Archive pour sionisme et antisémitisme entretien avec Gilad Atzmon

Résistance au colonialisme: La Fin de Sion (Gilad Atzmon)

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 17 septembre 2018 by Résistance 71

“La seule excuse de dieu, c’est qu’il n’existe pas.”
~ Stendhal ~

“ ‘La meilleure façon de contrôler l’opposition est de la mener nous-mêmes’ disait déjà Lénine dans sa vision politique subversive et ‘1984’ d’Orwell en a fourni un exemple fictif, celui d’un appareil politique dans lequel cette vision est mise en pratique… Dans ‘1984’, la tyrannie du politiquement correct restreint le discours et arrête net les gens de voir qu’Emmanuel Goldstein n’est pas vraiment un ‘ennemi de l’État’, mais que lui-même, n’est qu’un symptôme de la maladie. Et n’est-ce pas aussi le politiquement correct pur et simple, qui nous empêche de jamais mentionner le fait que le protagoniste, personnage de Goldstein, est lui-même, juif ?…”
~ Gilad Atzmon, “Being in Time”, 2017 ~

La fin de Sion

 

Gilad Atzmom

 

12 septembre 2018

 

url de l’article:

https://www.gilad.co.uk/writings/2018/9/12/the-end-of-zion

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Avant la nouvelle année juive, Rosh Hashana, les Hébreux sont ordonnés de faire une évaluation de leur position vis à vis du monde. Haaretz, le journal des soi-disants “Israéliens qui pensent”, a suivi cette Mitzvah, sondant les juifs israéliens sur leurs attitudes vis à vis du fait d’être juif, du judaïsme, de dieu et du “juif”.

Le dieu juif

Le dieu juif est, sans l’ombre d’un doute, une spectaculaire invention. Il ou elle a été inventé(e) par les juifs pour les aimer tout particulièrement. Le dieu juif est un personnage jaloux et vengeur. Il prend part à des projets génocidaires, utilisant des armes de destruction massive chimiques et biologiques comme pourrait en témoigner les anciens égyptiens. Il est évident que le dieu juif n’aurait aucune chance devant le TPI de La Haye, mais les juifs semblent aimer leur dieu et le plus sûrement ont peur de leur propre invention.

On pourrait bien entendu se demander pourquoi les juifs ont-ils inventé une déité si antipathique ; ne pouvaient-ils pas au contraire, contempler un père magnanime et sympathique ? Initialement, le sionisme était un mouvement nationaliste séculier juif qui essaya de séparer les juifs de leur méchant dieu, d’en faire un peuple sage. Ceci présent à l’esprit, il est fascinant d’examiner ce qui manquait à la “promesse” séculière sioniste.

Pas grand chose apparemment.

D’après le sondage de Haaretz “54% des juifs israéliens croient en dieu et un autre 21 % acceptent l’existence d’une puissance supérieure indéfinie autre que dieu”. Un sondage publié par Pew Research il y a quelques mois trouva que 56% des Américains croient au dieu original de la bible et 23% de plus croient en une force supérieure. Notons quand même qu’à l’encontre du dieu juif, le dieu américain est en majorité chrétien, gentil et miséricordieux.

Le sondage d’Haaretz révèle la relation très étroite entre la politique de droite et le judaïsme. 78% des Israéliens de droite croient en dieu. Seulement 15% des Israéliens de gauche croient en dieu. Ceci veut dire qu’alors qu’Israël devient de plus en plus religieuse, la destinée de la gauche israélienne est scellée. Ceci n’est pas du tout surprenant. La “gauche” est une attitude universelle. Le judaïsme est un concept tribal, le tribal et l’universel sont comme l’huile et l’eau, ils ne se mélangent pas. La gauche israélienne est destinée à mourir en assumant qu’elle n’est pas déjà morte.

L’exclusivité juive

Le sondage révèle qu’”un peu plus de la moitié des juifs israéliens croient que leur droit à la terre d’Israël provient de l’accord divin avec dieu dans la bible.” Je pense que ça ne laisse pas beaucoup d’espoir pour la paix. “56% croient que le peuple juif est le peuple élu de dieu.” Ce qui laisse encore moins d’espoir pour la paix. Et pour bien retirer tout espoir de paix et de possibilité d’une résolution paisible dans un futur proche, Haaretz révèle que “79% des israéliens de droite croient que dieu a choisi les juifs… 74% des gens de droite croient qu’Israël a reçu de dieu un titre de propriété sur la terre d’Israël.

