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Bonne nouvelle pour les peuples d’Europe ! Le traité de partenariat transatlantique (TTIP) est mort !…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, économie, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, OGM et nécro-agriculure, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, sciences et technologies, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 8 septembre 2016 by Résistance 71

Le traité de partenariat transatlantique est mort

 

Peter Koenig

 

7 septembre 2016

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article45416.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le ministre allemand de l’économie et vice-chancelier, Mr Sigmar Gabriel, a déclaré il y a quelques jours que l’UE ne devrait pas se soumettre aux demandes des Etats-Unis en référence aux négociations entreprises au sujet de traité de partenariat commercial et d’investissements transatlantique (TTIP). Il a dit que les négociations ont échoué. Disant cela, il a rejoint le premier ministre français Manuel Valls ainsi que le secrétaire d’état français au commerce extérieur Mr Matthias Fekl.

Les négociations ont commencé en 2013. Après 14 “sessions” de pourparlers devant gérer 27 points, aucun accord n’a pu être atteint, absolument aucun, ceci menant à la conclusion que cette affaire est lettre morte. Bien que la chancelière allemande Mme Merkel ait défendu le projet de traité de tout son cœur jusqu’à la fin juillet 2016, l’Allemagne et la France demandent maintenant une fermeture définitive des négociations.

L’effondrement de ce projet de traité transatlantique est une des meilleures nouvelles pour l’Europe depuis un bon moment, je veux dire par là, pour les peuples d’Europe ; sur une initiative des deux ténors de l’UE. Cette décision comporte plusieurs significations:

  1. Les pays européens reprennent graduellement leur souveraineté de Bruxelles et décident pour eux-mêmes ce qui est bon pour eux et pour l’Europe;
  2. Avec l’échec du TTIP, l’Europe échappe ou du moins évite d’être totalement mise en esclavage par le corporatisme américain, les institutions financières et la législation américaines ;
  3. L’Europe peut maintenant continuer de faire sa propre politique sur le socio-économique, l’environnement, la sécurité alimentaire, l’agriculture et
  4. L’Europe est maintenant plus libre de sa propre politique monnétaire. Sous la poigne du TTIP, cela aurait été bien plus difficile, voire impossible, d’adopter des politiques monnétaires en dehors de l’Euro, ce que désireraient plusieurs pays, ouvertement ou plus discrètement, certains sans vouloir faire beaucoup de bruit par peur d’être “réprimandés” par Bruxelles.

Le fait que les deux autorités en France et en Allemagne ont déclaré à l’unisson que les négociations avaient échoué, est un signe qu’il y a toujours un certain esprit d’autonomie en Europe. Ce qui fut appelé des “négociations” n’en furent réellement pas, ne furent jamais entre des partenaires égaux. Ce ne fut et ce dès le départ, qu’une voie à sens unique, où la “nation exceptionnelle” imposait sa règle. Il n’y avait aucun moyen d’obtenir la moindre concession des Etats-Unis, pas un iota.

Il n’y a eu aucun doute sur le fait que Washington n’avait aucune intention de partager les bénéfices de cet “accord de libre-échange” avec l’Europe. Le peuple exceptionnel voulait tout pour lui. Par exemple, le terme “appelation contrôlée” (NdT: en français dans le texte original) pour les vins et fromages de France et des autres pays européens, utilisée pour protéger les agriculteurs d’une région donnée, aurait disparu. Les Etats-Unis voulaient que tout soit “ouvert” au toujours demandant “marché”. Rien ne devait être clairement défini aussi loin que l’europe était concernée. Pas de transparence, juste une large base faite pour tromper les consommateurs et les nations.

Les pourparlers du TTIP furent tenus dans un climat top-secret, à huis-clos. Pas même les politiciens, encore moins le public, qui aurait fini par supporter toutes les conséquences de ce traité, n’avaient accès aux documents “négociés”. Ceci mit au grand jour la nature machiavélique de l’empire à son meilleur niveau.

La Chine savait pertinemment pourquoi elle n’était même pas intéressée à participer au TPP (le Partenariat Transpacifique), un accord de commerce similaire impliquant 11 nations du Pacifique avec les Etats-Unis.

Rappelons ici les points clef de ce qui aurait été un véritable désastre pour l’Europe:

– Un tribunal privé corporatiste aurait eu la suprématie sur la législation de gouvernements souverains. Par exemple, le tribunal aurait pu imposer des “sanctions” ou des amendes aux gouvernements, dont les législations, disons sur la santé, la protection environnementale et autres raisons sociales, auraient réduit les marges bénéficiaires des entreprises.

– Similairement dans le secteur banquier, la politique monétaire aurait été fermement dictée par la FED américaine, Wall Street (avec sa litanie de Goldman Sachs, voir la Grèce et le patron de la BCE, ex-directeurs de GS) et la BCE. C’est toujours le cas maintenant, mais avec une UE et un Euro non viables et irréformables, tous deux sont destinés à disparaître tôt ou tard. Il y a de grandes chances que bien des pays soient déjà en train d’arranger un “Plan B” discrètement et clandestinement, se préparant à une stratégie de sortie. En fait, depuis le BREXIT, il y a de nombreux mouvements politiques agissant à cet effet et ce pas seulement dans les pays du sud de l’Europe les plus affectés, mais aussi dans les pays du nord de l’Europe.

– La politique agricole aurait été totalemet dictée par Washington, spécifiquement en regard des OGM et des subsides agricoles. Monsanto et cette clique aurait eu un libre accès à toute l’Europe et aucun des membres de l’UE n’aurait pu passer des lois interdisant les OGM sur leur territoire, ni les semences OGM.

– Les standards de santé et de nutrition auraient été imposés par Washington, c’est à dire par la Food and Drug Administration (FDA). Tous ces standards sont considérablement plus faibles que leurs équivalents européens, potentiellement exposant les citoyens européens à de plus grands risques en rapport avec leur santé que ceux prévus par les standards de l’UE.

– Les lois sur le travail auraient été affaiblies en accord avec les standards américains, qui ne prévoient virtuellement absolument aucune protection pour les travailleurs, La nouvelle loi sur le travail imposée par Bruxelles en France, appelée la “loi El Khomri”, pour la ministre française du travail Myriam El Khomri, réduit considérablement les droits des travailleurs français, ces droits pour lesquels ils se sont battus et ont obtenus après des décennies d’efforts, véritablement de sang, de sueur et de larmes, au travers de leurs unions ouvrières et syndicales. La nouvelle loi travail française, signée en décret (NdT: calibre 49,3…) par le premier ministre Manuel Valls, sous une provision suspicieuse de la constitution (au lieu de passer par la voie classique parlementaire), fut un précurseur des choses à venir en Europe si ce TTIP avait été de l’avant. Cette loi très controversive et controversée est en ce moment même scrutinisée à la demande de plus de 60 parlementaires français, par le Conseil d’État (équivalent dans d’autres pays à une “Cour Suprème”) et il se peut qu’elle soit annulée ou renvoyée devant l’Assemblée Nationale pour décision. Maintenant que le TTIP est mort, il est très possible que cette loi travail soit abrogée.

Le jour où le TTIP est mort fut un grand jour pour l’Europe [des peuples]. Bien que celle-ci soit loin d’être sortie de l’ornière, ses problèmes continuent à s’empiler, bon nombre d’entre eux étant conséquence directe ou indirecte de l’empire.

Pour n’en mentionner que quelques-uns –

  • L’immigration en provenance des pays dévastés par les guerres des USA-OTAN
  • La crise financière cum économique sans fin
  • L’absence totale de solidarité entre les nations européennes membres de l’UE
  • Le manque de souveraineté des pays de l’UE, le manque de constitution européenne donnant aux pays membres une perspective commune et un agenda politique
  • L’augmentation des attaques terroristes (faux-drapeau) en Europe et ce qui n’est pas des moindres, l’OTAN, qui par son attitude d’agression envers la Russie augmente considérablement les risques de guerre, de 3ème guerre mondiale, ce qui ferait la 3ème fois en environ 100 ans qu’une guerre dévasterait l’Europe

Cette fois-ci, le reste du monde ne serait aucunement épargné. Beaucoup de pays sont bien conscients de ce danger et voudraient sortir de l’OTAN, mais ils n’osent pas le dire par peur des bottes de Washington.

Espérons tous que la mort du TTIP amènera un vent nouveau d’air frais et que de nouvelles idées seront insufflées dans la souveraineté européenne.

Cet article est basé en partie sur un débat télévisé qui a eu lieu sur la chaîne iranienne Press TV francophone.

Peter Koenig is an economist and geopolitical analyst. He is also a former World Bank staff and worked extensively around the world in the fields of environment and water resources. He writes regularly for Global Research, ICH, RT, Sputnik, PressTV, The 4th Media, TeleSUR, The Vineyard of The Saker Blog, and other internet sites. He is the author of Implosion – An Economic Thriller about War, Environmental Destruction and Corporate Greed – fiction based on facts and on 30 years of World Bank experience around the globe. He is also a co-author of The World Order and Revolution! – Essays from the Resistance.

