Archive pour sarkozy kadhafi 2007

Résistance au Nouvel Ordre Mondial: La vengeance de Kadhafi…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, France et colonialisme, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 1 avril 2018 by Résistance 71

« La lutte politique qui aboutit à la victoire d’un candidat avec, par exemple, 51% de l’ensemble des voix des électeurs, conduit à un système dictatorial mais sous un déguisement démocratique. En effet, 49% des électeurs sont gouvernés par un système politique qu’ils n’ont pas choisi et qui au contraire leur a été imposé, et cela c’est la dictature… En réalité, il s’instaure une dictature sous une apparence démocratique. Voilà la vérité sur les régimes politiques qui dominent le monde actuel. Leur falsification de la vraie démocratie apparait clairement: ce sont des régimes dictatoriaux. »

« Il apparaît clairement que la représentation est une imposture. »

« Les plus tyranniques dictatures que le peuple ait connues se sont établies à l’ombre des assemblées parlementaires. »

« Le parti est la dictature contemporaine. Il est de nos jours le dernier en date des appareils dictatoriaux. »

« La lutte des partis pour le pouvoir ne diffère en rien de la lutte des tribus et des sectes pour le pouvoir… Pour la société, la lutte des partis a un effet aussi néfaste et destructeur que la lutte tribale ou sectaire. »

« Il faut retourner à la loi naturelle qui a organisé les rapports humains bien avant l’apparition des classes, des gouvernements et des législations positivistes. La loi naturelle est en effet le critère, la référence et la source unique des rapports humains. Elle a donné naissance à un socialisme naturel fondé sur l’égalité des facteurs de production et a assuré la répartition à peu près équitable des produits de la nature entre les individus. L’exploitation de l’Home par l’Homme et la constitution par un individu d’une fortune dépassant ses besoins, constituent une entorse à la loi naturelle et l’amorce d’une perversion et d’une déviation dans la vie de la société, ainsi que le signe avant coureur d’une société d’exploitation. »

« Il n’y a pas de salariés dans la société socialiste, il n’y a que des associés. »

« La terre n’est la propriété de personne. »

« Le travail salarié outre qu’il asservit l’Homme, lui enlève aussi toute motivation, car le producteur y est un ‘homme en location » et non pas un associé. »

~ Mouammar el-Kadhafi, « Le livre vert », 1975 ~

 

La vengeance de Kadhafi

 

Abdel Bari Atwan

 

30 mars 2018

 

Source:

https://www.raialyoum.com/index.php/qadhafis-revenge-2/

 

du 23 mars 2018

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Des millions de Libyens et bien plus encore d’Arabes et de musulmans ont dû éprouver un certain plaisir à la nouvelle que l’ancien président français Nicolas Sarkozy a été détenu pour enquête puis relâché sous caution, dans une affaire l’accusant d’avoir reçu 50 millions d’Euros de l’ancien leader Libyen Mouammar Kadhafi pour financer sa campagne électorale présidentielle de 2007 ; surtout les victimes directes de la campagne de bombardement de l’OTAN en Libye en 2011 qui a détruit et ruiné la Libye, la transformant en un état fantôme et menant au carnage de dizaines de milliers de ses habitants et à la fuite forcée de quelques millions pour vivre dans une misère noire dans les pays voisins. Ce qui veut dire que ceux qui restent dans leur pays sont en meilleure posture, pourtant dans bien des cas, leurs conditions de vie sont bien pires.

Les enquêteurs qui ont interrogé Sarkozy ont confirmé qu’ils avaient de sérieuses preuves de ses activités criminelles dans plusieurs domaines, incluant la corruption, le blanchiment d’argent et le viol de la loi française sur le financement  des campagnes électorales.

Il est des plus ironique de savoir que Kadhafi a aidé Sarkozy à parvenir à l’Élysée et qu’il est maintenant la cause de sa chute et de sa mise en détention après des années d’enquêtes remplies de scandales.

