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Revue du dernier livre de l’historien israélien Ilan Pappé « Ten Myths about Israel »

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 26 mai 2017 by Résistance 71

« Au moment où le ministre des affaires étrangères britannique, Lord Balfour, donna sa promesse au mouvement sioniste en 1917 d’établir une patrie pour les juifs en Palestine, il ouvrit la porte à un conflit sans fin qui engouffrerait bientôt le pays et son peuple. »

« Les villageois palestiniens furent déshumanisés afin d’en faire des ‘cibles légitimes’ pour la destruction et l’expulsion… »

« De fait, si vous étiez un juif sioniste en 1948, ceci ne voulait dire qu’une seule chose: implication totale dans la des-arabisation de la Palestine. »

~ Ilan Pappe, 2006 ~

-[]- Voici ce que nous écrivions en préambule de la traduction d’une analyse de Gilad Atzmon sur Ilan Pappe en mai 2013, l’auteur de l’article ci-dessous nous rejoint pour faire remarquer l’interchangeabilité de la situation entre les Palestiniens et avant eux, les Amérindiens (du nord et du sud), Les Aborigènes d’Australie, la Maoris de Nouvelle-Zélande, les peuples et nations originels d’Afrique du Sud, malheureusement toujours d’actualité:

« Excellente analyse de G. Atzmon. Stupéfiant de constater également que les ressorts du colonialisme sont identiques partout. Remplaçons les mots « Palestine » et « Palestiniens » par « indigènes », « natifs », « indiens, « amérindiens » ou tout autre peuple colonisé, et nous nous apercevons avec effroi que les fondements racistes et suprémacistes sont identiques. Les sionistes pratiquent en Palestine les vieilles recettes coloniales de contrôle et de construction hégémonique que les autres nations coloniales ont appliquées à partir de 1492 avec l’effet génocidaire que nous connaissons…

Plus au sujet de la colonisation bientôt sur ce blog… »

— Résistance 71 —

 

A lire aussi: « L’Egypte antique n’a connu ni pharaons ni Israélites »

 

Dix mythes au sujet d’Israël: Génocide et racisme démasqués

Revue du dernier livre de l’historien israélien Ilan Pappe

 

Irwin Jerome

 

21 mai 2017

 

url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/ten-myths-about-israel-genocide-and-racism-unmasked/5591225

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Est-ce qu’Israël et son tristement célèbre mur de la séparation (NdT: mur de l’apartheid) est représentatif d’un état démocratique moderne évoluant, fondé sur des principes et des enseignements bibliques, comme appliqués envers le peuple palestinien, originel de l’endroit appelé Palestine, ou n’est-ce qu’un exemple de plus d’un de ces états d’apartheid, de nettoyage ethnique possédant les mêmes tendances racistes et génocidaires des puissances coloniales impérialistes du XIXème siècle, comme les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et l’Afrique du Sud, qui envahirent jadis également des terres où vivaient ancestralement des peuples et nations indigènes et commirent une destruction sans nom à leur égard, détruisant leurs modes de vie, déportant leurs survivants dans des “réserves” ou des états de styles du Bantoustan afin d’y être éventuellement ignorés puis oubliés?

Le professeur d’histoire Ilan Pappe, un des historiens les plus radicaux d’Israël, qui enseigne et écrit maintenant depuis son exil [en Grande-Bretagne], répond amplement à ces question dans son dernier livre “Ten Myths about Israel”. Ouvrage ne faisant que quelques 148 pages, mais un chef-d’œuvre historique qui se lit comme une épopée volumineuse, offrant des réflexions et des témoignages d’archives éloquents, clairs, concis, sans faille, au sujet de la véritable histoire indigène de la Palestine, des Palestiniens et du nettoyage ethnique dont ils sont les victimes aux mains des juifs depuis la Nakba (NdT: la “catastrophe” en arabe) de 1948.

La Nakba, un temps où: 700 000 arabes palestiniens furent violemment expulsés de leur terre ; 400 à 600 villages furent pillés et/ou détruits et 11 des 12 villes majeures détruites, ce qui annihila de fait toute vie urbaine en Palestine. Pour les Israéliens, ceci correspond à leur “déclaration d’indépendance” ; mais pour les Palestiniens arabes, ceci est simplement connu sous le triste vocable du “temps de la catastrophe” (Nakba), qui quelques 60 ans plus tard, en 2008, mena à la guerre de Gaza et à l’opération “Plomb Durci” d’Israêl, qui tua plus de 1400 Palestiniens, dont 107 d’innocentes victimes civiles, suivie plus tard par l’Opération “Protective Edge”, qui tua plus de 2300 Gazaouis dont 1492 civils non combattants dont 551 enfants et 209 femmes, laissant plus de 10 000 Palestiniens blessés dont 3371 enfants ; opération qui détruisit quelques17 000 maisons et en détruisit partiellement plus de 30 000 autres.

