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Résistance politique et économique: La vérité sur le pétrole (abiotique) et l’escroquerie du « pic pétrolier » mettra fin à une grande partie des guerres impérialistes…

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, politique et lobbyisme, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 5 février 2017 by Résistance 71

Si Engdahl avait déjà abordé le sujet du pétole abiotique par le passé, nous avions également, en juin 2011, mené une enquête et traduit quelques articles scientifiques étonnants en provenance notamment du Dr. J.F Kenney, un américain membre de l’académie des sciences russe depuis la fin des années 1970 et qui travaille depuis plus de 40 ans avec les meileurs experts russes et ukrainiens en ce domaine.
Tout comme pour Engdahl, notre série de 6 articles couvrant le sujet et intitulée “Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole (abiotique)…” est devenue un des plus gros succès de lecture de l’histoire de Résistance 71. Nous vous invitons à (re)lire cette série qui en explique plus long que les articles de Engdahl ainsi que de consulter notre dossier “Pétrole Abiotique” sur ce blog. Nous le disons depuis 6 ans: l’affaire du “pic pétrolier” et de la “rareté” du pétrole, du gaz et en fait de tout hydrocarbure plus lourd que le méthane, ne sont que des mythes, inventés et savamment entretenus par les pétroliers à des fins spéculatives et justificatrices de domination coloniale.
Le pétrole n’est pas “fossile” (biotique), il est abiotique, il n’est pas rare, on nage dedans, littéralement et tous les ans les “nouvelles découvertes” de champs pétroliers et gaziers “étonnent” les “experts” Pinnochio du système. Le véritable prix d’un barril de “brut” est sans doute de l’ordre de 8 à 10 US$ et à ce prix, ce n’est plus rentable et il devient normal de trouver une source énergétique de remplacement, ce qui ruinerait de facto les majors de cette arnaque du pétrole. Il faut que le public, partout, pose les questions qui dérangent, les questions qui tueront une grande partie des revenus de l’oligarchie criminelle aux manettes.
Les scientifiques russes et ukrainiens, le pr. Kenney, William Engdahl, nous, et tous ceux comme le SF qui relaient cette information vitale et censurée depuis des années, remplissent leur devoir de vérité envers l’humanité. Que cette information devienne générale et ce sont des millions de vie qui seront sauvées, ce seront autant de guerre qui ne seront plus menées pour une commodité énergétique n’ayant plus aucune valeur (ce qui ne résoudra pas le problèmes des produits dérivés rapportant des millairds à la pétrochimie, contrôlée par le même cartel criminel bien entendu, mais on peut produire des polymères dérivés depuis du pétrole synthétique, il y a toujours une solution quand on veut vraiment…).

Qu’on se le dise !!

~ Résistance 71 ~

 

Rex Tillerson, mythes, mensonges et guerres autour du pétrole

 

William Engdahl

 

29 janvier 2017

 

url de l’article en français:

http://lesakerfrancophone.fr/rex-tillerson-et-les-mythes-mensonges-et-guerres-autour-du-petrole

 

Rex Tillerson, l’ancien PDG du géant pétrolier ExxonMobil, n’a pas été désigné secrétaire d’État en raison de son expérience diplomatique. Il est là parce qu’il est évident que les patriarches qui sont derrière le projet Trump, Warren Buffett, David Rockefeller, Henry Kissinger et d’autres, veulent une personne venant de la grande industrie pétrolière pour guider la politique étrangère américaine pendant les quatre prochaines années. À peine devenu président, Trump a donné son feu vert aux controversés pipelines KeystoneXL qui ne livreront pas de pétrole étasunien, mais les coûteux sables bitumineux canadiens. Son Agence de protection de l’environnement adopte une attitude amicale face aux dangers environnementaux dûs à la production de gaz de schiste. Mais le plus important, avec le secrétaire Tillerson, est que les États-Unis planifient une réorganisation majeure du contrôle du pétrole, revenant à la déclaration souvent citée de Kissinger : « Si vous contrôlez le pétrole, vous contrôlez des nations entières ou des groupes de nations. »

Je voudrais raconter ici le récit de mon propre changement de conviction au sujet de la genèse des hydrocarbures, car je pense qu’il deviendra de plus en plus important dans un proche avenir, de saisir précisément en quoi consiste vraiment le jeu des quatre grands géants pétroliers anglo-américains, ExxonMobil, Chevron, Shell et BP. Il s’agit de créer des mythes, des mensonges et, finalement, des guerres pétrolières fondées sur ces mythes et ces mensonges.

Cela se passe à la fin de l’année 2002, alors que l’administration américaine Bush-Cheney était déterminée à détruire l’Irak et à renverser Saddam Hussein. Le fait que le gouvernement américain risquait une rupture potentielle avec ses alliés européens et ses autres alliés importants pour une menace irakienne, réelle ou imaginée, me laissait fort perplexe. Il devait y avoir quelque chose de plus profond, me suis-je dis.

Puis, un ami m’a envoyé l’article d’un site aujourd’hui fermé, From The Wilderness, fondé par feu Mike Ruppert. L’article exposait un argument majeur, disant que le volume de pétrole dans le sol est limité et disparaît rapidement. Il soutenait que le plus grand gisement de pétrole de l’histoire, Ghawar en Arabie Saoudite, était tellement appauvri qu’il y avait besoin d’injecter des millions de barils d’eau par jour pour obtenir une production, toujours en baisse, de pétrole brut. Il affirmait que la Russie avait dépassé son « pic » pétrolier.

 

Il illustrait cette notion avec le célèbre graphique en cloche, dit courbe de Gauss [Aussi connu sous le nom de Pic de Hubbert, NdT]. Le monde, après plus d’un siècle dans l’ère des hydrocarbures, avait consommé tellement de pétrole que nous étions proches du « pic absolu ». Voilà sa thèse.

Quel pic absolu ?

J’ai creusé plus profond, trouvé d’autres articles sur le thème du pic pétrolier. Cela offrait une explication plausible pour cette stupide guerre en Irak. Après tout, l’Irak, selon les estimations, possédait la deuxième plus grande réserve de pétrole non exploitée au monde, après l’Arabie saoudite. Si le pétrole devenait si rare, cela permettait d’expliquer les motifs de cette guerre.

J’ai donc décidé d’approfondir une question aussi cruciale que l’avenir du pétrole mondial et son impact potentiel sur la guerre et la paix dans le monde, la prospérité mondiale ou la famine.

J’ai assisté à la conférence annuelle de l’Association pour l’étude du pic pétrolier (ASPO), qui s’est tenue en mai 2004 à Berlin. Là, j’ai rencontré les gourous du pic pétrolier, Colin Campbell, géologue à la retraite de Texaco, dont les recherches sur la production des puits donnait au pic pétrolier une base scientifique apparente ; Matt Simmons, un banquier du monde pétrolier du Texas qui a écrit un livre intitulé Twilight in the desert, dans lequel il prétend que le site de Ghawar a largement dépassé son pic de production. Mike Ruppert était également présent, comme l’était l’auteur sur les pics pétroliers, Richard Heinberg.

Loin d’être menée comme une démonstration géophysique de haut niveau pour expliquer le pic pétrolier, j’ai été très déçu d’être le témoin de batailles verbales amères et acharnées entre les critiques du pic pétrolier, comme cet expert de l’Agence internationale de l’énergie de Paris et les avocats du pic pétrolier, qui en sont arrivés à lancer des attaques ad hominem contre l’expert parisien, plutôt que de développer des arguments scientifiques sérieux.

Quelques semaines plus tard, j’ai décidé de m’entretenir avec le président d’ASPO International, le physicien atomique suédois Kjell Aleklett, dans son université d’Uppsala, en Suède, pour tenter d’obtenir une argumentation scientifique plus approfondie au sujet du pic pétrolier. Là, Aleklett m’a montré son dernier diaporama. Il soutenait que comme le pétrole était un combustible fossile, nous savions, par l’étude de la tectonique des plaques, où se trouvaient tous les principaux gisements de pétrole. Puis, citant l’épuisement de la production dans la mer du Nord, à Ghawar, au Texas et dans quelques autres endroits, Aleklett a proclamé : « Voilà ! L’affaire est prouvée. » Pour moi, c’était tout sauf prouvé.

Un autre point de vue

À ce moment-là, après la démonstration d’Aleklett, qui ne peut être décrite que comme un diaporama chargé d’assertions non prouvées, j’ai commencé à remettre en question ma conviction antérieure au sujet du pic pétrolier. Des mois auparavant, un ami chercheur allemand m’avait envoyé l’article d’un groupe de géophysiciens russes sur ce qu’ils appelaient les « origines abiotiques » des hydrocarbures. Je l’avais mis de côté pour une future lecture, alors je l’ai ouvert et je l’ai lu. J’ai été impressionné, pour dire le moins.

Au fur et à mesure de ma recherche de traductions de journaux scientifiques sur les abiotiques russes, j’ai creusé le sujet plus en profondeur. J’y ai appris que les recherches hautement confidentielles de l’ère soviétique avaient commencé dans les années 1950, au début de la Guerre froide. Staline avait donné mandat aux principaux géo-scientifiques soviétiques pour, tout simplement, s’assurer que l’URSS était entièrement autosuffisante en pétrole et en gaz. Elle ne devait pas répéter l’erreur fatale qui avait coûté deux guerres mondiales à l’Allemagne à cause de sa non-autosuffisance pétrolière.

Étant des scientifiques sérieux, ils n’ont rien pris pour acquis. Ils ont commencé leur travail par une recherche exhaustive dans la littérature scientifique mondiale pour trouver une preuve rigoureuse de la genèse des hydrocarbures, à commencer par la théorie largement acceptée des combustibles fossiles. À leur grande surprise, ils n’ont pas trouvé de preuve scientifique sérieuse dans toute cette littérature.

J’ai alors lu les recherches interdisciplinaires menées par des universitaires comme le professeur V.A. Krayouchkine, directeur du département d’exploration pétrolière de l’Institut des sciences géologiques de l’Académie des sciences ukrainienne à Kiev, l’un des principaux scientifiques abiotiques.

Krayouchkine a présenté un exposé, après la fin de la guerre froide, à une conférence du DOSECC (Forage, observation et échantillonnage de la croûte continentale de la terre) à Santa Fe, Nouveau-Mexique, en 1994. Krayuchkine y a présenté ses recherches menées dans la région de Dniepr-Donetsk, en Ukraine. La géologie traditionnelle et commune aurait soutenu que cette région est stérile en pétrole ou en gaz. Les géologues traditionnellement formés ont soutenu qu’il était insensé de chercher du pétrole ou du gaz là, à cause de l’absence complète de toute « roche mère » – les formations géologiques spéciales qui, selon la théorie géologique occidentale, sont des roches uniques où des hydrocarbures ont été produits ou sont susceptible d’être générés – vraisemblablement, les seuls endroits où le pétrole pourrait être trouvé, d’où le terme « mère ».

