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Analyse politique: partis prolétariens contre révolution prolétarienne (Robert Bibeau avec commentaires de R71)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 27 octobre 2018 by Résistance 71

Nous relayons cette analyse de Robert Bibeau des “7 du Québec” dans le souci de notre appel en écho de la résistance zapatiste du Chiapas et la nécessité de plus en plus absolue de former un Réseau de Résistance et de Rébelilon International (RRRI ou 3RI) contre la société marchande et la dictature étatico-capitaliste qui asservit l’humanité d’une manière sans précédent.

Si nous ne sommes pas d’accord sur tout ce qui y est dit, l’analyse part de certains principes sous-jacents à toute analyse anarchiste de la situation historique que nous vivons. Afin d’éviter toute confusion possible, nous invitons les lecteurs à lire ces deux articles de René Berthier  (ici et ) que nous avons republiés et qui traitent de la relation entre marxisme et anarchie. Nous mettons sous le texte quelques lectures complémentaires relevantes sur le sujet abordé par Robert. En ce qui nous concerne, nous ne commenterons pas ce texte de Bibeau en détail mais sur les points qui nous paraissent essentiels. Nous le ferons en notes distinctives sous le texte original que nous commentons. Tout commentaire additionnel est bienvenu en section prévue à cet effet. Bonne lecture à toutes et à tous !

A (re)lire en complément à notre sens indispensable, notre “Manifeste pour la société des sociétés” (octobre 2017), à lire et aussi diffuser sans aucune modération…

~ Résistance 71 ~

Partis et mouvement prolétariens contre révolution prolétarienne

 

Robert Bibeau

 

24 octobre 2018

 

url de l’article:

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/partis-et-mouvement-proletariens-vs-revolution-proletarienne/

 

Nous ne ferons pas usage ici des expressions gauche, droite, social-démocrate, socialisme, marxisme-léninisme, maoïsme, anarchisme ou parti communiste, autant de mots galvaudés, dénaturés, qui sèment la confusion parmi les militants prolétariens. Pour un militant prolétarien, ce n’est pas le Parti qui est le sujet et l’objet fondamental, mais ce sont la classe et la révolution prolétarienne. Nous insistons, la révolution que nous préparons chacun à notre façon ne sera ni réformiste, ni socialiste, ni communiste, mais essentiellement prolétarienne du nom de son protagoniste principal.

Le ou les Partis de la classe prolétarienne surgiront de la révolution

Nous, du webmagazine Les7duQuébec.com, sommes une portion de la classe prolétarienne, une portion révolutionnaire de cette classe révolutionnaire, mais nous ne sommes pas son avant-garde formelle, ni son directoire détaché de la classe et de son historicité. Le fait de développer une conscience plus claire de la mission historique du prolétariat nous confère un devoir et des responsabilités envers notre classe – qui est la source de notre conscience de classe – et ne nous autorise aucun privilège d’encadrement des militants, de gestion des caisses du mouvement, ou d’administration de l’État bourgeois que nous répudions complètement. La tâche politique des prolétaires révolutionnaires n’est pas de conquérir électoralement ou autrement l’appareil d’État bourgeois, mais de le détruire. D’ici là, laissons aux bourgeois la gestion de l’État capitaliste périclitant. (2)

C’est le développement du mode de production qui produit les classes sociales antagonistes et, contrairement à Bordiga, nous ne croyons pas que : «Les travailleurs se constituent «en classe, et donc en parti politique» quand leurs propres luttes indépendantes de toute fraction de la bourgeoisie les convertissent en sujet politique propre.»(3) Une classe sociale existe objectivement, de par son activité dans le procès de production, indépendamment des organisations de classe – partis politiques ou associations –. La lutte de classe ne dépend ni de la volonté ni de la conscience d’une classe sociale. La lutte de classe est comme les fonctions vitales de l’organisme humain, elle ne disparaitra qu’avec les classes sociales elles-mêmes et donc avec les modes de production fondés sur l’exploitation d’une classe par une autre.

Ce sont les classes sociales qui génèrent leurs organisations de lutte de classe

Ce ne sont jamais les partis politiques qui produisent ou « cristallisent » les classes sociales ou les luttes de classe. Ainsi, tout militant aura noté que lorsque la classe prolétarienne répudie et déserte les organisations sociales-démocrates, menchéviques, bolchéviques, socialistes, communistes, marxistes-léninistes, gauchistes, maoïstes, syndicales, etc. ce n’est pas la classe qui s’effrite et disparait, mais ce sont ces organisations qui, ayant perdu leur utilité historique suite à la décrue du mouvement prolétaire, se disqualifient et se pétrifient, ou alors elles s’agitent en périphérie des luttes sur le front économique, ou encore, ces organisations anémiques rallient les organisations politiques de la bourgeoisie sur les banquettes du crétinisme parlementaire.

Chaque militant prolétarien aura également remarqué que l’atrophie ou la disparition de ces organisations « partidistes » (4) ne font pas disparaitre la mémoire ni l’expérience de lutte qui sont conservées dans le subconscient de la classe pour être actualisées lors des périodes se résurgences de la lutte de classe. Par exemple, la mission présente des organisations du mouvement prolétarien consiste, non pas à ressasser les textes « sacrés » du passé; ni à mesurer le niveau de conformité des écrits actuels avec les dogmes sacralisés d’autrefois; ni de rempiler les effectifs des sectes sous la gouverne de gourous déjantés. La tâche présente, au moment où les forces révolutionnaires prolétariennes accumulent l’énergie pour un grand affrontement est de réinterpréter et d’adapter les acquis historiques accumulés par la classe à l’aune de la conjoncture économique, politique, idéologique, médiatique, sociale et militaire contemporaine. La guerre de classe ne se fera pas de la même manière au XXIe siècle qu’au temps des Croisés ni qu’au temps des tranchées.

Comme Marx dans l’Idéologie allemande (1845) nous pensons que : « (…) l’apparition conséquente d’un parti formel de la révolution prolétarienne ne pouvait avoir lieu qu’au cours de la révolution elle-même, au travers de la lutte classe contre classe, car ce n’est qu’alors que les attaches qui enserrent le développement de la conscience peuvent se détendre suffisamment pour les rendre possibles. » (5). Nous ajoutons que ce n’est qu’alors que les chaînes de l’oppression économique et de l’autorité politique du capital sur le travail salarié se brisent, créant de grands désordres parmi la classe dominante, et provoquant un courant insurrectionnel à la faveur de la résistance.

Le programme de la classe prolétarienne révolutionnaire

Pour nous, le programme politique de la classe prolétarienne ne contient qu’un seul article que l’on peut ainsi énoncer : mener toutes les résistances de classe contre le capital et son État, sur les fronts économique, politique et idéologique, hors de toutes organisations bourgeoises. Préparer ainsi les conditions objectives et subjectives de l’insurrection populaire, et la transformer en révolution prolétarienne qui sera de longue durée à n’en pas douter. Les principes et les méthodes de construction du mode de production communiste prolétarien ne sont pas du ressort des organisations révolutionnaires, mais seront, le temps venu, la responsabilité du mouvement et de la classe prolétarienne, probablement après une longue période de chaos, de répression, de contrerévolution, d’essais et d’erreurs.