De tels faits et statistiques sont tirés des écrits de Pappe et ce qui les causa, donne au monde une plateforme importante pour le XXIème siècle de laquelle nous pouvons à la fois regarder en arrière et vers le futur, vers les véritables origines historiques et l’identité de non seulement Israêl et le sionisme, mais aussi des peuples arabes indigènes du moderne Eretz Israel, ainsi que des états contemporains similaires de biens des puissances coloniales et impérialistes de longue date et de leur propre traitement des peuples indigènes vivant sur leurs terrres {NdT: usurpées) et dont les territoires et ressources naturelles continuent aujourd’hui d’être convoités et exploités par ces puissances mondiales le tout dans le but de l’expansion et de la construction perpétuelle de leur empire.

Avi Shlaïm du journal britannique du “Guardian” déclare Ilan Pappe être “un des rares élèves israéliens du conflit de Palestine qui écrit au sujet de la version palestinienne de l’histoire et ce avec une véritable connaissance des faits et une certaine et véritable empathie.” Le magazine du New Statesman reconnaît Pappe être “Avec Edward Saïd, l’écrivain le plus éloquent sur l’histoire palestinienne”. John Pilger, célèbre journaliste d’enquête australien nomme Pappe “l’historien le plus brave, honnête et incisif d’Israël”, tandis que l’auteur de ces lignes voit Pappe plus comme le I.F. Stone ou le Howard Zinn israélien, osant exposer et élucider du côté obscur d’Israël l’histoire sordide que très peu d’autres ont osé même toucher.

En cela, quoi qu’on en pense, “Ten Myths about Israel” va très loin dans le démembrement de la fausse information et de la désinformation ainsi que de la mythologie qui est quotidiennement propagée par les Dr La Pirouette de la pressetituée occidentale, qui essaient de continuer à faire croire cette mythologie telle que: “La Palestine était une terre vide d’habitants”, que “les juifs étaient un peuple sans terre”, que le “sionisme est le judaïsme”, que le “sionisme n’est pas un colonialisme”, que “les Palestiniens ont volontairement quitté leur terre/patrie en 1948”, que “ la guerre de 1967 était une guerre sans choix”, qu’”Israël est la seule démocratie du Moyen-Orient”, que “les accords d’Oslo de 1993 furent un véritable processus de paix”, que “de la seconde Intifada des années 1980 commença un mouvement terroriste contre Israël” et que finalement “La victoire du Hamas dans les élections de 2006 commença un mouvemet terroriste à l’encontre d’Israël.”

Les étudiants en civilisation occidentale, ayant connaissance de politiques génocidaires similaires et de mythologies perpétrées dans des pays commes les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud, contre leurs propres peuples indigènes, qui ont supporté l’impact de l’impérialisme et du colonialisme occidental et soufferts la même perte d’auto-détermination, d’indépendance nationale et du “droit de retour et de réclâmer leur héritage ancestral”, reconnaîtront instantanément dans les écrits de Pappe les mêmes schémas culturels qui se répètent dans l’Israël moderne.

Longtemps après le fait du quand les peuples indigènes ont finalement été conquis (NdT: tous ne l’ont pas été, notemment en Amérique du nord où la notion de “conquête” est une vue de l’esprit et un narratif exclusivement colonial…) et privés de la plupart sinon de tous leurs territoires ancestraux et de leurs ressources naturelles, qui que soit l’envahisseur / agresseur , celui-ci s’en sort toujours en faisant peu ou prou les mêmes réponses aux questions posées. Peu importe l’étendue de la destruction, du viol, du meurtre, des assassinats et des massacres qui furent commis contre les peuples et nations indigènes en question, une fois le chaos perpétré se dissipant et que l’affaire devient un point réthorique, les envahisseurs et bourreaux en arrivent toujours à engager un débat pour enclancher des “actes de réconciliation”, des déclarations publiques “d’excuses” et des appels pour des “réparations”. Mais malgré parfois les bonnes intentions, tout ceci ne sonne que trop souvent bien creux. Mais même là, par les très nombreux problèmes que soulèvent Pappe au sujet de l’attitude des plus racistes des gouvernements successifs israéliens envers les Palestiniens et les Arabes et le déni de toute faute et de tout acte malveillant concernant leurs actes abominables, des mots d’excuses israéliens sont encore bien loin d’être prononcés.

