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Résistance au colonialisme: A Standing Rock les prières ont échoué, quelle suite pour stopper l’oléoduc ?… (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, canada USA états coloniaux, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 30 mars 2017 by Résistance 71

“Le traité de Fort Laramie de 1868 [reconfirmant essentiellement celui de 1851] place la limite orientale des terres de la “Grande Nation Sioux”, Oceti Sakowin sur les rives Est de la rivière Missouri. La presque totalité de l’aquifère connu sous le nom de Formation Madison se situe dans les limites de ces frontières de notre territoire, comme défini par ce(s) traité(s). Ceci veut dire que toute l’eau de la rivière Missouri et de son expansion occidentale, ainsi que les réseaux phréatiques de la partie occidentale du Dakota du Sud, appartiennent au peuple Lakota. Notre droit à cette ressource a été garantie à perpétutité par les Etats-Unis et son gouvernement à Fort Laramie.
De cette manière, nos ancêtres ont pourvu à ce que notre peuple conserve d’amples réserves d’eau afin que se développe notre terre ancestrale, génération après génération. Même après que nos Paha Sapa (Collines Noires) et notre ‘territoire indien non-cédé’ nous furent volés en 1877, la rivière Missouri et la vaste majorité du réseau aqueux demeurèrent notre propriété. Les Américains étaient intéressés dans l’or à cette époque. L’eau n’était pas une préoccupation, donc l’eau fut laissée en terre indienne…”

~ Ward Churchill & Russell Means, discours de Means, 1982 ~

“L’homme blanc nous a fait maintes promesses, mais il en a gardé une seule. Il avait promis de prendre notre terre et il la prise.”
~ Chef Lakota Nuage Rouge, 1882 ~

 

Alignez vos prières

 

Mohawk Nation News

 

29 mars 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/03/29/line-up-your-prayers/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les Etats-Unis furent si heureux lorsque tout le monde se mit à prier pour arrêter l’oléoduc du DAPL à Standing Rock.

En 1974, l’American Indian Movement (AIM) devint célèbre à travers le monde pour se dresser contre la corruption.
Le mouvement du pouvoir rouge (Red Power) commença à Minneapolis au début des années 1970 lorsque des hommes onkwe’hon:weh (autochtones des peuples originels) commencèrent à volontairement patrouiller les rues, remplissant ainsi leur responsabilité de maintenir leur peuple en sécurité. Ceci évolua en la création de l’AIM. La dépravité et les meurtres sur la réserve de Pine Ridge atteignirent des proportions épiques. L’AIM fut appelé à la rescousse par le peuple traditionnel et ses conseils. L’AIM y invita ses alliés et ses supporteurs. Puis un des hommes fut tué par un agent du gouvernement. Les Etats-Unis et les entreprises coloniales poussèrent pour que le chef tribal (élu) CEO de Pine Ridge et marionnette gouvernementale, Bill Wilson et son conseil tribal colonial, virèrent l’AIM de la réserve pour y avoir exposé la dépravité et la corruption ambiantes.

L’AIM fut affaibli parce que des saboteurs l’infiltrèrent. Doug Durham, alors proche des leaders du mouvement, était un agent du FBI. Ward Churchill écrivit “Agents of Repression”, sur le comment le gouvernement infiltra et détruisit l’AIM, les mouvements noirs et quiconque essayait de se défendre justement de l’oppression subie.

Churchill fut viré avec perte et fracas de l’université du Colorado et sa réputation fut éclaboussée et ternie pour avoir critiqué l’histoire officielle du gouvernement au sujet de la démolition contrôlée des tours jumelles du WTC en 2001.

Aujourd’hui, nos hommes portent les symboles de la résistance. Certains d’entre eux agissent même comme l’homme blanc en tuant, attaquant et volant leur propre peuple.

Une fois de plus en 2016, les alliés et supporteurs furent invités à Standing Rock pour mettre un coup d’arrêt à l’oléoduc. Plus de 10 000 d’entre eux s’y rendirent.

Les gens du monde entier se sont rendus compte des périls auxquel la nation Lakota devait faire face. Une fois de plus le conseil tribal colonial du gouvernement des Etats-Unis de Standing Rock a viré tous les supporteurs.

Avec toute cette attention, qu’ont protégé les protecteurs de l’eau ? Les prières n’ont rien changé. Ils voulaient une récompense pour quelque chose qu’ils n’ont pas fait. D’autres voulaient juste quelques photos souvenirs du fait d’y avoir été.

Les oléoducs sont en construction. Toujours plus de prières s’alignent. La terre n’est pas protégée.

= = =

Note de résistance 71:

MNN pose ici la question devenue classique du quand assez est-il assez ? Le monde colonial occidental est un monde de domination et d’oppression, de coercition et de rapports de force. Son outil coercitif majeur, l’État et ses institutions de la domination, ne connait que la force et la violence dont il monopolise la soi-disant “légitimité”, même quand il viole et bafoue traités et loi internationale et faveur de transnationales qui à terme paient les états pour garantir leur pérennité.

La question posée par MNN est simple: que fait-on quand on a épuisé l’action non-violente pour rétablir une situation fondée à la base sur une usurpation et un abus de pouvoir par les autorités, reconnus par l’analyse des traités légiférant dans le système même impliqué ? On plie les gaules, on dit “tant pis…” et on laisse faire ? Ou on passe à autre chose ?

Les leçons tirées de la crise d’Oka en 1990 sont que le système colonial serait dans l’impossibilité physique de répondre efficacement non pas à un Oka, mais à 10 Oka simultanés éparpillés sur l’ensemble de l’Amérique du Nord ; en l’occurence, n’oublions pas que toute cette affaire d’oléoducs implique un vaste réseau appelé à l’origine Keystone XL Pipeline, dont le DAPL n’est qu’un tronçon. Ce réseau vise à amener cette merde ignoble d’hydrocarbure issue des sables bitumeux d’Alberta au Canada, mélangé pour être mieux liquéfié à des produits chimiques hyper-toxiques, au Golfe du Mexique, le tout pour l’exportation vers la Chine !
Ce qui veut dire que stratégiquement, il serait raisonnable de penser à déclencher des opérations coup d’arrêt simultanées en territoires autocthones à la fois en terre coloniale états-unienne et en terre coloniale canadienne. Opérations où il y aurait moins de “prières” et plus d’action de blocage menées de manière coordonnée par les “warrior societies” des nations concernées, leurs alliés et supporteurs, sur une dizaine de sites, de manière conjointe et coordonnée.

