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Futile obéissance…

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Résistance 71

 

10 juillet 2016

 

Nous l’avons déjà dit ici même et le répèterons sans cesse: nous vivons dans un monde de l’illusion démocratique, du mythe et du mensonge, dans un monde où douter de tout est devenu (devrait être devenu…) la norme. Le quidam citoyen est continuellement bombardé, 24/24, 7/7, d’informations bidouillées, fabriquées, détournées, falsifiées, arrangées, pilotées en tout et sur tout.

Le grand cirque de l’illusion politico-économique est vital pour l’oligarchie à la manœuvre de contrôle, parce que sans lui, ce monde tout autant factice qu’ à géométrie totalitaire variable, serait mort et enterré depuis bien longtemps.

L’oligarchie politico-économique n’existe que par le “consentement” qu’elle a créé de toute pièce et imposé chez les membres de nos sociétés. Elle sait très bien que si ce “consentement” venait à faire défaut, les carottes seraient cuites pour sa face de parasite. De ce fait, cette oligarchie, pseudo-géant aux pieds bel et bien d’argile, dépense des milliards chaque année pour entretenir, maintenir l’illusion, enfumer les peuples et continuer à pouvoir se barrer avec la caisse tout en dictant la marche à suivre aux foules amorphes et médusées.

Si aujourd’hui de plus en plus de gens voient ou commencent à voir au-delà des écrans de fumée et des numéros d’illusionisme de ce grand Barnum politico-économique, boîte à spectacle nécessaire à la survie de l’oligarchie et de sa malfaisance congénitale, beaucoup (trop) continuent à jouer ce jeu truqué en invoquant le même fatalisme induit depuis des générations. Qui n’a pas subi ce haussement d’épaules affublé de la remarque: “Que veux-tu, c’est comme ça, on ne peut rien y faire”, ou pire encore: “Bah! Que veux-tu c’est la nature humaine”, après avoir fait remarquer à autrui l’ineptie, l’injustice ou la criminalité de telle ou telle action menée par les sbires des sociopathes en charge ?

Le fait est que bien des gens voient et sont conscients que “y a vraiment quelque chose qui ne va pas !” ou mieux “tout çà c’est du pipeau, faut changer de méthode”, etc… Pourquoi rien ne change t’il donc ? Parce que malgré tout, faute de mieux surtout, les gens continuent à se soucier du système dont ils sont partie prenante. Ils ne peuvent pas se résigner à s’en détacher et pourtant, pour que toute action de VERITABLE changement puisse avoir un quelconque succès, il faut qu’il y ait à la base une chose fondamentale: que les gens cessent de se préoccuper de ce système corrompu, vérolé et au-delà de toute rédemption possible depuis belle lurette. Pour avancer efficacement, il faut bien comprendre que l’obéissance au système et futile, pire, elle est complice et il devient impératif d’ignorer les gesticulations alentours, l’enfumage et le bombardement idiotique perpétuel de la propagande étatico-oligarchique, les considérer comme un bruit de fond sans conséquence pour ce qui doit être achevé. Nous devons commencer à nous attacher à ce que nous pouvons contrôler nous-mêmes, nos vies, nos modes de fonctionnement locaux, nos décisions individuelles et collectives de faire ceci ou cela, d’endorser ceci ou cela, d’acheter ou de ne pas acheter tel ou tel produit, de décider ensemble pour le bien commun de tous ceux et celles pour lesquels telle ou telle décision sera prise consensuellement. Il faut reprendre notre vie quotidienne en main, cesser de déléguer pouvoir et capacité décisionnaire à une clique de “représentants” qui n’agissent que par intérêt de classe et de caste. Ceci commence avec nos vies de tous les jours, dans nos quartiers, nos villages, nos villes, nos cantons, nos lieux de travail. Ignorons les diktats et les procédures obsolètes et recadrons les choses ensemble pour une fonctionalité et une liberté accrues. Ceci implique le vote ou plutôt par le non-vote, l’abstention politique suivie d’une acton directe de remplacement !

Arrêtons de remettre le pouvoir à des parasites ignorant totalement l’intérêt général et agissant par nécessité de caste et d’intérêts particuliers, concentrons-nous sur ce que nous pouvons faire nous-même entre nous, partout où c’est possible, sans nous en remettre systématiquement à des pantins de la finance, entité devenue prédominante dans ce monde factice depuis qu’elle a absorbé le politique. Il faut nous préoccuper de ce que nous pouvons changer entre nous ici et maintenant, sans intermédiaire, construire une société vivante, organique, fondée sur l’empathie, la compassion, la coopération, l’entraide, l’égalité politique puis économique, ce n’est qu’en nous concentrant sur un développement naturel, organique de notre société que nous en sortirons par le haut.

Il est impératif d’ignorer l’État, d’ignorer les institutions, d’ignorer les instances économiques qui ne font que nous diviser et nous divertir de la tâche fondamentale qui échoit à tout être humain: se préoccuper de son environnement de vie, des gens avec qui nous partageons cette planète, que ce soit dans la sphère restreinte de nos vies quotidiennes tout comme dans la sphère élargie de notre destinée biologique. Concentrons-nous sur le bien-vivre, sur l’égalité, sur le respect de soi, de l’autre et de l’écosystème dans lequel nous vivons. Comprenons et agissons sur le fait que la loi naturelle fait que nous sommes tous inter-reliés et que le rôle historique de l’État et de la division oligarchique perpétuée depuis des siècles a été de briser cette inter-relation entre les humains, à détruire la fibre d’une société aux fondements universels pour le pur profit d’une caste ne pouvant survivre que par l’exploitation et la destruction à terme d’autrui. Cette idéologie, devenue pensée (quasi) religieuse, est anti-naturelle, n’est en rien inscrite dans l’évolution de notre espèce, n’est que parasitique, obsolète, restrictive et criminelle en regard de la loi naturelle des choses et des êtres.