France résistance politique: Voix du peuple autonome… Voie de bon gouvernement !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 6 juin 2016 by Résistance 71

« Si un peuple vit en suivant la loi naturelle, il n’y a aucun besoin d’une loi humaine en quelque situation que ce soit… La loi naturelle est la loi de la vie, la loi humaine est la loi de la mort. »
~ Russell Means, activiste Lakota, membre fondateur AIM ~

« Les villages ont alors compris que les projets que le gouvernement donnait aux communautés n’étaient jamais décidés par les gens, le gouvernement ne demandait jamais ce que voulaient les gens. Le gouvernement ne veut pas assouvir les besoins des villages, tout ce qu’il veut faire est se maintenir au pouvoir. De là est venue l’idée que nous devions devenir autonomes, que nous devions imposer notre volonté, que nous devions nous faire respecter et que nous devions faire quelque chose de façon à ce que la volonté des gens soit prise en considération. »
~ Subcomandante Insurgente Moisès, EZLN , 2007 ~

« Planter l’arbre de demain, voilà ce que nous voulons… L’arbre de demain est un espace où tout le monde se trouve, où l’autre connaît et respecte les autres autres et où la fausse lumière perd sa dernière bataille. Si vous voulez le fond de ma pensée, je vous dirais que c’est un endroit empli de démocratie, de liberté et de justice. C’est çà l’arbre de demain. »
~ Subcomandante Marcos, EZLZ, 1999 ~

 

Merci à Zénon pour cet excellente analyse (Résistance 71)

 

Vox populi

Car si la police nous éborgne, les médias nous aveuglent

 

Zénon

 

Le 6 juin 2016

 

Dix ans… Dix ans de réformes néolibérales et d’attaques répétées envers nos conditions de vie. Dix ans depuis le dernier soulèvement populaire dans notre pays. Poussée d’obéir au cahier des charges et au calendrier mondialiste, la droite politique alors au pouvoir se proposait en 2006 d’enterrer purement et simplement le droit du travail par la création du fameux « contrat première embauche » à destination des moins de vingt-six ans. Ce projet, piloté par l’ancien premier ministre De Villepin, devait donner des gages de la volonté française de flexibiliser un marché de l’emploi jugé trop contraignant par les investisseurs (c’est à dire la petite caste de spéculateurs apatrides à l’origine de la plupart des guerres, programmes d’ajustement structurels et autres joyeusetés impériales). En février, étudiants et lycéens bientôt rejoints par les centrales syndicales prenaient la rue pour défendre nos protections salariales. Le gouvernement demeura campé sur ses positions, accélérant même l’adoption de la réforme par une procédure d’urgence parlementaire au lieu de considérer la prise d’ampleur au fil des semaines du mouvement de contestation. Pour l’anecdote, un obscur député socialiste se distinguera, à propos de l’usage de l’article 49.3 de la constitution, en qualifiant celui-ci de « déni de démocratie ». L’ironie de l’Histoire l’appréciera : il s’agit bien sûr de François Hollande. Mais revenons-en aux décideurs de l’époque. Les services de renseignement, de police et du ministère de l’intérieur alors dirigés par le futur candidat Sarkozy reçurent pour consigne de céder le terrain aux manifestants ; offrant pléthore d’images de violence à ses comparses patrons de chaînes de télé. La soi-disant « victoire » de la rue s’est in fine révélée le meilleur moyen pour Sarkozy d’écarter Villepin des présidentielles.

Ce qu’il faut retenir de cette période, et nous disposons a posteriori de tous les éléments nécessaires à le vérifier, est qu’elle représente l’avant-dernière étape d’un coup d’état de la finance sur l’échiquier politique. Coup d’état longuement et savamment mené dès le début des années 2000 avec l’application par Strauss-Kahn des directives européennes au sein du gouvernement Jospin, et parachevée par l’élimination du courant Gaulliste de l’UMP suite à l’élection de Sarkozy en mai 2007. Il est intéressant de rappeler ici que les deux personnages ont été parrainés dans leur ascension par l’ancienne secrétaire d’état américaine Condoleezza Rice. De la dissolution parlementaire de 1997 préconisée par Villepin à la désastreuse campagne socialiste de 2002, la pratique du faux suicide politique aura constamment favorisé l’alternance des deux partis dominants. L’échec apparent de l’un garantit chaque fois le retour de l’autre ; et la poursuite toujours accrue de l’accaparement des richesses aux dépends de la population.

Depuis lors se sont égrenées dispositions antisociales à des fins de « redressement économique » et lois liberticides au prétexte de lutte antiterroriste. Sidérés par la fulgurante accélération du programme néolibéral depuis le début de la « crise » financière et pris en otage par la bienséance idéologique, les peuples ont jusque-là échoué à trouver un terrain d’action propre à renverser l’oligarchie mondialiste. Des indignés de la Puerta del sol à ceux du mouvement Occupy, toutes les tentatives de soulèvement se sont épuisées en palabres et vues reléguées au rang de simples phénomènes médiatiques. La grogne s’est pourtant muée en rage au fil des années. Jamais nécessité d’une reprise en main de notre destin ne s’est fait sentir plus urgente. Quel sera donc le sort de la révolte actuelle contre la loi de réforme du code du travail ? Comment éviter l’écueil du piège politicien, alors que se dessine déjà la récupération du mouvement par une intelligentsia d’affairistes au service du pouvoir ? Je vous propose d’établir ici quelques pistes afin de ruiner le projet de ceux qui voudraient encore une fois nous la mettre.

Il apparaît d’abord nécessaire de distinguer la franche opposition de la rue au projet de loi El Khomri de ce dérivatif à toute insurrection véritable appelé « Nuit debout ». Celui-ci, né suite à la diffusion d’un documentaire sur les exactions patronales, s’est greffé à la contestation en proposant, par une opération de com’ assez similaire à celles ayant précédé les printemps arabes, de continuer d’occuper l’espace public à l’issue de la manifestation du 31 mars dernier. La place de la République à Paris, comme toutes celles occupées en France, est depuis lors le théâtre d’un jeu de paroles où il est certes question de refaire le monde, mais où toute action autre que symbolique se trouve proscrite. On se piquera ainsi de vouloir écrire une nouvelle constitution sans s’être au préalable accordé sur les moyens d’en finir avec la cinquième. Que l’on ait vu, ici et là, les participants à cette imposture refuser de soutenir des manifestants matraqués juste à côté d’eux par les CRS, et rester assis à regarder un film, est un exemple suffisamment révélateur de la nature de ce « mouvement » si sagement immobile. Autre élément : si la réappropriation de l’espace public est effectivement un objectif louable, la récente piétonisation de la place de la République a rendu possible pour le pouvoir d’en tolérer l’occupation, somme toute inoffensive ; tandis qu’un blocage à Étoile, Bastille ou bien du périphérique aurait engendré une réponse autrement plus musclée de la part de l’exécutif. Nuit debout est en ce sens assez symptomatique de cet intellectualisme français se gargarisant d’une certaine idée des droits de l’Homme et de la démocratie, sans jamais se remettre en question ni proposer quoi que ce soit de vraiment nouveau. Rien qui puisse inverser réellement le rapport des forces en présence. Cette parole est d’ailleurs monopolisée par les sectateurs d’un idéalisme fascisant dans sa promptitude à exclure ses contradicteurs du débat. On peut enfin déplorer une certaine confusion dans l’esprit des participants, qui pour beaucoup dénoncent à juste titre Monsanto et les OGM mais d’un autre côté militent en faveur de la GPA, sans saisir la glaçante cohérence du projet transhumaniste derrière ces deux problèmes à leurs yeux sans rapport. Bref, devant l’ampleur du chantier de déconstruction qui nous incombe, il est cruellement dommage de voir tant de volontés souvent sincères phagocytées par de vieux réflexes de pensée réductionnistes et incapacitants.

Il est un autre acteur dont il faut considérer le rôle pour ce qu’il est en réalité : il s’agit du corps syndical. Beaucoup d’analystes n’ont pas manqué d’observer l’attitude pour le moins ambigüe d’organes comme la CGT. Celle-ci n’a en effet depuis le début du mouvement appelé à manifester que de loin en loin, et a encore attendu plus de deux semaines après l’utilisation par Manolito du 49.3 pour entreprendre une action sérieuse en entravant la circulation des flux (la production de capitaux ne pouvant être stoppée à l’échelle du pays puisque presque entièrement délocalisée). Je parle ici des dirigeants syndicaux et non de leur base, dont on a vu de nombreux membres présents de leur propre initiative au sein des manifs. Mais les « partenaires sociaux » si justement nommés par les politiciens sont organisés en structures pyramidales ; s’accoquinent depuis si longtemps avec les sphères du pouvoir qu’ils en deviendraient consanguins s’ils ne l’étaient dès le départ ; et constituent en eux-mêmes une oligarchie toute aussi déconnectée de la réalité que la classe politique. Leur véritable fonction est d’abord d’encadrer la contestation, de la contenir dans certaines formes et limites convenues, puis plus subtilement de la décourager de l’intérieur au moment voulu. Ils ne servent en définitive que de caution démocratique aux décisions supranationales. Dans le cas présent, le seul enjeu de la tardive réaction syndicale et des pourparlers en cours concerne le chapitre II de la réforme, comme la récente actualité tend à le vérifier. Celui-ci renvoie en effet toute négociation salariale à de simples accords d’entreprise ; privant les syndicats du peu de légitimité ayant survécu à leurs trahisons répétées. Toutefois, il faut observer qu’aujourd’hui la base n’est plus dupe, et se trouve prête à s’affranchir de toute directive. Si elle se confirmait, une telle émancipation apporterait un considérable apport qualitatif à la lutte.

Il y a aussi la police, dont on ne peut sonder l’abyssale propension à obéir quels que soient les ordres. Les consignes en vigueur dans ses rangs ont clairement évolué ces derniers mois vis-à-vis des manifestants, de la doctrine du maintien à distance à celle de la recherche du contact et de l’affrontement direct. Il faut dénoncer de toutes nos forces le story-telling des journaleux, qui voudrait qu’aient chaque fois spontanément éclaté des violences, auxquelles la police se serait vue obligée de répondre par des tirs de lacrymogènes. Non. La violence est d’abord exercée, sur ordre, par la police sur des groupes d’individus parmi lesquels certains sont préparés à y répondre. Elle est exercée indistinctement sur les lycéens, sur les syndicaux, sur les pacifistes ou les radicaux. Sur les hommes, sur les femmes et sur les enfants. J’ai vu la police tirer délibérément au flash-ball de simples passants, viser les toits d’immeubles pour asphyxier les riverains à leurs fenêtres, ou encore balancer leurs grenades au milieu d’une école maternelle à l’heure de la récréation. Un « détail » qu’il n’est pas inutile de rappeler : l’arsenal utilisé par les cognes est considéré par les nations-unies comme armes de guerre, et leur emploi proscrit dans les conflits internationaux. Les grenades de désencerclement par exemple, conçues pour mutiler, sont balancées massivement et hors de tout cadre légalement prévu. L’objectif est de marquer les esprits tout autant que les chairs. De faire monter chez nous la peur et la haine. De nous faire craquer pour mieux justifier l’escalade répressive. Et les résultats sont là : j’ai vu ces dernières semaines de plus en plus de manifestants au départ pacifiques, à force de subir et de subir, péter un plomb et s’élancer seuls, à coups de poings, contre les rangées de matraques et de boucliers. Ou bien d’autres, nassés sur un pont, se jeter dans un canal dans une tentative désespérée d’en sortir. En ce 1er juin, il est tout bonnement miraculeux qu’il n’y ait depuis le début du mouvement pas eu de mort. Et ce n’est pas à la police que nous le devons.