Les conditions objectives de la révolution ne sont pas du ressort de la classe, ni du mouvement prolétarien, ni de la volonté d’aucune autre classe sociale. Elles découlent du développement inéluctable des contradictions au sein du mode de production capitaliste ayant atteint son zénith. Les conditions subjectives de la révolution prolétarienne découlent de la maturation des conditions objectives, qu’exploitent plus ou moins efficacement les militants dont la conscience s’affûte par la lutte, et dont s’empare l’ensemble du mouvement prolétarien.

Principes et acquis historiques

Après deux siècles de lutte de classe entre le capital et le travail salarié quelques principes fondamentaux sont désormais des acquis historiques pour la classe sociale prolétarienne. Ce sont :

  1. Pour un militant prolétarien, ce n’est pas le Parti qui est le sujet central ni l’objet fondamental de son activité idéologique et politique, mais ce sont la classe et la révolution prolétarienne. Nous insistons, la révolution radicale que nous préparons chacun à notre façon, la plus grande de l’histoire de l’humanité, ne sera ni réformiste, ni socialiste, ni marxiste-léniniste, ni communiste, ni anarchiste, mais fondamentalement prolétarienne du nom de son acteur principal. Il faut un prolétariat très développé, de hautes technicités et à forte productivité pour diriger une révolution prolétarienne moderne.

Commentaire de Résistance 71: pour clarifier, le prolétariat est constitué de tous les gens qui n’ont rien d’autre que leur force de travail à vendre pour survivre en société marchande. Le prolétariat représente 99,9% de la population mondiale.  Nous sommes d’accord avec l’essentiel de ce point, la dernière phrase nous hérisse quand même, quand Robert parle de “forte productivité”… On dirait un patron exploiteur qui parle. faudra réviser la sémantique… Il convient de dire qu’en révolution sociale achevée, il n’y aura plus que production pour consommation et  dissémination, car il n’y aura plus de valeur marchande, plus d’argent, plus de salaires. production et consommation il y aura, mais sans plus aucune connexion avec une quelconque valeur/rapport marchande.

2 La révolution prolétarienne ne pourra être menée à terme avant que la totalité des moyens de production et des forces productives, que le mode de production capitaliste est capable de valoriser, ait été engagée dans le procès de production. Marx soulignait qu’un mode de production ne disparaît «jamais avant que soient développées toutes les forces productives qu’il est assez large pour contenir». (6) De nos jours, le système capitaliste a-t-il atteint ce point de rupture sans retour (?) voilà une des questions importantes que les organisations révolutionnaires prolétariennes devraient examiner. (7)

Commentaire de Résistance 71 : La sempiternelle “fatalité” marxiste de la marche inéluctable capitaliste, catéchisme toujours rabâché du “toute tentative révolutionnaire est vouée à l’échec tant que le capitalisme n’est pas allé au bout du bout du banc”… ça aiderait qu’il y aille bien entendu, mais il trouve, son oligarchie, trouve sans cesse des moyens de le faire muter pour repartir avec ou sans guerre. Il est en train de muter à l’heure ou nous en discutons. Il faut comprendre une chose, une bonne fois pour toute: le capitalisme ne tombe pas du ciel, il n’est pas une “fatalité”, c’est une CREATION HUMAINE et à ce titre, n’étant en rien universel peut être DEFAIT tout comme il a été FAIT. Il suffit de le vouloir et de dire NON ! Ceci est une décision politique qui part de l’individu conscient et critique et qui irradie vers le collectif. Ceci constitue la position anarchiste de la révolutions sociale consciente et critique, ici et maintenant, ancrée dans la réalité de la décision d’arrêter quelque chose qu’on a mis en marche, le plus simplement du monde. Cela aidera de le faire en phase de crise du capital, mais la problématique la plus importante est la conscience humaine et la décision d’agir pour retrouver son humanité, pour être plus pleinement humain.

  1. Pendant les périodes de croissance puis de stagnation du mode de production, la lutte de classe dans l’instance économique est dominante et déterminante. Ce n’est que pendant les phases insurrectionnelles populaires, puis révolutionnaires prolétariennes que la lutte dans les instances idéologique et politique devient déterminante. Alors, la classe révolutionnaire saisit son sort, et celui de toute l’humanité, entre ses mains et oriente son destin en construisant le nouveau mode de production émergeant de l’ancien.

Commentaire de Résistance 71: Oui sur le fond, mais il ne faut pas se tromper de cause. Le “mode de production” si cher aux marxistes n’est pas le pilote, il est une dérive. La cause première est celle du POUVOIR, de la prise de décision. Celle-ci doit être ramenée dans le corps social pour être l’affaire de tous. De là surviendra un “changement de mode de production” car il n’y aura plus de division politique possible, plus de relation décideur/subordonné, oppresseur/opprimé, donc plus non plus de division économique possible. Tout découlera de cela. L’essence de la révolution sociale n’est pas économique mais politique. C’est le changement de rapport, d’attitude au pouvoir dans la société humaine, qui amènera l’émancipation et la fin de ses dérives “économiques” dont le capitalisme n’est qu’un des avatars, un des cancers serait un terme plus approprié en la circonstance..

  1. À l’image de la globalisation et de la mondialisation du mode de production capitaliste la révolution prolétarienne sera mondiale ou ne sera pas. Toute révolution locale, nationale ou régionale sera subjuguée et anéantie par les restes de l’ancien mode de production capitaliste bourgeois. C’est l’internationalisation de la révolution prolétarienne qui assurera sa victoire.

Commentaire de Résistance 71: nous sommes d’accord … mais cela partira d’état de conscience d’abord individuel puis collectif et d’action localisés qui se confédèreront. D’où la nécessité de former un Réseau de Résistance et de Rébellion International tel qu’appelé par la révolution sociale du Chiapas au Mexique.

  1. Si les conditions objectives de la révolution et du renversement du mode de production capitaliste ne sont pas réunies, les organisations qui surgiront à l’occasion d’une insurrection avortée, ou d’une révolte locale, nationale ou régionale disparaitront ou se mettront au service des intérêts de la classe hégémonique.

Commentaire de Résistance 71: Cela se produit souvent, mais ce n’est pas inéluctable, cf nos commentaires plus haut… Deux fenêtres doivent correspondre pour que LA révolution sociale (il n’y en aura qu’une, qui n’a pas encore eu lieu, nous sommes d’accord là dessus) se produise:

  • Une phase dépressive de la gouvernance étatico-capitaliste
  • Une conscience politique optimum de la classe révolutionnaire (qui constitue nous le rappelons 99,9% de l’humanité)

Jusqu’ici, nous avons été historiquement plusieurs fois en phase 2 mais pas en phase 1, en ce moment même, la phase 1 se précise, mais nous n’avons pas la seconde fenêtre, la conscience politique générale est au 36ème dessous. Il n’y a pas besoin d’avoir 100% ou 90% de gens conscients et actifs, 10-15% suffisent pour insuffler un modèle viable, pourvu que le pouvoir soit immédiatement redilué mondialement dans les peuples. Nous devons cibler la « solution à 10% »

  1. Les organisations de classe n’engendrent pas la classe sociale, elles en sont le reflet. Si les organisations politiques se disant prolétariennes passent de la révolution à la réaction, c’est que les conditions objectives et subjectives de la révolution ne sont pas à maturité et rien ne pourra y changer. Il faut recommencer comme l’histoire du mouvement ouvrier nous là enseigné.