MNN pose la question de l’action directe marchant la main dans la main avec la diplomatie. Oka en fut une réussite récente dont les leçons ont été tirées…

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Empire, Standing Rock, DAPL et la preuve par neuf du vol des terres natives (Peter d’Errico)

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Excellentes analyse et démonstration ici de Peter d’Errico qui montre sur quel point d’usurpation et de criminalité se fonde la “loi de la terre” de l’empire. L’écrasement par la domination enracinée dans la falsification et le pseudo-droit de souveraineté “par la découverte chrétienne” de terres païennes. D’Errico taille en pièce cette ignominie de manière magistrale dans cet article que nous avons traduit ci-dessous !…

En fait les Etats-Unis disent ceci pour résumer succintement: la loi suprême de la terre est la loi des traités qui ne peut pas être surclasser ni par les agences gouvernementales, ni par les fonctionnaires, président inclus et les traités font loi.
Mais… par le simple fait de la “découverte” des terres paiennes par les chrétiens d’Europe, les Etats-Unis assument, par héritage, un “droit de domination et de souveraineté totale” inhérent sur toute terre et peuple païens y vivant. Ainsi la loi suprême de la terre aux Etats-Unis est la loi du “droit de domination par la découverte chrétienne”. Ceci a été gravé dans le marbre légal affabulateur et oppresseur zunien depuis 1823 et la décision de l’affaire Johnson contre McIntosh. Tout cela dans cette nation essentielle, ce phare de la liberté et de la démocratie éclairant le monde de sa docte et sage lumière que tous lui envient.
Turlututu, chapeau pointu! nous souffle Kiri le clown dans l’oreillette !…

Effarant non ?…

~ Résistance 71 ~

 

L’affirmation de domination des Etats Unis sur Standing Rock viole le traité de Fort Laramie de 1851

Le traité fait loi et la terre doit être honorée

 

Peter d’Errico

 

7 février 2017

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/u-s-claim-domination-standing-rock-violates-treaty-of-1851/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une déclaration succinte sur les problèmes auxquels doit faire face la nation Sioux à Standing Rock, écrite par Jeffrey Ostler et Nick Estes le 16 janvier 2017, a démontré qu’”il n’y a aucune question sur l’affirmation par Standing Rock qu’un oléoduc est construit à travers des terres reconnues comme étant des terres Sioux en territoire Sioux sous le traité de Fort Laramie de 1851.Ce point particulier au sujet de l’application du traité doit être clarifié haut et fort et de manière continue et répétée. Le traité de 1851 a défini des démarcations qui doivent être prises en compte pour la mesure et l’évaluation de toute route à emprunter de cet oléoduc. La carte fournit sur leur article est claire et montre le projet du DAPL traversant les terres protégées par traité.

Un second point de cet article doit aussi être mis en valeur chaque fois que possible: les traités sont, sous la constitution des Etats-Unis, “la loi suprême de la terre”. Chaque tribunal, chaque agence fédérale, chaque fonctionnaire aux Etats-Unis doit s’en remettre à la constitution fédérale. Ceci veut dire que tous doivent se référer au traité de Fort Laramie de 1851.

Aucune agence ou bureau gouvernementaux, incluant la présidence, n’a l’autorité d’agir contrairement à la “loi suprême de la terre”. Peu importe combien Donald Trump ou quiconque de son entourage, souhaitent qu’il soit un dictateur, leurs actions sont liées par la loi… à moins de faire un coup d’état, auquel cas, il y a aura des choses plus importantes à gérer que Standing Rock.

Ironiquement, d’après l’histoire des Etats-Unis, des violations des droits des peuples natifs, si le président veut utiliser le DAPL comme un véhicule pour fomenter un coup contre la constitution, alors Standing Rock sera en première ligne pour sauver la démocratie à l’américaine, en tant que sous-produit de la défense de l’eau !

Les soi-disants “problèmes indiens” ont historiquement monté les peuples autochtones contre les forces du développement capitaliste colonial. Ce schéma se répète une fois de plus avec le DAPL ; mais cette fois-ci, le conflit s’est étendu en dehors du pays indien, parce que de plus en plus de non-Indiens sont éveillés aux problèsmes sous-jacents, notamment celui de l’eau pour la vie.

Je veux ajouter quelques réflexions aux point établis par Ostler et Estes au-delà du traité de 1851, afin de clarifier les affaires au sujet de l’autorité du gouvernement américain sur les peuples originels.

Résistance 71: Ici, il faut considérer que d’Errico, qui est un juriste et a travaillé durant des années avec les natifs sur des affaires juridiques les concernant, notamment avec la nation Diné (Navajo), offre des conseils sur le comment pousser pour faire appliquer la loi existante. C’est du conseil juridique gratos en quelque sorte…

Leur analyse par trop pertinente se retrouve un peu en difficulté lorsqu’ils discutent des Collines Noires (Black Hills, terres sacrées Lakota). En premier lieu, lorsqu’ils s’en réfèrent à la décision de la Cour Suprême (CS) des Etats-Unis de 1980 sur les Black Hills, celle où la cour déclara “un plus grand cas de grand déshonneur ne peut être trouvé en toute probabilité dans notre histoire”, ils disent “Sous la loi fédérale, le gouvernement fédéral n’a pas l’autorité de retourner les terres illégalement saisies, ainsi la cour remédia à la saisie du territoire des Collines Noires et des terres de l’article 16 en accordant une compensation financière.