Ce que Krayouchkine a présenté à l’auditoire incrédule de géologues et de géo-scientifiques américains allait à l’encontre de toute leur formation sur la genèse pétrolière. Krayouchkine a soutenu que les découvertes de pétrole et de gaz dans le bassin d’Ukraine provenaient de ce que les géologues ont appelé le « sous-sol cristallin », des roches profondes où la théorie géologique occidentale prétend que le pétrole et le gaz (qu’ils ont appelé « combustibles fossiles ») ne peuvent être trouvés. Aucun fossile de dinosaure ni aucun reste d’arbre n’aurait pu être enterré si profondément, selon la théorie occidentale.

Pourtant, les Russes y ont trouvé du pétrole et du gaz, quelque chose d’équivalent à Galilée disant à la Sainte Inquisition que le Soleil – et non la Terre – était le centre de notre système. Selon un participant, le public n’a pas du tout été intéressé par les implications de la géophysique russe.

L’orateur de Kiev a ensuite déclaré aux scientifiques présents à Santa Fe, que les efforts de l’équipe ukrainienne pour chercher du pétrole là où la théorie conventionnelle prétend que l’on ne peut pas en trouver, ont en réalité réussi et permis d’exploiter des champs pétroliers et gaziers commerciaux.

Il a décrit en détail les tests scientifiques qui ont été menés sur le pétrole découvert, pour évaluer leur théorie selon laquelle le pétrole et le gaz ne provenaient pas de la surface – comme le suppose la théorie classique des combustibles fossiles –, mais plutôt d’une profondeur de quelque deux cents kilomètres. Les tests ont confirmé que le pétrole et le gaz provenaient en effet d’une grande profondeur.

L’orateur a clairement expliqué que la compréhension des scientifiques russes et ukrainiens sur l’origine du pétrole et du gaz était aussi différente de celle des géologues occidentaux que le jour de la nuit.

Encore plus choquant pour le public, le rapport de Krayouchkine indiquait qu’au cours des cinq premières années d’exploration de la partie nord du bassin de Dniepr-Donetsk, au début des années 1990, un total de 61 puits ont été forés, dont 37 furent commercialement productifs, un taux de réussite de plus de 60%. Pour une industrie pétrolière où le taux de réussite de 30% est la moyenne, 60% est un résultat impressionnant. Il a décrit, puits par puits, les profondeurs, les flux de pétrole et les autres détails.

Plusieurs de ces puits allaient jusqu’à une profondeur de plus de quatre kilomètres, une profondeur d’environ 13 000 pieds dans la Terre et certains produisaient jusqu’à 2 600 barils de pétrole brut par jour, soit près de 3 millions de dollars par jour aux prix du pétrole en 2011.

Après cette conférence, je suis entré personnellement en contact avec l’un des principaux scientifiques abiotiques russes, Vladimir Koutcherov, professeur à l’Institut royal suédois de technologie, le MIT suédois. Nous nous sommes rencontrés plusieurs fois et il m’a formé sur l’origine de tous les hydrocarbures. Ils ne viennent pas de dinosaures morts ni de détritus de restes d’origines biologiques. Le pétrole est plutôt constamment généré dans les profondeurs du noyau terrestre, dans ce four nucléaire géant que nous appelons le noyau. Sous l’effet d’une température et d’une pression énormes, le méthane primaire est forcé à remonter à la surface en passant par ce qu’ils appellent des canaux de migration situés dans la croûte terrestre. Effectivement, Koutcherov a démontré que les puits de pétrole « à sec » existants, si on les laisse non exploités pendant plusieurs années, peuvent se « recharger » avec du nouveau pétrole neuf venant des profondeurs. Selon les conditions environnantes, le méthane migre vers le haut, et peut rester gaz, devenir pétrole brut, goudron ou charbon.

Les implications de cette genèse terrestre des hydrocarbures ont été profondes et m’ont forcé à changer de croyance. J’ai lu ensuite les fascinantes théories géophysiques du brillant scientifique allemand Alfred Wegener, le véritable découvreur de ce qui, dans les années 1960, a été nommé théorie des plaques tectoniques. Je me suis rendu compte que notre monde, comme l’a fait remarquer l’économiste pétrolier néerlandais Peter O’Dell, « ne manquait pas de pétrole, mais devenait du pétrole ». Partout, du Brésil à la Russie, à la Chine, au Moyen-Orient. J’ai écrit ce qui est devenu l’un de mes articles en ligne les plus lus, « Confessions d’un ex-croyant en pic pétrolier », en 2007.

En fait, je me suis rendu compte que les fondements de la géologie pétrolière occidentale étaient une sorte de religion. Plutôt que d’accepter la Naissance divine, les croyants du pic pétrolier ont accepté la Divine Origine fossile. Aucune preuve nécessaire, il suffit d’y croire. À ce jour il n’existe pas un seul document scientifique sérieux prouvant la genèse fossile des hydrocarbures. Le scientifique russe Mikhail Lomonosov l’avait proposée comme simple hypothèse, dans les années 1760. Elle a servi à l’industrie pétrolière américaine, en particulier la famille Rockefeller, pour construire une immense fortune basée sur le mythe de la pénurie de pétrole.

Aujourd’hui, la nouvelle Administration américaine du Président Trump, avec son Secrétaire d’État,  un ancien d’ExxonMobil, Rex Tillerson, retourne à l’ère du Big Oil après huit ans d’Obama et ses stratégies alternatives. Si notre monde doit éviter encore plus de carnage et de guerres inutiles alors que le pétrole abonde, il serait important d’étudier la véritable histoire de notre Âge du pétrole. En 2012, j’ai publié un livre basé sur ce travail, intitulé « Mythes, mensonges et guerres du pétrole ». Pour ceux qui sont intéressés, je suis convaincu que vous y trouverez une vision alternative utile.

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Résistance politique: L’escroquerie du « pic pétrolier »… Un conte à dormir debout au profit des spéculateurs !

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Ceci nous ramène à notre dossier sur l’origine abiotique du pétrole, que nous avons traité ici-même en Juin et Juillet 2011. Engdhal parle dans son article ci-dessous de l’origine abiotique du pétrole sans la nommer. Son argumentation paraît un peu légère, nous invitons donc notre lectorat à en savir plus sur le sujet en suivant les liens ci-dessous tout en recherchant le sujet de manière indépendante également. Très vite, vous vous rendrez compte qu’une fois de plus, l’enfumage officiel est total (sans mauvais jeu de mot..). C’est au nom de sources énergétiques surabondantes et inépuisables à l’échelle humaine que des guerres et des millions de personnes meurent depuis plus de 100 ans, au nom de la spéculation et des méga-profits générés pour la classe des oligarques pétro-financiers monopolistes (Rockefeller Exxon-Mobil, Rothschild Royal Dutch Shell and co…) afin que ceux-ci continuent de ruiner et dominer le monde.

Rien que cette idée devrait susciter des vocations révolutionnaires !…

A (re)lire donc parce qu’on ne peut plus d’actualité:

https://resistance71.wordpress.com/petrole-abiotique/

Notre introduction au sujet du 12 Juin 2011:

https://resistance71.wordpress.com/2011/06/12/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-le-petrole-abiotique/

~ Résistance 71 ~

 

“La suggestion que le pétrole puisse être dérivé d’une sorte de transformation de poisson compressé ou de détritus biologique est certainement la notion la plus idiote qui a été entretenue par un nombre substantiel de personnes pendant un laps de temps étendu.”

— Fred Hoyle (1982) –

 

“Il n’y a jamais eu d’observations faites d’une génération spontanée de pétrole naturel (pétrole brut) à partir de matière biologique à basse pression dans quelque laboratoire que ce soit, où que ce soit, jamais.”

— J.F. Kenney —

 

Oh pétrole où est ton pic

 

F. William Engdahl

 

28 Octobre 2015

 

Sources de l’article en français:

http://www.mondialisation.ca/oh-petrole-ou-est-ton-pic/5485221

http://lesakerfrancophone.net/oh-petrole-ou-est-ton-pic/

 

Il y a deux grands mythes utilisés au cours des dernières années pour convaincre le monde de la catastrophe imminente si nous ne changeons pas radicalement notre style de vie vers plus d’austérité. Les deux mythes sont basés sur une fraude scientifique et sur leur propagation dépourvue d’esprit critique par des médias complaisants et même par certains médias alternatifs. L’une est l’idée que le climat du monde se réchauffe, ou tout au moins change, en raison presque exclusivement de notre comportement, par nos émissions anthropiques. Le deuxième grand mythe, a été lancé en 1956 à Houston au Texas par un employé de l’une des plus grandes compagnies pétrolières du monde, puis il a été dépoussiéré il y a 15 ans au début de l’administration Dick Cheney-Bush. Il a été appelé la théorie du pic pétrolier.

La bonne nouvelle est que nos villes côtières ne sont pas sur le point d’être emportées par la fonte des icebergs ou la hausse du niveau des océans, et que notre approvisionnement en pétrole conventionnel et en gaz, hydrocarbures ou équivalent ne va pas s’interrompre avant des siècles ou plus. Cela n’a rien à voir avec l’extraction très dommageable et très coûteuse du pétrole de schiste, mais avec l’abondance du pétrole conventionnel dans le monde entier, qui doit encore être découvert en grande partie ou même cartographié.

Les découvertes les plus spectaculaires de ces nouvelles réserves de pétrole et de gaz au cours des dernières années sont venues de la Méditerranée dans les zones proche de Chypre, d’Israël et du Liban et il est possible qu’il y en ait aussi près des côtés de la Grèce. En 2010, Israël et la société de Houston au Texas, Noble Energy, ont découvert le plus grand champ gazier offshore, le Léviathan. C’était la plus grande découverte de gaz dans le monde depuis une décennie, avec suffisamment de gaz pour fournir Israël pendant au moins un siècle. Les relevés géophysiques des zones offshore autour de la Grèce suggèrent que ce malheureux pays pourrait également avoir plus qu’assez de pétrole et de gaz pour rembourser la totalité de sa dette extérieure et plus encore. Sans surprise, le FMI, manipulé par Washington, a exigé que la Grèce privatise ses entreprises pétrolières et gazières étatiques. C’est une quasi-certitude que les grandes entreprises pétrolières occidentales ont caché leur développement comme elles l’ont déjà fait au cours des dernières décennies, quand les baux d’exploitation sont arrivés à échéance en 2004 et ont repassé au gouvernement grec.

