaux pour le ministère des affaires étrangères US, a discuté de la décision de la CS dans l’affaire Cherokee Nation c. Georgie de 1831. Boyd écrivit que “le raisonnement de Marshall focalisait sur la souveraineté et la domination des Etats-Unis sur les Indiens.” Étant donné que les mots “souveraineté” et “dominion/colonie” sont tous deux des mots de domination, nous pouvons voir quelque chose poindre derrière l’argument de Boyd: C’est l’affirmation tacite que le raisonnement de la CS focalisait sur l’affirmation que les USA ont le droit d’affirmer un pouvoir de domination sur les Indiens et leurs nations.

Le philosophe John Locke disait “le droit de possession” est “dominion/colonisation”. On doit donc tenir pour sûr qu’affirmer un droit de prendre possession d’autres nations est la même chose que d’affirmer un “droit de possession” sur ces terres. En d’autres termes, l’affirmation du peuple chrétien d’un droit de possession sur des territoires non-chrétiens, ceux de nos nations sur ce continent, revenait à dire que le peuple chrétien avait un droit de domination en rapport à toutes terres non-chrétiennes.

Ailleurs dans le rendu du jugement Johnson, Marshall dit que les potentats de l’Europe ont “affirmé” que le “dominion/colonisation ultime” réside en eux-mêmes. Dans cette veine, John Boyd pour le ministère des affaires étrangères cita Marshall comme suit depuis le rendu du jugment de la CS Cherokee Nation c. l’état de Georgie:

“Eux et leur pays sont considérés par les nations étrangères ainsi que par nous-mêmes, comme étant totalement sous la souveraineté et le dominion/colonisation des Etats-Unis, ainsi toute tentative d’acquérir leurs terres ou de former une quelconque connexion politique avec eux, serait considéré par tous comme une invasion de notre territoire et un acte d’hostilité…”

L’idée que les Indiens et leur pays sont considérés comme étant “si complètement sous la souveraineté et le dominion des Etats-Unis” est précisémenent réexprimé comme “les Indiens et leur pays sont considérés comme étant complètement sous la domination des Etats-Unis…” Ceci provient du droit clâmé par les Etats-Unis de domination sur des nations originelles libres, fondé sur le fait que “les chrétiens” ont affirmé leur droit de domination sur des terres non-chrétiennes (“un droit de possession”). Nous n’avons qu’à peine commencé à développer notre plus puissant contre-argument opposant cette affirmation de droit de domination, contre-argumentation fondée sur l’existence préalable libre et indépendante de nos nations originelles.