Secundo, lorsqu’ils font remarquer que la nation Sioux “a refusé de manière consistante toute compensation financière pour les terres volées et a au lieu de cela argumenté pour un retour de la majorité des terres des Collines Noires”, ils font référence à ces terres comme étant “sous propriété fédérale.”

Nous devons bien comprendre qu’à la fois l’affirmation que la loi américaine interdit le retour de terres et l’affirmation que les Collines Noires sont “sous propriété fédérale des Etats-Unis” sont des manifestations de l’affirmation générale des Etats-Unis d’un droit de domination sur les peuples natifs. Ceci remonte à la décision de la CS en 1823 dans l’affaire Johnson contre M’Intosh, décision basée sur le “droit de la découverte chrétienne”: “Right of Christian Discovery.”

Le “droit” de la découverte chrétienne, comme l’a reconnu la CS elle-même, remonte à des décrets pontificaux (bulles) du XVème siècle qui disent que les colonisateurs chrétiens pouvaient clâmer des terres qu’ils avaient “découvertes” et prendre contrôle des peuples natifs païens qui y vivaient.

Standing Rock ne devrait jamais acquiescer au fait que les Collines Noires sont “sous propriété fédérale”, ni ne devrait accepter l’assertion des Etats-Unis qu’ils ne peuvent pas rendre les terres qu’ils ont envahies et saisies. Le temps est venu de se dresser contre cette violation vieille de plusieurs siècles concernant les terres des nations autochtones et ce par quelque gouvernement que ce soit se réclâmant du “droit de la découverte”.

Je ne parle pas d’un évènement du passé. L’affaire Johnson n’a jamais été déboutée. Une recherche sur Westlaw (au 25 janvier 2016) a montré 330 affaires judiciaires citant Johnson c. M’Intosh, jusqu’au 1er juillet 2015 inclus.

De plus, bien des affaires se reposent sur le “droit de la découverte” sans citer Johnson. Par exemple City of Sherrill, N.Y. v. Oneida Indian Nation of New York (2005) a dit: “le titre de propriété de la terre occupée par les Indiens lorsque les colons arrivèrent changea de mains par la découverte faite par les nations européennes et plus tard les états originaux des Etats-Unis et l’état fédéral.” Le tribunal cita des décisions intermédiaires plutôt que Johnson c. M’Intosh.

Ostler et Estes établissent que “Le congrès des Etats-Unis a autorisé le barrage de Oahe sous la loi du contrôle des inondations de 1944… (mettant en marche) ce que l’universitaire Lakota Standing Rock Vine Deloria Jr a caractérisé par ‘la loi la plus destructrice jamais perpétré sur aucune nation aux Etats-Unis.’ “

Le tribunal de district déclara: “La loi sur le contrôle des inondations de 1944 NE PEUT PAS être la législation nécessaire qui autorise la prise de terres natives indiennes à moins qu’il ne puisse être soutenu qu7une loi générale approuvant une série de projets particuliers puisse s’appliquer à des terres indiennes liées par traitee (en l’occurence le traité de Fort Laramie de 1851). Nous croyons qu’une telle position est intenable. La législation d’ordre général n’est pas suffisante pour y inclure des terres tribales indiennes reconnues par traité.

Néanmoins le juge continua de citer des affaires de “droit de la découverte” et ajouta: “Le congrès des Etats-Unis peut abroger le traité afin d’exercer son droit de souveraineté… il doit ainsi y avoir une claire action congressionnelle qui indique une intention d’abrogation…

Le juge a ensuite conclus: “Afin d’insister sur la problématique dans cette décision, nous désirons réaffirmer que l’autorité du Congrès des Etats-Unis d’exercer le droit de domaine éminent sur les terres tribales indiennes n’est pas mis en question. Nous accordons la demande de la tribu à cause d’un manque d’exercice de cette autorité. Cette affaire peut-être rapidement remédiée en l’apportant à l’attention du Congrès.

Le Congrès des Etats-Unis fut très rapide d’affirmer son “droit souverain” fondé sur la “découverte chrétienne”: le 2 septembre 1958, il passa la loi publique 85-915, “afin de fournir l’acquisition de terres pour les Etats-Unis, terres requises pour le réservoir créé par la construction du barrage de Oahe sur la rivière Missouri et pour la réhabilitation des Indiens de la réserve sioux de Standing Rock dans le Dakota du Nord et du Sud.”

La supposée “autorité du Congrès” de violer le traité de 1851 prend sa racine dans l’assertion des Etats-Unis de son “droit de découverte”,une affirmation faite par le gouvernement fédéral que celui-ci possède les terres natives et peut contrôler les peuples autochtones comme bon lui semble.

Nous voyons ici qu’une fois de plus, Standing Rock doit faire face à l’assertion unilatérale des Etats-Unis de leur affirmation d’un “droit souverain” de dominer les Indiens.

En 1958, Les avocats de Standing Rock ne firent pas appel de cette affirmation des Etats-Unis. Comme l’avait dit le juge: “l’autorité du Congrès n’est pas remise en question…

 

Standing Rock ne devrait pas de nouveau faire cette erreur !!…

Résistance au colonialisme: Standing Rock et la nième trahison par l’état colonial yankee des édits de ses propres lois… (Steven Newcomb)

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La méthodologie coloniale, même si perfectionnée sous la dictature chrétienne, existe depuis l’antiquité. Voici ce que nous en dit l’anthropologue politique (Yale) James C. Scott dans son remarquable ouvrage “The Art of not Being Governed”, Yale University Press, 2009:
“Où que possible les Romains créèrent des territoires, promulguèrent plus ou moins arbitrairement des distinctions ethniques et nommèrent ou reconnurent un chef unique qui était de fait le vecteur local de l’autorité romaine et répondait pour le ‘bien de son peuple’… Les barbares administrés dans les provinces gérées par les Romains perdirent leur désignation éthnique et devinrent tout comme les aysans, redevables de l’impôt et de la conscription. Tous ceux au-delà de cette sphere étaient invariablement étiquetés ethniquement, on leur donnait des chefs, et furent rendus responsables de payer le tribut (obsequium) distinctement des impôts, spécifiquement lorsqu’ils étaient perçus commes des peuples non agriculteurs.”
~ James C. Scott ~