En 2006, Petrobras, une entreprise brésilienne, a fait la plus grande découverte de pétrole, au large des côtes, de ces 30 dernières années, détenant au moins 8 milliards de barils de pétrole dans le bassin de Santos à 250 kilomètres de Rio de Janeiro. Le président Lula da Silva a alors proclamé qu’il donnerait une seconde indépendance au Brésil, en arrêtant les importations pétrolières occidentales. En 2008, à proximité, Petrobras, société d’État, a aussi découvert un grand champ de gaz naturel appelé Jupiter près de leur découverte de pétrole sur le bassin de Santos. Sous la présidence de Lula, le Parlement a adopté des mesures pour s’assurer que le développement du pétrole resterait dans les mains brésiliennes avec Petrobras et non pas dans celles des majors pétrolières étrangères américaines et britanniques entre autres. En mai 2013, après que Lula a pris sa retraite pour être remplacé par Dilma Rousseff en tant que présidente, le vice-président américain Joe Biden s’est déplacé au Brésil pour la rencontrer, elle et les responsables de Petrobras. Selon des sources brésiliennes, M. Biden a demandé à Dilma Rousseff de supprimer les lois qui empêchaient les majors pétrolières américaines de contrôler les énormes découvertes de pétrole et de gaz. Elle a poliment refusé et, peu après, le Brésil a été frappé par une vague de déstabilisation majeure sous forme d’une Révolution de couleur à l’américaine qui continue à ce jour, et sans étonnement, avec un scandale autour de Petrobras au centre du jeu.

Plus récemment, l’Islande, récupérant de sa crise bancaire, a commencé sérieusement la recherche en mer de pétrole et de gaz sur le récif Jan Mayen au nord du cercle polaire arctique en 2012. La géophysique est la même que pour la production offshore en mer du Nord et un ancien haut fonctionnaire islandais du gouvernement m’a dit, lors d’une visite il y a cinq ans, qu’une étude géologique privée indiquait que l’Islande pourrait être une nouvelle Norvège. Selon l’US Geological Survey, l’Arctique pourrait contenir 90 milliards de barils de pétrole, en grande partie inexploités. La Chine a fait de l’Islande un partenaire clé, et les deux ont signé un accord de libre-échange en 2013 après que le chinois CNOOC avait signé une joint-venture en 2012 pour l’exploration offshore.

En avril 2015, la société d’exploration britannique Oil & Gas Investissements a annoncé qu’elle avait foré près de l’aéroport de Gatwick et trouvé ce qu’ils ont estimé pouvoir atteindre 100 milliards de barils de pétrole. Par comparaison, la totalité de la mer du Nord a fourni quelques 45 milliards de barils en 40 ans. Ainsi, en mai, la compagnie pétrolière britannique Rockhopper a annoncé une nouvelle découverte de pétrole dans les eaux contestées des îles Falkland au large de l’Argentine, censée contenir jusqu’à un milliard de barils de pétrole.

Maintenant, en août 2015, la compagnie pétrolière italienne ENI a annoncé la découverte d’un gisement de gaz supergéant dans l’offshore égyptien, le plus grand jamais trouvé en mer Méditerranée, plus grand que le Léviathan d’Israël. La société a annoncé que le champ pourrait contenir un potentiel de 30 milliards de pieds cubes  de gaz sec sur une surface couvrant une superficie d’environ 100 kilomètres carrés. Zohr est la plus importante découverte de gaz jamais faite en Égypte et en mer Méditerranée.

Il y a d’énormes réserves inexploitées de pétrole et de gaz dans les Caraïbes, la zone d’un cratère d’impact a provoqué de nombreuses fissures et trois plaques tectoniques actives s’y rejoignent et en partent. Haïti est l’une de ces régions, comme Cuba. En mai, le gouvernement cubain a publié une étude qui a estimé que les eaux territoriales au large de Cuba contiennent quelques 20 milliards de barils de pétrole. La filiale pétrolière de la Russie, Gazprom Neft, a déjà investi dans une concession dans les eaux cubaines, et durant la visite en juillet 2014 du président russe Vladimir Poutine à La Havane, pendant laquelle la Russie a annulé 90% de la dette cubaine de l’ère soviétique d’une valeur de quelque 32 milliards de dollars, Igor Sechin, le PDG de Rosneft, entreprise d’État russe, et la plus grande compagnie pétrolière du monde, ont signé un accord avec Cupet, la compagnie pétrolière d’État cubaine, pour explorer conjointement le bassin au large de la côte nord de Cuba. Cette participation de la Russie dans l’énorme effort de recherche de pétrole cubain pourrait expliquer la ruée soudaine de l’administration Obama pour réchauffer les relations avec Cuba.

Comment le pétrole est 

L’explication sur l’industrie pétrolière, qui fait référence, est que le pétrole est une ressource finie, un soi-disant combustible fossile, d’origine biologique, qui a été créé il y a des centaines de millions d’années par la mort des dinosaures dont les restes, par quelque procédé physique non encore identifié, ont été transformés en hydrocarbures. L’idée est que les détritus biologiques concentrés se sont en quelque sorte enfoncés profondément dans le sol, le puits de pétrole le plus profond dans le monde se trouve dans la région de Sakhaline en Russie, foré par Exxon, et il plonge a plus de 12 kilomètres de profondeur. Là, le pétrole a coulé dans des poches souterraines qu’ils appellent des réservoirs. D’autres disent aussi que les algues et les feuilles d’arbres et d’autres matières en décomposition biologique se sont ajoutées au processus.

Dans les années 1950, un groupe de scientifiques soviétiques a été chargé de rendre l’URSS autosuffisante en pétrole et en gaz en pleine guerre froide. La première étape dans leur recherche a consisté à étudier de façon critique toute la littérature scientifique sur les origines connues des hydrocarbures. Comme ils ont regardé de près la théorie dite des combustibles fossiles du pétrole, ils ont été surpris à quel point elle n’était pas scientifique. Un physicien a estimé que pour l’immense quantité de pétrole qui est sortie d’un puits géant comme Ghawar, en Arabie saoudite, il faudrait un tas de dinosaures morts, en supposant une conversion à 100% de la viande et des os en pétrole, qui atteindrait 30 km cube. Ils ont vite cherché d’autres explications à la naissance du pétrole.

Ils ont fait des tests exhaustifs dans les laboratoires de recherche enterrés de l’armée soviétique à Moscou. Ils ont développé l’hypothèse brillante que le pétrole est constamment créé dans les entrailles de la Terre sous le manteau de la croûte terrestre. Il est poussé vers la surface en passant par des lits de divers éléments tels que la ferrite. Les scientifiques ont reproduit les expériences de laboratoire en produisant des hydrocarbures sous les mêmes conditions de température et de pression que dans le manteau terrestre. Ces voies de migration, comme les scientifiques soviétiques les ont appelées, étaient des fissures dans le manteau causées par les millions d’années d’expansion de la terre et forcées par les températures et les pressions énormes à l’intérieur du manteau. Le chemin suivi par le méthane à l’origine des hydrocarbures vers le haut et la surface détermine comment il émerge et se concentre sous forme de pétrole ou de gaz, de charbon, de bitume comme dans les sables bitumineux de l’Athabasca au Canada, ou même sous forme de diamants qui sont également des hydrocarbures. Les scientifiques russes et ukrainiens ont également découvert, sans surprise, que chaque champ pétrolifère géant avait des propriétés d’auto-remplissage, qui est la conséquence des injections nouvelles du pétrole ou du gaz constamment poussé vers le haut à l’intérieur du manteau via les failles ou les voies de migration pour remplacer le pétrole extrait. Les vieux puits de pétrole à travers la Russie ont été pompés bien au-delà de leur taux maximum naturel durant la fin de l’ère soviétique, lorsque la production maximale a été considérée comme la plus haute priorité. Ils ont ensuite été fermés et considérés comme épuisés. Vingt ans plus tard, selon les géophysiciens russes dont je viens de parler, ces puits taris ont été rouverts et, tenez vous bien, ils étaient complètement remplis d’un pétrole tout neuf.

Les Russes ont testé leur hypothèse jusqu’à nos jours, mais avec bien peu de soutien jusqu’à présent de leur propre gouvernement, dont les entreprises pétrolières peuvent peut-être craindre une surabondance de ce nouveau pétrole qui provoquerait l’effondrement des prix. A l’Ouest, la dernière chose qu’Exxon ou d’autres grandes compagnies pétrolières anglo-américaine voudraient, ce serait de perdre leur poigne de fer sur le marché mondial du pétrole. Ils n’auraient aucun intérêt à promouvoir une théorie qui serait en contradiction avec leur théorie du pic pétrolier.

Aujourd’hui, une décision géopolitique par l’Arabie saoudite pour effacer la récente émergence gênante des États-Unis sur le marché, comme le plus grand producteur de pétrole du monde en raison de l’augmentation importante de la production de pétrole de schiste, a temporairement effondré les prix mondiaux du pétrole de plus de $100 le baril en juillet 2014 à environ $43 aujourd’hui sur le marché américain. Cela conduit à un arrêt spectaculaire de l’exploration pétrolière dans le monde entier. Dans un monde juste, le pétrole et le gaz devraient être disponibles à des prix abordables pour tous les pays afin de servir leurs propres besoins énergétiques et non pas être le monopole d’un petit cartel d’entreprises britanniques ou américaines. Il est bon de savoir que le pétrole et le gaz sont là en sur-abondance et que nous ne devons pas geler dans le noir ou nous tourner vers les moulins à vent jusqu’à ce que, avec le temps, l’humanité développe des formes d’énergie complètement différentes qui sont propres et écologiques. Les guerres pour contrôler le pétrole ou le gaz deviendraient sans intérêt.

Article original en anglais :  Oh Oil, where is thy peak, Journal Neo, le 9 octobre 2015

Version française : Le Saker francophone

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole (abiotique)… Seconde addition au dossier… (Dr J.F. Kenney)

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Nous avons expliqué dans notre introduction à ce dossier sur l’origine abiotique (non-« fossile ») du pétrole et de tous les hydrocarbures plus lourds que le méthane en accord avec la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole, que nous ne sommes pas « pro » pétrole, mais que le chemin vers son remplacement comme source énergétique passe par la reconnaissance du fait que pétrole et gaz naturel sont d’origine non biologique, qu’ils sont créés sous très hautes pressions et températures dans le manteau de la Terre et qu’ainsi leurs réserves terrestres sont de fait quasi inépuisables à l’échelle humaine. Reconnaître cela c’est reconnaître que la théorie du pic pétrolier et de la « rareté » du produit ne sont que des escroqueries qui permettent de contrôler gisements et prix par la classique méthode spéculative du capitalisme criminel.

