Archive pour santé falsification tests pharmaceutiques

La peur fabriquée… Au cœur du scandale allemand des tests RT-PCR permettant la falsification des chiffres COVID-19 (F. William Engdahl)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , on 16 décembre 2020 by Résistance 71

 

Là, on tape vraiment dans le bois dur avec ce superbe article d’Engdahl…
La dictature sanitaire, le « consentement » des populations à une vaccination de masse contre un virus dont le taux de mortalité réel est de l’ordre de 0,03% des gens infectés et avec des vaccins 100% expérimentaux qui sont en fait de la thérapie génique, ne peut se faire que sur un argument entretenant la peur, la psychose généralisée dans un environnement volontairement maintenu anxiogène. La base sont les chiffres sortis du chapeau magique tel le lapin, turlututu chapeau pointu ! La falsification des données chiffrées et des stats de contagion via un test ouvrant toutes les portes possibles à une fraude généralisée.
Nous y sommes. La fraude au test RT-PCR permet peur => psychose => acceptation de mesures les plus totalitaires qui soit.
Il est grand temps d’y mettre un terme définitif ! Reprenons possession de la science au passage, celle-ci, en tout domaine a été kidnappée pour le profit du plus petit nombre. Le système marchand dans sa vampirisation totale a remplacé la science des données et des observations naturelles de terrain, par celle des modèles informatiques bidouillantes à souhait. Ceci se passe en tut domaine scientifique où des « modèles informatiques », des logiciels d’extrapolation de données sont utilisés.
~ Résistance 71 ~

 

Un scandale coronavirus éclate dans l’Allemagne de Merkel

 

F. William Engdahl

 

10 décembre 2020

 

url de l’article original:
https://journal-neo.org/2020/12/10/coronavirus-scandal-breaking-in-merkel-s-germany-2/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le modèle allemand adulé de gestion de la crise pandémique du COVID19 du régime d’Angela Merkel est maintenant en proie à une série de scandales potentiellement dévastateurs, qui vont au cœur même du conseil médical et du test qui est utilisé pour déclarer de draconiennes fermetures économiques et ensuite, une vaccination qui deviendra de facto obligatoire. Les scandales impliquent un professeur qui est au cœur du groupe de conseil de Merkel sur l’affaire du corona. Les implications vont bien au-delà des frontières de l’Allemagne, jusqu’au plus profond de l’OMS elle-même et de ses recommandations globales.

Le cas entier de confinement d’urgence mandaté par l’OMS, confinement des affaires, des écoles, des églises et autres arènes sociales dans le monde, est fondé sur un test introduit incroyablement plus tôt, dans la saga du coronavirus de Wuhan en Chine. Le 23 janvier 2020, dans la revue scientifique Eurosurveillance du Centre pour la Prévention et le Contrôle des Maladies (CPCM) de l’UE, le Dr Christian Drosten, avec d’autres collègues de l’Insitut de Virologie de Berlin à son Hôpital de la Charité, ainsi que la patron d’une petite entreprise de biotechnologie berlinoise, TIB Molbiol Syntheselator GmbH, ont publié une étude affirmant avoir développé le premier test efficace pour détecter si quelqu’un est infecté avec le nouvel coronavirus identifié juste quelques jours auparavant à Wuhan. Le titre de l’article de Drosten était “Detection of 2019 novel coronavirus (2019-nCoV) by real-time RT-PCR” (Eurosurveillance 25(8) 2020). La nouvelle fut accueillie par sa validation immédiate par le directeur général corrompu de l’OMS, Tedros Adhanom, le premier non médecin a présider l’OMS dans son histoire. Depuis lors, le test pour le virus de Drosten, appelé real time ou RT-PCR, s’est répandu dans le monde via l’OMS, comme étant le protocole de test le plus usité pour déterminer si une personne peut avoir la COVID-19, la maladie.

Le 27 novembre, un groupe de 23 virologues, de microbiologistes et scientifiques affiliés internationaux très respectés, ont publié un appel pour qu’Eurosurveillance rétracte l’article du 23 janvier du Dr Drosten. Leur analyse minutieuse de l’article original est dévastatrice (damning.). La leur est une véritable revue par les pairs (“peer review”) Ils accusent Drosten et sa cohorte d’incompétence scientifique “fatale” et de grosses lacunes quant à la promotion de leur test.

Pour commencer, comme le révèle les scientifiques, l’article qui a établi le test PCR de Drosten pour la variété de virus de Wuhan qui a été subséquemment adopté avec une rapidité indécente par le gouvernement Merkel ainsi que par l’OMS pour une utilisation mondiale, ce qui résulta en de sévères mesures de confinement globales et une catastrophe économique et sociale, n’a jamais été révisé par les pairs avant sa publication par la revue Eurosurveilance. Les critiques font remarquer que, l’article Corman-Drosten a été soumis à Eurosurveillance le 21 janvier 2020 et accepté pour publication le 22 janvier. Le 23 janvier, l’article était publié en ligne. De manière incroyable, le protocole de test de Drosten, qui avait déjà été envoyé à l’OMS à Genève le 17 janvier, fut officiellement recommandé par l’OMS comme pour être le test mondial pour déterminer la présence du coronavirus de Wuhan, et ce avant même que l’article ne fut publié. (published.)

Comme les auteurs critiques le font remarquer, pour un sujet si important et si complexe pour la santé et la sécurité du monde, une révision sérieuse par au moins deux pairs dans le domaine de recherche sur une période de 24 heures n’est pas possible. Les critiques de l’article font aussi remarquer que Drosten et sa co-auteure Dr Chantal Reusken n’ont pas divulgué un évident conflit d’intérêt. Tous deux étaient aussi membres du comité d’édition d’Eurosurveillance. De plus, comme rapporté par la BBC et Google Statistics, le 21 janvier, il y avait un total mondial de 6 morts attribuées au coronavirus de Wuhan. Ils demandent “Pourquoi les auteurs assument-ils un défi aux laboratoires de santé publique alors qu’il n’y avait aucune preuve substantielle à ce moment là indiquant que la contagion était plus importante qu’envisagé ?Un autre co-auteur de l’article de Drosten donnant une couverture d’apparente crédibilité scientifique à la procédure PCR de Drosten était le patron de l’entreprise qui a développé le test promu et vendu aujourd’hui, avec la bénédiction de l’OMS et ce à des centaines de millions d’exemplaires, Olfert Landt de Tib-Molbiol de Berlin, mais Landt n’a pas fait part de ce fait intéressant non plus dans l’article de Drosten.

