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Au cœur du Nouvel Ordre Mondial: Wall Street et la montée en puissance d’Hitler (Professeur Antony Sutton)… 4ème et dernière partie.

Posted in actualité, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 10 novembre 2011 by Résistance 71

 Voici donc la quatrième et dernière partie de la traduction du travail du Professeur Sutton sur « Wall Street et la montée d’Hitler ».

Nous attirons tout particulièrement l’attention des lecteurs sur la conclusion de l’ouvrage (chapitre 12), qui se veut aussi être une conclusion sur son œuvre trilogique sur « Wall Street »; le tout en gardant présent à l’esprit que ceci fut écrit par Sutton en 1977, il il a donc 34 ans !… Regardez et analysez le monde d’aujourd’hui à la lumière de ses conclusions d’il y a plus de trente ans… Sutton est l’exemple même de la véracité de la formule qui dit qu’il faut connaître le passé pour comprendre le monde d’aujourd’hui et anticiper celui de demain.

Encore faut-il toujours avoir les bonnes informations disponibles ! Sutton, Zinn et quelques autres nous y aident, merci à eux pour leur courage et leur honnêteté intellectuelle et pour avoir passé leur vie à contre-courant.

— Résistance 71 —

 

1ère partie

2ème partie

3ème partie

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Chapitre 11

La collaboration de Wall Street et des Nazis dans la seconde guerre mondiale

 

Derrière les fronts de batailles de la seconde guerre mondiale, par l’intermédiaire de la Suisse et de l’Afrique du Nord, l’élite de la finance new-yorkaise collabora avec le régime nazi. Dews dossiers capturés après la guerre ont donné une quantité importante de preuves pour démontrer que pour certains éléments des affaires internationales, la période 1941-45 fut une période lucrative pour des affaires vues comme normales.

Un rapport officiel du ministre des finances américain d’alors Morgenthau incrimine Ford Motors ainsi que la Chase Bank des Rockefeller et leurs filiales françaises, le rapport conclut:

“Ces deux situations (Ford et Chase Bank) nous ont convaincu qu’il devenait nécessaire d’enquêter immédiatement sur les lieux des activités des succursales de quelques unes des plus grosses entreprises américaines qui étaient actives en France durant l’occupation allemande…” […]

[…] IG Farben USA dans la seconde guerre mondiale

La collaboration entre les hommes d’affaires américains et nazis dans l’axe Europe se faisait en parallèle de la protection des intérêts nazis sur le sol des Etats-Unis. En 1939, IG Farben USA fut renommée General Aniline & Film avec la succursale General Dyestuffs agissant comme son agent exclusif aux etats-Unis. Les noms déguisaient de manière efficace le fait que IG Farben USA était un producteur important de matériels de guerre majeurs, ceci incluant L’atabrine, le magnesium, et le caoutchouc synthétique. […]

[…] Encore plus de questions se posent quand nous observons les bombardements de l’Allemagne par l’USAF. Il n’a jamais été prouvé qu’IG Farben ait reçu un traitement de faveur et pourtant ses usines ne furent pas bombardées. […]

Les industriels et financiers américains étaient-ils coupables de crimes de guerre ?

Le procès de Nüremberg pour crimes de guerre proposa de sélectionner ceux responsables de la seconde guerre mondiale, de sa préparation et des atrocités commises et de les placer devant un tribunal. Que cette procédure soit moralement justifiable est sujet à débat et il y a des raisons pour dire que Nüremberg fut une farce politique très, très éloignées du principe légal. Quoi qu’il en soit, si nous admettons qu’il y a effectivement une telle justification légale et morale, alors certainement nous nous accorderons pour dire qu’un tel procès se doit d’être appliqué à tous, indépendemment de la nationalité. Qu’est-ce qui devrait par exemple exempter Winston Churchill ou Franklin Delano Roosevelt, mais pas exempter Adolf Hitler ou Goering ? Si le crime est la préparation de la guerre et non pas la vengeance, alors la justice doit être impartiale.

Les directives préparées par le conseil de contrôle américain en Allemagne pour l’arrestation et la détention des criminels de guerre se réfère à “nazis” et “sympathisants nazis” et n’emploie pas le terme “Allemands”. Ci-dessous les extraits ayant trait à ce que nous disons:

“Vous rechercherez, arrêterez et maintiendrez en détention jusqu’à plus amples instructions quant à comment en disposer: Adolf Hitler, ses chefs nazis associés, d’autres criminels de guerre et toutes les personnes qui ont participées à la planification, à la mise en place et à l’exécution des entreprises nazies impliquant ou résultant en atrocités ou crimes de guerre.”

