Archive pour résistance politique contre-pouvoir autogestionnaire

4ème Foire à l’autogestion, à Montreuil (93) les 4 et 5 Juillet 2015

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Alternative Libertaire Montreuil

 

Source: http://www.alternativelibertaire.org/?4e-Foire-a-l-autogestion-Montreuil

 

Marre de la hiérarchie ? des logiques de profits ? L’autogestion vous concerne !

Bienvenue à la Foire à l’autogestion ! Elle est organisée cette année par plus de 80 structures qui font vivre l’idée d’autogestion et la pratiquent au quotidien : toute une galaxie de collectifs, d’associations, d’entreprises, de coopératives de production, d’organisations syndicales et politiques.

Tous et toutes ensemble, donnons plus de force à l’autogestion pour en faire un outil de résistance et de rupture avec le système capitaliste et productiviste. D’autres modes de réflexions, de décisions et d’organisations sont possibles. L’objectif est de décider collectivement des affaires communes, sans déléguer à des dirigeant-e-s, sur les plans politique et économique.

L’autogestion s’inscrit dans une longue histoire, celle des coopératives et des « récupérations d’entreprises », de la Commune de Paris au Printemps de Prague, de la Révolution espagnole à la Pologne d’août 1980, de Lip à l’Argentinazo en 2001.

Elle se renouvelle aujourd’hui à travers les luttes auto-organisées : la récupération d’entreprises menacées de fermeture et aussi de multiples alternatives, dans la santé, l’éducation, le logement, l’agriculture, l’écologie…

Reprendre en main la production, c’est aussi pouvoir transformer ses modalités et ses finalités. Ancrée dans des pratiques concrètes, portée comme un projet global, l’autogestion est à la fois un outil au quotidien et une réponse possible à la faillite du système capitaliste et étatiste.

La 4ème Foire à l’autogestion aura lieu les 4 et 5 Juillet 2015 à la Parole Errante à Montreuil. Dans cette foire, elle-même autogérée, vivante et joyeuse, catalyseur d’expériences alternatives et de luttes, vous découvrirez à la fois des stands et des forums, des débats et des ateliers, des concerts et du théâtre, des films et des animations, un espace enfants et une librairie, une cantine et une buvette…

Cette année, des débats et projections seront aussi organisés durant les 10 jours précédant ce week-end.

Assemblée générale du 9 avril 2015

Cette année la Foire aura lieu les samedi 4 et dimanche 5 Juillet, à la Parole errante, 9 rue François-Debergue, à Montreuil (93), métro Croix-de-Chavaux. Avec dix jours de diverses manifestations préalables.

N’hésitez pas à nous envoyer vos propositions !

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Foire à l’autogestion Toulouse les 25 Avril et 2 Mai 2015

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Pour la 4e édition de la Foire à l’autogestion toulousaine, le programme des ateliers et des débats.

Le 25 avril, à partir de 16h à la Chapelle, rue Danièle-Casanova, nous parlerons, autour d’une exposition, de la vie et de l’œuvre du pédagogue libertaire espagnol, Francisco Ferrer y Guardia, puis un second débat aura pour thème : « De Francisco Ferrer à Célestin Freinet », comment est-on passé de l’école moderne rationaliste au concept de pédagogie populaire ?

Le 2 mai, à partir de 14h, le Bazar au Bazacle nous accueille dans le cadre de ses journées militantes et festives qui auront lieu au Parc des Sports du Bazacle, 1 impasse du Ramier-des-Catalans.

A 14h30, 3 ateliers : 
 une intervention sur la mine du Rancié (Ariège) : une mine dont les filons ont appartenu aux mineurs depuis le Moyen âge jusqu’au XXe siècle ; 
 une présentation du fonctionnement éthique de notre projet sur le réseau de coopératives autogérées et du travail autogéré ; 
 engager un débat sur un lien entre les coopératives et les mouvements sociaux et/ou syndicaux, sociétaux ?

Il s’agit, au travers des ateliers/débats consacrés à ces problématiques, d’ouvrir des pistes de réflexions pour l’avenir.

 

Source:

http://www.alternativelibertaire.org/?Foire-a-l-autogestion-Toulouse-les

Résistance politique: Autonomie politique et autogestion modernes vues de l’intérieur… Les Caracoles du Chiapas

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Les Caracoles dans l’organisation zapatiste

 

samedi 1er février 2014, par André Aubry (Date de rédaction antérieure : 28 août 2003).

 

url de l’article:

http://www.lavoiedujaguar.net/Les-Caracoles-dans-l-organisation

 

I. La structure de l’EZLN

1. Les zapatistes, ce sont :

★ les insurgés (insurgentes), volontaires femmes et hommes, permanents ; c’est entre elles et eux que sont choisis les cadres militaires de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) ;

★ les miliciens (milicianos), réservistes envoyés et sélectionnés par les villages, donc seulement en services temporels ou ponctuels ;

★ les bases d’appui des villages (comunidades bases de apoyo), non armées, chargées des grandes actions politiques de l’EZLN et, en cas de conflit armé, de la logistique.