Mais, comme le fait remarquer Pappe, le bon côté réside dans le fait que dans la société civile existante, à la fois du côté israélien que du côté palestinien, les gens parlent de ce que leur leadership politique refuse, ignore ou néglige de placer au centre de leur agenda national. Ils savent aussi, que malgré les réticences qui existent parmi les gens les dissuadant d’en parler, la majorité des juifs et des palestiniens savent exactement ce qu’il s’est passé sur le terrain pendant bien des décennies depuis 1948. Ils ne sont pas, comme le déclare à juste titre Pappe, “sourds à tous ces cris, cette douleur et dévastation de ceux qui ont été tués, violés ou blessés depuis 1948, arrêtés, mis en prison dans les années 1950… massacrés dans le village de Kafir Qassim en 1956… ou lorsque des citoyens de l’état furent assassinés par l’armée simplement parce qu’ils étaient Palestiniens…

Ils savent au sujet des crimes de guerre commis durant la guerre de 1967 et les bombardements des camps de réfugiés en 1982… Ils n’ont pas oublié les abus physiques infligés à la jeunesse palestinienne dans les territoires occupées dans les années 1980… Les juifs israéliens ne sont pas sourds et peuvent toujours aujourd’hui entendre les voix des officiers ordonnant l’exécution de gens innocents et les rires des soldats présents et témoins de la scène… Ils ne sont pas non plus aveugles.. Ils ont vu les restes des 531 villages palestiniens détruits et des voisinages en ruines…

Ils voient ce que tout Israélien peut voir mais que la plupart, choisit de ne pas voir… Les restes de villages sous les maisons construites des kiboutzim et sous les sapins des forêts du Fond de la Jeunesse Juive. Ils n’ont pas oublié ce qu’il s’est passé même si le reste de leur société l’a… Peut-être à cause de tout cela comprenent ils pleinement la connexion entre le nettoyage ethnique de 1948 et les évènements qui s’ensuivirent jusqu’à aujourd’hui… Ils refusent aussi d’ignorer la connexion évidente entre la construction du mur et de la politique plus large du nettoyage ethnique…

Les expulsions de 1948 et l’emprisonnement du peuple derrière les murs aujourd’hui sont les conséquences inévitables de la même idéologie ethnique raciste… Dans et hors d’israël, des ONG palestiniennes comme BADIC, ADRID et Al-Awada coordonnent leurs luttes afin de préserver la mémoire de 1948 et d’expliquer pourquoi il est crucial d’engager les évènements de cette année là au nom du futur.

Le petit livre d’Ilan Pappe qui parle de ces “Ten Myths about Israel” est de la dynamite qui devrait être lu par chaque être humain de cette planète qui se considère être membre de sa propre société civile. Plus que cela, il est encore plus important de le lire pour ceux qui ne se sentent pas (encore) membres de la société civile.

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Résistance politique: Colonialisme sioniste et destruction du Moyen-Orient…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 19 avril 2016 by Résistance 71

Excellente analyse de Bruno Guigue ci-dessous, qui nous donne l’occasion de rebondir sur sa conclusion: Israël et l’Arabie Saoudite ne sont pas les derniers colonialistes de la planète, mais ne sont que des sous-entités du colonialisme occidental. L’empire régnant, la « nation indispensable » à la « destinée manifeste » auto-proclamée sur le monde, les Etats-Unis, eux-mêmes une dépendance de la City de Londres et de son cartel banquier criminel transnational, constituent l’entité coloniale ultime sur cette planète ; un colonialisme qui n’a de cesse de piller le monde de ses ressources au profit du plus petit nombre.

Notre chance: pour la toute première fois dans l’histoire, nous avons affaire à un empire sans terre, un empire qui se tient sur des terres volées, usurpées en héritage des dogmes et diktats de la chrétienté vaticane du XVème siècle et nous devons comprendre que ce colosse aux pieds d’argile est un empire à terre puisque sans terre. L’empire n’a aucune légitimité territoriale et se doit d’être légalement dépouillé et il le serait par les actions en justice des nations et peuple originels s’il ne contrôlait pas politiquement et financièrement tous les tribunaux internationaux rendant en cela toute « justice internationale » absolument pathétique et grand-guignolesque !