Puis suit une liste de catégories de personnes à mettre en état d’arrestation, incluant

8- Les nazis et sympathisants ayant tenus des positions clef et importantes dans:

a) les organisations économiques et civiles nationales

b) les corporations et autres organisations dans lesquelles le gouvernement avaient des intérêts financiers majeurs

c) l’industrie, le commerce, l’agriculture et la finance

d) l’éducation

e) le judiciaire

f) la presse, les maisons de publication et leurs agences disséminant les informations et la propagande

Les industriels et financiers américains cités dans ce présent ouvrage font tous partie des catégories citées ci-dessus. Henry et Edsel Ford ont respectivement financé Hitler et ont profité de la production de guerre allemande. Standard Oil du New Jersey (NdT: dont les Rockefeller étaient les actionnaires principaux), la General Electric, la General Motors et ITT ont certainement fait des contributions financières et/ou techniques ce qui est une preuve prima facie de leur “participation dans la planification ou l’exécution d’entreprises nazies”.

Il y a en bref des preuves irréfutables qui pointent sur:

(i)  Coopération avec la Wehrmacht (Ford Motors, Banques Chase et Morgan)

(ii)  Aide au plan quadriénal nazi et mobilisation économique pour la guerre (Standard Oil New Jersey)

(iii) Créer et équioer la machine de guerre nazie (ITT)

(iv)  Produire et entreposer des matériels critiques pour les nazis (Ethyl Corporation)

(v)  Affaiblissement des ennemis potentiels des nazis (IG Farben USA)

(vi)  Perpétration de propagande, de renseignement et d’espionage (IG Farben USA et le chargé des relations publiques des Rockefeller Ivy Lee)

Au minimum, il y a suffisamment de preuves pour demander une enquête approfondie et impartiale. Mais comme nous l’avons précédememnt noté, ces mêmes entreprises et financiers sont ceux-là même qui furent proéminents dans l’élection de Roosevelt en 1933 et avaient suffisemment d’influence politique pour faire détourner les menaces d’enquête […]

[…] Ces compagnies américaines étaient-elles au courant de leur assistance à la machine de guerre hitlérienne ? D’après les intéressés, bien sûr que non ! Ils clâment leur innocence à avoir aider Hitler et l’Allemagne nazie…

Malheureusement, les preuves présentées sont contraires. La Standard Oil du New Jersey non seulement aida la machine de guerre hitlérienne, mais en avait parfaitement connaissance. Emil Helfferich, président du conseil d’administration de la succursale de la Standard Oil, était un membre du cercle Keppler avant qu’Hitler n’accède au pouvoir; il continua à contribuer au financement du cercle des amis d’Himmler jusquà fin 1944.

Ainsi, il n’était pas difficile d’envisionner pourquoi les industriels nazis furent troublés par “l’enquête” et pensèrent à la fin de la guerre que leurs amis de Wall Street les sortiraient d’affaire et les protégeraient de la fureur de ceux qu’ils avaient tant fait souffrir. Ces attitudes furent présentées au comité Kilgore en 1946:

“Vous serez sûrement intéressé de savoir Mr le président, que les top exécutifs d’IG Farben et autres, lorsque nous les avons questionné sur ces activités, étaient parfois enclins à être indignés. Leur attitude générale et leur attente étaient que la guerre était finie et que nous devrions maintenant consacrer du temps et des efforts à les aider à remettre sur pied IG Farben et le reste de l’industrie allemande. Quelques uns d’entr’eux ont ouvertement dit que cet intérogatoire et cette enquête étaient à leurs yeux, un simple phénomène de courte durée, car dès que les choses se seront un peu décantées, ils étaient en attente de voir leurs amis des Etats-Unis et d’Angleterre venir les sortir de là. Leurs amis, disaient-ils, mettraient un terme à ces enquêtes et veilleraient à ce qu’ils soient mieux traités et qu’une assistance leur sera donnée pour ré-établir leur industrie.”

Chapitre 12

Conclusions

Nous avons démontré avec preuve documentée un certain nombre d’associations critiques entre les banquiers internationaux de Wall Street et la montée d’Hitler et du nazisme en Allemagne.