Il est de notre devoir pour continuer à évoluer vers des niveaux jamais atteints, d’ignorer puis de remplacer cette fumisterie criminelle généralisée par la société des sociétés organique ; une société d’associations volontaires confédérées, économiquement et politiquement égalitaires, solidaires, coopératrices, respectueuses de notre mamie à tous: la Terre et soucieuse de préserver son intégrité physique, morale, intellectuelle et environnementale pour ses générations futures… Bref, tout ce qui est inexistant dans cette infâme bouillie anti-naturelle qu’est la pseudo-société étatique puis capitaliste qui nous a été imposée depuis des siècles à grand renfort de mythologie religieuse, de guerres, de colonialisme, d’inquisitions de tout ordre, de mensonges et d’inhumanité psychotique. Ce furoncle qui devint cancer ne cessant ses métastases depuis lors.

Ignorons cette mauvaise mascarade de série B, préoccupons-nous de ce dont nous pouvons faire et contrôler entre nous, associons-nous librement, créons la société organique qui nous est si naturelle depuis l’origine de l’humanité et arrêtons de consentir aux inepties ambiantes. L’humain crée, l’humain n’est pas fait pour la noirceur de la concurrence, de l’inégalité, de la guerre et de l’exploitation de son prochain… Il est fait pour vivre ensemble, transformer gentiment son environnment pour le bonheur et le bien-être de toutes et tous, un bonheur universel, équitable, identique pour tous quelque soit l’endroit où nous nous trouvons sur cette planète. Notre obéissance au système illusoirement mis en place est futile et néfaste au bon développement de notre humanité.

Ignorons-le ! Bâtissons ensemble la société des sociétés organique ! Construisons ce monde parallèle d’associations libres fonctionnelles qui rendra de facto obsolètes les institutions archaïques étatico-économico-monopolistes et les feront tomber comme un fruit pourri, le tout…

SANS ARMES, NI HAINE, NI VIOLENCE… C’est une question d’attitude. Il suffit de dire Non ! et de s’unir pour faire tomber le géant aux pieds d’argile.

¡Ya Basta!

Mitakuye Oyasin

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Les quatre piliers de la résistance au Nouvel Ordre Mondial…

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“Soyez le changement que vous voulez pour le monde.”

~ Mahatma Gandhi ~

 

Les quatre piliers d’une résistance collective efficace au Nouvel Ordre Mondial

 

Résistance 71

 

3 Juillet 2014

 

Nous n’allons pas ici revenir sur les détails du comment nous en sommes arrivés à cette conclusion, car depuis maintenant plus de quatre ans, nous publions, analysons, réfléchissons sur le comment et le pourquoi notre société en est arrivée là où elle en est aujourd’hui.

Nous suggérons à tous nos nombreux lecteurs (que nous remercions au passage de leur fidélité et de leur volonté de comprendre avant d’agir) de lire ou de relire plus avant la nombreuse documentation socio-politique de nos archives (plus de 2500 articles, traductions et analyses essayistes depuis 2010) que vous trouverez sur la page d’accueuil en haut à droite sous la rubrique “pages”. En ce qui concerne les articles originaux de Résistance 71, sont archivés sur la page “articles résistance 71”. Vous y trouverez au fil de la lecture les éléments qui nous ont permis d’arriver à cette ébauche de stratégie collective afin de rendre au peuple une égalité, une solidarité (fraternité) sans lesquelles la liberté n’est pas possible.

Nous l’avions dit dès janvier de cette année, s’il est toujours bien sûr important de continuer à fouiller l’information non dite, de divulguer les turpitudes de l’empire dans sa quête incessante d’instauration de son Nouvel Ordre Mondial fasciste transnational, il est aussi devenu plus important de réellement commencer à penser solution alternative. Il est bien beau de dire que la dissidence gronde, monte et amplifie, mais au bout du compte, lorsqu’on regarde le paysage médiatique alternatif qu’il soit francophone ou anglophone et que l’on observe ce que propose comme solution la “dissidence” au Nouvel Ordre Mondial, que trouve t’on ? Essentiellement les sempiternelles inepties de la classique voie conformiste de la “réforme” ou de ce que l’on pourrait appeler la “radicalité encadrée”. Quelles sont-elles ? Les classiques du genre:

  • Réformons de l’intérieur. C’est à dire, votons pour d’autres Bozo pour remplacer les clowns Kiri déjà en poste. Vous savez… voter pour ces honnêtes politiciens (antinomie absolue) qui croient “vraiment” au changement par les urnes ? Ceux qui amènent toujours tant de changement à l’aristocratie… Pas d’erreur ici, la “république” est conçue comme une aristocratie, relisez l’inénarable Platon.
  • Passons par les extrêmes: droite ou gauche mon colonel ? c’est du kif. On ressort Marx, Lénine et Trotsky (ces bons vieux agents de Wall Street et de la City de Londres) des placards, et le système relance en parallèle le bon vieux nationalisme patriotique crétin d’extrême droite, histoire de continuer à jeter de l’huile sur le feu politico-social et à maintenir la division politique et sociale sans laquelle les oligarques seraient déjà passés à la trappe depuis bien longtemps.
  • Un peu plus nouveau tout en demeurant pathétique: la résurgence catho-monarchiste, ramenons le roitelet Dagobert et sa floppée de curetons, sentez-vous ce parfum fétide montant des cachots inquisitoriaux ? Ce sera comme maintenant en fait, mais avec ce petit côté rétro féodal sans le préfixe “néo” que le N.O.M veut appliquer à sa société post-industrielle tout aussi féodale…
  • Mettons l’ultra-libéralisme forcené à la barre, celui cher à l’école “économique de Vienne” (Friedriech Hayek et Carl Menger), celui prôné par le mouvement dit “libertarien”, qu’il ne faut pas confondre avec libertaire qui veut dire anarchiste. Libertaire c’est nous… Libertarien, ce sont ceux qui disent sans rire: aux chiottes le gouvernement et l’état (jusque là on est d’accord), c’est maintenant que çà se gâte: et… accrochez-vous bien… laissons faire les marchés. Ces braves bêtes s’auto-régulent comme des grands, s’ajustent et la libre-entreprise capitaliste gérée par les “lois naturelles du marché” va nous mener à la réalisation du bonheur sur terre. La ligne de gens comme Alex Jones au pays du goulag levant, pour qui la solution au marasme oligarchique actuel qu’il a si bien dénoncé et analysé depuis plus de 15 ans, c’est de voter Ron Paul le libertarien, qui est en retraite mais a mis son fils à sa place, qui pédale pour… le parti républicain, comme son père avant lui. Bref… Votons une fois de plus pour le “politicien honnête et visionnaire”… Dude ! T’as rien d’autre en stock ??
  • Réécrivons citoyennement la constitution. De loin l’approche la plus positive que nous ayons vu, mais qui à notre sens ne pourrait fonctionner qu’en tant que texte fondateur d’une confédération de communes libres. Sans abandonner l’État, coercitif et anti-réformiste par essence et par construction, une telle initiative est vouée à l’échec, car l’État ne validera jamais une réécriture citoyenne de la constitution, c’est l’évidence même. Il faut d’abord sortir de l’État, pour ce faire une seule solution: le détruire, car il ne laissera rien lui faire de l’ombre… N’oublions jamais que l’État n’est que l’outil coercitif de l’oligarchie, qui avec le temps est devenu le gardien du statu quo.