Par exemple :

★ Insurgés et miliciens ont été les combattants du 1er au 12 janvier 1994.

★ Les miliciens ont été ceux qui ont résisté à l’armée à Chavajeval en mai 1998, avec une victime, lors du démantèlement par le gouverneur Albores de la commune autonome San Juan de la Libertad, ex-El Bosque.

★ Avec le support arrière d’insurgés et de miliciens, les bases d’appui (vieillards, femmes, hommes et enfants) furent celles qui repoussèrent l’armée d’Oventik et obligèrent une grande patrouille blindée à rebrousser chemin le 1er janvier 1996 au lendemain de la construction de l’Aguascalientes, et une nouvelle fois le 31 décembre 2000 à Jolnachój parce que ce campement militaire résistait au retrait convenu entre Fox [1] et l’EZLN (actions comparables dans la Selva à Amador Hernández en 1999 et 2000).

★ Seules (sans l’appui des insurgés ou miliciens), ces mêmes bases furent, avec la société civile, les agents de la Première Consultation nationale et internationale (août 1995, pour savoir si l’opinion acceptait la transformation de l’EZLN en « force politique » — non parti — autonome, avec 1 300 000 réponses affirmatives), de la marche à Mexico des 1 111 en septembre 1997, de la Seconde Consultation nationale pour le respect des droits des peuples indigènes et pour la fin de la guerre d’extermination, convoquée le 20 novembre 1998 et réalisée en mars 1999 par 5 000 membres des bases d’appui, deux par commune de la République (2 500 hommes et 2 500 femmes) pour faire ratifier les Accords de San Andrés par la population du pays (trois millions de réponses positives dans tout le pays).

2. Ces trois niveaux d’appartenance sont dirigés par l’EZLN

★ Le CCRI (Comité clandestin révolutionnaire indigène, formé par cinq représentations des langues indigènes parlées dans chacun des cinq Caracoles qui leur correspondent), qui est l’instance politique des comandantes et comandantas, un terme non exclusivement militaire puisque le président de la République, par exemple, est le commandant en chef des forces armées).

Son rôle a été par exemple : les dialogues avec le gouvernement (Cathédrale en février 1994, Selva en janvier 1995, dans ces deux cas avec la présence de Marcos), les négociations de San Andrés, d’avril 1995 à février 1996, ou avec les Chambres parlementaires le 28 mars 2001 (conversations auxquelles Marcos n’a pas participé) ; l’organisation de la Marche de la couleur de la terre en février-mars 2001 ; des consultations et marches déjà signalées, celles des Aguascalientes et de la Convention nationale démocratique d’août 1994 à Guadalupe Tepeyac, et la conversion des Aguascalientes en Caracoles.

★ La Comandancia General (CG) de l’EZLN, l’instance militaire que dirige le « sous »-commandant (à cause de sa subordination à l’instance politique antérieure) insurgé Marcos, qui est, par exemple, le dirigeant des insurgés et miliciens mais chargé en outre de la communication interculturelle (les communiqués : une tradition au Mexique qui remonte aux rébellions et insurrections du XVIIIe au XXe siècle, y compris à Zapata).

La création des Caracoles n’a rien changé à cette organisation de l’EZLN.

II. Comment s’organisent les autonomies ?

1. L’autonomie est l’une des principales demandes de l’EZLN et ce, depuis le dialogue de la Cathédrale en 1994. Après son échec, trente-huit communes autonomes furent proclamées dans la clandestinité en décembre 1994.

Selon les Accords de San Andrés, signés par l’EZLN et le gouvernement avec l’aval de la Cocopa [2] et de la Conai [3] le 16 février 1996, cette autonomie se définit :

★ comme « l’exercice du droit des peuples [les indigènes sont les “peuples premiers” du pays selon la Convention 169 de l’OIT] à disposer d’eux-mêmes » (derecho de libre determinación) sur les « territoires » qui ont été leur « habitat traditionnel » ;

★ comme une « autonomie différenciée » (selon les « niveaux » de gouvernement et les compétences — ámbitos — souhaitées) qui, sur le plan local, peut prendre la forme de comunidades (villages ou hameaux) ou de municipios (communes) mais avec un droit d’« association » entre les unes et/ou les autres qui, dans la pratique, convertit le territoire autonome de local en régional. Ce regroupement régional est ce qui a été décidé et promulgué les 8, 9 et 10 août 2003 à Oventik avec la création des Caracoles qui concernent une bonne trentaine de communes autonomes.