Mais les plus grands ennemis actuels du mouvement sont incontestablement les médias. Depuis le début de la contestation sont systématiquement diffusées en boucle les images de violences et de casse, répété le nombre de jours d’ITT chez les CRS, sans jamais mentionner les milliers de blessés parmi les manifestants. Les journalistes auront attendu que leurs confrères indépendants, qu’ils ont pourtant l’habitude de vilipender copieusement, en soient eux aussi victimes pour timidement évoquer les violences policières. Ces chiens de la casse ont réussi à faire en sorte de retourner une opinion publique au départ majoritairement opposée au projet de loi, aujourd’hui plus réfractaire au soulèvement devant le choc des images, la peur d’une perte d’argent ou la perspective d’une pénurie. Occultant la colère légitime de tout un peuple, les médias, grassement subventionnés pour ce faire, œuvrent à leur basse besogne d’entretenir une artificielle division entre tranches d’âge et corps de métiers. D’entretenir la haine, le chaos véritable ; c’est-à-dire celui régnant dans les cœurs. Alors, pour contrer les effets délétères de leurs monologues sur nos consciences et sur nos rapports, balancez votre putain de télé si ce n’est pas déjà fait. Faites entendre votre parole où que vous soyez. L’appareil d’état nous a confisqué la légitimité d’agir pour nous défendre. Les syndicats et partis politiques, la possibilité de nous exprimer en notre nom propre. Ne laissons pas les médias s’accaparer plus longtemps le monopole du langage.

Il y a également ceux, heureusement de moins en moins nombreux, qui votent encore et se disent épanouis de leur réussite personnelle au sein du système. Ceux qui refusent de voir son inéluctable faillite et s’escriment encore à beugler qu’il faut passer toute cette racaille au karcher. Combien de ceux-là continuent de croire au fond d’eux en ce qu’ils disent ? Combien dans leur solitude n’en peuvent plus ? Tiennent à coups de cachetons, d’alcool et de virtualité ? Et rêvent secrètement que ça change sans avoir personne avec qui partager leurs doutes ? À ceux qui craignent tant pour leurs intérêts personnels, je répondrais en faisant le parallèle entre la situation présente et l’effondrement financier de 2008. Souvenez-vous du perfide discours politique d’alors, poussant de grands cris d’orfraie pour convaincre qu’il était vital de sauver les banques en les renflouant par des fonds publics. De nous endetter nous et nos descendants sur dix générations pour préserver nos misérables économies. À ceux qui y ont alors cru, avec bientôt huit ans de recul sur la question, et à présent que ces mêmes banques rançonnent les états sur la solvabilité de leur dette, avez-vous toujours l’impression d’avoir fait le bon choix ? Pour mémoire, si le défaut de paiement argentin en 2001 s’est effectivement dans un premier temps soldé par un foutoir généralisé, l’économie du pays s’est rapidement redressée tandis que les nôtres, soumises à la grande spoliation pudiquement nommée « politiques d’austérité », n’en finissent plus de nous étrangler. À ceux-là, je recommanderai de se souvenir de cet exemple, et de désormais toujours se demander si le « remède » qu’on nous propose n’est pas pire que le mal.

Et puis…

Et puis il y a la Rue qui fait corps. La Rue soudée dans son intention et dans ses actes. La Rue solidaire des opprimés ne pouvant se joindre à elle. La Rue qui se fout de Soros, de Bruxelles ou de quiconque prétendra la manipuler. La Rue qui ne plie et ne pliera pas malgré les interdictions et la surveillance, malgré les intimidations, les menaces, malgré les blessures et malgré les peurs. La Rue consciente d’être au pied du mur et déterminée à en finir avec ce système. Qui n’a jamais relevé un camarade à terre durant une charge de la police, pris dans ses bras une gosse en pleurs devant la violence et la confusion ; qui n’a jamais connu l’espoir, l’ivresse jubilatoire d’une liberté enfin retrouvée, d’une victoire même d’un seul instant contre l’insupportable destin de soumission qu’on nous a tracé, celui-là n’est pas fondé à émettre de jugement sur l’Histoire en train de s’écrire. Il est ridicule d’opposer, comme le fait unanimement la presse aux ordres, les manifestants entre d’un côté les « bons » (syndicaux, joueurs de musique ou scandeurs de slogans) et d’un autre les vilains « casseurs », qui selon eux décrédibiliseraient les premiers, et qui pour un peu rappelleraient-les-heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire. Ridicule, car le mouvement est indivisible. Il n’est entre les plus actifs et les autres qu’une différence de degré dans l’implication qu’ils sont capables d’assumer. À ceux qui en dressent un portrait de jeunes ensauvagés, à la limite de l’illettrisme et dépourvus de toute conscience politique, je répondrais que nombre d’entre eux connaissent parfaitement l’enjeu de ce qu’ils font, et qu’ils sont animés d’un sens de la responsabilité personnelle que la plupart des gens a depuis longtemps abandonné au profit des ploutocrates nous ayant conduit au bord de l’abîme où nous nous trouvons. Qui sont ces jeunes en vérité ? Ils sont les plus révoltés d’entre nous par l’infamie du système en place. Ils sont nos frères et nos sœurs. Ils sont vos enfants. Ils sont vous. Ils sont moi. Certes, la casse n’est pas une fin en soi ; pas plus que de défiler en centre-ville. Et il est tout aussi nécessaire d’œuvrer à bâtir autre chose que de détruire ce qui est. Mais s’attaquer à l’institution bancaire, pour ne citer qu’elle, c’est déjà collectivement donner un sens à l’action. Or, donner du sens est ce dont les politiciens sont devenus totalement incapables. Qu’il s’agisse de notre vie quotidienne ou de notre capacité à concevoir le monde de demain, nous sommes de plus en plus nombreux à avoir compris que nous n’avions pas besoin d’eux.

Six-mille ans d’histoire politico-religieuse nous ont conditionnés à toujours prendre fait et cause pour une idéologie ou une autre. Ne tombons plus dans le piège de la division devant la nécessité, commune et absolue, de reprendre nos vies en main. Il faut casser la vieille dialectique conflictuelle. Sortir des logiques partisanes et fausses alternatives qu’on nous présente. Le front national n’est qu’un épouvantail non destiné à gouverner un jour, mais à l’instar de la gauche radicale, à catalyser toute révolte ; à ramener toujours les citoyens exaspérés dans le giron « démocratique ». Les deux extrêmes ne sont qu’outils d’ingénierie sociale au service de la pensée unique. Il m’est par ailleurs comme à beaucoup impossible de voir une alternative crédible dans les propositions d’hommes ou de femmes ayant, vingt ou trente ans de carrière durant, mangé à la gamelle républicaine avant de se racheter sur le tard une respectabilité dissidente. Au-delà cependant des protagonistes en eux-mêmes, ce qui affleure aujourd’hui à la conscience populaire est que la solution n’est pas, et ne se trouvera jamais dans les urnes.

Il n’est plus temps de fustiger les initiatives et modes d’action de ceux dont nous ne partageons pas l’héritage idéologique. Que l’on pirate informatiquement des données sensibles, que l’on prévienne des camarades d’une charge de la police, que l’on créé un réseau d’entraide, d’économie solidaire, que l’on fasse la grève du travail ou celle de la consommation, on œuvre à contrecarrer leur projet. Et c’est respectable. La somme de ce qui nous unit est infiniment supérieure à celle de ce qui nous divise. Il sera bien temps de discuter ultérieurement des modalités d’organisation de nos vies communes. L’heure est trop grave pour se perdre en débats stériles avant même d’être en mesure de réaliser quoi que ce soit. Car l’attaque aujourd’hui menée envers les peuples nous concerne tous, jusqu’aux plus zélés serviteurs du système en place. Y compris la police. Y compris l’armée. Et surtout car ce qu’on nous prépare, si cette loi passe, est bien pire. Dépasse de loin toutes les truanderies jusque-là essuyées. Ce projet de réforme est un test. Si nous échouons à les faire l’abandonner, les politiciens estimeront avoir carte blanche. Ils commettront en notre nom toujours plus de guerre, diminueront le smic, anéantiront ce qu’il reste de fonction publique et, quelque part entre les élections US, françaises et allemandes, ils nous fourgueront leur putain de pacte transatlantique. Beaucoup l’ont compris et ôtent leur étiquette de syndicaliste, de militant ou d’associatif pour venir se joindre aux Indivisibles.

Ils utiliseront tous les moyens et iront jusqu’au bout pour étouffer le mouvement. Ils enverront ceux de Nuit debout se faire lyncher par des supporters de foot. Si ça ne suffit pas, ils concocteront un nouvel attentat bidon, si possible cette fois du chimique pour justifier d’envoyer l’armée mater les banlieues. Ils nous attaqueront sur tous les fronts.

Ils établissent des plans au long des siècles et des siècles pour mieux nous asservir. Mais nous aussi, nous nous perpétuons de génération en génération. Et nous nous souvenons de nos frères tombés en Palestine. Nous nous souvenons des martyrs d’Odessa. Nous nous souvenons des morts de la Commune. Et nous nous souvenons des insurgés de Varsovie. Nous n’avons jamais cessé de combattre l’esclavage et l’impérialisme. Nous l’avons déjà payé de nos vies et le paierons encore. Mais malgré les consignes de dispersion ; malgré leur terreur et leurs couvre-feux ; malgré leur politique de l’ordre par le chaos ; malgré toutes leurs tentatives de nous détruire… Nous sommes toujours là. En vérité, camarades, nous vivons une grande époque. Qu’il s’agisse de leur promesse de traquer et d’éliminer les « conspirationnistes » ; laquelle a pour seul effet de pousser de plus en plus de sceptiques à grossir nos rangs, qu’il s’agisse encore de l’empoisonnement délibéré de l’air, des eaux et des sols visant à nous affaiblir, nous invitant à apprendre à nous soigner sans leurs saloperies médicamenteuses, ou qu’il s’agisse des tirs de flash-balls et grenades lacrymogènes sous lesquels la peau des jeunes s’endurcit, les décideurs de la haute participent involontairement à nous unir, à nous instruire les uns les autres, et à affermir notre volonté. Ils sont en réalité les plus efficaces à laminer leur propre pouvoir. Ce n’est pas autrement que dans la pièce de Goethe, Méphisto se présente à Faust : « Je suis celui qui perpétuellement veut le mal, et qui, perpétuellement, fait le bien ». Même la Planète ne veut plus d’eux, et le fait savoir. Tout en est un signe à qui sait le voir : nous sommes déjà en train de gagner.

