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Guerre impérialiste et ingérence au Moyen-Orient: La nouvelle guerre du Liban aura sûrement lieu…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 15 mars 2016 by Résistance 71

“La solution pratique, légitime et objective [pour la libération de la terre] est donc représentée par des opérations de résistance qui forcent un effet clair et direct, la retraite de l’ennemi et la reconsidération des agendas politiques et des méthodes… Le bloc fondamental sur lequel toutes les tactiques reposent est représenté dans la perception qu’on a de ce qui constitue une solution plausible: la résistance ou la négociation ? Les deux modes ont clairement démontré leurs résultats.

Il n’y a pas de restitution de terres après des négociations et une occupation ne peut pas soutenir la pression d’une résistance.

La dépendance et la subordination aux régimes [politiques] piègent l’activité de la résistance dans une conjoncture d’obligations et de système de requis, compromettant ainsi la liberté et l’efficacité qui généralement caractérisent une telle activité [de résistance].”

~ Naïm Qassem (2005) ~

 

Vers une nouvelle guerre au Liban

 

Thierry Meyssan

 

14 Mars 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article190702.html

 

Depuis mai 2008, le Liban ne respecte plus sa propre constitution et n’a plus de budget. Le pays, aujourd’hui à la dérive, est redevenu une proie facile pour Israël. L’échec de l’opération contre la Syrie conduit le parti colonial à se chercher une nouvelle cible. Si une seconde guerre civile peut encore être évitée, il sera difficile d’empêcher une nouvelle invasion.

Depuis l’accord de Doha et l’élection anticonstitutionnelle de Michel Sleiman comme président de la République, en 2008, le Liban n’a pas connu d’événement politique marquant jusqu’à août dernier. Au cours des sept derniers mois, le pays a été secoué lors de la « crise des ordures » par des manifestations susceptibles de déboucher sur une seconde « révolution du Cèdre », puis par une crise de confiance avec l’Arabie saoudite et ses alliés, enfin par une mise en cause internationale du Hezbollah. Trois événements qui, pris séparément, semblent s’expliquer par eux-mêmes et ne débouchent sur rien. Et pourtant…

En août 2015, débuta subitement la « crise des ordures » : l’État ne parvint pas à renouveler le contrat de ramassage des poubelles par la société Sukleen. En quelques jours, le pays dans son ensemble devint une vaste poubelle, les déchets s’amoncelant dans les rues. Des manifestations se formèrent accusant le gouvernement d’incurie. Bientôt des milliers de manifestants clamaient dans le centre de la capitale que les politiciens eux-mêmes étaient des ordures, pillant l’État au détriment des citoyens. Des médias évoquaient un début de révolution colorée comparable à la « révolution du Cèdre » organisée par les États-Unis après l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri ; d’autres médias évoquaient une extension du « printemps arabe » [1]. En définitive la fureur populaire retomba car le système communautaire unique du Liban —imposé par la France— attache chaque citoyen à sa communauté religieuse et l’empêche de se positionner sur les questions nationales.

Toutefois, sept mois plus tard, la crise des ordures n’est toujours pas résolue. Certes, la capitale et les grandes villes sont nettoyées, mais dans de nombreuses régions, les poubelles s’accumulent répandant une odeur nauséeuse. La persistance et la généralisation de ce problème ont des conséquences en matière de santé publique. Les virus se propagent et presque tous les Libanais sont malades épisodiquement. Elles ont aussi des conséquences économiques. De facto, le tourisme, principale source de revenu officiel du pays, est en forte baisse.

La seconde crise a débuté avec l’annulation du don saoudien de 3 milliards de dollars à l’Armée libanaise [2]. En réalité, ce « don » était la rémunération versée à l’Armée libanaise pour avoir détruit le témoignage de Majed el-Majed qu’elle avait arrêté lors de son transport en ambulance, le 26 décembre 2015. Le célèbre terroriste était le représentant du prince Bandar Ben Sultan au Levant. Il était suspecté de connaître personnellement la totalité des politiciens qui soutiennent secrètement les jihadistes. Son témoignage aurait gravement mis en difficulté le royaume saoudien. L’homme eut la bonne idée de mourir après quelques jours de détention sans que son témoignage détaillé ne soit enregistré [3].