2. Ce changement laisse cependant intacte la structure de base, celle des communes autonomes. Leur siège, qui est en général celui de l’ancienne commune mais avec un autre nom (par exemple, pour San Andrés Larráinzar ce n’est pas Oventik, mais le même village avec son nouveau nom de San Andrés Sakamch’en de los Pobres). Pour l’instant, il en existe une trentaine. Leur travail est celui de la gestion municipale.

3. Outre les niveaux de gouvernement (par exemple municipal), l’autonomie des Accords de San Andrés spécifie des compétences (exécutives, législatives ou judiciaires) qui l’habilitent, par exemple, à se charger de programmes alternatifs en matière d’éducation, de santé, de justice (appelés dans les textes sistemas normativos internos), etc. À ce qui est explicitement mentionné dans les Accords, l’EZLN ajoute des programmes de production agroécologique (sans OGM, respectant la biodiversité et combattant la biopiraterie) et de commercialisation alternative en général de forme coopérative.

Il y avait déjà dans les Aguascalientes des écoles et des cliniques alternatives mais pas toujours bien structurées. Le CCRI a décidé la coordination de l’ensemble de ces activités dans les Caracoles pour les rendre plus efficaces.

4. Cette coordination est le travail du siège des Conseils de bon gouvernement (Casa de la Junta de buen gobierno), inauguré symboliquement à Oventik par environ soixante-dix commandants du CCRI (donc provenant des cinq Caracoles existants) qui ont confirmé en ces nouvelles fonctions les quatorze conseillers d’Oventik (deux pour chacune des communes autonomes représentées actuellement dans ce Caracol, preuve que l’institution de base reste la commune autonome) ainsi que ceux des quatre autres Juntas de buen gobierno.

5. Lors de la construction des communes autonomes, il y eut beaucoup de ratés qui ont mécontenté des alliés de l’EZLN (comme l’ARIC indépendante, par exemple) ou des organisations de solidarité mexicaines ou internationales malmenées, dans leurs membres ou dans la destination des fonds qu’elles apportaient, ou même par des entorses aux droits de l’homme. Donc, en plus de coordonner un développement endogène et autogéré, les Conseils de bon gouvernement fonctionnent aussi comme des assemblées d’arbitrage et de conciliation, de répartition des finances extérieures, non selon les critères des donateurs sinon selon ceux des zapatistes eux-mêmes en l’exercice de leur autogouvernement, en se réservant une retenue locale de dix pour cent destinée, par exemple, à soutenir le collectif d’un village dont les nécessités n’avaient pas encore été prises en compte.

III. Qu’est-ce qui a changé depuis la création des Caracoles ?

1. Les communes autonomes (municipios autónomos), loin d’être relativisées, jouissent de l’appui et des services régionaux des Caracoles qui leur épargnent les bavures de leurs débuts difficiles.

2. Les autonomies sont considérablement renforcées et respectées, des communes autonomes aux Caracoles en passant par les Conseils de bon gouvernement parce que :

★ la CG militaire de l’EZLN se chargera — et elle seule — de répondre militairement aux manœuvres hostiles des paramilitaires qui menacent encore les organismes autonomes ;

★ le CCRI et la CG de l’EZLN ont terminé leur rôle de suppléance et n’interviendront plus dans la marche interne des autonomies.

3. En effet, les comandantes du CCRI ont clairement exprimé que si l’un d’eux a des aspirations aux gouvernements autonomes, il doit renoncer aux charges d’organisation qu’il occupe au sein de la Comandancia de l’EZLN parce qu’il ne peut y avoir d’interférence entre les niveaux de gouvernement (il y aurait donc une espèce de séparation respectueuse des pouvoirs, un peu à l’image du pacte fédéral, officiellement mal respecté bien que consacré par la Constitution mexicaine).

4. Le sous-commandant insurgé Marcos est libéré de la rédaction de communiqués parlant au nom des autonomies mais il en garde la responsabilité pour son instance ; les autonomies n’ont plus le droit de faire intervenir les miliciens pour faire respecter leurs décisions parce que, dorénavant, ces dernières devront être purement politiques et inspirées par la raison, non par la force, compétence exclusive de la CG militaire.

5. Cependant trois comandantas et plusieurs comandantes du CCRI, depuis leur compétence spécifique, ont proclamé le 9 août 2003 à Oventik les grandes lignes d’action de l’EZLN au niveau global dans la conjoncture, auxquelles les autonomies devront trouver des formes locales ou régionales d’application : le problème de la marginalisation de la femme, celui des jeunes sans travail ou des migrants contraints à chercher aux États-Unis ce que le Mexique est incapable d’offrir, le point de vue critique de l’EZLN sur la classe politique du moment, ses choix au niveau de la solidarité internationale (Pays basque, Palestine, Irak, Argentine, etc.) et la mobilisation pour un grand programme de résistance aux principaux axes néolibéraux officiellement annoncés — l’ALCA (Accord de libre commerce des Amériques) et le PPP (Plan Puebla-Panama) ; cet appel est ironiquement dénommé « Plan Tijuana – La Realidad » (le territoire mexicain de sa frontière nord à celle du sud) pour bien noter la vocation nationale de l’EZLN.