~ Résistance 71 ~

 

Le Golan et les hyènes sionistes

 

Bruno Guigue

 

18 avril 2016

 

url de l’article original:

http://arretsurinfo.ch/le-golan-et-les-hyenes-sionistes/

 

Telle une meute de hyènes venant flairer la chair décomposée, le gouvernement israélien a tenu un conseil des ministres sur le plateau du Golan. A cette occasion, la femelle dominante de la meute n’a pu s’empêcher de marquer son territoire en déclarant que ce territoire volé au peuple syrien en 1967 « resterait définitivement entre les mains d’Israël ». On n’en attendait pas moins de sa part, mais cette provocation a au moins le mérite de rappeler qu’Israël, posté en embuscade, entend bien toucher les dividendes du drame syrien.

La sanglante entreprise de destruction de la Syrie constitue en effet, pour le régime sioniste, une aubaine inespérée. Les dirigeants de Tel Aviv le savent : la liquidation de la Syrie souveraine leur offrirait le Golan sur un plateau d’argent. Dans un pays dévasté, fragmenté sur une base ethno-confessionnelle, Israël saisirait sa part des dépouilles, il participerait à ce festin de charognards dont rêvent les illuminés de la charia et leurs commanditaires, les stratèges de l’OTAN.

Car la Syrie résiste obstinément, et depuis longtemps. Malgré les défaites militaires successives, de 1948 à 1982, la nation syrienne n’a jamais capitulé devant l’envahisseur, elle n’a jamais mis son drapeau dans sa poche. D’un patriotisme farouche, elle refuse le moindre compromis avec l’occupant. A l’instar du peuple palestinien, elle réclame l’application du droit international et la restitution des territoires arabes à leurs détenteurs légitimes. Mieux encore, elle a constitué autour d’elle un axe de la résistance à l’hégémonie occidentale et israélienne dans la région.

C’est cette intransigeance qui lui vaut l’hostilité des puissances occidentales et de leurs alliés réactionnaires du Golfe. La tourmente des « printemps arabes » a fait le reste, en offrant aux ennemis de la Syrie l’opportunité d’un « regime change » aux méthodes expéditives inspirées du modèle libyen, évidemment assorti de prétextes humanitaires comme supplément d’âme. Dans la partie de bras de fer entre l’État syrien et l’opposition armée, Israël a donc choisi son camp sans hésiter. Et les bourreaux de la Palestine se rangèrent, naturellement, du côté des mercenaires de l’OTAN.

Choyée par Israël qui soigne ses blessés, il est vrai, « l’armée syrienne libre » joue son rôle à la perfection. Précieux garde-frontières, elle procure à l’occupant, à proximité du Golan, une confortable zone-tampon. Elle exerce aussi une pression militaire sur Damas, qui doit distraire de la lutte contre le conglomérat djihadiste des forces destinées à contrer cette menace sur son flanc sud. Milice supplétive à la solde du colonisateur, elle mène une existence fantomatique, nourrissant sans doute l’illusion de participer à la glorieuse révolution syrienne, alors même qu’elle fournit sa piétaille aux pires ennemis de la nation arabe.

Rien d’étonnant, non plus, si l’aviation israélienne bombarde périodiquement le territoire syrien depuis 2011. Cette participation directe au conflit a d’ailleurs été reconnue par Nétanyahou lui-même, sans doute lassé d’une omerta qui ne trompe personne. Mais Israël sait choisir ses cibles. En accordant l’exclusivité de ses frappes aériennes à l’armée arabe syrienne et aux combattants du Hezbollah, Tel Aviv administre une leçon de choses à ceux qui croient soutenir les Palestiniens tout en rêvant de la chute de Damas. Visiblement, ces faux naïfs ne semblent pas avoir remarqué qu’aucun missile israélien n’a égratigné le moindre combattant des factions armées qui combattent Damas et mitraillent les terrasses des cafés parisiens.

Car Israël sait parfaitement qui est son ennemi, et c’est cet ennemi qu’il bombarde. Quant aux héros de la révolution syrienne, leur égérie médiatique Basma Kodmani résuma leur pensée lorsqu’elle déclama en 2012 : « Nous avons besoin d’Israël ». Vendus aux ennemis de leur pays, ces opposants sans honneur qui réclamaient le bombardement de leur patrie par l’aviation étrangère, à l’évidence, prennent leurs ordres à la Kommandantur sioniste. Ils forment une pitoyable bande de traîtres qui ne doit son existence qu’aux subsides occidentaux et saoudiens.