Nous avons retrouvé et traduit ci-dessous, un autre article du Dr. Kenney, ingénieur et chercheur américain membre de l’académie des sciences de Moscou , écrit en 1996 et qui synthétise très bien l’affaire de l’origine du pétrole. Ceci est toujours on ne peut plus d’actualité au vu de la situation en Ukraine et de la « découverte » de gisements importants de gaz en Ukraine de l’Ouest et en Mer Noire, gisements qui seront exploités par Exxon et Chevron. Dans cet article, Kenney explique que la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole et hydrocarbures plus lourds que le méthane, n’est ni une théorie « marginale », ni même une théorie sujette à débat en Europe de l’Est, le débat scientifique ayant eu lieu entre 1951 et la fin des années 70, avec pour résultat sa validation scientifique, chose des plus importantes à noter…

Pour arrêter la guerre du pétrole et les guerres à cause du pétrole, il suffit que cette origine abiotique inépuisable devienne enfin un acquis définitif pour que la spéculation s’arrête, ce qui provoquerait une chute rapide des prix du baril et ouvrirait une véritable fenêtre d’opportunité pour des énergies plus saines et moins polluantes, pourvu qu’on empêche les habituels criminels capitalistes (privés ou d’état, c’est la même chose) de pouvoir spéculer sur la ou les nouvelles sources…

Lisez notre dossier sur la question et diffusez sans modération. La diffusion de la vérité nous fera sortir de la spirale mortifère de spéculation, de mensonge et de contrôle, induite par les majors du pétrole et les banquiers pour contrôler le monde , les ressources énergétiques et les peuples.

Dossier « pétrole abiotique »

 

— Résistance 71 —

 

Considérations sur les récentes prédictions de pénurie de pétrole à venir évaluées d’après la perspective de la science pétrolière moderne.

 

J. F. Kenney

1996

 

JOINT INSTITUTE OF THE PHYSICS OF THE EARTH

RUSSIAN ACADEMY OF SCIENCES, Moscow;

GAS RESOURCES CORPORATION, Houston.

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

RÉSUMÉ:

Pendant près d’un siècle, des prédictions variées ont été faites sur ce que la race humaine allait être à court de pétrole de manière imminente. Le temps a prouvé que toutes ces prédictions étaient foncièrement fausses. Il est noté ici comment toutes ces prédictions dépendaient en fait fondamentalement d’une hypothèse formulée au XVIIIème siècle, disant que le pétrole était (miraculeusement) issu de la décomposition de détritus biologiques et en conséquence limité quant à son abondance. Cette théorie a été remplacée ces 40 dernières années par la théorie russo-ukrainienne de l’origine profonde abiotique du pétrole, qui a établi que le pétrole est matériau primordial provenant des grandes profondeurs de la Terre. Ainsi, l’abondance en hydrocarbures n’est limitée que par la quantité de matériaux primordiaux incorporés à la formation de la Terre et que leur disponibilité ne dépend que du développement technologique et de la compétence en matière d’exploration et d’exploitation.

 

“L’huile de roche se forme alors que de petits corps d’animaux, enfouis dans les sédiments, qui sous l’influence d’une température et d’une pression plus élevées agissant pendant une longue période, se transforment en huile de roche [pétrole ou pétrole brut]”

Académicien Mikhailo V. Lomonosov, « Slovo o reshdenii metallov ot tryaseniya zemli, » Proceedings of the Imperial Academy of Sciences, St. Petersburg, 1757.

 “L’abondante prépondérance des preuves géologiques amène inévitablement à la conclusion que le pétrole brut et le gaz naturel n’ont aucune connexion intrinsèque avec la matière biologique originaire à proximité de la surface de la Terre. Ils sont des matériaux primordiaux qui ont éruptés des grandes profondeurs.”

Académicien Professeur Vladimir B. Porfir’yev, senior petroleum exploration geologist for the U.S.S.R., at the All-Union Conference on Petroleum and Petroleum Geology, Moscow, 1956.

“L’analyse statistique thermodynamique a clairement établi que les molécules d’hydrocarbures dont fait partie le pétrole demande de très hautes pressions pour pouvoir se former, des pressions qui sont comparables à celles requises pour la formation du diamant. En ce sens, les molécules d’hydrocarbures sont des polymorphes à haute pression du système de carbone réduit, comme le diamant l’est du carbone élémentaire. Toute notion qui suggère que les molécules d’hydrocarbures se développent spontanément dans des régimes de températures et de pressions caractérisés par ceux qui sont proches de la surface de la Terre, qui sont les régimes de création du méthane et de la destruction des hydrocarbones, ne mérite même pas d’être considérée.”

Professeur Emmanuil B. Chekaliuk, at All-Union Conference on Petroleum and Petroleum Geology, Moscow, 1968.

“Les onze plus un grands champs gaziers et pétroliers décrits ici, ont été découverts dans une région qui aurait, il y a 40 ans, été condamnée comme région n’ayant aucun potentiel pour la production pétrolière. L’exploration pour l’exploitation de ces champs a été conduite exclusivement dans la perspective de la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole. Le forage y fut volontairement prolongé jusque dans la roche cristalline et il s’avère que c’est dans cette région cristalline que les plus grandes réserves existent. Ces réserves sont estimées à au moins 8200 millions de tonnes de pétrole accessible et d’au moins 100 milliards de m3 de gaz exploitable. Ces réserves sont en cela comparables à celles du nord de l’Alaska. Il est estimé de manière conservatrice, que l’exploitation optimisée de ces champs couvrira plus de 30% des besoins énergétiques de l’Ukraine industrielle.”

Professeur Vladilen A. Krayushkin, Chairman of the Department of Petroleum Exploration, Institute of Geological Sciences, Ukrainian Academy of Sciences, Kiev, and leader of the project for the exploration of the northern flank of the Dnieper-Donets Basin, at the VII-th International Symposium on the Observation of the Continental Crust Through Drilling, Santa Fe, New Mexico, 1994.

Le but de cet article est de présenter une perspective par laquelle les données existantes sur les réserves connues de pétrole et leur exploitation pourraient être au mieux évaluées. Le sujet particulier de cet article est l’application d’une évaluation de la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole, qui est un corps de connaissance très vaste, connu et développé depuis 40 ans. Cet article doit donc être compris comme s’occupant du contexte de certaines données statistiques impliquant l’industrie pétrolière plutôt que de s’attarder sur le contenu détaillé de quelque partie de ces données que ce soit. Les données spécifiques concernant les quantités connues de pétrole exploitable présentées récemment par plusieurs auteurs, seront largement prises sans commentaires additionnels. Mais, un bon nombre de conclusions tirées de ces données, particulièrement celles qui prétendent prédire le futur des réserves pétrolières disponibles et de l’industrie pétrolière elle-même, seront évaluées et rejetées du point de vue de la perspective de la science pétrolière moderne.

A travers l’histoire de l’industrie pétrolière, il y a eu de nombreux articles ou rapports écrits prédisant un arrêt imminent de cette industrie sur les assomptions que le stock de pétrole brut capable d’être exploité dans le monde était supposé se tarir rapidement et serait donc bientôt à la fin de sa durée d’exploitation (Campbell 1991; Fuller 1993; Campbell 1994; Campbell 1995) . brièvement, le monde était (si l’on en croit tout ceci) “à court de pétrole”. Heureusement, toutes ces prédictions se sont avérées fausses et ce sans aucune exception.

Les statistiques de l’industrie internationale pétrolière ont au contraire établi que, loin de diminuer, les réserves nettes exploitables ont considérablement accru ces 50 dernières années. Ces statistiques montrent que, chaque année depuis 1946, l’industrie pétrolière a découvert au moins 5 nouvelles tonnes de pétrole exploitable pour chaque 3 tonnes consommées. Comme l’a dit le professeur P. Odell de manière succinte, au lieu “d’être à court de pétrole”, la race humaine “nage dedans”.

(Odell 1984; Odell 1991; Odell 1994)

Ces faits remarquables concernant toutes ces erreurs de prédictions sur le pétrole disponible à l’encontre de sa disponibilité réelle demande une explication. Un des buts de cet article est de fournir cette explication. Celle-ci est en deux parties, les deux obtenues à partir d’un corps extensif de connaissances qui de manière bizarre, demeure peu connu en dehors de ses pays d’origine (i.e la Russie et l’Ukraine). La première partie de cette explication vient simplement par le fait de montrer la simple et unique fausse assomption sur laquelle a été fondé l’ensemble de toutes ces fausses prédictions au sujet du mythe de la rareté du pétrole. La seconde partie consiste en montrant encore plus simplement les statistiques de mesure des réserves connues de pétrole et qu’elles sont consistantes avec ce qui est attendu à la lumière de la théorie moderne de la science pétrolière.

Les erreurs concernant l’abondance du pétrole sur Terre viennent toutes d’une mauvaise compréhension fondamentale au sujet du pétrole lui-même. Toutes les prédictions sur la raréfaction du pétrole ne tiennent qu’au fil d’une vieille croyance remontant au XVIIIème siècle, qui a été prouvée fausse ce siècle-ci: la notion que le pétrole aurait pour origine des détritus organiques se transformant près de la surface de la Terre. Cette première hypothèse sur la génèse du pétrole fut émise en premier lieu par le célèbre scientifique russe Mikhailo Vassilietvitch Lomonossov en 1757 (citation ci-dessus). Cette notion d’une origine organique, biologique du pétrole a causé un certain nombre de mauvaises terminologies à son sujet comme par exemple le vocable de “carburant fossile” (ou source d’énergie fossile) et a été associée avec des phrases menant à la confusion comme par exemple “source énergétique tarissable, ou en voie de disparition”. Parce que le volume de matière biologique sur terre est en soit limité, la mauvaise interprétation du fait que le pétrole proviendrait de la transformation de matière organique, augmente le sentiment que le pétrole suivrait la même destinée et serait donc limité de manière similaire et que ceci serait quelque part en relation avec la quantité de matériel organique contenu dans les sédiments.

L’hypothèse qui dit que le pétrole pourrait être originaire de détritus organiques se situant dans les sédiments proches de la surface de la Terre est une hypothèse complètement fausse. Il doit être noté que Lomonossov lui-même n’a jamais voulu que cette hypothèse ne soit tenue pour autre chose qu’une suggestion raisonable, qui devait être testée contre de plus grandes observations et expériences en laboratoire.

“L’hypothèse de l’origine biologique du pétrole”  a été rejetée ce siècle par les géologistes de la science pétrolière parce qu’elle est incroyablement inconsistante avec les archives géologiques de terrain qui existent. Cette hypothèse a aussi été rejetée par des physiciens, des chimistes et des ingénieurs parce qu’elle viole des lois fondamentales de la physique.

L’hypothèse de Lomonossov au XVIIIème siècle d’une origine biotique, organique du pétrole a été remplacée ces dernières 40 années par la théorie moderne de l’origine profonde abiotique, un formidable corps de connaissance scientifique qui s’est développé dans l’ancienne URSS et particulièrement en Russie et en Ukraine. La théorie moderne russo-ukrainienne du pétrole a établi que le pétrole est un matériau primordial d’origine très profonde, qui a érupté des profondeurs dans la croûte terrestre.

