Archive pour soutien international idle no more

Mouvement d’actions international des peuples autochtones Idle No More Octobre 2013…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , on 8 octobre 2013 by Résistance 71

Les peuples autochtones et la décision des peuples occidentaux de les soutenir, décideront de l’avenir de notre planète.

Ne nous y trompons pas, ceci est particulièrement vital car l’ensemble du château de cartes qu’est l’empire repose sur les fondements eurocentriques du colonialisme. Le pilier porteur de l’édifice est là, le détruire, c’est détruire l’empire et le mal qu’il génère sur cette planète !

— Résistance 71 —

 

Communiqué du mouvement autochtone Idle No More (Canada)

 

7 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://www.idlenomore.ca/idlenomore_global_day_of_action_oct7proclaim

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Aujourd’hui se tient la journée mondiale d’action d’Idle No More, le mouvement social des peuples indigènes. Le 7 Octobre 1763, le roi d’Angleterre George III a signé la Proclamation Royale, un document historique qui mandatait légalement le Canada de reconnaître les droits territoriaux et fonciers des nations indigènes.

Aujourd’hui 250 ans plus tard et dans 55 évènements se déroulant au travers de Canada, des Etats-Unis et de pays autour du monde, des milliers de peuples indigènes et leurs supporteurs prennent une action directe pour assumer la souveraineté et leur auto-détermination sur nos territoires, notre eau, nos corps, nos histoires, notre futur et pour proclamer notre souveraineté indigène!

Aujourd’hui marque également le jour où le rapporteur spécial de l’ONU pour les droits des peuples indigènes, le professeur James Anaya, commence sa visitie officielle au Canada pour y examiner la situation des droits de l’Homme et des peuples indigènes dans ce pays.

Des actions aujourd’hui verront le jour contre le fracturage hydraulique d’Elsipogtog en territoire de la nation Mi’kmaq du Nouveau Brunswick au Canada, où les guerriers Mi’kmaqs ont bloqué des routes pour protéger leurs droits collectifs, leurs terres et leur eau de l’entreprise de Houston (USA) SWN Resources venue exploiter le terrain.

“Le temps est venu pour nous d’émanciper nos nations, il est temps d’affirmer notre souveraineté. Nous devons protéger notre eau et nous devons nous unir pour briser les chaînes du colonialisme. Notre combat est pour l’eau, pour nos traités, pour nos droits et pour notre peuple. Unissons-nous et proclamons nos droits à la parole, levons-nous et dressons-nous contre la veulerie industrielle et le génocide environnemental. Nous sommes plus fort lorsque nous nous dressons unis”, a dit Suzanne Patles des guerriers Mi’kmaq, qui bloquent les routes à Elsipogtog en territoire autochtone.

A Victoria (île de Vancouver) en Colombie Britannique, en solidarité avec le mouvement Idle No More, des milliers de jeunes participant à la conférence sur le climat Powershift BC, vont se rendre au parlement de BC pour y confronter la premier ministre Christy Clark et contrer les tentatives de son gouvernement d’autoriser le pipeline pour acheminer le pétrole des sables bitumeux et la construction de ports pétroliers au travers de cette région si écologiquememt sensible et contre la volonté de centaines de milliers de membres des nations autochtones de Colombie Britannique qui ont dit NON à ces projets de manière non équivoque.

“Il n’y a eu aucune facture de vente et les peuples indigènes n’ont cédé aucun territoire, terre ou droit au Canada. En piétinant et en ignorant ouvertement les droits et la culture des peuples indigènes, le Canada est en violation de la loi internationale établie par la Proclamation Royale de 1763”, a dit le présentateur à Powershift BC et activiste âgé de 12 ans de la première nation Sliammon Ta’Kaiya Blaney. Elle a aussi dit que “Les leaders et preneurs de décisions actuels du Canada nient et attaquent de manière si nonchalante no droits et donc notre futur sans y penser à deux fois. Etant les enfants d’une terre et d’une culture, qui nous ont permis de faire mieux que survivre depuis des milliers d’années, nous payons le prix fort de l’annihilation industrielle et humaine, nous souffrons des conséquences: Nous disons, çà suffit, nous ne resterons plus silencieux et passifs (Idle No More).”