Qu’ont en commun ces quelques exemples principaux que nous avons cité ? Évident non ? Tous, demeurent ancrés dans un système étatique plus ou moins fort ou centralisé, mais néanmoins, aucune de ces “solutions” ne remet en cause la hiérarchie, la pyramide du pouvoir, le consensus du statu quo oligarchique. C’est pourtant cela qu’il faut non seulement briser, mais empêcher qu’il puisse revenir. Comment ?

En attaquant collectivement, de concert ce que nous avons identifié comme les quatre piliers porteurs du système hiérarchique oppresseur et coercitif en place. De ces quatre piliers, deux sont d’ordre socio-politique, deux autres d’ordre économique. Notons brièvement au passage ici que nous n’avons abolument aucune prétention de penser que nous avons raison à 100% et que ce que nous avançons est la seule marche à suivre possible. Ceci n’est qu’une réflexion, une ébauche, résultant de quelques années d’analyse et de pratique. Tout ce qui sera dit à partir de maintenant n’est en rien définitif, est parfaitement discutable, ce n’est qu’un os à ronger…

Les quatre piliers à attaquer par voie d’information et de boycott:

 

  • Les Institutions: “Concluons sans crainte que la formule révolutionnaire ne peut plus être ni législation directe, ni gouvernement direct, ni gouvernement simplifié, elle est: Plus de gouvernement du tout.”
    ~Pierre-Joseph Proudhon~