La grande nouveauté est la rupture du silence. L’autonomie se vit désormais hors de la clandestinité, la résistance devient publique et ouverte. Tout se passe comme si l’EZLN suggérait au gouvernement que si ces mesures l’offensent, la solution la plus simple et la moins gênante pour lui serait, enfin, l’application des Accords de San Andrés qui ferait tout rentrer dans la légalité inclue dans leur signature commune.

28 août 2003, 
André Aubry et Eva

Notes

[1] Vicente Fox, dirigeant du Parti d’action nationale (PAN) et président du Mexique de 2000 à 2006 (note de “la voie du jaguar”).

[2] Cocopa, Commission de concorde et pacification, créée en mars 1995 par la Chambre des députés et le Sénat (note de “la voie du jaguar”).

[3] Conai, Commission nationale de médiation, créée en 1994 par des membres de la « société civile », présidée par l’évêque Samuel Ruiz, et autodissoute en juin 1998 (note de “la voie du jaguar”).

Résistance politique: Analyse et parties de solutions au marasme politico-économique ambiant… 1ère partie

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En savoir plus sur un projet moderne de société autogestionnaire devient de plus en plus vital. Créer un contre-pouvoir autogestionnaire véritable devient une évidence, tant le fait de dire « q’il n’y a pas de solutions au sein du système » n’a jamais autant été d’actualité, il suffit de regarder le monde dans lequel nous vivons et l’analyser pendant cinq minutes, pas plus….

Le capitalisme privé ou d’état n’est en aucun cas « la fin de l’Histoire », mais juste un passage néfaste obligé (malheureusement…) pour une compréhension globale des avantages universels d’une société libre autogérée et fonctionnant sur la large base de communes confédérées.

Ci-dessous la première partie d’un excellent texte d’analyse de la situation. L’emphase textuelle est de notre cru et n’apparaît pas dans le texte original.

— Résistance 71 —

 

Nationalisation, privatisation, socialisation, autogestion : le droit de propriété en question (1ère partie)

Un article paru dans « Les Cahiers d’alter » d’août 2013

 

Catherine Lebrun & Christian Maheux (SUD et Solidaires)

 

url de l’article:

http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article5490

 

1ère Partie

2ème Partie

 

Nationalisation, privatisation, socialisation, autogestion… Le syndicalisme ne peut pas faire l’économie d’approfondir ces questions car elles sont au cœur de tout projet de transformation sociale radicale.

Au-delà des positions de principe de lutte contre le système capitaliste, les réponses et les stratégies alternatives à construire doivent prendre la mesure de l’évolution du capitalisme et des conditions concrètes dans lesquelles se mènent la lutte des classes. Elles reposent sur la nécessaire articulation entre revendications immédiates et changements structurels, entre revendications et construction du rapport de force pour les faire aboutir, entre projet alternatif et formes d’action (démocratie ouvrière, démocratie dans les luttes, grèves de masse, grèves reconductible, autonomie des mouvements sociaux, conséquences politiques concrètes des luttes, etc.)

Le présent texte ne prétend à nulle exhaustivité, il n’entend pas fixer une quelconque ligne politique en dehors des cadres de débats et décisions de notre organisation syndicale. C’est une contribution, dont l’objectif est de relancer la réflexion et les échanges sur ces sujets. Elle est basée sur les acquis historiques [1] du mouvement ouvrier, l’analyse de la société dans laquelle nous vivons, la prise en compte des rapports de forces nécessaires à une organisation différente de la société qui passe par une rupture avec le capitalisme. C’est un, très partiel et modeste, outil pour les militant-es qui veulent renouer avec ce nécessaire travail, individuel et collectif, d’élaboration d’une stratégie émancipatrice.

Les auteurs : Catherine Lebrun, issue de SUD-Emploi, et Christian Mahieux, issu de SUD-Rail, sont membres du bureau national de Solidaires.

Nationalisation, socialisation, autogestion, ces concepts ont imprégné des années de débats au sein du mouvement syndical. Ce ne sont pas des discussions « dans le vide » ; des expériences ont été menées, des bilans ont été tirés. La gestion des outils de production [2] directement par celles et ceux qui travaillent est possible. C’est un premier point important car il rappelle que des alternatives sont possibles, en vrai, pas seulement sous forme de slogans.

Réapproprions-nous notre histoire, ne nous laissons pas imposer la vision de la classe dominante dont un des objectifs est de nous conduire à accepter comme fait acquis que « le capitalisme est la fin de l’histoire » [3] !

