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L’origine abiotique profonde du pétrole: Le « pic pétrolier » est un dogme spéculatif…

Posted in actualité, écologie & climat, économie, crise mondiale, sciences, sciences et technologies, technologie et totalitarisme with tags , , , , , on 16 avril 2012 by Résistance 71

Pour faire suite à notre dossier de l’origine abiotique abyssale du pétrole (1 et 2), nous avons traduit ici de larges extraits d’un article important des professeurs Krayushkin et Kutcherov, respectivement de l’académie des sciences de Kiev, Ukraine et de l’Institut Royal de Technologie de Stockholm en Suède, article plus récent (2010) que ceux du professeur Kenney traduits ici-même.

Cet article illumine sur l’aspect théorique et empirique de la théorie et prouve que la vaste majorité des gisements d’hydrocarbures de notre planète ne peuvent pas avoir une origine biotique (biologique). La conclusion de l’article établit explicitement l’infinité des produits à l’échelle humaine, ce qui ne veut pas dire que « le pétrole est bien », mais que le pétrole est inépuisable et que le dogme du « pic pétrolier » de Hubbert (ingénieur à la Shell) établi en 1956, se confirme n’être qu’un outil spéculatif qui n’a servi qu’à contrôler les prix du pétrole pour maximiser les profits du tout petit nombre comme à l’accoutumée. La chaîne de Wall Street: Bloomberg reconnaissant ces faits en Février de cette année, c’est tout dire !

Ceci n’enlève rien au problème de la pollution lié à l’exploitation et à la transformation des hydrocarbures par la pétrochimie dont le monde est tellement dépendant. Ce problème est réel, contrairement au mythe de la « pollution » par CO2 (le CO2 n’est pas un « polluant »), que la pseudo-science rend responsable d’un « réchauffement climatique anthropique » imaginaire. De fait, si la dépendance énergétique peut être contrée par le développement de sources d’énergie alternatives, la dépendance mondiale envers la pétro-chimie omniprésente sera bien plus difficile. Le pétrole et ses dérivés semblent être attachés à nos vies pour encore un bon moment. Alors que l’origine abiotique des hydrocarbures soit enfin reconnue et que la spéculation sur les prix cessent et remette la valeur réelle de ces produits à sa juste place.

Combien de millions de gens son-ils morts pour « l’Or noir » qui n’est qu’une commodité à la valeur artificiellement gonflée ?…

La valeur réel d’un barril de pétrole se situe sûrement entre 5 et 10 US$. Le produit n’est pas rare, sa rareté est induite par l’humain à des fins spéculatives et donc économico-politiques.

Cela demeure le problème central dans un monde kidnappé pour le pouvoir du plus petit nombre. Cela fera du bien quand çà s’arrêtera non ?

— Résistance 71 —

 

L’origine abiotique profonde du pétrole: de l’évaluation géologique à la théorie physique (larges extraits)

 

Par Vladimir G. Kutcherov de l’Institut Royal de Technologie, Stockholm, Suède et Vladilen A. Krayushkin de l’Institut des Sciences Géologique, Académie Nationale des Sciences, Kiev, Ukraine

 

Publié dans la Revue de Géophysique de l’Union Américaine de Géophysique, Mars 2010

 

Source: http://www.agu.org/pubs/crossref/2010/2008RG000270.shtml

 

~ Extraits traduits de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La théorie de l’origine abyssale abiotique du pétrole est une partie importante des théories scientifiques modernes se préoccupant de la formation des hydrocarbures. Ces théories incluent l’identification des systèmes naturels d’hydrocarbures, les processus physiques menant à leur concentration terrestre et les processus dynamiques contrôlant la migration de ces matériaux dans les réservoirs géologiques de produits pétroliers. La théorie de l’origine abyssale abiotique du pétrole reconnaît que le gaz naturel et le pétrole sont des éléments primordiaux d’origine profonde qui ont migrés dans la croûte terrestre. Des résultats expérimentaux et des recherches géologiques présentés dans cet article confirme de manière convaincante les postulats principaux de la théorie et nous permettent de réexaminer la structure, la taille et les lieux de distribution des réserves d’hydrocarbures mondiales.

1. Introduction

Le but de cet article est de résumer les conclusions de la science pétrolière moderne se préoccupant de la formation, de la structure, de la taille et de la localisation des ressources mondiales potentielles de pétrole et de gaz naturel et d’apporter des arguments convaincants supportant la théorie de l’origine abyssale abiotique du pétrole, à la fois depuis des expériences de laboratoires et de données géologiques concrètes […]

2. Les principes de la théorie de l’origine abyssale abiotique du pétrole et sa confirmation expérimentale

2.1 La théorie

La théorie de l’origine abyssale abiotique du pétrole est un corps de connaissance scientifique extensif qui couvre les sujets comme suit:

a)     La génèse chimique des molécules d’hydrocarbures

b)    Les processus physiques menant à leur concentration terrestre

c)     Les processus dynamiques plaçant les hydrocarbures dans les réservoirs naturels

d)    La localisation et la production commerciale des hydrocarbures

La théorie de l’origine abyssale abiotique du pétrole reconnaît que le pétrole et les hydrocarbones sont des matériaux primordiaux émanant d’origine profonde (manteau terrestre). Cette théorie qui a été développée ces 50 dernières années en Russie et en Ukraine, explique que les composants hydrocarbonés se forment dans le manteau terrestre et migrent par des failles profondes dans la croûte terrestre. Là, ils forment des dépôts de gaz et de pétrole dans n’importe quel type de roche (sous-sol cristallin, volcanique ou roches sédimentaires volcanogéniques) et dans n’importe quel type de position structurelle.

Ainsi, l’accumulation de pétrole et de gaz est considéré comme faisant partie d’un processus naturel de dégazage de la Terre, ce qui fut en son temps, responsable de la création de son hydrosphère, atmosphère et biosphère.

Jusqu’à récemment, l’obstacle qui se présentait pour accepter la théorie de l’origine abyssale abiotique du pétrole, était le manque de résultats expérimentaux fiables et consistants, confirmant la possibilité de la synthèse des systèmes d’hydrocarbures complexes dans les conditions du manteau supérieur de la Terre. D’après cette théorie, les conditions suivantes sont nécessaires pour la synthèse d’hydrocarbures:

a)     Une haute pression et haute température adéquates

b)    Des donneurs / sources de carbone et d’hydrogène et

c)     Un environnment thermodynamique favorable à la réaction

Les calculs théoriques fondés sur les méthodes modernes de la statistique thermodynamique ont établi que:

a)     La polymérisation des hydrocarbures se réalisent dans une fourchette de températures de l’ordre de 600 à 1500oC et sous des pressions de 20 à 70 kbar (Kenney et al, 2002) et que

b)    Ces conditions sont prévalentes à des profondeurs terrestres de l’ordre de 70 à 250 km (Carlson et al., 2005)

Les sources de carbone et d’hydrogène sont les suivantes: le gaz carbonique (CO2), le graphite, la magnésite (MgCO3) et le calcite (CaCO3) pour le carbone et l’eau comme fluide supercritique et un groupe hydroxyl de quelques minéraux (biotite et muscovite) pour l’hydrogène. Tous ces éléments sont présents en quantité suffisante dans le manteau terrestre (Murakami et al., 2002; Isshiki et al., 2004), bien que les estimations quantitatives de leur abondance varient.

L’environnment thermodynamiquement favorable à la réaction pourrait-être créé par la présence de FeO dans les roches basiques et ultrabasiques du manteau supérieur comme documenté (Anderson, 1989) […]

[…] Dans la théorie de l’origine abyssale abiotique du pétrole la création des accumulations des déposits pétroliers se produit en quatre étapes comme suit:

  1. Les fluides hydrocarbonés sont générés dans le manteau supérieur de la Terre
  2. Lorsque les roches supérieures de la croûte terrestre se craquent, les fluides à composants pétroliers remontent du manteau terrestre en suivant les failles profondes et leurs jointures plumes ou fissures
  3. La pression énorme injecte les fluides pétrolifères depuis les failles et fissures dans toute roche ayant un espace poreux par nature (roches sédimentaires) ou fracturé (roches de sous-sol) et
  4. Les fluides pétrolifères remplissent les réservoirs naturels (voir section 3 pour détails)

Ces conditions favorables pour la génèse d’hydrocarbures profonds n’existent pas partout dans le manteau terrestre. Ceci explique la non uniformité spatiale des dépôts d’hydrocarbures sur Terre.

2.2 Les expériences de laboratoire

Puisque le pétrole est généré à hautes pressions et hautes températures, un appareil spécial à haute pression qui permet des recherches à des pressions de 50 kbar et des températures de l’ordre de 1200oC a été spécialement construit […]

Note du traducteur: suit ici le mode opératoire et le descriptif des expériences répétées en laboratoire —

[…] Des expériences qui démontrent la génèse sous haute pression d’hydrocarbures ont été effectuées en utilisant de l’oxyde de fer solide, pur à 99,9% (FeO) et du marbre CaCO3, mouillé à l’aide d’une eau distillée deux fois. Il n’y a eu aucun composant biotique ou hydrocarboné admis dans la chambre de réaction.