La vaste majorité des Israéliens semblent adhérer à une notion judaïque très rigide du fait “d’être choisis” qui se traduit par la légitimité sur la terre de quelqu’un d’autre. (NdT: notons au passage ici que cette notion est très vivace chez les Yankees et qu’elle a aussi été gravée dans le marbre de la loi au moyen de la décision de la Cour Suprême des Etats-Unis dans l’affaire de Johnson c. McIntosh de 1823… L’exceptionnalisme et la destinée manifeste de son peule élu de dieu ne fait pas non plus de doute outre-Atlantique…)

Je me demande ce que les 13% d’Israéliens “de gauche” qui se voient également “choisis de dieu”, pensent ce qu’est réellement l’idéologie de gauche ?… La justice sociale est-elle “seulement pour les juifs et non pas pour le grand nombre” ?

La déité juive

Dans mon dernier livre “Being in Time”, j’argumente qu’une étude culturelle des juifs et de leurs nombreux préceptes religieux (judaï-sme, athé-isme, sion-isme, holocaust-isme, interventionn-isme moral, tout-isme etc…) révèle que les religions juives peuvent être caractérisées comme un ensemble d’idées facilitant la justification de la propriété sur la terre. L’holocauste, que quelques érudits et universitaires juifs pensent être la plus populaire des religions juives, est attachée à une liste de faits acquis d’ordre culturel, politique et bien entendu financier. Le sionisme, une autre religion très populaire juive, tient pour acquis que ce fut le “dieu d’Israël” qui a promis la Palestine au peuple choisi, élu.

Mais le droit juif à la terre n’est pas juste une attitude israélienne ou sioniste. Quand les juifs anti-sionistes font valoir leurs positions politiques, ils déclarent d’abord leur unique “droit de propriété” avec leurs croyances.

“En tant que juifs, nous sommes ici pour kosheriser le mouvement de solidarité aux Palestiniens.” Bon nombre des mêmes juifs qui ont “légitimé” la plaidoirie palestinienne, sont très occupés de nos jours à donner une validation kosher à Jeremy Corbyn (NdT: leader du parti travailliste/socialiste britannique). De manière générale, le droit de la gauche juive a été exercé en distribuant des “coups de tampon kosher” à ceux qui dépeignent les “juifs” sous une lumière humaine et positive.

Israël semble être divisée sur des affaires religieuses mais l’affaire est pourtant assez simple et directe. Avec 51% des personnes sondées croyant que le droit juif à la terre d’Israël a ses racines dans a promesse de dieu, la réconciliation régionale n’est probablement pas le prochain projet émergeant du “pipeline”.

Darwin n’a pas fait son Aliya

Le sondage suggère qu’Israël est séparée géographiquement et culturellement: “85% des Jérusalémites croient en dieu, comparé à seulement 44% à Tel Aviv et dans la région centrale. Seulement un quart des juifs israéliens observent le Shabbat, mais 66% le maintiennent à Jérusalem comparé à seulement 15% à Tel Aviv ou Haïfa. 37% ne croient pas que les humains et les primates ont un ancêtre commun, résultat troublant, mais à Jérusalem les anti-darwiniens jouissent d’une majorité absolue à 81% tandis qu’à Tel Aviv ils sont une minorité à “seulement” 27%.

Israel devient “plus juive”

Haaretz note que “les différences les plus notoires sont générationnelles. En Israël en 2018, les plus jeunes juifs auront tendance à être plus religieux, plus conservateurs et à vouloir imposer plus leurs croyances aux autres. 65% de la population laisseraient les supermarchés et commerces ouverts le jour du Shabbat, mais cette position n’est soutenue que par seulement 51% des gens entre 18 et 24 ans, en comparaison avec 84% pour les 65 ans et plus…

Haaretz fait remarquer que le glissement religieux vers les jeunes israéliens “se tient en contraste marqué avec ce qu’il se passe aux Etats-Unis et en Europe occidentale où les jeunes de ce millénaire larguent la religion en grand nombre.” En Israël, “les jeunes juifs vont à shul deux fois plus que leurs parents et grands-parents, tandis qu’aux Etats-Unis et en Europe c’est l’inverse qui est vrai.” En d’autres termes, “Israël devient plus juive, du moins à l’heure actuelle”.

Ces résultats indiquent qu’Israël s’écarte de la sagesse. Le sionisme a promis de moderniser et de civiliser les juifs au moyen du “retour à la terre promise”, mais l’état juif a réalisé exactement l’inverse. Alors qu’Israël s’est transformée en un ghetto obscurantiste et oppresseur entouré d’énormes murs de béton, c’est en fait les jeunes juifs de la diaspora qui creusent ce ghetto et le renforcent.