Certainement rien de suspicieux ou de discutable là-dedans n’est-il pas ? Il serait intéressant de savoir si Drosten, le chef conseiller scientifique de Merkel pour la COVID-19, le de facto Tony Fauci de l’Allemagne, reçoit un pourcentage sur chaque vente de test effectuée par Tib-Molbiol dans leur accord de marketing global avec les laboratoires Roche.

De faux positifs ?

Depuis la fin juillet 2020, les médias de masse du monde nous ont inondé de mises à jour heure par heure, toutes plus terrifiantes les unes que les autres, du “nombre total de personnes infectées par le coronavirus”. Routinièrement, ils ajoutent simplement l’augmentation du jour à un total global de “cas confirmés”, qui seraient à l’heure actuelle de 66 millions. Alarmant, sauf pour le fait que, comme le font remarquer Pieter Borger et ses collaborateurs scientifiques, le chiffre de “cas confirmés” est un total non sens. Pourquoi ?

Le rapport Borger identifie ce qu’ils qualifient de “10 problèmes fatals” dans l’article de Drosten de janvier dernier. Ici, nous allons prendre le plus évident et le plus facile à comprendre pour la plupart des personnes du commun.

Drosten & co ont donné des séquences premières et d’essais non spécifiées et donc confuses. Les critiques notent “Le chiffre important de variantes est non seulement inhabituel, mais aussi porte à beaucoup de confusion pour les laboratoires. Ces six positions non spécifiées pourraient facilement être le résultat du design de plusieurs séquences primaires alternatives différentes qui n’ont pas de rapport avec le SRAS-CoV-2… la description non spécifiée et confuse dans l’article Drosten-Corman n’est pas souhaitable dans un protocole opérationnel standard. Ces positions non spécifiées auraient du être établies sans équivoque possible.” Ils ajoutent que “RT-PCR n’est pas recommandé pour des diagnostiques primaires d’infections. C’est pourquoi le test RT-PCR utilisé de manière clinique routinière pour la détection de la COVID-19 n’est pas indiqué pour un diagnostique COVID-19 sur une base régulière.

L’amplification des cycles

Mais encore plus condamnant pour Drosten est le fait que nulle part il ne mentionna qu’un test serait positif ou négatif, ni même ce qui définirait un résultat positif ou négatif ! Le rapport Borger note “Ces types de tests pour diagnostique virologique doivent être basés sur un POS (Protocole Opérationnel Standardisé), incluant un nombre de cycles PCR fixé et validé (valeur Ct) en comparaison duquel un échantillon est évalué positif ou négatif. La valeur Ct maximale fiable est de 30 cycles. Au-dessus de 35 cycles, un nombre rapidement croissant de faux positifs doit être attendu…. des études scientifiques montrent que seulement des virus non-infectant (morts) sont détectés avec une valeur Ct de 35.

(NdT: notons ici au passage que la France “teste” à une Ct = 35)

L’OMS et Drosten recommandent une valeur Ct de 45 cycles et, comme rapporté, les officiels de la santé allemands font de même. Pas étonnant donc qu’alors que le nombre de tests a drastiquement augmenté pour la saison grippale hivernale, les “positifs” PCR ont explosé en Allemagne et partout ailleurs. Comme le font remarquer les auteurs critiques de l’article, si les autorités sanitaires décrétaient des tests avec un maximum de 35 cycles, le nombre de cas positifs au COVID-19 seraient aujourd’hui moins de 3% des chiffres actuels ! Ils notent “un résultat analytique avec une valeur Ct de 45 est absolument sans aucun sens diagnostique et scientifique (une valeur Ct raisonnable ne devrait pas dépasser 30 cycles). Tout ceci devrait être communiqué de manière claire et précise. C’est une erreur signifiante non adressée par l’article Drosten-Corman, ce fait de ne pas mentionner la valeur Ct maximum à laquelle un échantillon peut-être sans ambigüité considéré comme un test  positif ou négatif. La limite de cycle importante n’est pas non plus spécifiée dans quelques suivis et mises à jours faites jusqu’à maintenant.” Les auteurs ajoutent “Le fait que ces produits PCR n’ont pas été validés à l’échelle moléculaire est une autre erreur flagrante de protocole, rendant tout test fondé dessus inutile en tant qu’outil spécifique de dépistage du virus SRAS-CoV-2.”

En français simple, l’édifice complet de la Fondation Gates, du gouvernement Merkel, de l’OMS ainsi que le cas pour une vaccination forcée avec des vaccins non testés, repose sur des résultats d’un test PCR pour coronavirus qui ne vaut pas un pet de lapin. Le test de Drosten et de l’OMS pour tester la COVID-19 n’est que grosso modo une merde “scientifique”.

Manque aussi de preuve doctorale ?

Cette critique en provenance de 23 scientifiques du monde experts en ce domaine, incluant des scientifiques qui ont des expériences probantes liées à la PCR et au séquençage et l’isolation d’ADN, ainsi que d’un ex-top scientifique du laboratoire Pfizer, est dévastatrice, mais elle n’est pas le seul problème auquel doit faire face aujourd’hui le Dr Christian Drosten, Lui et les officiels de l’université Goethe de Francfort, où il affirma avoir obtenu son doctorat en médecine en 2003, sont accusés de fraude à l’obtention de diplôme. D’après le Dr Markus Kühbacher, un spécialiste d’enquête sur la fraude scientifique comme par exemple le plagiat dans les dissertations, la thèse du Dr Drosten, de par la loi doit être déposée à une certaine date butoir auprès des autorités administratives de son université, qui ensuite signe le formulaire légal, Revisionsschein, dument estampillé par l’université avec la date, un document contenant le titre de la thèse et l’auteur, afin qu’elle soit envoyée aux archives de l’université. Avec cela, trois copies originales de la thèse sont enregistrées.

Kühbacher accuse l’université Goethe de couverture de fraude car elle affirme, faussement, que le Revisionsschein de Drosten était archivé. Le porte-parole de l’université a été obligé d’admettre par la suite que ce n’était pas le cas, du moins les documents ne pouvaient-ils pas être localisés par eux. de plus, des trois copies obligatoires mises en archive de sa thèse de doctorat, ce qui est très important au vu de l’importance du rôle de Drosten dans toute cette affaire de coronavirus, deux copies ont “disparu” et la dernière copie demeurant a été endommagé par de l’eau. Kühbacher dit que maintenant le Dr Drosten va sans doute devoir faire face à une procédure légale pour détenir frauduleusement le titre de docteur en médecine.