Sarkozy avait pensé qu’en déchaînant les raids de l’OTAN sur la Libye et en ayant Kadhafi capturé et exécuté sommairement de la manière la plus sanglante qui soit, il pourrait enterrer les secrets du leader libyen avec son cadavre dans un endroit inconnu du désert libyen. Il ne savait alors pas que la “malédiction du colonel” reviendrait le hanter et le frapper, détruire sa carrière politique et son futur personnel et le consigner à tout jamais dans les poubelles de l’histoire, seul endroit de marque pour lui.

Les millions de Libyens qui maintenant se désespèrent des jours bien meilleurs de l’ère Kadhafi ayant vu ce que ses successeurs ont amené au pays, doivent remercier l’homme d’affaire franco-libanais Ziad Takieddine. Il a révélé qu’il avait délivré trois valises remplies de billets de 200 et 500 euros au directeur du personnel de Sarkozy lorsque celui-ci était ministre de l’intérieur (NdT: dans le gouvernement Chirac) et qu’il l’avait rencontré en personne au ministère de l’intérieur, ceci fut renforcé par un témoignage écrit sous serment de l’ancien chef du renseignement extérieur libyen Moussa Kousa disant que le régime de Kadhafi avait fourni 50 millions d’euros en liquide pour la campagne présidentielle de Sarkozy.

En mars 2011, après que fut rendu évident le rôle de Sarkozy dans la fabrication de l’intervention de l’OTAN, Kadhafi lui-même en avait parlé dans un de ses discours: “J’ai aidé Sarkozy à accéder au pouvoir. Je lui ai donné de l’argent pour qu’il puisse devenir président… Il est venu ici et m’a rendu visite dans ma tente alors qu’il était ministre de l’intérieur et m’a demandé de l’aide.” Le fils de Kadhafi Saïf al-Islam pour sa part a dit dans un entretien télévisé que “le clown Sarkozy devrait rendre l’argent qu’il a pris de la  Libye pour financer sa campagne électorale.

Il y a pas mal de chances pour que Sarkozy soit condamné. A l’encontre de Kadhafi, la plupart des témoins de cette affaire sont toujours vivants et peuvent être cités comme témoins à charge ou être visités par les juges d’instructions pour témoigner. Ceci inclut Saïf al-Islam et l’ancien chef de la sécurité libyen Abdallah as-Sanoussi (en Libye), Moussa Kousa (au Qatar) et l’ancien chef de bureau de Kadhafi Bachar Saleh (actuellement en Afrique du Sud)

Il est particulièrement ironique que Sarkozy ait affirmé aux enquêteurs qui l’interrogeaient, rapporté par le quotidien du Figaro, qu’il était la victime d’une campagne que Kadhafi commença à mener contre lui et qui fut continuée par ses sbires, lui coûtant sa réélection en 2012, tout en niant en bloc toutes les accusations.

Sarkozy a peut-être perdu son plan d’être réélu, mais c’est à cause de ses manipulations et turpitudes que le peuple libyen a perdu son pays, sa sécurité et toute vie normale, vie qui s’est transformée en enfer su terre pour des millions de Libyens en Libye et en dehors de la Libye.

Ces Libyens ont le droit de se réjouir de ce retour de bâton sur Sarkozy et veulent le voir au moins jeté derrière les barreaux. Il porte la responsabilité principale de la mort et de la destruction qui se sont abattues sur la Libye, ce que personne ne pouvait imaginer et qui, plus sérieusement, continue de nos jours, 7 ans plus tard et va sans doute continuer pour les années à venir.