 

Résistance au colonialisme: Crimes de guerre envers les Gazaouis contre déculottée militaire sur le terrain… çà sent le sapin pour Israël

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La fin d’Israël

 

Gilad Atzmon

 

21 juillet 2014

 

url de l’article original;

http://www.gilad.co.uk/writings/the-end-of-israel.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans son discours à la nation, le premier ministre Netanyahou a reconnu hier que la guerre de Gaza est une bataille pour l’existence même de l’état juif.

Netanyahou a raison et Israël ne peut pas gagner cette bataille ; il ne peut même pas définir ce qu’une victoire pourrait comprendre. Il est certain que cette bataille n’est pas au sujet des tunnels ou des militants et de leurs opérations sous-terraines. Les tunnels sont juste des armes, de la logistique de résistance et non pas la résistance elle-même. Le Hamas et les résistants de Gaza ont piégé Israël dans une zone de bataille dans laquelle Israël ne pourra jamais avoir de succès et le Hamas dicte ses conditions, choisit le terrain d’affrontement et a écrit les termes mêmes requis pour conclure ce cycle de violence.

Durant dix jours, Netanyahou a fait tout ce qu’il a pu pour empêcher une opération terrestre de la Force de Défense Israélienne (FDI). Il faisait face à la réalité du fait qu’Israël n’a pas la réponse militaire à la résistance palestinienne, Netanyahou savait qu’une défaite terrestre ferait disparaître le peu qui reste du pouvoir de dissuasion de la FDI.

Il y a cinq jours, Israël, du moins aux yeux de ses supporteurs, maintenait une position d’avantage. Il voyait ses citoyens soumis à un barrage sans fin de roquettes depuis Gaza, et il montra une retenue relative en ne tuant des civils palestiniens qu’à distance (aviation et drones), ce qui continua de servir une image totalement imaginaire de force. Mais ceci a changé rapidement depuis qu’Israël a lancé son opération terrestre. Israël est une fois de plus, impliqué dans des crimes de guerre colossaux contre la population civile de Gaza et pire encore, du moins stratégiquement, ses commandos d’élite d’infantrie se font mettre la fessée dans les combats de terrain face à face dans les rues de Gaza. Malgré un certain avantage israélien technologique et une puissance de feu bien supérieure, les militants palestiniens gagnent la bataille de terrain et ils sont même parvenus à porter la bataille en territoire israélien.

De plus, les barrages de roquettes sur Tel-Aviv ne semblent pas vouloir diminuer, encore moins s’arrêter. La défaite de la FDI à Gaza ne laisse aucun espoir à l’état juif. La morale est simple. Si vous insistez de vivre sur la terre de quelqu’un d’autre, la puissance militaire est un ingrédient indispensable pour décourager les dépossédés d’agir et de reconquérir leurs droits. Le niveau de perte de la FDI et le nombre de corps de soldats d’élite israéliens (NdT: dont le véritable chiffre des pertes est soigneusement dissimulé…) retournant à la maison dans des cercueils envoient un message très clair à la fois aux Israéliens et aussi aux Palestiniens. La supériotité militaire d’Israël est un fait du passé. Il n’y a aucun futur pour un état juif en Palestine, ils devront essayer ailleurs.

Résistance politique au sionisme: Entretien de Gilad Atzmon avec Algérie Patriotique…

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Après le Quotidien d’Oran c’est à Algérie Patriotique de donner des leçons de journalisme à nos pitres de l’hexagone. Aujourd’hui pour qu’un citoyen français soit informé tel qu’il se doit, il est hors de question de puiser l’info dans les merdias franchouillards. En dehors des médias alternatifs, c’est dans la presse francophone algérienne, marocaine, libanaise, ivoirienne, camerounaise, sénégalaise ainsi que la presse francophone iranienne et russe, qu’il faut aller chercher la contradiction qui se doit d’être portée aux dogmes de l’oligarchie qui s’étalent tels des vomissures dans notre pathétique monde médiatique phagocyté de longue date…

Nous essayons de scanner cette presse francophone de qualité et d’en reproduire à fin de diffusion, ce que nous pensons être pertinent pour la compréhension du marasme actuel.

C’est de là également que vient l’union des peuples contre un ennemi commun: L’oligarchie privée qui a créée l’État comme outil de contrôle des populations à des fins de pouvoir absolu.

Union, boycott (à commencer par le vote), désobéissance civile et contre-pouvoir autogestionnaire.

— Résistance 71 —

 

Entretien de Gilad Atzmon au quotidien Algérie Patriotique: “Dieudonné a montré qu’il pouvait résister à la terreur nationaliste juive”

 

Algérie Patriotique

 

18 Janvier 2014

 

url de l’article original:

 

http://www.algeriepatriotique.com/article/gilad-atzmon-algeriepatriotique-dieudonne-montre-qu-il-pouvait-resister-la-terreur-juive

 

 

Algeriepatriotique : Votre combat contre le sionisme vous vaut des levées de boucliers en Israël et en Occident. Vos détracteurs jouent sur l’amalgame entre «antisionisme» et «antisémitisme». Quelle est la différence entre ces deux concepts ?