Dans le cadre du système capitaliste, la gestion directe d’entreprises ou services est possible comme le montrent quelques expérience ; mais pas l’autogestion, car il s’agit là d’un projet de transformation sociale de la société dans son ensemble, avec des modifications fondamentales en termes de pouvoir de décision, de rapports entre classes sociales, de notions de hiérarchie et de responsabilité, etc. Il nous faut donc construire notre réflexion en intégrant cette nécessaire rupture avec le système capitaliste. Là encore, pour que ce soit utile, nous devons retrouver et inventer des revendications, des formes d’action, des organisations, des slogans, des exemples de luttes, qui rendent crédibles aux yeux de nos collègues ces changements fondamentaux.

A travers certaines résistances et luttes sociales actuelles, est parfois posée la question de l’organisation du travail dans toutes ses dimensions : qui décide dans l’entreprise et dans chaque collectif de travail ? Que produire ? Dans quelles conditions ? Quelle utilité sociale ? Ce ne sont que des interrogations, rarement des tentatives concrètes, nullement un mouvement de fond. Mais n’est-ce pas à nous de créer les conditions pour que celui-ci existe ?

Réponses alternatives, mouvement de masse, changements concrets

Le bilan des politiques de nationalisation et de privatisation menées depuis cinquante ans et les leçons à tirer des luttes pour une appropriation sociale collective, sont autant de repères pour ébaucher des réponses alternatives destinées à construire un mouvement de masse permettant la rupture avec le système capitaliste.

Les crises économiques et financières successives et leurs conséquences sociales dévastatrices ont mis à jour l’impasse du capitalisme financier, phase actuelle de ce système économique. Elles renforcent la nécessité d’une utopie transformatrice. Mais les effets du néo-libéralisme en termes de chômage de masse, de précarisation, d’individualisation de la relation salariale handicapent toute velléité de dynamique d’émancipation, sans oublier le bilan désastreux des expériences du « socialisme » dit réel, par exemple dans les ex-pays de l’est qui pèse encore dans l’inconscient collectif.

Dans ce contexte contradictoire et paradoxal, le syndicalisme ne peut pas se limiter à la défense des intérêts immédiats des travailleurs-euses mais se doit d’élaborer un projet de transformation sociale à la hauteur des bouleversements du capitalisme contemporain et conforme à notre volonté d’émancipation des travailleurs et des travailleuses.

Trop de forces syndicales, hexagonales et mondiales, ont abandonné cette tâche essentielle et ne visent plus qu’à aménager, voire à accompagner les effets du libéralisme. Rien d’étonnant par conséquent que leurs stratégies et leurs revendications ne visent plus à remettre en cause le système ni à esquisser les contours d’une autre organisation sociale.

Créer les conditions de nouveaux rapports de force idéologiques et sociaux implique de se battre sur des orientations syndicales inversant la logique même du système d’exploitation capitaliste et faisant le lien avec la situation et les revendications quotidiennes des salarié-es, chômeurs-ses, jeunes en formation et retraité-es.

Entre autres problématiques auxquelles travaille, encore insuffisamment, l’Union syndicale Solidaires, citons la répartition des richesses, la socialisation des moyens de production, la transition écologique, les inégalités femmes/hommes, les formes d ‘organisation sociales et les processus de décision sur les choix économiques et sociaux que porte notamment la thématique de l’autogestion.

Du passé, avant de faire table rase, tirons les enseignements !

La question de la propriété est toujours révélatrice de l’état des rapports de force entre les classes sociales, et de l’état du débat social et politique du moment. Sans retracer des siècles de débat sur cette question, reprenons quelques périodes charnières, parmi les plus récentes.

Suite à la crise de 1929, le débat sur les nationalisations refait surface en Europe entre les partisans d’une politique de nationalisation des infrastructures et des secteurs clefs de l’économie et ceux préconisant un régime d’économie mixte où le régime de propriété capitaliste reste dominant. En France, un clivage existe dans le mouvement syndical (notamment entre CGT et CGTU puis dans la CGT réunifiée) entre les « réformistes » et les « syndicalistes révolutionnaires », ces derniers considérant qu’étatiser une partie de l’économie sans rompre avec le régime du profit et les inégalités de classe, est un leurre. La nationalisation des chemins de fer par la création de la SNCF en 1937 illustre cette situation, puisqu’il s’agit avant tout d’éponger les dettes des grands actionnaires des compagnies privées, sans toucher aux profits accumulés depuis des dizaines d’années, et en les indemnisant très généreusement : « socialiser les pertes, privatiser les profits », est une revendication patronale ancienne…