Que cela se produise ou pas, c’est un fait qu’une autre procédure judiciaire a été engagée à Berlin contre deux personnes responsables d’un media allemand en ligne : Volksverpetzer.de, pour calomnie et diffamation, menée par un médecin allemand bien connu et très critique, le Dr Wolfgang Wodarg. Le litige judiciaire demande aux défendants 250 000 euros de dommage et intérêt pour diffamation et dégâts matériels envers Wodarg par les accusés sur leur site internet ainsi que dans un autre média allemand, litige affirmant une diffamation vicieuse sans preuve à l’encontre de Wodarg, l’appelant “négationniste du COVID”, affirmant faussement que le médecin était un extrémiste de droite (il est un ancien membre du parlement allemand pour le parti social démocrate) ainsi que d’autres accusations diffamatoires et/ou fausses.

L’avocat du Dr Wodarg est un avocat américano-allemand très connu, Dr Reiner Fuellmich. Dans sa plaidoirie contre les défendants, Fuellmich cite en entier les charges contre le test de Drosten pour le coronavirus par le rapport du Dr Borger et al. cité ci-dessus. Ceci a pour effet de contraindre les défendants à refuser l’article de Borger et de le réfuter. Ceci est un pas majeur vers la réfutation totale de cette fraude au test PCR de l’OMS pour la COVID-19. Il y a déjà eu une décision d’une cour d’appel de Lisbonne au Portugal le 11 novembre dernier, qui a décidé que le test PCR de Drosten et de l’OMS n’était pas valide pour détecter une infection au coronavirus et qu’il n’y avait aucune base pour ordonner des confinements partiels ou nationaux.

Si les enjeux n’étaient pas si mortels pour l’humanité, ceci pourrait être le matériel de base pour une comédie absurde. Le Tsar de la santé mondiale, patron de l’OMS, Tedros, n’est pas médecin et dont l’organisation mondiale de l’OMS est financée par un milliardaire n’ayant jamais fini l’université, gérant de logiciels ordinateurs, Bill Gates, qui conseille aussi le gouvernement Merkel sur les mesures à prendre contre la COVID-19. Le gouvernement allemand de Merkel utilise le test de Drosten et celui-ci en tant “qu’expert à la grande sagesse” pour imposer les conséquences économiques les plus draconiennes hors celles de la guerre. Son ministre de la santé Jens Spahn, est un ancien banquier qui n’a aucun diplôme médical et fut un lobbyiste pour Big Pharma. Le patron allemand de l’équivalent du centre de contrôle des maladies, appelé le Robert Koch Institute, Lothar Wieler, n’est pas un virologue mais un vétérinaire, Tierartz. Avec cette fine équipe, les Allemands voient leurs vies détruites par des confinements et des mesures sociales jamais encore imaginées en dehors de l’URSS de Staline. Il y a science et science et toute “science” n’est pas valide quoi qu’il en soit.

= = =

Lectures complémentaires:

SRAS-CoV-2 / COVID-19 : Test RT=PCR et falsification des chiffres

https://resistance71.wordpress.com/2020/12/10/cov19-test-pcr-et-falsification-des-chiffres-le-test-rt-pcr-ne-devrait-pas-etre-utilise-a-fins-therapeutiques-il-nest-quun-outil-de-fabrique-comme-concu-par-son-inventeur-kary-mullis/

Notre page “Coronavirus, guerre contre l’humanité”

La fraude au test RT-PCR, deux textes vitaux en format PDF:
Dossier-special-CoV19-fraude-tests-RT-PCR

 


Ayez peur !… Tremblez !…
et faites confiance à Big Pharma qui ne nous veut que du bien…

Santé et manipulation: Recherche et publications médicales achetés par les grands labos pharmaceutiques…

Posted in actualité, désinformation, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, presse et média, santé, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 20 décembre 2013 by Résistance 71

Ceci ne fait que confirmer officiellement ce que l’alternatif (médecine ET presse) sait depuis des lustres… Il est néanmoins bon de le dire officiellement ! Science et médecine sont corrompues jusqu’à la moëlle, la santé publique a été sacrifiée il y a belle lurette à l’autel du profit à tout prix.

Il est connu depuis au moins le milieu des années 1970 que la Fondation Rockefeller a totalement le contrôle des facultés de médecine américaines depuis 1916 et a totalement orienté la médecine allopathique vers le tout chimique, tout médicamenteux, au détriment des médecines naturelles pratiquées auparavant par les médecins avec bien plus de succès…

Ce qui est important de comprendre est la chose suivante: Il n’a jamais été dans l’intérêt des labos pharmaceutiques tous puissants de guérir ou de prévenir quoi que ce soit. Le but n’est pas de soigner mais de contrôler et forcer les patients à prendre des médicaments à vie (rente à long terme par les millions de patients) avant de les achever (dans un soucis eugéniste toujours présent chez les « élites » auto-proclamées…).

Lire nos traduction des livres de Griffin et Allen sur ce blog pour mieux comprendre les tenants et aboutissements de toute cette supercherie.

« Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent pas pour que çà ne se vende pas » nous disait Coluche…

— Résistance 71 —

 

Le laboratoire pharmaceutique GlaxoSmithKline forcé d’arrêter de payer les médecins après une enquête majeure de corruption

 

Marco Torres

 

19 décembre 2013

 

url de l’article:

http://dprogram.net/2013/12/19/glaxosmithkline-forced-to-stop-paying-doctors-to-promote-drugs-after-major-bribery-investigation/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

GlaxoSmithKline (GSK) a dit cette semaine qu’ils allaient répondre à la pression mise pour qu’ils arrêtent de payer les médecins afin que ceux-ci promeuvent leurs produits au travers d’engagements verbaux et mettre fin aux compensations liant ses visiteurs médicaux au nombre de prescriptions que les médecins écrivent. Ceci intervient au moment d’une enquête massive en Chine sur la question de la corruption et de pots-de-vin. Le laboratoire planifie également d’arrêter de payer les professionnels de la santé pour leur participation à des conférences médicales à partir de 2016.

Les autorités disent qu’un grosse enquête pour corruption majeure est en cours en Chine et que cette enquête accuse le plus gros laboratoire pharmaceutique britannique de soudoyer des médecins et des officiels de la santé pour doper ses ventes de médicaments.

En 2012, GSK a dû payer une amende de 3 milliards de dollars après avoir plaidé coupable aux chefs d’accusations fédéraux afin de résoudre  une marée de procédures criminelles et civiles allant de l’utilisation de pots-de-vin à la publicité mensongère en passant par un tas d’autres malversations pour le marketing de ses médicaments comme le Paxil, Wellbutin et Advair.