Pour justifier l’annulation de son « don », Riyad évoqua la réaction du Liban à l’exécution de cheikh Nimr Baqr al-Nimr. Le 2 janvier 2016, la pétro-dictature avait en effet décapité le chef de son opposition. Or, il se trouve que cette personnalité était un religieux chiite, ce qui souleva une vague d’indignation dans toutes les populations chiites du monde, y compris au Liban [4]. L’Arabie saoudite mobilisa ses alliés pour affirmer son droit absolu à tuer qui il souhaite parmi ses sujets, tandis que le Liban se tint prudemment sur la réserve. Riyad décida d’y voir une forme d’ingratitude au regard des milliards déversés durant des années pour soutenir le 14-Mars, c’est-à-dire la coalition des partis communautaires libanais collaborant avec Israël.

Surtout, Riyad décida de couler l’économie libanaise en interdisant à ses sujets de se rendre au Liban et en faisant étendre cette interdiction aux Bahreïnis et aux Émiratis. Privé de ses touristes du Golfe, les commerces et les banques sont immédiatement entrés en récession.

La troisième crise est celle concernant le Hezbollah. Ce réseau de résistance à l’occupation israélienne s’est progressivement transformé en parti politique et participe au gouvernement. Principalement soutenu par la Syrie dans la période 1982-2005, il se tourne progressivement vers l’Iran après le départ de l’Armée arabe syrienne du Liban. Dans la période 2006-2013, il reçoit un arsenal considérable des Gardiens de la Révolution iraniens. Cependant, depuis l’élection de cheikh Hassan Rohani en Iran, le Hezbollah se prépare à une rupture et développe ses propres sources de financement en s’appuyant sur la diaspora libanaise et/ou chiite à l’étranger, principalement en Afrique et en Amérique latine. Suite à la signature de l’accord 5+1 avec l’Iran, le 14 juillet 2015, le Hezbollah s’engage contre les jihadistes aux côtés de l’Armée arabe syrienne, tout en prenant progressivement ses distances avec Téhéran.

Le 16 décembre 2015, le Congrès des États-Unis a adopté à l’unanimité une loi interdisant aux banques de travailler avec le Hezbollah ou des organes liés à la Résistance libanaise et visant, en outre, à empêcher la diffusion de la chaîne de télévision Al-Manar [5]. Immédiatement le Trésor a pris des sanctions contre Ali Youssef Charara, PDG de la société Spectrum Investment Group, accusé de participer au système de financement de la Résistance [6]. La loi états-unienne a été suivie par des résolutions du Conseil de coopération du Golfe et de la Ligue arabe qualifiant le Hezbollah de « mouvement terroriste ».

Le dispositif est désormais complet : l’économie libanaise est ruinée et le principe de la Résistance à l’occupation israélienne est assimilé à du terrorisme. La chaîne de télévision Al-Manar ne devrait plus être accessible par NileSat et ArabSat, limitant considérablement son audience.

Deux options sont désormais possibles pour Washington et Tel-Aviv : soit une guerre classique, comme en 2006, soit —plus simple et plus discret— une guerre civile, comme le Liban l’a connue de 1975 à 1990. Le dernier président constitutionnel du Liban, Émile Lahoud, appelle à une réforme immédiate de la loi électorale, de manière à ce que le prochain parlement ne soit pas représentatif des communautés religieuses, mais de la population. C’est le seul moyen d’éviter la guerre civile.

[1] « Au Liban, une manifestation populaire pour « la chute du régime » », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 24 août 2015.

[2] « L’Arabie saoudite annule son don de 3 milliards au Liban », Réseau Voltaire, 20 février 2016.

[3] « Le silence et la trahison qui valaient 3 milliards de dollars », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 15 janvier 2014.

[4] « La mort du cheikh El-Nimr fait vaciller le régime des Saoud », par André Chamy, Réseau Voltaire, 3 janvier 2016.

[5] “Hezbollah International Financing Prevention Act of 2015 (H.R.2297)”, Voltaire Network, 16 December 2015.

[6] « Treasury Sanctions Hizballah Financier and His Company », U S Department of the Treasury, January 7, 2016.