Commentairee de Résistance 71: traduit en langage courant, Robert dit peut-être la même chose que nous ci-dessus… Est-ce le cas ?

  1. L’État est l’appareil administratif de la classe capitaliste et la structure de répression de la classe prolétarienne. Le mouvement prolétarien révolutionnaire rejette le réformisme et ne cherche en aucun cas à conquérir, ou à participer et se compromettre dans l’administration de l’appareil d’État bourgeois, mais à le détruire. (8)

Commentaire de Résistance 71: La classe capitaliste est le dernier avatar du schéma de division politique initial de la société humaine. L’État pré-existe le capitalisme, il est l’outil de préservation de la division politique de la société et est devenu il est vrai depuis environ les guerres napoléoniennes, une dépendance du système économique hégémonique.

  1. La classe prolétarienne existe en soi et pour soi – par elle-même, indépendamment de toute avant-garde, de toute avancée de la conscience de classe, et de toute organisation de classe –. C’est l’exploitation via le procès de valorisation du capital qui produit la classe des esclaves salariés prolétarisés (producteurs de plus-value). C’est l’instinct de conservation et de reproduction de la classe qui produit la lutte de classe. C’est la lutte de classe qui sécrète la conscience de classe et génère les militants apte à la formaliser.

Commentaire de Résistance 71 : “l’exploitation via le procès de valorisation du capital” est une conséquence de la division politique initiale de la société. L’économique est une dérive du politique. La révolution sociale est la question du pouvoir. L’exploitation est politique avant que d’être économique même si sous le mode capitaliste (inventé par l’humain, donc non-universel et totalement réversible dans le sens de la possibilité de son éradication, acte décisionnaire politique, lié au pouvoir de décision), l’économique a pris une dimension des plus envahissantes par la dictature de la marchandise. Il y a deux classes: dominants/dominés, elles sont crées par la division politique de la société qui doit cesser. Le résultat économique n’est qu’une dérive de cette tare initiale, qu’il faut corriger.

  1. Le rôle et la mission des organisations révolutionnaires de la classe prolétarienne sont de « révéler » (porter à la connaissance) et de formaliser la conscience de classe spontanée « en soi » pour l’aider à se constituer en conscience « pour soi », consciente de ses intérêts de classe. La classe prolétarienne est la seule classe sociale qui porte le projet de créer un mode de production sans classes sociales antagonistes.

Commentaire de Résistance 71: Oui mais cela ne se fera qu’après la redilution du pouvoir dans le corps social. Le principe égalitaire provient de cet acte politique primordial, c’est la racine de l’affaire, son essence radicale !

10. L’internationalisme est l’avenir de la classe prolétarienne tout autant que la globalisation et la mondialisation sont le devenir de ce mode de production jusqu’au moment de son abolition. L’internationalisme est dans la nature de la classe prolétarienne, il est donc l’unique perspective du mouvement et de ses organisations de classe.

Commentaire de Résistance 71: Oui, embrassons notre complémentarité et lâchons-prise de l’antagonisme induit. Il y a nécessité de créer comme l’ont appelé les Zapatistes du Chiapas à un Réseau de Résistance et de Rébellion International dont nous nous faisons l’écho…

11. Le nationalisme fut un passage obligé du mode de production capitaliste bourgeois. Le nationalisme est un reliquat bourgeois qui contamine l’idéologie et la politique prolétarienne que les organisations du mouvement prolétarien doivent œuvrer à extirper de la conscience de classe afin de permettre à la perspective internationaliste de s’imposer, hégémonique. (9)

Commentaire de Résistance 71 : Les nationalismes sont les bases de l’affirmation suprémaciste, ils sont vecteurs de la division et de l’antagonisme dont se nourrit et dépend la classe minoritaire dominante pour survivre et maintenir le statu quo oligarchique. Nous devons lâcher-prise des antagonismes induits et embrasser la complémentarité de la diversité amenée à la conscience par un processus de pensée et d’action critiques sur la transformation du monde.

Quelques éléments de réponse à tout ça dans notre “Manifeste pour la société des sociétés”.

Historicité révolutionnaire moderne

De ces principes que l’histoire de la lutte de classe nous a légués ils découlent que la Commune de Paris, la Révolution russe de 1917, les insurrections populaires européennes dans les années vingt et trente, la Révolution espagnole (1930-1939), la Révolution chinoise (1949), la Révolution cubaine (1959) et toutes les Révolutions de libération nationale dans les pays sous-développés du tiers-monde féodal ont été des révolutions démocratiques bourgeoises visant à assurer le plein épanouissement du mode de production capitaliste, c’est-à-dire de ses moyens de production et de ses forces productives sociales. La phraséologie populiste – ouvriériste – dont ont a affublée ces révolutions a été superfétatoire, alors que la classe prolétarienne mondialisée, industrialisée, mécanisée, informatisée, numérisée, de haute technicité et à productivité élevée n’existait pas à cette époque dans ces pays souvent arriérés.

Les organisations faisant partie du mouvement révolutionnaire prolétarien ne devraient pas colporter les accusations dogmatiques de « trahison du prolétariat », et de « contrerévolution » que les réformistes et les opportunistes diffusent à propos de cette période historique (1870-1990). Ces élucubrations sectaires et dogmatiques cherchent à accréditer le mythe que la Révolution russe, la Révolution chinoise, les révolutions espagnole, cubaine, vietnamienne ou coréenne menées par des serfs, des paysans sans terre, ou des moujiks – chair à canon de la bourgeoisie  – auraient pu se transformer en révolution prolétarienne mondiale sans prolétariat puissant et dominant le procès de production (!) et permettre de construire le mode de production communiste internationaliste hypermoderne et productif sur les ruines du féodalisme décomposé et dégénéré.  Ou encore, ces prétentions tentent d’accréditer l’utopie qu’il existerait une voie de transition du mode de production féodale au mode de production communiste prolétarien appelé le « socialisme », il n’en est rien. L’humanité ne peut faire l’économie d’une période historique – ni d’un mode de production. La Révolution en Russie féodale ne pouvait accoucher que du capitalisme libéral ou du capitalisme d’État. Le Parti bolchévique, qui s’est substitué à la classe prolétarienne balbutiante de la Russie tsariste arriérée, a choisi Lénine, puis Staline pour ériger le capitalisme d’État en URSS et ce fut un grand succès capitaliste comme l’atteste la victoire soviétique dans la Grande Guerre Patriotique. En Chine, après l’échec de Mao Zedong, Deng Xiaoping reçut une mission analogue et ce fut un grand succès capitaliste comme l’atteste l’émergence de l’impérialisme chinois contemporain. Pour trahir la « révolution prolétarienne », il aurait fallu que le prolétariat soit majoritaire, sur un pied de guerre et à la manœuvre dans ces insurrections, et finalement au pouvoir suite à ces révolutions nationales, et capables d’entreprendre la construction du mode de production prolétarien dans le monde entier, ce ne fut pas le cas comme l’histoire l’a démontré. (10)

La révolution en devenir

La révolution prolétarienne n’est pas derrière nous camarades elle est devant nous.