L’accord légal de résolution fut le plus gros litige de fraude résolu dans l’histoire médicale, ayant des ramifications dans presque tous les états de l’union d’après le ministère de la justice. Ce fut aussi la plus grosse somme jamais payée par un laboratoire pharmaceutique.

Le labo avait fait une publicité illégale concernant son médicament anti-dépresseur Paxil aux enfants et adolescents, sponsorisant même des dîners et des programmes de spa au nom du médicament, ont dit les procureurs de l’affaire.

Glaxo utilisa des comités de conseil bidons et des conférenciers à la solde dans des stations balnéaires de luxe afin de promouvoir le médicament anti-dépresseur Wellbutrin comme option médicamenteuse pour perdre du poids, un remède contre le disfonctionnement sexuel et les addictions à certaines substances, d’après le gouvernement. Les clients étaient encouragés à utiliser un dosage supérieur à celui approuvé, toujours d’après des sources gouvernementales.

La corruption de journaux médicaux

GSK ainsi que les plus gros laboratoires ont soudoyé des chercheurs dans le domaine de la recherche médicale depuis des décennies.

Richard Smith, l’ex-rédacteur en chef du British Medical Journal (BMJ) a publiquement critiqué son ancienne publication, disant que le BMJ était bien trop dépendant des revenus publicitaires pour être considéré comme impartial. Smith estime qu’entre les 2/3 ou les ¾ des essais médico-pharmaceutiques publiés dans les journaux/revues, annales principales de médecine interne, Journal of the American Medical Association (JAMA), le (célèbre) Lancet et le New England Journal of Medicine (NEJM), sont financés par l’industrie pharmaceutique, tandis qu’environ 1/3 des essais médico-pharmaceutiques publiés par le BMJ sont ainsi financés.

Il ajoute que les essais publiés sont tellement d’utilité aux laboratoires que ceux-ci bien souvent, dépensent jusqu’à 1 million de dollars en coût de réimpression de ces articles (sources additionnelles de revenus pour les journaux et revues médicaux). Les consommateurs font confiance aux publications médicales pour être impartiales en ce qui concerne les médicaments à prescrire, mais peu de gens sont au courant de ce qui se passe vraiment derrière la scène à la fois au niveau des essais médicamenteux qu’au niveau des journaux et publications médicales.

Les scientifiques qui font ces essais médicamenteux peuvent éprouver une grande difficulté à demeurer impartiaux lorsque les laboratoires pharmaceutiques les paient souvent pour des consultations, des conférences ou lorsqu’ils font leurs recherches qui ont elles-mêmes été financées par les laboratoires pharmaceutiques. De plus, comme expliqué par les Dr Mark Hyman et Mark Liponis dans UltraPrevention, comme les labos sont très dépendants de la parole des médecins, ils visitent souvent les cabinets afin de délivrer des échantillons gratuits, d’emmener le personnel manger, d’offrir des cadeaux, incluant jouets pour les enfants, des séminaires dans des restaurants et hotels de luxe et des voyages de travail/agrément dans les Caraïbes. Les laboratoires financent également souvent la formation continue des médecins.

La fin de la corruption

GSK n’est pas, loin s’en faut, le seul coupable (NdT: Il est simplement aujourd’hui celui qui s’est fait piquer par la patrouille, la question reste: pourquoi GSK ?… ne se sont-ils pas acquittés d’une “taxe” interne ??…), les laboratoires Pfizer, Novartis, Merck, Eli Lilly et Sanofi (Pasteur) ont tous été lourdement critiqués et accusés d’initier des scandales dans la recherche médicale.

“Ceci touche à sa fin” dit la Dr Robin Herring. “Il n’y a plus de place pour une santé corrompue dans ce pays et les laboratoires pharmaceutiques sont finalement exposés pour pratiques de l’ombre” a t’elle déclaré.

Les opposants à cette corruption commencent à offrir des solutions. Un changement pourrait se produire et comme le note le Dr Richard Gerber, médecin généraliste, le nombre de patients recherchant des solutions alternatives à leurs problèmes médicaux devient bien trop grand aujourd’hui pour que les médias médicaux puissent continuer à les ignorer. Gerber dit que certains journaux médicaux publient même des articles qui explorent la nature de ces traitements “non orthodoxes” et discutent du pourquoi les patients recherchent de plus en plus une solution alternative à leurs thérapies médicales.

L’admission de GSK ne sera sûrement pas la dernière de ces gros poissons de la chaîne alimentaire du business de big pharma.

Sources: 
latimes.compreventdisease.comreuters.com

Marco Torres est un spécialiste en recherche, écrivain et avocat pour un style de vie et de consommation sains. Il est diplômé en santé publique et en sciences environnementales, il est conférencier professionnel sur des sujets comme la prévention des maladies, les toxines environnementales et la politique de la santé publique.

Source: Prevent Disease

Pseudo-science… Science-poubelle ou science-corporative peu importe le vocable… On nous enfume encore et toujours plus chaque jour !…

Posted in actualité, désinformation, N.O.M, politique et lobbyisme, santé, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies with tags , , , , , , , on 27 septembre 2012 by Résistance 71

Nous avons traduit ici de larges extraits d’un long article du Guardian de Londres, lui même une forme éditée d’un extrait du livre de Ben Goldacre: « Bad Pharma » qui sort la semaine prochaine en anglais.

Ceci nous éclaire et confirme de l’intérieur ce que bon nombre d’entre nous dans le public savions déjà: les études / tests faits par les labos pharmaceutiques ou les scientifiques qu’ils financent ne sont faites que pour sortir les résultats qui importent aux bénéfices financiers des labos… pas aux bénéfices de la santé des patients.

En cela, le système fonctionne de la même façon pour les labos pharmaceutiques, ou pour Monsanto et les OGM, la pseudo-science affiliée aux thèses du Réchauffement Climatique Anthropique (RCA), insoutenables depuis 2009 et le ClimateGate de l’université d’East Anglia et rebaptisé depuis « changement climatique ».

Nous l’avons dit ici depuis bien longtemps et cela ne fait que se confirmer de jour en jour, de semaine en semaine: la science véritable a été kidnappée et sert l’oligarchie. elle n’est plus qu’une science-poubelle servant des intérêts industriels et financiers.

La science de la fin du XXème siècle et ce début du XXIème siècle est ce qu’on pourrait appelé une « science-corporative » une « science-industrielle » qui ne sert que des intérêts particuliers et certainement pas le progressisme humanitaire.

Nous allons revenir sur ce sujet très bientôt, car il est un des nerfs de la guerre contre le Nouvel Ordre Mondial.