Toutes les administrations coloniales de l’histoire n’ont pas fait autre chose. C’est ce que font toujours aujourd’hui les états coloniaux états-unien et canadien…

~ Résistance 71 ~

L’ordonnance du Nord-Ouest et les brutales actions de police du Nord-Dakota à Standing Rock

Un dédain flagrant du système légal organique des Etats-Unis est placardé à la vue de tous

 

Steven Newcomb

 

29 décembre 2016

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/northwest-ordinance-north-dakotas-brutal-standing-rock/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il est enrageant de voir les photos des gens blessés par les actions d’une brutalité inouïe de la police du Dakota du Nord à Standing Rock. La police a utilisé des canons à eau sur les protecteurs de l’eau de Standing Rock et ce dans des conditions climatiques sub-zéro, les soumettant ainsi à un stress physique d’hypothermie mettant en danger la sécurité et la vie des manifestants. Ils ont tiré dans la foule avec des balles de caoutchouc et les ont aspergé de mace, un agent chimique irritant. 167 personnes ont été blessées en une nuit, plusieurs gravement. Une jeune-femme de 21 ans, Sophia Wilansky a été horriblement blessée et a perdu un bras après avoir été touchée par une grenade à concussion tirée par les forces de police. Les médecins disent qu’elle va avoir besoin de 20 opérations chirurgicales et qu’elle pourrait perdre complètement son bras malgré cela. Un jeune cheval fut également tué.

Plusieurs personnes ont reçu de sévères blessures à la tête à cause des actions de police protégeant les intérêts corporatistes liés au projet du Dakota Access Pipeline. Une chose est sûre: de telles actions de police déshumanisantes ne suivent pas la promesse de “la plus sincère bonne foi” que les congrès continental et fédéral ont fait aux nations natives en 1787, 1789 et 1861.

Le vendredi 13 juillet 1787, le congrès continental des Etats-Unis a adopté l’ordonnance du nord-ouest. Le 3ème article de cette ordonnance stipile: “La meilleure des bonne fois devra toujours être observée envers les Indiens et leurs terres, leurs propriétés ne devront jamais leur être enlevée sans leur consentement préalable et dans leurs droits, propriétés et liberté, ils ne devront jamais être envahis, perturbés, à moins que ce ne soit sous le coup de guerres justes et légales autorisées par le Congrès…

Quelqu’un devrait informer le gouverneur Dalrymple du Nord-Dakota, qui, de manière très rusée a fait détourner la route de l’oléoduc de son propre voisinage, que le Congrès des Etats-Unis n’a pas autorisé une guerre légale et juste contre l’Oceti Sakowin (le conseil des sept feux de la Grande Nation Sioux). Ses actions inconsidérées dans un territoire oceti Sakowin reconnu par les traités constituent de fait la plus grande des mauvaises fois et sont entièrement injustes et illégales.

Assurez-vous de bien (re)penser à la promesse “d’ultime bonne foi” du Congrès envers les Indiens quand vous regardez les photos ou vidéos de la police blessant physiquement les protecteurs de l’eau autochtones et non-autochtones et lorsqu’elle s’engage dans des actes oppresseurs et terroristes.

Lorsque vous voyez les corps meurtris et les visages tuméfiés des protecteurs de l’eau, faisant du mieux qu’ils peuvent pacifiquement pour défendre les eaux de la rivière Missouri qui suppléent des millions de personnes non-autochtones, de la malfaisance et des dégâts d’un oléoduc, pensez à cette “ultime bonne foi” professée dans l’article 3 de l’ordonnance du nord-ouest. Lorsque vous voyez ces ingaes très perturbantes, pensez à la promesse du congrès des Etats-Unis de ce que “les Indiens dans leurs droits, propriétees et liberté, ne devront jamais être envahis ni perturbés.”

Le tout premier acte du nouveau congrès des Etats-Unis sous sa nouvelle constitution de 1789 a réaffirmé l’ordonnance du nord-ouest de 1787. Cette ordonnance fait partie intégrante de la fondation même des Etats-Unis d’Amérique. L’ordonnance du nord-ouest sert de constitution pour tous les nouveaux territoires ou colonies US, incluant la promesse que les “Indiens, leurs terres et propriétés ne leur seront jamais retirés sans leur consentement.” Soixante-quatorze ans après l’adoption initiale de l(ordonnance du nord-ouest, le Congrès inclua la promesse “de bonne foi ultime” de la loi de 1861 pour établir le territoire du Dakota.

Une provision clef de la loi territoriale du Dakota de 1861 suit l’article 3 de l’ordonnance du nord-ouest de 1787. C’est la clause disant qu’aucune terre indienne ne deviendra partie du territoire de l’état du Dakota avant que les Indiens n’aient donné leur consentement dans un traité avec les Etats-Unis. Les Oceti Sakowin n’ont JAMAIS consenti pour que ceci ne se produise.

L’oceti Sakowin, le conseil des sept feux de la Grande Nation Sioux a eu les deux traités de Fort Laramie de 1851 et 1868 avec les Etats-Unis. Ces documents de traités reconnaissent le territoire oceti sakowin qui n’a pas été abandonné, donné ou cédé aux Etats-Unis.

Laissez-moi répéter cela clairement:
La loi organique des Etats-Unis requiert que l’oceti sakowin donne d’abord sa permission afin que son territoire ne devienne partie du territoire fédéral et de l’état du Dakota. Une telle permission des Indiens (nations natives originelles) est requise avant que toute partie ou totalité du territoire oceti sakowin ne devienne partie intégrante du Nord-Dakota et du Sud-Dakota. De fait, jusqu’à aujourd’hui, le territoire traditionnel de la Grande Nation Sioux Oceti Sakowin n’est JAMAIS devenu quelconque partie des états du nord ou sud-Dakota !!

