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Nouvel Ordre Mondial: Russie contre Mafia Khazare ?…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 22 février 2017 by Résistance 71

La Russie appelle à l’élimination du Nouvel Ordre Mondial

 

Jonas Alexis

 

21 février 2017

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/02/21/russia-calls-for-the-elimination-of-the-new-world-order/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Lavrov a dit que le temps où l’occident décidait est fini et, reléguant l’OTAN à une relique de la guerre froide a ajouté: ‘j’espère que le monde va choisir un ordre mondial démocratique, un post-occidental, dans lequel chaque pays est défini selon sa souveraineté,’”

Parlant à la conférence de Munich sur la sécurité, on nous dit que le ministre des AE russe Sergueï Lavrov “a appelé samedi la fin d’un monde dominé par l’occident et a dit que Moscou voulait établir une relation ‘pragmatique’ avec les Etats-Unis.”

Ceci est très certainement une magistrale gifle au Nouvel Ordre Mondial et à ses agents tels que John McCain et la clique néoconservatrice, qui ne sont jamais fatigués de boire le sang des autres au Moyen-Orient et ailleurs. Et ceci n’est que le début:

“Lavrov a dit que le temps où l’occident décidait est fini et, reléguant l’OTAN à une relique de la guerre froide a ajouté: ‘j’espère que le monde va choisir un ordre mondial démocratique, un post-occidental, dans lequel chaque pays est défini selon sa souveraineté,’ Lavrov a ajouté que Moscou voulait construire des relations avec Washington qui seraient pragmatiques, fondées sur le respect mutuel et la reconnaissance de notre responsabilité envers la stabilité mondiale.”

Lavrov, qu’il le sache ou non, demande le retour de la raison pratique dans le firmament politique. Sa plaidoirie est certainement en accord avec ce que Kant aurait appelé un impératif catégorique qui recherche des principes universels. Comme je l’ai discuté dans le passé, l’impératif catégorique interdit la contradiction et l’irrationalité précisément parce qu’il est basé sur la loi morale elle-même, déclarant:

“N’agissez qu’en accord avec cette maxime par laquelle vous pouvez et en même temps voulez qu’elle devienne une loi universelle.”[1]

Ceci de manière évidente balance l’idéologie du N.O.M par la fenêtre parce que le N.O.M lui-même ne peut pas être universalisé. Les agents du N.O.M continuent de détruire un pays après l’autre sans aucun principe moral. Ce qui est le plus stupéfiant pour la majeure partie du monde est que les agents du NOM ne voient rien de mal à oblitérer des hommes, femmes et enfants. Ils n’ont aucun remords. Ecoutez attentivement ce que dit Ann Coulter ici:

“Désolés que nous ayions à utiliser votre pays, Irakiens, mais vous avez laissé Saddam au pouvoir et nous allons apporter la démocratie dans votre pays.” [2]

Ainsi, pour “instiller la démocrastie”, des hommes, femmes et enfants doivent mourir par milliers. Des mères doivent porter le deuil de leurs bébés et les pères doivent être disloqués. Cette “démocratie” est en fait l’enfer sur terre. Coulter et ses patrons continuent de vivre dans un monde fantasmagorique où la raison pratique ne joue absolument aucun rôle. Si ceci semble assez tiré par les cheveux, peut-être est-il utile alors d’amener le grain de sel de l’enflammé nouveau con(ervateur) juif Michael Ledeen qui a déclaré:

“La destruction créative est notre second prénom, à la fois dans notre société et à l’étranger. Nous déchirons tous les jours un peu plus l’ancien ordre mondial, du monde des affaires à la science, en passant par la littérature, l’art, l’architecture, le cinéma, la politique et le droit. Nos ennemis ont toujours détesté ce tourbillon d’énergie et de créativité qui menace leurs traditions (quelles qu’elles soient) et fait honte à leur incapacité de maintenir le rythme… Nous devons les détruire pour faire avancer notre mission historique.” [3]