C’est la malédiction à porter pour ce peuple libyen naïf et de bonne nature lorsqu’il fut sujet à la plus grande fraude de son histoire et lorsqu’il a cru que l’OTAN et ses avions de guerre amèneraient la liberté et la justice sociale, établiraient un modèle de sécurité, de stabilité et de prospérité pour un meilleur futur. (NdT: ce que la Libye était déjà parvenue à faire sous Kadhafi dans les grandes largeurs et jouissait du statut de pays le plus développé et le moins inégalitaire du continent africain…) Cette malédiction a frappé Sarkozy mais elle va aussi en poursuivre d’autres qui furent complices de cette désastreuse conspiration, incluant des figures politiques libyennes et des leaders arabes… Ils savent qui ils sont.

La vengeance ne ramènera certes pas Kadhafi à la vie, ni les quelques 35 000 + victimes des bombardement de l’OTAN et des milices que l’organisation a amenées au pouvoir et qui ont semé la mort et la destruction à travers le pays et pillé pour plus de 360 milliards de dollars des biens et avoirs d’état que Kadhafi avait laissé derrière lui. Mais cela donne une sorte de justice, ce qui constitue dirons-nous la moindre des choses.

Financement des partis politiques en république bananière… Sarkozy-Kadhafi, les frères en pétard…

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Le pitre sarko, bon élève de la CIA, n’a plus de compte à rendre à Kadhafi, mais un paquet au peuple français…

— Résistance 71 —

 

Kadhafi sur France 3: “Je lui ai donné l’argent avant qu’il ne devienne président”

Sarkozy et Kadhafi

 

Françoise Petitdemange

 

8 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://www.france-irak-actualite.com/2015/04/kadhafi-sur-france-3-je-lui-ai-donne-l-argent-avant-qu-il-ne-devienne-president.html

 

Ce documentaire d’Antoine Vitkine diffusé sur France 3, le 9 avril 2015, est particulièrement intéressant. Les différents témoignages permettent de saisir la trame des événements franco- libyens de 2011. Une ombre, cependant, s’étend sur le tableau …

Le documentaire dure 1 heure 17 minutes ; le mot « dictateur » est répété 57 fois dans le commentaire en voix off (vidéo à la fin de l’article). 

6 octobre 2005. Voix off : « Toute cette histoire a commencé deux ans avant que le futur président n’entre à l’Élysée lorsqu’il est allé faire la connaissance du dictateur un jour d’octobre 2005. » Revenant sur cette visite, Zohra Mansour, qui était chargée des relations diplomatiques entre la France et la Libye, se souvient : « Le Guide m’a dit : « Zohra, nous honorons quelqu’un qui sera candidat à des élections importantes. S’il arrivait au pouvoir, nous pourrions entretenir de bonnes relations avec son pays. Ça vaut le coup, non ? ». »

À propos du candidat Nicolas Sarkozy, en 2007, Rama Yade a son avis : « C’est l’époque où une certaine gauche intellectuelle s’insurgeait de ses propos et, à un moment donné, on a senti chez lui le besoin aussi de s’adresser à ces intellectuels-là, heu, parce que même s’ils ne sont pas majoritaires dans le pays, ils ont une certaine influence. Nicolas Sarkozy était sensible, très sensible à ce que pouvaient penser les Bernard-Henri Lévy, les Glucksmann, les Bruckner… »La politique étrangère de la France, serait-elle dictée par des personnes qui « ne sont pas majoritaires dans le pays » ?

Monsieur le Guide…

Voix off « Le 28 mai 2007, l’un des tout premiers dirigeants du monde à qui le président français, tout juste élu, téléphonait longuement était le chef d’un petit pays d’Afrique du Nord. »Muammar Gaddhafi : « Monsieur Sarkozy, je vous félicite pour votre élection. Vous méritez la confiance du peuple français. » Sans doute, Nicolas Sarkozy, sait-il s’il doit quelque chose à la Libye. En tout cas, il n’est pas question de « dictateur » : « Monsieur Kadhafi, je suis enchanté de vous parler. Je n’ai pas oublié notre rencontre. Je garde un excellent souvenir de la qualité de vos analyses. Vous méritez amplement votre titre de Guide. » Nicolas Sarkozy dit : « votre titre de Guide » Mais encore… « Oui, monsieur le Guide. J’espère vous recevoir en France ou me rendre en Libye. » Et, pour finir… « Je vous exprime mes respects et mon amitié, monsieur le Guide. » 