C’est sûr : la victoire de l’opposition en Syrie mettrait fin à cette anomalie que constitue le patriotisme d’une nation qui ne s’est jamais couchée devant l’occupant. En portant au pouvoir cet improbable ramassis de comploteurs et d’illuminés, elle achèverait pour de bon le cycle du nationalisme arabe, elle soumettrait à rude épreuve la résistance arabe aux menées sionistes. Juteux dividende en perspective pour Israël ! Mais il semble que le rêve commun des hyènes de Tel Aviv et des chacals wahabites, des derniers colonialistes de la planète et de leurs petites frappes locales, soit en voie de s’effondrer. La résistance du peuple syrien et la fidélité de ses alliés, plus fortes que prévu, risquent de les renvoyer dans les cordes.

= = =

Bruno Guigue est un haut fonctionnaire, essayiste et politologue français né à Toulouse en 1962. Ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA. Professeur de philosophie et chargé de cours en relations internationales dans l’enseignement supérieur. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont « Aux origines du conflit israélo-arabe, l’invisible remords de l’Occident » (L’Harmattan, 2002).

Résistance au colonialisme: Mise au point sur antisionisme et antisémitisme…

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« L’occupation sioniste de la Palestine devint un droit internatonal affirmé, tandis que les demandes palestiniennes de réinstauration de leurs pleins droits sur leur terre furent perçues comme une agression inacceptable… La première Conférence Sioniste Mondiale s7est tenus à Bâle du 19 au 31 Août 1897, sous la presidence de Theodore Herzl. La conférence appela pour ‘une patrie pour les juifs en Palestine par la promotion des moyens appropriés de l’établissement de colonies en Palestine… la création d’une entité sioniste sur la terre de Palestine représente une agression manifeste sur le peuple palestinien pacifique et remplace une population par une autre… Ceci n’est as un conflit au sujet de frontières entre deux pays voisins. C’est le déracinement d’une nation et d’un peuple, la substitution d’un état par un autre…
La paix mondiale ne pourra se stabiliser que si les nations et les populations peuvent exprimer leur existence et réaffirmer la liberté et l’indépendance de leur peuple. »
~ Naïm Qassem ~

Cette citation du SG adjoint du Hezbollah en 2005 est parfaitement en ligne non seulement avec ce que dit l’excellent Daniel Vanhove ci-dessous, mais aussi avec ce que disent tous les mouvements de libération anti-coloniaux de par le monde. La lutte contre le colonialisme n’est pas quelque chose d’un passé distant et nébuleux, c’est une lutte quotidienne pour les Palestiniens, les Amérindiens, les Aborigènes d’Australie, les Maoris de Nouvelle-Zélande et tous les peuples des nations originelles de tous les continents opprimés par la volonté de suprématie impérialiste de l’occident sur le monde. Nous ne vivons pas du tout dans un monde post-colonial comme la propagande étatiste passe son temps à insuffler, mais dans un monde hyper-colonial, qui a muté en un colonialisme planétaire géré depuis la City de Londres et Wall Street.

Nous devons le reconnaître et agir en conséquence hors du système qui n’est pas partie de la solution mais bel et bien le cœur même du problème.

— Résistance 71 —

 

Mise au point sur l’antisionisme et l’antisémitisme

 

Daniel Vanhove

 

27 janvier 2016

 

url de l’article:

http://www.mondialisation.ca/antisionisme-etou-antisemitisme-mise-au-point/5504814

 

« (…) De mon histoire personnelle, en tant qu’enfant ‘administrativement juif’ dans une France occupée, en tant qu’adolescent dans une France engagée dans ses guerres coloniales, puis en tant ‘qu’Oriental’ en Israël, et finalement en tant que Palestinien, certes par le choix, mais aussi, depuis plus de trente ans par l’expérience acquise, je retiens que le Mal absolu, le crime contre l’Esprit humain et contre l’humanité par excellence, c’est le racisme ».*

Depuis quelques années, et singulièrement après chaque agression de l’Etat israélien à l’encontre de la population palestinienne, un glissement insidieux semble s’opérer au niveau de certains militants de la cause palestinienne. Celui de confondre la lutte contre l’occupant israélien animé par la mortifère idéologie sioniste, et la détestation de tout ce qui représente de près ou de loin, la judéité. Cette attitude est inacceptable et il faut la dénoncer haut et fort, sans la moindre ambiguïté. Et au passage, remonter les bretelles du 1er Ministre Valls !