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En parallèle à cet article de Meyssan, cette information émanant de l’IRIB / Sahar TV, chaîne d’information iranienne francophone, confortant l’analyse de T. Meyssan et laissant penser que le choix d’une nouvelle guere civile a été fait par les sionistes:

“Israël incapable de faire la guerre contre le Liban (Mohamed Raad, chef de la délégation politique du Hezbollah au perlement libanais)

Sahar TV

14 mars 2016

Le Chef de la fraction du Hezbollah, au Parlement libanais, a assuré que les Sionistes étaient incapables de faire la guerre contre le Liban.

«Le Liban est conscient de l’incapacité de l’ennemi sioniste face à la Résistance», a déclaré le Chef de la fraction du Hezbollah, au Parlement libanais, Mohammed Raad, avant de souligner : «Israël n’est pas capable d’entamer une nouvelle guerre contre le Hezbollah».

Il a, ensuite, regretté la trahison de certains dirigeants arabes, vis-à-vis de Qods, de la Palestine, du Liban, de la Syrie, de la Jordanie, et même de la Mecque et de Médine, en affirmant : «Ces dirigeants agissent en faveur des intérêts des Sionistes».

Source: http://francophone.sahartv.ir/infos/moyen_orient-i30151-israël_incapable_de_faire_la_guerre_contre_le_liban_(mohammad_raad)

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Résistance politique et de terrain: Le Hezbollah grande puissance selon Israël…

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“L’hégémonie américaine ne protège que l’autorité des leaders politiques qui sont complaisants avec les intérêts des Etats-Unis. Devant leur forte position internationale, les Etats-Unis sont capables de mettre en accusation quelque entité de leur choix, lançant des slogans suffisamment attractifs pour mettre en action une série de procédures visant à renverser des régimes, que ceux-ci soient effectivement coupables de ce qu’on leur reproche ou pas.”

“Étiqueter les mouvements de résistance qui luttent contre l’occupation au Liban et en Palestine comme ‘extrémistes’ simplement parce qu’ils luttent contre l’occupation menée par Israël n’est qu’un point de vue politique et non pas une description de la nature essentielle de tels mouvements. Une telle description politique n’a aucune signification car elle tombe dans le domaine de conflit d’intérêts et de divergences de valeurs… La fondation de base pour confronter le danger imminent israélien pourrait-être édicté comme suit: L’entité israélienne représente un grave danger pour la Palestine et pour la région entière, un danger qui se doit d’être contré, confronté et résisté. Tous les moyens doivent être employés pour faire face à ce danger et toute phase confrontationnelle sera forgée par ses besoins et les circonstances prévalentes. La base de tout est de refuser la ‘légitimité’ de l’occupation et d’adopter la persistance de la résistance comme pilier porteur. Il n’y a pas besoin de parler d’autres futures étapes.”

~ Naïm Qassem, secrétaire adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

Le Hezbollah est une des organisations les plus puissantes au monde (Rapport israélien)

 

Al Manar

 

24 mars 2015

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=226995

 

Selon le site israélien Walla,  un haut commandant de l’armée israélienne  , le général Guy Tzur, a  écrit : « le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a réussi à transformer son organisation en l’une des plus puissantes organisations dans le monde ».

Se réferant à des sources de la Division du renseignement militaire , il décrit «  sayyed Nasrallah comme  quelqu’un qui jouit non seulement de grandes connaissance  dans l’ Islam et dans le domaine sécuritaire,  mais tout autant en économie, dans le commerce et les marchés mondiaux, ce qui l’aide à gérer les actions du Hezbollah à travers le monde, notamment en Afrique et l’ Amérique du Sud ».

Et de souligner que « malgré la liquidation de ses haut fonctionnaires, comme Moughnieh, le Hezbollah a poursuivi son processus de renforcement de sa force militaire avec le soutien de l’Iran et de la Syrie ». Toujours selon le site israélien, un ancien officier supérieur de l’état-major général a déclaré que le Hezbollah est «une organisation très puissante du point de vue intellectuel, et donc si elle perd quelqu’un comme Moughnieh qui  a une grande influence, ses éléments  savent quoi faire et comment poursuivre leurs progrès dans la réalisation de leurs objectifs ».


Toujours selon le rapport, les éléments du Hezbollah sont très bien formés jouissant d’une forte expérience de combat, et d’une excellente maîtrise de soi ainsi qued’une technologie très avancée pour recueillir des informations.