Le Mohawk de Kahnawake Russell Diabo du mouvement des Défenseurs de la Terre a dit: “Le Canada a un plan établi de longue date pour mettre fin aux droits des traités aborigènes et collectifs des nations autochtones. En profitant de la pauvreté des nations indigènes et en maintenant la loi coloniale sur les Indiens (Indian Act) comme instrument de contrôle, le Canada cherche à ce que les nations premières signent un accord qui compromettrait et mettrait fin à leurs droits territoriaux protégés internationalement et constitutionnellement ainsi que leurs droits émanant de traités et leur auto-détermination en tant que peuples.”

Idle No More s’est uni avec la mouvement des défenseurs de la Terre et ensemble nous avons développé une campagne commune comprenant 6 demandes politiques fondamentales au gouvernement conservateur canadien de Steven Harper. Les actions de ce jour se passant à travers la planète représentent la galvanisation de notre base politique envers la maninestation de notre mouvement politique et de nos buts ici au Canada et dans d’autres pays coloniaux autour de notre Terre-Mère.

 

Pour plus d’information contactez:

 

Clayton Thomas-Muller

Idle No More National Campaigner

cell: 613 297 7515

email: creeclayton77@gmail.com

 

Arthur Manuel

Secwepemc Nation (member) 

Founder of  Defenders of the Land

cell: 250-319-0688

email: artmanuel.7@gmail.com

 

Sylvia McAdam

Idle No More Founder & Organizer

cell: 306-281-8158

email: s.mcadamsaysewahuminm@gmail.com

 

Notes for Editors:

For a comprehensive listing of events and videos go to:

http://www.idlenomore.ca/over_50_idle_no_more_actions_and_events_tomorrow_oct7proclaim

 

For hi-resolution video and pictures go to:  http://www.idlenomore.ca/videos

http://www.idlenomore.ca/graphics_images

 

For Quotes and contact information for interview of regional Idle No More Action leaders:

http://www.idlenomore.ca/_oct7proclaim_quotes_and_contacts

 

For information about Powershift BC and their mass action go to:

http://www.wearepowershift.ca/action

Supercherie politique: Résister aux faux-nez du système, un devoir quotidien…

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IDLE NO MORE.  Editorial 

 

Mohawk Nations News

 

Décembre 2012

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/tag/canada-bill-c-45/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’Assemblée des Premières Nations (AFN) et le Caucus Iroquois (CI) ont mergé leurs corporations le 4 Décembre 2012. La Caucus Iroquois représente les conseils de bandes sur les communautés Mohawk au Canada et non pas le peuple légitime Mohawk ou la Confédération Iroquoise. Ils prennent tout le crédit des efforts de nos mouvements populaires et de notre activisme, mais en fait ils travaillent derrière le rideau pour aider leurs commanditaires, le gouvernement canadien, à essayer de nous réduire au silence et à continuer la mascarade de l’illusion de la liberté.

L’AFN représente les autres conseils coloniaux de bandes au Canada (NdT: appelés conseils de tribus aux Etats-Unis). Il apparaît que ces deux branches corporatistes sont en première ligne du mouvement “Idle No More” ou sont en train de prendre en charge son agenda. Ils veulent donner l’impression que tous les Indiens suivent scrupuleusement la loi de l’Indian Act, ce qui est un mensonge.

La fusion est supposée être le commencement d’une relation combattante entre l’AFN et le gouvernement fédéral. Comment ? Ces deux groupes lobbyistes sont payés par l’entreprise commerciale Canada.

Le Caucus Iroquois n’a rien à gagner à résister aux colonisateurs. Ils sont grassement payés pour pacifier, porter le confusion et s’assurer que la véritable confédération ne puisse pas instaurer la Grande Loi de la Paix.

