Archive pour santé OGM

Résistance au Nouvel Ordre Mondial: Loi de Protection de Monsanto… suite mais pas fin…

Posted in actualité, écologie & climat, militantisme alternatif, N.O.M, OGM et nécro-agriculure, politique et lobbyisme, résistance politique, santé, sciences et technologies with tags , , , , , , , , , , , , , on 20 mai 2013 by Résistance 71

Suite de l’affaire sur la « Loi de protection de Monsanto » que nous avions relayée le 28 Mars dernier… L’activisme paie, l’exposition de cette supercherie génère finalement un contre-mouvement législatif à son encontre, sera-ce suffisant ? Peut-être sur ce coup-ci, mais Monsanto ne s’arrêtera pas en si bon chemin et doit être stoppé net.

Monsanto doit être stoppé coûte que coûte. Il en va de notre survie génétique planétaire, c’est aussi simple que cela. Les apprentis sorciers doivent être stoppés avant qu’ils ne fassent plus de dégâts IRREVERSIBLES à la planète. Pour nous tous, il s’agit d’une mesure de salubrité publique que Monsanto et sa clique de clones ferment leurs portes à tout jamais !

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Manifestations citoyennes mondiales contre Monsanto le 25 Mai 2013: Manifs citoyennes prévues à Paris, Marseille et Strasbourg. Allons-y nombreux !

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— Résistance 71 —

 

La loi de protection de Monsanto va peut-être bientôt être révoquée, grâce à l’activisme à son encontre…

 

Anthony Gucciardi

 

19 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://naturalsociety.com/monsanto-protection-act-soon-repealed-activism/

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La soi-disante loi de protection de Monsanto signée plus tôt dans l’année, a provoqué une telle levée de boucliers que les gens à travers le monde planifient de protester contre l’entreprise de biotechnologie ce mois-ci. Maintenant, un sénateur des Etats-Unis va essayer de faire révoquer cette loi après que la pression soit montée de plusieurs crans.

La “loi de protection de Monsanto”, amendement inclus dans un projet de dépense qui n’a rien à voir, va peut-être bientôt être révoquée suite à un énorme activisme ainsi que la fureur qu’elle a générée à son encontre. Ceci a mené à une action législative de révocation. Ceci se passe sous les auspices du sénateur Jeff Merkley de l’état d’Oregon, qui a annoncé un amendement qui annihilerait la section 375 (la loi de protection de Monsanto telle qu’ele apparaît dans le texte légilsatif promulgué) de la loi de dépense 2013 nommément la Consolidated and Further Continuing Appropriations Act of 2013 du sénat.

La section incluse, qui est presque passée incognito mais qui a fait sonner le système d’alarme des médias alternatifs, donne au géant de la biotechnologie Monsanto une immunité totale contre les cours fédérales de justice dans le cas où un organisme génétiquement modifié (OGM) cause des dommages à la santé ou à l’environnement. Essentiellement, la loi donne pré-séance de pouvoir à Monsanto sur l’État et son gouvernement fédéral. Fort heureusement, j’ai pu m’intéresser au sujet grâce à de nouvelles informations et ai pu couvrir cette loi dans son projet et sa réalisation jusqu’à sa signature en loi par Obama.

Ultimement, alors que la loi de protection de Monsanto devenait un sujet de plus en plus épineux et chaud, nous avons obtenu un grand renfort d’exposition pour l’exposer, mais le vote du sénat est intervenu trop rapidement pour y mettre un arrêt définitif. Mais après que la loi fut passée des réseaux d’information tels que Russia Today, InfoWars, Natural News et moi-même ici à NaturalSociety, avons continué à sonner l’alarme intensivement et continuellement. Et ce de manière si suffisante que cela mena à des excuses publiques du top sénateur qui finit par approuver le projet contenant la section sur Monsanto.