A l’échelle internationale, les collectivisations en Espagne, entre 1936 et 1938, sont une expérience particulièrement intéressante ; sans les mythifier, elles montrent que « c’est possible » à grande échelle, sans recours aux nationalisations étatiques mais en fédérant des initiatives mises en œuvre à la base. Plusieurs millions de personnes participèrent à des réalisations sans précédent : les collectivités agricoles d’Aragon et la socialisation d’entreprises et des services publics en Catalogne par exemple, se sont faites sans recours à l’État. Celles et ceux qui produisaient se sont emparé-es des usines, des bureaux, des champs. Ils et elles ont géré directement la production, sa répartition, les échanges, mais aussi les moyens à mettre en commun pour l’éducation, la santé, etc. Dans certaines collectivités, un salaire unique a été mis en place, dans d’autres l’argent était aboli au profit de bons d’échange, non capitalisables et utiles pour la seule satisfaction des besoins familiaux,… Bien entendu, le contexte politique, économique et social [4] de l’Espagne de 1936 n’est pas celui de notre monde contemporain, mais ces expériences méritent toute notre attention.

Le débat sur le pouvoir, et en fait sur l’autogestion, a traversé le mouvement ouvrier dans tous les pays et dans des périodes bien différentes. On sait ce qu’il advint de la révolution russe de 1917 et ce que furent les régimes autoritaires des pays dits « communistes ». Mais, en Russie, de 1917 au début des années 20, la remise en cause du pouvoir des conseils ouvriers (les soviets [5]) a été contestée y compris au sein du parti bolchevik au pouvoir [6].

En 1945, après la seconde guerre mondiale, où tout est à reconstruire et afin d’écarter toute velléité de remise en cause du système, nombre de gouvernements européens mettent en place des politiques dites keynésiennes [7] fondées sur un interventionnisme étatique fort. En France, dans le cadre du Conseil national de la résistance (CNR) regroupant les courants politiques de droite et de gauche, le projet était « le retour à la nation de tous les grands moyens de production monopolisée, fruit du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques » ; le préambule de la constitution de 1946 reprend ces principes. Une grande partie du patronat ne s’y oppose pas, non seulement parce que les actionnaires indemnisé-es pourront investir dans des secteurs plus juteux à court terme, mais aussi parce que les lourds investissements assumés par l’État seront profitables au développement du capitalisme. De surcroît, la gestion des secteurs nationalisés n’étant pas sous contrôle ouvrier [8], le changement juridique de la propriété ne remet en cause, ni la logique de rentabilité, ni le pouvoir de décision et de gestion des dirigeant-es. Rien d’étonnant, comme le disait le sociologue Bourdieu, tant la porosité entre « la noblesse d’état » technocratique [9] et les pouvoirs économiques, contredit la notion « d’État garant de l’intérêt général ».

L’important travail de recherches, de confrontation d’idées, mené au cours des années 60 dans des organisations ouvrières (y compris syndical, notamment dans la CFTC/CFDT) et la dynamique de Mai 68, mettent l’autogestion au centre de nombreux débats. Avec le recul, certains « exemples » d’alors méritent d’être considérablement rediscutés [10].

C’est dans ce contexte où se mêlent débats théoriques et forte volonté de « changer les choses dès maintenant » que naît le conflit des LIP [11] en 1973 à Besançon. Contre les licenciements, les salarié-es, massivement syndiqué-es, réquisitionnent le stock de montres et s’emparent des plans de fabrication. S’en suit une période novatrice, qui cristallise espoirs et soutien populaire, au cours de laquelle est mis en œuvre le slogan « c’est possible, on produit, on vend, on se paie ».

Les nationalisations de 1982, sous Mitterrand, représenteront 17% du PIB, et toucheront plusieurs dizaines de sociétés industrielles (Compagnie générale d’électricité, Saint-Gobain, Pechiney, Rhône-Poulenc, Thomson-brandt) et financières, mais elles suivront la même logique que les processus antérieurs, avec 47 milliards de francs d’indemnisations pour les actionnaires. Il n’y avait aucune volonté politique de permettre une remise en cause des choix stratégiques de production, du pouvoir de décision et de gestion des salariés-es dans les entreprises.

Les équipes dirigeantes resteront les mêmes notamment dans le secteur bancaire où la course à la spéculation aboutira à une facture salée pour les contribuables (cf. les 100 milliards de dette du Crédit Lyonnais). Le gouvernement PS/PCF est loin même du programme commun de la gauche des années 70 qui préconisait la mise en place de conseils d’ateliers et de services pour un contrôle ouvrier des entreprises. Les libéraux comme les sociaux démocrates utilisent la socialisation des pertes comme une transition avant un retour fructueux au secteur privé. A l’instar des politiques ultralibérales anglo-américaines de Thatcher et Reagan dont la doctrine est la restauration de « l’ordre spontané du Marché », le gouvernement « socialiste » opérera le tournant libéral en 1983.

