Archive pour résolution aporie pierre clastres

Coin lecture spécial confinement coronavirus 6ème fournée : 2 textes pour comprendre notre réalité et nous aider à en changer radicalement (Résistance 71)

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« Si tu ne sais pas où tu vas, arrête-toi, retourne-toi et regarde d’où tu viens. »
~ Proverbe africain ~

 

Résistance 71

 

1er mai 2020

 

1ère fournée

2ème fournée

3ème fournée

4ème fournée

Notre dossier « Coin lecture spécial confinement coronavirus »

 

6ème fournée de lecture spéciale confinement / assignation à résidence CoV19 (Caroline du Nord) en ce 1er mai 2020.
Le système étatico-capitaliste est au bout du rouleau et ne peut en aucun cas être « réformé », ce ne fut du reste jamais une possibilité. Il est impératif que nous analysions et comprenions critiquement notre réalité politico-sociale afin de faire collectivement les choix qui s’imposent de fait d’eux-mêmes.
Pour nous faciliter la tache, nous proposons à la (re)lecture ces deux textes que nous avons écrits et publiés en 2017 et 2019 respectivement. Ils doivent être lus dans l’ordre proposé, le second étant la suite logique du premier. Un mouvement politique définitif et radical part de l’individu conscientisé et s’étend aux autres par l’association libre. C’est alors que la conscience politique devient collective et finalement un esprit, un souffle indestructible.

A lire et diffuser sans aucune modération.

Format PDF :

Manifeste pour la société des sociétés

Société, état, pouvoir et violence, résoudre l’aporie de P. Clastres

 

L’heure de la maturité politique : le sempiternel débat « Proudhon-Marx » ou de la futilité des guéguerres de clochers…

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De l’antagonisme à  la complémentarité…

 

Notre point de vue sur cette question de la rivalité Proudhon-Marx (tout comme celle de Marx-Bakounine) est similaire à ce qui est dit en conclusion de cet article de l’OSRE… Il n’y a pas, à notre sens, d’opposition ni d’antagonisme, mais une complémentarité. De fait, comme nous l’avons analysé et exposé dans notre manifeste de 2017 et son complément de 2019, tout antagonisme est induit ou n’est qu’apparent, la réalité est faite de complémentarité qui cherche un équilibre naturel dans un grand tout cohérent.
L’heure n’est plus aux guéguerres de clocher futiles autant qu’infantiles. L’heure est à la maturité politique pour mettre à bas l’emprise marchande ne pouvant survivre que dans l’antagonisme, le conflit, la concurrence, l’exploitation, l’oppression, la domination et le chaos induit… Tout ceci n’est en rien inéluctable.
Grandissons et œuvrons ensemble contre l’illusion démocratique de la dictature étatico-marchande et pour notre émancipation finale…

~ Résistance 71 ~

 

 

Proudhon et Marx: toujours irréconciliables ?

 

Organisation Socialiste Révolutionnaire Européenne (OSRE)

 

13 février 2020

 

url de l’article original:

https://rebellion-sre.fr/proudhon-et-marx-toujours-irreconciliables/

 

L’affrontement entre le Français et l’Allemand a fait couler beaucoup d’encre. « Entre le socialisme proudhonien et le socialisme marxiste, il y a un désaccord plus grave qu’une querelle politique ou une rivalité d’école. Ce sont deux tempéraments qui s’affrontent, deux conceptions de la vie qui s’opposent » écrivait Robert Aron. La brouille des deux philosophes ne s’est pas apaisée avec le temps, les plus dogmatiques de leurs partisans respectifs entretenant la rivalité.

Pourtant les choses avaient si bien commencé. Dès sa jeunesse, Proudhon a exercé sur Marx une influence constante.  C’est en disciple et en continuateur de Proudhon qu’il a entrepris en 1844 ce qui deviendra la tâche exclusive de son existence. Marx a dit l’impression extraordinaire que firent sur lui les premiers écrits du « penseur le plus hardi du socialisme français » (1842). La Sainte Famille (1845) contient une véritable défense de Proudhon qui y est reconnu maître du socialisme scientifique, père des théories de la valeur-travail et de la plus-value. Il y défend le penseur français contre les attaques des « jeunes hégéliens ». Néanmoins, Marx pense déjà aller plus loin que Proudhon dans l’optique de la critique de l’économie politique :

« Dire que Proudhon veut supprimer le non-avoir et le mode ancien d’avoir revient exactement à dire qu’il veut abolir l’état d’aliénation pratique de l’homme par rapport à son essence objective, l’expression économique de l’auto-aliénation humaine. Mais comme sa critique de l’économie politique est encore prisonnière des présuppositions de l’économie politique, la réappropriation du monde objectif lui-même reste conçue sous la forme que la possession revêt dans l’économie politique. ». Lénine notera à propos de cet ouvrage : « Marx quitte ici la philosophie hégélienne et s’engage sur le chemin du socialisme. Cette évolution est évidente. On voit que Marx a déjà acquis et comment il passe à un nouveau cercle d’idées. ». (Cahiers philosophiques) .