Avec l’élimination de cette erreur que le pétrole serait une sorte de manifestation de la transformation somme toute limitée de matière organique, biologique ayant pour origine la surface de la Terre, les erreurs conséquentielles connectées avec ses supposées limites à la fois en quantité et en location géologique, disparaissent. En conséquence, les erreurs des prédictions du “jour de la fin du pétrole”, qui ne s’est jamais produit, sont expliquées ou plus simplement, éliminées.

Parce que l’explication des erreurs en connexion avec les prédictions du manque de pétrole s’obtient simplement de la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole et parce que cette théorie est peu connue en dehors de l’ancienne URSS, ce sujet mérite au moins une petite mention.

La théorie moderne russo-ukraine de l’origine abiotique profonde du pétrole est un corps de connaissance scientifique extensif qui couvre le sujet de la génèse chimique des molécules d’hydrocarbures, les processus physiques qui occasionnent leur concentration terrestre, les processus de la dynamique des mouvements de ces substances vers les réservoirs pétroliers, la géo-location et le production économique de ce pétrole. Comme explicité auparavant, la théorie a établie que le pétrole est un élément primordial de la Terre d’origne profonde, qui est transporté à haute pression vers la croûte terrestre par des processus d’ “éruption froide”. La théorie moderne russo-ukrainienne est presque unique dans ce qui passe souvent pour “théories” dans le champ de la géologie (surtout aux Etats-Unis), car elle est fondée non seulement sur une masse importante d’observation géologique, mais aussi sur un processus de raisonnement analytique sérieux, rigoureux en matière de physique. La vaste majorité de cette théorie s’est développée depuis les sciences de la chimie et de la thermodynamique et en conséquence, la théorie moderne a tenu de manière récurrente comme pilier central que la génèse des hydrocarbones doivent se confirmer aux lois générales de la thermodynamique de la chimie, comme le doit tout le reste de la matière.

A l’exception du méthane, l’alcane au potentiel chimique le plus bas de tous les hydrocarbures et aussi de manière moindre, l’éthène, l’alcane au plus bas potentiel chimique de séries moléculaires analogues, le pétrole n’a aucune relation intrinsèque avec des matières biologiques. Le méthane est thermodynamiquement stable dans les condtions de température et de pression proches de la surface de la terre et peut y être généré spontanément, comme cela peut s’observer dans le cas des marais et des égouts. Mais le méthane est quasiment la seule molécule hydrocarbonée possédant de telles caratéristiques thermodynamiques en ce type de régime, presque toutes les autres molécules hydrocarbonées réduites à l’exception des plus légères, sont des polymorphes à haute pression du système hydrogène-carbone. La génèse de ces hydrocarbones plus lourds se fait dans un environnement à régimes hautes pressions multi-kilobars.

La théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole n’est plus un sujet de débat académique parmi les membres des facultés universitaires de l’ancienne URSS. Ce corps de connaissance scientifique est maintenant vieux de près d’un demi siècle et a considérablement évolué au delà des stades de la recherche universitaire et des tests scientifiques. Aujourd’hui, la théorie moderne est appliquée en tant qu’outil très utile et est un guide dans l’exploration pétrolière sur l’ensemble des territoires de l’ex-URSS. Ceci fut le point remarqué dans un article qui fut présenté dans une conférence internationale à Santa Fé au Nouveau Mexique en Mai 1994, article qui concernait la découverte des 11 plus 1 champs pétroliers et gaziers géants du bassin Dniepr-Donetsk .(Krayushkin, Tchebanenko et al. 1994).

A cause du manque de familiarité avec la théorie russo-ukrainienne en dehors de l’ancienne URSS, quelques faits immédiats au sujet de cette théorie doivent être mis d’emblée en avant:

 

  • La théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole n’est pas nouvelle ou récente.

Cette théorie fut en premier lieu énoncée par le professeur Nikolaï Koudriavtsev il y a près de 50 ans (Koudryatsvev 1951) et a subi un développement intensif, un raffinement et une application depuis son introduction. Il y a eu plus de 4000 articles publiés dans les journaux scientifiques soviétiques et beaucoup de livres écrits sur la théorie moderne. Cet auteur est en train de co-écrire un livre sur le sujet en ce moment même sur le développement et les applications de la théorie pétrolière moderne, livre pour lequel la bibliograhie demande trente pages à elle seule.

  • La théorie moderne russo-ukraineinne de l’origine abiotique profonde du pétrole n’est pas le travail d’un seul homme, ni mêmes de quelques personnes. Cette théorie moderne fut développée par des centaines de scientifiques dans ce qui fut l’URSS, incluant les meilleurs géologues, géochimistes, géophysiciens et themodynamistes de cete nation. Il y a eu plus de deux générations maintenant de géologues, de physiciens, de chimistes et autres scientifiques en URSS qui ont travaillé et conribué au développement de cette théorie.

(Kropotkin 1956; Anisimov, Vasilyev et al. 1959; Kudryavtsev 1959; Porfir’yev 1959; Kudryavtsev 1963; Raznitsyn 1963; Krayushkin 1965; Markevich 1966; Dolenko 1968; Dolenko 1971; Linetskii 1974; Letnikov, Karpov et al. 1977; Porfir’yev and Klochko 1981; Krayushkin 1984)ƒ

  • La théorie moderne russo-ukraineinne de l’origine abiotique profonde du pétrole n’est pas vierge de tout test ou spéculative. Bien au contraire, cette théorie moderne a été longuement et savamment mise au défi par un grand nombre de géologues traditionnels de renom au moment de son introduction. Dans la décennie qui suivit son introduction, elle fut examinée sous toutes les coutures, révisée de manière extensive, analysée, puissamment débattue et testée de manière très rigoureuse. Chaque année après 1951, il y eut de grandes conférences organisées à travers l’URSS afin de débattre, d’analyser et d’évaluer la théorie moderne, son développement et ses prédictions. Les conférences générales entre les années 1952 et 1964-5 se sont particulièrement occupées de ce sujet. Durant cette période de scrutinisation de la théorie moderne pétrolière, quelques-unes des personnes en charge des tests dirent que la théorie traditionnelle de l’origine biologique/biotique pétrolière ne fut jamais autant testée que la théorie moderne.

 

  • La théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole n’est pas une vague hypothèse qualitative, mais se tient comme une théorie analytique rigoureuse au sein des sciences de la physique moderne. En cela cette théorie moderne diffère grandement non seulement de la théorie biotique, mais aussi des hypothèses géologiques traditionnelles. Depuis le XIXème siècle, des physiciens, chimistes, géologues et thermodynamiciens de renom ont regardé avec de grandes réserves (voire même du dédain pour certains), la suggestion que des molécules d’hydrocarbones hautement réduites et possédant une haute enthalpie libre (constituants du pétrole brut), pourraient spontanément évoluer depuis une base de molécules biologiques hautement oxidées possédant une basse enthalpie libre. Depuis 1964, les scientifiques de l’URSS ont procédé à des analyses statistiques en thermodynamique qui ont établie de manière explicite que l’hypothèse de l’évolution des molécules d’hydrocarbures (sauf le méthane) depuis des molécules biotiques dans des conditions de pression et de température proches de celles de la croûte terrestre, est en violation flagrante de la seconde loi de la thermodynamique. Ils ont aussi déterminé que l’évolution de molécules considérablement réduites ne peut se faire que dans des conditions de pression (profondeur) qu’on ne peut trouver que dans le manteau terrestre. Dans la seconde partie de son développement, la théorie moderne fut complètement revampée d’un point de vue d’argument qualitatif basé sur la synthèse de beaucoup de faits qualitatifs en un argument quantitatif basé sur les arguments analytiques de la mécanique  statistique quantique et de la théorie de la stabilité thermodynamique .(Chekaliuk 1967; Boiko 1968; Chekaliuk 1971; Chekaliuk and Kenney 1991; Kenney 1995) . Avec la transformation de la théorie moderne russo-ukrainienne d’une théorie géologique synthétique argumentant par persuasion en une théorie physique analytique argumentant par compulsion, la géologie pétrolière est entrée dans le courant de pensée de la science moderne.

 

  • La théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole n’est pas controversive et ne présente pas de sujet à débat académique.

La période de débat scientifique sur cette théorie qui présente un corps de connaissance extensif est terminée depuis environ 2 décennies (~ Simakov 1986). La théorie moderne est de fait extensivement appliquée dans tous les pays de l’ancienne URSS comme étant la perspective guidant l’exploration pétrolière et les projets de développement. Il y a en ce moment plus de 80 champs pétroliers et gaziers dans la Mer Caspienne seule, qui furent développés et exploités en appliquant les perspectives de la théorie moderne et qui produise du pétrole depuis la roche cristalline .(Krayushkin, Chebanenko et al. 1994) Similairement, une exploration du bassin d’effondrement de la faille cratonique de la Sibérie occidentale a développé 90 champs pétroliers dont 80 produisent partiellement ou entièrement depuis la roche cristalline (NdT: Ce qui est impossible en considérant la théorie biotique de l’origine du pétrole pour laquelle pétrole et gaz ne peuvent se situer que dans des bassins sédimentaires…). L’exploration et la découverte des champs pétroliers et gaziers du Dniepr-Donetsk de la même manière ont déjà été mentionnées. Il y a en ce moment même des projets de forage profond en Azerbaïdjan, au Tatarstan et en Sibérie asiatique, dirigés pour tester le potentiel des réservoirs de gaz et de pétrole dans le sous-sol cristallin.

Les erreurs impliquées dans les prédictions au sujet de la disponibilité future du pétrole, inévitablement occasionnées par une application inappropriée de l’hypothèse rococo que le pétrole se produit miraculeusement depuis des volumes limités de matière organique et sont obtenues par la notion de “matériel fossile limité”. On devrait plutôt reconnaître correctement qu’il n’y a plus de raisons de s’attendre à une pénurie future de pétrole car:

(1.)    Le potentiel de produire du pétrole depuis le sous-sol cristallin, depuis les structures volcaniques, depuis les structures d’impact et des régions non-sédimentaires, a généralement été négligé

(2.)    Le potentiel pétrolier des zones de suture riftogénique, à la fois sous-marines et terrestres a été largement négligé.

(3.)    Le pétrole qui existe certainement et sera sûrement produit depuis des réservoirs en dessous de ceux qui sont en ce moment même exploités a été pratiquement entièrement négligé.

(4.)    Le potentiel de produire du pétrole et du gaz depuis des réservoirs sous les zones d’hydrate de méthane a été complètemet négligé, tout comme l’ont été les réserves d’hydrates de méthane elles-mêmes.