    Boycott des institutions tant que faire se peut. Quelles institutions ? Toutes, celles de l’État menant à la désobéissance civile organisée dès que possible, avoir des comités citoyens organisés localement qui se dressent contre toute incartade du système, qui sont légions à l’échelon local d’une ville et qui demandent des comptes en permanence avec suivi et celles des institutions privées comme les banques et tous les parasites avenant.
    Dans le même temps, il convient de mettre en place des structures locales organisées par les citoyens cherchant à en impliquer toujours plus. Le but étant pas à pas, de créer un contre-pouvoir par la solidarité, la communication et l’échange. Ce contre-pouvoir, qui se voudra auto-gestionnaire, égalitaire, non-hiérarchique, devra veiller à remplir des fonctions de bien commun et à ne pas se laisser subvertir, coopter par le système qui avant la répression brutale possible de dernière instance essaiera avant tout de pervertir, de diviser le mouvement. Il est essentiel à ce niveau de fonctionner sans hiérarchie, sans chef, de façon à n’offrir rien ni personne sur quoi s’aggriper. A ce niveau, il est essentiel de se méfier des infiltrations d’agents de l’état et des organisations de “gauche”, surtout trotkistes et de leurs infiltrateurs professionnels, dont le but est toujours le même: instaurer la tactique du diviser pour mieux régner. Ceci se situe sur le plan politico-social local, de loin le plus important. Le changement radical de société doit venir de la base, de nous, avant tout dans un élan individuel et collectif de reprise de contrôle de nos vies, de nos lieux de travail et d’habitation. Arrêtons de croire les fadaises de l’ingénierie sociale oligarchique nous expliquant depuis des générations jusqu’à plus soif que nous ne sommes que des idiots, des incapables, des fainéants, que nous ne pouvons fonctionner que dirigés par une “élite” (auto-proclamée bien évidemment) éclairée qui nous mènera sur le chemin de la lumière et du bonheur sur terre et que sans eux et leurs institutions faites pour notre bien commun, il n’y aura que chaos, mort, maladie et désolation sur terre. Il est vrai que lorsque l’on observe le monde d’aujourd’hui et d’hier… On se demande vraiment pourquoi nous voudrions tant être “livrés à nous-mêmes” ?
  • L’idéologie et la pratique coloniale: “L’infériorisation est le corrélatif indigène de la supériorisation européenne. Ayons le courage de le dire: C’est le raciste qui crée l’infériorisé.” ~ Frantz Fanon ~
    Le colonialisme est le bras expansionniste et hégémonique de l’occident raciste et dominateur depuis le XVème siècle. Il lui sert à piller le monde et à l’asservir pour assoir son hégémonie raciste et eurocentriste sur laquelle règne sans partage une petite clique d’oligarques, les fameux 1%, plus proches en fait de 0,0001% de la population.
    Nous l’avons déjà évoqué à maintes reprises sur ce blog, l’empire anglo-américain sévissant sur le monde depuis le XIXème siècle, dont la dominante actuelle est américaine, repose sur un territoire volé, usurpé depuis l’implantation des premières colonies anglaises (et françaises) sur le “nouveau monde”, particulièrement en Amérique du Nord, au XVII ème siècle. A l’avenant, les satellites impérialistes de la “couronne” (lire la City de Londres et la Banque d’Angleterre) comme le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, sont tous aussi édifiés sur des terres volées et usurpées. Ainsi, priver un empire de son territoire, à plus forte raison si ce territoire est purement fictif car usurpé, résulterait immanquablement son effondrement de facto.
    Est-ce réalisable ? La réponse est oui. Comment ? En soutenant activement les mouvements de résurgence indigène qui fleurissent dans tous les territoires autochtones au pays du goulag levant, au Canada, en Australie en Nouvelle-Zélande, sans oublier bien sûr en Palestine occupée, toute aussi occupée que le sont les terres ancestrales des nations amérindiennes du nord et du sud, des aborigènes d’Australie et des Maoris de Nouvelle-Zélande et leurs cousins ethniques de l’archipel hawaiïen.
    Nous sommes de ceux qui pensent que l’avenir de l’humanité passe par les occidentaux libérés de l’idéologie colonialiste, se tenant côte à côte de leurs frères autochtones pour l’édification d’un monde libre et juste, fondé sur l’égalité et la solidarité inter-ethnique, car nous sommes tous embarqués dans le même navire et il en va de notre intérêt commun à tous de fonctionner fraternellement, sans division politique générant inégalités, troubles et chaos perpétuels comme l’a historiquement prouvé la société hiérarchique étatique occidentale.
    Il y a en ce moment même une grande résurgence autochtone au pays du goulag levant, au Mexique et au Canada. Nous essayons de relayer l’information au mieux afin d’éveiller l’attention. Parlons-en, soutenons-les, ils luttent pour leur autonomie, leurs terres ancestrales, la fin du génocide dont ils sont les victimes depuis 1492.
    La véritable lutte contre le terrorisme commence par là: Les Indiens luttent contre le terrorisme occidental depuis 1492, depuis la venue de Cristobal Colòn, littéralement “le colon porteur de la croix”, le génocidaire dûment mandaté par l’église romaine criminelle et ses laquais royaux.
    Émancipons-nous de l’idéologie colonialiste qui nous opprime aussi à un degré différent certes et tenons-nous debout aux côtés de nos frères autochtones où qu’ils soient. Ils luttent pour la Terre-Mère que nous ne faisons qu’emprunter aux générations futures…
  • Les dogmes de la pseudoscience: “L’unique mission de la science, c’est d’éclairer la route… La science étant appelée désormais à représenter la conscience collective de la société, doit vraiment devenir la propriété collective de tout le monde.” ~ Michel Bakounine ~
    Pour imposer sa volonté hégémonique, l’oligarchie doit pervertir la science, la façonner à son image, celle du mensonge, de la déception, de la veulerie et de la partialité doctrinaire. Alors bien évidemment tous les scientifiques, universitaires et ingénieurs ne font bien évidemment pas partie d’un vaste complot. Beaucoup sont intègres et font leur métier avec passion et objectivité… dans le cadre qui leur a été imparti. Là réside toute l’astuce: il ne sert à rien de corrompre tout le monde, ce ne serait d’ailleurs pas possible, mais corrompre par le haut, corrompre par la source nécessaire à la recherche scientifique, le nerf de la guerre en toute chose dont il faudra se départir à un moment donné: l’argent et corrompre quelques personnes clefs mises en place aux bons endroits stratégiques est suffisant. Les directeurs de laboratoires, les recteurs, directeurs de recherches universitaires, les maisons d’édition qui publient les ouvrages “références”, les journaux et magazines scientifiques, les médias, les commissions “scientifiques” institutionnelles nationales et internationales, etc…
    De quoi parlons-nous ? Qu’est-ce qui a été falsifié ? La réponse facile serait: Tout ! Tenons-nous en à ce qui nous concerne dans le monde d’aujourdhui: les sciences sociales recherches et enseignement (histoire, ethnologie, anthropologie, socio-biologie…), corrompus par les dogmes pervasifs du malthusianisme, du darwinisme-social, de l’histoire tronquée, biaisée, édulcorée ; la médecine: les scandales des vaccins, celui du cancer, comment croire une science dont les cadres formateurs au pays du goulag levant entre autres, dans les écoles de médecine et les écoles de médecine elles-mêmes ont été achetés par la Fondation Rockefeller (versée dans la chimie depuis le départ, tiens, tiens…) dès le début du XXème siècle…
    La génétique: qui est l’activité de remplacement de l’eugénisme après que celui-ci ait eu mauvaise presse après la seconde guerre mondiale et pour cause. Que dire de l’empire du mal et du mensonge Monsanto, Sygenta, DuPont, Dow Chemical, BASF, Bayer, entreprises (dont certaines résultantes du démantèlement de convénience d’I.G Farben après 1945) ?
    La géologie partie intégrante de la science pétrolière et son escroquerie de l’origine biotique, “fossile” du pétrole et du gaz naturel ainsi que de sa résultante induite: le dogme quasi-religieux du “pic pétrolier” de cet ingénieur de la Shell Hubbard datant de 1955…
    Ceci nous amène immanquablement à la nouvelle religion pseudo-scientifique mais véritablement économico-politique: l’escroquerie du réchauffement climatique anthropique, rebaptisé “changement climatique (anthropique)” depuis l’affaire du ClimateGate de Novembre 2009. La falsification de données, le mensonge permanent des entités politique du GIEC et pseudo-scientifique de l’université d’East Anglia, ont fait de la climatologie la risée de la science moderne.
    Faisons sauter les verrous, boycottons et dénonçons ces dogmes d’une science relevant plus de la magie noire et reprenons les rênes pour permettre aux honnêtes scientifiques, chercheurs, ingénieurs et techniciens d’œuvrer pour un véritable progressisme dans un monde bien meilleur.
    Des quelques exemples enumérés ci-dessus, nos lecteurs savent que nous sommes particulièrement sensibles au sujet du pétrole pour la simple et bonne raison qu’il est, avec le contrôle de la nourriture, le cheval de bataille le plus important de l’oligarchie. En effet, si une petite clique de parasites arrivent à contrôler les ressources énergétiques et alimentaires de la planète, que croyez-vous qu’il se passera ? Qu’essaie de faire l’oligarchie depuis plus de 30 ans ? Contrôler la nourriture et les ressources énergétiques planétaires, par les OGM (Organismes Génétiquement Modifiés), la destruction de l’agriculture paysanne partout au profit de l’agro-alimentaire de masse de préférence OGM et de contrôler les ressources énergétiques (pétrole et gaz) par monopole et contrôle des prix par l’astuce du dogme du “pic pétrolier”, qui est une fraude supplémentaire. Le pétrole brut est abiotique et inépuisable à l’échelle humaine. Il est à notre sens des plus important de le faire plus savoir afin de mettre un terme à cette dictature de la rareté d’un produit qui est partout, absolument partout et dont les réserves ne dépendent que des éléments primordiaux inclus à la formation de la Terre il y a plus de 4 milliards d’années. Faire admettre cette vérité scientifique, largement prouvée et documentée, fera chuter les prix, mènera les pétroliers à la banqueroute, forcera les énergies alternatives à sortir des tiroirs et placards, résoudra bien des problèmes de pollution et mettra fin aux guerres permanentes pour le contrôle de cette saloperie, guerres qui ont tuées des millions de personne jusqu’à ce jour.
    Double effet: Retirer la terre usurpée à l’empire et lui retirer dans le même temps sa source la plus importante de revenus et de pouvoir: le pétrole et le gaz… Ouch ! Là on commence à causer sérieusement !
  • La société de consommation et ses piliers économiques:
    “La propagande est de plus en plus utilisée en raison de son efficacité reconnue pour obtenir l’adhésion du grand public… Un stimulus souvent répété finit par créer une habitude, une idée souvent réitérée se traduit par une conviction.” ~ Edward Bernays ~
    La société de consommation est l’arme psychologique la plus subversive jamais inventée par l’Homme. Elle remplit deux objectifs en un: Elle remplit les poches des oligarques et elle réduit en esclavage les populations. Au XXIème siècle, le règle du jeu est celle des monopoles économiques qui achètent le politique (ceci a été mis en place depuis la 1ère révolution industrielle et a été peaufiné depuis). Les monopolistes sont parfaitement identifiables dans tous les domaines. Ce sont eux qu’il faut faire souffrir et attaquer là où çà fait le plus mal: au porte-feuille. Identification des pontes du CAC40 et des leaders des places boursières et boycott tant que faire se peut, dans TOUS LES DOMAINES possible. Il nous faut décider en masse, collectivement de boycotter les grosses boîtes et favoriser le commerce localisé avec les produits les plus locaux possibles. Depuis plusieurs mois par exemple en Espagne, un énorme effort de boycott a été fait contre Coca-Cola, qui a vu ses ventes baisser en Espagne de plus de 48%… çà fait mal et les oligarques le sentent. Généralisons ces pratiques contre les grosses boîtes industrielles et renforçons le contre-pouvoir local en créant la substitution. Très vite les populations s’organisent de manière efficace pour palier à certains manques. On peut parfaitement vivre sans une grande partie de la merdouille offerte par la société de consommation à outrance, on vit même mieux et on recentre les pôles d’intérêts et les priorités. C’est salvateur à terme.
    Ceci nous refait toucher du doigt les éléments de notre pilier #1, ce qui veut dire que… la boucle est bouclée.