Pour ce qui est des missiles antiaériens du Hezbollah, ce dernier possède des missiles Stinger, des missiles d’épaule de type « Strela » et  « Igla », ce qui peut représenter une menace réelle contre les hélicoptères israéliens. Sans compter plus de cent cinquante drones.
 
Le rapport n’a pas omis les  capacités marines du Hezbollah estimant qu’il dispose plus de 800 missiles sol-mer de type C, et exprime sa crainte qu’il ne possède les missiles avancés Yakhont. Citant un officier dans la marine,  le Hezbollah aurait établi  des tunnels d’eau grâce à des plongeurs bien entrainés.  

Selon les estimations de l’armée israélienne, le Hezbollah possède 700 missiles de longue portée; 5500 missiles de moyenne portée, et une centaine de milliers de missiles de courte portée sans compter plus de cent missiles de type Fateh.
 
Pour ce qui est du scénario d’une journée de confrontation avec le Hezbollah, l’armée israélienne estime que :

Un millier de missiles de courte portée sera lancé par jour.
Cinquante tirs de roquettes par jour pouvant atteindre 250 km.
10 missiles par jour capable d’atteindre Dimona.

Le rapport ajoute que le Hezbollah s’est investi dans l’amélioration des infrastructures et dans la construction de tunnels souterrains dans  160 villages chiites transformés en bases pour lancer des roquettes. 

Selon les estimations des experts, l’organisation compte aujourd’hui plus de 15 000 combattants et de réservistes. En outre, l’organisation met l’accent sur la construction d’une doctrine de combat capable de briser les défenses de l’armée israélienne en terre, mer, et air et même dans le monde de l’internet. De plus, le Hezbollah a réussi à construire un système de communication interne, qui ne peut pas être infiltré pour communiquer avec ses bases,  en plus d’ un système pour collecter des informations.

En revanche, le Hezbollah a deployé un système de surveillance le long de la frontière nord et utilise une technologie sophistiquée pour recueillir de l’information, certains fournis par l’Iran et d’autres de la Syrie. D’ailleurs, l’armée israélienne s’est plaint de cette technologie qui a été utilisé lors de l’opération contre le convoi Givati  dans les fermes de Chebaa, au mois de Janvier dernier.
 
Selon les sources de l’armée israélienne, cette technologie permet au Hezbollah d’enregistrer  toutes les activités de l’armée israélienne  près de la barrière frontalière et dans les bases. En outre, rien n ‘empêche le Hezbollah d’avoir des agents à l’intérieur d »Israël », qu’il a recruté au cours des dernières années, des gens ont été arrêtés ayant eu des  contacts avec l’organisation.

Enfin le rapport s’arrête sur les caractéristiques du Secrétaire général du Hezbollah, sayyed  Hassan Nasrallah qui connait bien  la société israélienne et  ses composantes et comment s’adresser au public israélien.

Ingérence et impérialisme au Moyen-Orient: La guerre de l’espionnage fait rage…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 13 novembre 2013 by Résistance 71

La guerre d’espionnage et de contre-espionnage entre Israël et le Hezbollah

 

Al Manar

 

11 Novembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=140249

 

Suite à l’infiltration par les forces ennemies israéliennes du territoire libanais en plantant des engins d’espionnage tout le long de la ligne bleue, voire à l’intérieur du territoire libanais, le Liban a décidé d’affronter cette nouvelle forme de violation de la souveraineté libanaise conformément au droit international.

Le président de la commission parlementaire des Télécommunications et de l’Information, Hassan Fadlallah, a annoncé ce lundi, au terme de la réunion de la commission, qu’une série de mesures a été décidée pour faire face à l’espionnage israélien, dont la déposition d’une plainte contre l’entité sioniste auprès du Conseil de Sécurité de l’ONU.

« Les membres de la commission ont discuté de l’espionnage exercé par Israël contre le Liban. Un espionnage qui constitue une agression contre le Liban. Ce dossier a pris une nouvelle dimension à l’heure actuelle, avec les techniques utilisées par l’ennemi », a indiqué le député.