Premièrement: Que Wall Street a financé les cartels industriels allemands dans les années 1920, ce qui en retour a amené Hitler au pouvoir.

Deuxièmement: Que le financement d’Hitler et de ses voyous de rue SS venait en partie de filiales et de succursales d’entreprises Etats-Uniennes, incluant Henry Ford en 1922, les paiements par IG Farben et General Electric en 1933, suivis par les paiements subsidiaires de la Standard Oil du New Jersey et d’ITT à Heinrich Himmler jusqu’en 1944.

Troisièmement: Ques les multinationales américaines sous le contrôle de Wall Street ont généreusement profitées du programme de construction militaire d’Hitler pour l’Allemagne dans les années 1930 et ce jusqu’à au moins 1942.

Quatrièmement: Que ces mêmes banquiers internationaux ont utilisé leur influence politique aux Etats-Unis pour maquiller et cacher leur collaboration de guerre et à cette fin, ont infliltré la commission de contrôle américaine pour l’Allemagne.

Notre preuve pour ces quatre affirmations peut-être résumée comme suit:

Dand le chapitre 1 nous avons présenté la preuve que les plans Dawes et Young pour les réparations de guerre allemandes avaient été formulés par des gens de Wall Street, qui portaient temporairement une casquette d’hommes d’état et que ces prêts ont généré une pluie de bénéfices pour ces banquiers. Owen Young de la General Electric, Hjalmar Schacht, A. Voegler et d’autres étaient intimement connectés avec l’accession d’Hitler au pouvoir et tous avaient été précédemment des négociateurs pour à la fois le côté américain et le côté allemand. Trois grosses firmes de Wall Street: Dillon, Read; Harris & Forbes et la National City Company, ont géré les trois-quarts des prêts aux Allemands pour leurs réparations de guerre afin de créer le système de cartel allemand, ceci incluant les très dominantes IG Farben et Vereinigte Stahlwerke, qui ensemble ont produit 95% des substances explosives nazies pendant la seconde guerre mondiale.

Le rôle central d’IG Farben dans le “coup d’état” d’Hitler fut analysé dans le chapitre 2. Les directeurs d’IG Farben USA frent identifiés comme étant d’importants hommes d’affaires américains: Walter Teagle, un associé proche de FD Roosevelt et administrateur du NRA, le banquier Paul Warburg (son frère Max étant à la tête d’IG Farben en Allemagne..) et Edsel Ford. Farben contribua de 400 000 RM directement à travers Schacht et Rudolf Hess pour l’utilisation dans les élections de 1933 et Farben a été subséquemment à la pointe de développement militaire nazi […]

[…] En fait presque tous les directeurs de la branche allemande de la General Electric (AEG) étaient des soutiens inconditionnels d’Hitler, soit directement par AEG, soit indirectement au travers d’autres entreprises allemandes…

Nous avons aussi conclu que les usines d’AEG ont su échapper au bombardement des alliés par une manœuvre jusqu’ici inconnue.

Un examen du rôle de la Standard Oil du New Jersey (qui était contrôlée par les intérêts des Rockefeller) fut entrepris dans le chapitre 4. La Standard Oil n’a apparemment pas financé l’accession d’Hitler au pouvoir en 1933 (cette partie du “mythe de Sidney Warburg” n’a pas été prouvée). Mais d’un autre côté, des paiements furent faits par la Standard Oil jusqu’à 1944, pour le développment de l’essence synthétique à des fins de guerre au bénéfice des nazis et aussi au travers de sa succursale, au cercle des amis d’Himmler pour des buts politiques.

Le rôle de la Standard Oil fut aussi d’assistance technique pour le développment nazi de caoutchouc et d’essence synthétiques au travers d’une entreprise de recherche états-unienne qui était sous le contrôle et la gestion de la Standard Oil: La Ethyl Gasoline Company, propriété jointe de a Standard Oil du New Jersey et de General Motors; celle-ci fut instrumentale pour procurer de l’éthyl de plomb si vital pour l’Allemagne nazie et ce en faisant fi de la protestation écrite du gouvernement des Etats-Unis par le biais de son ministère de la défense. Ceci fut fait en toute connaissance de cause à savoir que l’éthyl de plomb était pour des buts militaires nazis.