“Qu’ai-je appris au cours de ma vie ? Que les plus petits actes de résistance à l’autorité, s’ils sont persistants, peuvent mener à de larges mouvements sociaux. Que les personnes du commun sont capables d’actes extraordinaires de courage… Peut-être la chose la plus importante que j’ai apprise fut au sujet de la démocratie. Que la démocratie n’est pas nos gouvernements, nos constitutions, nos structures légales ; que bien trop souvent ceux-ci sont de fait, les ennemis de la démocratie.”
~ Howard Zinn
, “On ne peut pas être neutre dans un train en marche”, autobiographie, 1994 ~ Historien, professeur de science politique, Université de Boston.

Nous l’avons déjà dit sur ce blog: Compagnons ! La balle est dans notre camp. Elle l’est en fait depuis un moment… A nous de jouer, ensemble, à un jeu dont NOUS ferons les règles cette fois, car nous n’avons besoin de personne pour le faire !

Fraternellement vôtre !

 

Résistance politique: Pour une résurgence des nations autochtones contre le colonialisme génocidaire…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 6 décembre 2013 by Résistance 71

Nous appartenons les uns aux autres: Nations autochtones résurgentes

 

Jeff Corntassel

 

27 Novembre 2013

 

url de l’article original:

http://nationsrising.org/we-belong-to-each-other-resurgent-indigenous-nations/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Que se passe t’il lorsque le peuple du saumon ne peut plus attraper de saumon dans ses rivières ? Ou lorsque les médicaments (naturels), eaux et alimentation traditionnelle dont les peuples autochtones sont dépendants depuis des millénaires afin de maintenir leurs communautés, deviennent contaminés par des toxines ? Comment les générations futures verront-elles nos efforts pour protéger et respecter les endroits et les relations que nous chérissons ? Ce n’est pas un accident que dans les endroits où les nations autochtones fleurissent et sont heureuses sur leurs terres et exercent leur autorité d’autodétermination, ces environnements naturels sont en bonne santé et biologiquement diversifiés. Les environnements gérés par l’État par ailleurs, sont souvent des sites d’extraction limitée, de manque d’eau douce, de désertification, de déforestation et d’une destruction quasi-générale de la diversité biologique et génétique. Le fait est établi que plus de 80% de la biodiversité mondiale fleurit et abonde sur des terres autochtones, n’est pas une coïncidence.

Qu’elles se déguisent sous forme d’états, d’entreprises corporatrices, d’organisations non-gouvernementales, etc… les puissances coloniales traitent la planète comme une vaste commodité marchande qui peut-être militarisée et exploitée sans fin.  Dans sa quête inextinguible de croissance infinie au travers une version moderne de la “doctrine de la découverte” chrétienne, chaque projet d’extraction d’état, de corporation, tente de déconnecter les peuples autochtones d’avec leurs rôles collectifs et individuels et leurs responsabilités au niveau de la terre, de la culture, de la communauté. Ainsi, en tant que nations autochtones résurgentes redemandant et maintenant nos existences fondées sur le sol, nous devenons de plus en plus une menace sérieuse pour la survie future du système colonial.