(5.)    Le potentiel que certains champs pétroliers qui produisent actuellement pourraient bien attirer des hydrocarbures pressurisés d’une faille ouverte et active ou d’un conduit depuis le manteau terrestre et ainsi n’être jamais taris§ a été complètement négligé, tout comme le potentiel de développer des champs ne se tarissant jamais par forage très profond  (Mahfoud and Beck 1995)

En vue de ces considérations, il n’y a aucune raison de s’inquiéter et encore moins de “planifier” pour une chute future de l’industrie pétrolière fondée uniquement sur une disparition des réserves pétrolières ou gazeuses. Au contraire, ces considérations appellent à un investissement supplémentaire et au développement de la technologie et de la technique des forages profonds, de la mesure sismique profonde et des propriétés des réservoirs se situant dans le sous-sol cristallin et des pratiques associées de complétion et de production qui devraient être appliquées dans ces réservoirs non traditionnels.

Non seulement les prédictions que le monde “est à court de pétrole” sont fausses et éronées, mais aussi le sont les suggestions que l’exploration pétrolière et l’industrie de production pétrolière sont arrivées à “maturité” ou sont “sur le déclin”. L’expérience de l’auteur de cet article, expérience gagnée à travailler dans l’ancienne URSS durant les cinq dernières années, a fourni la preuve irréfutable que l’industrie du pétrole n’est en fait que seulement en train d’entrer dans sa période d’adolescence.

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Republished by Russian Academy of Sciences, Kazan, 1997.

 

Comme le diamant peut-être créer dans un laboratoire à basses pressions en utilisant un processus de plasma acétylène, on peut produire des hydrocarbures par le procédé de Fisher-Tropsch. Mais aucun de ces deux processus n’est imité dans des circonstances naturelles et sous de telles conditions thermodynamiques de synthèse, les hydrocarbures produits sont instables et se décomposeraient dans un envionnement naturel.

ƒ Dans chaque bibliographie abrégée est donnée une sélection des travaux les plus récents sur les sujets de ces personnes en particulier. Par exemples Krayouchkin et Porfiriev ont chacune publié plus de 200 articles scientifiques et monographes sur le sujet.

Un tel négligé se produit maintenant 45 ans après que Koudriatsvev ait appris à l’industrie pétrolière l’existence de ces réservoirs !

  • On doit ici faire remarquer qu’un tel négligé continue malgré que ces possibilités aient été amenées à l’attention  de l’industrie pétrolière internationale  dans des journaux occidentaux spécialisé. (Mahfoud and Beck 1995)

Guerre impérialiste en Libye: La Chine comme cible ultime de la destruction d’un pays souverain !

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, sciences et technologie, sciences et technologies with tags , , , , , , , , , , on 27 septembre 2011 by Résistance 71

Nous avons traduit ici une excellent analyse géopolitique de l’analyste William Engdhal. Il nous détaille le champs plus large du pourquoi de l’intervention impérialiste criminelle de l’OTAN et des Etats-Unis en Libye et nous met sur la voie de la raison concernant le pétrole… Nous n’avons pas (encore) lu son dernier livre et ne savons pas s’il élabore sur le sujet de l’origine du pétrole, mais nous avons ici-même évoqué l’urgence de considérer la véritable science derrière le pétrole qui nous dit que celui-ci est d’origine abiotique profonde et non pas biotique (biologique) comme martelé depuis bien longtemps sans fondement scientifique réel mis à part une hypothèse refutée depuis très longtemps et prouvée fausse par les Russes et les Ukrainiens depuis 1951.

La Chine se tournera t’elle vers le savoir faire russe en ce domaine… et éviter au monde  une collision frontale avec l’empire au sujet des ressources énergétiques ? 

Espérons-le !

— Résistance 71 —

 

La guerre de l’OTAN contre la Libye est dirigée contre la Chine: AFRICOM et la menace sur la sécurité énergétique nationale de la Chine

 

 

par F. William Engdahl

 

Url de l’article otiginal:

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=26763

 

 

~Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

La décision prise de Washington pour l’OTAN de bombarder la Libye de Kadhafi et de la soumettre à ses diktats ces derniers mois, ceci à un coût estimé d’au moins un milliard de dollars qui seront épongés par le contribuable américain, n’a pas grand chose à voir avec ce que le gouvernement d’Obama proclame être une “mission de protection de civils innocents”. En réalité, ceci fait partie d’un plus vaste plan stratégique de l’OTAN et du Pentagone en particulier de contrôler le talon d’Achille de la Chine, à savoir sa dépendance stratégique en de grands volumes d’importation de pétrole brut et de gaz. Aujourd’hui, la Chine est le second importateur de pétrole au monde derrière les Etats-Unis et le fossé se comble rapidement.

Si nous regardons attentivement une carte de l’Afrique et si nous observons l’organisation africaine du nouveau commandement africain du Pentagone AFRICOM, il émerge que le stratégie est de contrôler une des ressources stratégiques les plus importantes de la Chine en ce qui concerne le pétrole et les matières premières.

La campagne de Libye de l’OTAN est au sujet du pétrole et rien que du pétrole; mais pas à propos de contrôler le brut de haute qualité libyen (demandant peu de rafinage), parce que les Etats-Unis sont nerveux à propos de sources d’approvisionnement étrangères. C’est plutôt au sujet du contrôle de l’accès de la Chine à des importations de brut de longue durée depuis l’Afrique et le Moyen-Orient. En d’autres termes, tout ceci est au sujet de contrôler la Chine elle-même.

La Libye est bordée au nord par la Mer Méditérannée, directement de l’autre côté de l’Italie, dont la compagnie pétrolière ENI a été le contracteur étranger le plus important en Libye pendant des années. A l’Ouest, la Libye est bordée par la Tunisie et l’Algérie; au sud par le Tchad, à l’Est, elle est bordée par à la fois l’Egypte et le Soudan (aujourd’hui le Soudan et le Soudan du sud). Ceci devrait en dire long sur l’importance  stratégique à long terme de la Libye pour l’AFRICOM et le Pentagone quant à leur possibilité de contrôle de l’Afrique et de ses ressources et quel pays est capable d’obtenir ces ressources.

La Libye de Kadhafi a maintenu un contrôle étatique strict sur ses réserves très importantes de pétrole brut de haute qualité. D’après des données d’étude datant de 2006, la Libye possède les plus grosses réserves pétrolières du continent africain, environ 35% de plus que celles estimées du Nigéria. Les concessions d’exploitation de ce pétrole ont été étendues aux compagnies pétrolières d’état chinoise et russe ainsi qu’à d’autres ces dernières années.

De manière attendue, un porte-parole de la soi-disante opposition qui clâme victoire sur Kadhafi, Abdel Jalil Mayouf, le représentant en Relation Publique de la firme pétrolièee libyenne AGOCO, a dit à l’agence Reuters: “Nous n’avons aucun problème avec les pays entreprises occidentales comme celles de l’Italie, la France ou du Royaume-Uni; mais nous pourrions avoir quelques problèmes politiques avec celles venant de Russie, de Chine et du Brésil.” La Chine, la Russie et le Brésil se sont soit opposés aux sanctions de l’ONU sur la Libye ou on fait pression pour la résolution du conflit en interne et un arrêt des bombardements de l’OTAN.

Comme je l’ai déjà détaillé auparavant,1. Kadhafi, ancien adhérent du socialisme pan-arabe dans la ligne de l’Egyptien Gamal Nasser, a utilisé les revenus du pétrole pour améliorer de beaucoup les conditions de vie de ses compatriotes. Les soins médicaux étaient gratuits tout comme l’était l’éducation. Chaque famille libyenne recevait une bourse d’état de 50 000 US$ afin d’acheter une nouvelle maison et tous les prêts bancaires étaient en accord avec les lois anti-usurières de l’islam, et donc sans taux d’intérêt. L’état n’était pas non plus endetté. Ce n’est seulement qu’au prix d’une corruption forcenée et d’une infiltration massive dans l’Est du pays, que la CIA, le MI6 et les autres agences de renseignement de l’OTAN ont pu, au coût de plus d’un milliard de dollars et de bombardements massifs des populations civiles par les forces de l’OTAN, déstabiliser les liens entre Kadhafi et son peuple.

Pourquoi donc l’OTAN et le pentagone ont-ils mené une campagne si meurtrière sur un pays souverain ? Une évidence est que cela servait à encercler les ressources énergétiques et de matières premières de la Chine sur le continent en en Afrique du nord.

L’alerte du Pentagone à propos de la Chine

Pas à pas depuis ces dernières années, Washington a commencé à créer la perception que la Chine, qui était “le très cher ami et allié de l’Amérique” il y a encore moins de dix ans, était en train de devenir la plus grande menace pour la paix mondiale le tout à cause de son énorme expansion économique. Dépeindre la Chine comme le “nouvel ennemi” a été compliqué car Washington est dépendant de la Chine pour qu’elle achète la part du lion de sa dette gouvernementale sous forme d’obligations et bons du trésor.

En Août, le pentagone a publié pour le congrès son rapport annuel sur le statut militaire de la Chine.2  Cette année, ce rapport a déclanché des sonnettes d’alarme stridentes à travers la Chine. Le rapport stipule entr’autres choses, que “depuis la dernière décennie, l’armée chinoise a bénéficié d’investisseemtns robustes en terme de matériel moderne et de technologie. Bon nombre de systèmes modernes ont atteint un bon niveau de maturité et d’autres seront opérationnels dans quelques années”, a dit le pentagone dans ce rapport. Il a aussi ajouté qu’ “il y a une certaine incertitude sur le comment la Chine va utiliser ses capacités croissantes… La Chine comme majeur acteur international peut très bien se dresser comme une caractéristique stratégique de ce début de XXI ème siècle.”3

Dans un intervalle de peut-être deux à cinq ans, selon comment le reste du monde réagit et joue ses cartes, la République Populaire de Chine émergera dans les médias européens sous contrôle comme étant la nouvelle “Allemagne hitlérienne”. Si cela est peut-être difficile à croire aujourd’hui, réfléchissez un peu comment cela a été fait avec l’ancien allié et ami de Washington Hosni Moubarak et même auparavant avec Saddam Hussein. En Juin de cette année, l’ancien secrétaire d’état à la marine et maintenant Sénateur américain pour la Virginie, James Webb, a surpris beaucoup de monde à Pékin quand il déclara à la presse que la Chine était en train d’approcher ce qu’il appelait “un moment de Munich”, quand Washington devra décider de garder un équilibre stratégique, ce en référence à la crise de 1938 sur la Tchécoslovaquie, quand Chamberlain opta pour l’apaisement avec Hitler sur la question des Sudètes. Webb ajouta: “Si vous regardez les dix dernières années, le vainqueur stratégique a été la Chine”.4

Le même rouleau compresseur propagandiste du pentagone, emmené par CNN, BBC, le New York Times et le Guardian de Londres, va obtenir les ficelles subtiles de la part de Washington pour “peindre la Chine et ses leaders en noir”. La Chine devient bien trop puissante et bien trop indépendante pour beaucoup à Washington et à Wall Street. Pour contrôler cela et par dessus tout la dépendance énergétique de la Chine, ses imports de pétrole ont été identifiés comme étant son talon d’achille. L’affaire libyenne est un coup monté directement pour frapper ce talon d’Achille.