Ils n’ont absolument aucun droit légal de négocier au nom de notre peuple pour le territoire et les ressources. Ils ne représentent que les Indiens du conseil de bandes corporatif et les votards des élections dans les réserves. Les gens de la base ne vont pas s’assoir à la table de négociation alors que ces trois entreprises commerciales (l’AFN, Le CI et le gouvernement du Canada) font tourner la roue de la fortune et nous dépouillent de nos ressources et mettent encore plus de restrictions génocidaires sur nous.

Le premier ministre Harper est frustré de l’échec de l’AFN de nous faire taire et de nous pacifier, de nous asservir. Sa proposition de loi fasciste C-(quelque soit le numéro) va créer encore plus de famine, d’emprisonnement et de mort par génocide économique, racial, culturel et spirituel. Tous les businesses indigènes indépendants ayant du succès sont criminalisés. Harper veut une nouvelle équipe d’Indiens super-obéissants. Comme l’a dit l’assassin économique (NdT: en référence au livre de John Perkins: “Confession d’un assassin économique”): “Ne vous occupez pas des gens, pensez simplement à vous et votre famille.”

L’Indian Advancement Act de 1924 nous a placé sous les sanctions économiques les plus oppressantes de tout peuple sur terre afin de nous affamer et de nous soumettre. Les réserves indiennes étaient et sont toujours des camps de prisonniers de guerre. Nous sommes obligés d’obéir rien que pour manger. Ils veulent nous éliminer pour saisir nos terres riches en ressources naturelles pour les multinationales et afin de créer des décharges de produits toxiques comme à Attawapiskat, Keshachewan, Akwesasne, Kahnawake, Tyendinaga, etc.,,

L’AFN inutile s’est rassemblée récemment à Gatineau pour nous dire que tout est mauvais et sans espoir et nous dire qu’en fait nous devons vivre avec.

Les délégués ont traversé la rivière Ottawa pour marcher sur la colline du parlement et ont essayé de pénétré la chambre des députés. L’échauffourée fut terminée en un instant. Le gouvernement savait très bien que c’était ses marionnettes qui faisaient du foin et il a pu leur fermer la porte au nez, car d’après la loi de l’Indian Act, les Indiens n’ont pas le droit de pénétrer dans le parlement.

Les véritables ongwehonweh de Great Turtle Island ne vont pas mendier pour ce qui nous appartient. Les visiteurs seront rappelés à l’ordre et notifiés de leur occupation illégale de notre territoire, du vol de nos possessions, du génocide et de ce qu’ils nous doivent.

Pourquoi notre peuple se bat-il pour des traités ? Ces contrats illégaux ne valent pas le papier sur lequel ils sont écrits. Nous n’obtenons rien. Ils ont le droit de nous contrôler et de nous prendre tout. Tous les traités ont été brisés, violés, ce qui les rend nuls et non avenus.

Le seul véritable traité fut celui de Guswentha en 1701, leur donnant refuge et leur donnant la possibilité de devenir un avec nous. Ils n’ont jamais pu avoir juridiction sur nous, notre territoire, nos ressources, notre air et notre eau. La loi internationale dit maintenant que lorsqu’un traité est brisé, tout doit revenir comme le jour d’avant le traité, en l’occurence comme au 24 Juin 1701.

Les occupants donnent des cartes de bandes corporatives. Les détenteurs de ces cartes sont supposés être des Indiens canadiens sous la souveraineté et la juridiction de l’entreprise commerciale connue sous le nom de Canada.

Si ces cartes étaient déchirées demain et les corporations canadiennes réfutées, seuls les chefs du conseil des bandes et ceux qui votent dans leurs élections resteraient  comme leurs indiens corporatifs artificiels. Le reste d’entre nous serions aux commandes, et pas partie prenante de corporations étrangères, car n’ayant jamais rien abandonné.