« Nous avons examiné le rapport de la commission ministérielle formée en juillet 2013. Selon ce rapport, le nombre des tours utilisés par l’ennemi pour espionner les Libanais a augmenté, ainsi que le nombre des engins d’écoute, introduits illicitement au Liban par l’ennemi », a-t-il ajouté

Et de poursuivre: « La question est périlleuse et expose notre sécurité, économie et notre vie à de véritables périls. Nous prendrons des mesures de dissuasion et d’autres d’ordre politique, contre l’ennemi. »

Selon les propos du député Fadlallah, le Liban déposera une plainte contre l’entité sioniste auprès du Conseil de Sécurité de l’ONU et fournira des efforts afin d’expulser « Israël » de l’Union Internationale des Télécommunications.

Il a enfin appelé toutes les parties politiques à agir avec responsabilité, et à mettre de côté leurs différends afin de plancher sur les questions d’ordre national.

« Cette agression israélienne vise toutes les institutions militaires, armée, Sûreté Générale et FSI. Elle vise aussi tous les secteurs du pays, non un parti ou une faction déterminée », a expliqué le député.
 »Nous appuyons tous, les autorités compétentes, pour qu’elles préservent nos secrets nationaux et la sécurité du pays », a-t-il conclu.

Quand le Hezbollah s’infiltre au sein de l’unité d’écoute israélienne 8200

Or, selon un article publié par le quotidien libanais asSafir, intitulé « quand le Hezbollah réussi à s’infiltrer au sein de l’Unité 8200 d’écoute israélienne », l’entité sioniste dispose de  la plus importante unité d’écoute et d’espionnage dans la région.

Selon asSafir, l’unité 8200 a pour mission de s’infiltrer dans des réseaux informatiques, à déchiffrer les mots de passe , à contrôler les conversations téléphoniques de tous les citoyens des pays arabes , et pas seulement ceux du Liban.

Cette unité a aussi pour charge d’accomplir des opérations d’espionnage électronique et cybernétique : c’est-a-dire de surveiller, d’écouter, de scanner et de brouiller.

Sauf que cette unité a perdu de son prestige quand elle a constaté que   le Hezbollah avait  réussi de s’y infiltrer. 
 
Toujours selon asSafir, cette unité a subi un terrible échec dans la guerre d’Octobre 1973, après avoir omis  un avertissement au sujet de l’éclatement de cette guerre.

Mais, l’échec le plus important que l’unité ait pu subir dans son histoire, a été quand le  Hezbollah a fait exploser un cellular  piégé au sein  du laboratoire secret de l’unité 8200 à l’intérieur de son siège.
 
Citant le livre «L’Etat d’Israël fera tout» de Mark Ronen Bergman, asSafir écrit que cette opération du Hezbollah, que  le service de renseignement militaire (AMAN) a appelé «  le dossier cartoon», «est la preuve de l’échec cuisant  de l’armée israélienne dans sa guerre contre le Hezbollah au Liban».

Selon Bergman, «les hommes du Hezbollah ont conduit dans la nuit du 20 Février 1999, une attaque contre le siège du  bataillon 20 de l’Armée du Liban Sud (ALS) dans la ville de Jezzine ».

Une opération qui s’est traduite par bombardement des deux bâtiments via la plantation d’engins explosifs prés du siège provoquant leur effondrement.

Or, au cours des opérations de ratissage menées par le commandant du bataillon, le lendemain matin, on a trouvé parmi les décombres un téléphone mobile libanais, avec deux cartouches de munitions  pour une kalachnikov, ainsi qu’un fusible jaune d’une longueur de 30 cm.

Bergman précise: «Le rapport de l’enquête interne rédigé par l’officier du renseignement de la liaison de l’unité avec le Liban, le colonel Avi Azarov, rapporte que le  téléphone libanais a été transféré à l’unité 8200. Il a ajouté: « C’est ainsi que le téléphone mobile libanaise est entré dans le sacro-saint lieu d’espionnage israélien ».

Et de poursuivre: «l’officier du renseignement a transferé le telephone mobile à Jean Hikamim, un unité de l’ Armée du Sud semblable à celle de 8200, et qui à son tour l’a remis au chef de la division des objectifs de l’Unité 8200. Ce dernier l’a transféré à la base de l’unité 8200 dans le nord d’Israël, pour être transmis ensuite au président de la division d’espionnage spécialisée contre le Hezbollah et atterrir en fin de compte entre les mains de la direction de l’Unité 8200 dans le centre d’Israël. Mais tout le monde a omis de respecter  les instructions de sécurité de la maison, à savoir : examiner l’appareil pour savoir s’il est piégé ».