Dans ces pays, les tentatives d’insurrection populaires auxquelles le commencement de prolétariat balbutiant prêta son concours courageux auront servi d’apprentissage et deviendront un bagage expérimental pourvu que les militants prolétariens révolutionnaires sachent rompre avec la vision réformiste et ses suites; qu’ils cessent de s’épancher sur le passé et sur les textes « sacrés »; (11) et qu’ils sachent en tirer les enseignements utiles pour l’avenir de notre classe et pour la révolution prolétarienne en devenir. C’est la classe qui est le facteur dominant et déterminant, ses organisations et leur conscience commune en sont le prolongement. Aussi surement que le capitalisme a remplacé le féodalisme aristocratique, le communisme prolétarien remplacera le capitalisme bourgeois. (12)

NOTES

  1. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/debat-dans-le-camp-proletarien-quest-ce-que-le-parti-nuevo-curso/
  2. Robert Bibeau (2017) La démocratie aux États-Unis. Les mascarades électorales. L’Harmattan. Paris. 150 pages. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-democratie-aux-etats-unis-les-mascarades-electorales/
  3. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/debat-dans-le-camp-proletarien-quest-ce-que-le-parti-nuevo-curso/
  4. Qu’est-ce que le parti ? (Nuevo Curso) (2018) http://igcl.org/La-classe-comme-parti
  5. Le Groupe Nuevo Curso ne dit pas autrement quand il écrit : «Le fameux « parti de classe » ne peut exister que dans les époques révolutionnaires quand une partie significative des travailleurs fait sien le programme historique de classe comme seule forme pour que sa lutte continue de se développer.» http://www.les7duquebec.com/7-au-front/debat-dans-le-camp-proletarien-quest-ce-que-le-parti-nuevo-curso/
  6. Marx (1859) Contribution à la critique de l’économie politique.
  7. Robert Bibeau (2014) Manifeste du parti ouvrier. Éditions Publibook. Paris. 225 pages. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/le-manifeste-du-parti-ouvrier/ Depuis un siècle deux grandes Guerres ont laissé croire que le mode de production capitaliste avait atteint son zénith et que le capital détruisait ainsi une partie de ses surplus afin de réamorcer sa capitalisation (valorisation-reproduction élargie). C’est une erreur, ces deux guerres furent des moments de partage des ressources et des zones d’expansion du mode de production capitaliste vers l’Asie, et vers l’Afrique, deux continents colonisés qui demandaient à être néocolonisés, ce qui fut réalisé après la Seconde Guerre lors des mouvements de soi-disant « libération nationale » bidon.
  8. Robert Bibeau (2018). La démocratie aux États-Unis. Les mascarades électorales. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-democratie-aux-etats-unis-les-mascarades-electorales/ depuis la social-démocratie de la IIe Internationale et depuis l’Eurocommunisme le mouvement prolétarien connait la ligne de démarcation entre le réformisme parlementaire et la révolution.
  9. Robert Bibeau (2017) Question nationale et révolution prolétarienne sous l’impérialisme moderne L’Harmattan. 150 pages. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/question-nationale-et-revolution-proletarienne-2/
  10. Robert Bibeau (2014) Manifeste du parti ouvrier. Éditions Publibook. Paris. 225 pages. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/le-manifeste-du-parti-ouvrier/
  11. Lénine et Les thèses d’avril, phare de la révolution prolétarienne sur le site du CCI : http://fr.internationalism.org/revorusse/chap2a.htm
  12. Les conditions objectives et subjectives de la révolution prolétarienne. (Juin 2015) http://www.les7duqu ebec.com/7-au-front/les-conditions-de-la-revolution-proletarienne-1/ et http://www.les7duquebec.com/7-au-front/les-conditions-de-la-revolution-proletarienne-2/

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Lectures complémentaires:

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Ricardo_Flores_Magon_Textes_Choisis_1910-1916

Marshall-Sahlins-La-nature-humaine-une-illusion-occidentale-2008

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

JP-Marat_Les_chaines_de_lesclavage_Ed_Fr_1792

Rudolph Rocker_Anarchie de la theorie a la pratique

Ecrits-choisis-anarchistes-sebastien-faure-mai-2018

Manifeste pour la Société des Sociétés

Abdullah-Ocalan-Confederalisme-democratique

David Graber Fragments Anthropologiques pour Changer l’histoire de l’humanité

champs-usines-et-ateliers-par-pierre-kropotkine-1910

Manifeste contre le travail

Un monde sans argent: le communisme

Que faire ?

40ans_Hommage_Pierre_Clastres

Bakounine_et_letat_marxiste_Leval

Sutton_Wall-Street_et_la_Révolution_Bolchévique

Les_amis_du_peuple_révolution_française

6ème_déclaration_forêt.lacandon

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Appel au Socialisme Gustav Landauer

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Discussion au sujet du Manifeste de la Société des Sociétés (suite avec mises à jour)

Posted in actualité, altermondialisme, économie, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 23 octobre 2017 by Résistance 71

Discussion avec Robert Bibeau des 7 du Québec au sujet du Manifeste de la société des sociétés (suite)

 

~ Résistance 71 et Robert Bibeau ~

 

Voir les premiers échanges ici

 

Manifeste de la societe des societes

 

Le 22 octobre 2017, Robert répond à notre dernière intervention:

MANIFESTE

Mais nous sommes d’accord là-dessus, simplement la rareté est induite, artificielle, gérée par une classe qui ne disparaîtra pas économiquement ou en changeant de mode de production… mais qui disparaîtra en faisant disparaître la cause originelle de leur capacité à agir de la sorte: l’exercice du pouvoir hors du corps social, qui en l’occurence ne peut être que coercitif, car personne ne peut y adhérer sciemment. Cette disparition ne peut-être que POLITIQUE en rediluant le pouvoir dans le(s) peuple(s).

En cela, on le dit et on le répète: la solution ne peut pas être ECONOMIQUE, militer pour des réformes économiques ce n’est que pisser dans un violon et l’oligarchie se marre.

Voilà notre différence sans doute irréductible.

Merci des échanges.

P.S: une question qui a un rapport avec ce qu’on dit: pourquoi n’aborde-tu jamais le sujet du génocide autochtone et de l’occupation coloniale de la terre occupée appelée « Canada » ? Y a matière là à argumenter « lutte des classes » non ?…

Fraternellement

@ manifeste

Nous entrons dans du très sérieux du solide.