Dans le chapitre 5 nous avons démontré que l’International Telephone and Telegraph Company (ITT), une des multinationales les plus célèbres, travailla pour les deux côtés de la belligérence dans la seconde guerre mondale au travers du Baron Kurt von Schröder, de la Schroder Banking Group. ITT détenait également 28% des parts de la compagnie aéronautique Focke-Wolfe, qui fabriquait d’excellents avions de combat pour l’Allemagne. Nous avons égalemement exposé l’implication de Texaco (Texas Oil Company) dans les aventures nazies par l’avocat allemand Westrick, mais la compagnie licencia son directeur du conseil d’administration quand ces aventures furent officiellement révélées.

Henry Ford fut un soutien d’Hitler de la première heure (dès 1922) et Edsel Ford continua la tradition familiale en 1942 en encourageant la filiale française de Ford à faire des affaires et bénéfices en armant la Wehrmacht allemande. Subséquemment, ces véhicules produits par Ford en France furent utilisés contre des soldats américains lorsqu’ils débarquèrent en 1944. Pour sa reconnaissance de la première heure et son assistance indéfectible aux nazis, Henry Ford reçu une décoration nazie en 1938.

Le chapitre 7 a repondu à la question de savoir qui a financé Adolf Hitler ? Ce chapitre accuse Wall Street et incidemment personne d’autre de conséquence aux Etats-Unis si ce n’est la famille Ford. La famille Ford n’est nornalement pas associée avec Wall Street mais fait certainement partie de “l’élite du pouvoir” américaine […]

[…] Dans le chapitre 10 nous avons révisé un livre publié en 1933 et censuré en 1934 et le “mythe de Sidney Warburg”. Le livre censuré accusa les Rockefeller, les Warburg et les compagnies pétrolières majeures d’avoir financé Hitler[…]

[…] Finalement dans le chapitre 11, nous avons examiné les rôles des banques Morgan et Chase dans la seconde guerre mondiale, spécifiquement leur collaboration avec les nazis en France alors qu’un guerre majeur faisait rage.

En d’autres termes, à l’instar de nos deux examens précédents sur les liens entre les banquiers internationaux de New York et des évènements historiques majeurs (NdT: Sutton parle ici de ses deux ouvrages sur Wall Street et la révolution russe et Wall Street et FD Roosevelt), nous trouvons un schéma concordant et une manipulation politique.

L’influence envahissante des banquiers internationaux

Après avoir observé et analysé un très large spectre de faits historiques présentées dans les trois volumes de la série sur Wall Street, nous retrouvons avec insistance les mêmes noms qui reviennent sans cesse: Owen Young, Gerard Swope, Hjalmar Schacht, Bernard Baruch, etc… De même pour les banquiers internationaux: JP Morgan, Guaranty Trust, Chase Bank (Rockefeller) et toujours la même adresse: 120 Broadway, New York.

Ce groupe de banquiers internationaux a soutenu la révolution bolchévique en 1917 et ont subséquemment fait beaucoup de bénéfices sur l’établissement de la Russie soviétique. Ce même groupe a soutenu Roosevelt et a grandement profité du socialisme du New Deal. Ce groupe a aussi soutenu Hitler et a certainement profité du réarmement de l’Allemagne dans les années 1930. Quand le monde du gros business aurait dû s’occuper de gérer ses affaires qui à Ford Motors, qui à la Standard Oil dans le New Jersey etc… nous trouvons ce monde du gros business impliqué dans des arrangements politiques, une guerre et des révolutions dans trois pays importants.

La version historique présentée ici est celle qui dit que l’élite financière a assisté en toute connaissance de cause et avec préméditation, la révolution bolchévique de 1917, de concert avec les banquiers allemands.

Après avoir dégagé de gros bénéfices de la détresse hyper-inflationiste allemande de 1923 et avoir planifié de placer la lourde charge des réparations de l’Allemagne sur le dos des investisseurs américains, Wall Street réalisa qu’elle avait amené la crise financière de 1929.

Deux hommes furent alors soutenus comme les leaders des pays occidentaux d’importance: Franklin Delano Roosevelt aux Etats-Unis et Adolf Hitler en Allemagne. La “nouvelle donne” de Roosevelt et le plan quadriénal d’Hitler avaient de très grandes similarités. Les plans de Roosevelt et d’Hitler étaient des plans faits pour une prise en main fasciste de leur pays respectif. Alors uqe le NRA de Roosevelt fut un échec à cause des restrictions constitutionnelles valides, le plan d’Hitler fut un succès […]

[…] Le 1er Mai 1918, alors que les Bolchéviques ne contrôlaient qu’une petite partie de la Russie (et furent même bien près de perdre cette petite fraction à l’été 1918), l’Americain League to Aid and Cooperate with Russia fut créée à Washington DC afin de soutenir les Bolchéviques. Ceci n’était pas un type de comité du style “enlevez vos sales pattes de la Russie” formé par le parti communiste américain ou ses alliés, non… C’était un comité créé par Wall Street avec P. Whalen de la Vacuum Oil Company (Rockefeller) comme trésorier et Coffin et Oudin de la General Electric, avec aussi Thompson du système de la réserve fédérale, Willard de la compagnie de chemins de fer Baltimore & Ohio et d’autres socialistes associés.