Les experts israéliens dans l’unité avaient de gros espoirs sur les données que pouvaient renfermer  ce téléphone mobile  , croyant  qu’ils pourront y trouver des numéros de téléphone et autres données qui leur permettront de renforcer la surveillance  sur le Hezbollah. Or, la charge de  la batterie du téléphone portable avait été vidée par mesure de sécurité. Deux officiers du laboratoire de l’unité Oded et Aanbar avaient pour mission de recharger le cellular et le connecter avec le Liban, sachant que le laboratoire est considéré comme un lieu d’une   extrêmement importance et tenu top secret  car ses membres sont essentiellement des officiers chargés des anti-virus et du programme firewall. »

Quand  «Oded et Aanbar ont contacté le président de la division, ils lui ont demandé si l’appareil avait été examiné. Le chef de la division a répondu  qu’il ne savait pas, mais qu’il pense  que oui. Sinon le cellular n’aurait jamis atteri ici.  Aanbar est allé voir le lieutenant Hanan qui lui a dit que le cellular a été trouvé  dans le village de Jezzine. Tous deux se sont rendus  au laboratoire pour  brancher un chargeur de batterie approprié au téléphone. Aanbar a tenu le téléphone dans sa main gauche, tandis que le clavier du téléphone était dans sa main tendue vers le bas, la batterie a été dirigée vers le haut pour permettre à Hanan de brancher la charge de la batterie à l’électricité. A 18:30, quand Hanna a branche la batterie, l’engin a explosé  ».

Bergmen conclu: «cette explosion a secoué l’une des institutions les plus sensibles et les plus confidentielles dans l’Etat d’Israël, au point que l’unité 8200 a  qualifé cet attentat de choc pour l’unité ».

L’unité 8200 qui a surnommé Israël « la capitale des écoutes mondiales

D’abord appelée Unité 848 l’Unité 8200 est la plus importante Unité israélienne de collecte et décriptage de données dont certaines activités sont dissimulées au cœur d’une « réserve naturelle et touristique » celle du Mont Avital/Tall Abu an Nada, cachées même aux « yeux » hyper fouineurs mais pour une fois volontairement aveugles de Google.

Dans les années 90 l’armée israélienne a recruté des centaines de hackers leur donnant le choix entre intégrer l’Unité 8200 ou aller en prison. L’Unité 8200 est l’unité la plus importante de l’armée israélienne comprenant plusieurs milliers de soldats.

Chargée des activités SIGINT interception, enregistrement et décodage de signaux l’Unité 8200 est sous commandement du Brigadier Gl N. Bien que ses quartiers généraux se situent à Camp Glilot à Tel Aviv certaines de ses installations d’écoutes se trouvent sur la base Urim dans le Negev à 30Km de Beersheva mais aussi, ce dont on parle beaucoup moins car particulièrement bien camouflées dans une « réserve naturelle et touristique » dans le ventre du Mont Avital sur les hauteurs du Golan syrien occupé avec des annexes dans le même secteur sur le Mont Bental et le Mont Hermon.

Ces dernières installations épient 24h sur 24 tous les signaux émis en Syrie et au Liban, tout type de communications téléphoniques, internet etc… Cette activité intense d’espionnage a lieu dans un environnement touristique de camouflage particulièrement actif celui principalement de la colonie(kiboutz) de Merom Golan qui a développé des activités touristiques comme un centre équestre avec des chambres d’hôtes, saloon restaurant style Farwest et d’autres activités de randonnées nature.

Merom Golan a été crée en 1967 juste après la guerre des six jours mais cette colonie a été installée là où elle se trouve actuellement dans le cratère du Mont Avital pour des raisons stratégiques surtout pour fournir une couverture civile à des activités militaires d’espionnage intense high tech développées ultérieurement après la guerre de Kippour par l’Unité 8200. Les civils de Merom Golan avait été évacués dans la panique le premier jour de la guerre de Kippour en 1973, les réservistes du kibboutz mobilisés sur place s’y étaient terrés pendant plusieurs jours alors que des unités de tankistes étaient décimées pour ressortir de leurs trous à rats après que l’armée israélienne ait reçu le renfort de l’armée américaine en troupes ( soldats US juifs) et en armement sans lesquels Israël aurait été vaincu.