Il se trouve que le Nouvel Ordre Mondial, que la mafia khazare et ses laquais tentent d’établir depuis des années n’est pas fondé sur la poursuite de la vérité ou de principes moraux, mais sur les mensonges catégoriques, les escroqueries monumentales, des moyens de déception et des falsifications et fabrications complètes. Vous rappelez-vous comment les agents du NOM ont mené le peuple américain à la guerre en Irak ? Vous vous rappelez comment ils ont mené les moutons en Afghanistan (NdT: qui fut en fait avant l’Irak… Afghanistan dès Octobre 2001, l’Irak en 2003..) puis en Libye (2011) ? Vous souvenez-vous comment ils voulurent la même chose pour la Syrie ? (NdT: 2011, après la Libye. L’armée “djihadiste” mercenaire de l’OTAN fut transférée par l’OTAN de Libye à la Syrie, puis d’autres mercenaires furent également formés en Arabie Saoudite et au Qatar, en Jordanie et en Turquie, et passés par les frontières limitrophes sous protection de l’aviation yankee…)

Voyez-vous, personne ne peut universaliser l’idéologie du NOM parce qu’elle est fondamentalement et existentiellement incohérente et Kant l’aurait sans nul doute jetée dans la poubelle de l’histoire une bonne fois pour toute.

La morale ou la loi universelle, dit Kant, est ce qui nous lie tous ensemble en tant que créatures rationnelles. Toute déviation de la morale est une recette pour un désastre. Ainsi, tout système qui cherche à écarter la morale doit avoir tort précisément parce que ce système va inévitablement devenir incohérent et sans aucune valeur métaphysique. Kant continue pour dire que pour qu’une action soit bonne, “il n’est pas suffisant qu’elle soit conforme à la morale, mais elle dit aussi être faite dans le but de la morale.” [4]

Kant une fois de plus tue l’idéologie du Nouvel Ordre Mondial ici. Et si vous pensez que Kant est hors de propos ici, écoutez ce que nous dit le nouveau con enflammé qu’est John Bolton:

“C’est une grosse erreur de notre part que de donner une quelcnque validité à la loi internartionale… parce que sur le long terme, le but de ceux qui pensent que cela veut vraiment dire quelque chose, sont ceux qui veulent restreindre les Etats-Unis.” [5]

Ce que finalement Bolton a dit est que la loi internationale et l’idéologie du NOM sont incompatibles. Pour que l’un existe, l’autre doit être supplanté. Mais Bolton ne s’est pas arrêté en si bon chemin ; il a continué et déclaré qu’il veut “faire la promotion du secret et faire passer ce mensonge !” et aussi “si je devait dire quelque chose que je sais faux pour préserver notre sécutité nationale, je le ferai.” A dit Bolton il y a quelques années.

En d’autres termes, des gens comme Bolton sont grassement payés pour mentir au peuple américain. Ce sont des satanistes.

De manière évidente, Lavrov semble avoir traité au niveau de Kant lorsqu’il a essentiellement demandé un arrêt du NOM, qui n’est que satanisme déguisé. Cela ne devrait pas être une surprise de voir que les agents du NOM sont toujours tristes et énervés de constater que la Russie continue de jouer un rôle majeur dans l’établissement de ce que Lavrov appelle un ordre mondial “pragmatique”.

Mais qui a établi l’idéologie du NOM dans le monde ? Qui est derrière les guerres perpétuelles en Irak et partout ailleurs ? Qui est derrière l’immigration forcée de masse en Amérique et en Europe ?

Réponse courte: la mafia khazare… La Russie dérange son agencement du monde et les membres de cette mafia veulent contre-attaquer, pas en termes moraux, mais sur un principe diabolique. La Russie les a empêché d’oblitérer la Syrie et la mafia khazare ne pardonnera jamais à Poutine ce crime politique.

Ceci est une des raisons pour laquelle les agents du NOM et les satanistes envoient les marionnettes nouveaux cons comme John McCain au front politique. C’est aussi une des raisons pour laquelle ce même McCain est incapable de mettre deux pensées cohérentes l’une derrière l’autre.

 

[1] Emmanuel Kant, Foundations of the Metaphysics of Morals (Indianapolis: Bobbs-Merrill, 1959), 39.

[2] George Gurley, “Tea With Miss Coulter,” NY Observer, November 12, 2011.

[3] Quoted in John Laughland, “Flirting with Fascism,” American Conservative, June 30, 2003.

[4] Emmanuel Kant, Groundwork for the Metaphysics of Morals (New York: Torchbooks, 1964), 390.

[5] Jon Basil Utley, “Trump and the Neoconservatives,” American Conservative, November 13, 2016.