Canada perd 60 millions de dollars par jour, 22 milliards de dollars par an à cause du prix réduit appliqué aux ventes de notre pétrole aux Etats-Unis. Ils veulent le vendre au marché asiatique via la côte Ouest. Nous n’autoriserons jamais le pipeline de traverser le territoire ongwehoneh. Nous avons fait fermer le projet de pipeline du Northern Gateway. Dans les années 1970, nous avons fait fermer le pipeline de la vallée MacEnzie. Le sac à merde Enbridge a été fermé. Les voleurs ne veulent pas être honnêtes avec leur propriétaire. Au lieu de cela, ils envoient leurs flics faussaires pour nous menacer.

Les colons sont arrivés ici avec rien, même pas un langage commun, un peuple ou une histoire commune. Ils ont apporté avec eux la veulerie, la malhonnêteté, la soif du sang. Ils paniquent, ils sont en colère, frustrés et nous menacent parce qu’ils n’ont jamais pensé qu’ils seraient tenus pour responsables. Il est grand temps de dissoudre le squat illégal de l’entreprise commerciale Canada. Oui, nous dirons aux gouvernements étrangers, aux entreprises et leurs entités ce qu’ils pourront avoir ou pas.

Nous devons œuvrer ensemble comme un seul peuple inhérent de Great Turtle Island. Il y a une formule pour venir à un consensus de façon à ce que nous suvivions tous. Si l’un d’entre nous a faim, alors tous avons faim. Pousser pour le contrôle de nos intérêts sur nos ressources est un commencement.

Nous désirons la paix et pas le pacifisme. Nous voulons avoir le contrôle de nos vies, de notre territoire, de nos minerais, de notre pétrole, de notre gaz, de notre sol, de notre éco-système, de l’air, de l’eau et de tout ce qu’il y a dessus.

Résistance politique: Mort suspecte du grand activiste Mohawk Dacajeweiah ou Splitting the Sky… Accident ou liquidation ?

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 1 avril 2013 by Résistance 71

Après Russell Means il y a quelques mois, décédé de maladie, un autre grand activiste natif disparaît: Dacajewiah ou Splitting The Sky, une célèbre personnalité de la résistance à l’impérialisme en Amérique du Nord, qui s’était récemment distingué lors de sa tentative d’arrestation citoyenne de George Bush pour crimes contre l’humanité en 2009 dans la ville de Calgary au Canada. Les circonstances de sa disparition en Colombie Britannique (Canada) sont pour le moins douteuses. La thèse de l’accident est-elle si fine qu’elle serait plus une opération de couverture ? C’est tout aussi vraisemblable que la disparition puis la réapparition à l’état de cadavre de Dacajewiah en 24 heures.

Les autorités mènent l’enquête nous assure t’on… Vraiment ? Sachant le passif de Splitting the Sky avec ces autorités, doit-on vraiment s’attendre à une impartialité de leur part ? Le bureau du procureur de Colombie Britannique, par exemple, suite aux évènements de 1995, se réjouit très certainement de son « accident ». Le mouvement de résistance des nations aborigènes du Canada a récemment monté la pression sur le gouvernement avec le mouvement Idle No More. Le gouvernement canadien a t’il adopté la méthode des escadrons de la mort appliquée pour la première fois en Amérique du Nord lors de l’élimination des membres de l’American Indian Movement (AIM) ? Splitting the Sky est-il un coup de semonce tiré devant le mouvement de résistance indien du Canada ? Très possible, l’avenir le dira, mais une chose est certaine, le mouvement de recouvrement de souveraineté et d’indépendance politique des nations natives est un bénéfice non seulement pour les nations concernées, mais pour l’ensemble de l’humanité. Le combat des nations indigènes des Amériques et aussi le combat des peuples occidentaux pour changer à tout jamais la face politique du monde en injectant enfin, respect, solidarité, union, tolérance et entr’ aide mutuelle. En y regardant de plus près, c’est aussi notre combat, celui de notre émancipation de la nuit colonialiste et impérialiste qui englobe le monde depuis bien trop longtemps et qui asservit tous les peuples sans exception aux diktats des privilégiés du capitalisme monopoliste.