Les privatisations ne vont pas cesser de s’enchaîner sous les gouvernements de droite comme de gauche, notamment sous le gouvernement Jospin (PS/PCF/Verts, de 1997 à 2002). Le drame de la sidérurgie française privatisée en 1996 est un des symboles. D’autres secteurs verront la participation de l’Etat baisser sans cesse et en bout de course circonscrite à l’énergie, les transports, l’audiovisuel public, les télécommunications, la Poste… souvent de plus en plus partiellement d’ailleurs.

Cette contre révolution conservatrice amorcée dans les années 1980, prendra dans les années 1990 des formes nouvelles de domination de la finance sur l’ensemble de la sphère économique dont la recherche de rentabilité maximum et à court terme, conjuguée avec une concentration croissante des entreprises, abouti à l’extension des privatisations et à une offensive brutale contre les services publics.

Force est de constater que le bilan des privatisations est marqué par un coût social élevé. Les Etats ont souvent bradé les entreprises publiques au secteur privé. Ce dernier, guidé par la recherche du profit immédiat, n’a cure des productions nocives écologiquement et désastreuse socialement pour les salariés-es. Et quand, celui- ci est en faillite, les états renflouent, sans contreparties, et font payer la note aux populations, détruisent le secteur public, comme c’est le cas aujourd’hui avec les politiques d’austérité instaurées en Europe dans la foulée de la crise économique et financière de 2008. Ce ne sont pas les quelques mesures de B.Hamon sur l’économie sociale et solidaires, ni le projet de Hollande sur la possibilité de reprise par les salariés-es d’entreprises bénéficiaires, qui modifieront la domination de la loi du marché et la captation des pouvoirs de décision par une oligarchie minoritaire.

Socialisation, autogestion : une autre voie possible

Les questions que nous devons poser sont celles de la répartition des fruits des richesses produites et de l’organisation de la production (ce qui implique celles sur son contenu, son utilité sociale, ses implications écologiques, etc.)

La nationalisation de tel ou tel secteur, où seule la forme juridique de la propriété change en devenant étatique, ne bouleverse pas la logique du système dans son ensemble. A certains moments, elles peuvent permettre de sauvegarder les intérêts des salariés-es ; mais une véritable transformation sociale du système suppose la socialisation de l’ensemble des moyens de production et d’échange donc la remise en cause de la propriété privée, et du pouvoir par les travailleurs-ses, au sein des entreprises mais aussi plus largement pour « l’administration de la société ». Cela implique également un cadre national de planification des besoins sociaux futurs, des ressources allouées pour les satisfaire, en tenant compte des impératifs écologiques.

L’articulation de ces orientations, à l’échelle nationale et internationale, avec les besoins locaux, ceux des entreprises et des branches, pose la question de l’ensemble de la « chaine démocratique » pour assurer des choix cohérents au profit de la collectivité dans son ensemble.

Au-delà des mots différents (autogestion, collectivisation, socialisation…), ce que nous entendons par autogestion c’est que les classes sociales qui produisent la richesse collective [12], aujourd’hui sans pouvoir, peuvent gérer l’économie (donc les entreprises, les services, etc.) et plus généralement la société. Ceci suppose l’appropriation collective directe des outils de production et des moyens d’échanges. Nous ne voulons par là décrire un modèle idéal pour « après la révolution », mais d’une part « construire par nos luttes d’aujourd’hui la société de demain », d’autre part créer les conditions pour que des luttes faisant bouger réellement les choses se développent.

Ces principes posés, l’évolution du capitalisme et ses effets sur la structuration du salariat, nous obligent à repenser les termes du débat sur ces thématiques. Nous ne sommes plus dans les années 1970 où nous étions face à un capitalisme encore largement patrimonial, familial, avec un pouvoir de décision unique et identifié.

L’internationalisation du capital, les centres de pouvoir opaques et insaisissables, l’interdépendance économique à l’échelle planétaire, la domination des multinationales sur l’ensemble des filières, des petites et moyennes entreprises (PME), et du marché des matières premières, impliquent de redéfinir le contenu des réponses alternatives et les stratégies syndicales et politiques.

La perspective de socialisation des secteurs clefs de l’économie et autogérés par les salariés-es suppose d’anticiper la chaîne de conditions économiques de production et de la repenser au-delà des murs d’une seule entreprise. En d’autres termes, l’autogestion n’est pas concevable en l’organisant entreprise par entreprise, sans prendre en compte les interactions entre de nombreuses entités tout au long de la production d’un produit ou d’un service. C’est sans doute une des raisons qui explique que « l’aventure » autogestionnaire surgisse rarement des luttes d’entreprises, les salariés-es évaluant eux-mêmes les conditions nécessaires à sa réussite. Le caractère outrageusement réformiste de la majorité du mouvement syndical contemporain, que nous évoquions plus haut, est aussi une des explications.