Quand nous analysons ls montée d’Hitler et du nazisme, nous trouvons également la Vacuum Oil et la General Electric en grande représentation. L’ambassadeur américain en Allemagne Dodd était stupéfait de la contribution financière et technique de la société Vacuum Oil contrôlée par les Rockefeller au développement des usines de production d’essence pour l’armée allemande. L’ambassadeur essaya de prevenir Roosevelt, car il croyait dans sa grande naïveté sur les affaires du monde que Roosevelt interviendrait, mais Roosevelt lui-même était soutenu par ces mêmes intérêts pétroliers et Walter Teagle de la Standard Oil du New Jersey et du NRA était également au comité directeur de la fondation Roosevelt Warm Springs; ainsi dans un des nombreux exemples possibles, nous trouvons la compagine des Rockefeller Vacuum Oil assistant de manière importante à la création et au développement de la Russie bolchévique, de la montée en puissance de l’Allemagne nazie et en même temps soutenant également le New Deal de Roosevelt.

Les Etats-Unis sont-ils dirigés par une élite dictatoriale ?

Dans cette dernière décennie, certainement d epuis le début des années 1960, il y a eu une parution d’un flot incessant d’informations qui présente la thèse que les Etats-Unis sont dirigés par une élite non-élue qui se perpétue elle-même […]

[…] Une source substantielle d’information très souvent citée est Carroll Quigley, professeur de relations internationales à l’université de Georgetown, qui publia en 1966 un livre d’histoire monumental intitulé “Tragedy and Hope”. Le livre de Quigley se démarque des autres ouvrages révisionistes par le fait qu’il est basé sur une recherche de deux ans sur les documents internes d’un des centres du pouvoir. Quigley retrace l’histoire de l’élite du pouvoir:

“…La puissance du capitalisme financier a eu un autre but aux ramifications tentaculaires, qui n’est rien d’autre que la création d’un système mondial de contrôle financier dans des mains privées et capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie du monde dans son entièreté.”

Quigley démontre également que le Council on Foreign Relations (CFR), la National Planning Association et d’autres groupes sont des corps de fabrication politique “semi-secrets” sous le contrôle de l’élite du pouvoir… Quigley va loin dans la fourniture de la preuve de l’existence de cette élite du pouvoir, mais ne pénètre pas dans le monde opérationnel de cette élite […]

[…] Il est intéressant de noter que les documents utilisés par moi-même proviennent de sources gouvernementales, des archives au jour le jour des actions de Trotski, Lénine, Roosevelt, Hitler, JP Morgan et des multiples banques et firmes impliquées.

D’un autre côté des auteurs comme Jules Archer, Gary Allen, Helen P. Lasell et William Domhoff ont écrit de différents points de vue politiques et sont tous consistant avec l’évidence de l’implication de Wall Street. Ces écrivains présentent tous l’hypothèse d’une élite au pouvoir manipulant le gouvernement américain. Ma trilogie sur “Wall Street” démontre comment cette hypothétique élite du pouvoir a manipulé des évènements historiques très spécifiques.

De manière évidente l’exercice de ce type de pouvoir sans limite et supra-légal est inconstitutionnel, même s’il est enrobé dans des actions qui semblent être légales. Nous pouvons donc poser la question de l’existence même d’une force subversive visant à enlever la garantie des droits constitutionnels (NdT: ce livre fut écrit en 1977, regardons où en est l’Amérique aujourd’hui et surtout depuis le 11 Septembre 2001 qui a vu l’avènement du Patriot Act pour l’augmentation de la “sécurité” des Etats-Unis au détriment des libertés individuelles et du droit constitutionnel. Tous les évènements de ces trente dernières années ne tendent qu’à confirmer et non pas infirmer les recherches des professeurs Quigley et Sutton ainsi que de gens comme Gary Allen, dont nous avons du reste traduit et publié ici même de larges extraits de son “Dossier Rockefeller”...).