La sénatrice Barbara Mikulski du Maryland a fait publier une déclaration d’excuses publiques pour avoir laisser passer la loi de protection de Monsanto enfouie dans le projet de dépenses et elle a déclaré dans ses excuses vouloir lutter contre Monsanto et les OGM. Ultimement, plusieurs sénateurs sont entrés en mode de contrôle de dégâts après que l’affaire fut exposée au grand jour. Ceci à l’encontre du sénateur Roy Blunt du Missouri, qui lui a travaillé pour Monsanto (les laissant écrire la section et recevant des fonds pour ce faire…) sur cette section de loi de protection de Monsanto. Section qu’il dit être parfaitement raisonnable . Après tout, pourquoi ne pas donner à Monsanto une immunité totale contre le système juridique auquel nous devons tous nous soumettre ?

Même Obama  a été interpellé sur sa page Facebook après qu’il eut signé cette loi de protection de Monsanto, avec la majorité des commentaires sur sa page critiquant sa signature de la loi qui contenait cette section sur Monsanto.

Grâce à cet activisme, il semble maintenant que cette loi de protection de Monsanto va bientôt être révoquée après que ce nouveau projet de loi arrive à Washington. Cette fois-ci, nous aurons bien plus de temps pour faire savoir aux sénateurs qu’ils votent contre les intérêts du public qu’ils représentent, s’ils décident de rester du côté de Monsanto. Avec un tel agenda spécifique pour cette loi, je la vois très bien se comporter au sénat.

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La science moderne est-elle toujours science ? Biologistes de la biotechnologie, corruption et patentes OGM… Cours après moi que je t’attrape…

Posted in actualité, écologie & climat, économie, OGM et nécro-agriculure, politique et lobbyisme, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme with tags , , , , , , , , , , , , on 26 novembre 2012 by Résistance 71

Scientifique: Beaucoup de biologistes pro-OGM des entreprises de l’industrie agro-alimentaire possèdent leurs propres patentes OGM, ils sont au lit avec Monsanto

 

Anthony Gucciardi


 

Le 25 Novembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/scientist-many-pro-gmo-corporate-biologists-own-gmo-patents-in-bed-with-monsanto/print/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistanve 71 ~

 

 

Le chercheur qui a publié l’étude monumentale qui lie les OGM de Monsanto et son herbicide RounfUp au développement de tumeurs et de mort précoce tire maintenant la sonnette d’alarme sur le nombre grandissant de scientifiques des entreprises qui ne sont pas juste “trop proches” de Monsanto et de ses cultures à moissonner les bénéfices, mais beaucoup d’entre eux possèdent ou recherchent à établir leurs propres patentes OGM. Ces patentes leur permettent bien entendu de se remplir les poches. D’autres scientifiques des entreprises sont (ou étaient à un moment donné de leur carrière) sur la liste des employés de Monsanto, ceci incluant l’ancien chef exécutif de Monsanto devenu depuis adjoint commissaire à l’alimentation pour la Food and Drug Administration US (FDA): Michael Taylor.

Le Dr. Gilles Séralini, un scientifique français qui a été sous le feu nourri de Monsanto et de scientifiques pro-OGM, est responsable pour ce qui est sûrement le plus grand éveil concernant les dangers des produits alimentaires OGM de Monsanto, qui ait jamais existé. Non seulement le public a commencé a reconnaître plus avant l’existence du danger représenté par les OGM, grâce à son étude, mais un bon nombre de pays comme la Russie et d’autres ont effectivement arrêté les importations de maïs génétiquement modifiés à cause des préoccupations du public pour sa santé.

Ceci, bien sûr, a totalement énervé les scientifiques d’entreprises financés par Monsanto, qui ont littéralement “lâchés les loups” sur le Dr. Séralini. Même Monsanto a publié un communiqué, disant que l’étude sur la vie entière des rats n’était pas suffisante pour émettre des préoccupations substantiées pour la santé. L’entreprise elle-même, de manière surprenante, avait effectué une étude d’essai sur une période de seulement 90 jours pour ses OGM avant de les larguer sur le public.