Voir également ce document sur le programme de contre-intelligence (COINTELPRO) organisé par le FBI et le Bureau of Indian Affairs (BIA) contre les activistes de l’AIM dans les années 1970… L’élimination physique faisait partie du programme, édifiant ! Il est à noter que la stratégie de la « disparition » des opposants politiques fut enseigner et appliquer par la suite en Amérique latine. Cette méthode est une méthode française appliquée de manière systémique pour la première fois lors de la « Bataille d’Alger » en 1957 par l’armée française (cf. les écrits et témoignage du général Paul Aussaresses)

Faites confiance à l’État et son gouvernement quel qu’il soit !… Demandez aux Indiens, ils en connaissent un rayon sur le sujet, c’est pour cela que nous devons comprendre et nous inspirer de leur histoire, car l’hégémonie culturelle élitiste et mortifère s’applique à nous également. Les natifs des Amériques combattent le terrorisme depuis 1492… Ils savent de quoi ils parlent !

= Résistance 71 =

*  *  *

Dacajeweiah « Splitting the Sky » alias John Boncore ou John Hill, un Mohawk, principal leader de la rébellion carcérale D’Attica en 1971, un leader de l’American Indian Movement (AIM) avec la Ligue des Nations Souveraines Indigènes, en particulier au Lac Gustafen en Colombie Britannique, Canada et un rechercheur pour la vérité sur les attentats du 11 Septembre 2001, activiste et conférencier; il fut aussi un acteur à temps partiel et un charpentier de profession. Né le 7 Janvier 1952, décédé le 13 Mars 2013.

Un rapport d’agence de presse très suspect après la mort de l’activiste Splitting the Sky

 

Le 23 Mars 2013

 

url de l’article original:

http://splittingthesky.blogspot.jp/2013/03/a-very-fishy-news-report-regarding.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Après plus d’une semaine, un nouveau rapport de presse a finalement été publié, même s’il est très bref, dans un journal local, le Salmon Arm Observer, concernant la mort de Splitting The Sky. Ceci est pour le moins très bizarre et suspect !

Le manchette lisait: “Mauvaise action hors de question dans le cas du décès de l’homme de lac Adams”.

 » Ceci résonne comme un: “affaire classée, circulez y a rien à voir !..”

Mais alors que nous continuons sa lecture, le rapport devient très contradictoire:

“Le service de médecine légale de la province de Colombie Britannique confirme qu’une mauvaise action a été mise hors de cause dans le cas de la mort soudaine d’un résident de la réserve indienne du lac Adams ce Mardi 12 Mars 2013. Le corps de John Pasquale Boncore, connu aussi sous son nom natif (Mohawk) de Splitting the Sky/Dacajeweiah, fut découvert par quelques uns de ses amis le 13 Mars. Les services légistes et la Gendarmerie Royale du Canada (NdT: la Police Montée ou RCMP) de Chase continuent d’enquêter sur la mort soudaine de l’homme âgé de 61 ans. Une autopsie sera effectuée afin de déterminer la cause de la mort.

http://www.saobserver.net/news/199261931.html

Pardonnez-moi ? Comment diable les services de médecine légale peuvent-ils confirmer qu’une “mauvaise action” n’était pas à l’origine de ce décès alors que les services n’ont pas terminé leur enquête, ni même effectué une autopsie du corps ? Sont-ils devins, que se passe t’il donc ?

Le rapport ensuite stipule qu’il est décédé le 12 et que son corps fut découvert le 13 Mars (plus de 24 heures plus tard, ce détail ne figurait pas dans les autres rapports). Comment savaient-ils qu’il était mort le 12 si aucune autopsie n’avait été encore effectuée sur le corps confirmant date et heure probable de la mort ?

Je questionne aussi le fait du comment Splitting The Sky, qui est très connu, aurait pu être porté disparu dans la petite ville de Chase, BC pendant plus de 24 heures, sans que personne ne l’ai vu et sans que quiconque ne tombe par hasard sur son corps pendant plus de 24 heures ?

Ils disent que son corps “a été découvert par des amis”, mais qui sont ces amis, combien d’amis étaient sur place, pourquoi étaient-ils là-bas et pourquoi n’ a t’il pas une seule remarque citée de ces “amis” ?