J’en appelle à l’ensemble de ceux, à travers le Monde, conscients qu’ils ne sont pas seuls et qu’aucun peuple n’est épargné ; conscients qu’au-delà de notre sort, celui des générations futures est entre nos mains : joignez-vous à notre effort et au formidable élan de liberté dont il est porteur. Que la solidarité soit la clef nous ouvrant la voie de la réussite. Nous abordons la grande fin de cycle que les traditions prophétisent. Saisissons l’immense honneur qu’il nous est donné de pouvoir la vivre.

Résistance politique France loi travail…

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Communiqué de la CNT du 30 mai 2016

Les patrons et le gouvernement ne comprennent qu’un seul langage: la grève et le blocage !

30 mai 2016

Source: http://www.cnt-f.org/les-patrons-et-le-gouvernement-ne-comprennent-qu-un-seul-langage-la-greve-et-le-blocage.html?utm_source=edito&utm_medium=image&utm_campaign=home&utm_content=btn

Sans aucun doute, le bilan de la semaine écoulée atteste de l’amplification de la lutte contre la loi travail. L’heure est en effet à la reconduction des grèves dans de nombreux secteurs d’activité : routiers, dockers, raffineries, centrales nucléaires, aéroports, services publics, universités… dynamique qui continuera à s’amplifier dans les prochains jours avec le début de la grève illimitée à la SNCF et à la RATP notamment. Les occupations et les actions de blocage économique se multiplient avec un seul et unique objectif : amplifier le rapport de force avec un gouvernement qui n’agit qu’au profit du patronat. Le bilan des manifestations de ce jeudi 26 mai confirme quant à lui que le mouvement social ne faiblit pas, bien au contraire, déterminé à obtenir le retrait d’un projet de loi contesté par la majorité de la population.

Dans le même temps, le gouvernement s’entête à poursuivre une politique minoritaire. Alors que Manuel Valls, Premier Ministre, qualifiait cette semaine l’action syndicale et la grève de « dérive » des syndicats, assumant ainsi totalement le déni de démocratie du gouvernement, la CNT réaffirme que le blocage économique, l’occupation des usines et la grève générale ne sont que les actions légitimes des travailleur.euses qui par la lutte on fait le choix courageux de se battre pour les droits et la condition de toutes et tous. Face à ce gouvernement qui souhaite nous imposer un retour aux rapports sociaux du XIXe siècle, le durcissement de la lutte semble être le seul langage qui parle au capital : c’est le 49- 3 des syndicats !

Par ailleurs, alors que le gouvernement use depuis le début du mouvement d’une répression sans précédent (violences policières, arrestations préventives, interdiction de manifester, condamnation de syndicalistes, charge de cortèges manifestants, saccage de locaux syndicaux…) la CNT dénonce l’orchestration et l’instrumentalisation de la violence par l’Etat dans le but de criminaliser les luttes : ne nous y trompons pas, les vrais casseurs sont bien ceux qui cassent méthodiquement les acquis sociaux, le droit du travail, et l’ensemble de la protection sociale. A ce titre la CNT exige l’arrêt de toutes les poursuites judiciaires ainsi que la libération des condamné.e.s au titre de leur participation au mouvement social.

La CNT appelle l’ensemble des travailleur.euses, chômeur.euse.s ou précaires, actifs.ves ou retraité.e.s, étudiant.e.s et lycéen.ne.s, à amplifier la dynamique actuelle jusqu’à la victoire du mouvement social. Elle appelle l’ensemble des salarié.e.s du privé comme du public à organiser sans plus attendre des assemblées générales afin de voter souverainement la grève dans les secteurs d’activité qui ne sont pas encore mobilisés. Elle appelle également l’ensemble des structures syndicales à prendre leurs responsabilités et à appeler sans plus aucun détour à la grève générale illimitée.

La CNT soutient l’ensemble des actions mises en œuvre quotidiennement sur le terrain (blocages, occupations, rassemblements et manifestations) contre la loi travail et invite toutes et tous à multiplier les initiatives.

Le 14 juin, la CNT soutiendra l’ensemble des initiatives prises à la base par ses syndicats, qu’il s’agisse d’une participation à la manifestation nationale à Paris ou d’événements dans les localités.

Résistance politique et sociale: Pour que meure le salariat et vive l’autogestion !!…

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« Il en est de même pour le salariat ; car après avoir proclamé l’abolition de la propriété privée et la possession en commun des instruments de travail, coment peut-on préconiser, sous une forme ou sous une autre, le maintien du salariat ? »
~ Pierre Kropotkine ~

 

Les prolétaires peuvent bien crever, l’Etat les digère

 

Fédération Anarchiste

 

23 février 2016

 

url de l’article:

http://famontpellier34.blogspot.jp/2016/02/les-proletaires-peuvent-bien-crever.html

 

Voilà la nouvelle salve du gouvernement contre les prolétaires. C’est ainsi donc que se pose les choses : l’Etat est là pour garantir aux plus riches de le rester, et que celles et ceux qui bossent le fassent toujours plus, pour toujours moins, et avec le sourire !

Il semble qu’il n’y ait pas mieux que la gauche pour mener une politique de droite ! Elle fait en tout cas aujourd’hui de lit de sa petite sœur d’hémicycle. Préparant le terrain pour l’avenir.

La contre révolution violente que nous subissons aujourd’hui n’est pas nouvelle, mais le manque de réponse sociale en face fait que les petits laquais des possédant.e.s s’en donnent à cœur joie.

Dans le monde entier les quelques nantis dictent leurs lois, demandent de faire plier les plus pauvres. Cette guerre n’est pas un petit phénomène national, mais c’est bien une guerre internationale contre les plus démunis qui est lancée depuis des années !

En ce moment, en France, patronat exige, les ministres exécutent ! 60 heures par semaines ? Oui oui oui crie El Khomri ! Des journées de 12 h ? Encore oui ! Des apprentis qui remplacent des emplois ? Ho que oui ! Des conditions de travails qui se dégradent ? Mais oui mon bon patron ! Des licenciements encore facilités ? Oui, cent fois oui !

Soyons clairs : si la Fédération Anarchiste est pour l’abolition du salariat et du travail, elle n’en reste pas moins convaincue que les avancées, même soumises à ce statut, sont importantes et doivent être conquises !

La réaction face à cette contre révolution ne peut être la passivité. Tout ce que nous avions gagné par le passé, nous sommes allé.e.s le chercher par la lutte, la grève, l’insurrection. Et dans l’union la plus large possible des prolétaires.

Ne laissons pas les nantis et leurs affiliés (états, religions, nationalistes, etc…) jouer encore avec nos vies.

La seule réponse qui vaille aujourd’hui est la même qu’hier : l’unité face aux nantis, l’unité dans la grève et l’action. Une utopie ? Peut-être. Une nécessité ? Sans aucun doute possible ! Et ce jusqu’à la mort du salariat ! Et que vive l’autogestion !

Grèce: Tsipras & Varoufakis faux-nez de l’oligarchie (John Pilger)

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Une fois de plus comme le confirme ici le toujours excellent John Pilger: Il n’y a pas de solutions au sein du système.

Comme le nez au milieu de la figure: une évidence !…

— Résistance 71 —

 

Le problème de la Grèce n’est pas seulement une tragédie, c’est un mensonge

 

John Pilger

 

13 Juillet 2015

 

url de l’article original:

http://johnpilger.com/articles/the-problem-of-greece-is-not-only-a-tragedy-it-is-a-lie

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une trahison historique a consummé la Grèce. Ayant mis de côté le mandat de l’électorat grec, le gouvernement Syriza a volontairement ignoré le vote tsunami du “NON” de la semaine dernière et a secrètement acquiescé à une série de mesures répressives d’appauvrissement en retour pour un “sauvetage” qui veut dire un sinistre contrôle étranger du pays et un avertissement au monde.

Le premier ministre Alexis Tsipras a poussé au parlement une proposition pour que soient coupés quelques 13 milliards d’euros des dépenses publiques, 4 milliards de plus que la figure “d’austérité” rejetée majoritairement par le peuple grec dans un referendum le 5 Juillet dernier.

Ceci inclut une augmentation de 50% des coûts d’assurance maladie pour les retraités, dont pratiquement 40% d’entre eux vivent dans la pauvreté ; de grandes coupes dans les salaires du secteur public ; la privatisation complète de services publics tels que les aéroports et les ports ; une augmentation de la TVA à 23%, maintenant appliquée aux îles grecques où le peuple a du mal à joindre les deux bouts et bien plus à venir.

“Le parti anti-austérité remporte une éclatante victoire”, titrait le Guardian de Londres le 25 Janvier. Le journal appelait Tsipras et sa bande de camarades bien éduqués des “gauchistes radicaux”, Ils portaient des chemises sans cravate et le ministre des finances se balladait en moto ; il était décrit comme la “rock star de l’économie”. Tout cela n’était qu’une façade. Ils n’étaient pas les radicaux que ce cliché implique, ils n’étaient pas non plus “anti-austérités”.

Pendant six mois, Tsipras et le maintenant déchu ministre des finances, Yanis Varoufakis, ont fait la navette entre Athènes et Bruxelles, Berlin et autres centres du pouvoir financier européen. Au lieu de la justice sociale pour la Grèce, ils sont parvenus à un nouvel endettement, à un appauvrissement approfondi qui remplaceraient à peine une pourriture systémique fondée sur le vol des revenus des impôts par les grecs super-riches en accord parfait avec les valeurs “néo-libérales” européennes et des emprunts bon marché et hautement profitables pour ceux qui cherchent maintenant à obtenir le scalp de la Grèce.

La dette de la Grèce, rapporte un audit du parlement grec, “est illégale, illégitime et odieuse”. En proportion, elle est de moins de 30% de la dette de l’Allemagne, son créancier le plus important. Elle est moins que la dette des banques européennes dont le “package de sauvetage” en 2007-8 fut à peine controversif et est demeuré impuni.

Pour un petit pays comme la Grèce, l’Euro est une monnaie coloniale: Une laisse qui le lie à une idéologie capitaliste si extrème que même le pape la déclare “intolérable” et “la fange du diable”. L’Euro est à la Grèce ce que le dollar US est aux territoires isolés du Pacifique dont la pauvreté et la servilité sont garanties par leur dépendance.

Durant leurs périgrinations à la cour des puissants à Bruxelles et Berlin, Tsipras et Varoufakis se sont eux-mêmes présentés comme n’étant ni “radicaux”, ni mêmes “gauchistes”, pas mêmes comme de simples et honnêtes socio-démocrates, mais comme des arrivistes supplicateurs dans leurs demandes et leurs plaidoiries. Sans bien sûr sous-estimer l’hostilité à laquelle ils ont dû faire face, il est juste également de dire qu’ils n’ont fait montre d’aucun courage politique. Plus d’une fois, le peuple grec a eu vent de leurs “plans d’austérité secrets”, fuités aux médias: comme la lettre du 30 Juin publié par le Financial Times, dans laquelle Tsipras promettait aux patrons de l’UE, de la BCE et du FMI d’accepter leur demandes les plus basiques et les plus vicieuses, qu’il a maintenant acceptées.