Des preuves préalables et peer-reviewed mettant en évidence les dangers des OGM ont été ignorées par des “scientifiques”

Il est très important de se souvenir que le travail de Séralini est peut-être le plus populaire dans les médias, mais il ne constitue pas la seule recherche liant les OGM et le RoundUp à de sérieux troubles de la santé. Monsanto et ses garde-chiourmes n’ont pas mentionné cette vérité, spécifiquement le fait que le RoundUp de Monsanto a été associé avec 29 effets négatifs pour la santé d’après des recherches qui ont été validées par le système de peer-review et publié sur PubMed. Ces conditions négatives pour la santé n’ont rien de mineur. Les effets sur la santé du RoundUp incluent:

  • Cancer
  • Parkinson’s
  • Endommagement de l’ADN
  • Baisse de la testostérone
  • Dégâts hépatiques (foie)
  • Stérilité
  • Maladies endocriniennes (hormonales)

Ceci représente de sérieux désordrex physiques résultant de cet herbicide RoundUp qui est utilisé sur les cultures par les fermiers du monde entier, avant que ces cultures ne se retrouvent dans nos assiettes. En fait, une utilisation accrue de la substance est maintenant à l’ordre du jour, grâce à l’inéfficacité des cultures OGM qui sont maintenant mangées par des super-insectes mutants qui ont développés une résistance aux pesticides OGM Monsanto intégrés dans les plantes.. Les cultures noyées dans de RoundUp finissent éventuellement dans nos assiettes dans le monde entier.

Mais peu de scientifiques dans le monde osent parler de ces dangers à cause de l’influence politique énorme et tentaculaire que Monsanto et les autres entreprises de la biotechnologie possèdent sur les nations du monde. Nous savons depuis les fameux câbles de Wikileaks en 2007 que non seulement la plupart voire tous les ambassadeurs US émargent chez Monsanto, mais également que des figures politiques connues américaines ont menacé des nations qui s’opposent à Monsanto de “guerres économiques et commerciales proches de guerres réelles”. Une menace qui a appeurée beaucoup de nations qui ne veulent pas prendre le risque de représailles massives de la part des Etats-Unis.

Maintenant en tout ca, l’attention est montée de plusieurs crans pour les consommateurs du monde entier et ceux-ci se dressent. Une attitude de rebellion que les nations du monde ne peuvent plus ignorer, ni non plus les scientifiques corrompus des entreprises ne peuvent dissiper l’affaire avec la science poubelle habituelle pour laquelle ils sont grassement payés.

This post originally appeared at Natural Society

 

 

Nécro-agriculture et Nouvel Ordre Mondial: des OGM à l’agro-écologie, de la mort à la vie…

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, économie, militantisme alternatif, N.O.M, OGM et nécro-agriculure, politique et lobbyisme, politique française, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies with tags , , , , , , , , , , on 29 septembre 2012 by Résistance 71

Du passé à l’avenir, des “Ogm” à l’agroécologie

de Jean-Pierre Berlan, directeur de recherches INRA

 

url de l’article original:

http://www.liberterre.fr/agriculture/OGM/index.html

 

Il y a deux générations, le paysan élevait ses chevaux de trait, les nourrissait avec son avoine, fertilisait ses champs avec leur fumier, semait le grain qu’il récoltait, produisait ce qu’il mangeait, cachait ses économies sous son matelas et nourrissait ses compatriotes. Avec sa ligne de crédit au Crédit Agricole, l’exploitant, terme significatif, achète ses chevaux à John Deere, son avoine à Total, ses engrais à AZF, ses semences et biocides à Monsanto, l’essentiel de sa nourriture à Casino, mais sachant à quoi s’en tenir, préfère pour son usage personnel les légumes de son potager “bio”et les volailles de son poulailler. Devenu un rouage d’un système technique global, ce technoserf, que l’Etat a habilement transformé en recéleur des subventions publiques destinées aux industriels, a pour tâche d’en nourrir les actionnaires et dirigeants. Mais il se présente comme ‘paysan’ devant le public et son ministère reste celui de ‘l’agriculture’. Ainsi, le langage mystifie-t-il le “grand chambardement” (F. Braudel) de civilisation que constituent l’industrialisation de l’agriculture et du vivant et l’avènement d’une humanité “hors sol”.