En conséquence, la violence et la brutalité pratiquées par la police du Nord-Dakota contre les protecteurs de l’eau pacifiques à Standing Rock rappelle l’article 6, section 2 de la constitution des Etats-Unis. Ce langage nous dit que “les traités établis et ceux qui seront établis par les Etats-Unis, sont la loi suprême de la terre du pays, les juges des états y étant liés de droit”. Il est ici important de noter que les traités des nations indiennes avec les Etats-Unis sont des traités établis entre des nations indépendantes. (NdT: ceci est d’autant plus évident avec les traités de Fort Laramie de 1851 et 1868, tous deux résultants de défaites militaires des Etats-Unis face aux nations d’Oceti Sakowin et de leurs alliés Cheyennes et Arapaho, aucune concession ne fut faite aux Etats-Unis, absolument aucune bien au contraire…)

Résumons maintenant les éléments mentionnés ci-dessus:

1) Le territoire d’Oceti Sakowin n’est jamais devenu partie du territoire fédéral du Dakota ou partie des états du nord et dus-Dakota. Pourquoi ? Parce qu’Oceti Sakowin n’a pas donné son consentement sur un traité ratifié pour que ceci se produise.

2) Les traités de Fort Laramie de 1851 et 1868 reconnaissent la nation libre, indépendante et de plein droit d’Oceti Sakowin ; ces traités constituent la loi suprême de la terre pour les Etats-Unis et les juges des états du nord et sud-Dakota sont de ce fait liés à ces traités pour toutes leurs décisions.

3) Sans le consentement d’Oceti Sakowin, le gouverneur Dalrymple du Nord-Dakota et les forces de police de cet état n’ont absolument aucune juridiction légale au sein des territoires délimités par les traités de Fort Laramie de 1851 et 1868, qui jusqu’à ce jour et pour les raisons citées ci-dessus, sont toujours le territoire de la Grande Nation Sioux Oceti Sakowin.

Qu’est-ce que le système judiciaire des Etats-Unis a  employé dans un effort de détourner l’attention de l’ordonnance du nord-ouest, de la clause de suprémacie territoriale et de la loi d’établissement du territoire de l’état du Dakota ? Voici un argument exprimé par un juge fédéral des Etats-Unis en 1975:

“Il est indéniable que la politique officielle des Etats-Unis jusqu’à au moins la fin du XIXème siècle, fut motivée par une volonté résolue de contrôler tout territoire substantiel pour ses gens s’établissant vers l’Ouest. Tout ce qui pouvait empêcher ce mouvement migratoire, incluant les Indiens, devait être balayé, dominé ou détruit. Des guerres, maladies, des traités tissés de emnsonges et de duplicité et la décimation des bisons par les blancs, poussèrent les Sioux vers les réserves, firent décliner leur population et ont éviscéré leurs corps constitués. Ils devinrent [par force] un peuple involontairement dépendant et de fait, dominé par les Etats-Unis.”

(United States v. Consolidated Wounded Knee Cases, Judge Warren Urbom, 1975)

Avec ces mots, le juge Urbom a montré, tout comme le gouverneur Darymple aujourd’hui, le plus grand dédain pour le système légal organique des Etats-Unis, la provision de “bonne foi ultime” de l’ordonnance du nord-ouest et de la loi établissant le territoire du Sakota. Ce qui fut et continue d’être démontré contre les peuples Lakota et Dakota et leurs supporteurs est la “pire, l’ultime mauvaise foi” contre le peuple autochtone et ses alliés non-autochtones.

La décision d’Urbom et ce qui se passe maintenant à Standing Rock sont fondés sur le principe que “sur leurs droits, propriétés et liberté, les Indiens seront TOUJOURS envahis et perturbés, même quand il n’y a aucune guerre juste et légale déclarée par le congrès. Les abus policiers sur les protecteurs de l’eau à Standing Rock est le type d’attitude qui suit parfaitement les documents du Vatican datant du XVème siècle qui stipulent d’aller de l’avant, de localiser et de dominer, subjuguer toutes les nations non-chrétiennes.

=*=*=*=

En rapport avec les bulles pontificales Romanus Pontifex et surtout Inter Caetera de 1455 et 1493, qui devinrent le fondement, la base “légale” de la colonisation du monde “païen”, l’auteur de l’article a publié un livre en 2008 que nous avons traduit en très grande partie en 2015 et que nous avons republié en version pdf suite à la réalisation de Jo de JBL1960

Ce livre: “Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte” est disponible en version PDF gratuite en cliquant sur le lien du titre.

A lire et diffuser sans modération pour mieux comprendre l’empire et comment le détruire.

~ Résistance 71 ~

La résistance au colonialisme passe par balayer son pas de porte… (Mohawk Nation News)

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Nous devons réparer notre maison

 

Mohawk Nation News

 

8 décembre 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/12/08/we-have-to-fix-it/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Tous les oléoducs doivent être stoppés.

Les agents de la répression sont parmi nous à Standing Rock. Apparemment, Oren Lyons, le Seneca qui se fait passer pour un Onondaga est arrivé. En tant que “gardien de la foi”, un titre religieux chrétien inventé pour entretenir le “diviser pour mieux règner” (NdT: du dogme chrétien/iroquois (seneca) de Handsome Lake ou « gaiwiio », la « bonne parole », créé en 1803 et publié par écrit en 1850) par les traîtres et leurs marionnettistes. Il est envoyé à Standing Rock par le Bureau of Indian Affairs (BIA) colonial pour lequel il travaille. Il convaincra le président du conseil tribal (colonial) Lakota de faire un arrangement quelconque afin d’autoriser l’oléoduc.

A cause de ses actes de trahison contre la nation Onondaga et autres rotino’shonni (iroquois), sa parole n’a aucune valeur au sein de la confédération.