Résistance politique: La fine stratégie de la « terre brûlée » économique de Vladimir Poutine…

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Comment Vladimir Poutine a renversé la stratégie de l’OTAN

 

Thierry Meyssan

 

8 Décembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article186136.html

 

La Russie réagit dans la guerre économique que lui livre l’Otan à la manière dont elle l’aurait fait dans une guerre classique. Elle s’est laissée atteindre par des « sanctions » unilatérales pour mieux emmener son adversaire sur le terrain qu’elle a choisi. Simultanément, elle a conclu des accords avec la Chine pour préserver son avenir, puis avec la Turquie pour désorganiser l’Otan. Comme jadis face à la France ou à l’Allemagne, sa défaite initiale pourrait être la garantie de sa victoire finale.

Lors du sommet annuel sur la sécurité, organisé par la Fondation Bertelsmann et l’Otan à Munich, en 2007, le président Vladimir Poutine avait souligné que l’intérêt des Européens de l’Ouest n’était plus uniquement outre-Atlantique, mais aussi et surtout avec la Russie. Depuis cette date, il n’a cessé de tenter de nouer des relations économiques, dont la construction du gazoduc North Stream sous la direction de l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder. De leur côté, les États-Unis ont tout fait pour empêcher ce rapprochement, dont l’organisation du coup d’État de Kiev et le sabotage du gazoduc South Stream.

Selon la presse atlantiste, la Russie aurait été gravement impactée par les « sanctions » unilatérales —en réalité des actes de guerre économique— prises à l’occasion du rattachement de la Crimée à la Fédération ou de la destruction du Boeing de la Malaysia Airlines et par la baisse du prix du pétrole. Le rouble a perdu 40 % de sa valeur, les investissements inutiles dans le gazoduc South Stream ont coûté 4,5 milliards de dollars, et l’embargo alimentaire a coûté 8,7 milliards de dollars. En définitive, assure la presse atlantiste, la Russie est aujourd’hui ruinée et isolée politiquement.

La presse atlantiste fait par contre l’impasse sur les conséquences de cette guerre économique dans l’Union européenne. Outre que l’interdiction des exportations alimentaires est susceptible de détruire des pans entiers de son agriculture, le renoncement à South Stream pèsera très gravement sur l’avenir de l’Union en renchérissant le prix de l’énergie.

Il semble que les « sanctions » unilatérales aient eu comme conséquence imprévue la chute des cours du pétrole. En effet, ceux-ci ont débuté le 20 juin, mais ils ne sont sortis des variations habituelles qu’à la fin juillet, lors des premières « sanctions » économiques. Le prix du pétrole n’ayant aucun rapport avec la loi de l’offre et de la demande, mais comme pour tout marché spéculatif, avec le volume des capitaux qui y spéculent, le déplacement des capitaux russes à l’annonce des sanctions ont accéléré le mouvement. Dans un premier temps, on avait attribué la baisse du prix du pétrole à un effort de l’Arabie saoudite pour plomber les investissements états-uniens dans le gaz de schiste et les pétroles non-conventionnels mais, lors de la réunion de l’Opep, il s’est avéré que les Saoudiens n’y étaient probablement pour rien. Au demeurant, il semblait impossible que l’Arabie saoudite spécule contre son suzerain états-unien.

Quoi qu’il en soit, la Russie a surpris Washington en renversant l’échiquier diplomatique : Vladimir Poutine s’est rendu en Turquie, État membre de l’Otan, juste après le vice-président états-unien Joe Biden, pour y conclure de gigantesques accords économiques. Non seulement ils contournent les sanctions unilatérales de l’Alliance, mais ils la désorganisent profondément.

La Turquie actuelle est un État en passe de redevenir une terrible dictature. Selon le département d’État —pourtant complaisant vis-à-vis d’un membre de l’Otan— l’internet est censuré ; le gouvernement a abusé de son pouvoir pour stopper les enquêtes de corruption conduites contre ses membres et leurs familles ; il a sanctionné les policiers et les magistrats qui ont conduit ces enquêtes ; les minorités n’ont aucun droit, à l’exception des trois minorités désignées dans le Traité de Lausanne en 1923 ; l’administration Erdoğan détient des centaines de prisonniers politiques (principalement des officiers supérieurs coupables d’avoir pris contact avec l’Armée chinoise, des responsables politiques d’opposition, des journalistes et des avocats) ; la torture est généralisée, les détentions arbitraires et les assassinats extra-judiciaires sont légion.