Les soi disant “Ogm” approfondissent cette industrialisation de l’agriculture et de l’alimentation. Les officines de relations publiques ont fait et font bon usage des 52 millions de dollars destinés depuis 2000 à nous tromper : dix ans de luttes contre ces chimères génétiques brevetées ont à peine entamé la collusion technocratique entre le cartel des “Ogm”, les biotechniciens et les politiques. Pourtant, dès 1998, il suffisait de lire le contrat que Monsanto faisait signer aux producteurs canadiens de colza transgénique tolérant à son herbicide Roundup pour savoir précisément ses objectifs. Ce chef de file des fabricants de bio-cides intégrés désormais aux semences, c’est-à-dire à la Vie, est en train de devenir avec le soutien de son gouvernement le “Microsoft du vivant”. Il détient 90% des semences transgéniques dans le monde. Son contrat vaut pour ses concurrents-alliés du cartel, DuPont, Syngenta, Dow, ou Bayer. Il révèle un projet commun. En voici quelques articles commentés.

I. L’Agriculteur doit utiliser les graines de colza Roundup Ready® pour un semis et un seul. Ce semis est destiné à la production de graines de colza vendues pour la consommation. L’Agriculteur s’engage à ne pas conserver de grain produit à partir de semences de colza Roundup Ready® dans le but de le replanter, qu’il s’agisse de vente, de don, d’échange ou de toute forme de transfert du grain récolté dans le but de le semer. L’Agriculteur s’engage également à ne récolter aucune repousse spontanée de colza Roundup Ready®.

Les quatre premières phrases de l’article I répètent quatre fois la même interdiction.  C’est donc la clé de tout. Nul mystère : tant que les plantes (et les animaux) se reproduisent et se multiplient gratuitement dans le champ du paysan, le sélectionneur-semencier n’a pas de marché. Tout semencier-sélectionneur s’efforce donc de séparer ce que la vie confond, la production qui reste entre les mains de l’agriculteur de la reproduction qui doit être son monopole. En somme, son rêve est de stériliser les plantes et les animaux par un moyen quelconque. Le succès d’un projet politique aussi inouï exige que la propagande l’occulte avec le plus grand soin. C’est encore le cas.

La stérilisation peut être biologique avec les soi disant “hybrides”, technique reine et soigneusement mystifiée de la sélection au XXè siècle (sans être stérile, la descendance de la plante perd en partie sa capacité de produire), et depuis 1998, les Terminators – des semences transgéniques dont la descendance est carrément stérile –, et la restriction de l’utilisation de gènes – des plantes transgéniques volontairement génétiquement handicapées et donc peu productives – sauf si l’agriculteur les traite par exemple avec un herbicide qui ‘allume’ en quelque sorte les gènes supprimant le handicap. Elle peut être contractuelle comme dans le contrat Monsanto. Elle peut être règlementaire. Curieusement, c’est là une spécialité des ministres socialistes de l’agriculture de M. Rocard (1985) à M. Glavany (sa trouvaille, la “cotisation volontaire obligatoire” consiste à taxer les semences fermières pour financer le cartel agrotoxique) en passant par M. Nallet (1989), que de pénaliser les agriculteurs qui sèment le grain qu’ils récoltent. Enfin, le brevet du vivant : la directive européenne 98/44 a été transposée dans l’indifférence générale à l’unanimité (sauf le groupe communiste) par le Parlement en novembre 2004, après que les prestidigitateurs de “l’éthique” ont fait disparaître la question politique de notre expropriation. Le brevet est la solution d’avenir partout où l’emprise idélologique, technique et économique sur nos vies est suffisamment avancée pour que nous tolérions la police génétique d’Etat ou privée qu’implique cette stérilisation légale.

Pour parachever l’imposture, c’est au nom du (néo)-libéralisme que nos dirigeants luttent contre la concurrence déloyale de la gratuité de la reproduction des êtres vivants. Pourquoi, demain ne nous feraient-ils pas condamner avec le même entrain nos portes et fenêtres pour que cartel des marchands de chandelles lutte contre la concurrence déloyale du soleil ?

II. L’Agriculteur ne doit acheter et utiliser sur tous les semis de colza Roundup Ready® que les seuls herbicides de la marque Roundup® prévus pour cette utilisation. L’Agriculteur doit acheter ensemble les herbicides de la marque Roundup® et le Contrat d’Utilisation de Technologie chez le détaillant de son choix.