A une pression de 50 kbar et une température de 1200oC, la synthèse est dûe à la réaction suivante:

nCaCO3 + (9n + 3)FeO + (2n + 1) H2O —> nCa(OH)2 + (3n + 1)Fe3O4 + CnH2n+2

[…] Toutes les expériences ont été répétées deux fois à 6 mois d’intervalle afin de confirmer leur fiabilité et leur reproductabilité. Les résultats des analyses chromatographiques (Kutchrov et al., 2002) montré dans le tableau 1, indiquent que les mixtures des membres d’alkanes initiaux, alkènes et hydrocarbones aromatiques ont été obtenus tout au long par le résultat des réactions chimiques dans le système CaCO3-H2O-FeO à des pressions de 30-50 kbar et des températures de 900 à 1200oC. Les caractéristiques des inclusions de gaz-liquide des roches granitoïdes du champ pétrolier du Tigre Blanc (White Tiger) au Vietnam, présentés dans le tableau 1 (Areshev et al., 1997), montrent que durant les expériences à haute pression, le système a évolué spontanément des mixtures d’hydrocarbures dans des distribution caractéristiques du pétrole naturel […]

[…] Les nouveaux résultats présentés confirment que la synthèse des hydrocarbones ne dépend pas du type de donneur de carbone. Une chute dans la vitesse de refroidissement produit la formation d’hydrocarbures plus lourds et augmente le nombre d’hydrocarbures saturés détectés dans les produits de la réaction. Les résultats expérimentaux obtenus par des groupes indépendants de chercheurs dans d’autres laboratoires, confirment un des postulats majeurs de la théorie de l’origine abyssale abiotique du pétrole, à savoir que les systèmes complexes d’hydrocarbures peuvent être générés spontanément profondément dans la terre sous les conditions règnant dans son manteau supérieur.

3. La formation des champs de pétrole et de gaz naturels à la lumière de l’origine abiotique du pétrole

La théorie de l’origine abyssale abiotique du pétrole nie la migration latérale du pétrole et du gaz dans leurs réservoirs à moins qu’il n’y ait un mouvement de fluide hydrodynamique (hydraulique) existant… Ceci a été confirmé par les modèles d’expérimentation respectifs (Krayushkin, 1967, 1989) […]

[…] En accord avec la théorie abyssale abiotique du pétrole, les champs de gaz et de pétrole naissent comme suit: remontant des zones sous la croûte terrestre en suivant les failles profondes et leurs fissures, les fluides pétroliers du manteau terrestre sont injectés à haute pression dans tout type de roche et répartis là. La composition des hydrocarbures et les accumulations de pétrole et de gaz formées de cette manière dépendent de la vitesse de refroidissement des fluides pendant leur injection dans les roches de la croûte terrestre. Là et quand l’apport d’hydrocarbures injectés s’arrête, les fluides ne migrent plus dans quelque forme de la croûte terrestre que ce soit (anticline, syncline et lits horizontaux ou inclinés) sans la reprise des injections de fluides pétroliers abyssaux.

La preuve la plus convaincante du mécanisme mentionné ci-dessus des formations de dépôts est l’existence de champs gaziers géants comme Deep Basin, Milk River et San Juan. Ils sont localisés dans la province d’Alberta au Canada et dans le Colorado aux Etats-Unis. La formation de ces champs gaziers géants pose la question de l’existence de toute migration latérale du pétrole ou du gaz pendant le processus d’accumulation du gaz et du pétrole […]

[…] Ces champs ont été formés suite à la migration de fluide pétrolifère du manteau terrestre, depuis les grandes profondeurs jusqu’à la surface de la Terre.

4. Le gaz naturel et le pétrole dans les récents centres de purge sous-marine

Du pétrole d’origine abiotique abyssale et son emplacement dans la croûte terrestre peut se produire dans les récents centres de purge du fond des océans… Jusqu’à maintenant plus d’une centaine de “cheminées” d’évacuation sous-marines noires ou blanches ont été identifiées et étudiées au cours d’expéditions scientifiques dans l’Atlantique, le Pacifique et l’Océan Indien, utilisant des bathyscaphes comme l’Alvin, le Mir, le Nautile. Elles ont fait des observations concernant l’origine abiotique abyssale du pétrole.

Des cheminées sous marines laissent échapper de l’eau chaude, du méthane, d’autres gaz et des fluides hydrocarbonés. Sur le site arc-en-ciel sur la crète abyssale atlantique la présence de ces subastances fut démontrée par chromatographie et spectrométrie de masse: CH4, C2H6, C3H8, CO, CO2, H2, H2S et N2 ainsi que des alcanes pétroliers n-C16-nC29, avec des alcanes ramifiés et diaromatiques (Charlou et Donval, 1993; Charlou et al., 2002). La science contemporaine ne connaît pas encore de microbes qui génèrent vraiment des alcanse n-C11-nC22, phytan, pristan et des hydrocarbures aromatiques […]

[…] Du méthane non biotique est relàché à raison d’environ 1 million de m3 par an d’une fissure au large de la Jamaïque (Brooks, 1979). Une recherche récente le long de la crête sous-marine mid-Atlantique 3 500 km à l’Est de la Floride confirme que les fluides riches en hydrogène qui s’échappent du fond de l’océan Atlantique dans e champ hydrotherma de la cité perdue sont produits par une synthèse abiotique d’hydrocarbures provenant du manteau terrestre (Proskurowski et al., 2008). De manière quantitative, les centres de purge des fonds marins fuitent quelques 1,3 milliards de m3 d’hydrogène et 160 milliards de m3 de méthane par an (Welhan et Craig, 1979).

Les données abordées dans cette section confirment les faits suivants: les roches mères justifiant le volume de produits pétroliers fuité tel que décrit ne sont pas présentes; les fluides pétroliers et gazeux présents dans ces centres de purge océaniques abyssaux peuvent être expliqués comme le résultat de la migration verticale des fluides provenant du manteau terrestre.

5.Fluides pétroliers et gaz naturel dans les les boucliers cristallins précambriens

Une autre preuve confirmant l’origine abyssal abiotique du pétrole est l’abondante présence de gaz naturel et de fluides pétrolifères dans les boucliers cristallins du Précambrien en Afrique, Baltique, Canada, Groënland, la région sino-coréenne et l’Ukraine et ce sans la présence de roches sources […]

Note du traducteur: s’ensuit ici les résumés d’études de ces régions…

5.7 Conclusions

Les exemples discutés dans les sections 5.1 à 5.6 indiquent que:

a)     Des dépôts de pétrole ont été trouvés dans les boucliers cristallins du Précambrien autour du monde

b)    La présence de dépôts de pétrole et de gaz dans les boucliers cristallins du Précambrien sans présence de roches sédimentaires ne peut pas être expliquée par le point de vue traditionnel de l’origine biotique du pétrole

c)     Le fluide pétrolifère du manteau terrestre pourrait-être la seule source possible de dépôts pétroliers dans les boucliers cristallins précambriens.

6.Les inclusions de fluide pétrolifère dans des minéraux d’origine éruptive et autres roches cristallines

Note du traducteur: cette section adresse les études faites au sujet de différentes régions du globe: Victoria, Australie; Russie et Ukraine; Antarctique; Afrique; boucliers brésilien et de la baltique; Etats-Unis.

6.7 Conclusions

Les exemples des sections 6.1 à 6.6 montrent ceci:

a)     Le contenu de fluide pétrolifère des roches du manteau terrestre incluant les premières inclusions a été créé dans les conditions du manteau terrestre.

b)    La présence d’hydrocarbures complexes dans les roches du manteau terrestre confirme que l’origine abyssale abiotique des hydrocarbures est une réalité

c)     Le contenu en CO, CH4 et autres hydrocarbones dans les xénolithes indique que dans certaines parties du manteau supérieur, des conditions de réduction favorables nécessaires pour la synthèse non biotique d’hydrocarbones peuvent être présentes (Matson et Muenow, 1984)

7. Bitume et hydrocarbones dans les diamants natifs, carbonades et kimberlites

Une présence de bitume (goudron) et d’hydrocarbures dans les diamants natifs, diamants noirs (carbonado) et les kimberlites peut être prise en considération comme preuve confirmant l’origine abiotique abyssale du pétrole. En étudiant ces éléments sous microscope, plusieurs scientifiques de plusieurs pays différents, ont trouvé de nombreuses inclusions de fluide primaire. Les contenus de ces fluides d’inclusions ont été collectés sans aucune contamination et ont été étudiés sous spectrométrie de masse et chromatographie des gaz […]

[…] La recherche des inclusions de fluide primaire dans les diamants a montré la présence de bitume/goudron dans les diamants. Les inclusions primaires préservées dans les diamants sont des goudrons bitumeux et contiennent des hydrocarbures du manteau terrestre. Ceci est la preuve que les matériaux de source pour la synthèse abyssale naturelle des diamants étaient des fluides hydrocarbonés qui ont saturés le manteau dégazant et ont permis aux silicates du manteau terrestre d’être réduits à l’état de métaux natifs […]