25 juillet 2007, Tripoli. Voix off : « L’heure est à l’idylle. Surtout lorsque vient la signature d’une dizaine d’accords de coopération. » Les contrats sur l’armement ? Henri Guaino a la réponse : « Quand vous faites des contrats de ventes d’armes, vous imaginez bien que le gouvernement peut effectivement les utiliser d’une autre manière que pour préserver l’indépendance, l’indépendance nationale. Bon ! Voilà. Mais faut-il donc ne plus vendre d’armes à quiconque ? » Trois ans plus tard, le président Nicolas Sarkozy fera voter une résolution à l’ONU qui interdira à tout avion libyen de décoller; il sera ainsi plus facile de détruire les avions au sol et tout le dispositif de défense, empêchant ainsi le peuple libyen de préserver l’« indépendance nationale » si chère à monsieur Guaino.

Un comportement inadmissible

Paris. Décembre 2007. Problème de dernière minute… Voix off : « Alors, à l’heure du laitier, ce lundi matin, la jeune secrétaire d’État frappe un grand coup. À un journal, elle lance : « La France n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant peut venir s’essuyer les pieds de ses forfaits », avant de rééditer à la radio… » Voix de Rama Yade : « Personnellement, je me retrouve avec une journée des droits de l’homme sur les bras et Kadhafi sur le tarmac d’Orly. Donc, pour moi, c’est un problème. » Appelée à l’Élysée pour rendre des comptes, Rama Yade racontera plus tard : « Au retour de la radio, […] arrivent les deux conseillers, là, Lévitte, messieurs Lévitte et Guéant, qui donc me sermonnent lourdement : « Vous vous rendez compte, son avion est dans le ciel français. Il veut pas atterrir. » Heu, bon, je lui dis : « Écoutez, ben, qu’il rentre chez lui. » […]. » Le député Arnaud Montebourg, lui, apostrophait, à l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner, qui lui répondait : « Vous avez cité un certain nombre des prises de position de monsieur Kadhafi, sachez que je les réprouve. Lorsqu’il a parlé des droits de l’homme, ici, c’est-à-dire des droits de l’homme dans notre pays, en Europe, c’était assez pitoyable. » Zohra Mansour dira plus tard au sujet de ces étranges comportements d’alors : « C’était une attitude contraire à toute diplomatie. Pour nous, musulmans et diplomates, c’était un comportement inadmissible. » Henri Guaino paraît, lui, tout étonné du résultat d’une diplomatie française à coups de phrases intempestives : « On aurait vendu beaucoup de Rafale, hein, si toutes les promesses et tous les précontrats signés, tous les engagements signés avaient été tenus, hein. » Le mot de Ziad Takieddine (intermédiaire en armements)est sans aucun doute plus pertinent : « Les affaires ne peuvent pas se faire sans qu’il y ait une politique extérieure cohérente et rassurante. C’est ça quand je vous dis : « des amateurs ». » 

Un donneur de leçons du Café de Flore

Début 2011, la Tunisie, l’Égypte, la Libye sont la proie de bandes armées. Depuis la Turquie, le président Nicolas Sarkozy déclare catégoriquement : « Notre position est claire. Monsieur Kadhafi doit partir. » Déjà, il était clair que l’accusation, disant que Muammar Gaddhafi faisait tirer sur sa population, était inexacte. Mais de quel droit Nicolas Sarkozy, pouvait-il exiger le départ du Guide ? Voix off : « Et voilà que le 5 mars, le président reçoit l’appel providentiel d’un donneur de leçons du Café de Flore qu’il vitupérait en 2007. » Jean-David Lévitte (conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy) rapporte les propos de Bernard-Henri Lévy, tenus de Benghazi, lors d’une conversation téléphonique avec le président Sarkozy : « Je suis avec les nouveaux dirigeants du Conseil National de Transition qui vient de se créer. » Le président va s’empresser de les recevoir.