Résister et militer contre l’occupation de la Palestine par l’Etat israélien ne peut servir à entretenir cette confusion. Même si certaines personnalités politiques de premier plan semblent grossièrement  tomber dans le panneau. En effet, quand irresponsable, Manuel Valls déclare le 16 janvier dernier sur le plateau de l’émission « On n’est pas couché » de L. Ruquier que « l’antisionisme et l’antisémitisme c’est la même chose », il se trompe lourdement. Tragiquement, même. Au point que l’on pourrait se demander s’il a lui-même vraiment réglé la question comme il aime le claironner partout, en référence à son « lien éternel à la communauté juive et à Israël » de par son mariage.

Une telle affirmation est des plus inquiétantes et doit nous inviter à prendre de la distance avec son auteur, le laissant à ses fixations et aux déclarations péremptoires qu’il semble affectionner sur le sujet, comme s’il devait se justifier sans cesse. Et à ce propos, je veux lui relayer ce que revendique Ilan Halevi, tellement mieux placé que lui pour parler de ce qu’il connaît de l’intérieur :

« (…) Aucune exception, aucun privilège, aucune impunité, aucune vénération particulière, pas de mise à part. Le philosémitisme des chrétiens repentis et des antisémites d’hier, tout comme l’ethno-nombrilisme des juifs professionnels d’aujourd’hui, me semblent aussi pervers et aussi porteurs de dangers pour les juifs eux-mêmes que les accusations et invectives dont les couvrent les judéophobes de type classique. Car si les droits des uns ne sont pas garantis par le droit des autres, dans un système de droit pour tous, ils ne sont plus que des privilèges réversibles dès lors que tourne le vent du rapport de forces ou le caprice du prince ». Et d’insister un peu plus loin : « (…) L’axiome du caractère incomparable du destin des juifs (ou de n’importe quel groupe humain) dans l’histoire, l’idée qu’ils constitueraient l’exception à toute règle est à mes yeux une erreur théorique, mais surtout éthique, dont les conséquences politiques sont lourdes de dangers (…) ».

Il faudrait souffler à l’oreille de M. Valls que les citoyens n’attendent pas de leur 1er Ministre des propos musclés en toutes circonstances. En ces temps troublés, un minimum de nuance et de discernement seraient bienvenus. Un peu de pédagogie ne serait pas un luxe. D’autant qu’à bien y regarder, c’est tout l’inverse de ce qu’assène M. Valls : le sionisme est par essence, raciste et antisémite ! Parce qu’il est discriminant, créant une division irréversible entre les juifs et les autres qui ne le sont pas. Le sionisme est une idéologie de type messianique, porteuse d’une foi, d’une croyance au retour du Messie à Jérusalem, précisément par la Porte Dorée de l’enceinte qui entoure la vieille ville. Et dès lors, tout ce qui ne s’apparente pas à cette perspective judéo-centrée est considéré comme traître à la cause et ne mérite aucune considération de la part de ses adulateurs. Ce sont ces mêmes illuminés qui n’ont de cesse de vouloir faire d’Israël un Etat réservé aux seuls juifs. Tout à l’inverse d’une démocratie laïque et moderne ouverte à tous les citoyens qui la composent. Aux yeux de ces zélés, les juifs qui ne se reconnaissent pas dans ce (funeste) projet sont considérés comme suspects, voire comme ennemis. Une société multiculturelle composée de ses croyances ou non, d’origines variées n’est pas au programme de ce racisme d’Etat. Nouvelle illustration par Ilan : « …le mépris culturel qui frappe les juifs d’Afrique et d’Asie est une conséquence inévitable du racisme colonial qui sous-tend l’entreprise sioniste en Palestine depuis ses premiers pas »*. Heureusement, nombre de citoyens juifs d’Israël ne se reconnaissent aucunement dans cette dérive et la condamnent fermement. Ce qui leur vaut en retour d’être traités par les sionistes comme des individus ayant la haine de soi. Et comme le dit encore Ilan :

« Le concept de haine de soi est systématiquement brandi par les sionistes dès qu’un juif refuse de participer à l’autoglorification du groupe ou tout simplement critique la politique israélienne. De la même façon que quiconque critique Israël est un antisémite, tout juif qui critique Israël est un juif antisémite, c’est à dire un juif qui se hait lui-même ».*