Toutes les activités SIGINT de l’Unité 8200 sur le Golan sont regroupées dans un système de galeries creusées à l’intérieur du Mont Avital véritable fourmilière avec ces différents niveaux. C’est dans le ventre du Mont Avital que s’activent tous ces espions et hackers de l’armée israélienne qui utilisent les données collectées par les grandes antennes extérieures (voir photos) les traitent et les manipulent grâce à du matériel informatique et high tech des plus perfectionné au monde.

On parle peu de cette base de l’Unité 8200 dans le ventre du Mont Avital – même les « yeux » satellitaires hyper fouineurs de Google la dissimulent pour ne laisser voir que la colonie de Merom Golan – car c’est la raison principale – avec les réserves d’eau du Golan – pour laquelle les gouvernements israéliens successifs ont refusé de rendre le Golan occupé à la Syrie. Le parlement israélien vient tout juste de voter en toute illégalité une loi exigeant un referendum pour la restitution du Golan.

Ces dernières années, les activités de l’Unité 8200 se sont intensifiées dans le monde virtuel avec la création d’une nouvelle Unité placée sous le commandement du col A. ancien commandant de l’unité spéciale des renseignements militaires lui-même sous commandement du Brigadier Gl. N. 
Les champs d’action de cette nouvelle Unité intégrée à l’Unité 8200 : tous les systèmes technologiques les ordinateurs, les réseaux de communication internet, de téléphonie mobile et fixe, les bases de données, les centres de commande et autres systèmes vitaux gérant les infrastructures industrielles, électriques, nucléaires, des communications, des ministères gouvernementaux, les centres financiers, et aussi les centres de commandement militaire. Cette nouvelle Unité est aussi chargée de la défense de systèmes vitaux israéliens.

L’Unité 8200 qui a surnommé Israël « la capitale des écoutes mondiales « déploie également ses ramifications dans le secteur privé grâce à ses ex recrues qui après avoir quitté l’Unité créent des sociétés high tech ayant pour but d’infiltrer et contrôler non seulement le secteur prive mais aussi les institutions gouvernementales et même les infrastructures militaires et de sécurité comme c’est le cas pour le Homeland Security Department des US qui utilise les services de Checkpoint une société créée par Gil Shwed vétéran de l’Unité 8200 et l’un des plus jeunes milliardaires sionistes pour son système de carte d’identité américaine… que le Mossad n’aura ainsi aucun mal à cloner.

Autre vétérans de l’Unité 8200, Yehuda et Zohar Zisapel qui ont vendu 23 sociétés de télécoms dont 7 pour 1 milliard chacune. Jacob « Kobi » Alexander a crée lui Converse Technology qui soustraite les matériels technologiques d’écoutes introduits dans chaque système de téléphonie US.

Deux sociétés créées en Israël, Verint et Narus, ont été chargées par AT&T de l’espionnage des téléphones et communications internet et ont réalisé des opérations de surveillance de masse non seulement aux US mais aussi à l’international.

L’Unité 8200 a pratiquement accès à toutes les communications vocales et données américaines mais aussi à celles d’autres pays. Ce système d’espionnage massif d’individus, d’organisations, de sociétés, d’institutions gouvernementales, et sa capacité à jouer les intrus dévastateurs – infiltration des télécoms libanaises avec pour conséquence le meurtre d’Hariri – est la résultante des activités d’un régime fasciste qui doit être démantelé parce qu’il n’a aucune justification légale et encore moins morale.

Selon asSafir, parmi les plus gros succés de l’Unité 8200 , on peut citer:

1. l’enregistrement des conversations téléphoniques entre l’ancien président Gamal Abdel Nasser et le roi Hussein de Jordanie en 1967. 
2. la surveillance  et le décodage des communications entre l’Iran et le Pakistan dans le cadre de son programme nucléaire. 
3. Sa collaboration avec le renseignement américain pour développer le virus américain qui a attaqué les ordinateurs en Iran.