 

Gilad Atzmon : L’antisémitisme est une notion qui peut prêter à confusion. Elle renvoie en général à une critique des juifs en tant que «peuple», «ethnie» ou «race». Cette critique, basée sur des considérations «biologiques», est en passe de disparaître. L’antisionisme, en revanche, relève d’un tout autre ordre. Il correspond à la critique de l’Etat juif, de ses politiques, de ses positions et de son idéologie. Or, il se trouve que je ne me reconnais dans aucune de ces catégories. Certes, je critique les Israéliens avec véhémence, mais ce qui m’intéresse le plus, c’est la signification véritable de l’identité, de la culture, de la politique et de l’idéologie juives. Ma conviction est que, aussi longtemps que l’action politique se place sous la bannière juive, nous avons le droit d’en interroger les mobiles, les positions et la philosophie. C’est parce qu’Israël se définit comme l’Etat juif que sa judéité doit être remise en cause. Je critique l’Etat juif mais je m’en prends aussi à la gauche juive, voire à ce qu’on l’on appelle communément l’«antisionisme». En somme, je dénonce tout ce qui relève du «pour-les-seuls-juifs», que cela vienne de la Gauche ou de la Droite. A l’instar du sionisme et d’Israël, l’antisionisme juif se fonde sur des considération raciales et est judéo-centrique. Sa raison d’être est la défense des intérêts tribaux juifs ; la cause palestinienne n’est qu’un faire-valoir. Dans mon essai The Wandering Who, j’ai fourni assez d’arguments et de preuves pour étayer cette thèse.

Vous considérez que les sionistes sont la cause principale de la crise financière mondiale. Comment ?

Non, pas exactement. Dans The Wandering Who, je dis qu’une bulle financière avait été créée de toute pièce aux Etats-Unis – par la Réserve fédérale – afin de détourner l’attention sur une bavure militaire, à savoir une guerre des sionistes et des néoconservateurs. Plutôt qu’une conspiration, la crise du crédit était accidentelle. Autrement dit, la bulle a explosé au moment où l’on s’y attendait le moins.

On a tendance à croire que le sionisme se limite à la colonisation de la Palestine pour y créer un Etat. Or, vous dites que celui-ci est «un mouvement mondial alimenté par une solidarité tribale sans équivalent». Qu’entendez-vous par «solidarité tribale» ?

Pour commencer, votre terminologie est légèrement incorrecte. Le sionisme n’est pas un mouvement colonial, même si beaucoup utilisent ce terme dans cette acception. Le colonialisme est un échange matériel et tangible entre l’Etat-mère (métropole) et l’Etablissement colonial. Dans le cas du sionisme, on peut, certes, identifier l’Etablissement colonial, mais pas l’Etat mère. En outre, l’établissement en Palestine concrétisait une quête spirituelle et idéologique, les considérations économiques n’en étaient pas le moteur. Sauf que, avec les lobbies juifs très actifs dans de nombreuses capitales occidentales (Aipac, Crif, CFI, etc.), qui y promeuvent les intérêts du sionisme mondial et incitent à des guerres contre l’Iran et la Syrie, il est aujourd’hui impossible de nier le fait que le sionisme est un mouvement mondial ayant des intérêts mondiaux. Ces éléments étant versés à la réflexion, il est facile de cerner la solidarité tribale qui renvoie à l’énorme soutien que les juifs du monde entier apportent à leur mouvement national et à leurs campagnes à fortes consonances tribales.

Pourquoi le sionisme doit-il sa survie à la génération de «conflits internationaux d’ampleur gigantesque», pour reprendre votre formule ? Autrement dit, pourquoi le sionisme ne croit-il pas à la paix ?

Car l’identité juive laïque est définie par négation. Le juif politique sans Dieu (par opposition au juif orthodoxe) se définit par l’animosité qu’il évoque chez les autres. Les juifs ont besoin d’ennemis et l’Etat juif au Moyen-Orient pourrait induire plusieurs autres conflits sectaires dans la région. Mais cela ne se résume pas uniquement à Israël ou à la politique sioniste. La judaïsation du mouvement de «solidarité» palestinienne a ouvert la voie à une chasse aux sorcières, typique de la culture juive du herem (excommunication). Ces dernières années, nous avons vu comment le PSC britannique expulsait les activistes – y compris des Palestiniens – de ses rangs. Manifestement, la politique juive se fonde sur la négation ; elle évoque l’animosité chez les autres.