— Résistance 71 —

 

Les médicaments ne marchent pas: un scandale médical moderne

Les médecins qui prescrivent les médicaments ne savent pas qu’ils ne font pas ce qu’ils sont supposés faire. Leurs patients ne le savent pas non plus. Les laboratoires pharmaceutiques eux le savent, mais ne le disent pas.

 

Par Ben Goldacre

 

Le 21 Septembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.guardian.co.uk/business/2012/sep/21/drugs-industry-scandal-ben-goldacre

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le reboxetine est un médicament que j’ai prescrit. D’autres médicaments n’avaient aucun effet sur mes patients, nous avons alors voulu essayer quelque chose de nouveau. J’avais lu les données des essais préalables avant d’écrire l’ordonnance, et n’avais trouvé que des tests équilibrés, bien organisés, donnant des résutalts positifs dans une très large majorité. Reboxetine était meilleur qu’un placebo et aussi bon que tout autre anti-dépresseur en comparaison directe. Il est approuvé à l’utilisation par le Medicines and Healthcare products Regulatory Agency (MHRA), agence qui régit toute substance médicamenteuse au Royaume-Uni. Des millions de doses sont prescrites chaque année dans le monde entier. Reboxetine était de manière évidente un traitement sûr et efficace. Le patient et moi-même avons discuté brièvement les preuves apportées et nous sommes tombés d’accord sur le fait que cela constituait le prochain traitement à essayer. J’ai rédigé une ordonnance.

Mais nous avons tous deux été trompés. En Octobre 2010, un groupe de chercheurs réussit finalement a rassembler d’autres données qui avaient été collectées sur Reboxetine, à la fois de résultats de tests publiés et aussi de résultats de tests qui ne furent jamais publiés dans des articles académiques. Quand toutes ces données furent mises ensemble, cela produisit une image choquante. Sept tests furent faits comparant le reboxetine et un placebo. Seulement une, faite sur 254 patients, présentait un résultat positif net, celle-ci fut publiée dans un journal académique dont l’audience était des médecins et des chercheurs. Mais il y eut 6 autres études de faites, concernant presque 10 fois plus de patients. Toutes montrèrent que le reboxetine n’était pas meilleur qu’une pilule de sucre (placebo). Aucun résultat de ces études ne fut publié. Je n’avais aucune idée qu’elles existaient.

Il y a pire. Les tests comparant le reboxetine contre d’autres médicaments montrèrent exactement la même chose: trois petites études concernant un total de 507 patients, montrèrent que le reboxetine était juste aussi bien qu’un autre médicament. Elles furent toutes publiées, mais des données concernant 1657 autres patients ne furent pas publiées et ces données non publiées montraient que les patients sous reboxetine étaient plus mal que ceux sous autres médicaments. Comme si cela n’était pas déjà grave en soi, il y avait également les données sur les effets secondaires. Le médicament apparaissait bien dans les résultats publiés dans la littérature académique, mais quand nous avons vu les études non publiées, il s’avérait que les patients avaient plus de chances de développer des effets secondaires au médicament, avaient plus de chance d’arrêter de prendre le médicament et plus de chances d’arrêter de participer aux tests à cause des effets secondaires induits, s’ils prenaient du reboxetine plutôt qu’un autre médicament concurrent.

J’ai fait tout ce qu’un médecin était supposé faire. J’ai lu tous les articles, je les ai évalué de manière critique, je les ai compris, j’en ai discuté avec le patient et nous avons pris la décision ensemble, décision fondée sur les évidences. De par les données publiées, le reboxetine était un médicament sûr et efficace alors que dans la réalité, il n’était pas meilleur qu’une pilule de sucre et pis que cela, il faisait en fait plus de mal que de bien. En tant que médecin, j’ai fait quelque chose qui, en équilibrant toutes les évidences, a nuit à mon patient, simplement parce des données peu flatteuses sur la substance ne furent pas publiées.

Personne n’a enfreint la loi dans cette situation, le reboxetine est toujours sur le marché et le système qui a permis ceci de se produire est toujours en fonction, pour tous les médicaments, dans tous les pays du monde. Des données négatives sont absentes, pour tous les traitements, dans tous les domaines de la science. Les régulateurs et les corps professionnels que nous expecterions être efficaces à contre-carrer ce type de pratique échouent dans leur rôle protecteur. Ces problèmes ont été mis à l’écart de la scrutinité publique car trop complexes à comprendre rapidement. C’est pourquoi les politiciens ne les ont pas fixé, du moins partiellement, mais c’est aussi pourquoi cela prend beaucoup de détails à expliquer. Les gens en qui nous devrions être capables de faire confiance pour arranger ce type de problèmes ont échoué et parce que vous devez comprendre le problème correctement afin de le solutionner, il y a certaines choses que vous devez savoir.

Les médicaments sont testés par les gens qui les fabriquent, dans des séries de tests mal agencés, sur des trop petits nombres de patients non-représentatifs et analysé par des techniques qui sont fausses par construction, faussées de telle façon qu’elles exagèrent les bénéfices des traitements. De manière non surprenante, ces tests tendent à produire des résultats en faveur des fabriquants. Quand des tests montrent des résultats que les laboratoires n’aiment pas, ceux-ci ont parfaitement le droit de les cacher aux médecins et aux patients, ainsi nous ne voyons qu’une image déformée des effets réels de tout médicament. Les régulateurs voient la plupart des données des tests, mais seulement au début de la vie du médicament, et même là, ils ne donnent pas ces données aux médecins ou aux patients ou même à d’autres intervenants du gouvernement. Cette évidence déformée est ensuite communiquée et appliquée de manière déformée.

Dans leurs 40 années de pratique après avoir quitté les facs de médecine, les médecins n’entendent parler de ce qui marche de manière ad hoc que par les visiteurs médicaux, leurs collègues et les journaux spécialisés; mais ces collègues peuvent très bien être payés par des laboratoires pharmaceutiques, souvent de manière non dite, tout comme le sont les journaux médicaux. Ainsi  que le sont des groupes de patients, finalement, les articles académiques, que tout le monde pense être objectifs, sont souvent planifiés sous couvert et écrits par des gens qui travaillent directement pour les laboratoires sans le dire. Parfois, des journaux médicaux sont la propriété même de laboratoires pharmaceutiques. A part cela, pour plusieurs des problèmes les plus longs à résoudre en médecine, nous n’avons aucune idée de quel est le meilleur traitement, car il n’est dans l’intérêt financier de personne de faire des tests et de le savoir. […]

[…] En général, la section des résultats d’un article scientifique est extensive: les chiffres bruts sont donnés pour chaque expérience et pour chaque facteur causal possible, mais pas seulement sous forme de chiffres bruts. Les “fenêtres d’extension” sont donnés, les sous-groupes sont explorés, des tests statistiques effectués et chaque détail est exprimé sous forme de tableau et en narratif court dans le texte. Ce long processus se déroule généralement sur plusieurs pages. Dans l’étude de Fries et Krishnan (2004), ce niveau de détail n’était pas nécessaire. La section des résultats d’expériences est constituée d’une phrase simple assez passive et agressive:

 “Les résultats de tous les tests contrôlés (45 sur 45), favorisent le médicament du sponsor”.