En cette période où le gouvernement Hollande – seul dans la communauté internationale à criminaliser les militants non-violents qui soutiennent la cause palestinienne à travers le mouvement BDS – n’a de cesse de promouvoir les formations en tous genres pour tenter d’endiguer le chômage, un stage d’immersion de certain(e)s ministres auprès de cette population plus posée et lucide leur ferait sans doute le plus grand bien, tout particulièrement au 1er Ministre… En lui demandant au passage, qu’il nous explique comment le Ministre d’un Etat qui se revendique « laïc » à la moindre occasion, peut-il défendre avec tant d’acharnement un tel projet messianique… à moins de se tromper de gouvernement et/ou de nous annoncer son « alyah » prochainement ?! Ilan à nouveau :

« Ainsi est-il parfaitement légitime, c’est-à-dire conforme à la réalité des faits, de souligner le caractère raciste et discriminatoire du sionisme, comme les institutions de l’Etat d’Israël, et on ne voit pas par quel tour de passe-passe rhétorique une telle affirmation représenterait une manifestation de racisme à l’encontre des juifs. (…) Mais il est vrai que les ruses du langage sont ici particulièrement perverses (…) ».

On voit combien la question est grave pour ne pas être clair et précis sur le fond. Et risquer par-là, de jouer un très mauvais tour à la Palestine et sa population qui n’ont vraiment pas besoin de cela. Celles et ceux qui ont pu se rendre sur le terrain, à la rencontre de la population palestinienne directement impactée par cette colonisation meurtrière, savent d’ailleurs que les Palestiniens ne font pas cet amalgame. Celui-ci n’est pas au programme de la lutte contre l’occupant sioniste. Du résistant de base jusqu’aux responsables politiques palestiniens toutes tendances confondues – et hormis quelques illuminés qui se rencontrent partout – la lutte de libération de la Palestine ne comporte pas de ressentiment raciste à l’encontre des juifs. Même si l’on peut craindre que l’inverse ne soit pas vrai, au vu de la politique d’apartheid menée par les autorités israéliennes à l’encontre de la population arabe, sans parler des conditions infrahumaines imposées aux habitants de Gaza, depuis 10 ans que dure son infâme blocus. Pour preuve encore, le piège sournois tendu par le Mossad pour attraper celles et ceux qui seraient tentés par l’antisémitisme : http://www.pourlapalestine.be/une-officine-liee-au-mossad-cree-sur-facebook-une-page-antisemite/

La résistance aux côtés du peuple palestinien ne peut tolérer aucun doute sur le sujet. La moindre tentation d’antisémitisme doit être exclue et condamnée. Celles ou ceux qui sont tentés par de telles dérives ne se rendent pas compte qu’en lieu et place de servir la cause qu’ils imaginent défendre, ils la desservent copieusement. Et s’ils étaient dans les rangs palestiniens, ils en seraient chassés aussitôt. Ces derniers ont une culture historique bien plus aiguisée et claire que d’aucuns qui semblent confondre les plans. Le combat du peuple palestinien est un combat politique. Il faut le dire et le répéter inlassablement. Et les militants et autres qui ne le comprennent pas seraient bien inspirés de prendre quelques leçons d’histoire au lieu de croire que cette lutte relève d’une quelconque question religieuse. Le sionisme étant un projet messianique, il y a lieu de le combattre au profit de la seule lutte qui a toujours prévalu dans les rangs de la résistance palestinienne : la lutte de décolonisation, la lutte de libération nationale. Et le droit à l’autodétermination.

Tout ce qui voudrait ramener cette lutte sur un autre terrain que celui-là n’appartient ni de près ni de loin à la résistance palestinienne historique. Cette notion doit être rappelée régulièrement par les responsables d’associations qui prétendent soutenir le peuple palestinien. Mais aussi par les responsables politiques. Aucune dérive ne peut être admise, parce qu’elle sera de suite récupérée par les sionistes qui s’empresseront de hurler à « l’antisémitisme atavique » des militants. Et parce que, fondamentalement, les choses doivent être claires, à l’image de ce que nous dit encore Ilan Halevi : « (…) Le racisme, c’est quand l’Autre est perçu comme moins humain, sous-humain, anti-humain, non humain. Ça commence dans le langage et au bout de la déshumanisation de l’Autre, il y a légitimation de sa mise à part, de son asservissement, de son oppression et, finalement, de son assassinat. »*

Dès lors, il faut répéter que non, l’antisionisme et l’antisémitisme ne sont vraiment pas la même chose !