Si Israël a été créé par les capitalistes britanniques pour contrôler le pétrole du Moyen-Orient au début du XXe siècle, comment se fait-il que le sionisme ait pris l’Occident en otage plusieurs décennies plus tard ? Qu’est-ce qui a conduit à cette inversion des rôles ?

Non, je ne partage pas cette lecture. Israël n’a pas été créé par l’empire britannique et le pétrole n’était pas au cœur du discours derrière la Déclaration de Balfour. Il s’agit là d’un fantasme matérialiste marxiste trivial qui ne repose sur rien et qui sert à induire en erreur. Les lobbies sionistes ont réussi à arracher la Déclaration de Balfour au summum de la Première Guerre mondiale, promettant de pousser les Etats-Unis a rejoindre la guerre en retour. La Grande-Bretagne avait besoin de l’appui des Américains pour sortir de l’impasse du front occidental. Ainsi, donner la Palestine aux juifs semblait un prix négligeable à payer. Vue sous cet angle, la Déclaration de Balfour semblait destinée à apaiser l’élite financière juive germano-américaine qui s’est empressée de changer d’allégeance, tournant le dos à l’Allemagne pour s’allier aux Anglais. Le message était clair : dès 1917 déjà, le lobby juif américain était parmi les entités les plus influentes aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

Les médias occidentaux sont réfractaires à toute critique vis-à-vis du sionisme. Vous êtes vous-même pris sous le feu nourri de plumes acerbes. Actuellement, en France, Dieudonné en est victime. Comment expliquez-vous cet acharnement du complexe politico-médiatique contre cet humoriste ? Dieudonné est-il à ce point un danger pour les sionistes ?

Dieudonné a montré qu’il pouvait résister à la terreur nationaliste juive. Toutes les tentatives visant à le détruire ont produit l’effet contraire, l’aidant à affiner son humour et sa critique du pouvoir juif. Mais Dieudonné a réussi à exposer le continuum mortel entre le lobby juif, le soi-disant mouvement de solidarité avec les Palestiniens et l’establishment de la «Gauche» française qui n’existe que dans l’imagination. Il est pour le moins surprenant que le gouvernement qui, il y a à peine quelques semaines, avait tenté – toute honte bue – de faire échec aux négociations avec l’Iran – dans une tentative désespérée d’apaiser le gouvernement israélien – s’en prenne à présent à un comédien noir qui refuse de se plier à la suprématie de la souffrance juive.

Contrairement aux sionistes soudés et organisés, les mouvements antisionistes semblent éparpillés. Pourquoi n’existe-t-il pas une organisation solide pour combattre ce groupe tentaculaire qui «tue au nom de la souffrance juive» ?

La sionisation du mouvement de solidarité avec les Palestiniens – que je suis depuis plus d’une décennie – est quasiment parachevée. Elle a permis de placer les intérêts tribaux juifs au cœur du combat palestinien. Au lieu de défendre les Palestiniens, les organisations de solidarité s’occupent plutôt de la lutte contre l’antisémitisme. Ce mouvement agit, actuellement, comme une opposition sous contrôle. Il est financé généreusement par des sionistes libéraux tels que George Soros qui finance également Jstreet. Soros finance la plupart des ONG palestiniennes, y compris le mouvement BDS. Nous assistons à l’émergence d’un petit «commerce» sous couvert de la solidarité avec la Palestine qui ne va aboutir à rien et dont le mérite, justement, réside dans son incapacité à réaliser quoi que ce soit. Mais, d’autre part, l’on ne peut ignorer quelques évolutions positives. En effet, de plus en plus de gens perçoivent la vraie réalité sur le terrain. Et je n’y ai pas peu contribué. De plus en plus de gens sont conscients de l’activisme des lobbies juifs et de l’instigation des conflits par le sionisme. Ils sont de plus en plus nombreux à mieux appréhender le rôle de la gauche politique. Ils voient bien la tentative du Guardian à faire de Sharon un abcès de fixation. En bref, ils sont de plus en plus nombreux à comprendre que la Palestine est ici, à Paris, Londres, Athènes et Detroit. Dans l’état actuel des choses, nous sommes tous des Palestiniens. L’immense soutien dont bénéficie Dieudonné est un message cinglant à l’Aipac, au CFI et au Crif, annonçant la fin de la partie. On en a assez. J’aimerais bien voir le lobby juif (tant les sionistes que les antisionistes) se résoudre à reconnaître les changements actuellement à l’œuvre. Mais j’en doute fort. Lecteur avide de l’histoire juive et des dysfonctionnements de la Gauche, je pense que le Lobby se montrera de plus en plus agressif et je crains fort les conséquences inévitables tant pour les juifs que pour nous tous.