Quand l’électorat grec a voté “NON” le 5 Juillet à cette donne totalement pourrie, Tsipras a dit: “Lundi le gouverneent grec sera à la table des négociations après le referendum avec de bien meilleures propositions pour le peuple grec.” Les Grecs n’ont pas voté pour de “meilleurs termes”. Ils ont voté pour la justice et pour leur souveraineté, comme ils l’on déjà fait le 25 Janvier (en donnant la victoire électorale à Syriza)

Le jour d’après les élections de Janvier un gouvernement véritablement démocratique et oui, radical, aurait arrêté chaque euro sortant du pays, aurait répudié la dette “illégale et odieuse”, comme l’Argentine l’a fait avec grand succès, et aurait expédié un plan pour sortir de cette zone euro totalement incapacitante. Mais il n’y avait aucun plan de la sorte. Il n’y avait que la volonté de “s’assoir à la table” pour rechercher de “meilleurs termes”.

La véritable nature de Syriza a été rarement examinée et expliquée. Pour les médias étrangers, ce n’est rien de plus qu’un parti “gauchiste” ou “d’extrieme gauche” ou “noyau dur”, terminologie de confusion habituelle. Quelques uns des supporteurs internationaux de Syriza ont atteint, à un moment, des niveaux de groupies et de soutien béat qui rappelaient le temps de la monté de Barack Obama. Peu ont questionné: qui sont donc ces “radicaux” ? En quoi croient-ils ?

En 2013, Yanis Varoufakis a écrit ceci: “Devrions-nous nous féliciter de cette crise du capitalisme européen comme étant une opportunité de le remplacer par un meilleur système ? Ou devrions-nous être préoccupés et soucieux de ceci pour nous embarquer dans une campagne de stabilisation du capitalisme ? Pour moi, la réponse est claire. La crise de l’Europe a très peu de chance de donner naissance à un système meilleur que le capitalisme… Je me plie à la critique du fait que j’ai fait campagne sur un agenda fondé sur la supposition que la gauche était, et demeure, franchement vaincue… Oui, je voudrais mettre en avant un agenda radical, mais non, Je ne suis pas préparé à commettre l’erreur du parti travailliste qui suivit la victoire de Thatcher… Qu’est-ce que cela a fait en GB au début des années 1980 en faisant la promotion d’un agenda de changement socialiste que la société britannique méprisa tout en suivant le trip néo-libéral de Thatcher ? Rien en fait. Quel bien cela fera t’il aujourd’hui d’appeler à un démantèlement de la zone euro et le L’UE elle-même ?…

Varoufakis omet totalement de mentionner le parti social-démocrate qui divisa les socialistes et le vote travailliste et mena directement au blairisme. En suggérant que le peuple britannique “méprisa le changement socialiste”, alors qu’aucune réelle opportunité ne lui fut offerte pour parvenir à ces changements, il se fait l’écho d’un Tony Blair.

Les leaders de Syriza sont une sorte de révolutionnaires, mais leur révolution est l’appropriation perverse, familière, des mouvements parlementaires et socio-démocrates par des libéraux déguisés et équippés pour obéir à la ligne néo-libérale et à une ingénierie sociale dont le visage authentique est celui de Wolfgang Schauble, le ministre des finances allemand, un voyou impérialiste. Tout comme le parti travailliste (NdT: les socialos d’outre-Manche) en Grande-Bretagne et ses équivalents parmi les anciens partis socio-démocrates comme le parti travailliste australien, se décrivant eux-mêmes comme étant toujours “libéraux” et même “de gauche”, Syriza est le produit d’une classe moyenne hautement éduquée, influente et hautement privilégiée, “éduquée dans le post-modernisme”, comme l’écrivit Alex Lantier.

Pour eux, le terme de classe sociale n’est pas mentionable, sans parler de celui d’une lutte incessante, et ce indépendamment de la réalité des vies de la plupart des êtres humains. Les pontes de Syriza sont bien élevés, ils ne mènent pas du tout à la résistance que la plupart des gens ordinaires attendent, comme l’électorat grec l’a si bravement démontré, mais ils mènent à de “meilleurs termes” dans un statu quo vénal qui canalise et punit les pauvres. Lorsque fusionnés avec une “politique identitaire” et ses distractions insidieuses, la conséquence n’est pas la résistance, mais la soumission. La vie politique “de base” en Grande-Bretagne est l’exemple flagrant de tout ceci.

Cela n’est pas du tout inévitable, ce n’est pas quelque chose qui est gravé dans le marbre, si nous nous réveillons de ce long coma post-moderne et rejetons les mythes et les mensonges de ceux qui affirment nous représenter et si nous nous battons.

Résistance politique: Illusions mercantiles contre réalité sociale…

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Le cantique des cantiques

 

Robert Bibeau

 

26 décembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/du-jamais-vu-dans-leconomie-americaine/

 

La bourgeoisie et les plumitifs à sa solde (journalistes et analystes, pseudo économistes et larbins politiciens), unanimement, chantent le «Gloria» incantatoire à la gloire du capitalisme étatsunien qui aurait connu un trimestre d’enfer…du déjà vu, juste avant 1929, et les mois précédant 1974 et 2008.

Donnons une petite leçon d’économie politique à l’occasion de cette cantate des «ténors» de La Presse Canadienne (consulter leur texte dithyrambique ci-dessous). L’augmentation du PIB américain – de juillet à septembre – n’est pas la conséquence d’une augmentation de la production industrielle, mais il est dû à l’augmentation de la consommation des ménages… à crédit (!)  Ceci signifie qu’encore une fois, les ménages américains auront dépensé à ce trimestre (2014) l’argent qu’ils ne gagneront probablement pas au premier trimestre de 2015… ni aux trimestres suivants. La fosse abyssale de la dette des ménages se sera approfondie au cours de 2014 comme jamais auparavant, entraînant le train de la récession encore plus loin dans le canyon de la Dépression.

Ces barytons n’ont-ils aucune mémoire ?!…  

Juste avant le crash de 1929  de telles billevesées étaient publiées dans  la grosse Presse et dans  Le Devoir à Bourassa (!)  Juste avant  le crash de 1974-1975 encore une fois, puis à la veille de l’effondrement boursier de 2007-2008, de telles inepties ont été diffusées dans la grosse Presse à Desmarais.  Aujourd’hui, la Presse Plus – électronique – radote ce refrain  éculé de la «prospérité retrouvée» pour nous préparer à la 3e guerre mondiale qui se profile  à Fergusson – à Los Angeles – à Chicago et à New York. Pendant ce temps, les représentants  suprêmes de cette oligarchie décadente se rassemblent aux MTV Awards autour de Byoncé, les jambes écartées afin d’afficher le précipice de sa vacuité –  l’hospice illusionniste des magnats du «show-business». Nous prolétaires qu’avons-nous à faire dans ces affaires de gros sous ? La clameur raisonne aux portes de Rome enflammée et Néron chantonne.

Un «black», vaniteux rappeur, a eu la candeur de réclamer une minute de silence pour ses frères noirs massacrés un coin de rue plus loin. Assassinats dissimulés au regard des vedettes  effrayées – déjantées –  protégées par leurs gardes armés qui le jour venu ne feront pas le poids devant la rue enragée. Les cotes de la bourse bancale dissimulent mal leur frayeur abyssale.

Le sort de l’humanité se joue à Fergusson Missouri, à Los Angeles Californie, à Chicago Indiana,  à New York et dans toutes ces villes américaines ou les travailleurs pauvres, les forçats du labeur salarié, les employés de la restauration mal payés, les souffres douleurs des sweatshops de la mort triment et «boss» dans un silence infernal. Ils écriront l’éternité ces esclaves salariés de l’humanité souffrante et ascendante. À n’en pas douter, en 2015 ou plus tard, le vent ouvrier soulèvera cette humanité ostracisée.

C’est notre vœu le plus cher pour cette année à faire.

Robert Bibeau

Producteur, Les 7 du Québec.

Politique française… Bonnet rouge et bonnet d’âne

Posted in actualité, altermondialisme, économie, crise mondiale, démocratie participative, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 12 novembre 2013 by Résistance 71

Fine analyse comme à l’accoutumée de Georges Stanechy. D’un État marchant sur les mains à la répression tout azimut… Attachez vos ceintures, on est parti pour une sérieuse descente.

Dire qu’il y a encore des gens pour penser que voter sert à quelque chose !

Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais. Y (faire) croire fait partie de la panoplie du parfait petit propagandiste, vendu (consciemment ou non…) à la perpétuation du consensus du statu quo oligarchique. Les solutions sont en dehors de la « boîte ». Il suffit de dire NON !… A tout et ensemble…

— Résistance 71 —

 

Éco taxe bonnet rouge et bonnet d’âne

 

Georges Stanechy

 

8 Novembre 2013

 

url de l’article original:

http://stanechy.over-blog.com/2013/11/eco-taxe-bonnets-rouges-et-bonnets-d’Âne.html

 

« Nous marchons vers un monde inconnu sans boussole et sans pilote, il n’y a qu’une chose qui soit certaine, c’est que tout finira par un naufrage. »

Talleyrand (1)

Révolte en Bretagne.

La mise en application d’une nouvelle « taxe » provoque la colère d’une région entière. Mettant en lumière l’incurie de nos gouvernements et l’irresponsabilité de nos « élus », censés représenter et défendre les intérêts de notre « collectivité ». Votée à l’unanimité de tous les partis politiques, sous le précédent gouvernement.

« Collectivité » ? Oui, car on n’ose plus employer les termes de « peuple » ou « nation » pour ne pas être accusé de « populisme », de « souverainisme », voire de se retrouver peinturluré en « rouge-brun », par le terrorisme inquisitorial des fanatiques, radicaux imbéciles, dévots illuminés, ou mercenaires, de la « mondialisation »…

Soulèvement rappelant les lointaines Jacqueries de l’Ancien Régime par son rejet de l’injustice fiscale induisant la paupérisation croissante de ceux qui vivent non pas de spéculations ou de rentes de situation, aristocratiques, politiciennes ou mafieuses, mais de leur simple labeur. Sur fond de corruption et de gabegie d’un Etat en pleine régression, déliquescence.