L’élite new-yorkaise comme force subversive

L’histoire du XXème siècle, telle qu’elle est enregistrée et divulguée dans les journaux et les livres d’histoire de l’establishment, est incorrecte. C’est une narration de l’histoire qui n’est basée exclusivement que sur des documents officiels dont les différentes administrations ont jugé bon de divulguer au public. Mais un narratif juste de l’histoire ne peut pas être basé sur l’accès partiel et sélectif de documents d’archives. Une justesse demanderait un accès à TOUS les documents. Dans la pratique, alors que nous commençons à avoir accès à des documents qui étaient classifiés “confidentiel ou secret”, provenant des archives du ministère des affaires étrangères américain, du Royaume-Uni et d’Allemagne, une nouvelle version de l’histoire a émergée, une version qui nous donne la vision officielle de l’establishment comme n’étant pas uniquement fausse, mais de fait fabriquée pour cacher un dogme pénétrant du mensonge et de la conduite immorale […]

[…] Avec cette trilogie (NdT: “Wall Street and the Bolshevik Revolution”, “Wall Street and FDR” et “Wall Street and the Rise of Hitler”), nous avons identifié le siège réel du pouvoir politique aux Etats-Unis pour trois évènements historiques majeurs, le pouvoir de derrière le rideau, l’influence cachée sur Washington, comme celui de la finance de New York: les banquiers privés internationaux, et plus spécifiquement les maisons financières de JP Morgan et la Chase Manhattan Bank que Rockefeller contrôle et à l’époque d’avant la fusion de la Manhattan Bank avec l’ancienne Chase Bank, la famille Warburg.

Les Etats-Unis et ce malgré sa constitution et ses restrictions supposées qu’elle implique, devient un état quasi totalitaire.

Alors que nous n’avons pas (encore) les pièges inhérents à la dictature, les camps de concentration et la frappe à notre porte sur le coup de minuit, nous avons néanmoins des menaces et des actions qui ciblent la survie même des critiques, l’utilisation de l’Internal Revenue Service (NdT: L’IRS aux USA est le fisc) pour ramener les dissidents dans la droite ligne de conduite et la manipulation de la constitution par un système judiciaire qui est politiquement soumis à l’establishment.

Il est de l’intérêt pécunier des banquiers internationaux de centraliser le pouvoir politque et cette centralisation ne peut-être le mieux achevée que dans une société collectiviste, comme la Russie soviétique, l’Allemagne national-socialiste ou la société socialiste Fabian des Etats-Unis.

Il ne peut pas y avoir de compréhension et d’apréciation complètes de la politique américaine et de sa politique étrangère du XXème siècle, sans vraiment comprendre que l’élite financière monopilise de manière très effective la politique de Washington.

Cas par cas, jour après jour, de la nouvelle documentation consultable implique l’élite et confirme cette hypothèse. Les versions révisionistes de l’entrée des Etats-Unis dans la première et la seconde guerres mondiales, en Corée et au Vietnam, révèlent l’influence et les objectifs de cette élite.

Pour la plus grande part du XXeme siècle, le système de la réserve fédérale et tout particulièrement la banque de la réserve fédérale de New York (qui échappe à la juridiction du congrès, qui n’a pas été contrôlée et qui a le pouvoir d’imprimer l’argent et de créer le crédit à volonté) a exercé un monopole virtuel sur toute l’économie américaine. Dans les relations internationales et la politique étrangère, le CFR, qui est supposé être superficiellement un forum tout à fait innocent d’intellectuels, d’hommes d’affaires et de politiciens, contient en son sein même, peut-être même de manière inconnue de la plupart de ses membres, un centre de pouvoir qui détermine de manière unilatérale la politique étrangère des Etats-Unis. L’objectif principal de cette politique étrangère submergée, mais très subversive, est l’acquisition de marchés et de puissance économique (bénéfices en d’autres termes), pour un petit groupe de mega-multinationales sous le contrôle virtuel de quelques maisons financières et banques d’investissement et les familles qui les contrôlent.

Par le truchement de fondations contrôlées par cette élite, la recherche en tout domaine faite par des universitaires obédients et veûles, qu’ils soient “conservateurs” ou “libéraux”, a été dirigée et contrôlée par une canalisation utile aux objectifs de l’élite essentiellement pour maintenir cet appareil de pouvoir subversif et anticonstitutionnel.