 

Entretien réalisé par Mohamed El-Ghazi et M. Aït Amara

Résistance politique: Israël, judaïsme, sionisme et antisémitisme… Entretien avec Gilad Atzmon…

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Gilad Atzmon sur BBC / Perse

 

4 Août 2013

 

Gilad Atzmon

 

url de l’article original:

http://www.gilad.co.uk/writings/bbc-persia-gilad-atzmon-hardtalk-the-transcription.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Source:http://nppessaysarticles.blogspot.co.uk/2013/08/bbc-persia-gilad-atzmon-interview.html

 

http://www.youtube.com/watch?v=p1NEpExbtRk&feature=c4-overview&list=UUHZk9MrT3DGWmVqdsj5y0EA#t=57s28.00

 

BBC: Etes-vous antisémite ?

GA: Pas du tout, je suis intéressé dans la politique de l’identité juive. Comment définissez-vous l’antisémitisme ?

BBC: Je vous demande cela parce que vous êtes souvent accusé d’être antisémite.

GA: Ceci est une tactique classique utilisée par les sionistes et les anti-sionistes juifs pour réduire au silence l’opposition à Israël, au sionisme, à la politique juive, au pouvoir juif.

BBC: Dans la conclusion de votre livre “The Wandering Who”, il semble que vous critiquez nos seulement le gouvernement, l’état, mais le peuple à cause de leur religion.

GA: Non, je fais une distinction claire: (1) Ceux qui s’identifient eux-mêmes comme étant juifs parce qu’ils suivent la torah, (2) Ceux qui se prétendent tels à cause de leurs ascendance juive, (3) Ceux qui s’identifient avant tout comme juif par une identitité politique problématique. Chaim Weizmann, le premier président israélien, annonça qu’il n’y avait pas de juif français, de juif américain, de juif britannique ; qu’il n’y avait que des juifs vivant en France, en Amérique ou en Grande-Bretagne. Etre juif était une catégorie primordiale. Ceci représente le cœur même du sionisme. D’un autre côté nous avons les juifs anti-sionistes, qui au lieu de s’appeler des anti-sionistes étant juifs, se disent juifs anti-sionistes. pour eux également, être juif est d’importance capitale. Dans mon livre, j’essaie de me concentrer sur cette 3ème catégorie. J’essaie de demander qu’est-ce que cela veut dire ? La plupart ne sont pas du tout religieux. Le sionisme n’est pas un mouvemet religieux, c’est un mouvement politique séculier. D’après l’historien américain Youri Slezkine, le Bund (juif) opérant en Europe de l’Est en tant qu’appareil marxiste, n’était pas religieux, mais séculier, un mouvement athée et un catalyste dans la destruction du peuple ukrainien, les bourreaux volontaires de Staline, référés comme étant bolchévique, rien à voir avec le judaïsme.

BBC: Si vous critiquez la culture juive, la tradition, l’identité, vous êtes fondamentalement pour la complète annihilation du judaïsme dans son ensemble.

GA: Vous vous contredisez déjà vous-même. Je ne critique pas la tradition juive. Si les juifs veulent manger de la soupe de poulet, j’aime la soupe de poulet, mais la soupe de poulet n’est pas un concept politique. Lorsqu’on parle de culture, qu’est-ce que je critique ? Le concept de peuple élu, la suprémacie, l’idée même que nous sommes un peuple élu, choisi. Dans mon livre je suis clair à ce sujet, sur un plan religieux juif, être élu est une lourde charge; on demande aux juifs d’être un exemple moral exemplaire et à toute épreuve.

BBC: D’après les musulmans, les seuls personnes qui vont au paradis sont les musulmans.

GA: Vous ne comprenez pas. Dans le judaïsme, le peuple élu est une chose sublime, on demande aux juifs d’être des exemples de morale. Le problème commence avec le sécularisme. C’est la seconde, troisième fois que vous essayez de me faire parler du judaïsme. Mon livre ne se réfère pratiquement pas au judaïsme et même quand je parle de la bible, je montre que les textes bibliques furent mal interprétés par le mouvement sionisme séculier et je montre que cela peut-être interprêté comlètement différemment sur le plan judaïque. Nous parlons de sécularisme juif, l’éclaircissement peut-être vu comme une montée du mouvement séculier.