Dans L’Idéologie allemande (1846) il réitèrera sa critique selon laquelle « Proudhon critique l’économie politique en se plaçant au point de vue de l’économiste, le droit en se plaçant au point de vue du juriste » tout en reconnaissant que « Proudhon oppose les illusions des juristes et des économistes à leur pratique ». Ces évaluations impartiales se situent dans sa polémique contre certains représentants d’un socialisme fumeux (« le socialisme vrai ») en Allemagne, qui s’attaquent malhonnêtement à Proudhon. Concernant l’idée de dialectique sérielle, formulée par ce dernier, Marx la qualifie de : «… tentative de fournir une méthode de pensée grâce à laquelle on substitue aux idées considérées comme des entités le processus même de la pensée. Partant du point de vue français, Proudhon est en quête d’une dialectique, comme celle que Hegel a réellement fournie. Il y a donc ici parenté de fait avec Hegel… Il était donc facile […] de faire une critique de la dialectique proudhonienne pour peu qu’on ait réussi à faire celle de la dialectique hégélienne ».

De fait, on comprend ici que Marx reproche au français ce qu’il a déjà critiqué chez Hegel, c’est-à-dire son idéalisme. Mais rappelons que Marx parlera également du « noyau rationnel » de la dialectique hégélienne. Hegel supérieur aux matérialistes vulgaires ! Alors, mutatis mutandis, qu’en est-il de Proudhon ? Ultérieurement, Marx écrira à propos de la dialectique proudhonienne, dans une lettre datée du 24 janvier 1865 : « Il s’efforçait en même temps d’exposer par la méthode dialectique le système des catégories économiques. Dans sa méthode d’analyse, la « contradiction » hégélienne devait se substituer à l’insoluble « antinomie kantienne ».

Pour la critique de ces deux gros volumes, je vous renvoie à ma réplique. J’y montrais, entre autres, qu’il n’avait pas percé le secret de la dialectique scientifique ; et d’autre part, qu’il partageait les illusions de la philosophie spéculative : au lieu de saisir les catégories économiques comme des expressions théoriques des rapports de production historiques qui correspondent à un niveau donné du développement de la production matérielle, sa divagation les transforme en idées éternelles, préexistantes. […] Proudhon avait un penchant naturel pour la dialectique, mais il n’a jamais compris la vraie dialectique scientifique ; il n’a réussi que dans le sophisme. »

Ce jugement sera définitif aux yeux de Marx.

La pensée émancipée de Marx va mettre au clair de nombreux concepts que Proudhon n’avait fait qu’aborder.

En mai 1846, Marx avait choisi Proudhon comme correspondant français du « réseau de propagande socialiste » qu’il organise. Mais, dans sa lettre d’acceptation, Proudhon, son aîné de dix ans, lui donne des conseils le mettant en garde contre le dogmatisme autoritaire, le romantisme révolutionnaire et l’esprit d’exclusion, néfastes à la cause socialiste. Piqué au vif, le jeune Marx rompit avec Proudhon, et aussitôt son admiration de disciple se changea en une rancune tenace et une sorte de fascination négative. Sa réponse aux thèses de Proudhon, Misère de la philosophie (écrite en 1847) si elle pointe certaines des insuffisances de l’œuvre du Français reste marquée par la rancoeur. Proudhon ne s’y trompe pas, loin d’attribuer leur brouille à un antagonisme doctrinal, il note : « En vérité Marx est jaloux… Le véritable sens de l’ouvrage de Marx, c’est qu’il a le regret que partout j’ai pensé comme lui et que je l’ai dit avant lui ». La pensée émancipée de Marx va mettre au clair de nombreux concepts que Proudhon n’avait fait qu’aborder. Sur le fond, Marx définit assez bien ce qui le sépare de Proudhon, dans un passage biffé de L’idéologie allemande : « Proudhon, que critiquait violemment, dès 1841, le journal des ouvriers communistes, La Fraternité, pour ses thèses du salaire égal, de la qualité de travailleur en général, et les autres préjugés en matière économique que l’on rencontrait chez cet excellent écrivain et dont les communistes n’ont adopté rien d’autre que sa critique de la propriété. »