8. Produits pétroliers dans les cratères d’impact des météores

Les réserves en produits pétroliers des cratères de météores possèdent un excellent potentiel. En ce moment, il y a environ 170 cratères d’impact de météores identifiés sur tous les continents et au fond des océans. Il y a parmi eux des géants ayant des diamètres de plusieurs centaines de kilomètres. Les fractures d’impacts peuvent se produire jusqu’à 35-40km de profondeur et pénétrer le manteau terrestre […]

[…] Quand un objet cosmique de grande taille impacte la surface de la Terre avec une vélocité de l’ordre de 15 à 70 km/s, cela est accompagné d’une explosion. Une météorite avec une densité de 3500kg/m3, une masse de 2,5 x 10 puissance 14 g, une vélocité de 20 km/s et un diamètre de 500m, libèrera au moment de l’impact 5 x 10 puissance 19 Joules d’énergie cinétique. Ceci est l’équivalent de l’explosion de 12 x 10 puissance 9 tonnes de TNT. Un tel impact de météorite occasionne un cratère de 10 à 15km de diamètre (Masaitis et al., 1980, Donofrio, 1981; Kyte et al., 1988, Margolis et al., 1991); cet impact très rapide crée des températures de l’ordre de 3000oC et des pressions de l’ordre de 600 à 900 kbar dans des roches de différentes compositions ce qui génère leur désintégration, leur pulvérisation, vaporisation, oxidation et transformation hydrothermale. Ceci a pour résultat que l’impact du météorite (comète), transforme toute roche non réservoir en une roche poreuse réservoir et perméable (Curran et al., 1977; Masaitis et al., 1980; Donofrio, 1981) […]

[…] Le cratère d’impact de météore le plus riche en produits hydrocarbures est celui de Cantarell au Mexique. Sa production cumulative est de 1,1 milliard de m3 de pétrole et 83 milliards de m3 de gaz. Les réserves actuelles recouvrables et exploitables sont égales à 1,6 milliards de m3 de pétrole et 146 milliards de m3 de gaz dans trois zones de production. Elles produisent actuellement 206 687 m3/jour de pétrole et 70% de cela sont seulement récupérés du carbonate de breccia […]

[…] Le pétrole et le gaz des cratères d’impacts ne peuvent pas être biotiques puisque: toutes les roches source intercratère sont détruites, désintégrées, fondues, et pulvérisées ensemble avec toutes les autres roches du site de l’impact du météorite (Masaitis et al., 1980); de plus, après l’impact, toute migration latérale d’hydrocarbures des zones n’appartenant pas au cratère vers le cratère par des levers de terrain concentriques de 100 à 300m de haut, qui entourent la levée centrale du cratère, n’est pas permise.

9. Potentiel commercial du pétrole issu des roches volcaniques et volcano-sédimentaires

[…] Il y a 46 volcans enfouis dans le monde produisant du pétrole et du gaz naturel…

… Les réserves prouvées de ces champs pétroliers et gaziers volcaniques sont équivalentes à un total de 4,1 x 10 puissance 12 m3 de gaz naturel et 10,6 x 10 puissance 9 tonnes de pétrole, représentant approximativement 6% des réserves mondiales connues de pétrole au 1er Janvier 2007.

Note du traducteur: Le tableau 7 de l’article donne une liste des pays où se trouvent des dépôts géants d’hydrocarbures, essentiellement de gaz naturel de sources volcaniques ou de roches sédimentaires volcaniques. Le premier champ gazier se trouvant en Algérie (Hassi R’Mel), les trois suivants au Royaume-Uni, les trois suivants aux Etats-Unis, le 8ème au Japon, 9ème en Chine et 10ème en Italie, celui-ci étant un champ gazeux et pétrolier.

[…] La présence de dépôts de pétrole et de gaz dans les roches volcaniques et volcaniques-sédimentaires peut soutenir la théorie de l’origine abiotique des hydrocarbures là où il n’y a pas de preuve géo-chimique confirmant la connexion génétique entre le pétrole et le gaz dans les roches volcaniques et cristallines et les roches sources (mères) correspondantes. Ceci est à haute probabilité là où le pétrole accumulé dans les roches volcaniques exposées à la surface de la terre sans roches source potentielles alentours.

10. Champs de pétrole et de gaz dans le sous-sol cristallin précambrien des bassins sédimentaires

La croûte cristsalline de la terre est le sous-sol de 60 bassins sédimentaires ayant des dépôts commercialement exploitables de pétrole et de gaz dans 29 pays du monde. De plus, il y a 496 champs de pétrole et de gaz dans lesquels les réserves commercialisables sont en partie ou totalement dans les roches cristallines du sous-sol. 55 d’entr’eux sont classifiés comme gisements géants (plus de 500 megabarrils) avec 16 gisements non associés de gaz, 9 mixtes et 30 champs pétroliers sous-saturés parmi eux […]

[…] Une des histoires la plus amène à montrer l’application de la théorie de l’origine abysale abiotique du pétrole est l’exploration du Bassin Dniepr-Donetstk (BDD) en Ukraine (Chebanenko et al., 2002)… La structure du flanc nord du BDD exclut toute migration latérale d’hydrocarbures provenant soit de Donetsk Foldbelt ou du BDD Dnieper Graben.

En conséquence, le flanc nord du BDD fut disqualifié au début de toute prospection pétrolière à cause de l’absence de toute “roche source de produits pétroliers” et aussi à cause de la nappe phréatique artésienne très dynamique […]

[…] A la fin des années 1980 et au début des années 1990, 61 puits furent creusés dans le flanc nord du BDD; 37 d’entr’eux prouvèrent être commercialement exploitable (le succès exploratoire est de l’ordre de 57%)… Au total, 12 gisements gaziers et pétroliers furent découverts pour une valeur de 4,4 milliards de dollars en 1991 et 26,3 milliards de dollars en valeur de 2008. Pour avoir découvert ces nouveaux champs d’accumulation d’hydrocarbures les professeurs Chebanenko, Krayushkin, Klochko, Dvoryanin, Krot, Pavlenko, Ponomarenko et Zabello reçurent la récompense suprême de l’état ukrainien dans le domaine de la science et de la technologie en 1992…

[…] Aujourd’hui, il y a 50 champs d’exploitation gaziers et pétroliers dans la zone du flanc nord du Bassin Dniepr-Donetsk […]

[…] Le forage exploratoire du flanc nord du BDD est toujours en progrès et continue à être couronné de succès dans cette bande pétrolifère de 100km x 600km. Ses réserves prouvées sont de 289 millions de tonnes (230 milliards de dollars à 50 US$/barril). Prospectivement, les ressources seraient de 13 000 millions de tonnes de pétrole, équivalent à une surface de 48 000 km2. Le potentel pétrolier de la partie sud du BDD ne doit pas être non plus négligé, avec une estimation de pétrole existant d’environ 6000 millions de tonnes de pétrole pour un équivalent surface de 22 000 km2 […]

[…] Des hydrocarbures abyssaux abiotiques ont également été découverts en Chine: le gisement géant du Xinjiang contient environ 400 x 10 puissance 12 m3 de gaz naturel abiotique (Zhang, 1990).

En conclusion:

a)     En accord avec l’hypothèse de la théorie biotique de l’origine du pétrole, le flanc nord du BDD était classifié pour n’avoir absolument aucun potentiel pour la production pétrolière

b)    Sur la base de la théorie de l’origine abyssale abiotique du pétrole, 50 gisements exploitables commercialement furent découverts en cet endroit; ceci constitue la meilleure preuve empirique confirmant la théorie.

11. La présence d’hydrocarbures dans les roches sédimentaires profondes et ultra profondes

Dans cette section nous discutons comment la distribution, la localisation, la distance et les conditions des réservoirs pour les dépôts profonds et ultra-profonds peuvent être expliqués par la théorie traditionnelle de l’origine biotique du pétrole. Les points importants sont comme suit:

a)     Les champs pétroliers profonds et ultra-profonds sont en dessous de la zone principale de formation du pétrole déterminée par la traditionnelle théorie de l’origine biotique du pétrole, typiquement dans des zones de 2 à 4 km et dans des cas exceptionnels à une profondeur maximale de 6km

b)    La température de réservoir de ces champs est plus élevée que la fenêtre de températures optimales de l’hypothèse biotique traditionnelle pour la formation d’hydrocarbures

c)     L’hypothèse biotique suggère qu’avec une augmentation de la profondeur et de la température, les hydrocarbures sont détruits et la porosité des réservoirs rocheux diminue de manière signifiante. La présence de plus de 1000 dépôts pétroliers à des profondeurs de 5 à 10 km à travers le monde contredit ces points, comme vu dans les sections 11.1 à 11.4 suivantes […]

11.1 La Russie

Un bon nombre de gisements de pétrole et de gaz a été découvert dans la zone de 4000 à 4600m de profondeur en Russie. La production cumulée de ces gisements est égale à 421 millions de tonnes de pétrole et 45,5 milliards de m3 de gaz associé au pétrole et 641 millions de m3 de gaz naturel. Bien que ces gisements ne soient pas des réservoirs ultra-profonds, ils  sont intéressants de notre point de vue, car ils sont associés avec des failles profondes qui intersectent l’ensemble de la séquence des roches sédimentaires. Les “racines” de ces failles profondes s’étendent bien au dessous de la partie du sous-sol de la lithosphère… Il a été établi que toutes traces de migration d’hydrocarbures sont totalement absentes à l’extérieur de ces crêtes anticlines (Istratov, 2004).