Dans le monde chrétien, l’occident et l’univers européen, il y a une tentative de recadrer la religion avec une philosophie anthropocentrique qui localiserait l’humain au centre d’une pensée éthique, nous pouvons regarder en nous et y trouver notre ethnicité dans notre notion de subjectivité. Ceci ne s’est pas produit dans le judaïsme. Nous avions des juifs orthodoxes et à un certain moment, des juifs décidèrent qu’ils n’avaient plus besoin de dieu, il y a eu une opportunité pour une assimilation et cette intensité éthique qui s’est produite dans le chrisrianisme, qui ne s’est jamais produite dans le judaïsme, à l’exception d’un cas:

Le sionisme de départ fut la seule tentative d’ériger un monde juif séculier civilisé. Ils dirent: “nous ne sommes pas contents quand nous regardons dans le miroir”, nous sommes des bourgeois, capitalistes, usuriers. Ils étaient antisémites ! Ils n’étaient pas contents de l’image du juif dans la société européenne, ils écrivirent à ce sujet. Lisez Hertzl, Nordau… Ils ont dit que ce n’était pas de notre faute, que nous avions été détachés de la Terre, nous pouvons changer cela. Une fois que nous retournerons sur notre terre, nous deviendrons un beau et bon peuple, un peuple civilisé. Les débuts du sionisme furent une promesse de rendre le peuple juif comme un noble et bon peuple civilisé. Cela a échoué, car il y avait déjà des gens qui vivaient sur la terre ; ainsi il est devenu un mouvement pillard. Si le sionisme fut un mouvement pour rendre les juifs comme tous les autres peuples, alors ce fut un paradoxe, car la plupart des gens ne veulent pas être comme les autres.

BBC: Quelle est votre mission ultime ?

GA Je n’ai pas de mission politique, je ne suis pas un politicien, je ne suis qu’un être humain curieux

BBC: Vous vous opposez en fait à l’existence d’Israël ?

GA: Je ne suis pas contre l’existence d’Israël. Je suis contre l’existence d’un expansionisme nationaliste racialement motivé aux dépends de personnes indigènes, les Palestiniens et qui menace la région entière incluant l’Iran.  Une fois par jour, nous entendons une manace proférée par Israël contre l’Iran, nous entendons le lobby juif en Grande-Bretagne et en Amérique, pousser à la guerre contre l’iran.

BBC: On vous accuse souvent de nier l’Holocauste, le niez-vous ?

AG: M’avez-vous déjà entendu nier l’holocauste ?

BBC: Pas par vous, mais vos accusateurs, c’est comme ça qu’ils le voient.

AG: C’est comme pour l’antisémitisme. L’évènement historique le plus important du XXème siècle, la seconde guerre mondiale et le génocide qui a pris place dans cet évènement, doit être traité comme un évènement historique. Je n’accepte pas le concept qui voudrait que certains évènements historiques soient exclus de la libre parole, de la libre pensée. Je n’accepte pas l’idée que le massacre des juifs durant la seconde guerre mondiale soit un évènement sacré. Je n’accepte pas la notion de primauté de la souffrance juive. Je n’accepte pas le fait que le gouvernement israélien ne nous autorise pas à parler de l’évènement historique qu’est la Nakba. L’histoire prend toute sa signification lorsqu’elle peut-être revisitée, quand nous regardons, étudions le passé et pouvons produire un jugement moral permettant d’améliorer le futur. Enfermer des milions de Palestiniens dans des prisons à ciel ouvert est mal. Comment est-il possible que 3 ans à peine après la libération d’Auschwitz, Israël a procédé à un nettoyage ethnique du peuple palestinien ? Israël a répété le crime nazi.

BBC: Vous suggérez que ce qui est arrivé aux juifs est de leur faute.

GA: Ceci n’est pas ce que je suggère, mais c’est ce que les sionistes de la première heure ont dit: “Nous avons un problème, les gentils ont raison”. Les Britanniques et les Américains ont détruit la ville de Dresde et n’ont jamais enquêté dessus et ils ont continué de la sorte avec les mêmes crimes en Adghanistan, en Irak et maintenant la menace en Iran, Syrie, Libye. Ce n’est pas que les juifs. Chaque personne, vous et moi, doit regarder dans le miroir. Si vous êtes “élus”, vous serez moins enclin à regarder dans le miroir, parce que vous vous considérez meilleur que quiconque. Ce n’est un secret pour personne que de dire que l’empire anglo-saxon est aussi exceptionaliste. C’est pourquoi le néo-conservatisme existe, c’est le lien entre l’identité politique juive et l’exceptionalisme américain, je suis celui qui en parle.

BBC: Vous êtes en faveur d’un état palestinien

GA: Je soutiens également la cause du peuple israélien de vivre en tant qu’égal avec des droits civiques égaux.

BBC: Vous soutenez l’option à un état plutôt quà deux. Donc en un sens vous nuisez aux Palestiniens parce que même les partisans de la ligne dure en Palestine sont devenus pragmatiques et acceptent la solution à deux états. La solution à un état est un rêve impossible.