Injustice fiscale et paupérisation

Taxe, s’appliquant aux transporteurs routiers mais payée « in fine » par leurs clients contraints d’expédier leurs productions ou fabrications locales vers des marchés éloignés. Tel qu’il est stipulé dans l’article 7 de la « Loi portant diverses dispositions en matière d’infrastructures et de services de transports » examinée par le Sénat, dans son rapport n° 334 du 5 février 2013 (2) :
« Cette taxe sera répercutée par les transporteurs sur les bénéficiaires de la circulation des marchandises. »

Retenons le terme, au passage : « Bénéficiaires« …

Pudiquement intitulée « éco-taxe » au motif d’avantager, pour des raisons de protection de l’environnement, les transports moins polluants : ferroviaires, fluviaux, etc. Elle incarne à la perfection les dérives et distorsions du système fiscal qui ronge le pays par sa violence à l’encontre des plus précaires. Les Bretons en ont explosé de désespoir et de rage, ressortant les « bonnets rouges » de leur grande révolte de 1675 sous Louis XIV, pressurant alors le pays pour financer sa guerre en Hollande. Evidemment, férocement réprimée par la soldatesque du Roi Soleil…

Conséquence directe de la cupidité de l’oligarchie au pouvoir, méritant d’être coiffés de « bonnets d’âne » pour leur analphabétisme des conditions réelles du pays. De « la France d’en bas », comme disait un de nos marquis enrubanné de privilèges jusqu’à ses talonnettes…

Les rouages de l’injustice et de sa violence démontrent l’abyssal fossé entre une « démocratie vertueuse » que le système de désinformation nous vend dans les JT, en France comme dans les autres pays européens, et la réalité d’une « autocratie » exercée par la nomenklatura. Consternés, les observateurs les plus neutres n’ont pu que constater le broyage du bon sens et de la légitimité citoyenne, par le cynisme de la classe politique en cheville avec des intérêts privés (3) :

i) Répression

L’autocratie ne peut tolérer l’expression populaire surtout lorsqu’elle dénonce l’injustice du système, économique, social, ou politique dans son ensemble, qui l’accable. Première et immédiate réponse : la répression. Ne pas comprendre, ne pas écouter, ne pas dialoguer : cogner !

Ce qu’on a vu en Grèce, en Espagne ou ailleurs, pour nous limiter à l’Europe, est plus que révélateur de la détermination des castes au pouvoir. La France n’y échappe pas. Les Bretons, diabolisés par les médias de la propagande, ont vu ainsi débouler des centaines de CRS. Dans un sauvage déferlement de violence, avec des blessés graves parmi les manifestants armés de leur seule détresse, dont un a eu la main arrachée le 21 octobre dernier.
.

ii) Domination des lobbies

Région enclavée, la Bretagne souffre de son éloignement des grands marchés de consommation français et européens. De plus, ses productions sont soumises à un dumping implacable des producteurs hollandais, danois et surtout allemands, notamment dans la « filière » porc et poulet.

Obligeant à un nivellement par le bas, dans un premier effet, sous forme d’affaissement de la qualité. Au point d’en arriver, sous la pression de la grande distribution, à la « non qualité », dont on a vu les souterraines ramifications lors de l’affaire des « lasagnes à la viande de cheval ». Puis, dans un effet collatéral, provoquant la disparition progressive des entreprises familiales incapables de lutter contre les groupes européens de l’agro-industrie employant une main d’œuvre, venant de pays « émergents », dans un contexte proche du servage moyenâgeux.

L’éco-taxe pénalise les éleveurs, mais aussi les producteurs de primeurs qui vont voir leurs produits plus taxés à 300 km de Rungis que ceux parcourant des milliers de kilomètres, arrivant par avion à Roissy, ou par bateau transitant via les ports d’Anvers, Rotterdam ou Amsterdam et les réseaux autoroutiers européens.

En effet, sous la pression des lobbies, l’écotaxe ne sera pas payée sur les portions d’autoroutes privatisées. Encore mieux, et suprême raffinement : la taxe n’est pas proportionnelle au kilométrage parcouru, pénalisant ainsi les petits trajets. Astuces servant sur un plateau d’argent des « bonus » mirobolants aux transports à longue distance et, en conséquence, aux grandes sociétés du transport international…

Mais aussi, tout aussi habilement, aux sociétés d’autoroute. Comme le reconnaît « naïvement », ou avec un cynique fatalisme, le Sénat dans son rapport (4) :

« [Cette taxe] entraînera un report de trafic vers le réseau concédé (autoroutes) générant une augmentation des recettes des péages comprises entre 250 et 400 millions d’euros.
[…] Lors de son audition par la commission du développement durable et en réponse à une question de votre rapporteur, Frédéric Cuvilier, ministre délégué chargé des transports, a indiqué que « les concessionnaires d’autoroutes bénéficieront, je le crains, d’un effet d’aubaine »… ».

On comprend mieux pourquoi le chef de file du consortium (70% des parts) d’Ecomouv’, gestionnaire désigné de l’éco-taxe, soit le géant européen des autoroutes, de nationalité italienne : « Autostrade per l’Italia« … (5)

Ah !… Cette tendresse infinie de nos parlementaires pour les lobbies et multinationales…

iii) Abandon de souveraineté

Ces concessions répétées, multiformes, dépouillent l’Etat, autrement dit notre « Bien Collectif », de sa souveraineté et de ses ressources. Gravissime régression, avec l’éco-taxe réapparaît le vieux système féodal de la « ferme des impôts ». (6) Comme sous l’Ancien Régime, où les impôts étaient levés par des particuliers, des « fermiers généraux » (Fouquet en reste l’archétype), cette taxe sera collectée par un consortium privé : Ecomouv’.

« L’Etat aurait pu faire le choix de recourir à un partenaire privé pour la conception et la maintenance du dispositif de collecte. La particularité du contrat « éco-taxe » réside dans le fait qu’Ecomouv’ assure également l’exploitation, c’est-à-dire qu’il a un rôle central dans la collecte de la taxe. »

C’est en ces termes (7) que le Sénat entérine l’abandon de souveraineté de la France en matière d’impôts, ouvrant la voie à des démantèlements ultérieurs qui vont probablement s’accélérer avec le temps…

Certains commentateurs, plus ou moins bien intentionnés, rétorquent que la TVA est actuellement collectée par les entreprises. Dans ces conditions, pourquoi ne pas confier l’éco-taxe à un consortium privé ?…

C’est oublier, ou occulter le fait, que les entreprises collectant la TVA ne retiennent pas 23% de rémunération, pharaonique commission, sur les encaissements reçus, comme s’apprête à le faire Ecomouv’… (8)

iv) Pillage de la collectivité

Dans ce même rapport, le Sénat admet que l’éco-taxe, sur une base annuelle, est (9) :
« … incontestablement coûteuse à recouvrer puisqu’à peu près 280 millions d’euros sur un total de 1 200 millions, soit environ 23%, sont consacrés à la rémunération du prestataire privé. »
.
Paradoxe, alors que la propagande ultralibérale ne cesse de prêcher la disparition des fonctions de gestion de la Collectivité qu’assure l’Etat dans la braderie des privatisations, sous prétexte que « Le Privé » gère mieux que lui, le Sénat rappelle :
« A titre de comparaison, ce pourcentage [des coûts de recouvrement] ne dépasse pas 1,2 % pour l’impôt sur le revenu. »

Qui représente, avec un niveau de complexité vu le nombre de contribuables concernés autrement plus élevé, un montant de 71 903 millions d’euros au titre du Budget 2013

On l’oublie, mais l’Etat se montre, bien souvent, largement plus compétitif que Le Privé, lorsqu’on veut bien quitter les fumées de « l’idéologie » pour scruter les « faits »…

Comment justifier pareilles aberrations ?… Nos parlementaires, loin de s’en offusquer, se portent au secours du prestataire (10)… Tout juste s’ils ne nous feraient pas pleurer sur son misérable sort :

« Au titre de l’investissement, il a dû engager près de 550 millions d’euros . »

Et, argument ultime, dans une cascade de formules rhétoriques aussi creuses que stupides :
« Au total, votre rapporteur estime que, au regard des exigences exposées par l’Etat et par les règles communautaires et des contraintes technologique du système, le coût global du contrat de partenariat, ne semble pas surestimé. »

Ainsi le Sénat, froidement, délivrant sa bénédiction, couvre les pires atteintes aux intérêts de l’Etat, et de ses citoyens. Dans le contentement de soi, tel un paon déployant son plumage d’incompétence et de crétinisme…

Les Bretons ont raison, il convient de remettre à plat cette usine à gaz…

Tout simplement, parce qu’il s’agit d’une « arnaque ».

Le rendement de cette taxe est quasiment nul par rapport à son coût direct. Et indirect, par ses ravages, comme les Bretons ont le courage de le rappeler. Il ne représente avec une recette de seulement 1200 millions d’euros annuels que le bénéfice d’une seule de nos banques que les contribuables renflouent à intervalles réguliers. Exemple : le Crédit Agricole affiche un bénéfice de 750 millions pour les 3 premiers trimestres 2013…

« Arnaque », en premier lieu, au détriment de l’Etat en le spoliant. En second, du citoyen, qui va devoir acquitter une taxe en tant que consommateur. Puisque le citoyen est ravalé, dans notre modèle social actuel, au niveau de simple consommateur sur lequel les prédateurs tondent la laine à longueur d’année…

Oui. Une « arnaque ». Connaissez-vous un projet d’investissement dans une activité industrielle, agricole ou de services, dont l’investissement est récupéré en moins de deux ans ?

Le Sénat nous dit que le consortium a investi près de 550 millions d’euros. Et, qu’il va encaisser 280 millions de recettes par an. En deux ans, il aura donc engrangé 560 millions d’euros. Déjà un bonus de 10 millions d’euros au bout de deux ans, après avoir ramassé toutes ses billes. Qui dit mieux ?

Personne. Parce que cela n’existe que dans la sphère de la spéculation.

De plus, le contrat signé entre l’Etat et le consortium est fixé pour une durée de 159 mois, soit 13 ans et 3 mois. Ce qui veut dire, qu’après deux ans de récupération de l’investissement initial, le reste va être uniquement du « bénéfice », mis à part de faibles coûts de maintenance et de salaire des employés, la plupart détachés du consortium, « pour une poignée de pois chiches » (200 à Metz et 100 à Paris). Que du « gras » le restant du contrat, pour reprendre le jargon du milieu. Qui dit mieux ?