Comment cela peut-il se produire ? Comment est-ce que les tests financés par l’industrie parviennent-ils presque toujours à dégager des résultats positifs ? Parfois des études sont biaisées par construction. Vous pouvez comparer votre nouveau médicament avec un autre que vous savez être nul, ou un médicament existant et un dosage inadéquat ou une pilule placebo qui n’a aucun effet. Vous pouvez choisir vos patients de manière très spécifiques de façon à ce qu’ils aient tous une bonne chance d’aller mieux après votre traitement. Vous pouvez observer vos résultats au milieu de l’étude et décider d’arrêter s’ils paraissent bien. Mais après toutes ces manipulations méthodologiques, vient une insulte toute simple pour l’intégrité des données expérimentales. Parfois des laboratoires pharmaceutiques font beaucoup de tests et quand ils voient que les résultats sont peu flatteurs, ils décident tout bonnement de ne pas les publier.

Parce que les chercheurs ont le droit d’enterrer tout résultat comme bon leur semble, les patients sont exposés à la nuisance sur une grande échelle et à travers tout le spectre médical. Les médecins peuvent n’avoir aucune idée des effets réels des traitements qu’ils prescrivent. Ce médicament est-il le meilleur dans son domaine, ou ai-je simplement été privé de la moitié des données et résultats expérimentaux ? Personne ne peut le dire. Ce médicament très cher vaut-il son prix, ou les données ont-elles été trafiquées ? Personne ne peut le dire. Ce médicament va t’il tuer mon patient ? Y a t’il des preuves qu’il soit dangereux ? Personne ne peut le dire. Ceci est une chose très bizarre qui se produit en médecine, une discipline où tout est supposé être fondé sur des évidences.

Ceci est caché à tout le monde en médecine, du haut vers le bas de la pyramide. Le NICE par exemple (National Institute for Health and Clinical Excellence), créé par le gouvernement britannique pour faire des résumés objectifs de toutes les preuves et évidences sur un noiuveau traitement médical, est incapable d’identifier ou d’accéder à des données sur l’efficacité d’un médicament qui auraient été cachées par les chercheurs ou les laboratoires. Cet institut n’a pas plus de droit légal que vous ou moi pour ce faire, alors même qu’il prend des décisions pour le NHS au sujet de l’efficactité et du rapport qualité-prix, pour des millions de gens.

Dans un monde sensé, lorsque des chercheurs font des études sur une nouvelle pilule pour un laboratoire pharmaceutique, nous serions en droit d’attendre des contrats universels, clarifiant que les chercheurs sont obligés de publier leurs résultats et que les sponsors de l’industrie pharmaceutique, qui ont un énorme intérêt fnancier à dégager des résultats positifs, n’aient aucun contrôle sur les données expérimentales. Mais bien que nous sachions beaucoup sur la recherche financée par l’industrie pharmaceutique même et donc biaisée, ceci ne se passe pas. En fait il se passe l’inverse: Il est parfaitement normal pour des chercheurs et des universitaires faisant des tests financés par l’industrie pharmaceutique de signer des contrats les soumettant à une clause restrictive qui leur interdit de publier, de discuter ou d’analyser les données de leurs recherches sans l’autorisation expresse de leur financier.

Ceci est une situation si secrète et honteuse que même essayer de la documenter publiquement peut s’avérer être très périlleux. En 2006, un article fut publié dans le Journal of the American Medical Association (Jama), une des plus grandes revues médicales au monde, article qui décrivait comment il était commun pour des chercheurs faisant des tests financés par l’industrie pharmaceutique d’être soumis toute sorte de restrictions sur leur droit à publier les résultats de leurs études. L’étude fut faite par le Nordic Cochrane Centre et elle observa toutes les recherches autorisées à Copenhague et Frederiksberg. (si vous vous demandez pourquoi ces deux villes furent choisies, c’était une question de pratique: les chercheurs pour cette étude firent des demandes ailleurs sans succès, on leut refusa spécifiquement l’accès aux données au Royaume-Uni). Ces tests étaient financés de manière très importante par l’industrie pharmaceutique (98% d’entr’eux) et les règles de gestion des résultats nous amènent directement à cette ligne de conduite qui se situe entre le terrifiant et l’absurde.

Pour 16 de ces 44 études, les compagnies qui les finançaient étaient autorisées à consulter les données au fur et à mesure de la recherche et dans 16 autres cas, elles avaient le droit d’arrêter immédiatement la recherche à n’importe quel moment et pour quelque raison que ce soit. Ceci veut clairement dire qu’un laboratoire peut voir si une recherche va à son encontre et peut interférer au fur et à mesure de la progression de la dite étude, déformant les résultats. Même si l’étude était autorisée à aller au bout, des données pouvaient toujours être supprimées: il y avait des restrictions sur les droits de publication dans 40 des 44 études et dans la moitié d’entr’elles, le sponsor stipulait dans le contrat que le sponsor était le propriétaire intangible des résultats (quid des patients pourriez-vous dire ?) ou qu’il devait avoir l’approbation finale pour la publication, ou les deux. Aucune de ces restrictions ne furent mentionnées dans les articles publiés.

Lorsque l’article décrivant la situation fut publié par Jama, LIF, l’association de l’industrie pharmaceutique danoise répondit en annonçant dans le Journal of the Danish Medical Association, qu’elle “était à la fois choquée et outragée à propos de la critique qui ne pouvait être reconnue.” Elle demanda l’ouverture d’une enquête sur les scientifiques, bien qu’elle ne dit pas par qui et sur quoi. La LIF écrivit ensuite au Comité Danois de Malhonnêteté Scientifique, accusant les chercheurs du Cochrane Institute de mauvaise conduite scientifique. Nous n’avons pas pu voir la lettre, mais les chercheurs disent que les accusations étaient très sérieuses, ils étaient accusés d’avoir délibérément déformés des données, mais accusation vague et sans documents ou preuves pour soutenir la thèse.