GA: Israël et la Palestine sont en ce moment un état: frontières naturelles, la mer, le Jourdain, la Galilée, un système de tout-à-l’égoût, une grille de distribution énergétique, 972 est le code téléphonique… Tout ce dont il a besoin est de la notion d’accepter des droits égaux pour tous. Peut-être êtes-vous antisémite parce que vous croyez que les juifs ne peuvent pas accepter la notion d’égalité des droits. Vous avez peut-être raison. Je pense que cela peut se faire. Je soutiens la solution à un état sur un plan éthique. Je ne suis pas un  activiste, ni un politicien, je ne crois pas que cela arrivera par des résolutions. Cela se produira par les faits sur le terrain.

BBC: En fait vous dites que les Palestiniens après leur expulsion devraient revenir en Israël et vivre comme une nation aux côtés des juifs, des chrétiens, ou qui que ce soit et qu’ils élisent leur gouvernement. Est-ce cela que vous dites ?

GA: Ceci est exactement le rêve sioniste: être des gens comme les autres. Nous en GB, vivons dans une société multi-culturelle, multi-ethnique… Je suis venu dans ce pays et sept ans plus tard j’ai obtenu la nationalité, vous êtes citoyen je pense et vous savez que vos droits sont similaires à ceux qui sont nés dans ce pays. Pourquoi est-il donc si difficile pour vous d’accepter qu’Israël ou la Palestine puissent être transformés en une telle entité souveraine ? D’accepter la réalité de la démocratie libérale ? Vous avez raison parce que vous savez que ce sera très difficile pour les juifs d’accepter cela, c’est pourquoi j’en parle dans mon livre. J’ai été assez courageux, ou assez stupide, de prendre un tel risque pour vous expliquer à vous et aux autres pourquoi il est si difficile pour les juifs de la 3ème catégorie ci-dessus. Certaines des personnes qui soutiennent mon livre sont des leaders intellectuels juifs.

BBC: Pensez-vous que le peuple israélien acceptera jamais un jour votre argument ?

GA: Je n’essaie pas de mener un mouvement politique, Je suis un philosophe. Mon boulot est de poser des questions.

BBC: Quand vous parlez d’Israël, de l’AIPAC, du lobby juif… vous faites face à des difficultés et à l’auto-censure, mais votre livre, votre travail, disent l’inverse. Vous êtes-vous déjà auto-censuré ?

GA: Je prévaut malgré toutes les pressions et cela doit être un miracle ou quelque chose d’autre… Je survis parce que je n’enseigne pas dans une université de manière régulière. Je suis un musicien. La pression mise pour m’arrêter fut énorme. Si je ne faisais pas face à l’opposition, cela voudrait dire que je dis des conneries. Je suis déjà en train de me faire de nouveaux ennemis.

BBC Vous écrivez un nouveau livre…

GA: Oui. J’étend le champ de bataille.

BBC: En 1982, alors que vous visitiez les camps palestiniens, vous avez rencontré la musique de Charlie Parker, ce qui vous a inspiré à prendre le saxophone…

GA: Juste avant que je ne rejoigne l’armée israélienne, j’ai découvert le jazz.

BBC: Vous faites une musique remarquable… Essayez-vous de faire passer un message ?

GA: Je swingue sur ce sujet. La musique juive est au sujet de la souffrance et du retour sur “notre terre promise”. J’ai cru que si je la transformais en musique arabe, en musique palestinienne, je pourrai porter un message aux Israéliens, qu’il n’y a pas de primauté de la souffrance juive. Les autres gens aussi souffrent, spécifiquement les Palestiniens, à cause du projet nationaliste juif. Ceci m’a transformé en un musicien à succès. Je travaille avec des musiciens palestiniens, iraniens… Il n’y a pas de frontières. Je travaille aussi avec des Israéliens. Toute mesure possible pour stopper le barbarisme israélien est légitime, mais quand on parle du boycott de la liberté d’expression, de la liberté académique, de l’art… Je suis très troublé par tout cela. La liberté d’expression est notre droit le plus précieux. Je veux que les agents propagandistes d’Israël viennent ici et disent ce qu’ils ont à dire; c’est de cette façon que nous pouvons débattre et avancer. Je n’ai pas été en Israël pour près de 20 ans maintenant.

BBC: Vous considérez-vous juif ?

GA: Certainement pas non. Cela n’a rien à voir avec la religon

BBC: Votre grand-père était un vétéran charismatique et poétique terroriste sioniste et vous… vous n’êtes plus juif…

GA: J’ai compris que pour être juif, soit vous croyez en la Torah, soit vous devenez un être humain ordinaire. J’ai décidé d’être un humain ordinaire, je me suis dégradé et maintenant… Je suis comme vous.