Alors que les gouvernements étatiques tentent de proclamer les peuples autochtones comme citoyens, travailleurs et/ou tenants de droit, les nations autochtones s’affirment d’une autre façon: comme des relations ayant des responsabilités inhérentes à nos terres ancestrales, nos cultures et nos communautés. Un mot Cherokee décrit ces relations vécues: “digadatsele’i” ou “nous appartenons l’un à l’autre”. C’est ce sens d’appartenance qui défie et brise les confinements coloniaux de la “famille nucléaire” et guide nos responsabilités relationnelles en that que clan des mères, chefs, grands-mères, grands-pères, jeunes, enfants, parents, etc… L’universitaire de Mississauga Nishnaabeg (Canada) Leanne Simpson le décrit comme “une série de responsabilités radiantes”, qui demande des actions afin d’obtenir la réciprocité et le renouvellement de ces relations.

L’autorité de notre autodétermination en tant que nations autochtones est fondée sur des relations saines et continuellement renouvelées. Pour les Cherokees, la notion de Gadugi exprime le comment notre gouvernance a persisté depuis plus de 10 000 ans sur terre: les gens travaillant ensemble dans un esprit de camaraderie communautaire. D’après l’ancien Cherokee Benny Smith, Gadugi est un processus centré sur la communauté qui assure que “personne n’est laissé seul à gravir et surmonter les tâches de la vie”. Cette conscience coopératrice et fondée sur l’endroit assure que la communauté obtient son juste respect, une certaine réciprocité et humilité. En tant que peuples autochtones, nous avons une très longue mémoire et malgré les tentatives répétées de l’État d’effacer notre présence de la terre et de l’eau, nous personnifions la lutte de la reconnaissance et de la reconnexion et de la régénérescence de notre existence basée sur la terre. Se rappeler de la vie au-delà de l’état et agir pour ces souvenirs est la régurgence !

Quand j’étais un élève de 4ème cycle à l’université d’Arizona, un officiel du consulat mexicain vint donner un discours à l’université peu de temps après le soulèvement des Zapatistes du Chiapas (EZLN) en 1994. A un moment donné, l’officiel mexicain a dit qu’il n’y avait aucune raison légitime pour le soulèvement des Zapatistes contre le gouvernement parce que “nous sommes tous indigènes, nous sommes des métisses et tous nous avons du sang autochtone dans les veines”. Il était époustoufflant d’entendre une telle ignorance et ce n’est que plus tard que j’ai réalisé à quel point cette classique tactique coloniale était utilisée. Il est commun pour les états de proclamer: “nous sommes vous” afin de légitimiser leur présence constante sur la terre. Ce que l’officiel mexicain avait dit est l’essence de la mentalité d’état-nation, justifiant ainsi de l’occupation illégale de territoires ancestraux autochtones en créant une illusion que l’état et la nation sont la même chose.

Plus de 500 ans d’expérience nous disent que la construction de l’État a tout à voir avec la destruction de la nation. L’autodétermination d’une nation autochtone ne vient pas de l’état mais directement de la terre elle-même et des milliers d’années d’expérience de relation vitale avec elle et non pas seulement le fait de se trouver dessus. Les États et les corporations fondés sur le vol des terres autochtones ne sont pas durables de manière inhérente, ceci est pourquoi ils utilisent des mécanismes coloniaux comme la peur, la répression et les fictions juridiques. Mais notre amour de la terre ancestrale et nos relations avec elle ne peuvent pas être vaincus par la violence d’état et nous vivons en tant que nations indigènes malgré les tentatives répétées d’éradiquer du paysage les peuples autochtones et nos relations avec la terre locale.

L’État dénoncé

Il y a environ 200 états reconnus dans le système de gouvernance mondial aujourd’hui et pourtant il y a plus de 5000 nations indigènes à travers le monde coincées entre ces frontières fictives étatiques. Le terme “d’état-nation” (NdT: émergeant historiquement au XVIème siècle avec la monarchie absolue) est devenu plus utilisé depuis les années 1920 ; ce terme est utilisé pour cacher la présence de nations autochtones au sein des frontières coloniales. En contraste avec cet état qui n’est qu’une création légale humaine, la nation autochtone est vécue et personnifiée par nos terres et nos eaux ancestrales. En tant que peuples autochtones à la mémoire très longue, nous dénonçons et défions les mythologies étatiques. En fait, la vaste majorité (plus de 70%) de ces quelques 200 états présents dans le monde aujourd’hui ont moins de 70 ans. Les nations autochtones ont existé bien avant les États et continueront à exister bien après leur disparition.

En tant que créations politiques et légales, les États imposent leur volonté par la violence et la coercition. La souveraineté donne à l’État une autorité exclusive d’intervenir avec force dans toutes les activités au sein de ses frontières, spécifiquement lorsqu’une nation est perçue comme “menaçant son intégrité territoriale”. Pourtant, l’État ne peut pas survivre dans le temps sans un soutien et une légitimité accordés par le peuple vivant dans ses frontières. Comme les conduits d’une croissance entrepreneuriale sans limite, les états sont en quête constante de certitude et de légitimité, ce qui les rend vulnérables, C’est pourquoi plus de 90% de tous les états qui ont jamais existés se sont divisés.

Une fois passé outre le vernis de la légitimité, tout ce que l’état conserve est son pouvoir et sa force de répression. Quand le professeur Mohawk Taiaiake Alfred appelle pour que mille Okas fleurissent (NdT: Oka fut la crise ayant eu lieu en territoire Mohawk du Québec en 1990 et qui vit un siège de plus d’un mois des guerriers Mohawks retranchés sur leur terre sacrée pour empêcher l’extension d’un golf sur leur terre…), il met en évidence la vulnérabilité de l’état. D’après le géographe Bernard Nietschmann, les nations autochtones peuvent saigner à blanc l’état en perpétrant trois actions de manière interconnectée:

  • Perpétrer de petites embuscades et sabotages de manière continue qui forcent l’état à maintenir à hauts coûts une force armée sur le terrain.
  • Détruire ou perturber toute l’exploitation économique des ressources nationales de l’état.
  • Au moyen d’un activisme environnementaliste et une politique extéreure, bloquer la réception par l’état des fonds de développement de ses donateurs étrangers, comme les ONG, les entreprises, les forums mondialistes et les autres états.