 

* Islamophobie et judéophobie – L’effet miroir – extraits – Ilan Halevi – Ed. Syllepse – 2015. Toutes les citations reprises dans cet article sont tirées de ce dernier ouvrage d’Ilan Halevi.

* Islamophobie et judéophobie – L’effet miroir – extraits – Ilan Halevi – Ed. Syllepse – 2015. Toutes les citations reprises dans cet article sont tirées de ce dernier ouvrage d’Ilan Halevi.

Colonialisme et génocide: Le massacre en règle des Palestiniens continue…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 30 janvier 2016 by Résistance 71

Assassinats en masse de Palestiniens

 

Rashid Shahin

 

27 janvier 2016

 

url de l’article en français:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article15866 (avec vidéos)

 

Ce qui se passe ici ce ne sont pas seulement des assassinats sans procès, ou des assassinats extrajudiciaires, mais des crimes de guerre, ou des crimes contre l’humanité.

Ce qui se passe dans les territoires occupés palestiniens ce ne sont pas des assassinats extrajudiciaires de civils palestiniens, ce sont des exécutions pures et simples sur ordre d’hommes/de femmes politiques haut placés et de généraux militaires.

Lorsque la ministre des affaires étrangères suédoise, Margot Wallstrom a réclamé l’ouverture d’une enquête sur les assassinats extrajudiciaires d’Israël, elle a été méchamment attaquée par des hommes/femmes politiques israéliens ; une campagne de haine et d’incitation fut déchainée contre elle dans les médias de masse israéliens.

Les dirigeants israéliens ne sont pas habitués à de pareilles critiques de la part de dirigeants occidentaux, c’est la raison pour laquelle les déclarations de Mme Wallstrom les ont choqués et perturbés.

Les hommes et femmes politiques israéliens craignent que de telles déclarations n’encouragent d’autres dirigeants du monde à lui emboiter le pas et à leur tour à critiquer Israël et dénoncer ses crimes en prélude à une condamnation d’Israël sur la scène internationale.

Si c’est en effet le cas, cela signifie que l’immunité dont jouissent Israël et ses dirigeants depuis la création de l’état sioniste, prendra fin, ce qui les effraie et les affole.

Ils se croient immunisés contre toute critique depuis sept décennies et pensent qu’Israël est au-dessus du droit international.

Depuis le début de l’actuelle Intifada, les exécutions d’enfants et de jeunes Palestiniens sont quasi quotidiennes. Des vidéos qui ont largement circulé partout dans le monde montrent clairement que des Palestiniens ont été la cible de tirs et ont été tués sans avoir commis de délit. De nombreuses vidéos montrent que les accusations portées par les autorités d’occupation avaient été inventées de toute pièce.

En regardant ces vidéos il n’est pas nécessaire d’être spécialiste pour se rendre compte s’il s’agit d’une exécution sommaire ou d’une mise en scène ; de nombreuses vidéos montrent clairement comment les couteaux ont été placés sur les lieux, et beaucoup d’autres montrent que les victimes palestiniennes ne représentaient aucune menace d’aucune sorte.

Des vidéos montrent que des victimes ont été laissées se vider de leur sang jusqu’à ce que mort s’en suive, d’autres montrent à quel point la société israélienne peut être raciste, surtout lorsque des colons sionistes entonnent des chants et insultent les victimes, comme ce fut le cas pour l’enfant Ahmad Manasrah, qui gisait dans son sang dans la rue, et qui fut injurié, attaqué et battu par la police d’occupation.

Les dirigeants mondiaux doivent avoir les tripes de dire les choses telles qu’elles sont ; ce qui se passe ici ce ne sont pas seulement des assassinats sans procès, ou des assassinats extrajudiciaires, mais des crimes de guerre, ou des crimes contre l’humanité.

Ce que font les forces d’occupation dans les territoires occupés sont des crimes ; appeler les choses par leur véritable nom et qualifier de crimes les actes commis par ces forces d’occupation peut les amener à hésiter à tuer et à tirer sur la base de simples soupçons.

Si l’Occident commence à décrire la réalité de la situation due à l’occupation telle qu’elle est , ceci irritera les dirigeants sionistes d’Israël et les fera reconsidérer leur attitude à l’intérieur des territoires occupés.