Des explications sont ici nécessaires. La molécule herbicide du Roundup est le glyphosate, une molécule décrite à la fin des années 1940. Après en avoir étudié les propriétés herbicide au cours des années 1970,  Monsanto la brevète. C’est un herbicide ‘total’ qui, une fois à l’intérieur d’une plante, la tue en inhibant la synthèse de certains acides aminés. Pour cette raison, le Roundup est utilisé massivement en Colombie pour éliminer les paysans sous prétexte d’éradiquer la coca. Le glyphosate est lui-même peu métabolisé (dégradé) par la plante. En d’autres termes, le glyphosate entre dans la chaîne alimentaire.

Le Roundup assurait le gros des profits de Monsanto. Anticipant la fin de son brevet en 2000, Monsanto se mobilise pour fabriquer et commercialiser des plantes tolérantes au Roundup/glyphosate. Coup double brillant : d’une part, il s’agit de transformer cet herbicide total en herbicide ‘spécifique’ qui épargne les plantes tolérantes. Le Roundup/glyphosate peut être alors utilisé sur toutes les plantes pourvu qu’elles soient tolérantes. La seule limite de son marché est la superficie de notre planète. D’autre part, il s’agit de prolonger indéfiniment la durée du brevet sur le glyphosate puisque l’agriculteur s’engage par contrat à l’acheter sous la marque Roundup – trois, quatre fois plus cher que le produit générique.

Environ 2/3 des cultures transgéniques sont tolérantes au Roundup/glyphosate. La réussite est relative pour les plantes industrielles (soja, maïs, colza) destinées aux animaux et pour le coton (aux Etats-Unis) car quatre pays seulement (Etats-Unis, Canada, Argentine et Brésil) font 90% des cultures transgéniques. L’échec est total pour l’instant pour les deux grandes céréales alimentaires, le blé et le riz. Le public n’en veut pas. Si l’intérêt de Monsanto et du cartel est d’asperger la planète avec un (ou des) pesticide breveté, de fait, à perpétuité, les politiques et l’Etat, responsables, dit-on, de l’intérêt général, doivent-il les aider à le faire ? L’équipe de Gilles-Eric Séralini à l’université de Caen n’a-t-elle pas mis en évidence les effets reprotoxiques et génotoxiques du glyphosate sur ces cellules placentaires humaines à des doses très inférieures à celles utilisées en agriculture ?

Le dernier tiers est constitué de plantes transgéniques qui secrètent une toxine apparentée à l’une des toxines secrétées par la bactérie Bacillus thurigiensis. Le cartel qualifie ces plantes de “résistantes”, et donc écologiques ce qui permet de les industrialiser pratiquement sans étude toxicologique. En réalité, il s’agit de plantes insecticides : chaque cellule de la plante produit cette toxine diffusée, par conséquent, de façon absolument massive dans les sols, ces organismes vivants par excellence et, bien sûr, dans nos aliments. Il y a dans une poignée de terre de 300 millions à 50 milliards de bactéries, de 600 000 à 2 milliards de champignons et actinomycètes, de 600 000 à 50 millions de protozoaires sans parler des insectes, vers, acariens et autres organismes. 80% de la vie se trouve dans les 30 premiers centimètres de sol. Nous sommes installés sur une pellicule moléculaire de vie que notre agriculture industrielle détruit implacablement. Faut-il pourvuivre dans cette voie ?

La quasi-totalité des plantes transgéniques cultivées dans le monde relèvent de ces deux types. Le troisième objectif des fabricants de mort déguisés en industriels des “sciences de la vie”émerge ainsi du rideau de fumée de leur propagande : changer le statut des pesticides de polluants à éliminer (autant que possible) de la chaîne alimentaire et de l’environnement en constituants de cette même chaîne et de l’environnement. Projet pour le moins risqué : il y a plus de bactéries dans notre tube digestif que notre corps comporte de cellules et cette flore microbienne essentielle est tout aussi mystérieuse que celle des sols. En somme, si l’ancienne civilisation italienne a donné au monde ce plat sublime de simplicité qu’est la pasta al pesto, la nov-civilisation nécrotechnologique nous offre la pasta al pesticida !