La rébellion était presque éteinte. Mais le président français, Nicolas Sarkozy, allait mettre les autres chefs d’États devant le fait accompli. Le jour même du “Sommet de Paris pour le soutien au peuple libyen – Samedi 19 mars 2011”... Voix off : « […] à l’instant même où ses alliés se réunissent à l’Élysée, le président leur apprend que deux Rafale viennent de tirer leurs premiers missiles sur les troupes du dictateur. C’est le début de huit mois de guerre. » Bruno Jeudy (journaliste au Figaro) « Je crois qu’Hillary Clinton, elle, parle d’une guerre obsessionnelle : « la guerre de Sarkozy » ; je crois qu’elle dit même, elle emploie ce mot-là, et c’est vrai qu’il y a ce côté-là, il est complètement habité par ça : il fait installer une carte dans son bureau. » Jean- David Lévitte dit ce qu’il a vu : « Lui intervenait ; il commentait les cartes et, en effet, le président Sarkozy trouvait toujours des petits points de progrès puisque les couleurs étaient différentes. Il connaissait absolument par cœur chaque petit village, heu, tenu par les uns ou par les autres». Cette guerre ne visait pas seulement des points stratégiques mais le peuple libyen lui-même jusque dans les villages.

Je lui ai donné l’argent avant qu’il ne devienne président

Voix off « Retranché dans sa capitale, le dictateur résiste mieux que prévu à la guerre du président. De son arsenal, il dégaine même une arme nouvelle. » Dans sa tente, Muammar Gaddhafi parle à un homme – un journaliste ? – qui prend des notes : « Je suis vraiment en colère. C’est moi qui ai aidé Sarkozy à prendre le pouvoir. Je lui ai donné l’argent avant qu’il ne devienne président. Il est venu ici, il m’a rendu visite sous ma tente quand il était ministre de l’intérieur et m’a demandé de l’aide. Selon moi, il a un problème mental. » 

Muammar Gaddhafi, arrêté le 20 octobre, serait lynché : frappé, traîné à terre, écorché vif, assassiné. Ce documentaire s’achève sur deux phrases instructives. À propos d’un financement de sa campagne de 2007, Nicolas Sarkozy déclarait sur Télé Matin en 2012 : « Vous croyez vraiment qu’avec ce que j’ai fait à monsieur Kadhafi, il m’a fait un virement ? Pourquoi pas un chèque endossé ? » Comme il est possible de le constater, Nicolas Sarkozy inverse la succession des événements : si la Libye a financé sa campagne présidentielle de 2007, elle ne l’a pas financée… après les huit mois de guerre de 2011 et la mort du Guide révolutionnaire ! Coup de théâtre : « ce que j’ai fait à monsieur Kadhafi » est un aveu…

Quant au mot « dictateur », répété 57 fois dans le commentaire, doit-il vraiment s’appliquer au Guide révolutionnaire ou…

Françoise Petitdemange

 

Photo : Muammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy au Sommet Afrique-Union européenne (Lisbonne – 8 décembre 2007)…

Françoise Petitdemange écrivaine indépendante et professionnelle depuis 1981. Elle a notamment publié, en 2014: ”La Libye révolutionnaire dans le monde (1969-2011)” aux Editions Paroles Vives.