Chaque génération successive a une responsabilité de réinterprêter les luttes autochtones et d’agir sur ses engagements renouvelés à la terre, la culture et la communauté. Voilà pourquoi le Mouvement pour les Nations Autochtones (MNA) n’est pas quelque chose de nouveau, ce n’est que la dernière réinterprétation d’une très longue lutte pour la décolonisation afin de réclamer, de renommer et de réoccuper les terres ancestrales autochtones et leurs plans d’eau et qu’ils en soient conscients ou non, tous les peuples indigènes sont engagés dans cette lutte.

Quoi qu’il en soit, au lieu de ne se concentrer que sur l’état, notre point de concentration peut glisser vers la résurgence en renforçant notre relation avec les autres nations autochtones. En nous engageant dans des traités entre nations indigènes et des alliances pour promouvoir de nouvelles formes d’unité indigène (en revitalisant les réseaux anciens de commerce, en offrant des protections pour le passage des frontières, en protégeant nos terres ancestrales), émergeront de très fortes confédérations de familles autochtones et de communautés qui défieront l’autorité étatique. Comme l’autodétermination est quelque chose qui est de facto et non pas négocié, ceci est au sujet des nations autochtones réévaluant nos responsabilités inhérentes.

A la grande différence du pouvoir d’état totalement fabriqué, qui provient de la force et de la coercition, le pouvoir des nations autochtones, lui, provient des responsabilités et des relations envers nos territoires et familles. Au travers nos actes de résurgence quotidiens, nos ancêtres et les générations futures nous reconnaîtrons comme étant les indigènes à cette terre. Ultimement, seules les lois autochtones pourront fleurir sur les terres ancestrales.

Digadatsele’i (Nous appartenons l’un à l’autre).

—
Jeff Corntassel (Cherokee Nation, Clan du Loup)  est professeur associé et conseiller 3ème cycle en Gouvernance Autochtone à l’université de Victoria, Colombie Britannique. Les recherches de Jeff on été publiées dans Alternative, American Indian Quarterly,  Canadian Journal of Human rights, Decolonization, Human Rights Quaterly, Nationalism & Ethnic Studies et le Journal de Science Sociale. Sur Twitter: @JeffCorntassel

Société contre l’état: Auto-défense de l’autogestion… La voie du « guerrier »…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, guerres hégémoniques, pédagogie libération, résistance politique with tags , , , , , , , , , , on 28 novembre 2013 by Résistance 71

Chaque nation, société souveraine (à ne pas confondre avec le concept occidental fallacieux d’état-nation…) se dote traditionnellement d’une force de défense contre toute ingérence extérieure. Ce concept a été très bien compris et développé par les nations de la confédération iroquoise pour qui il n’y a pas de « guerrier », mot qui n’existe même pas dans les langues iroquoises, mais de « personne ayant la charge de la paix », comme l’article ci-dessous l’explique parfaitement bien. Dans une société à pouvoir non-coercitif (non-étatique), la défense se prépare.

Au delà des frontières et des cultures, la force de défense se rapprochant le plus aujourd’hui du concept de défense iroquois et amérindien de manière plus générale, est la force de défense du Hezbollah libanais. L’efficacité est bien universelle et ne connaît pas de frontière.

Comparez ce qui suit à cette déclaration de Naïm Qassem, #2 du Hezbollah en 2005:

« La personnalité individuelle est le cœur même de la configuration de la résistance. C’est pour cette raison que le dossier du candidat est étudié en profondeur avant que celui-ci ne soit approuvé pour être membre de la résistance. .. L’Individu est alors suivi de très près et évalué au travers de son entraînement fonctionnel et de son développement afin de pouvoir déterminer quel bénéfice il pourra apporter et dans quel secteur au parti […] La résistance a émergé comme réaction à l’occupation d’Israël, qui a commencée en Palestine et s’est étendue aux autres régions arabes. De la sorte, tant que continue l’occupation israélienne, la résistance persistera, car la résistance émane d’une croyance fondamentale en l’élimination de l’occupation et ne représente pas une condition temporaire ou sans but concret. »

— Résistance 71 —

 

La voie du guerrier: Rotiskenrakete* ( “Ceux qui détiennent la paix” ~Mohawk)

 

Mohawk Nation News

 

Février 2013

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2013/02/06/mnn-warriors-path/

 

~ traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

* Note du traducteur: Dans les langues iroquoises, dont le Mohawk fait partie, il n’y a pas de mot pour dire “guerrier”… Le mot Mohawk est “rotiskenrakete”, littéralement: “celui qui porte la responsabilité de la paix”.

 

La Grande Loi de la Paix définit des fonctions particulières pour le chef de guerre et ses hommes (les “guerriers” ou ici donc Rotiskenrakete). Ils sont en charge de la protection, de la défense et du bien-être du peuple. Ces devoirs peuvent prendre plusieurs formes comme maintenir la paix, enseigner, parler aux gens, reprendre possession de terres perdues, maintenir les droits de l’humain, maintenir les relations diplomatiques avec les autres nations (au sein de la confédération iroquoise et en dehors) et toute tâche qui promeut le bien-être du peuple [Wampum 36 de la Grande Loi de la Paix, connu sous le vocable occidental d’article 36 de la constitution de la confédération iroquoise]

Les devoirs du guerrier sont basés sur l’instinct naturel de survie. Ce n’est pas créé par l’humain. Il nous dira son nom. Après avoir reçu son nom devant le peuple, il devient un membre de la communauté.

Sa mère, ses grands-mères et grands-pères l’ont élevé depuis sa naissance jusqu’à ce que sa voix mue. Ils l’aident à développer “onigonra”, l’esprit, qui est son feu intérieur. Ils le nourissent, l’habillent et le rendent confortable, fort et sain de corps et d’esprit. Il apprend les aspects de base de la vie indigène. Les femmes observent tous les jeunes et remarquent leurs dons spéciaux, afin qu’ils soient guidés et entraînés pour certains devoirs.