Personne. Parce que cela n’existe que dans la sphère de la spéculation.

Quant au prétexte de l’harmonisation fiscale avec les autres pays de l’Union Européenne… De quoi rire, quand on sait qu’à ce jour aucune normalisation fiscale n’a vu l’esquisse d’une perspective, que ce soit dans le domaine de l’impôt sur les sociétés, sur le revenu, sur les successions, etc.

Il y aurait, à présent, formation d’une commission d’enquête devant le scandale de pareilles combines au plus haut niveau de l’appareil politique…

Mais, comme l’objectait un « présentateur-prêcheur » du Capitalisme Sauvage (« A bas l’Etat ! », s’égosille-t-il tous les matins avec ses compères) sur une chaîne TV « spécialisée dans l’économie » :
 »Pourquoi enquêter sur la passation de ce marché entre l’Etat et le consortium privé, alors que le Sénat l’a bien spécifié : R.A.S. ?… »

v) Trahison des “dignitaires écologistes”

Tout aussi affligeant est de constater la complicité des « dignitaires écologistes », toutes tendances réunies. Habituellement dispersés, atomisés, en une multitude de chapelles, défendant avec acharnement le territoire de leurs paroisses les uns à l’encontre des autres. Egos en cartouchière, englués dans des guérillas personnelles. Les voilà, subitement, participant en chœur à la farce de l’éco-taxe…

Alors qu’ils bénéficient d’accès à des informations, à des moyens d’investigation, que les militants de base de la cause écologique n’ont pas, comment ont-ils pu prêter la main à pareilles manipulations, gabegies et autres embrouilles, au seul bénéfice de multinationales ?…

Par cette véritable trahison, « dignitaires » et « dirigeants » amplifient deux phénomènes pervers pour la cause de l’écologie et l’avenir de notre pays :

=> C’est instaurer, développer, une perte de crédibilité dans l’opinion. Rien d’étonnant à leurs microscopiques résultats lors d’élections municipales ou nationales. Infligeant un recul de la cause, de la prise de conscience, car trop focalisés sur des mesures de pénalisation. L’écologie doit se développer, avant tout, par des mesures d’incitation, d’aide, d’encouragement, et non pas par des mesures fiscales discriminatoires et pénalisantes, surtout pour l’outil de travail des plus précaires.

Est alors brandi l’éternel slogan : « pollueur = payeur » !… Evidemment, les entreprises aux comportements irresponsables sont à sanctionner ; celles qui font travailler leur personnel dans des conditions dangereuses, polluent rivages, rivières, nappes phréatiques, et autre dégâts.

Encore faut-il être cohérent.

Avant d’en arriver à l’éco-taxe pour diminuer le gaz carbonique et protéger nos poumons, qu’en est-il des 60.000 français qui meurent chaque année de tabagisme, non compris les multiples pathologies cancéreuses liées son fléau ?… Le tout à la charge de la collectivité, notamment de la Sécurité Sociale ?… La peau d’un français vaut-elle moins que celle d’un bébé phoque ou d’un gorille, ou l’essieu d’un camion ?…

– Quelles actions sont engagés par les « dignitaires écologistes » pour forcer les cigarettiers à retirer des cigarettes les produits chimiques destinés à entretenir l’addiction, par exemple ?…

– Quelles actions sont engagées par les dignitaires écologistes pour faire payer le « polluer-tueur » (600.000 personnes tous les 10 ans), en l’occurrence : un taux d’imposition de 75 % des bénéfices reversés à la Sécurité Sociale, autre exemple ?…

Mais, hypocrite silence face à cette colossale calamité …

=> Tout aussi pervers, par cette complicité, les privilégiés de l’évasion ou de l’exemption fiscale (multinationales, sociétés du CAC 40 [les recettes de l’impôt sur les sociétés représentent environ le 1/3 de celles de la TVA, et seulement 2/3 de celui sur les revenus], grandes fortunes) qui ne paient pas les impôts qu’ils devraient, exultent, en profitent. Ce sont des milliards, chaque année, qui échappent aux recettes de l’Etat, spoliant notre pays, notre collectivité.

S’abritant derrière ce « ras le bol fiscal » des catégories sociales accablées d’impôts et de charges, auxquels s’ajoutent des taux bancaires usuraires (PME-PMI, artisans commerçants, petits producteurs agricoles, professions libérales, auto-employeurs, etc.), les grands profiteurs des « niches » et de l’ingénierie fiscales manipulent ce mécontentement, dans l’impudence, pour réclamer une « pause fiscale ». Eux, qui ne paient pas d’impôts en rapport avec leurs revenus et leurs richesses !…

Par l’application stupide de l’éco-taxe, les « dignitaires écologistes », une fois encore, se rendent solidaires de la cupidité et de la voracité des prédateurs.

Des recettes fiscales dans un pays aussi riche que la France, au 5° rang dans le monde par son PIB, peuvent se trouver ailleurs que dans la pénalisation des plus précaires et des consommateurs pris en otage. Comme en témoigne la progression de la richesse personnelle des 500 plus grandes « fortunes professionnelles » (non compris le patrimoine personnel) en 2012 : + 25 %…

 

« Le montant total de la fortune professionnelle des 500 plus riches s’élève à 330 milliards d’euros, une hausse de + 25 % par rapport à 2012. Ce groupe, qui représente un cent-millième de la population française, détient environ 10 % du patrimoine financier total du pays. Mais les inégalités sont fortes entre les super riches : les 10 premiers concentrent 40 % de la fortune des 500 plus riches…
Visiblement, ni la crise ni la politique fiscale n’entament la progression des grandes fortunes. » (11)

Ces « dignitaires écologistes », sont-ils crétins ou malhonnêtes ?… Ou, les deux à la fois ?…

Pathétique théâtre de marionnettes…

Pour m’oxygéner, je vais de ce pas m’acheter un bonnet rouge.

1. « Talleyrand », Jean Orieux, Flammarion, 1970, p. 734.
2. Rapport du Sénat, au nom de la Commission des Finances, n° 334, enregistré à la présidence du Sénat le 5 février 2013, présenté par Mme Marie-Hélène Des Egaulx – Sénateur, téléchargeable : http://www.senat.fr/rap/a12-334/a12-3341.pdf, p. 11.
3. Jacques Sapir, « Bonnets rouges et papier timbré », RussEurope, 27 octobre 2013, http://russeurope.hypotheses.org/1643
4. Rapport du Sénat, n° 334, Op. Cit., p. 28.

5. Rapport du Sénat, n° 334, Op. Cit., p. 20.

6. Jacques Sapir, « Quelle réforme pour l’écotaxe ? « , RussEurope, 2 novembre 2013, http://russeurope.hypotheses.org/1656
7. Rapport du Sénat, n° 334, Op. Cit., p. 22.

8. Rapport du Sénat, n° 334, Op. Cit., p. 29.

9. Rapport du Sénat, n° 334, Op. Cit., p. 29.

10. Rapport du Sénat, n° 334, Op. Cit., p. 30.

11. Les 10 plus grandes fortunes de France, Observatoire des inégalités, 11 juillet 2013, http://www.inegalites.fr/spip.php?article269

Crise économique: Le pays du goulag levant économie du tiers-monde (Paul Craig Roberts)

Posted in actualité, économie, crise mondiale, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, Social & Retraite, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 25 octobre 2013 by Résistance 71

Comprenons bien une chose qu’il est bon de toujours rappeler:

L’oligarchie financière transnationale utilise son arme de destruction massive économique: l’état et la pathétique fraude internationale qu’est « l’économie de marché », pour éviscérer les sociétés, créer le plus de chaos possible duquel surgira leur solution toute prête de gouvernance mondiale.

Tout ceci est planifiée de longue date. Seul salut: Refuser de jouer leur jeu, en masse et renverser la table où repose l’échiquier du jeu truqué… Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais, c’est pourtant simple à comprendre…

— Résistance 71 —

 

Les Etats-Unis sont déjà une économie du tiers monde (Paul Craig Roberts)

 

Press TV

 

24 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2013/10/24/331063/us-already-third-world-economy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un économiste américain très connu dit que les Etats-Unis sont déjà devenus une économie du tiers-monde alors que la super-puissance mondiale continue inlassablement à délocaliser son PIB.

“Si la délocalisation du travail continue, les Etats-Unis seront une économie du tiers-monde déclarée dans moins de 20 ans”, a écrit Paul Craig Roberts dans une colonne pour Press TV Jeudi.

“L’Amérique est dans les toilettes et le reste du monde est au courant”, a t’il écrit, notant au passage que “toujours plus de petites entreprises disparaissent, que les cartes de membres diminuent dans les clubs de golf, que de plus en plus de diplômés des universités retournent vivre chez leurs parents, qui utilisent leurs économies pour vivre.”

“Avec le monde qui se détache du dollar afin de règler les dépenses internationales, alors que la réserve fédérale en imprime toujours plus, la vitesse à laquelle les détendeurs d’avoirs en dollars vont vendre leurs porte-feuille va s’accélérer,” a écrit Roberts.

L’économiste a ajouté que les néo-conservateurs américains qui dirigent à Washington et leurs alliés israéliens sont néanmoins déterminés à ce que “Washington commence encore plus de guerres afin de créer un Lebensraum (espace vital) pour Israël.”

Un nouveau rapport d’activité publié Mardi, montre que l’économie américaine ne récupère pas et que bon nombre d’économistes avertissent que les luttes fiscales constantes de Washington ne font que rendre la situation bien pire.

L’économie américaine a ajouté 148 000 emplois en Septembre tandis que le taux (NdT: bidouillé comme tous les chiffes du chômage, partout…) est retombé à 7,2% (NdT: le chiffre officieux étant de 21% quand on inclut tout le monde sans emplois, Roberts l’avait expliqué dans un article précédent…), ont rapporté les économistes fédéraux Mardi. Le rapport ne remplit pas les attentes alors que les estimations des économistes étaient de 185 000 emplois créés (NdT: qui ne sont pour la plupart que des petits boulots, souvent temporaires et mal payés, comme l’avait aussi expliqué Roberts ultérieurement).

“Le déclin dans la valeur marchande du dollar et l’inflation domestique qui en résulte forceront la Fed à arrêter la planche à billets. Qu’est-ce qui couvrira alors le trou béant entre les rentrées et les dépenses ? La réponse plus que probable est: les fonds de pension et tout ce sur quoi Washington pourra mettre la main.” A noté Roberts dans son article.