11.2 Ukraine

17 champs pétroliers et gazeux géants ont été découverts dans les strares de grès du bas carbonifère du BDD à une profondeur de 4500-6287m. A ces profondeurs, les reserves prouvées totales de gaz naturel sont de 142,6 milliards de m3 (Gozhik et al., 2006)

11.3 Le bassin de la Mer du Nord

Du gaz commercial, du condensé et des champs pétroliers ont été découverts à une profondeur variant de 4880 à 5760m dans les strates de grès du jurassique du bassin de la Mer du Nord. Tous ces dépôts ont des températures de réservoirs anornalement hautes de l’ordre de 200 à 340oC (Lasocki et al., 1997).

11.4 Les Etats-Unis

Sur le territoire des Etats-Unis, plus de 7000 forages furent creusés à des profondeurs supérieurs à 4575m entre 1963 et 1979. Des découvertes récentes Jack-1 et Jack-2 sur le Walker Ridge du Golfe du Mexique, confirment la présence de réservoirs pétroliers exploitables à une profondeur de 8-9000m (Choudhury et Borton, 2007) […]

[…] Dans la zone plus profonde du Golfe du Mexique aux Etats-Unis, 20 gisements pétroliers et gaziers ultra-profonds ont été découverts à des profondeurs s’étalant entre 7300 et 10 500m. Leurs réservoirs sont essentiellement de l’Oligocène, de l’Eocène et du Paléocène. La zone pétrolière est équivalent à 40 000 km2 avec des réserves exploitables estimées entre 1,43 millions et 2,38 millions de m3. Ceci correspond à 42-70% des réserves récentes prouvées aux Etats-Unis (au 1er Janvier 2007)

Un total de 40 gisements géants et super géants d’hydrocarbures ont été découverts de part le monde entre 4500 et 10 500m de profondeur.

12. Les gisements de pétrole et de gaz super-géants à la lumière des théories de l’origine du pétrole

Un des problème majeurs de l’hypothèse traditionnelle de l’origine biotique (biologique) du pétrole est l’identification des sources biotiques et de l’équilibre matériel de la génération d’hydrocarbure pour la plupart de ces gisements pétrolifères et gaziers super-géants.

12.1 Le Moyen-Orient

[…] Les réserves prouvées de l’Arabie Saoudite sont de 36 milliards de tonnes de pétrole et 7000 milliards de m3 de gaz naturel (Oil and Gas Journal, 2006). La vaste majorité de ces réserves sont contenues dans dix gisements super-géants (Nccaslin, 1976; Alhaji, 2001; Foreign Policy, 2006).

Ces gisements géants produisent du pétrole depuis des carbonates granuleux de l’époque jurassique-crétacé. Tous ces pétroles bruts ont une composition très similaire référant à une source commune […]

[…] Faisons un calcul de la quantité de pétrole qui aurait pu être générée à l’intérieur des bassins de l’Arabie Saoudite avec une estimation de l’”Original Oil in Place” ou OOIP de 127 milliards de m3 (Oil and Gas Journal, 2006). Les zones des bassins sédimentaires où le kérogène (NdT: substance mixte contenant des détritus organiques) est mature (dont le ratio H/C est de 0,8 à 1,3) ont été cartographiées (Ayres et al., 1982) et multipliées par l’épaisseur des zones source. Ce calcul simple donne un volume de roches source d’hydrocarbones aussi élevé que 5000 km3. Si nous acceptons que:

a)     Le volume de kérogène est égal à 10% du volume de roche source pétrolière

b)    Que le coefficient de transformation de kérogène en bitumen est égal à 15% et que

c)     10% de ces bitumen peuvent migrer en dehors des rouches sources pétrolifères

Nous venons à la conclusion que seulement 7,5 milliards de m3 de pétrole pourrait migrer en dehors des roches sources pétrolifères. Ceci ne représente que moins de 6% des réserves en place de pétrole de l’Arabie Saoudite. Notons que que si les paramètres de transformation du kérogène sont deux fois plus élevés que ceux pris en compte ici (20%, 30%, puis encore 20%), l’OOIP est toujours de 60 milliards de m3, de fait la moitié de la valeur reconnue.

D’où viennent les 94% du pétrole exploitable d’Arabie Saoudite ? Cette question n’est pas réthorique parce que toutes autres sources de substrat pétrolier sont absentes du sous-sol de l’Arabie Saoudite ainsi que de tous les autres pays mentionnés, en accord avec Ayres et al., 1982 et Backer et Dickey, 1984. Le Bahreïn, l’Iran, l’Irak, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie Saoudite, La Syrie, les Emirats Arabes Unis et le Yémen résident tous dans le même bassin sédimentaire, le bassin arabo-iranien, où Dunnington (1958, 1967) a établi la relation commune de la source de tous les pétroles bruts.

12.2 le Canada

[…] Cette accumulation super-géante de gaz sur plusieurs couches de 670km de long et 170km de large s’étend du sud-est au nord-ouest de manière parallèle aux montagnes rocheuses et sub-parallèle à la zone de sable bitumeux d’Athabasca (Masters, 1979). S’il n’y a pas d’autre roche source pétrolifère à part les argiles et schistes de Mannville, d’où viennent donc ces 12 500 milliards de m3 de gaz de ce bassin profond ?

Dans la partie finale occidentale du bassin profond de cette accumulation de gaz se trouve une faille profonde, qui constitue la frontière tectonique entre les montagnes rocheuses et le vaste bassin canadien occidental (Masters, 1979). D’après Tilley et al., 1989, le gaz naturel sature des pores, les murs qui sont parsemés de plusieurs orifices hydrothermaux (170-195oC) de cristaux de quartz. Ces cristaux contiennent les inclusions de fluide primaires incluant le méthane, l’éthane, et le propane, qui sont également les composants essentiels du bassin profond de gaz naturel. L’histoire thermale du bassin profond donne la preuve que les fluides chauds ont migré du bas dans la dépression sur des conglomérats perméables et en suivant les fractures le long du lit. La relation évidente entre les fluides chauds et la partie occidentale du bassin profond indique que la chaleur convective hydrothermale et un transfert de masse ne peut se produire qu’à travers des dizaines de kilomètres des roches de crétacé inférieur et ne peut être sujette qu’à un flot abondant de fluides provenant de la faille profonde.

12.3 le Vénézuéla

Quelque chose de similaire peut-être observé avec le gisement pétrolier Bolivar Coastal au vénézuéla. D’après Bockmeulen et al., 1983, la roche source pétrolifère est ici le calcaire La Luna datant du Crétacé. Les réserves pétrolières sont estimées à 4,8 milliards de m3 (Foreign Policy, 2006) avec une densité du pétrole de 820 à 1000 kg/m3. Le même type de calcul utilisé pour l‘Arabie Saoudite dans la section 12.1 nous donne le résultat suivant:

Un mètre cube de roche générant le pétrole contient 2,5 x 10 puissance -2 m3 de kérogène, qui peut généré 2,5 x 10 puissance -3 m3de bitumen, donnant 1,25 x 10 puissance -4 m3 de pétrole, ce en considérant le modèle accepté de formation biotique (biologique) du pétrole. Ayant ce potentiel de génèse pétrolière de 4,8 milliards de m3 en réserve estimée de ce gisement Bolivar Coastal comme point de départ, le volume nécessaire de roche source pétrolifère devrait être égal à 3,84 x 10 puissance 13 m3. Ceci est consistant avec un bassin générateur de pétrole de 110km de large si la roche source a une épaisseur de 1000m. L’épaisseur moyenne de la strate calcaire de La Luna a été mesurée à seulement 91m (Bockmeulen et al., 1983). Le diamètre de bassin générateur pétrolier serait donc de 370km et la surface de ce bassin serait équivalent à environ 50% de la surface du Vénézuéla, ce qui est géologiquement hautement improbable.

Les données géologiques mentionnées ci-dessus confirment ce qui suit:

a)     Une source biotique suffisante pour la plupart des dépôts d’hydrocarbures géants et super-géants est inconnue

b)    Les bassins sédimentaires des zones mentionnées ci-dessus sont situés dans le sous-ol cristallin, qui est disséqué par un réseau de failles et de fissures profondes

c)     Les pétroles de chaque zone mentionnée ci-dessus sont génériquement similaires, à savoir qu’ils proviennent d’une même source

d)    La présence de failles profondes en dessous des dépôts géants et super-géants et la similarité des produits encontrés, correspondent à la théorie de l’origine abyssale abiotique des hydrocarbures: des fluides émanant du manteau terrestre ont migré au gré des failles et fissures profondes du sous-sol cristallin, ont pénétré les roches sédimentaires et créé ces gisements géants et super-géants.