Quoi qu’il en soit, l’enquête continua pendant un an. Peter Gotzsche, le directeur du Cochrane Institute, déclara au British Medical Journal, que seulement la 3ème lettre du LIF, après 10 mois d’enquête, fit des accusations spécifiques qui pouvaient être enquêtées par le comité. Deux mois plus tard, les accusations furent annulées. Les chercheurs du Cochrane Institute n’avaient rien fait de mal, mais avant qu’ils ne soient lavés de tous soupçons, la LIF envoya une copie de la lettre d’accusations à l’hôpital où quatre des chercheurs travaillaient, ainsi qu’à l’équipe de gestion de cet hôpital et envoya une lettre similaire à la Danish Medical Association, au ministère de la santé au ministère de la science etc… Gotzsche et ses collègues se sentirent “intimidés et harcelés” par l’attitude du LIF. Le LIF continua à insister sur le fait que les chercheurs étaient coupables de méconduite même après la fin de l’enquête qui les blanchit. […]

[…] Les médicaments n’apparaissent pas sur le marché pour être utilisés en toute circonstance médicale: pour toute utilisation spécifique d’un médicament, pour une maladie spécifique, vous devez obtenir une autorisation de mise sur le marché indépendante. Ainsi un médicament peut obtenir une license pour le traitement du cancer des ovaires, par exemple, mais pas pour le cancer du sein. Ceci ne veut pas dire que le médicament ne marche pas pour le cancer du sein. Il pourrait même y avoir des preuves qu’il soit efficace pour cette maladie également, mais peut-être que le laboratoire n’a pas pris la peine de la dépense d’obtenir une autorisation de marché supplémentaire pour cet usage spécifique. Les médecins peuvent toujours aller de l’avant et le prescrire pour le cancer du sein s’ils le désirent, parce que le médicament est valide pour la prescription, il fonctionne probablement et il y en a des boîtes qui attendent dans les pharmacies pour être vendues. Dans cette situation, le médecin prescrira le médicament de manière légale mais “sans label”.

Maintenant il se trouve qu’un médicament à usage infantile possède une autorisation de vente différente que celui pour les adultes. Ceci est logique car les enfants réagissent aux médicaments différemment dans bien des cas et des recherches sur les enfants doivent être faites séparément. Mais obtenir une license pour un usage particulier est très difficile, cela demande une paperasserie importante et des recherches spécifiques. Souvent, ce processus est si cher que les laboratoires ne vont pas prendre la peine d’obtenir une license spécifique pour vendre un médicament à usage infantile, aussi parce que le marché est généralement plus restreint.

Ainsi, il n’est pas inhabituel de voir un médicament qui a une license de commercialisation pour adulte être prescrit pour les enfants. Les régulateurs ont parfaitement reconnu ceci comme étant un problème, ils ont donc récemment offert des incentifs aux laboratoires pour conduire plus de recherches et essayer de labelliser formellement leurs médicaments.

Lorsque GlaxoSmithKline (GSK) fit la demande pour une autorisation d’exploitation pour le paroxetine (anti-dépresseur) chez les enfants, une situation extraordinaire vint au jour, déclenchant la plus longue enquête de l’histoire de la régulation médicamenteuse du Royaume-Uni. Entre 1994 et 2002, GSK conduisit 9 études de son paroxetine chez les enfants. Les deux premières échouèrent à montrer quelque bénéfice pour la santé que ce soit, mais le laboratoire ne fit aucune tentative d’ informer quiconque de cela en changeant le label du médicament qui est envoyé à tous les médecins traitant et les patients. En fait, après que ces études furent effectuées, un document de la gestion interne du labo stipulait: “Ce serait commercialement inacceptable d’inclure une déclaration stipulant que l’efficacité n’a pas été prouvée, ceci minerait le profil du paroxetine.” Dans l’année qui suivit ce mémo secret interne, 32 000 prescriptions furent faites pour le paroxetine pour enfants rien qu’en Grande-Bretagne: ainsi, alors que le laboratoire savait que le médicament ne marchait pas pour les enfants, il n’était pas du tout pressé d’en faire-part aux médecins et ce malgré le fait que le labo savait que beaucoup d’enfants prenaient le médicament. Plus d’essais furent faits les années qui suivirent, 9 au total, et aucune de ces études ne démontra que le médicament était efficace à soigner a dépression infantile.

Il y a pire. Ces enfants ne recevaient pas seulement un traitement connu par le labo pour être inefficace pour eux, mais ils étaient également exposés aux effets secondaires. Ceci aurait dû être évident, sachant que tout traitememt effectif a des effets secondaires et que les médecins prennent cela en considération avec les bénéfices du traitement qui en l’occurence étaient inexistants. Mais personne ne savait à quel point étaient mauvais ces effets secondaires, parce que le labo ne dit rien aux médecins ou aux patients ou même aux régulateurs à propos des données préoccupantes résultant des tests. Ceci à cause d’un vide juridique: vous devez de par la loi en référer au régulateur concernant les effets secondaires d’un médicament révélés au cours de tests, mais seulement pour la license d’exploitation spécifique du médicament. Comme le paroxetine pour enfant était “hors-label”, GSK n’avait aucune obligation légale de dire à quiconque ce qu’il avait découvert.

Les gens s’inquiétaient depuis longtemps que le paroxetine pouvaient être un facteur d’augmentation des cas de suicides, bien que ceci soit un effet secondaire difficile à détecter chez un anti-dépresseur. En Février 2003, GSK envoya spontanément au MHRA une suite d’information concernant les risques de suicide liés aux utilisateurs du paroxetine, contenant quelques analyses faites en 2002 de données concernant d’évènements défavorables dans des tests effectuées par le laboratoire, ces évènements remontaient à une décennie. L’analyse montrait qu’il n’y avait pas de risques accrus de suicide. Mais cela était un élément fourvoyeur: bien que cela ne soit pas clair à l’époque, des données d’études sur des enfants avaient été mélangées avec d’autres faites sur des adultes, qui avaient un bien plus grand nombre de participants. Le résultat fut que tout signe d’augmentation de risque suicidaire chez les enfants avait été dilué dans la masse.

Plus tard en 2003, GSK  eut une réunion avec la MHRA pour discuter d’autres choses impliquant le paroxetine. A la fin de la réunion, les représentants de GSK donnèrent un document de synthèse expliquant que le laboratoire pensait faire la demande plus tard dans l’année pour obtenir la license d’exploitation spécifique du paroxetine pour les enfants. Le labo mentionna en donnant le document, que la MHRA pourrait considérer un problème de sécurité que le laboratoire avait noté: une augmentation des risques de suicide ches les enfants dépressifs traités au paroxetine, en comparaison avec des enfants traités avec un placebo.