1) Vous écrivez :  » Mais nous sommes d’accord là-dessus, simplement la rareté est induite, artificielle, gérée par une classe qui ne disparaîtra pas économiquement ou en changeant de mode de production… mais qui disparaîtra en faisant disparaître la cause originelle de leur capacité à agir de la sorte: l’exercice du pouvoir hors du corps social »

2) Je comprends que vous voulez dire que la rareté des marchandises (un concept lourd de sens que ce mot marchandise) dans certaines parties du monde ou dans certains quartiers de la ville est une conséquence des rapports de production dont la propriété des biens. Ainsi il y a suffisamment d’aliments mais plusieurs ne peuvent s’en procurer en Somalie par exemple et dans le quartier Hochelaga à Montréal. NOUS SOMMES D’ACCORD

3) La capacité de ces propriétaires de magasins, de chaine d’alimentation, de terre fermière à agir hors du corps social viendrait du pouvoir politique dites-vous. et tout ce qui l’entoure (État, police, justice, prison, armée, etc) une machine colossale qui fonctionne avec du capital que l’État extirpe à l’ensemble du corp social afin de lui faire payer l’entretien de ses gardes chiournes. Dans ce domaine celui qui possède le plus de biens semble celui qui paie le plus et bénéficie de la plus grande protection pour que rien ne change = le pauvre sans nourriture = et le riche avec des surplus de nourriture

4) Passons en mode supérieure Vous concluez par ceci : « l’exercice du pouvoir hors du corps social, qui en l’occurence ne peut être que coercitif, car personne ne peut y adhérer sciemment. Cette disparition ne peut-être que POLITIQUE en rediluant le pouvoir dans le(s) peuple(s).

5) Nonobstant le fait qu’il est faux « que personne ne peut y adhérer sciemment » (vous me faites pensé au curé de ma paroisse qui ne pouvait imaginer le plaisir du mal) je me pose une question : Quelle force – quelle puissance – parviendra à arracher le pouvoir politique – pacifiquement – à ceux qui bénéficient des largesses du système et qui possèdent les aliments afin de les obliger à donner – distribuer à tous le fruit de leur larcin ou de leur travail, ou de leur exploitation, BIENS qu’ils croient sincèrement leur appartenir ???? Qui? Quand? Comment? cette révolution du pouvoir ARRACHÉS AUX UNS ET REDILUER DANS LA COMMUNAUTÉ

6) Je ne ferai pas de commentaire sur votre concept de peuple gardons en pour plus tard.

7) Étape suivante Vous écrivez ceci : « En cela, on le dit et on le répète: la solution ne peut pas être ECONOMIQUE, militer pour des réformes économiques ce n’est que pisser dans un violon et l’oligarchie se marre. »

8) L’amorce – le commencement – le début de la SOLUTION sera ÉCONOMIQUE ET IL NE PEUT en être autrement. Je vous explique LISEZ attentivement A) Avez-vous remarquer que l’agitation sociale et populaire, de la classe laborieuse, des petits-bourgeois, des peuples comme vous dites s’atténue énormément en temps de prospérité économique, de hausse de salaire, d’abondance ce qui ne signifie pas qu’il n’y a plus de pauvres mais on les soigne mieux et ils sont moins nombreux, on leur donne même des services qu’ensuite l’État (notre bête noire à tous qu’il faudra éradiquer) leur retire quand la crise s’étire et que s’impose pour des motifs ÉCONOMIQUES des POLITIQUES d’austérité

B) Quand la crise ÉCONOMIQUE s’intensifie comme maintenant avez-vous remarquer que les guerres éclates beaucoup plu nombreuses longues et meurtrières, l’agitation sociale s’intensifie, les classes sociales s’agitent, perdent toute éthique, se désagrège moralement, socialement, le banditisme se répand, le terrorisme et la déliquescence du pouvoir politique où on voit des partis engloutis d’autres apparaitre puis disparaitre tout aussi rapidement. La croisière POLITIQUE est en folie parce que le PAQUEBOT ÉCONOMIQUE (moteur, services, essence, etc) est à la dérive

9) Apparemment vous ne me lisez pas souvent si vous me faites le reproche de soutenir les RÉFORMES et les batailles féministes et pour les droits des animaux et autres sornettes. Il y a deux choses que je déteste dans la vie les intellectuels petits-bourgeois pédants et ignorants et les RÉFORMISTES qui voudraient sauver le régime que je veux voir éclater pour le remplaceré

10) Terminons à propos des luttes de résistance de la classe ouvrière pour la défense de ses conditions de vie et de travail. J’APPUIE À 100%. Pourtant je sais que la plupart de ces batailles seront perdues et que celles qui seront gagnés apporteront tout juste un baume temporaire. MAIS c »est à travers cette guerre de tranchée quotidienne que notre classe sociale s’endurcit, prend la mesure de son adversaire, développe des tactiques, reconnait ses leaders écarte les vendus et les traitres et se prépare aux vrais grands affrontement qui sera mondial quand les conditions ÉCONOMIQUES auront fait maturés les conditions POLITIQUES (subjectives) de l’insurrection puis de la RÉVOLUTION.

ps: jE N’ÉCRIS PAS SUR LES AUTOCHTONES parce que JBL 1960 le fait déjà ici avec constance et compétence

Notre réponse à Robert le 23 octobre:

1 & 2: Bon

3- Non, on ne dit pas ça… On dit que la division initiale de la société humaine provient de la sortie du pouvoir et de sa capacité à l’exercer, hors du corps social, de la société constitutée qui jusque là exerçait ce pouvoir de manière consensuelle et de manière non coercitive. Tu nous fais dire par amalgame ce que nous n’avons dit nulle part, désolé. Ce que tu dis en seconde partie de cette argument est juste une fois que préalablement: a) la société se soit divisée politiquement et b) que l’économique existe puis emboîte le pas.

4 et 5: Tu vis dans l’instant. Il est évident qu’aujourd’hui une foule de gens adhère “sciemment” à l’organisation étatique parce que: a) cela fait partie des meubles b) ils n’ont pas le temps de réfléchir à une alternative c) ils sont ignorants et maintenus dans l’ignorance de ce qu’il s’est passé auparavant dans la société humaine au sens large.

Ce que nous disons, c’est que lors de la division politique initiale de la société puis du développement du rapport dominant/dominé, cette nouvelle relation entre les individus a été imposée et maintenue coercitivement… Personne n’y a adhéré sciemment. L’État et les institutions, leur bureaucratie sont imposés depuis le haut de la pyramide, aucune personne n’y a adhéré volontairement, c’est induit et forcé, voilà notre propos.

Nous ne voyons en fait pas un “arrachement” du pouvoir politique à la caste dominante, nous voyons un changement de relation des gens vis à vis des institutions, qu’ils laisseront tomber pour s’associer volontairement et pour agir collectivement selon une relation de complémentarité qui existe déjà mais qui est étouffée et ignorée parce les institutions en place parviennent encore à “convaincre” qu’elles sont la seule alternative au genre humain.