Pendant le siège de Wounded Knee en 1973, Lyons brisa les relations entre la Confédération Iroquoise, les peuples de l’Ouest et l’American Indian Movement (AIM). L’AIM invita des guerriers respectés pour venir les aider à combattre et riposter à l’oppression. Durant une réunion, l’AIM demanda à la nation Onondaga: “Que faites-vous lorsque vous êtes attaqués ?” Les chefs tribaux Onondaga répondirent qu’ils tendaient l’autre joue, comme préconisé dans la bible qu’ils appellent le “livre noir”. Depuis cette époque, le soutien populaire pour les chefs Onondaga s’est bien amenuisé.

Les peuples Tuscarora (NdT: adopté dans la confédération qui date du XIIIème siècle en 1715), Seneca, Oneida et Mohawk auront toujours résisté du mieux qu’ils pouvaient.
Le Wampum Noir est la dernière offre de paix en accord avec kaiane’re:kowa, la Grande Loi de la Paix. Quand cette chance n’est pas saisie, le wampum est lâché et lorsqu’il touche le sol, il n’y a alors plus de palabres.
Archambaut ne représente que lui-même et ceux qui ont voté pour lui (NdT: les “chefs” des conseils de tribus aux USA ou de bandes au Canada, résultant de la loi fédérale indienne, ne sont élus que par 15 à 20% des gens de leurs nations respectives, mais bien que totalement délégitimés, ils représentent officiellement le lien entre les gouvernements fédéraux coloniaux et les peuples autochtones… Une totale mascarade bien entendue passée sous silence et validée comme représentation officielle). Il ne suit en rien la loi du peuple Lakota. C’est un assimilé, un de ces “Indiens de forts”.

Les conseils corporatistes parlent de la souveraineté américaine et canadienne dont ils font partie. Les seuls souverains sur l’Île de la Grande Tortue sont les peuples autochtones originels. Nous devons choisir. Nous ne pouvons pas avoir un pied dans notre canoë et l’autre dans le bateau de l’homme blanc. Au premier coup de vent, c’est le bouillon assuré et la mort par noyade.
Trop de gens de nos peuples veulent des bénéfices et du confort mais aucune responsabilité. Ils veulent que tout leur soit donné afin de pouvoir justifier de leur irresponsabilité et ne pas être blâmés.

Nous devons chasser le renard du poulailler par tous les moyens nécessaires.

Nous pouvons toujours blâmer dieu, le rififi dans nos communautés ou l’économie pour ne pas faire attention et prendre soin de nos enfants et de notre terre-mère.

Retroussons nos manches et faisons un bon ménage.

Résistance au colonialisme: résister aux infiltrations à Standing Rock ! (Mohawk Nation News)

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L’apartheid était légal.
L’holocauste était légal.
L’esclavage était légal.
Le colonialisme était (et est toujours) légal.
Ainsi, on peut constater que la légalité est une affaire de pouvoir et non pas de justice.

Retour vers le futur

Mohawk Nation News

5 décembre 2016

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/12/05/back-to-the-future/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

L’écran de fumée corporatiste continue de plus belle. Ses stratégistes ont dit: “Donnons-leur un ultimatum, puis observons comment ils, le pays et le monde réagissent. A la dernière minute, nous introduirons un faux plan disant que nous arrêtons l’oléoduc.” DAPL n’a absolument aucune crédibilité, alors les tentes et sacs de couchage doivent demeurer à Standing Rock.

A notre peuple et nos alliés: Kaiane’re:kowa, la Grande Loi de la Paix, est pour tout le monde. A l’arrivée des visiteurs (il y a quelques siècles), notre main vous fut tendue pour que nous vivions tous en co-existence avec la nature sur l’Île de la Grande Tortue. Vous avez acquiescé au Wampum Deux Rangées et à Kaiane’re:kowa, la Grande Paix. Puis vous avez renié vos promesses.

Nous avons continué à demeurer fidèle à la Grande Loi de la Paix et avons suivi ses lois naturelles desquelles toute vie est dérivée. Nous nous respectons, nous respectons la création et travaillons pour amener la paix et l’harmonie entre nous. Notre responsabilité est de protéger notre terre-mère et de la préserver en bonne santé. Si sa cicatrisation ne se fait pas immédiatement, toute vie va souffrir. On vous a montré comment la remercier quotidiennement pour tout ce qu’elle nous fournit naturellement.

Vous avez vu que le peuple forme la base du système interdépendant des relations de tous les éléments de la nature. Les femmes ont des rôles très puissants dans la vie sociale, politique et économique. Les rotiskenrakete (société de ceux qui “portent la responsabilité de la paix”), les hommes, se dévouent à la protection du peuple et de toute forme de vie.

Alors que le temps passait, on attendait de vous que vous utilisiez votre esprit et non pas que vous accomodiez des forces tyranniques extérieures ou leur matrice de contrôle. La religion et autre formes de coercition furent mis en place pour renforcer les abus de pouvoir et pour vaincre l’esprit naturel de la liberté. L’équilibre est attaqué à chaque fois que nos ressources sont tirées du sol.

Les critiques et les questionneurs indépendants furent chassés, punis, menacés, arrêtés ou assassinés. Les perpétrateurs du génocide eux, demeurent impunis. Ils doivent comparaître devant la justice du peuple et le feu du grand conseil mondial.

La classe dirigeante et son complexe militaro-industriel nous ont contrôlé, abusé et assassiné. Ils nous ont forcés à nous soumettre à leur volonté en utilisant des armes de destruction massive et se sont mis en tête de nous annihiler. Ceci se voit avec leurs tactiques incessantes et courantes à Standing Rock. Vous, nos alliés, vous êtes dressés à nos côtés et avez (temporairement) fait cesser le massacre. Nia:wen kowa (merci beaucoup).

Les conseils de bandes et de tribus corporatistes sont fondés sur la hiérarchie coloniale religieuse et ont l’habitude de nous détruire. Ils mettent en place et exécutent le programme génocidaire corporatiste. Les gens du peuple utilisent leur esprit pour essayer de continuer à faire prévaloir nos instructions originelles d’attention à l’Iˆle de la Grande Tortue. Nous devons maintenant faire le ménage dans notre propre maison. Aucun dogme ne peut nous être imposé pour instituer le pacifisme et la peur. La vérité, la réalité et la demande de la preuve de tout sont les bases naturelles de la pensée pour toute chose dans la création.
Kaia’nere:kowa est un système relationnel indépendant de tous les éléments de la nature, qui sont tous égaux, fait pour ceux qui désirent la paix et être entendus.

