Archive pour ryiad contre hezbollah

Guerre en préparation au Moyen-Orient: La secte sioniste wahhabite contre l’Iran et ses alliés…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 18 novembre 2017 by Résistance 71

« Quiconque adopte le slogan de libérer les régimes arabes comme pré-requis de la libération de la Palestine est sur une fausse voie et ne fait que compliquer la tâche de la libération. La cause la plus haute est celle de la libération de la Palestine, sur cette base les régimes arabes et leurs peuples devraient se libérer de ce cauchemar qui assombrit et mine toutes les politiques adoptées dans notre région. »
~ Naïm Qassem, SG adjoint Hezbollah, 2005 ~

 

Ryiad n’est pas de taille à isoler le Hezbollah

 

Press TV

 

15 novembre 2017

 

Source:

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/11/16/542393/Que-peut-faire-lArabie–propos-du-Hezbollah

 

Bloomberg étudie dans un article les moyens dont dispose Riyad pour faire pression sur le Hezbollah. 

Dona Abu-Nasr, journaliste de Bloomberg, fait allusion dans son analyse datée de mercredi 15 novembre, à l’animosité latente et patente de Riyad contre le mouvement de la Résistance libanaise et écrit :

« L’Arabie saoudite tente un nouveau coup politique pour changer l’équilibre des forces dans la région et son dévolu est tombé sur le Liban. Pourtant, même en travaillant avec les États-Unis et Israël pour tenter d’isoler le mouvement libanais, les Saoudiens ont peu de chance pour isoler le Hezbollah. La Résistance libanaise est aujourd’hui une force régionale qui a ses éléments au Yémen, en Irak et en Syrie ».

L’article cite par la suite Denis Sullivan, co-directeur du Middle East Center de la Northeastern University de Boston. L’expert évoque un défi major lancé au Hezbollah et affirme : « Si le Hezbollah parvient à surmonter la crise que vient de provoquer Riyad, ce sera le Hezbollah qui en sortira gagnant. Il est trop tard pour l’Arabie saoudite de contrer le Hezbollah qui est désormais partout présent ».

L’analyste de Bloomberg faisant allusion à la démission surprise du premier ministre libanais, Saad Hariri à Riyad et à ses incidences sur les évolutions régionales, avant de poursuivre:

« Nasrallah a parlé à deux reprises de cette démission et dans ses deux discours, il s’est exprimé d’un ton calme, conciliant et dissipant les craintes d’un conflit total avec les sunnites et se joignant aux appels pour le retour de Hariri de sa « détention » saoudienne et ce, malgré les différentes politiques qui existent à l’intérieur du Liban. À vrai dire, la tactique de Nasrallah est très subtile. Il a dénoncé Riyad pour avoir monté le coup, ce qui lui a permis de présenter la crise comme une atteinte au droit international. Dans cette perspective, personne n’irait remettre en cause  la participation du mouvement libanais dans des conflits régionaux ».

D’après l’auteur de l’article, « le Hezbollah fait partie du gouvernement libanais et a besoin de la couverture politique que Hariri a fournie à une époque où les sanctions américaines contre le groupe, sans oublier entre temps le rôle de la rhétorique israélienne sur le bombardement du Liban pour remonter ce pays à l’âge de pierre ».

Plus loin le texte reprend les propos de Sanam Vakil, professeur adjoint d’études sur le Moyen-Orient à l’École des hautes études internationales de l’Université Johns Hopkins qui explique la stratégie de Riyad qui consiste  » à infliger des souffrances au Liban – économique, diplomatique et politique – et à provoquer par ricochet, plus de sympathie et de popularité en faveur du Hezbollah ». Pour l’expert, cette stratégie est datée et ne répond plus au contexte actuel dans la région : « C’est une stratégie qui date de 2005, lorsque les protestations ont chassé les Syriens du Liban à la suite du meurtre de Hariri. Les Saoudiens espèrent pouvoir reproduire un élan semblable et dans la foulée, la pression de rue. Or c’est le contraire qui se produit. Car le Hezbollah n’est plus ce qu’il était en 2005. « C’est une force créé en 1980 et qui n’a cessé d’évoluer depuis cette date, étendant ses racines dans le tissu politique et social du Liban. Nasrallah est une peau dure qui saura comment se tirer de cette affaire ». Et  l’article se termine ainsi : « Les Saoudiens n’ont que peu de moyens pour atteindre e Hezbollah. À Vrai dire, la crise suscitée autour de Hariri n’est qu’un simple mal de tête pour un Hezbollah qui a connu des maux beaucoup plus sérieux ».