Ceci était un effet secondaire vital, présenté après un délai incroyablement long, de manière casuelle et au travers d’une filière totalement inappropriée et non-officielle. Bien que les données furent remises à la mauvaise équipe de la MHRA présente à cette réunion, cette équipe eut néanmoins la présence d’esprit de voir que ceci était un problème important. De nombreuses activités s’ensuivirent: des analyses furent faites, et en un mois, une lettre fut envoyée aux médecins les avisant de ne pas prescrire le paroxetine aux patients de moins de 18 ans.

Comment se fait-il que nos sytèmes de collection de données des laboratoires soient si faibles, que ceux-ci peuvent cacher des informations importantes montrant que des médicaments sont non seulement inefficaces, mais également dangereux ? Parce que les règlementations contiennent des vides juridiques ridicules et il est lamentable de voir comment GSK les a exploité: quand l’enquête fut publiée en 2008, elle conclut que ce que la laboratoire avait fait: cacher des données importantes en regard de la sécurité et de l’efficacité d’un médicament que les médecins et les patients devaient manifestement savoir, était ouvertement non-éthique et avait soumis des enfants du monde entier à de grands risques, mais nos lois sont si faibles que GSK ne pouvait être inculpé d’aucun crime. […]

[…] Ceci nous amène au second problème évident du système actuel: Les résultats des tests sont donnés en secret aux régulateurs, qui s’assoient et prennent une décision feutrée. Ceci est à l’opposé de la science, qui est fiable parce que tout le monde montre son travail, explique comment on sait que telle ou telle chose est sûre, efficace, parce qu’on partage méthodologies et résultats et qu’on permet aux autres de décider s’ils sont d’accord sur la façon dont les données ont été collectées et analysées Et pourtant en ce qui concerne l’efficacité et la sécurité des médicaments, nous autorisons que tout cela se passe à huis-clos, parce que les laboratoires pharmaceutiques ont décidé qu’ils voulaient partager secrètement leurs résultats avec les régulateurs. Ainsi le travail le plus important basé sur la preuve en médecine se passe dans le secret du huis-clos. De plus, les régulateurs ne sont pas infaillibles comme nous le verrons.

Le rosiglitazone fut mis en vente en 1999. Dans cette première année le Dr John Buse de l’université de Caroline du nord discuta d’une augmentation des risques cardiaques dans une paire de réunions académiques. Le fabriquant du médicamewnt, GSK, entra directement en contact avec lui dans une tentative de le réduire au silence, puis contacta son chef de département. Buse fut mis sous pression pour signer des documents légaux variés. Pour faire court sur une longue histoire, après avoir fait le parcours du combattant avec les documents administratifs pendant plusieurs mois, le comité du sénat américain émit un rapport en 2007 décrivant ce que Buse avait subi comme de “l’intimidation”.

Mais nous nous sentons plus concernés avec les données sur l’efficacité et la sécurité. En 2003, l’Uppsala Drug Monitoring Group de l’OMS contacta GSK au sujet d’un nombre anormalement élevé de rapports spontanés associant le rosiglitazone avec des problèmes cardiaques. GSK conduisit deux méta-analyses internes sur ses propres données en 2005 et 2006. Celles-ci montrèrent que le risque était réel, mais bien que GSK et la FDA avaient ces résultats, aucune des deux ne fit une déclaration publique à ce sujet et les résultats ne furent pas publiés avant 2008.

Pendant ce délai, un grand nombre de patient fut exposé au médicament, mais les médecins et les patients ne furent mis au courant de ce problème qu’en 2007, quand le professeur cardiologue Steve Nissen et ses collègues publièrent une méta-analyse phare. Celle-ci montra une augmentation de 43% du risque de problèmes cardiaques chez les patients traités au rosiglitazone. Dès lors que les diabétiques sont déjà à hauts risques d’augmentation de troubles cardiaques, le but de réduire le diabète étant justement de réduire ce risque, ce résultat était vraiment une patate chaude. Les résultats de Nissen furent confirmés dans des recherches ultérieures et en 2010 le médicament fut soit retiré du marché ou restreint, partout dans le monde.

Mon argument ici n’est pas que ce médicament aurait dû être banni plus tôt, car, aussi bizarre que cela puisse paraître, les médecins ont souvent besoin de médicaments inférieurs pour utilisation en dernier recours. Par exemple, si un patient développe un effet secondaire particulier au médicament le plus efficace et n’est plus capable de l’endurer, lorsque ceci se produit, il vaut parfois mieux avoir sous la main un médicament moins performant que le patient supportera, c’est mieux que rien. Le problème est que ces discussions concernant les résultats ont eu lieu à huis-clos, visibles seulement des régulateurs. En fait, l’analyse de Nissen fut possible grâce à un rendu de justice très inhabituel. En 2004, quand GSK fut pris la main dans le sac à cacher des résultats d’études montrant de sérieux effets secondaires du paroxetine sur les enfants, leur mauvaise attitude résulta en un cas judiciaire pour tentative de fraude, dont le résultat fut, en plus d’une amende et de dommages et intérêts, l’obligation légale pour GSK de poster les résultats de ses tests cliniques sur un site internet public.

Nissen utilisa les donnés sur le rosiglitazone quand elles devinrent accessibles et trouva des signes alarmant de dommages, qu’ils publièrent ensuite avec les médecins, chose que les régulateurs n’avaient jamais fait auparavant et ce malgré avoir eu les informations des années auparavant. Si ces i formations avaient été accessibles dès le départ, les régulateurs se seraient sentis plus inquiets au sujet de leur décision, mais crucialement, médecins et patients auraient pu ne pas être d’accord avec eux et faire des choix mal informés. Voilà pourquoi nous avons besoin d’un accès bien plus large aux rapports de tests et ce pour toute la médecine et tous les médicaments.

Des données manquantes sont un fait qui empoisonne le puit pour tout le monde. Si des tests efficaces ne sont jamais faits, si des tests cliniques aux résultats négatifs sont cachés, alors nous ne pouvons simplement pas connaître les effets véritables des traitements que nous utilisons. L’évidence, la preuve en médecine n’est pas un souci académique abstrait. Quand on nous donne de mauvaises données, nous prenons de mauvaises décisions qui ont pour résultat d’infliger une souffrance inutile, voire la mort, à des gens juste comme nous.

• Ceci est un extrait édité de “Bad Pharma”, par Ben Goldacre, publié la semaine prochaine chez Fourth Estate at £13.99. To order a copy for £11.19, including UK mainland p&p, call 0330 333 6846, or go to guardian.co.uk/bookshop.