La dérive criminelle de l’administration Erdoğan est devenue un grave sujet de préoccupation au sein de l’Otan. D’autant que la Turquie s’avère devenir aussi un allié récalcitrant. Ainsi, elle persiste à aider les jihadistes dans leur lutte contre le peuple kurde (pourtant très majoritairement sunnite) au lieu de rejoindre activement la coalition états-unienne contre l’Émirat islamique. C’est pourquoi le vice-président Joe Biden s’est rendu le 22 novembre à Ankara, manifestement pour menacer le président Erdoğan s’il ne rentrait pas dans l’ordre états-unien.

Or, le 1er décembre, Vladimir Poutine se rendait également à Ankara. Distinguant les questions économiques des politiques, il présentait une offre longuement préparée : une alliance économique sans précédent entre les deux nations. Comprenant que cette offre inattendue était sa seule issue face à Washington, le président Erdoğan signait tous les documents qui avaient été rédigés par les Russes. Il acceptait le renforcement du gazoduc sous-marin reliant son pays à la Russie via la Mer Noire ; il achetait à bon prix du gaz russe et même des centrales nucléaires civiles pour alimenter son industrie ; il livrait ses produits agricoles à la Russie malgré l’embargo de tous les autres États atlantiques ; etc.

Pour l’Otan, le problème turc vire au cauchemar.

Vladimir Poutine n’a certes pas changé d’avis sur Recep Tayyip Erdoğan. C’est un petit criminel qui a rejoint les Frères musulmans, a été propulsé au pouvoir avec l’aide de la CIA, et qui se comporte aujourd’hui comme un vrai chef mafieux. Mais le président russe a l’habitude de traiter avec des oligarques ou des chefs d’État d’Asie centrale qui ne valent pas mieux. Lui-même est parvenu au Kremlin en s’infiltrant dans le cercle de Boris Elstine et de Boris Berezovski.

De son côté, Recep Tayyip Erdoğan sait qu’il doit son pouvoir à l’Otan, et qu’aujourd’hui elle lui demande des comptes. Il n’a aucune difficulté à faire le grand écart : allié de Washington en politique et de Moscou en économie. Il sait qu’aucun État n’a jamais pu sortir de l’Alliance, mais il imagine se maintenir au pouvoir par ce double jeu.

Maintenant observons la stratégie de Vladimir Poutine.

La puissance des États-Unis réside à la fois dans leur monnaie, qu’ils imposent au reste du monde via le contrôle du marché du pétrole, et dans leur armée.

L’Otan vient de lancer une guerre économique contre la Russie. Pour les besoins de la propagande, elle masque ses attaques sous le vocable de « sanctions ». Pourtant des sanctions supposeraient une mise en examen, un procès et un verdict. Pas dans ce cas. Les « sanctions » les plus importantes ont même été décidées après la destruction d’un avion civil en Ukraine alors que, selon toute probabilité, il a été abattu par les nouvelles autorités de Kiev.

Pour y répondre, Vladimir Poutine a d’abord fait basculer l’avenir de son pays de l’Europe occidentale vers l’Extrême-Orient en signant les plus importants contrats de l’histoire avec ses partenaires chinois. Puis, il a utilisé la Turquie contre l’Otan pour contourner les « sanctions » commerciales occidentales. Que ce soit avec la Chine ou avec la Turquie, la Russie vend son énergie en monnaies locales ou en troc, jamais en dollars.

Les experts russes ont calculé que Washington interviendrait si le cours du pétrole se maintenait plus de six mois à un cours inférieur à 60 dollars le baril. Il y a deux mois, le gouverneur de la Banque centrale russe, Elvira S. Nabiullina, attestait devant la Douma être prête pour ce scénario, son institution détenant suffisamment de réserves.

Par conséquent, si pour le moment la Russie est gravement touchée par l’attaque économique de l’Otan, la situation pourrait s’inverser dans six mois. Pour maintenir sa domination sur le reste du monde, Washington serait alors contraint d’intervenir pour faire remonter les prix du pétrole. Mais entre temps, cette guerre aura plombé l’Union européenne et l’Otan, tandis que la Russie aura muté son économie vers son allié chinois.

En définitive, la Russie agit ici comme elle l’a toujours fait. Jadis, elle pratiquait la « stratégie de la terre brûlée » lorsque la France de Napoléon ou l’Allemagne d’Adolf Hitler l’envahissait. Elle détruisait elle-même ses propres richesses à la place des troupes ennemies et ne cessait de reculer vers l’Extrême-Orient. Puis elle refluait contre les envahisseurs exténués par leur trop longue pénétration.