Quant à toi ne vois-tu qu’une alternative violente ? Penses-tu que la seule façon de reprendre le pouvoir est par l’insurrection violente ? et une fois fait… tu préconises quoi ? Comment la société s’organise t’elle ? La dictature du prolétariat ?…

6- à suivre

7, 8 Ce ne sont que des fluctuations effectivement cycliques, dont les cycles sont pilotés par l’oligarchie de la haute finance et tout cela fonctionne dans les cycles d’évolution de T2 (cf  notre métaphore du “big bang antisocial”…). Pour sortir du cercle vicieux il suffit qu’un nombre conséquent de personnes s’organisent et refusent simplement de jouer le jeu truqué depuis le départ. Tout ceci est une création systémique humaine, totalement réversible. Il faut pour cela évidemment, comprendre les rouages et où est la racine réelle de l’affaire. Donc refus d’obéissance aux forces illégitimes du pouvoir, glissement relationnelle vers l’association libre complémentaire, refonte du pouvoir dans le corps social des sociétés menant à un retour à la société égalitaire à pouvoir consensuel non coercitif. L’économique n’aura aucun autre choix que de suivre la nouvelle relation, car l’anomalie anti-naturelle de la “propriété privée” (et non pas la possession), deviendra de facto impossible dans le nouveau paradigme relationnel qui embrassera la complémentarité en lieu et place de l’antagonisme, ans une société du renouveau égalitaire. Nous avons explicitement expliqué cela dans le manifeste. Il ne nous appartient pas d’en énumérer les détails, ce sera aux gens sur le terrain, en fonction de divers facteurs d’établir leur modus operandi.

Il est juste de dire que le “paquebot” économique a pris le pas sur le politique depuis a 1ère révolution industrielle.grâce (ou à cause plutôt) du capitalisme. Comme nous l’avons déjà dit en phase T2, l’analyse économique de Marx est valide, pour en sortir, il faut initier un clone de To soit T’o, où le pouvoir décisionnaire retourne dans le corps social, de là… voir plus haut.

9- parce que toute solution économique n’est que cataplasme sur jambe de bois et donc réformisme futile. C’est sur cette base que nous disons que tu es un réformiste. L’économie est une invention humaine, elle est anti-naturelle par excellence, elle ne peut en aucun cas être la solution. L’économique est à la remorque du politique et non pas l’inverse, même s’il est vrai que l’économique a phagocyté le politique dans une logique interne une fois le système mis en place. Mais toute l’affaire repose sur la compréhension que ce système (l’économie) n’a pas à être mis en place en première instance, on n’en a absolument pas besoin, ce n’est qu’une escroquerie rendue possible par la relation dominant/dominé qui ne provient que de la division politique de la société la faisant passer par erreur de To à T1 dans notre schéma de la “théorie du big bang antisocial”. C’est une anomalie, une métastase du cancer social qui a démarré dès la sortie initiale du pouvoir du corps social.

Vouloir y trouver une solution “économique” c’est traiter le symptôme et non pas la maladie, il faut remonter en amont. C’est toute la finalité de notre manifeste.

10- “défendre ses conditions de vie et de travail” dis-tu, c’est transformer, réformer un système sans le remettre profondément en cause. C’est ce qu’a fait le marxisme depuis le départ. Il bouffe au ratelier du capital et soutient la division de la société. Les batailles seront en majorité perdues parce que lutter pour améliorer son salaire, améliorer ses conditions de travail, c’est toujours acquiescer au dogme de la relation dominant/dominé. On ne s’aguerrit pas en s’épuisant à se cogner la tête contre un mur, on s’abrutit.

Le seul moyen est le refus de jouer le jeu, de mettre à bas toutes les institutions en embrassant les associations libres court-circuitant les rouages étatico-capitalistes (marxistes compris) qui ne font  que maintenir division et rapport dominant/dominé.

Les manifs, les grèves ne servent à rien. Si des syndicalistes veulent être efficaces et faire trembler le système, il faut adopter la tactique des conseils ouvriers italiens de 1920: Grève générale illimitée et expropriatrice. Ceci a fonctionné et aurait pu avoir un sérieux effet boule de neige en Europe et qui les a cassés ? qui les a trahis ? Le PCI et la bourgeoisie italienne amenèrent Mussolini au pouvoir en résultante directe. Cette même alliance s’est retrouvée en Espagne 1936…

La seule ligne insurrectionnelle valide est celle du “A bas l’État, à bas l’argent, à bas l’économie de marché, à bas le salariat !”

Ceci peut-être achevé sans barricades… En refusant de jouer le jeu plus avant et en changeant de relations avec l’institutionnel en le mettant devant le fait accompli de la société des associations libres. La fange tombera comme un fruit trop mûr, seules peut-être quelques poches de morpions seront à sulfater… mais rien de bien méchant… 😉

P.S: Jo fait un super boulot, depuis peu sur les 7 du Québec mais avant elle ?… et après elle ?… Quelle est ta position sur l’entité coloniale de la “couronne” (City de Londres) appelée “Canada” ? Les sociétés autochtones étant par nature “anti-capitalistes”, anti-économiques en fait, elles devraient être une  “priorité” marxiste non ? Ou parce qu’elles sont “précapitalistes” n’existent-elles pas en tant que telles et peuvent-elles être colonisées, assimilées ?…

Fraternellement

Robert Bibeau 23 octobre 2017:

@ Résistance 71

J’ai vraiment l’impression que vous ne lisez pas les commentaires sinon en partant d’un préjugé vous vous dites « TOUS LES MARXISTES DISENT CECI ALORS ROBERT BIBEAU MARXISTE DIT CECI  » et vous enclenchez votre machine préprogrammer de critique passant totalement à côté de mon propos.

EXEMPLE : Vous écrivez « Vouloir y trouver une solution “économique” c’est traiter le symptome et non pas la maladie, il faut remonter en amont. C’est toute la finalité de notre manifeste. »

1) NON je ne cherche pas une SOLUTION ÉCONOMIQUE À LA CRISE ÉCONOMIQUE. Je dis que cette crise économique (que vous la voyez ou non – si vous ne la voyez pas sortez et enqueter dans les quartiers pauvres des villes – chez les amérindiens également) est irréversible – inéluctable et pas du tout le fruit de conspirations des riches qui contrairement à ce que vous pensez aiment la prospérité et la tranquillité et la paix sociale avec eux au sommet de la pyramide politique. La crise économique est inexorable et aucune RÉFORME = JE REDIS AUCUNE RÉFORME – MODIFICATION – DÉCISION POLITIQUE FINANCIÈRE NE PEUT LA STOPPER – L’INVERSER SAUF LA GUERRE NUCLÉAIRE qui remettra le compteur à zéro.

2) Voila pour l’instance économique (je vous ai déjà souligné que vous aviez peu de notions d’économie et que votre définition du concept d’économie diffère énormément du miens d’où les incompréhensions) = Conclusion l’instance économique = l’infrastructure de production des biens et des services) fonctionne selon sa logique propre dont les hommes sont les manoeuvres.