Ensuite ses oncles maternels le prennent avec eux. Il jeûne pour rechercher sa protection et médecine (NdT: animal et plante totems). Son cordon ombilical et un peu de terre de son territoire son placés dans son sac médecine qu’il portera toujours avec lui.

Il apprend à se défendre lui-même et bâtit son endurance. Son entrainement physique commence avant le lever du soleil chaque matin. Il commence par courir aussi loin et vite qu’il le peut jusqu’à midi. (NdT: Les Iroquois viv(ai)ent traditionnellement dans les forêts de la région des grands lacs, pas de chevaux, qui sont de peu d’utilité dans la dense forêt et ont été introduits par le blancs. Traditionnellement les Iroquois sont des coureurs des bois, connus pour leur agilité, vitesse de déplacement, dons du camouflage et extrême endurance, le tout combiné à une férocité dans le combat qui les faisait craindre de tous…). Il voit quelque chose de différent chaque jour entouré par la nature qu’il est, les créatures de la nuit, les fleurs qui s’ouvrent au soleil, les oiseaux qui chantent et les insectes diurnes qui commencent à sortir.

Sa volonté provient de la nature. Il doit connaître nos lois et nos façons de faire (us et coutumes) et toujours dire la vérité. Kaianereh’ko:wa (La Loi de la Grande Paix) est fondée sur la vérité et la nature: skenna, kariwiio et kasastsensera (la paix, la rectitude et le pouvoir). Saoiera veut dire naturel, instillé en nous. Nous avons l’instinct naturel de nous protéger, nos peuples, nos clans, nos territoires et tout ce qui soutient, supporte la vie.

Nous avons été retirés de notre chemin naturel par des programmes génocidaires perpétrés par les envahisseurs de l’Île de la Grande Tortue. Ils ont amené avec eux des croyances créées par l’humain, qui ont violées la nature. Pendant un certain temps nous avons été troublés et confus.

Les guerriers de l’ancien temps n’avaient pas à gérer de manipulations médiatiques, une surveillance policière haute technologie, des affiches de recherche, de fausses accusations et l’implantation de fausses preuves pour les criminaliser et les faire se soumettre au système colonial.

Nos ancêtres ont beaucoup sacrifié afin que nous survivions. La nature est ici pour toujours. Nous sommes les véritables peuples pour toujours, Onkwehonwe.

Le Rotiskenrakete n’est pas un soldat, mais un défenseur du peuple. La paix est le but ultime du guerrier. Il sait que la guerre n’est pas finie tant qu’elle n’est pas gagnée. Si le conflit continue, la ceinture du Wampum Noir est lâchée (NdT: Le Wampum Noir, article 91, est le symbole d’alliance des chefs de guerre des 6 nations iroquoises, si une nation est attaquée et ne peut résoudre le conflit elle-même alors l’ensemble des nations entre en guerre pour la défense de l’ensemble de la confédération, les chefs de guerre sont liés par le pacte du Wampum Noir…) et alors le combat est engagé jusqu’à la victoire finale. L’adversaire doit être d’accord de vivre paisiblement sous les auspices de la Loi de la Grande Paix ; alors il pourra conserver culture, langue, mode de gouvernement, terre, us et coutumes.

Rotiskenrakete sont les porteurs du sol de l’Île de la Grande Tortue. Aussi longtemps qu’Ongwehonwe sont ici, les Rotiskenrakete le seront aussi. Tous les hommes sont des guerriers (en ce sens). Cela est naturel.

=  =  =

Déclaration du conseil des guerriers Mohawk du 21 Mai 2012 suite à la violation de l’espace aérien du territoire Mohawk lors de manœuvres aériennes de l’armée de l’air canadienne (Extraits)

Mai 2012

= Traduit de l’anglais par Résistance 71 =

Le Canada a violé l’avertissement sur la restriction sur la navigation et les déplacements émis le 17 Août 2007 par les peuples de la longue maison (Haudenosaunee) de la nation Mohawk. Sous l’autorité de Kaianerehko:wa, la Loi suprême du grand architecte et Rotiskenrakete “Ceux qui portent la responsabilité de la paix” au sein de Kanienke, est déclarée une restriction de la navigation (fluviale) et des déplacements terrestres. […]

Pendant des siècles, Onkwehonwe (peuple originel de la terre) et les autres nations autochtones ont souffert du génocide, de la quasi destruction de notre Terre, de notre mode de vie, us et coutumes et subit une guerre continuelle d’agression de la part des envahisseurs coloniaux au nom de l’autorité papale, alias le “saint siège”. Les corporations entrepreneuriales croisées des Etats-Unis, du Canada, de l’Australie, de la France, de l’Angleterre et autres, continuent ce génocide à la poursuite du commerce et de leur domination présumée sur le Terre. [toutes les nations enregistrées à l’ONU sont des entités commerciales, entrepreneuriales enregistrées à la City de Londres régies par la loi de l’amirauté entrepreneuriale, établie pour et par les banquiers et les corporations].

Rotiskenrakete exercera son autorité sous la loi de la terre et utilisera toute la force nécessaire pour maintenir la paix et arrêter la destruction de la vie sur Terre, à commencer avec la restriction de la navigation et des déplacements terrestres. De plus, Onkwehonwe pourrait saisir vaisseau et biens pour avoir brisé la paix. Nous, peuples autochtones, ne sommes pas enregistrés à la City de Londres en tant qu’état entrepreneurial, ainsi la loi de l’amirauté et de la mer ne s’applique pas à nous.

Rotiskenrakehte demande à ce que le peuple de la Terre-mère s’unisse avec nous pour arrêter la destruction de la Vie, pour aider à ouvrir les yeux des peuples du monde à la guerre génocidaire qui est menée sans relâche contre les peuples de monde. Avec l’autorité qui nous est conférée par Kaiakerehko:wa, la Loi de la Grande Paix, qu’il en soit ainsi de nos Esprits.

[…]