Résistance politique: « Il n’y a aucun mal que Washington ne soit pas capable de faire ou d’infliger » (Paul Craig Roberts)

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Il est important aujourd’hui d’être du bon côté de l’histoire…

— Résistance 71 —

 

Poutine parle espérons que Washington écoute

 

Paul Craig Roberts (Press TV)

 

17 Octobre 2014

 

url de l’article :

http://www.presstv.ir/detail/2014/10/17/382580/putin-speaks-hope-that-washington-hears/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans un entretien cette semaine avec le journal serbe Politika, le président russe Vladimir Poutine a dit qu’il était futile et dangereux pour les Etats-Unis et ses marionnettes européennes d’essayer de faire chanter la Russie et que la “nation exceptionnelle” et ses vassaux devraient condidérer les risques qui sont inhérents aux disputes agressives entre des pays lourdement armés nucléairement parlant.

Poutine a fait remarquer qu’Obama avait adopté une attitude hostile envers la Russie dans son discours à l’assemblée générale de l’ONU le 24 Septembre dernier lorsqu’obama avait déclaré que la Russie était une des trois menaces auxquelles le monde devait faire face avec l’État Islamique et Ébola. Le président Poutine a dit que des actions punitives et unilatérales prises contre la Russie pourraient provoquer une crise et que si le but de Washington était “d’isoler notre pays, alors ceci est un but illusoire et absurde.”

Voici quelques citations du président Poutine:

“Comment pouvons-nous parler de désescalade en Ukraine tandis que des décisions sur de nouvelles sanctions sont introduites presque simultanément avec les accords sur le processus de paix ?”

“Avec des sanctions contre des segments entiers de notre économie, cette approche ne peut être qualifiée de rien d’autre que d’hostile.”

“Nous espérons que nos partenaires vont réaliser la futilité des tentatives de faire chanter la Russie et se rappeler quelles conséquences des désaccords entre des super-puissances nucléaires peuvent apporter à la stabilité stratégique.”

Si nous ne mourrons pas tous de détonations nucléaires, de radiations et de l’hiver nucléaire inévitable qui s’ensuivra, ce sera grâce à l’humanité et au bon sens commun, qui manquent tous deux à Washington, du président de la Russie.

Regardez autour de vous. Les économies et les marchés boursiers de la civilisation occidentale sont en totale retraite. Des autorités publiques stupides et incompétentes ont amené Ébola en Amérique et que fait Washington ? Les énergies du gouvernement exceptionnel sont focalisées à combattre un État Islamique, créature créée de toute pièce par Washington et à diaboliser la Russie.

Y a t’il une seule nation, où que ce soit sur Terre, à quelque période que ce soit de l’histoire qui a été si mal dirigée que les Etats-Unis ?

Les Américains ont besoin de comprendre que leur gouvernement n’est pas juste incompétent et immoral, mais qu’il est diabolique, qu’il est le mal absolu. Washington se cache derrière un langage moral mais est lui-même totalement dénué de morale et de conscience. Il n’y a aucun mal que Washington ne soit pas capable de faire ou d’infliger. Ceux qui soutiennent Washington, soutiennent le Mal.

Nouvel Ordre Mondial: la Russie plombe l’ordre unipolaire impérialiste et ne fera pas marche arrière… Le monde se dirige t’il vers une nouvelle guerre froide ?

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Moscou et la formation du Nouveau Système Mondial

 

 

par Imad Fawzi Shueibi

 

 

le 13 Mars 2012

 

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/Moscou-et-la-formation-du-Nouveau

 

Imad Fawzi Shueibi analyse les causes et les conséquences de la récente position de la Russie au Conseil de Sécurité de l’ONU. Le soutien de Moscou à Damas n’est pas une posture héritée de la Guerre froide, mais le résultat d’une analyse en profondeur de l’évolution des rapports de force mondiaux. La crise actuelle va cristalliser une nouvelle configuration internationale, qui d’un modèle unipolaire issu de la chute de l’Union Soviétique, va évoluer progressivement vers un autre type de système qui reste à définir. Inévitablement, cette transition va plonger le monde dans une période de turbulences géopolitiques.