13. Les hydrates gazeux; meilleure source d’hydrocarbures abiotiques

Les hydrates gazeux sont des clathrates. Ils ressemblent à de la glace et consistent en gaz et en eau où les molécules formant le gaz sous forme d’hydrate de gaz (comme Ar, CH4, C2H6, C3H8, iso-C4H10, CO, CO2, He, H2S et N2) sont pressurisés à des pressions de 25 MPa et plus dans les interstices de la cage cristalline aquifère (glace), sans aucune liaison chimique entre les molécules d’eau et de gaz. Ceci a pour résultat si on fait fondre 1 m3 d’hydrate de gaz au niveau de la mer, cela produit 150-200 m3 de méthane gazeux et 0,87 m3 d’eau douce. Bien sûr, la formation des hydrates gazeux se fait sous une grande vélocité de mouvement des fluides et sous certaines cnditions de température et de pression. Par exemple, l’hydrate de méthane se développe dans des conditions de l’ordre de -236oC et à 2 x 10 puissance -5 MPa et 57oC et 1146 MPa (Klimenko, 1989; Makogan, 1997, Lowrie et Max, 1999; Makogan et al., 2005) […]

[…] Les hydrates gazeux représentent une énorme ressource de base non-conventionnelle. Celle-ci peut représenter 113 x 10 puissance 17 m3 de méthane d’après l’US Geological Survey (Oil and Gas Journal, 1999c) Les ressources mondiales de gaz naturels au sein du combustible glacé étaient inconnues pendant très longtemps […]

[..] En appliquant ces ratios aux ressources mondiales d’hydrates  de méthane  (113 x 10 puissance 17 m3), les ressources mondiales de méthane au sein de la couche d’hydrate de méthane pourait être de l’orde de 40 x 10 puissance 17 à 53 x 10 puissance 17 m3 de méthane. Le total mondial d’hydrate de méthane et de gaz naturel sous-jacent à la couche d’hydrate de méthane sont de 152 à 166 x 10 puissance 17 m3 de méthane […]

[…] La masse globale de carbone qui n’est pas sous forme de carbonates est:

a)     La masse organique de l’atmosphère est de: environ 3,6 milliards de tonnes

b)    La masse organique du biotope marin est de: environ 3 milliards de tonnes

c)     La masse de matière organique sur terre est de: environ 830 milliards de tonnes

d)    La masse de matière détritus est d’environ 60 milliards de tonnes

e)     La masse de matière vaseuse est d’environ 500 milliaerds de tonnes

f)     La masse de matière organique dissoute dans l’eau est d’environ 980 milliards de tonnes

g)    La matière organique dans le sol est d’environ 1400 milliards de tonnes

h)    La masse de carburants fossiles exploitables ou non (charbon, pétrole ou gaz) est d’environ 5000 milliards de tonnes. Le carbone organique dispersé tels le kérogène et les bitumen représentent environ 1000 fois le total mentionné ci-dessus (Kvenvolden, 1993) tout ensemble, cela représente environ 8,8 x 10 puissance 15 tonnes.

Le ratio de masse atomique entre carbone et hydrogène dans la molécule de méthane est de 0,75. Avec un tel ratio, les réserves totale mondiales de carbone dans les ressources mondiales d’hydrates gazeux et gaz libre sous-jacents serait égal à environ 114 x 10 puissance 17 tonnes. En d’autres termes, la masse de carbone dans les hydrates gazeux et les gaz libres sous-jacents est environ 1300 à 1400 fois plus importante que la quantité totale de carbone organique concentré dans l’atmosphère, la terre, et le biotope marin, tout autre élément inclus. Il est ainsi clair que la matière organique de la terre ne peut pas être le matériau source des réserves mondiales d’hydrates de gaz et de gaz libres sous-jacents […]

[…] En accord avec la théorie de l’origine abyssale abiotique du pétrole et des hydrocarbures toutes les accumulations d’hydrate gazeux et de gaz libre sous-jacent ont été formées à cause “d’un évènement mondial commun”, à savoir: une migration verticale du fluide abyssal abiotique du manteau terrestre au travers des failles et fissures profondes, des fractures, pores des roches et des sédiments marins. A cette époque, il y a environ 200 000 ans, ces failles, fractures, fissures et pores furent transformés par un géofluide super-critique (une mixture d’eau super-critique et de méthane) dans un médium/environnement conducteur, accumulateur et inter-communicant. Agissant comme un “facteur de fracture” naturel le géo-fluide abyssal a ouvert des cavités dans les clivages et les interstices du lit rocheux ainsi que sédimentaire.

D’après Dillon et al., 1993, la migration verticale du gaz naturel, se déroule toujours de nos jours sur le plateau continental atlantique des Etats-Unis […]

[…] Les réserves prouvées de gaz naturel mondiales sont équivalentes à 175 x 10 puissance 12 m3 (Oil and Gas Journal, 2006m). Ceci représente 85 000 à 95 000 fois moins que les ressources globales d’hydrate de méthane et gaz libre sous-jacent. En 2006, la production mondiale de gaz naturelle était de 2386 milliards m3 (Oil and Gas Journal, 2007b). Ainsi, les réserves globales d’hydrate de méthane ainsi que les réserves globales de gaz libre sous-jacent à cet hydrate de méthane seraient suffisantes pour les prochaines 5 à 6 millions d’années si la consommation reste à son niveau actuel.

14. Les accumulations d’éthane et de propane dans les roches sédimentaires

Il y a quelques nouvelles découvertes qui peuvent être prises dans le sens de l’étayage de la théorie de l’origine abyssale abiotique du pétrole […]

[…] Un  dépôt d’éthane pur peut ne pas être généré par des matériaux organiques. D’où vient-il ? des scientifiques de l’université d’état du Minnesota ont établi que le méthane, l’éthane et quelques hydrocarbures peuvent être générés naturellement de manière non biogénique sous le fond des océans le long des crêtes du milieu des océans… Les hydrocarbures tels le méthane, l’éthane et le propane peuvent parvenir à la surface de minéraux riches en fer et en chrome, d’après une réaction chimique CO2 + H2 sous une température de plus de 371,4 oC et une pression de 41,5 MPa (Fisher, 2005)

15. Le potentiel hydrocarbure du manteau terrestre

Quelle est l’importance des ressources d’hydrocarbures du manteau terrestre ? Giardini et al., 1982 ont étudié le fluide d’inclusions primaire et les inclusions de minéraux solides dans les diamants naturels D’Afrique, du Brésil et d’Arkansas aux Etats-Unis, et ils sont arrivés à ces conclusions:

a)     Environ 52% du volume de phase gazeuse dans ces inclusions consistent en des matériaux de formation d’hydrocarbures tels que: H2O, CO2, CO, CH4, etc…

[…]

e)     Durant les dernières 3 millions d’années, environ 3 millions de tonnes d’hydrocarbures non-biotiques ont été dégazés de chaque km2 de la surface de la planète. Ceci a pour résultat que l’intérieur abyssal de la planète a perdu 10 puissance 16 tonnes d’hydrocarbures, alors que ses ressources résiduelles pétrolifères non biotiques sont égales à 10 puissance 15 tonnes dans la région située sous la croûte terrestre (Guardini et al., 1982)

[…] Il est possible de considérer que le manteau total de la planète terre est une substance porteuse de diamant et de produits pétrolifères. La masse du manteau terrestre d’après Markhinin (1985) est de 4,05 x 10 puissance 21 tonnes. Avec une concentration totale (2356-9187 g/t) d’hydrocarbures dans les kimberlites, le potentiel de produits pétroliers du manteau de la terre est mesuré à environ 95 à 372 x 10 puissance 17 tonnes.

Ce résultat correspond aux données de l’US Geological Survey (Oil and Gas Journal, 1996c), où il fut estimé que les ressources totales de méthane se chiffreraiet aux alentours de 113 x 10 puissance 17 m3 et ce rien que dans le corps superficiel de l’hydrate gazeux terrestre.

16. Conclusions

Les données géologiques présentées dans cet article ne répondent pas aux questions principales se relatant à l’hypothèse de l’origine biotique (biologique) du pétrole et des hydrocarbures. Seule la théorie de l’origine abyssale abiotique du pétrole donne une explication convaincante de toutes les données présentées. Les résutats expérimentaux de cet article confirment que le système CaCO3-FeO-H2O génère spontanément la suite d’hydrocarbones caractéristique du pétrole naturel. Des considérations scientifiques modernes à propos de la génèse des hydrocarbures confirmées par les résultats des enquêtes et recherches géologiques de terrain, donnent une compréhension du fait qu’une partie des composés d’hydrocarbures peuvent être générés dans les conditions du manteau terrestre et migrer par le réseau des failles et fissures profondes dans la croûte terrestre, où ils forment des gisements de pétrole et de gaz dans n’importe quel type de roche, dans n’importe quelle structure positionnelle. Les résultats expérimentaux présentés placent la théorie de l’origine abyssale abiotique du pétrole parmi les théories de la physique et la chimie modernes et ouvrent les portes d’énormes applications pratiques. La théorie de l’origine abyssale abiotique du pétrole confirme la présence de ressources énormes, inépuisables d’hydrocarbures dans notre planète et nous permet de développer une nouvelle approche méthodologique pour l’exploration pétrolière et de réexaminer la structure, la taille et la localisation des réserves d’hydrocarbures terrestres.