Pour le cartel, un “bon” pesticide a un marché vaste. Son spectre d’action doit donc être large. A première vue, les pesticides “marchent , ils tuent leurs cibles, ravageurs et “mauvaises” herbes. Le paysan est ravi. Mais ils tuent aussi les auxiliaires bénéfiques, les prédateurs des ravageurs, et ils ne discriminent pas mieux entre les “bonnes” et les “mauvaises” herbes. La paysan accroît donc les doses. Puis les cibles deviennent tolérantes. Il accroît encore les doses. L’addiction est faite. Puis les cibles deviennent résistantes. L’agriculteur change de pesticide. Cela tombe bien : le brevet du précédent était échu et son innocuité était remise en cause. Ainsi, les pertes de récolte sont restées les mêmes aux Etats-Unis depuis une quarantaine d’années alors que la quantité de pesticides utilisée a été multipliée par quarante. Manifestement, ce “système pesticide” marche avant tout pour ceux qui fabriquent ces poisons. Déjà aux Etats-Unis, des amaranthes sont tolérantes au glyphosate et il faut utiliser des mélanges d’herbicides pour les contrôler. Excellente affaire : Monsanto a breveté la vieille pratique de mélanger les herbicides! Faut-il nous enfoncer encore plus dans cette addiction aux pesticides vouée à l’échec, pour enrichir les actionnaires du cartel et ses dirigeants ?

Les critiques se concentrent sur les pesticides. A juste titre, mais le problème est plus large. Ils sont nécessaires parce que l’uniformité, la standardisation, la normalisation, la spécialisation, bref l’industrialisation de l’agriculture et de l’alimentation, impliquent la destruction de la diversité des agroécosystèmes et de leurs équilibres dynamiques. Diversité naturelle et construite, dont les campagnes françaises étaient un merveilleux exemple. Et le recours aux pesticides renforce ce mouvement de destruction et d’industrialisation dans une spirale sans fin. L’Etat et son “génie rural”, ont, entre autres désastres, éliminé 700 000 kilomètres de haies, régulatrices du climat, hébergeant oiseaux, mammifères, et toute une faune utile, détruisant ainsi un formidable diversité biologique, humaine, paysagière et culturelle, au nom d’une conception marchande myope de la productivité. Ainsi, l’agriculteur a-t-il besoin d’un insecticide pour éliminer un ravageur parce que les “mauvaises” herbes dont il se nourrissait ont été éliminées par les herbicides, lesquels ont été introduits pour supprimer le sarclage mécanique, lequel n’est plus possible du fait de l’augmentation de la densité de plantation, laquelle a été accrue parce que les plantes ont été sélectionnées pour leur productivité à haute densité, laquelle permet de tirer partie de l’utilisation massive d’engrais à bas prix, laquelle rend les plantes encore plus appétissantes aux ravageurs, et ainsi de suite. A chaque pas, la recherche, prisonnière de son pragmatisme à court terme, intervient, soulageant l’agriculteur de la contradiction immédiate qui le ligote; chaque apaisement provisoire ouvrant de nouveaux marchés pour les semences, les engrais, les machines, les pesticides, le matériel d’irrigation, etc. De même que dans un roman connu, la main greffée étranglait son receveur parce qu’elle obéissait à son ancien possesseur, la main invisible du marché s’agrippe à la gorge du paysan qui, à chaque spasme, en resserre encore l’étreinte.

L’agriculture et l’agronomie de demain s’opposeront point par point aux principes implicites passéistes du “développementalisme” agro-industriel dont les chimères génétiques brevetées sont le couronnement. Elles seront fondées la gratuité de la nature et non sur sa transformation en marchandise, sur la finesse écologique et non la force brute, sur la santé des sols et non leur ruine, sur le travail en commun et non sur l’individualisme, sur la coopération entre savoir scientifique et savoir paysan et non sur la négation du second, sur une démarche d’ensemble et non sur un réductionnisme scientiste qui aboutit à la déraison lucrative du tout, sur l’utilisation écologique des milieux et les économies de diversité et non sur le pétrole et le primat des économies industrielles d’échelle, sur la collaboration amicale et attentive avec la nature et non sur sa soummission illusoire, sur l’enracinement dans les terroirs et non sur le hors-sol pour s’en affranchir, sur la séquestration du carbone dans les sols et non sa libération dans l’atmosphère, sur le respect des animaux et non leur torture, sur l’autonomie et la créativité des producteurs et non leur asservissement et leur abrutissement.

Le temps presse.