(Plus d’informations et contact : http://www.francoisepetitdemange.sitew.fr )

(1) Vidéo (1:17): France Tv Info

État et corruption: Rebondissement dans l’affaire du financement de Sarkozy par Kadhafi…

Posted in actualité, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, politique et lobbyisme, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 21 juin 2013 by Résistance 71

Tripoligate nouveau rebondissement

 

Luc Michel

 

21 Juin 2013

 

url de l’article:

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=11349

 

Nouveau témoignage d’un proche de Kadhafi sur le financement des campagnes de Sarkozy par la Jamahriya

Focus : Le fait du jour décrypté par Luc Michel pour le Service de Presse du PCN / PCN-SPO

Lu sur le Website de Mediapart (Paris) Ce 20 juin 2013 : « La Libye a financé en 2007 la campagne de l’ex-président français Nicolas Sarkozy, affirme un conseiller diplomatique de(…) Mouammar Kadhafi dans une vidéo diffusée jeudi par le site d’informations français Mediapart (*), après d’autres témoignages en ce sens. Le diplomate confirme l’authenticité du document officiel libyen dévoilé par Mediapart le 28 avril 2012. Selon cette note datée du 10 décembre 2006, la Libye avait décidé « d’appuyer la campagne électorale » de M. Sarkozy ».

La Jamahiriya de Kadhafi a bien financé Sarkozy – en attente et en échange de services diplomatiques -: une nouvelle confirmation vient d’en être révélée. Entre Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi, il y avait toujours un homme, le même, parlant alternativement pour l’un, et pour l’autre : Moftah Missouri, l’interprète personnel du Guide de la révolution libyenne, qui a depuis trahit et rejoint discrètement le régime made in NATO post CNT. Ce diplomate libyen, avec rang d’ambassadeur et qui fut également ministre, révélait ce jeudi 20 juin, dans l’émission COMPLEMENT D’ENQUETE sur la chaîne publique française France 2, avoir appris de Kadhafi que la Libye avait versé « une vingtaine de millions de dollars » à Nicolas Sarkozy à l’occasion de sa campagne de 2007.

« Même Kadhafi m’a dit à moi, verbalement, que la Libye avait versé une vingtaine de millions de dollars », affirme Moftah Missouri, alors conseiller diplomatique et interprète personnel de Kadhafi. 

« C’est nous qui avons financé sa campagne et nous en avons la preuve. Nous sommes prêts à tout révéler. Nous avons les détails », avait déjà affirmé Saïf al-Islam en mars 2011.

Par la suite, l’avocat tunisien de l’ex-Premier ministre libyen al-Baghdadi al-Mahmoudi, alors emprisonné en Tunisie avant d’être vendu et livré illégalement au CNT, avait enfoncé le clou: « Mouammar Kadhafi, son régime et les responsables qui travaillaient avec lui ont financé la campagne électorale de Sarkozy en 2007 », avait déclaré Me Bechir Essid, évoquant quelque « 50 millions d’euros ». 

Retour sur le Tripoligate et les autres dossiers de l’argent sale de Sarkozy

Impliqué dans le « Karachigate » (des rétrocommissions au Pakistan et à Taiwan) et le « Tripoligate » (le financement des campagnes de Sarkozy en 200-2007 par Kadhafi) – expression que j’ai été le premier à créer et à utiliser dès mars 2011 -, Sarkozy apparaît dans aussi dans un troisième dossier : le « Qatarigate » (**), lié à la conquête financière de la France par la pétrodictature qatarie.

On se souvient des déclarations de SaIf Al-Islam Kadhafi en Mars 2011 dénonçant l’argent sale de Sarkozy venant de Libye. J’évoquais alors un futur « Tripoligate », s’inscrivant dans le dossier du fameux « Karachigate » … Nous y sommes arrivé rapidement. Et Tripoli apparaît précisément dans les procédures judiciaires concernant le premier de ces dossiers, ce « Karachigate » qui implique Balladur, ex premier ministre, et évidemment Sarkozy !

L’intermédiaire en armement Ziad Takieddine, mis en examen dans le volet financier de l’affaire Karachi, exhortait dès mai 2011 Nicolas Sarkozy, alors président de la République, à lever le secret défense sur les deux contrats au coeur de l’enquête, tout en livrant sa version du degré d’implication de responsables de droite. « Je dis au président de la République, je lui suggère : Arrêtez tout de suite, puisque vous êtes garant de la Constitution, levez le secret défense sur tous les contrats et notamment sur Agosta, et notamment sur Sawari II », avait-il alors déclaré sur BFMTV.