— Fin —

Note de s traducteurs:

S’ensuit ici dans l’article original, 6 pages de références (~ 250) à des articles scientifiques publiés dans des revues scientifiques spécialisées en Russie, Ukraine, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Suède, Chine, Indonésie, Canada, Australie, Ouzbekhistan, Arabie Saoudite, Bahreïn, Emirats Arabes Unis…

Ces études ne sont pas “marginales”, elles participent d’un grand corps de connaissance mondiale sur le sujet même si les Russes et les Ukrainiens sont les plus pointus sur la question pour l’avoir étudié en détail depuis plus de 50 ans; qu’elles ne soient pas divulguées au public (occidental) est une autre histoire dont la cause est politico-économique et non pas scientifique.

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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole (abiotique)…

Posted in actualité, économie, crise mondiale, science et nouvel ordre mondial, sciences, sciences et technologies with tags , , on 12 juin 2011 by Résistance 71

Biotique ou abiotique: La vraie-fausse crise pétrolière ou la pseudo-science au service du contrôle énergétique par scarcité induite

– 1ère partie —

 

Par Résistance 71

 

2ème Partie

3 ème partie 

4ème partie

5ème partie

6ème partie

 

“Dans un monde de mensonge universel, dire la vérité est un acte révolutionnaire.”

— George Orwell –

 

“La suggestion que le pétrole puisse être dérivé d’une sorte de transformation de poisson compressé ou de détritus biologique est certainement la notion la plus idiote qui a été entretenue par un nombre substantiel de personnes pendant un laps de temps étendu.”

— Fred Hoyle (1982) –

 

“Il n’y a jamais eu d’observations faites d’une génération spontanée de pétrole naturel (pétrole brut) à partir de matière biologique à basse pression dans quelque laboratoire que ce soit, où que ce soit, jamais.”

— J.F. Kenney —

 

Une fois de plus, le pétrole et ses aléas viennent troubler la vie quotidienne des citoyens de France et d’ailleurs. Le pétrole est de fait la véritable monnaie d’échange du monde, bien au-delà des valeurs aléatoires des monnaies de singe utilisées pour les transactions globales. Qu’est-ce donc que cet or noir ? D’où provient-il ? Quelles conséquences a t’il sur nos vies et le monde ? La science sur laquelle est basée notre concept économique et d’exploitation du produit est-elle correcte ?

Le but de cet article est de montrer qu’il y a plus à penser que ce qu’on nous demande de croire et que la thèse consensuelle de la science sur l’origine biologique du pétrole est scientifiquement invalidée, que cela n’est pas dû à une “erreur”, mais bien volontaire et ce à des fins de contrôle des ressources énergétiques et de ses prix.

A quoi pense t’on lorsque l’on prononce le mot “pétrole” ? Le plus souvent au prix qu’il nous coûte à la pompe ou en fuel domestique de chauffage. Nous avons un rapport personnel au produit car nous en sommes les esclaves pour nous déplacer et enventuellement nous chauffer l’hiver. Peut-on réduire le pétrole à sa seule valeur énergétique ?… C’est ce qu’on voudrait nous faire croire, mais il n’en est rien. En effet, il suffit de regarder autours de nous, dans nos vie quotidiennes, à quel point les produits dérivés du pétrole occupent une place prépondérante dans la société et son fonctionnement, pour comprendre que le pétrole et ses dérivés sont omniprésents.

Nous sommes également devenus complètement dépendants de la pétrochimie. Sans elle, un nombre incalculable d’objets qui ont envahis nos vies ne pourraient plus être produits en l’état actuel des choses: plastiques de toute sorte, matières synthétiques, PVC, engrais industriels, caoutchouc synthétique (croyez-vous que les pneus de vos voitures proviennent toujours des hévéas?..) etc, etc.

Nous ne disons pas que ceci est une bonne chose, bien au contraire, nous disons simplement que supposer que le pétrole ne soit qu’une source d’énergie que l’on peut remplacer est un peu trop simpliste et réducteur. Doit-on remplacer le pétrole comme source d’énergie ? Oui indéniablement, nous nous éviterions bien des conflits, guerres, et sources de pollution (attention pas le CO2 et autres fadaises liée au “réchauffement climatique anthropique” qui ne sont là encore que des dogmes issus de la science détournée se conformant à un agenda de contrôle bien spécifique, ici n’est pas le sujet, mais nous nous devions de le dire) qui minent à des fins oligarchiques le développement de l’humanité.

Sortir complètement du pétrole n’est pas possible même si l’on trouvait une source d’énergie alternative fiable et durable, car nous en dépendons trop par ses produits de synthèse. S’il faut trouver une énergie de remplacement, il faut également trouver une technologie de remplacement concernant la pétrochimie envahissante, ou jamais nous ne verrons les produits pétroliers disparaître de notre vie et de celles des générations futures.

Qu’est-ce que le pétrole ? C’est un hydrocarbone lourd, source à la fois d’énergie et de produits de synthèse une fois chimiquement manipulé. Le “consensus” scientifique (toujours se méfier de ce mot) dit que le pétrole est une source “d’énergie fossile”. C’est à dire que son origine provient de la décomposition d’éléments organiques comme des plantes et animaux morts, dans des conditions de temps, de chaleur et de pression propices à la croûte terrestre (c’est à dire peu profond et à des pressions peu importantes, ceci a une importance capitale comme vous le constaterez par la suite…). Ceci a pris des millions d’années à se transformer et que donc en conséquence, le pétrole et les hydrocarbures sont des produits géographiquement localisés et finis dans le temps puisque émanant de la décomposition d’un volume de détritus organiques finis et donc épuisable.

Cette hypothèse a été émise en 1757 par le savant russe Mikhailo Lomonosov. Nous avons donc cherché une littérature scientifique concernant cette hypothèse, ainsi qu’une littérature scientifique prouvant l’origine biologique (ou biotique) du pétrole. Nous pourrions penser que comme cette théorie est la théorie avancée de nos jours par l’ensemble de la science spécialisée dans le sujet de la recherche et de la production pétrolière, nous ne devrions pas éprouver en conséquence une quelconque difficulté à trouver une littérature scientifique riche et abondante corroborant ce fait…

Quelle ne fut pas notre surprise de constater que non seulement il était difficile de trouver des articles scientifiques prouvant l’origine biotique du pétrole, mais encore que ceux-ci n’existaient pas ! Nous avons cherché sur un nombre important de moteurs de recherche en anglais et en français, nous avons épluché “google scholar”, en vain. Chose même anectotiquement extraordinaire, mais qui mérite néanmoins d’être mentionné, lorsque nous avons tapé à plusieurs reprises les mots de recherche suivants sur Google: “scientific articles biotic origin oil”, Google lista à plusieurs reprises une liste d’articles n’ayant rien à voir avec le sujet demandé ou des articles connectant l’origine “biotique” à des domaines économiques et en haut de page figurait la question suivante: “did you mean scientific articles abiotic origin oil” à savoir: “vouliez-vous dire articles scientifiques sur l’origine abiotique (donc non organique) du pétrole” ? Ce qui peut-être interprêté de deux façons à notre sens: soit “nous n’avons rien sur l’origine biologique du pétrole mais nous avons sur son origine abiologique / abiotique” ou encore “de quoi voulez-vous parler?.. il est évident que le pétrole est biotique, vouliez-vous des preuves concernant l’origine abiotique ?” Donnons à Google le bénéfice du doute…

En revanche, la littérature scientifique concernant une origine abiotique, non biologique donc, du pétrole était abondante et cela nous a intrigué. En tapant les termes suivants sur Google: “biotic origin oil” simple recherche sur une “origine biotique (ou biologique) du pétrole”, six sur les 10 premiers articles sortant sont à propos de l’origine abiotique du pétrole (non-biologique), les quatre restant etant à propos de la “controverse sur l’origine biotique ou abiotique du pétrole”. Rien sur ce que nous demandions: des articles sur l’origine biotique du pétrole… De plus en plus troublant.

Wikipedia est de plus assez prolixe sur le sujet de l’origine abiotique du pétrole en déclarant d’entrée de jeu que “la théorie abiotique de l’origine du pétrole a été discréditée”, tiens donc… Donc, nous tapons dans la fenêtre de recherche interne de Wikipedia les termes “biotic origin petroleum” (puisque la terminologie de Wikipedia concernant le pétrole en anglais est “petroleum” et non pas “oil” ce qui est plus spécifique convenons-en), or que découvrons-nous avec stupeur?

Qu’il n’y a pas de page sur Wikipedia concernant une origine biologique / biotique du pétrole. Intrigant non lorsqu’il s’agit de fait de la théorie du “consensus scientifique” à cet égard ?