Les visiteurs coloniaux et les résidents ont besoin de notre consentement pour utiliser notre terre et nos ressources. Nous déciderons comment partager ces possessions. L’Indian Trust Fund peut être utilisé pour restaurer notre terr-mère dans son état naturel de santé. Notre peuple et nos alliés travailleront collectivement.

Les peuples originels auront tous les biens et chaque centimètre carré de la terre seront retournés à leurs gardiens originels et sous notre attention.

La solution au problème entrepreneurial/corporatiste est d’enlever la clause de non-responsabilité des actionnaires, ce qui les rendrait légalement responsable pour les crimes de leur entreprise. Ceci sera le premier signal que la paix commence à prendre racine. Ceci mettra fin au problème de la guerre.

Tous les groupes de la haine suivent un modèle maçonnique hiérarchique et une modalité de secret. Ils rampent et s’imicent comme des serpents dans la société en suivant le plan du diviser pour mieux règner. Ils doivent être virés de l’Île de la Grande Tortue.
Pas d’oléoducs, pas de trains bombes à retardement, pas de vols de ressources où que ce soit. Toutes transactions, interactions et vie seront fondées exclusivement sur la VERITE.

=*=*=*=

N’éteignons pas nos feux

 

Mohawk Nations News

 

6 décembre 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/12/06/lets-not-extinguish-our-fire/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ne permettez à personne de venir éteindre notre feu. Nous devons continuer à l’attiser et ne pas le laisser devenir un tas de bûches à moitié consummées. En 1973, le feu de Wounded Knee fut éteint lorsque les chefs (indiens) coloniaux ont dit à l’American Indian Movement (AIM) de partir. Le monde focalisait sur les droits de l’Homme, les meurtres et les violations des traités. Un homme fut tué. Nous savons tous que cela peut arriver.
Maintenant, Greenpeace, les célébrités du show-biz, les associations des droits de l’Homme, les environnementalistes, nos alliés et des millions de notre peuple se sont rassemblés et ont créé une énorme pression à travers le monde devant l’inhumanité, l’injustice et la criminalité. Nous nous tenons debout, côte à côte contre la corporation.

Le Corps du Génie de l’armée des Etats-Unis ne va pas donner de permis au DAPL pour déterrer nos corps et creuser notre mère !! DAPL dit “Ceci ne change rien.” S’Il n’y a personne sur place, ils vont continuer les travaux.
Le type “chef” tribal corpo Archambaut dit “L’hiver arrive. Retournez chez vous et passez les fêtes en famille.” L’hiver vient toujours. La corporation sait parfaitement qu’une fois partis, ils ne pourront plus revenir. Beaucoup ont leur famille sur place à Standing Rock.

Cela a pris près de 45 ans pour qu’un tel mouvement se reproduise de nouveau. Allons-nous encore attendre 50 ans pour le prochain ? Dans 60 ans, il n’y aura plus aucune terre viable pour planter et nourrir les gens.

Archambaut dit qu’il y a eu victoire. Nous célébrons bien prématurément. Notre moral a été boosté temporairement. Pour la première fois, des anciens combattants de toutes les couleurs se tiennent avec nous et la création. Nous devons sauver l’eau. Son empoisonnement cause des cancers digestifs parmi le gens, les animaux et les plantes.

Archambaut se réfère à Obama comme son président et le politicien du Nord-Dakota comme son gouverneur. Il admet ouvertement être un agent du gouvernement colonial. Il ne représente aucunement le peuple Lakota. C’est bien mieux pour l’entreprise lorsque les moutons se contrôlent entre eux. La forme ultime de l’esclavage est lorsque les esclaves croient qu’ils sont libres. Archambaut n’est que le chien de berger pour l’entreprise commerciale, la corporation.

Le dernier décret d’Obama devrait être: pas de nouveaux oléoducs aux Etats-Unis. Les lois de la terre sont violées. Ils fabriquent les lois qui disent que nous n’avons pas le droit d’utiliser librement notre terre, notre eau et notre air. Les camps de concentration de la FEMA sont prêts pour les défenseurs de l’eau. Donald Trump se prépare à entrer comme le fit le général Custer. Leurs jeux politiques sont toujours des jeux d’argent et de contrôle. La religion est contrôle de l’esprit, l’argent c’est la dette. Votre gouvernement est une corporation et ses actionnaires ont tous des noms et des adresses.

Le feu a été attisé et les chemins ont été débroussaillés de toutes les directions.

Standing Rock: La victoire sur DAPL est loin d’être acquise, mesure et vigilance que diable !…

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Aujourd’hui n’est pas une victoire pour les protecteurs de l’eau

Johnny Dangers

We Are the Media,

December 5, 2016

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Les manchettes de canards n’arrêtent pas un oléoduc ! Aujourd’hui n’est pas un jour de victoire ! Je veux que ceci soit clair comme de l’eau de roche…

Ne vous laissez pas berner par les manchettes des merdias ou la propagande. Je ne quitte pas Standing Rock et j’intime tous les protecteurs de l’eau d’écouter leur cœur et vos prières pour rester ici jusqu’à ce que le serpent noir soit mort et enterré. Vous faites confiance en mes informations parce que je vous transmet la dure vérité, alors je vais vous la donner maintenant.