Certains, comme d’habitude, font le pari que la Russie va changer d’attitude envers le Proche-Orient et reviendra à la position qu’elle avait adoptée dans les affaires libyennes et syriennes. En fait, une analyse de fond de la position russe discrédite cette hypothèse pour les raisons suivantes :

La Russie ne peut pas revenir en arrière dans le monde d’aujourd’hui étant donné que Moscou voit dans les événements actuels, et dans sa confrontation avec l’Occident – États-Unis et Europe – l’occasion de cristalliser un nouvel ordre mondial, surpassant l’ordre (si l’on peut appler cela un « ordre ») qui a prévalu depuis l’après Guerre froide et l’effondrement de l’Union Soviétique ; un ordre caractérisé par l’uni-polarité, et qui tend vers la multi-polarité depuis la guerre de 2006 au Liban.

C’est ce que Vladimir Poutine a voulu signifier le 14 janvier 2012 lorsqu’il a annoncé que nous assistions à la formation d’un ordre mondial nouveau, différent de celui qui avait émergé après la chute de l’Union Soviétique. Cela implique que Moscou ira jusqu’au bout pour contrecarrer toute tentative de stopper ce processus, y comprit si cela implique d’aller au conflit. La déclaration du ministre russe des Affaires étrangères selon laquelle l’Occident commettrait une grave erreur s’il s’imaginait pouvoir attaquer l’Iran – suivie d’une autre déclaration de Poutine selon laquelle si l’Occident tentait une action unilatérale sur la scène internationale, Moscou ne resterait pas immobile ; et même répondrait puissamment – n’était rien d’autre qu’un ultimatum signifiant que Moscou n’entendait plus marchander comme ce fut le cas en Irak, ou rester indécis comme en Libye, et qu’aujourd’hui tout concoure à la mise en place de l’ordre mondial nouveau, dans le sillage du retrait stratégique étasunien d’Irak, et au moment où le président Barack Obama annonce une réduction des effectifs des forces US de 750 000 à 490 000 ainsi qu’une réduction du budget militaire à 450 milliards de dollars.

Ce qui précède implique l’incapacité de lancer au même moment deux opérations militaires distinctes, mais aussi annonce le démarrage de la confrontation avec la Chine en Asie du Sud-Est (et l’armement de cette région). Beijing a répliqué, le 7 janvier 2012, en déclarant que « Washington n’était plus en mesure d’empêcher le Soleil Chinois de se lever ». Washington est en train de commettre à nouveau la folie d’affronter la Chine, ayant perdu la bataille avec Moscou sur de nombreux fronts, que cela soit dans le grand jeu du gaz au Turkmenistan et en Iran ou sur les côtes orientales de la Méditerranée (avec l’annonce de sa nouvelle stratégie, Washington se retire de la région, tout en s’engageant à garantir la stabilité et la sécurité du Proche-Orient en affirmant qu’il restera vigilant).

Poutine, à propos de sa stratégie, a écrit récemment : « le monde s’apprête à rentrer dans une zone de turbulence longue et douloureuse » et c’est à prendre en considération bien au delà des simples déclarations d’intention électorales. Ainsi, il affirme clairement que la Russie ne poursuit pas l’objectif illusoire d’une domination unipolaire en plein effondrement, et qu’elle ne pourra pas garantir la stabilité mondiale, à un moment où les autres centres d’influence ne sont pas encore prêts à assumer collectivement cette charge. En d’autres termes, nous nous trouvons au seuil d’une longue période de confrontation avec le système unipolaire, qui durera tant que les autres puissances influentes n’auront pas consolidé un ordre mondial nouveau.

D’habitude, les États-Unis se retirent quand leurs perspectives de succès ne sont ni rapides, ni sûres. Ils savent parfaitement combien leur économie se détériore et combien l’influence de leur force militaire diminue, surtout après avoir perdu son prestige du fait d’un recours intempestif à la guerre. Poutine, bien qu’il réalise que le temps ne fait pas marche arrière, invite les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, du G8 et du G20 à stopper toute velléité de faire émerger des tensions sur des bases ethniques ou sociales, ou des forces destructrices qui puissent menacer la sécurité mondiale. C’est une indication claire du refus dans les instances décisionnelles des tendances religieuses et des groupes armés qui n’adhèrent pas au système des États-Nations. Ces groupes, Poutine les identifie clairement comme les alliés objectifs des États qui sont en train d’exporter la « démocratie » par des voies militaires et par la coercition. Moscou ne fera pas l’économie d’affronter ces tendances politiques et ces groupes armés. Le Premier ministre russe conclut en affirmant que la violation du droit international n’est plus justifiable, même si cela partait d’une bonne intention. Ceci signifie que les Russes n’accepteront plus aucune tentative de la part de la France, de la Grande-Bretagne et des États-Unis de remplacer le principe de souveraineté par celui d’ingérence humanitaire.