3) J’introduis maintenant l’instance POLITIQUE qui existe effectivement et qui entretient des rapports dialectique avec l’instance économique. Lisez bien CE N’EST QU’AU NIVEAU POLITIQUE QUE LES SOCIÉTÉS HUMAINES POURRONT RENVERSER L’ÉTAT OPPRESSEUR DICTATORIAL BRISER LA SUPERSTRUCTURE CAPITALISTE ET ÉDIFIER UN NOUVEAU MODE DE PRODUCTION QUE MOI J’APPELLE PROLÉTARIEN parce que c’est cette classe sociale qui batira le nouveau et que le mot COMMUNISTE utilisée par Marx est aujourd’hui tellement discrédité que l’on fait fuir les ouvriers juste à dire COMMUNISTE ce mot n’a pas d’importance pour moi RÉVOLUTIONNAIRE A TOUJOURS DE L’IMPORTANCE.

4) pOUR QUE la classe prolétarienne et son fer de lance la classe ouvrière arrache le pouvoir violemment à la classe bourgeoise capitaliste dominante (qui est LE GESTE LE PLUS ÉMINEMMENT POLITIQUE QUI SOIT) et détruire l’État bourgeois des conditions ÉCONOMIQUES SOCIALES ET POLITIQUES ET IDÉOLOGIQUES devront être réunies sinon tout restera en l’État malgré votre manifeste.

5) Inutile de dire que je croit pas du tout à la possibilité que des milliards d’individus (vous rappelez toujours que les premières nations étaient quelques dizaines de millions en Amérique – un milliard d’individus aujourd’hui) délaissent le système et s’auto- organisent en commune hippies ou une communauté de sociétés de sociétés autogérés. Votre foi vaut la mienne. Je base la mienne sur l’observation de l’histoire et de la réalité présente

6) UNE fois la RÉVOLUTION POLITIQUE JE LE RÉÉCRIS POLITIQUE victorieuse tout restera à faire et je n’ai pas l’intelligence ni les connaissances suffisantes pour dire ce que sera cette prochaine société – peut-être la société des communautés de société. Oui, possiblement après la RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE APRÈS LA GUERRE NUCLÉAIRE.

7) MA POSITION SUR LE CANADA et les autochtones ???? La Confédération canadienne et ses traités – lois – y compris les provinces qui sont des répliques du fédéral sont toutes appelées à disparaître à être détruites par la révolution prolétarienne internationaliste et je n’ai pas une seconde de mon temps à perdre pour demander des aménagements – réformes – changements aux traités accords et lois et je chies sur la démocratie bourgeoise dictatoriale au gant de fer.

Je méprise profondément les chefs autochtones qui font leurs mascarades sur la colline parlementaire et viennent quémander l’aumone et des terres et la restitution de droits ou que le gouvernement des riches respecte les traités qu’il ne respectera jamais

Je ne crois qu’au barrage ‘sauvage » que les communautés dressent sur les routes pour exiger tel ou tel chose. Je ne crois qu’au Warrior qui ont bloqué un pont pour stopper les buldozers qui voulaient raser une pinède où reposait le corps de leurs ancêtres etc. Je ne crois qu’a ces communautés qui stoppent par la force les coupeurs d’arbres en Colombie Britannique

Je ne sais pas ce que la Révolution prolétarienne signifiera pour ces communautés pour leur avenir mais normalement le prolétariat (S,IL CONSERVE LA MAINMISE ET LA DIRECTION DE SA RÉVOLUTION) et s’il sait empêcher les intellectuels petits bourgeois de l’usurper – le prolétariat dis-je ne peut qu’être uni au prolétariat autochtone mais pas avec les chefs de clans véreux

Notre réponse du 24 octobre:

1- On te retourne la critique Robert: on ne parle pas de la crise économique présente, on n’en a jamais parlé, elle n’est qu’un avatar de plus dans la supercherie ambiante même si elle affecte des millions de gens, nous compris. Quand on parle de “solution”, ce n’est pas une solution conjoncturelle, mais une solution définitive au marasme que subit la société humaine depuis T1…

On a l’impression d’être dans un dialogue de sourd parfois, tu suis ton idée sans comprendre ou essayer de comprendre ce qu’on dit, mais pour toi, c’est nous qui avons des “idées préconçues”… Fatiguant Robert, fatiguant…

2- Ta notion économique est marxiste, on sait… On ne perd pas de temps sur l’économique (la base est suffisante), car c’est un artifice inutile à la société humaine. La seule façon de voir les choses est sans étiquette de prix, vouloir bouger les choses sans changer cela ne sert à rien du tout.

3- Là on semble très proche l’un de l’autre… câlin ?…

4- mais le prolétariat peut participer à ces conditions en ignorant les institutions et embrassant les associations libres rendant le système caduque et incapable d’exercer sa force de coercition, il suffit de 10 à 15% d’une population, des gens décidés et incorruptibles pour faire basculer une situation. Tu sembles ne considérer que la violence comme moyen d’en finir, nous disons qu’il y en a un autre qui limiterait grandement la violence.

5- Il n’est pas question d’avoir une unanimité de départ, on ne l’aura jamais nous sommes bien d’accord, mais des îlots conséquents s’associant et dont l’organisation modèle fera boule de neige. C’est en cela que les expériences zapatiste (que tu dénigres de manière surprenante pour un “révolutionnaire”), kurdes du Rojava, et sociétés traditionnelles natives de partout et autres sont importantes à soutenir.

6- Donc pour toi, destruction physique d’abord et reconstruction possible après s’il reste des combattants… bien noté. On ne pense pas de cette manière. Question: quelle forme prendra la révolution prolétarienne ? Comment vois-tu les choses se dérouler ? On ne te demande pas quelle société en résultera, mais quelle forme prendra la “révolution prolétarienne” selon toi ?

7- Ok, merci de ces précisions. Nous sommes proches sur ce sujet aussi semble t’il (re-câlin ?..), simplement nous pensons que les populations autochtones de tous les continents colonisés, dans leur organisation organique primordiale qui a perduré jusqu’à nos jours, ont bien des choses à nous apprendre et en cela il serait bon d’intégrer leur vision et certains concepts dans la “révolution prolétarienne”… Elle prendrait une toute autre dimension.

On est comme toi, nous ne savons pas quelle forme celle-ci prendra dans le détail, mais nous pensons qu’elle ne pourra réussir que dans la complémentarité transcendant l’antagonisme, faute de quoi, elle échouera comme toutes les autres tentatives préalables. Nous pensons également que le tsunami de la révolution sociale, une fois enclenché, sera au-delà de la notion de violence, celle-ci sera quasiment inutile.

Fraternellement

Robert Bibeau 28 octobre 2017:

1) Vous écrivez ceci : Quand on parle de “solution”, ce n’est pas une solution conjoncturelle, mais une solution définitive au marasme que subit la société humaine depuis T1…

Mais nous sommes d’accord parfaitement d’accord je ne cherche pas de solution conjoncturelle moi non plus = je dis simplement que la conjoncture nous est rendu favorable pour bouter dehors le vieux mode de production = la vielle société à détruire.