La théorie officielle prévalente sur l’origine du pétrole n’ayant apparemment aucun soutien de la science, nous nous sommes donc penchés sur l’autre théorie de l’origine du pétrole, celle de l’origine abiotique, non biologique donc, qui elle semble avoir un soutien scientifique tout autre, loin d’une hypothèse érigée en dogme, comme cela semble être de plus en plus le cas lorsqu’on prend la peine de rechercher et de creuser le contenu de certaines “théories scientifiques”.

Récapitulons donc ce que nous savons jusqu’ici: le pétrole n’est pas une découverte récente, “l’huile de roches” était déjà utilisée dans l’antiquité et était connue déjà au XVIIIème Siècle lorsque Lomonosov énonça son hypothèse biotique. Celle-ci fut réfutée rapidement par le scientifique allemand Alexander Von Humbolt et le Français Gay-Lussac, puis au XIXème siècle les chimistes français et russe Marcelin Berthelot et Dimitri Mendeleev (le même Mendeleev qui laissa son nom à la table périodique des éléments chimiques) démentirent également l’hypothèse de Lomonosov. Comme vous le verrez dans les articles subséquemment présentés, Berthelot constata et prouva que l’on pouvait obtenir du pétrole à partir d’élements non organiques, mais ne prît pas position quant à l’origine du pétrole. Mendeleev quant à lui, fît clairement état que le pétrole était d’origine abiotique (non-organique) et profonde, qu’il était généré dans le manteau terrestre comme élément primordial et émît l’hypothèse que sa remontée vers des profondeurs moins importantes était dûe à un “système de failles” sous-terrain.

Les choses en restèrent plus ou moins là jusqu’à l’après seconde guerre mondiale. Celle-ci laissa l’URSS sans ressources et comme un pays ne produisant qu’une infime portion du pétrole nécessaire à son développement énergétique, industriel et commercial. Dès 1946, l’URSS lança un projet pour le pétrole comparable à ce que fut le “Manhattan Project” pour le développement nucléaire aux Etats-Unis.

Le pays lança ses forces vives scientifiques spécialisées et survivantes à la guerre et aux purges staliniennes dans l’étude, la compréhension géologique et chimique du pétrole et de ses origines afin de mieux en maitriser la recherche et la production.

En 1951, le Professeur Nikolaï Kudryavtsev annonça les résultats des recherches soviétiques par son académie des sciences en énonçant la “théorie russo-ukrainienne de l’origine profonde et abiotique du pétrole”. Trés vite, d’autres professeurs à la pointe des sciences concernées tels les professeurs Kropotkin, Dolenko, Shakhvarstova, Linetskii, Porfir’yev et Anikiev rejoignirent les conclusions du professeur Kudryavtsev. Depuis cette période, l’URSS et maintenant la Russie, est devenue progressivement le plus gros producteur et exportateur de pétrole au monde.

La théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole a fait l’objet de plus de 4 000 articles scientifiques publiés en Russie et en Ukraine par leurs académies scientifiques respectives et instituts de recherches géologiques et pétroliers. De vastes champs d’exploitation pétrolière ont été découverts et exploités utilisant la théorie abiotique et a permis aux Russes de développer et d’affiner leur technique de forage profond, dont ils sont les maîtres absolus aujourd’hui et de faire moins d’erreur de localisation des gisements qu’avec l’application de la théorie biotique qui elle donne statistiquement un puit commercialement exploitable tous les 28 forages en moyenne ce qui revient à laisser une très grande part de l’exploitation à la chance.

Plus proche de nous, deux professeurs américains ont expliqués la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique du pétrole en occident, les professeurs J.F. Kenney (M.I.T alumni) et membre de l’académie des sciences de Russie, qui travailla avec les Russes dès 1975 et dont certains des articles scientifiques écrits avec d’éminents chercheurs russes et ukraniens, ont été traduits de l’anglais par nos soins et seront publiés ici-même pour que le lectorat puisse se faire une idée informée et non déformée de la question. En effet, ces articles souvent cités, parfois hors contexte, n’ont jamais été traduits en français à notre connaissance. Nous les référençons également ci-après en anglais ainsi que le site internet du Professeur Kenney.

Egalement le professeur Thomas Gold, astrophysicien, professeur à l’université de Cornell et membre de l’Académie Nationale des Sciences des Etats-Unis, fut un adepte de la théorie abiotique du pétrole. Le professeur Gold écrivit un livre en 1999 intitulé: “The Deep Hot Biosphere, the myth of fossil fuel” (La biosphère chaude profonde, le mythe du carburant fossile). Ce livre n’a pas été traduit en français à notre connaissance.

Nous n’allons pas entrer ici dans les détails de la théorie, car nous avons traduit de l’anglais des articles clefs afin que tout à chacun puisse lire et comprendre de quoi il retourne par ceux-là même qui l’on étudié de très près. Dû au volume d’information, ces articles seront publiés ici-même dans les semaines à venir en plusieurs parties. Nous vous laisserons seuls juges du bienfondé de la chose.

Si la théorie russo-ukrainienne abiotique profonde du pétrole est juste (comme la solide science qui l’étaye semble le confirmer), quelles sont donc les implications directes et indirectes de la chose ?

  • Si la théorie est juste, le pétrole n’a donc aucune origine biotique. Il est un produit primordial dont la génèse a lieu dans le manteau terrestre à de grandes profondeurs et dans des conditions de chaleur et de pression très élevées (minimum 25Kbar). Ce qui veut dire que la quantité de pétrole générée par la Terre n’est fonction que de la quantité de matériaux primordiaux impliqués à la formation originelle de la planète.
  • Cette source n’est pas “épuisable” à l’échelle humaine et la génèse en est constante.
  • La théorie de l’ingénieur Hubbert sur le “pic de production pétrolier” (ingénieur de la Shell qui émit sa théorie en 1956) est fausse, ce qui a été coroborré à maintes reprises dans la mesure où des gisements pétroliers sont constamment découverts en Russie et ailleurs dans le monde et ce dans des endroits qui seraient improbables à la découverte et l’exploitation pétrolières en suivant les canons de la théorie biotique de l’origine du pétrole.
  • Ceci a donc des répercussions économiques et géopolitiques: les prix du pétrole sont essentiellement spéculatifs en induisant un facteur de scarcité qui a été créé de toute pièce à des fins commerciales (profit) et de contrôle géopolitiques (des prix et de la recherche/exploitation ainsi que des zones géographiques par ingérence, guerres ouvertes directes ou guerres par proxy).

Michael Lynch, un chercheur au Centre des Etudes Internationales au MIT, écrit en conclusion de son article “The New Pessimism about Oil Resources: Debunking the Hubbert Model (and Hubbert Modelers)”

“Le nombre d’inconsistances et d’erreurs couplé avec l’ignorance de la plupart des recherches antérieures, indiquent que l’école du modèle de Hubbert n’a pas découvert de nouveaux résultats dévastateurs, mais a plutôt rejoint un groupe qui a trouvé qu’un grand corps de données mène souvent à une forme particulière de laquelle ils essaient de deviner des lois physiques. Le travail des adeptes de la théorie de Hubbert a été prouvé incorrect en théorie et basé lourdement sur des hypothèses que les preuves factuelles démontrent comme étant fausses. Ils ont de manière répétée mal interprété les effets politiques et économiques comme étant le reflet des contraintes géologiques et mal compris la causalité de l’exploration inhérente, de la découverte et de la production.

Le problème majeur des modèles de type Hubbert est une dépendance à une variable URR (Ultimate Revoverable Resources) comme un chiffre statistique plutôt qu’à une variable dynamique, qui change avec la technologie, la connaissance, l’infrastructure et d’autres facteurs, mais qui croît en premier chef. Campbell et Laherrere ont clâmé avoir développé de meilleures méthodes analytiques pour résoudre ce problème, mais leurs propres estimations ont augmenté et vraiment rapidement.

Le résultat a été exactement comme prédit par Lynch (1996) pour cette méthode: une série de prédictions de pic de production pétrolière à terme et un déclin, qui doit être révisée à la hausse répétitivement dans le futur. Ceci de manière suffisamment conséquente de façon à suggérer que les auteurs eux-mêmes fournissent les preuves que les ressources pétrolières ne sont pas sous stress, mais augmentent de fait plus vite que la consommation ! “

Le modèle de pic pétrolier d’Hubbert est donc déjà mis en question sans même aborder la question de l’origine du pétrole.

Qu’en dire donc à la lumière de la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole ?

Est-ce déjà une coïncidence que la théorie d’Hubbert fut énoncée en 1956, soit environ 5 ans après que la théorie abiotique fut énoncée par le professeur Kudryavtsev ? Un évènement isolé peut paraître souvent anodin, mais replacé dans son contexte, cela peut prêter parfois à d’autres interprétations. La théorie du “pic de production pétrolier” et les modèles qui s’en suivirent ne furent-ils pas produits pour surenchérir la thèse biotique et donc ainsi garantir aux compagnies pétrolières une nouvelle base de régulation des prix du pétrole à long terme en jouant en permanence sur la rareté induite et non réelle du produit? Possible, probable… En tous les cas la question se doit d’être posée.