Par les maisons d’édition contrôlées par cette même élite financière, les ouvrages indésirables ont été écrasés et éliminés et ceux qui lui sont utiles promus… Par le contrôle d’une douzaine environ de journaux importants, gérés par des rédacteurs en chef qui pensent tous la même chose, l’information divulguée au public peut presqu’être contrôlée à volonté. Hier le programme spatial, aujourd’hui la crise énergétique ou une campagne pour l’écologie et demain une guerre au Moyen-Orient ou toute autre “crise” fabriquée.

Le résultat absolu de la manipulation de la société par l’élite de l’establishment a été quatre guerres majeures en soixante ans, une dette nationale handicapante, un abandon de la constitution, la suppression de la liberté et de l’opportunité et la création d’un vaste gouffre de crédibilité entre l’homme de la rue et Washington DC. Le tout pendant que l’outil futile des deux partis politiques majeurs trompettent leurs différences artificielles dans un cirque de réunions électorales et que le cliché de la “politique étrangère bipartisane” n’est plus du tout crédible, l’élite financière reconnaît elle-même que sa politique manque de reconnaissance publique, il est de plus en plus évident que tout cela est préparé pour continuer sans même avoir le soutien de l’opinion publique.

En bref, nous devons maintenant considérer et débattre pour savoir si cette élite basée à New York est une force subversive opérant avec délibération et connaissance de cause pour supprimer à terme, la constitution et la société libre. Ceci sera la tâche de la prochaine décennie.

La vérité révisioniste émerge lentement

L’arène de ce débat et la base de nos accusations de subversion est la zone d’évidence donnée par l’historien révisioniste. Doucement, au travers des décennies, livre par livre, presque ligne par ligne, la vérité sur les évènements historiques récents a émergé au fur et à mesure que des documents sont accessibles, sondés, analysés et mis dans une meilleure perspective, plus valide, du cadre historique.

Considérons deux exemples historiques. L’entrée dans la seconde guerre mondiale des Etats-Unis, a été supposément précipitée, d’après la version de l’establishment, par l’attaque des Japonais sur la base navale de Pearl Habor. Depuis, des historiens révisionistes ont fermement établi que Franklin D. Roosevelt et le général Marshall avaient connaissance de l’imminente attaque japonaise et ne firent absolument rien pour en avertir les autorités militaires de la base de Pearl Harbor. L’establishment voulait la guerre avec le Japon. Subséquemment, le pouvoir fît egalement en sorte que l’enquête du congrès sur les évènements de Pearl Harbor soit en accord avec la ligne de Roosevelt. Des mots de Percy Greaves, chercheur expert en chef de la minorité républicaine du comité joint du congrès pour l’enquête sur Pearl Harbor:

“Les faits dans leur entièreté ne seront jamais connus. La plupart de la soi-disant enquête n’a été que la tentative de supprimer, de dérouter et de brouiller ceux qui recherchaient la vérité. Du début à la fin, des faits et des dossiers ont été éludés afin de ne révéler que les pièces d’information qui sont au bénéfice de l’administration étant sujette à l’enquête. Ceux qui cherchent la vérité s’entendent dire que d’autres faits et documents ne peuvent pas être révélés parce qu’ils sont imbriqués dans des journaux et des notes personnelles, relatent de nos relations avec d’autres pays ou ne contiennent soi-disant aucune information de valeur.”

Ceci ne fut pas la première fois qu’on tentait d’amener les Etats-Unis en guerre, et ce ne fut pas la dernière. Les intérêts de la famille Morgan, de concert avec Winston Churchill, ont essayé de faire entrer les Etats-Unis dans la première guerre mondiale aussi tôt qu’en 1915 et ne furent couronnés de succès qu’en 1917. L’ouvrage de Colin Thompson “Lusithania” implique le président Woodrow Wilson dans le torpillage du Lusithania, un moyen horrible pour forcer la main de l’opinion publique à supporter une entrée en guerre des Etats-Unis contre l’Allemagne. Thompson démontre dans son livre que le président Wilson savait bien longtemps à l’avance que le Lusithania transportait six millions de cartouches plus des explosifs et ainsi savait que “les passagers qui acceptèrent de naviguer sur ce vaisseau le faisaient en violation des statuts de cette nation.”