Le rapport de presse précédent (posté ici la semaine dernière) indiquait que le corps avait été trouvé “sur des escaliers en ciment”. Ceci tendrait à confirmer qu’il a été retrouvé au sein des limites de la ville et non pas dans la nature, sur une piste isolée. Donc, si c’est le cas, pourquoi cela aurait-il pris plus de 24 heures pour découvrir son corps ?

Et voici la partie la plus bizarre. Ils ont dit que…

 » Le service de médecine légale et la gendarmerie royale de Chase continuent l’enquête » .

Hum, hum ?  Ils ont commencé en disant pratiquement “affaire classée”. Donc qu’y a t’il de plus à enquêter lorsque les autorités “ont déjà conclu qu’une ‘mauvaise action ne pouvait pas être la cause du décès’, que cela est donc un accident au cours duquel il est tombé accidentellement, cogné sa tête et en est subséquemment décédé ?”

Très très bizarre !!!

Qui enquête ? Pourquoi aucun nom n’a été donné ? Qu’est-ce que c’est que ce journalisme !

Les esprits curieux veulent savoir !

Est-ce que ces gens ne savent pas qu’il sont en train de gérer la mort d’un activiste politique et social très connu et dont l’activisme s’étend sur sa vie entière ? De quelqu’un qui a de nombreux ennemis très puissants et ce depuis de nombreuses années ? Il a en fait même exposé la corruption de la Gendarmerie Royale du Canada et du bureau du procureur général de Colombie Britannique dès les troubles du lac Gustafsen en 1995 !

Veuillez regarder cette vidéo en deux parties: Part 1  and Part II (en anglais)

Le décès de Splitting The Sky demande une enquête totale, claire avec compte-rendu public de tous les faits et détails entourant cette affaire, afin qu’ils puissent être vérifiés de manière indépendante !

En fait, tout ceci ne fait que conforter la question qui brûle les lèvre: Est-ce ceci une enquête ou n’est-ce qu’une dissimulation ?

****

PS   A toute personne résidente de Chase, BC qui connaissait Dac et qui pourrait aider à faire plus de lumière sur ce qui lui est arrivé, où cela s’est-il exactement passé, date, heure etc, merci d’envoyer un courriel à:  

warcriminalsout @ yahoo.ca  

Si possible, merci d’inclure un numéro de téléphone auquel Je puisse vous contacter. Détails anonymes Ok, mais s’il vous plaît, donnez le plus de détails possible. Merci !

Résistance politique: Soutien et communication entre les mouvement de résistance à l’oligarchie planétaire est la clé du succès…

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Les mouvements de résistance à l’oppression colonialiste des nations indiennes des Amériques commencent à se liguer et à communiquer efficacement entre eux. Nous l’avons dit ici même à plusieurs reprise: c’est la lutte contre l’oppression et le colonialisme institutionnelle depuis plus de 500 ans des nations indiennes de l’Amérique du Nord et du Sud, leur message et les liens qui s’établiront immanquablement entre ces mouvements et ceux de libération anti-colonialiste en Afrique et en Palestine, qui serviront de modèle pour la vie émancipatrice des peuples occidentaux.

Soyons à l’écoute, nous avons énormément à apprendre des mouvements de lutte contre l’oppression systématique développés au Chiapas, Oaxaca (Mexique), l’American Indian Movement, Idle No More maintenant au Canada, les luttes des Mapuches au Chili, des Quechuas du Pérou, tout comme de la résistance palestinienne et de la résistance anti-colonialiste africaine (non-islamiste, puisque nous savons aujourd’hui que les mouvements islamistes des Frères Musulmans à Al Qaïda, sont pilotés à distance par les services de l’occident…).

Tous ont en commun une volonté de gestion traditionnelle de leur société, qui passe par l’abolition de l’État. (re)Lisons l’anthropologue français Pierre Clastres qui fit date dans la recherche anthropologique et acceptons le fait que toute société traditionnelle dite « primitive », n’est pas une société étatique en devenir, mais qu’en fait, tout, tout dans l’agencement et l’organisation de leur société est fait pour que ne puisse pas apparaître l’État, vu par ses sociétés comme la garantie de la tyrannie. (« La Société contre l’État », Pierre Clastres, 1974, éditions de minuit).