Ainsi donc, à la lumière de la théorie abiotique du pétrole, celui-ci ne serait pas un produit fini dans le sens où la théorie biotique l’entend. Il ne serait sujet dans sa formation profonde qu’à la quantité de matières carbonée et minérale inclues dans le manteau terrestre à la formation de la terre il y a plus de 4 milliards d’années.

Si le pétrole n’est pas rare et des gisements sont régulièrement découverts, il n’y a donc aucune raison que les prix augmentent si ce n’est de manière spéculative et artificielle. D’aucuns diront que le pétrole profond coûte plus cher à l’exploitation. Certes, mais que dire du coût d’une production “hasardeuse” basée sur une théorie biotique du pétrole qui laisse 27 forages sur 28 secs ou non commercialement exploitable? Tandis que les forages profonds abiotiques russes et ukrainiens (comme les champs pétroliers de la région du Dniepr-Donetsk et certaines exploitations vietnamiennes entr’autres) produisent commercialement à un bien meilleur ratio et donc réduisent les coûts par une augmentation de la fiabilité des découvertes.

Alors le pétrole doit-il ètre remplacé comme source d’énergie?

La réponse à notre sens est oui car son obsolescence est évidente. Il y a certainement des sources énergétiques plus efficaces, moins polluantes et plus économiques que la source énergétique pétrolière. L’énergie à base de pétrole continue parce que le prix et les profits réalisés par un cartel de compagnies pétrolières transnational (lié aux banques ne l’oublions pas) sont énormes et que profit et la puissance économico-politique entretenue sont les deux motivateurs essentiels.

Si le pétrole du jour au lendemain était accepté de manière “consensuelle” comme étant abiotique et donc abondant, non tarissable à l’échelle humaine, les prix chuteraient immanquablement car la thèse de la scarcité (mensongère) du produit s’effondrerait comme un château de cartes. L’exploitation deviendrait moins rentable, les profits s’amoindriraient pour devenir plus anodins et ceci ouvrirait immanquablement les portes à des recherches pour des sources d’énergies nouvelles fiables, comme la géothermie par exemple voire la reprise de travaux sur la fusion froide, bloquées depuis des décennies par le cartel pétrolier aux abois, qui n’a aucun intérêt à laisser la théorie scientifique du pétrole abiotique prendre le dessus sur son hypothètique rivale qui rapporte tant en escroquant le monde. Le pétrole cher est une garantie de sécurité et de puissance pour le cartel et les politiques. L’utilisation du pétrole deviendra t’elle inutile ? Non, tant que nous n’aurons pas trouvé de substitution à la gigantesque industrie pétrochimique de transformation, qui elle génère la véritable pollution planétaire ainsi que de substantiels profits bien évidemment. Le dogme pseudo-scientifique du réchauffement climatique anthropique et du “CO2 polluant” est une autre diversion sur les véritables problèmes de pollution. Le CO2 n’est pas un facteur majeur de réchauffement, en fait son augmentation dans l’atmosphère suit naturellement un réchauffement de la planète et non pas l’inverse. C’est parce qu’il fait plus chaud (pour un tas de raisons bien plus naturelles qu’anthropiques) qu’il y a plus de CO2 atmosphérique (relâché hors de solution par les océans notemment) et non pas plus chaud parce qu’il y a plus de CO2… Encore une fois, la pseudo-science a trompé et trompe encore le public.

Une fois de plus, les politiques ont récupérés une hypothèse et l’ont fait ériger en dogme par des scientifiques complaisant et essentiellement financés pour ce faire.

Les promoteurs de la théorie de l’origine biotique du pétrole en occident affirme que la théorie abiotique russo-ukrainienne est “marginale” et peu suivie, mais reconnaissent néanmoins l’existence de pétrole abiotique, mais pas en “quantité suffisante pour être commercialement exploitable”. Plus de 4 000 articles scientifiques publiés en langue russe en 60 ans, n’est pas exactement ce que l’on pourrait appeler “marginal”. D’aucuns disent alors: “pourquoi les Russes ne promeuvent ils pas plus leur théorie si elle est vraie ?” Le problème est qu’ils le font. Ils l’ont fait dans bien des conférences internationales sur le sujet, dans l’indifférence et l’oprobe générales. Quelques articles ont été publiés après traduction en anglais. Un article de Kenney et al. fut publié en 2002 dans la revue “Proceedings of the National Academy of Science” aux Etats-Unis. Nous l’avons traduit en français et nous le publierons ici avec d’autres.

Cet article fut l’objet d’un compte-rendu éhonté et tronqué dans la revue “Nature”, réputée être la “bible de la publication scientifique” de langue anglaise et basée à Londres.

Cet article déclancha la colère des auteurs, tous professeurs de haut niveau théorique et expérimental de l’académie des sciences de Russie et institutions affiliées. Une lettre de blâme et de demande de rectification fut envoyée à la direction de la revue “Nature”. Nous publierons également cette lettre, que nous avons traduite en français.

Dans toute cette affaire d’origine du pétrole, ce qui nous choque le plus est de constater qu’une fois de plus, la science semble aboir été détournée à des fins politico-économiques pour toujours servir les intérêts du petit nombre et jamais l’intérêt des peuples.

Notre désir ici n’est que d’essayer apporter un autre angle sur un débat qui ne cesse de pourrir la vie de la Terre entière.

Des guerres, des massacres, des mensonges, des trahisons sont perpétrés au nom du sacro-saint pétrole, de son contrôle, de la spéculation sur les prix et la production et des profits gargantuesques qu’ils générent. Tout cela semble t’il par le truchement d’une science bidouillée, comme l’est celle du soi-disant “réchauffement climatique anthropique” et son hypothèse non vérifiée érigée en dogme, comme l’est celle de la sociologie et les thèses malthusiennes et social-darwinistes érigées en dogme, comme le sont les hypothèses des économistes encore érigées en dogme pour justifier du pillage du monde , de la concentration des richesses en le moins de mains possibles et l’hégémonie perpétuelle d’une caste de parasites qui exploitent l’humanité entière pour leur profit et le contrôle toujours plus avant des personnes et des biens…

Le modus operandi semble être établi: prendre une hypothèse qui correspond aux intérêts du petit nombre, l’ériger en dogme en inondant la recherche de fonds afin de faire ressortir la “science” derrière le dogme et en même temps torpiller et anihiler toute velléité de dire le contraire aussi scientifiquement valide soit la thèse opposée, tenir la ligne du dogme selon le principe fondamental et vital propagandiste qui dit que plus un mensonge est gros, plus il a de chances de passer et plus il est répété, plus il a de chances de devenir “vérité” axiomatique non discutable.

L’hégémonie culturelle de la classe dominante et sa propension à manipuler la science pour son profit oligarchique est aujourd’hui le véritable danger planétaire. Il faut en sortir au plus tôt. Il en va de notre survie, purement et simplement. Nous vivons de facto dans une ère de dictature scientifique dont l’efficacité oppressive est dévastatrice.

Il nous faut douter de tout et rechercher la vérité souvent présente dans le fatras ambiant à porté de main et d’esprit, mais enfouie à dessein afin que les dogmes pseudo-scientifiques prévalent.

En complément de cet article de présentation, nous publierons quatre articles que le professeur Kenney a écrit avec ses collègues russes et ukrainiens, que nous avons traduits en français ce qui n’a jamais été fait auparavant aussi loin que nous le sachions. Ces articles seront publiés un par un dans les semaines à venir et constitueront autant de parties à cet article initial de Résistance 71. Nous publions ci-dessous l’adresse du site internet du professeur Kenney où les articles (en anglais) concernés et d’autres sont répertoriés.

Bonne lecture et à suivre donc…

2ème Partie

Bibliographie:

http://www.gasresources.net/ Professeur J.F. Kenney

http://www.csun.edu/~vcgeo005/Energy.html

“The Deep Hot Biosphere, the myth of fossil fuels”, Professeur Thomas Gold, Copernicus Books, 1999.

http://www.xplora.org/ww/fr/pub/xperimania/news/world_of_materials/living_without_petrochemicals.htm

http://blogs.mediapart.fr/blog/vincent-verschoore/020710/bp-le-golfe-et-le-petrole-abiotique

http://physicsworld.com/cws/article/news/20222

http://www.gasresources.net/ThrmcCnstrnts.htm

http://www.nytimes.com/gwire/2009/07/31/31greenwire-fossil-fuels-without-the-fossils-new-research-sa-796.html

http://www.gasresources.net/Lynch(Hubbert-Deffeyes).htm

http://www.digitaljournal.com/article/266424?tp=1

Articles originaux qui ont été traduits en français et qui seront publiés sur Résistance 71:

2ème partie:

http://www.gasresources.net/introduction.htm

 

3ème partie:

http://www.gasresources.net/DisposalBioClaims.htm

4ème partie:

http://www.gasresources.net/alkaneGenesis.htm

5ème partie:

http://www.gasresources.net/Nature(Editor01).htm 

6ème partie:

http://www.gasresources.net/OnSpontaneiousRenewalVasyl.htm