L’introduction de la Chine en Afrique

L’implication des compagnies énergétiques et d’imports de matières premières chinoises à travers le continent africain est devenue une cause majeure de souci pour Washington où une attitude de négligence maligne a dominé la politique africaine depuis l’ère de la guerre froide. Comme ses besoins énergétiques futurs étaient devenus évidents depuis plusieurs années, la Chine a commencé une véritable et dominante diplomatie économique en Afrique, qui s’est vraiment développée depuis 2006 lorsque Pékin a littéralement déroulé le tapis rouge pour les chefs d’état de plus de quarante pays africains et discuté de très larges sections de relations commerciales avec ces pays. Rien n’était plus important pour Pékin que de sécuriser de futures ressources pétrolières pour la forte industrialisation de la Chine dans son ensemble. La China fit donc mouvement vers des pays abandonnés par leurs anciennes puissances coloniales européennes comme la France, le Royaume-Uni ou le Portugal.

Le Tchad par exemple est un cas d’école. Un des pays les plus pauvres et les plus isolés d’Afrique; le Tchad fut courtisé par Pékin qui rétablit les relations diplomatiques avec ce pays en 2006. En Octobre 2007, le géant du pétrole d’état chinois CNPC signa un contrat pour construire une rafinerie de pétrole en conjonction avec le gouvernement tchadien. Deux ans plus tard, ils commencèrent la construction d’un pipeline pour amener le pétrole d’un nouveau champs d’exploitation chinois dans le sud à quelques 300 km de la rafinerie. Les ONG supportées par les gouvernements occidentaux commencèrent à crier au loup concernant l’impact écologique de pipeline chinois. Ces mêmes ONG étaient curieusement silencieuses lorsque Chevron découvrit du pétrole au Tchad en 2003.

En Juillet 2011, les deux pays, le Tchad et la Chine célébraient l’ouverture de la rafinerie commune sino-tchadienne juste à côté de la capitale N’djamena.5

Les activités pétrolières tchadiennes chinoises sont également très proches d’un autre projet pétrolier majeur chinois, celui de la région du Darfour au Soudan, limitrophe au Tchad.

Le Soudan a été une source très importante et grandissante de pétrole pour la Chine depuis le début d’une coopération entre les deux pays au début des années 1990, après que Chevron eut abandonné ses options là-bas. Dès 1998, CNPC construisait un pipeline pétrolier de 1500 km depuis les champs d’exploitation du sud-Soudan jusqu’à Port Soudan sur les rives de la Mer Rouge ainsi qu’une rafinerie près de Khartoum. Le Soudan fut la première grande opération pétrolière gérée à l’étranger par la Chine. Au début 2011, le pétrole soudanais, en provenance de la zone de conflit du sud, couvrait environ 10% des imports pétroliers de la Chine en prenant plus de 60% de la production quotidienne du Soudan de 490 000 barils / jour. Le Soudan est devenu un point vital de la sécurité énergétique nationale chinoise.

D’après des estimations géologiques, le sous-sol qui va du Darfour, dans ce qui était le sud du Soudan, jusqu’au Cameroun en passant par le Tchad est un immense champ pétrolier d’une ampleur telle que cela pourrait bien être une nouvelle Arabie Saoudite.

Contrôler le sud-Soudan, ainsi que le Tchad et le Cameroun est vital pour la stratégie du pentagone de “refus stratégique” à la Chine de futurs approvisionnements en pétrole. Aussi loin qu’un régime fort et robuste de Kadhafi demeurait en place à Tripoli, le contrôle de cette région demeurait un problème majeur. La séparation quasi-simultanée du sud-Soudan d’avec le Soudan et le renversement de Kadhafi en faveur de rebelles faibles et dépendants du support du pentagone était une priorité stratégique de première importance pour le plan de domination totale du pentagone.

L’AFRICOM répond

La force principale derrière la récente vague d’attaques contre la Libye ou les changements de régimes plus discrets en Tunisie, en Egypte et le fameux referendum sur le Soudan du sud qui a maintenant fait de cette région pétrolière, une région “indépendante”, a été l’AFRICOM, le commandement spécial de l’armée américaine établi par le gouvernement Bush en 2008 explicitement pour contrer spécifiquement l’influence chinoise sur les réserves de pétrole et de matières premières en Afrique.

Fin 2007, Le Dr. Peter Pham, un initié de Washington qui conseille les départements d’état et de la défense américains, explique de manière ouverte que “parmi les buts ultimes de l’AFRICOM , était le but de protéger les accès en hydrocarbures et autres ressources stratégiques dont l’Afrique est riche, une tâche qui incluait de s’assurer contre la vulnérabilité de ces richesses naturelles et de s’assurer qu’aucunes tierces parties comme la Chine, L’inde, le Japon ou la Russie, ne puissent obtenir un monopole ou des traitements de faveur.”6

Témoignant devant le congrès américain pour soutenir le projet de création de l’AFRICOM, Pham, qui est associé avec la fondation néo-conservatrice pour la défense des démocraties a déclaré:

“Ces ressources et richesses naturelles font de l’Afrique une cible facile pour les attentions de la République Populaire de Chine, dont la dynamique économique… a une soif quasi insatiable de pétrole et de besoins pour d’autres ressources naturelles. La Chine importe à l’heure actuelle aproximativement 2,6 millions de barils de pétrole brut par jour, environ la moitié de cette consommation, de l’ordre de 765 000 barils par jour, environ un tiers de ses importations, proviennent de ses sources africaines, spécialement du Soudan, de l’Angola et du Congo (Brazzaville). Est-ce étonnant donc par conséquent qu’aucune région du monde autre que l’Afrique ne rivalise avec l’intérêt stratégique de la Chine ces dernières années… De manière intentionnelle ou non, beaucoup d’analystes attendent que l’Afrique, spécifiquement les états du long de sa très riche côte occidentale, va devenir le théâtre d’une concurrence stratégique entre les Etats-Unis et sa seule réelle concurrence à l’échelle globale, la Chine, alors que les deux pays cherchent à étendre leur influence et sécuriser l’accès aux ressources.”7

Il est très opportun ici de se rappeler la séquence des révolutions “Twitter” téléguidées depuis Washington dans le mouvement toujours actif de ce que l’on a appelé le printemps arabe. D’abord la Tunisie, un bout de terrain en apparence insiginifiant d’Afrique du Nord sur les bords de la Méditérannée. Quoi qu’il en soit, la Tunisie se situe sur la frontière Ouest de la Libye. Le second domino qui tomba fut l’Egypte de Moubarak. Ceci créa une instabilité majeure au Moyen-Orient et en Afrique du Nord car Moubarak, malgré ses grands défauts, avait résisté la politique moyen-orientale de Washington; Israël perdît aussi un précieux allié lorsque Moubarak tomba.

Puis en Juillet 2011, le sud-Soudan se déclare lui-même la République indépendante du Sud-Soudan, se séparant du Soudan après des années d’insurrection soutenues par les Etats-Unis contre le régime de Khartoum. La nouvelle république prend avec elle la grande majorité des ressources pétrolières, ce qui ne réjouit pas Pékin bien évidemment. L’ambassadrice états-unienne à l’ONU Susan Rice, mena la délégation américaine pour la célébration de l’indépendance. L’appelant un “testament pour le peuple du sud-Soudan”. Elle ajouta, afin d’entériner le processus de sécession que “les Etats-Unis ont été aussi actifs que tout le monde”. Le président Obama ouvertement supporta la sécession du sud. Celle-ci était un projet guidé et financé depuis Washington depuis que le gouvernement Bush eut décidé d’en faire une priotité en 2004.8

Maintenant, le Soudan a perdu d’un seul coup ses revenus du pétrole. La sécession du sud où les trois-quarts des 490 000 barils / jour sont produits, a aggravé les problèmes économiques de Khartoum en coupant d’un coup environ 37% des revenus nationaux. Les rafineries du Soudan et la seule route d’exportation va des champs d’exploitation du sud vers Port Soudan sur la Mer Rouge au Nord du Soudan. Le sud-Soudan est maintenant encouragé par Washington de bâtir un nouveau pipeline d’exportation indépendant de celui de Khartoum en passant par le Kenya. Le Kenya est une des zones d’influence américaines très forte en Afrique.9

Le but du changement de régime en Libye, supporté par les Etats-Unis, ainsi que de tout le projet pour le Moyen-Orient qui repose derrière le printemps arabe, est de pouvoir contrôler à termes les champs pétroliers les plus importants connus à ce jour et ainsi de contrôler la politique future, surtout dans des pays comme la Chine. Comme le secrétaire d’état des années 1970 Henri Kissinger a déclaré, quand il était à l’époque plus puissant que le président des Etats-Unis lui-même: “Si vous contrôlez le pétrole, vous contrôlez les nations ou des groupes de nations”.

Pour le futur du plan de sécurité national énergétique de la Chine, la réponse ultime est de trouver des réserves énergétiques en Chine. Fort heureusement, il existe de nouvelles méthodes révolutionnaires pour détecter et évaluer quantitativement la présence de pétrole et de gaz, là où la géologie actuelle dit qu’il n’est pas possible de trouver du pétrole à ces endroits. Là est peut-être la sortie logique du piège pétrolier qui a été placé pour la Chine, Dans mon nouveau livre “Les guerres pour l’énergie”, je détaille ces méthodes pour ceux qui sont intéressés.

 

F. William Engdahl est l’auteur de Full Spectrum Dominance: Totalitarian Democracy in the New World Order

 

Notes

1 F. William Engdahl, Creative Destruction: Libya in Washington’s Greater Middle East Project–Part II, March 26, 2011, accessed in http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=23961

2 Office of the Secretary of Defense, ANNUAL REPORT TO CONGRESS: Military and Security Developments Involving the People’s Republic of China 2011, August 25, 2011, accessed in http://www.defense.gov/pubs/pdfs/2011_cmpr_final.pdf.

3 Ibid.

4 Charles Hoskinson, DOD report outlines China concerns, August 25, 2011, accessed in http://www.politico.com/news/stories/0811/62027.htmlhttp://www.politico.com/news/stories/0811/62027.html

5 Xinhua, China-Chad joint oil refinery starts operating, July 1, 2011, acessed in http://english.peopledaily.com.cn/90001/90776/90883/7426213.html. BBC News, Chad pipeline threatens villages, 9 October 2009, accessed in http://news.bbc.co.uk/2/hi/8298525.stm.