En réalité, les USA ne peuvent pas se retirer complètement du Proche-Orient. Ils sont simplement en train de réaménager cette zone pour une « guerre par proxy ». Ceci advient à un moment où Poutine admet que les puissances émergentes ne sont pas encore prêtes à prendre leur position dans le nouveau monde non- unipolaire. Ces puissances émergentes sont la Chine, l’Inde, et en général les États de l’Organisation de Coopération de Shanghai. Ceci implique ce qui suit : Le monde sera désormais moins unipolaire qu’il ne l’a été pendant la période 2006-2011.

Les conflits seront caractérisés par le fait d’être mondiaux, et ils seront accompagnés d’un discours qui ira s’intensifiant donnant l’impression que le monde s’approche du gouffre et risque d’y être engloutit.

La règle selon laquelle « les superpuissances ne meurent pas dans leur lit », est une règle qui invite à la prudence à cause des risques de fuite en avant ; surtout quand une superpuissance se trouve hors du système principal auquel elle avait été habituée depuis la Seconde Guerre mondiale, et que ses options se trouveront donc oscillant entre faire la guerre et rehausser la tension dans les zones d’influence des autres. Tant que la guerre entre superpuissances est rendue difficile, sinon impossible, par les armements nucléaires, l’augmentation des tensions et/ou le lancement de guerres par proxy deviennent des alternatives pour les conflits afin de s’affirmer sur le plan international. Il y a aussi l’option d’une redistribution satisfaisante des zones d’influence selon un nouveau Yalta. Aujourd’hui, c’est hors de question, mais qu’en sera-t-il à l’avenir ? Rien ne peut être exclu pour toujours dans l’action politique. Il existe une règle selon laquelle il est possible de vaincre une superpuissance, mais il est préférable de ne pas le faire. Mieux vaut plutôt lui permettre de sauver la face et faire cohabiter nouvelles et anciennes superpuissances. C’est ce qui est arrivé pour la France et la Grande-Bretagne après la Seconde Guerre mondiale.

La plus grave inquiétude concerne la lutte pour la modification du statu quo, qui dépasse en férocité ce que l’on a connu durant la Guerre froide (même si l’époque actuelle diverge par les méthodes utilisées), et ceci durera tant que que les États de l’Organisation de Coopération de Shanghai ne seront pas en mesure d’assumer leurs positions. Cela signifie que les zones des conflits (Corée-Iran-Syrie) sont vouées à connaitre des troubles sur une longue période. Dans le langage de la politique contemporaine ceci peut être vu comme la porte ouverte à l’effet domino ; à savoir une ouverture sur l’incalculable et le sans précédent, et le passage de luttes limitées à des conflits plus inconsidérés où chacun jouera le tout pour le tout.

Il est certain que les pays impliqués dans la lutte seront parties prenantes de la nouvelle partition, et que cette future partition internationale ne se fera pas nécessairement à leurs dépends, en tant qu’ils sont impliqués dans la lutte. La nouvelle partition mondiale se fera en fait au détriment des autres pays se situant en périphérie du conflit, ou qui seront les instruments du conflit.

Parmi les règles des conflits internationaux, il en est une qui dit que l’engagement en lui même dicte la répartition – cela s’est vérifié jusqu’à maintenant – à condition que les-dits pays ne perdent pas leur capacité d’initiative, leur libre-arbitre et leur possibilité d’action, et qu’ils suivent le principe de fermeté, qui est la règle fondamentale dans la gestion des périodes de crise.

La réalité est que la gestion des crises sera le lot commun pour la phase qui s’annonce, et cela durera peut-être des années. Le vrai danger est que l’on se mette à régler les crises par l’intermédiaire d’autres crises, ce qui signifie que la Méditerranée Orientale et l’Asie du Sud-Est risquent de devenir des zones chroniquement agitées.

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Traduction:

Marie-Ange Patrizio

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Source : « Moscou et la formation du Nouveau Système Mondial », par Imad Fawzi Shueibi, Traduction Marie-Ange Patrizio, Réseau Voltaire, 13 mars 2012, http://www.voltairenet.org/a173020