2) Vous écrivez : « il suffit de 10 à 15% d’une population, des gens décidés et incorruptibles pour faire basculer une situation. Tu sembles ne considérer que la violence comme moyen d’en finir, nous disons qu’il y en a un autre qui limiterait grandement la violence. » Je ne souhaite pas la violence je suis contre la violence (sauf la violence révolutionnaire si nécessaire) Je constate simplement que dans l’histoire le passage d’un mode de production à un autre s’est toujours fait dans la violence car la classe dominante ne se laisse pas écarter sans résister avec ses armées jusqu’a ce que leur armée elle-même cesse de leur obéir. Comment mobiliserez-vous vos 15% dans une même direction (15% de 8 milliards d’individus) ????

3) Vous écrivez ceci : « Vexpériences zapatiste (que tu dénigres de manière surprenante pour un révolutionnaire), kurdes du Rojava, » Je dénigre car DANGEREUSES TRÈS DANGEREUSES CES EXPÉRIENCES paysannes et petites bourgeoises que vous identifiez. Vous savez comment elles vont finir ces expériences nationalistes chauvines ??? Dans des bains de sang où les paysans ou les travailleurs qui y auront crus se retrouveront dans des fosses communes comme c’est arrivé toutes les fois précédentes. EXEMPLE. Le prolétariat égyptien lors des émeutes du Caire n’a pas provoqué la révolution – une vraie – car ils savaient d’instinct que la Révolution mondiale ne suivrait pas alors ils auraient sacrifier inutilement. SAGE LE PROLÉTARIAT ÉGYPTIEN ET TUNISIEN. La révolution mondiale ne partira pas du Ycatan ou des fermes hippies ou des kurdes au service d’Israel l’État NAZI mais des prolétaires américains, européens ou chinois les centaines de millions ou c’est l’écrasement et l’holocauste assuré pour les insurgés.

4) VOUS demandez « Question: quelle forme prendra la révolution prolétarienne ? Comment vois-tu les choses se dérouler ?  » Me basant sur l’étude des révolutions antérieures pas simplement prolétariennes mais toutes révolutions sociales antérieures dont la Révolution francaise et russe et chinoise et cubaine A) Crise économique et sociale colossale où la classe dominante se déchire et s’affaiblit en vient à ne plus savoir gouverner – soulèvement populaire en vague successive POPULAIRE où la petite bourgeoisie prend les leadership et mais de l’avant ses demandes de réformes pour sauver le système et réformer le capitalisme et les féministes sont aux premières loges et les assistés sociaux, les pauvres, les aigris, les malheureux, des sections de la bourgeoisie même tout le monde = POPULAIRE CITOYENNE COMME DISENT LES PETITS BOURGEOIS ÉCOSOCIALISTE ET ALTERMONDIALISTES ET LES AUTRES. Les ouvriers suivent et ne dirigent rien on leur a tellement dit qu’ils n’existaient plus et qu’ils ne savent rien. B) C’est l’anarchie totale la guerre pire qu’en 1917, 1789, 1941, 1949, 1959, etc Comme on aura jamais vu et peu à peu le monde entier s’enflamme et ce ne sont pas les ouvriers qui prennent le lead et l’anarchie s’amplifie et se répand et s’éternise (voir en IRAK-SYRIE- Yemen- Liban actuellement) c) Puis le mode détruit demande des solutions dans le sens d’une reprise de la vie – d’un nouveau mode de production et la go-gauche s’avance pour proposer le capitalisme d’État à la soviétique à la chinoise , à la kurde israélien les kibboutz et n’importe quoi = C’est l’heure de la classe ouvrière qui vient de sonner

J’usque la on était en période insurrectionnelle ( 5 – 10 ans je ne sais pas) alors s’ouvre la période RÉVOLUTIONNAIRE = DE CONSTRUCTION D’UN NOUVEAU MONDE. La RÉVOLUTION n’est pas destruction ca c’est l’insurrection = la RÉVOLUTION C’EST LA CONSTRUCTION D’UN NOUVEAU MODE DE PRODUCTION = proposez le votre camarade ce sera vraiment le temps alors de même pour les sociétés tribales d’avant le capitalisme Zapatiste – autochtones et les autres

5) Une immense différence alors par rapport à aujourd’hui ALORS la classe capitaliste qui n’existe que pour perpétuer le mode de production capitaliste ne sera plus au pouvoir aura été éliminé (pas nécessairement par la mort mais par la perte de ses propriétés et de son pouvoir coercitif et de ses armées) alors sous la protection bienveillante du prolétariat urbain – industriel moderne que cent fleurs éclatent que cents écoles rivalisent disaient Mao (je ne suis surtout pas maoiste mais elle se place bien ici cette phrase) La protection libertaire – démocratique de dictature du prolétariat (pas la

dictature du parti communiste à la Lénine ou Staline mais des milliards de prolétaires associés assurera toute la liberté au peuple et aucune aux restes de l’ex classe dominante ILS SERA ALORS INTERDIT D’INTERDIRE (le contraire des pays soi-disant socialistes disparus). Seront brimés ceux qui voudront brimés

Merci de votre immense patience

Notre réponse du 29 octobre:

1 & 2- Les gens se mobiliseront d’eux-mêmes. Il sera devenu évident que l’association libre est la solution pour revenir à la forme de communisme primordial qui est ancré dans la nature humaine. Il n’y aura pas besoin de “leaders”, qui sait le mieux s’occuper d’une communauté si ce n’est la communauté elle-même. C’est comme faire du vélo… ça ne s’oublie pas !

La révolution sociale n’est pas, ne sera pas un “passage à un autre mode de production”… Une fois de plus c’est là où nous divergeons essentiellement. La révolution est un changement de paradigme POLITIQUE, le mode de production adopté n’en sera que le reflet et non pas l’inverse.

3- wow ! Où as-tu vu une “expérience nationaliste chauviniste” dans le zapatisme toi ? ça fait plus de 20 ans qu’ils ont changé leur paradigme politique et çà marche très bien pour eux. On ne dit pas: “tous zapatistes!” on dit “adaptons leurs méthodes à chaque société”. La Tunisie, l’Egypte, ça n’a absolument rien à voir, faut pas tout mélanger. La Tunisie et l’Egypte furent des révolutions colorées pilotées par l’empire et ses sbires spécialistes, Soros and co. Le “printemps arabe” est une fumisterie géopolitique de l’occident ! Jamais il n’a été prévu de “faire la révolution”.

4- Là quand tu écris: “B) C’est l’anarchie totale la guerre pire qu’en 1917, 1789, 1941, 1949, 1959, etc”, il est très clair que tu utilises le mot “anarchie” dans le sens systémique péjoratif de “chaos”, on peut se demander sur cette simple phrase à quel jeu joues-tu dans la mesure où tout bon marxiste sait parfaitement ce qu’est l’anarchie et ne va pas la confondre (volontairement ou non) avec un vocable de dénigrement impérialiste. Intéressant, on avoue avoir été très surpris par ta terminologie que nous ne pouvons penser qu’être utilisée à dessein et non par erreur.

La suite est à l’avenant.

Disons que nous n’avons absolument pas la même vision de ce que sera la révolution sociale.

Merci des échanges Robert