Cela ne veut pas dire que des espaces d’expériences autogestionnaires sont impossibles, même sous des formes inachevées comme les SCOP [13] en France ou plus abouties et plus nombreuses comme par exemple en Argentine (les entreprises « récupérées ») ou la coopératives ouvrière Mondragon au pays basque espagnol, mais dans les tous les cas ce sont dans des secteurs et des créneaux restreints.

Le mode d’organisation en SCOP permet des ruptures importantes avec le schéma dominant dans l’économie capitaliste : sur la propriété, la hiérarchie, la répartition des tâches, etc. Dans un autre registre, mais avec la même aspiration, le développement des AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) pose les questions des circuits courts entre paysan-nes et consommateurs-trices, de l’inutilité des grands groupes prédateurs de la distribution mais aussi la qualité de la nourriture produite et du soutien à une agriculture non productiviste.

Quant à « l’économie sociale et solidaire », appelée aussi « tiers secteur », si elle traduit parfois une aspiration à sortir des lois du marché, elle n’est pas exempte de contradictions ; la gestion de ces entités, à l’exemple de nombre de Comités d’Entreprise ou d’associations, étant loin d’être en rupture avec le modèle dominant ! Elle se situe aux marges du système et sans vue d’ensemble, perméable à l’instrumentalisation dans un processus de privatisation des services publics, et à la récupération marchande comme le commerce équitable par les grandes chaînes de distribution.

Les expériences qui peuvent être menées à travers des CE (bien peu !) ou des SCOP, aussi utiles et intéressantes soient-elles, ne sont pas l’autogestion au sens d’un projet d’ensemble qui a des conséquences sur toute la société, et remet en cause les rapports entre classes sociales que nous connaissons. Le projet autogestionnaire dont nous nous revendiquons est nécessairement en rupture avec le système capitaliste.

A suivre…

Foire à l’autogestion de Montreuil, grand succés de la seconde édition…

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Foire à l’autogestion Acte II, le Bilan

 

16 Juin 2013

 

url de l’article:

http://www.autrefutur.net/Foire-a-l-autogestion-acte-II-le

 

 

Avec une fréquentation en hausse, la 2e Foire à l’autogestion, tenue à Montreuil (93) les 8 et 9 juin 2013, a de nouveau été une réussite, en tenant les deux objectifs qu’elle s’était fixée :

  • sur la forme : être une « foire », c’est-à-dire un mélange d’éléments conviviaux (musique, cantine ouverte, espace enfants, discussions informelles), de structures politiques ou syndicales autogestionnaires, d’ateliers d’autonomisation, de coopératives de production autogérées… ;
  • sur le fond : réunir les actrices et acteurs de l’autogestion, dans leur diversité : des associations de recherche sur l’autogestion aux collectifs autogérés, des théoriciens exigeants cherchant à renouveler un projet global de société à ceux qui pratiquent une l’autogestion au quotidien.

La Foire a permis à différentes familles autogestionnaires d’échanger et de confronter leurs approches, pratiques et exigences quotidiennes dans les luttes et sur le projet de société.

À noter que, parmi les 80 structures (syndicats, coopératives, associations, collectifs et organisations politiques) organisant l’événement, une place de plus en plus grande est donnée à l’écologie radicale (confirmant ainsi la tendance de la première foire). Ainsi, notamment, la ZAD de Notre-Dame-des-Landes a été le sujet de plusieurs débats.

Nouveauté de cette 2e édition : la venue en force d’ateliers d’autonomisation (récupération ou « do it yourself »), de la fabrication de produits ménagers ou cosmétiques à la réalisation de plusieurs jerrys (ordinateurs réalisées à base de récupération), de l’appropriation du numérique (avec un Village du logiciel libre), d’ateliers vidéo à l’autoréparation de vélo, en passant par une initiation à l’autodéfense féministe.

La Foire a aussi, comme l’année dernière, donné lieu des moments de réalisation collective, comme la gestion horizontale de la cuisine qui a assuré des repas durant les deux jours.

Foire vivante et joyeuse, mais sur laquelle a planée l’ombre de Clément Méric, assassiné quelques heures avant le début de la Foire. Après un hommage public, de nombreuses et nombreux participants se sont rendus à la manifestation organisée à Paris, puis au concert de soutien à l’Action antifasciste Paris-Banlieue.

Ateliers et forums de la foire ont permis d’échanger autour d’un programme dense. Outre les ateliers, débats et forums, du théâtre, avec la pièce Side in/Side out, de la musique, une expo d’affiches… Sans oublier l’excellente bière de la microbrasserie Zymotic.

Nous laissons aux structures participantes le soin de rapporter et de commenter le contenu des débats et forums auxquelles elles ont assisté.

Merci à toutes et tous les participants sans lesquels cette Foire n’aurait pas été pleinement pluraliste, anticapitaliste et autogestionnaire.

Le comité d’organisation de la 2e Foire à l’autogestion, le 12 juin 2013

P.-S.

Pour l’ambiance générale, voir le diaporama photo.