— Résistance 71 —

 

Idle No More ! Lettre de Bolivie

 

Le 26 février 2013,

 

par Óscar Olivera

 

url de l’article original:

http://www.lavoiedujaguar.net/Idle-No-More-Lettre-de-Bolivie

 

 

Idle No More, en espagnol, en anglais, en français et dans la langue de l’indignation, signifie : mettons la parole en mouvement, mettons nos corps en mouvement.

Les nouvelles qui nous parviennent du Nord, de cette terre froide qu’on appelle Canada, sont comme un vent impétueux et brûlant : il s’agit de la grève de la faim de notre sœur, Theresa Spence. Pour nous, cette grève de la faim représente le désir de justice de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants, jeunes et vieux indigènes issus de nombreux points du globe, notamment de notre Amérique, de territoires ayant des gouvernements (mal nommés) indigènes et/ou populaires (en Équateur, en Argentine et en Bolivie).

Depuis l’an 2000, du Kollasuyo [1], de Cochabamba, nous nous dressons contre l’oubli et pour le recouvrement de notre voix et de notre capacité à décider de notre présent et de notre futur. Douze ans plus tard [2], nous sommes toujours debout et nous cheminons, vainquant chaque jour l’indifférence, le mépris, la contrainte, la colère et les pillages auxquels veulent nous soumettre continuellement les gouvernants, les politiciens associés aux multinationales qui détruisent nos terres. Ils ne parviendront jamais à nous vaincre, et c’est pour cela que d’ici, du cœur de cette Terre, nous vous disons que votre lutte, frères du Nord, est notre lutte.

C’est notre lutte comme le sont toutes les batailles que livrent nos frères du Sud : frères et sœurs de la Patagonie argentine, Mapuches du Chili, Quechuas de Cajamarca au Pérou, Quichuas de la Confédération des nationalités indigènes de l’Équateur (CONAIE), paysans du Paraguay, Indiens des terres basses du Territoire indigène et parc national Isiboro Secure (TIPNIS) en Bolivie, frères et sœurs du Cauca en Colombie, du Honduras, du Guatemala, du Salvador, et la courageuse et digne Armée zapatiste de libération nationale avec nos frères et sœurs chiapanèques de la forêt Lacandone.

Votre lutte, frères et sœurs du Nord, est notre lutte. Vous n’êtes pas seuls. Vous n’êtes pas seules. Vous ne le serez jamais. La preuve, ce sont ces quinze mois de résistance à la contrainte, à l’autoritarisme et à la prétention des riches et des puissants à vouloir transformer l’éducation en un vaste négoce. La résistance de ces étudiants universitaires au Québec a été la nôtre et, si personne n’a réussi à prostituer l’éducation, c’est grâce à l’organisation, grâce à l’unité et grâce à l’action de quelques poignées de gens, c’est grâce au peuple canadien et au peuple québécois.

Nous présentons dans ces lignes notre solidarité à votre action, qui est notre action. Notre solidarité avec vos voix, qui sont les nôtres, notre solidarité avec vos tambours, qui sont les nôtres. Notre solidarité avec votre joie. Nous réaffirmons notre désir d’être l’écho de la lutte que vous livrez, notre volonté d’œuvrer pour que cette lutte se transforme en victoire, en joie, en vie.

Hasta la victoria siempre.

Oscar Olivera 
guerrier de l’eau

Janvier 2013 
Cochabamba, Bolivie. 
Été indien au Sud, 
hiver joyeux, combatif 
et brûlant au Nord

Traduit par M.L. 
Texte espagnol : ACIN

Notes

[1] Le Kollasuyo, qui correspond à l’actuelle Bolivie, formait la partie méridionale de l’Empire inca.

[2] L’auteur fait référence à « la guerre de l’eau », qui s’est déroulée dans la ville de Cochabamba (Bolivie) en 2000.