6 F. William Engdahl, China and the Congo Wars: AFRICOM. America’s New Military Command, November 26, 2008, accessed in http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=11173

7 Ibid. 8 Rebecca Hamilton, US Played Key Role in Southern Sudan’s Long Journey to Independence, July 9, 2011, accessed in

http://pulitzercenter.org/articles/south-sudan-independence-khartoum-southern-kordofan-us-administration-role

9 Maram Mazen, South Sudan studies new export routes to bypass the north, March 12, 2011, accessed in http://www.gasandoil.com/news/2011/03/south-sudan-studies-routes-other-than-north-for-oil-exports

Tout ce que vous avez voulu savoir sur le pétrole abiotique – 5ème partie –

Posted in actualité, économie, sciences, sciences et technologie, sciences et technologies with tags , , , , on 7 juillet 2011 by Résistance 71

Nous avons traduit et publions ici une lettre que le professeur Kenney et ses co-chercheurs ont écrit à la revue « Nature » (magazine scientifique britannique considéré comme la « bible » des magazine scientifique anglo-saxons) en réponse à un article biaisé publié par le magazine représentant de manière erronée la recherche sur la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole. L’article original du Professeur Kenney et de ses collègues a été publié dans la revue de l’académie des sciences des Etats-Unis en 2002.

Nous pouvons constater le degré de manipulation dont les publications scientifiques sont capables si elles ont pour mission de couvrir et de propager une pensée unique dogmatique.

1ère partie

2ème partie

3ème partie

4ème partie

6ème partie

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~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Url de l’article original:

http://www.gasresources.net/Nature(Editor01).htm

 

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Mr. Philip Campbell, Editor

Nature

4 Crinan Street

London N1 9XW, U.K.

Jeudi, 12 Septembre 2002.

re:                J. F. Kenney, V. G. Kutcherov, N. A. Bendeliani, V. A. Alekseev, (2002), “The Evolution of Multicomponent Systems at High Pressures: VI. The Thermodynamic Stability of the Hydrogen-Carbon System: The Genesis of Hydrocarbons and the Origin of Petroleum,” Proceedings of the National Academy of Sciences, 99, 10976-10981.

ref:              T. Clarke, “Fossil fuel without fossils,” Nature, 12 August 2002.

Cher Monsieur:

L’article publié par la revue “Nature” dont nous donnons la référence ci-dessus est volontairement malhonnête et éronné de manière patente. Clarke et la revue “Nature” déforment de manière substantielle notre article publié dans la revue “Proceedings de l’Académie Nationale des Sciences”.1 Veuillez s’il vous plaît noter les corrections partielles qui s’ensuivent.

1.) Votre commentaire stipulant que “Kenney et son équipe n’étaient pas disponibles pour commenter” est un mensonge éhonté.

Tous les auteurs de notre article se sont mis à la disposition de votre journaliste Clarke. Nous avons envoyé cinq (5) messages de communication à Clarke par courriers électroniques, qui incluaient des documents joints d’autres publications et bien plus d’autres informations additionnelles.

Clarke n’a jamais répondu, ni même n’a eu la plus courtoise des intentions de confirmer qu’il avait bien reçu les messages. Il y a trois jours (le 9 Septembre 2002), Clarke nous a finalement envoyé une réponse à nos messages, s’excusant de ne pas avoir pu répondre à notre correspondance précédente, nous donnant l’excuse scabreuse qu’il “a été pressé de partir en vacances”.

2.) Clarke et le revue “Nature” ont volontairement déformé les résultats rapportés dans note article concernant les expériences sous haute pression démontrant la génèse d’hydrocarbones pétroliers.

Clarke a représenté nos résutats de manière éronnée en disant que nous n’avions démontré que seulement la génèse de méthane et d’octane. Alors que nos résultats ont rapporté la génèse spontanée de méthane, d’éthane, de propane, de butane, de pentane, d’hexane, d’heptane, de nonane et de décane, à la fois dans leurs isomères normaux et dans leurs isomères ramifiés ainsi que les alkenes dans la distribution caractéristique du pétrole naturel.

3.) Clarke a volontairement omis les sections de notre article (sections 1 et 2), qui révisent les contraintes imposées par la seconde loi de la thermodynamique sur la génèse des hydrocarbones.

La seconde loi de la thermodynamique prohibe la génèse spontanée d’hydrocarbones plus lourds que le méthane dans des régimes de pressions et de températures trouvés dans la croûte terrestre proche de la surface. Ce fait est connu par les physiciens, chimistes, ingénieurs chimistes, ingénieurs mécaniques et thermodynamiciens compétents depuis le dernier quart du XIXème siècle.

Au contraire de ce qu’a écrit de manière éronnée Clarke, il n’y a pas de “débat” sur cette conséquence des lois de la thermodynamique, non plus que sur aucun autre aspect de ces lois. Que le pétrole n’est pas un “carburant fossile” est reconnu par les scientifiques compétents depuis le temps de Clausius, Boltzmann, Gibbs et Mendeleev.

Le problème scientifique connecté avec la génèse des hydrocarbones a été que jusqu’ici, les véritables scientifiques n’ont pas été capables d’expliquer comment et sous quelles conditions, de telles molécules peuvent spontanément se développer. Notre article a résolu cette question: les hydrocarbones pétroliers plus lourds que le méthane sont les membres haute-pression du système hydrogène-carbone; leur génèse spontanée requiert des pressions comparables à celles nécessaires pour la génèse spontanée du diamant.

4.) La supposition ipse dixit de Clarke et non étayée que la génèse spontanée des hydrocarbones peut-être “recréée en laboratoire” est une erreur gratuite.

De telles expériences ont été tentées par diverses personnes (qui étaient ignorantes  des contraintes des lois de la thermodynamique) à plusieurs reprises ce dernier siècle. Toutes ces tentatives ont échoué sans aucune exception légitime. Les hydrocarbones peuvent être (et sont) synthétisés sous basse pressions par le processus connu de Fischer-Tropsch ou par les réactions de Kolb. Ce sont des processus induits et non spontanés. De la même manière la chaleur peut-être transférée d’un corps froid a un corps plus chaud, aussi loin qu’on induit le processus avec un moteur de réfrigération; mais quoi qu’il en soit, ces processus ne se passent pas spontanément dans la nature.

5.) Le pétrole formé dans le manteau terrestre ne “sera pas forcé vers la surface par l’eau”, ainsi que Clarke a écrit “comme le concèdent certains géo-chimistes”.

L’eau est un composant (très) limité et minoritaire du manteau terestre. Le processus de transport éruptif qui ramènent les fluides pétroliers dans la croûte terrestre, est un processus induit par les gaz, processus puissant qui implique l’azote et le méthane.

6.) Il n’y a pas de “montagne de preuve chimique” qui “démontre” une origine biologique du pétrole. De manière correcte, il n’y a absolument aucune preuve de cela en aucune façon.

La structure moléculaire des molécules d’hydrocarbones et de matière biotique est déterminée par les propriétés mécaniques quantiques de la liaison de covalence carbonée. Ceci est tout à fait indépendant du fait que la molécule soit d’origine biotique ou abiotique. Une révision de ceci et la repudiation de tels arguments éronnés du style “ressemble à / donc provient de” impliquant les soi-disants “marqueurs biologiques” a été donnée de manière modeste dans le numéro de la revue Energia, 22, de Septembre 2001, 26-34. Une copie de cet article fut envoyé à Clarke.

7.) L’affirmation gratuite par un “McCaffrey”, que “les signatures biologiques ont été un bon outil de prédiction » pour l’exploration pétrolière est un non sens total et s’oppose volontairement à un siècle d’expériences amères par les explorateurs pétroliers.

Les statistiques du succès d’exploration des compagnies pétrolières occidentales, forant en suivant la notion de la traditionnelle origine du pétrole biotique anglo-américaine (BOOP) et en l’absence d’information sismique (ce qui permet une identification visuelle du pétrole dans le sol), ne sont pas meilleures que un (1) puit commercialement exploitable pour à peu près 28 forages secs, ce qui donne un ratio de succès proche de celui que l’on aurait en forant au petit bonheur la chance. Ce fait a été expliqué à Clarke.

8.) Clarke a choisi de citer un certain “Michaelis, géo-chimiste de l’université de Hambourg” pour dire explicitement que “personne dans la communauté de la recherche pétrolière prend cette supposition au sérieux.”

Les quatre auteurs de l’article cités sont de l’Académie des Sciences de Russie, la nation produisant et exportant le plus de pétrole au monde. Les auteurs sont tous des personnes expérimentées dans le domaine pétrolier et tous actifs dans l’exploration et la production pétrolières. Clarke et la revue “Nature” auraient fait preuve d’un minimum de responsabilité s’ils avaient demandé à “Michaelis”, combien de pétrole et de gaz a t’il découvert récemment ? La même chose vaut pour “McCaffrey” et les autres non-entités citées.

Cet article a été écrit pour placer la théorie russo-ukrainienne de l’origine profonde abiotique du pétrole dans le courant de pensée communes de la physique et de le chimie modernes; il a été publié dans la revue américaine des “Proceedings of the National Academy of Sciences” afin d’informer les personnes du monde anglo-saxon de ce corps de connaissance. La science moderne russe du pétrole a transformé le Russie de 1946, pays pauvre en ressources pétrolières, en présentement la nation produisant et exportant le plus de pétrole au monde.

Clarke et la revue “Nature” n’ont fait  aucun effort pour écrire un rapport factuel et compétent de notre article.

Durant ces cinquante dernières années, depuis que Nikilai Kudryavtsev énonça la première fois la science moderne du pétrole en 1951, des milliers d’articles ont été publiés dans des journaux scientifiques, ainsi que bon nombre de livres et de monographes sur le sujet. Un nombre substantiel de ces articles ont été soumis à approbation pour publication dans la revue “Nature”.

Sans exception aucune, les auteurs russes ont été traités avec dédain et de manière insultante par les éditeurs de la revue “Nature”, se cachant de manière lâche derrière le voile de l’anonymat. L’attitude actuelle de Clarke et de “Nature” continue cette même ligne de conduite.

Salutations,

J. F. Kenney

V. G. Kutcherov

N. A. Bendeliani

V. A. Alekseev

1          J. F. Kenney, V. G. Kutcherov, N. A. Bendeliani and V. A. Alekseev, « The evolution of multicomponent systems at high pressures:  VI. The genesis of hydrocarbons and the origins of petroleum, » Proc. Natl. Acad. Sci. U.S.A., 2002, 99, 10976-10981.