Takieddine évoquait les contrats de vente de sous-marins Agosta et de frégates Sawari II, respectivement au Pakistan et à l’Arabie saoudite en 1994, au centre de l’enquête des juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire.

« Qu’on arrête de parler de n’importe quoi sur n’importe quoi ! », avait plaidé l’homme d’affaires franco-libanais. Parlant encore de Sarkozy, Takieddine avait lancé : « Franchement, il lui appartient de faire ça tout de suite, dans les 24 heures. C’est digne, il est digne, il le fera ».

Tant le juge Marc Trévidic, qui enquête sur l’attentat de Karachi en 2002, que les juges Van Ruymbeke et Le Loire, chargés d’enquêter sur d’éventuelles malversations financières en marge des deux contrats, se sont heurtés à plusieurs reprises au secret-défense.

En novembre 2010, le juge Van Ruymbeke n’a pu perquisitionner les locaux de la DGSE à Paris et la communication de documents fiscaux classifiés provenant de sociétés de commercialisation d’armement lui a été plusieurs fois refusée.

De tels documents pourraient permettre de retracer le circuit des commissions, légales à l’époque, versées sur ces contrats. Les juges cherchent à savoir si ces commissions ont pu financer, illégalement, la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995.

Villepin-Guéant-Coppé-Sarkozy et l’argent de Tripoli

Takieddine s’est souvent expliqué sur ses relations avec le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, ainsi que le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, et a aussi chargé Dominique de Villepin. « Monsieur Guéant est un ami que j’ai accompagné dans toutes les démarches que j’ai faites, TOUTES Y COMPRIS LA LIBYE », a-t-il dit en référence à la libération des infirmières bulgares en juillet 2007, époque à laquelle M. Guéant était secrétaire général de l’Elysée.

De son côté, Claude Guéant nie farouchement. L’âme damnée de Sarkozy a récemment déclaré qu’il n’« y a eu aucune tractation commerciale » en faveur de l’homme d’affaires lors de la libération de ces infirmières à Tripoli. « Il me donnait des éléments d’ambiance sur ce qui se passait à Tripoli, mais les négociations ont eu lieu directement avec M. Kadhafi et son Premier ministre », a affirmé Guéant.

L’homme d’affaires franco-libanais a par ailleurs déclaré qu’il n’avait jamais demandé l’intervention dans son dossier fiscal de Jean-François Copé quand il fut ministre du Budget (novembre 2004 – mai 2007). « Jean-François Copé, étant ministre du Budget, je n’ai jamais, jamais, et qu’on me le prouve, jamais demandé une quelconque intervention. Je n’ai jamais demandé », a-t-il dit, reconnaissant avec M. Copé « une relation personnelle ».

L’hebdo MARIANNE a publié des photos ne laissant aucun doute sur la nature très amicale de cette relation.

Il a aussi attaqué Dominique de Villepin, qui a déclaré que Jacques Chirac avait ordonné l’arrêt du versement des commissions sur les contrats après son élection en 1995 en raison de soupçons de rétrocommissions. « Où est parti l’argent supposé qui a été arrêté ? Je sais que cet argent n’a pas été arrêté », a-t-il dit. « Cet argent a été transféré à une destination autre, celle que je connais et que je réserverai et au président de la République, et à la justice, c’est tout. Celui qui les a arrêtés va pouvoir répondre, va devoir répondre. Je parle de M. de Villepin ! », a-t-il lancé.

Le nouveau témoignage de Moftah Missouri va dans le sens des accusations de Takieddine et resserre le filet sur le cœur de la Sarkozye.

 

Luc Michel

(Sources : Mediapart, ELAC Website, PCN-SPO)

http://www.lucmichel.net/2013/06/20/luc-michel-focus…
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