A l’heure actuelle, Proudhon et Marx sont-ils encore irréconciliables ? Pour reprendre la démarche de Gurvitch, il nous paraît intéressant de les confronter et d’en tirer des éléments d’analyse pour notre époque : « La pensée de Proudhon et celle de Marx, au lieu de s’exclure, se complètent et se corrigent mutuellement ». Sur quel plan ? Probablement sur le plan des objectifs politiques que nous nourrissons contre le capitalisme et que les communards de 1871 avaient repris à leur compte sous l’appellation de fédéralisme. Proudhon écrivait en 1863 dans “Du principe fédératif et de la nécessité de reconstituer le parti de la révolution” : « Toutes mes idées économiques, élaborées depuis vingt-cinq ans, peuvent se résumer en ces trois mots : Fédération agricole-industrielle ; Toutes mes vues politiques se réduisent à une formule semblable : Fédération politique ou Décentralisation ; […] toutes mes espérances d’actualité et d’avenir sont exprimées par ce troisième terme, corollaire des deux autres : Fédération progressive. »

Le véritable fédéralisme est aux antipodes des caricatures que veulent nous en donner les politiciens européistes. Redonner le pouvoir aux travailleurs selon le principe de subsidiarité serait une amorce de réappropriation du politique en vue du dépassement de la logique du capital et de l’aliénation salariée que Marx, lui-même, a si bien analysée et dénoncée. Pendant que les zélateurs des deux « prophètes » s’acharnent à faire une différenciation tranchée, le mouvement ouvrier peut puiser sans dogmatisme dans leurs pensées.

 


Vive la Commune !…

Solution anthropologique pour une société des sociétés

Posted in actualité, altermondialisme, démocratie participative, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés with tags , , , , , , , on 12 septembre 2019 by Résistance 71


… des sociétés

 

Résistance 71

 

12 septembre 2019

 

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie
(Version PDF)

 

En octobre 2017, nous avons publié un « Manifeste pour la société des sociétés » après plusieurs années de recherches historiques, anthropologiques, philosophiques et de mises en commun d’idées et d’analyses (parfois saugrenues) nécessaires à la réflexion critique entreprise.

Ce manifeste revisite et analyse quelques 1,8 millions années d’histoire de l’humanité et se termine par un exposé de ce que nous pensons être une sérieuse tentative de débroussaillage du chemin menant à un changement de paradigme politique viable et durable ayant pour but l’émancipation totale de la société humaine.
Pour ce faire, nous avons patiemment, au fil du temps, étudié les recherches historiques, anthropologiques, archéologiques de scientifiques exemplaires, souvent inconnus du grand public. Des gens intègres et sérieux comme Marcel Mauss, Pierre Clastres, Robert Jaulin, Jacques Lizot, Marshall Sahlins, James C. Scott, Charles McDonald, David Graeber, Alain Guillerm, Howard Zinn, Jean-Paul Demoule, Marylène Patou-Mathis.
Dans cette liste le second nommé fut sans aucun doute une révélation et un phare dans notre quête de réponses aux questions sur la société humaine, son organisation, l’origine de l’État, de la coercition, de la violence et pourquoi l’humanité en est là où elle en est aujourd’hui. Peut-on changer quelque chose radicalement ou sommes-nous voués à notre autodestruction sous le joug d’une entité factice et imposée ?

Si la réflexion et les résultats des recherches de Clastres, anthropologue politique anarchiste français (1934-1977) nous guida grandement, elle nous mena aussi à l’impasse de la question contradictoire (ce qu’on appelle une aporie en philosophie) à laquelle il était parvenu, mais que son décès précoce ne lui permit ni de formuler, ni bien sûr de solutionner.
Lors de la rédaction du « Manifeste pour la société des sociétés », nous nous sommes rendus compte que nous avions potentiellement résolu l’aporie à laquelle Clastres était parvenu.
Dans ce second essai, nous tentons de la formuler dans le contexte de son apparition au gré de la recherche de l’anthropologue et nous nous appuyons sur notre « manifeste » pour la résoudre et, nous le pensons, offrir une voie, certes en la circonstance toujours théorique, pour un changement radical (en remontant à la racine même du problème) de paradigme politique débouchant à terme sur la mise en place d’une société des sociétés, fondée sur la complémentarité et le lâcher prise de tous les antagonismes factices.

Sans plus attendre, nous vous livrons notre réflexion que nous laisserons un moment décanter sans plus rien publier pendant quelques temps comme nous l’avions déjà fait en 2017 pour le « manifeste ».
Nous répondrons bien entendu à tous commentaires et avons créé une adresse courriel spécifique sur laquelle vous pouvez nous contacter:
anthropologie.politique@protonmail.com

Merci à Jo pour la mise en page que nous désirions sobre.

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie
(Version PDF)

 


… politique