La commission d’enquête britannique sous les auspices de Lord Mersey fut “instruite” par le gouvernement britannique “qu’il était considéré comme politiquement correct que de déclarer le capitaine du Lusithania Turner, comme étant le responsable principal de ce désastre.”

Rétrospectivement, et au vu des preuves apportées par Colin Thompson, le blâme de la tragédie devrait plus logiquement être imputé au président Wilson, au “colonel “ House, à JP Morgan et à Winston Churchill; ceete élite conspiratrice aurait dû être trainée devant les tribuanux pour négligence volontaire, si pas haute trahison. Il est à mettre à l’éternel crédit de Lord Mersey, qu’après avoir “rempli son devoir” sous les instructions du gouvernement de sa majesté et donc placé la responsabilité sur le capitaine Turner, il démissionna, refusa son salaire et à cette date, refusa d’être nommé dans les commissions d’enquête du gouvernment britannique. A ses amis, Lord Mersey ne dira du Lusithania que “ce fut une sale affaire”. (NdT: « dirty business” en anglais).

Puis en 1933-4 vint la tentative faite par la firme de JP Morgan d’installer une dictature fasciste aux Etats-Unis. Des propres mots de Jules Archer, cela était planifié à la manière d’un putsch fasciste pour prendre le pouvoir et le “contrôler  par le moyen d’un dictateur pour les bénéfices des banquiers et des industriels américains”. Une fois de plus, une seule personne courageuse émergea. Le général Smedley Darlington “Butch” Butler, qui donna l’alerte sur la conspiration de Wall Street; et une fois de plus le congrès, surtout les députés Dickstein et MacCormack, se distingua par sa couardise en refusant une enquête appronfondie et ne conduisit une enquête que pour blanchir les intéressés.

Depuis la seconde guerre mondiale, nous avons vu la guerre de Corée, la guerre du Vietnam, des guerres qui ont coûtées beaucoup d’argent et de vies humaines et qui n’avaient aucun autre but majeur que de générer des contrats de multi-milliards de dollars en armement. Ces guerres n’ont certainement pas été faites pour contenir le communisme, car depuis plus de 50 ans, l’establishment a pomponné et sponsorisé l’URSS qui suppléa l’armement à toutes les oppositions dans ces deux guerres de Corée et du Vietnam. Ainsi notre histoire révisioniste prouvera que les Etats-Unis ont armé directement ou indirectement les deux côtés de la belligérence d’au moins la guerre de Corée et celle du Vietnam […]

[…] Ce que l’histoire révisioniste nous apprend réellement est que notre volonté en tant que citoyens individuels à abandonner le pouvoir politique à une élite a coûté au monde environ 200 millions de vies humaines entre 1820 et 1975. Ajoutons à cela la misère non-dite des camps de concentration, des prisonniers politiques, de la suppression et de l’oppression de ceux qui essaient d’amener la vérité au grand jour.

Quand cela s’arrêtera t’il ? Cela ne s’arrêtera pas tant que nous n’agissons pas selon un axiome très simple: que le système du pouvoir ne continue que tant que les individus veulent qu’il continue et cela continuera seulement tant que les individus essaient d’avoir quelque chose pour rien. Le jour où une majorité d’individus déclarera ou agira comme s’ils ne voulaient rien du gouvernement, déclarera qu’elle s’occupera elle-même de ses intérêts et de son bien-être, alors ce jour là les élites du pouvoir seront finies. La tentation attractive “d’aller avec ces élites du pouvoir” est l’attraction vers le quelque chose pour le rien. C’est l’appât. L’establishment offre toujours quelque chose pour le rien: mais ce quelque chose est toujours pris à quelqu’un d’autre, soit comme impôt, taxe ou pillage et donner quelque part d’autre en échange de soutien politique.

Les crises et guerres périodiques sont utilisées pour obtenir un soutien pour des autres cycles de pillage-récompense, ce qui a pour effet de resserer le nœud coulant autour du cou des libertés individuelles. Bien sûr nous avons également les hordes d’éponges intellectuelles, d’hommes d’affaire amoraux et de profiteurs, pour agir comme les récipients non productifs du pillage.

Arrêtons le cycle du pillage et de la récompense immorale et les structures élitistes s’effondreront. Mais pas avant qu’une majorité ne trouve le courage moral et la force intérieure de rejeter ce jeu truqué du quelque chose pour rien et de le remplacer par des associations volontaires, des communes volontaires ou des réglementations locales et des sociétés décentralisées, pour que cesse enfin le meurtre et le pillage.

FIN