Des analystes disent que le récent “shutdown” du gouvernement américain pourrait brouiller la valeur des rapports des deux prochains mois, ce qui veut dire qu’une image plus claire du marché du travail n’appaîtra pas avant le rapport de Décembre qui sera publié en Janvier (NdT: c’est à dire après la sacro-sainte orgie de dépenses des fêtes de fin d’année pour laquelle les yankees iraient en guerre si on leur supprimait, pour acheter des tonnes de conneries inutiles pour lesquelles ils paieront des 25-30% d’intérêt par an le reste de leurs vies pathétiques de consommateurs décérébrés…).

(pseudo) résistance politique… Syndicats foie jaune, demandez le programme…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, Social & Retraite, société libertaire with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 17 septembre 2013 by Résistance 71

Les falsificateurs

 

Le Monde Libertaire

 

12 Septembre 2013

 

url de l’article:

http://www.monde-libertaire.fr/syndicalisme/16578-les-falsificateurs

 

C’est reparti le mauvais feuilleton sur une énième réforme pourrie qu’on essaie de nous vendre. Gouvernement, patronat, direction de la CFDT et médias vont, comme en 2010, utiliser tous les subterfuges, tous les mensonges, toutes les falsifications pour faire passer la réforme des retraites du premier sinistre Ayrault.

Certes, comme c’est un gouvernement de gauche, on nous fait le coup du dialogue social, de la concertation, en l’occurrence de la conférence sociale qui dure tout l’été. Le principe est simple : on dit aux syndicats, les fameux partenaires sociaux, à quoi on veut aboutir et à eux de trouver les moyens de faire avaler la couleuvre. Les ficelles sont connues. On fait fuiter à droite à gauche quelques informations laissant croire que les coups seront particulièrement rudes (44, voire 45 annuités, remise en cause du Code des pensions.) et au final c’est un peu moins brutal, ce qui permet de dire à certaines directions syndicales qu’on s’en tire bien. On ajoute un petit couplet antifonctionnaires qui seraient des nantis, ça peut pas faire de mal pour entretenir la division. Le procédé est breveté.

Si l’on ajoute une propagande médiatique quotidienne pour reprendre les propos des tenants du pouvoir sur l’espérance de vie, blabla, le coût du travail, blabla, la compétitivité, blabla… Vous vous rendez pas compte mon bon monsieur comme on a du mal quand on est patron…

Bien évidemment, la direction de la CFDT est à la pointe de ce dispositif de truands, tout comme elle l’était il y a quelques mois pour signer l’accord de la honte qui détruisait une partie du Code du travail, transposé depuis en loi.

Face à cette falsification organisée, il importe d’abord de rétablir les faits et la réalité de ce que vivent les salariés du privé comme du public, les chômeurs, les jeunes et les retraités.

Certes, l’espérance de vie augmente (quelle honte ces pauvres qui veulent profiter un peu de leur retraite) mais l’espérance de vie en bonne santé diminue (attaque contre le système de santé, déremboursement, conditions de travail dégradées) pour se situer aujourd’hui autour de 63 ans. Augmenter les annuités nécessaires jusqu’à 43 ans pour la génération 1973, c’est pousser inéluctablement soit à une retraite de misère, soit à une retraite à 67 ans, compte tenu de l’âge moyen du premier boulot. Bref, le rêve des exploiteurs, mettre en place la retraite des morts !

Certes, le nombre de retraités a augmenté mais la productivité a été multipliée par cinq depuis 1960, ce qui signifie qu’un « actif », comme l’on dit, produit cinq fois plus de richesse en 2013. Richesse accaparée de plus en plus par les actionnaires et spéculateurs de tous poils.

Les patrons, avec leur nouveau chefaillon, Gattaz junior, pleurnichent tous les matins sur les salariés français qui ne travaillent pas assez longtemps et sur le «coût exorbitant des charges» qui leur incombent. Ils oublient de dire que les entreprises sont les premières à se débarrasser des « seniors » lors des plans sociaux qui se multiplient et qu’elles bénéficient chaque année de 30 milliards d’exonérations (ce qui correspond à véritable hold-up de notre salaire différé), exonérations qui permettraient à elles seules de revenir aux 37,5 annuités !

Ce devoir de vérité établi, le problème ensuite est de construire un véritable rapport de force susceptible de les faire reculer. De ce point de vue, la situation a tout de même changé depuis 2010. L’axe CFDT-CGT qui avait à l’époque programmé l’échec du mouvement, malgré des millions de manifestants, s’est fissuré. Non pas que l’appareil CGT ait changé et que Thierry Le Paon ait découvert les vertus de la lutte de classe, mais la base CGTiste a fait bouger les lignes et la toute dernière trahison de la CFDT concernant le droit du travail a conforté la rupture actuelle. L’appel national unitaire du 8 juillet (CGT-FO- FSU- Solidaires) pour une « journée de grèves et de manifestations » plus clair que d’habitude est un point d’appui. De même les déclarations de Jean-Claude Mailly – « Nous ferons tout pour les faire reculer » – donnent un ton déterminé. Cela dit, pas d’illusion, nous n’obtiendrons que ce que nous irons chercher par la grève et le blocage du pays. Et c’est pas gagné. Outre tous les ennemis déjà identifiés (État, patronat, direction de la CFDT), les appareils risquent d’opposer aux salariés la « machine à perdre » que constitue le dispositif de journées saute-mouton. Ainsi une partie de la direction de la FSU n’aurait pas été contre une journée «éducation nationale» à la mi-septembre et cela manœuvre aussi du côté des fédérations de fonctionnaires pour organiser une journée qui réintégrerait des thèmes «consensuels» de l’Unsa et de la CFDT fidèles et zélés serviteurs du gouvernement. Division, diversion, confusion.

Bref, soit on se résigne, ce qui ne sera jamais le cas des militants anarchistes et anarcho-syndicalistes, soit on fait tout pour que boîte par boîte, administration par administration, on construise la grève interprofessionnelle, celle qui tape à la caisse du patronat, celle qui bloque le système, celle qui rassemble tous les exploités, celle qui décide elle-même hors des bureaucraties et des partis de la conduite du mouvement.

Fabrice (groupe La Sociale)

Crise économique planifiée: Pour l’oligarchie, le plan suit son cours…

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Une fois de plus, ne nous leurrons pas en nous disant: « c’est en Amérique, çà n’arrivera pas chez nous… » Ceci est le plan des parasites oligarques pour le monde entier ! La création d’un vaste sous-prolétariat (qui sera massivement éliminé lorsque l’état fasciste mondial sera en place et la grille de contrôle verrouillée…) d’Hommes nomades comme le caractérise Attali, idéologue français du Nouvel Ordre Mondial, abrutis et serviles, une caste de gardes-chiourme du système et la petite élite du haut de la pyramide (cf le film visionnaire de Fritz Lang « Metropolis ») qui manipule le reste.

La précarité généralisée fait partie du plan d’instauration de N.O.M: laminés groggy dans les cordes, assommés par la pauvreté, les guerres incessantes et l’insécurité généralisée, les peuples supplieront à genoux les « élites » auto-proclamées de les sortir de cette condition. Les psyhopathes ont la solution toute prête: la gouvernance mondiale de leur état fasciste supranational.

Le seul moyen d’arrêter cela ? Dire NON ! En masse et reprendre le pouvoir pour le diluer dans le peuple à l’échelle planétaire. Toujours croire aujourd’hui que changer de figures dans l’État parasite changera quoi que ce soit est non seulement naïf, mais complice des crimes commis en permanence « en notre nom ».

Il n’y a pas de solutions au sein du système… Beaucoup l’ont dit dans le passé, bon nombre d’intellectuels et d’activistes l’ont dit de manière contemporaine: Zinn, Pilger, Roberts, Chomsky, le temps d’agir dans nos communautés, en autogestion, de créer le contre-pouvoir nécessaire par la désobéissance civile de masse, est venu. Réflexion dans nos communautés, mise en commun de nos idées, communication, action directe autogestionaire et de désobéissance civile, boycott des institutions, de l’impôt sont nos meilleures armes. Le système repose sur deux piliers essentiels: le pilier économique capitaliste et monopoliste, le piler des institutions, garde-chiourme des privilèges économiques.

Il nous faut détruire ces piliers pierre par pierre, posément et avec conviction ; nos outils ? Ceux mentionnés ci-dessus… Rien ne peut s’opposer à un peuple uni qui agit avec la conscience politique de gagner une liberté qu’il n’a jamais eu… mais seulement goûté  l’illusion !…

— Résistance 71 —

 

80% des adultes états-uniens font face à la précarité et au chômage

 

Press TV

 

28 Juillet 2013

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2013/07/28/316090/80-of-us-adults-face-nearpoverty-no-jobs/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les données d’une nouvelle étude montrent que le chômage, la précarité ou la dépendance aux subsides est un problème pour 80% des adultes américains durant au moins une partie de leurs vies.

Des données exclusives divulguées par l’agence Associated Press indiquent que le fossé grandissant entre les riches et les pauvres aux Etats-Unis et le manque de travail bien payé dans le secteur secondaire (industrie) sont les deux raisons majeures du pourquoi les adultes etats-uniens éprouvent des difficultés dans leurs vies.

“Je pense que cela va empirer”, a dit Irene Salyers, 52 ans, résidente du County de Buchanan en Virginie.

“Si vous demandez un emploi, ils n’y en a pas, et lorsqu’il y en a c’est mal payé”, a ajouté Salyers alors qu’elle mettait en garde que les enfants américains “n’avaient rien de mieux à faire que de se droguer.”

Les données d’AP ont montré que bien que les minorités ethniques et raciales ont toujours plus de chances de vivre dans la pauvreté, le nombre de pauvres blancs a augmenté de manière plus que significative depuis les années 1970. Il y a 46,2 millions d’Américains, ce qui constitue 15% de la population états-unienne, qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, et plus de 19 millions de blancs sont pauvres, ou 41% des destitués de la nation.

De plus, les données montrent que si l’inégalité des revenus continue à croître aux Etats-Unis, vers 2030, 85% des adultes américains feront l’expérience d’une insécurité économique durant certaines périodes de leur vie.

L’insécurité économique pour les adultes étant définie comme faire face au chômage durant sa vie active et devant être dépendant pendant une année ou plus des aides de l’état comme les tickets alimentaires.

Les données de l’agence AP ont aussi montré que le nombre de blancs pauvres de la classe laborieuse aux Etats-Unis a augmenté plus vite que le nombre de travailleurs non blancs depuis l’an 2000.