Je n’ai absolument aucune confiance dans le fait que DAPL ne va pas forer sous la rivière Missouri à cause de ces mots ! L’amende est minime et ils ne respectent en rien la loi ni les droits humains. Je vous ai montrè dans bien des photos et des vidéos plus tôt cette année la continuité du travail du DAPL pendant l’injonction. Les gens célébrèrent également à la vue des manchettes, mais cela ne les a pas arrêté…

Je n’ai absolument aucune confiance dans le nouveau président élu Trump. Il fera tout ce qui est en son pouvoir et celui de son gouvernement pour que cet oléoduc soit construit. Il abrogera ou changera tout ce qui sera nécessaire pour que ceci se produise. Toutes les règles passeront par la fenêtre lorsque Trump prendra ses fonctions en Janvier prochain. Il y a toujours un ordre d’expulsion militaire valide et ceci pourrait très bien être utilisé pour faire pression sur le camp pour forcer les protecteurs hors de la terre des traités. Si un nombre suffisant de protecteurs s’en va du camp maintenant, ce que je suspecte va se produire suite à la lecture de ces manchettes propagandistes et de la déclaration de “victoire” de Greenpeace, il sera bien plus facile de virer par la force les quelques protecteurs qui resteront en place.

Je peux voir maintenant les forces de Morton County Sheriff et la sécurité privée barbouze du DAPL sur les collines de l’autre côté de la rivière Cannonball tourner autour. Les grandes barricades monstrueuses en béton bloquant la voie d’accès où la police se gaussait de nous alors qu’elle pointait ses canons à eau sur des manifestants innocents et les arrosait dans des températures sub-zéro, sont toujours en place. Le fil de fer constantine sur l’Île de la Grande Tortue et les collines est toujours là.

L’armée a suspendu la décision à cause du défaut d’évaluation de l’impact sur l’environnement mais N’A PAS REFUSÉ le permis de construire pour traverser la rivière Missouri. Ceci est une distintion légale très très importante qui n’est aucunement rapportée par quelques merdias que ce soit qui ne comprennent pas la nuance légale (NdT: ou font semblant de l’ignorer…). Dérouter l’oléoduc 15km plus au nord est totalement inacceptable car cela continue de mettre l’eau potable de la nation Standing Rock et celle de millions de personnes alentours en danger direct. […]

Je vous conjure de continuer de soutenir la lutte.

Je vous aime tous et vous remercie de votre solidarité.

Jusqu’à ce que nous nous rencontrions en défense de l’eau.

Source:

http://wearethemedia.tv/opinion/2016/today-is-not-a-victory-for-water-protectors/

Résistance au colonialisme: état policier et exploitation sans retenue (Mohawk Nation News)

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Gorge Profonde

 

Mohawk Nation News

 

2 décembre 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/12/02/deep-throat/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Raniakwes, Gorge Profonde*, nous dit ces mots de sagesse:

Nous vivons dans un état policier. L’entreprise crée l’esclavage, l’endoctrination et le génocide du peuple. Lorsque nous ne nous soumettons pas, on nous voit comme des INDIENS ‘hors réserve’. Géronimo, Crazy Horse, Gall et bien d’autres aujourd’hui qui n’obéissent pas, sont diabolisés, bannis ou mis en prison, voire même assassinés. Nous refusons de laisser les envahisseurs mettre en place et forcer sur nous, leurs règles personnelles qui ne servent qu’eux-mêmes.
D’autres Onkwe’hon:weh, peuples naturels, tout comme des Américains et des Canadiens ainsi que le monde, refusent d’être contrôlés par cet ordre mondial de la domination par le Vatican, la City de Londres, Washington DC (NdT: Les 3 cités états qui gèrent le monde) et Goldman Sachs.

Ils utilisent nos fils et nos filles, nos neveux et nièces et nos petits-enfants pour imposer leur programme d’annihilation ici et à l’étranger. Ils leur font faire le sale boulot et se prostituer afin de réduire leur propre peuple en esclavage, de façon à ce que le 1% (NdT: le 0,001% en fait, c’est a dire en gros 70 000 membres de l’hyper-classe capitaliste dans le monde entier contrôlant 80-90% de la richesse et du patrimoine, qui tiennent en laisse les 7 autres milliards et quelques, surréaliste non ?…) puisse devenir encore plus riche, plus puissant et plus brutal.

Cet agenda apocalyptique est fondé sur l’exploitation des humains, des ressources, de la nature, des minerais et de tout ce qui peut les rendre plus puissants. De fait, absolument rien ne leur appartient de manière légale.

Nous refusons d’être intimidés. Nous laisserons un héritage à nos enfants qu’ils respecteront et dont ils seront fiers, ainsi ils pourront continuer d’accomplir à leur tout les instructions originelles.

L’exploitation corporatrice de tout le monde ne sera pas tolérée. La volonté de la création est que le pouvoir est en fait les gens et toutes espèces vivantes sur cette planète. Kaia’nere:kowa, la Grande Loi de la Paix, nous aide à l’instrospection afin de trouver les réponses.

Le tout premier groupe d’anciens combattants est arrivé aujourd’hui à Standing Rock afin de créer un bouclier humain aurout des protecteurs Onkwe’honweh de l’eau. Ce moment historique nous rappelle 1917 et le début de la révolution en Russie. La police refusa de combattre le peuple et le rejoignit. Le tsar Nicolas II envoya l’armée pour mâter le peuple et la police. L’armée aussi rejoignit le peuple. La vie du tsar se termina peu de temps après. L’union objective commune coupera la tête du serpent noir. Nous savons que pour survivre, nous devons sauver la terre, l’eau, l’air et toute vie.”

(*) “Gorge Profonde” ou “Deep Throat” en anglais était le nom de code du fuiteur du FBI dans l’affaire du Watergate. Il était le contact et la “taupe” des journalistes du Washington Post Bob Woodward et Carl Bernstein en 1972, qui leur refilait des infos sur les agissements du gouvernement de Richerd “je ne suis pas un escroc” Nixon. En utilisant ce nom comme personnage de ce billet, l’auteure fait une référence directe à la corruption inhérente et intrinsèque à l’État et à ses institutions.

Le véritable nom de “Gorge Profonde” était le direcrteur adjoint du FBI d’alors Mark Felt, décédé en 2008, il admit et il fut confirmé par de multiples sources y compris le WP en 2005 qu’il était bien “Gorger Profonde”.