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Resistance au colonialisme… Ici et maintenant au nom de l’eau contre le grand serpent noir…

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“Nous comprenons, comme tous les peuples indigènes, que nous sommes une partie intrinsèque d’un système qui n’est pas au-dessus ou en-dehors ou séparé du monde naturel et de la loi naturelle, nous faisons tous partie d’une mosaïque ou de la toile de la vie.”
~ Russell Means, activiste, philosophe Lakota, 2012 ~

“La Terre est la mêre de tout le monde et tout le monde devrait avoir les mêmes droits en son sein.”
~ Chef Joseph, Nez Percé, 1890 ~

 

Confronter le serpent noir

 

Terri Miles*

 

31 août 2016

 

url de l’article original:
http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/08/31/facing-black-snake

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

(*) Terri Miles est une femme de la nation Muscogee, Creek, de descendance Seminole (peuple qui a eté évincé au XIXème siècle de ses terres ancestrales de Floride). Elle est docteur en justice criminelle (Ph.D in Criminal Justice)

Tout s’ajoute et s’amplifie. A un moment ce printemps dernier, la camp des Pierres Sacrées consistaient en environ une centaine de personnes qui voulaient protéger les eaux. Le camp a reçu son nom des pierres sacrées qui provenaient de ces eaux, mais qui ne sont plus créées parce que le corps du génie de l’armée n’a pas observé et respecté les valeurs indigènes.

Lewis et Clark (NdT: fameux explorateurs qui furent les premiers à atteindre la côte Pacifique au début du XIXème siècle) sont passés par ici le 18 octobre 1804 et Clark écrivit dans son journal de bord “au-dessus de l’embouchure de la rivière, un grand nombre de pierres parfaitement rondes au grain fin se trouvent sur les berges escarpées et le long des rivages.” C’est à cause de ces pierres que les trappeurs français (qui étaient alors les seuls blancs aux alentours) ont appelé la rivière “Le Boulet”, que Clark traduisit par Cannonball (qui est le nom colonial de l’endroit aujourd’hui).

Les concrétions de grès qui ont donné leur nom à la rivière font en général moins de 60cm de diamètre, mais certaines ont été rapportés mesurer plus de 3m. Leur perfection géométrique a une signification spirituelle pour les peuples autochtones de la région, mais cette signification fut perdue avec les machines outils de drainage du corps du génie militaire qui ont perturbé les courants uniques nécessaires pour produire ces pierres sacrées.

Piétiner les croyances autochtones, menacer l’eau potable, tout ceci s’ajoute et s’amplifie, bien plus que ce que les gens ne peuvent tolérer. Tout comme la rivière avait pour habitude de produire les pierres sacrées, les menaces répétées envers la rivière ont produit les protecteurs de l’Eau.

Le nombre réel de protecteurs de l’eau dépend maintenant de quel rapport vous lisez. Ils sont entre 2000 et 4000, mais là encore, les chiffres sont utilisés de façon à mitiger ou du moins à masquer. 65 millions de morts en 500 ans d’invasion coloniale et de génocide ou ne sont-ce qu’1 million ? Toujours là après avoir vécu plus de 45 000 ans sur la terre ou ne seraient-ce que “seulement” 12 000 ans ?

Le calculus moral ne s’améliore pas en se disputant sur les chiffres exacts. Ici et maintenant, à Standing Rock, nous avons des milliardaires du pétrole coincés dans un combat politique avec les gens les plus pauvres de tous les Etats-Unis. Ce qui est important est ce qui s’est passé et comment cela façonne ce qui se passe maintenant. Il est difficile de savoir ce qu’il va se passer, mais je suis ici pour vous dire que les gens au front ne se soucient guère de calculer les chances. Ils n’ont choisi ni le temps ni l’endroit, mais le temps est maintenant et l’endroit est ici.

Le peuple autochtone est en train de s’unir. Les nations natives sont solidaires des gens de la réserve sioux de Sanding Rock, les Muscogee (Creek), la nation sac et renard et la nation Meskwaki, ainsi que 90 autres nations jusqu’ici. Alliès de tous les horizons. Des camions, des caravanes et des voitures particulières de nourriture, d’équipement de camping et d’eau arrivent chaque jour plus nombreux.

Des autocars entiers d’anciens, d’anciens combattants, d’hommes, de femmes et d’enfants arrivent ainsi que des chevaux et leurs cavaliers, des chanteurs et des tambours. Les enfants ont couru jusqu’a Washington DC avec des messages au président qui a promis son aide.

Ceux qui ne peuvent pas voyager lèvent des fonds et manifestent localement. Des gens qui ont inspiré les peuples autochtones, se sont battus et ont écrit au sujet des problèmes rencontrés par les indigènes dans leurs communautés sont au camp: Billy Mills, Winona LaDuke, Dennis Banks. Des messages sur Facebook, sur les blogs, les médias autochtones et Twitter remplissent le vide du silence laissé par un public qui ne dait pas ce qui se passe.

Le géant de l’énergie canadien Enbridge Inc et le gouverneur de l’état du Dakota du Nord, Jack Dalrymple, sont gravement compromis.

Ils ont réussi à ce que le corps du génie militaire coupe les angles et ignore les recommandations de l’Environmental Protection Agency (EPA) et le Conseil de Préservation Historique. Le nom fut changé en celui de Dakota Access Pipeline. Cela n’aurait-il pas dû troubler également ?

Ce n’est plus appelé le Keystone XL Pipeline. Il ne traverse plus la frontière internationale (entre le Canada et les USA) et il est construit par segments séparés (NdT: mais si facilement connectables…) Que peut-on faire de plus pour forcer le passage de ce serpent noir ? Ils ont esayé d’utiliser la police. Ils l’ont envoyé arrêter des hommes et des femmes se dressant contre l’entreprise privée.

Ceci n’a fait que déclencher la colère et commencé la vague de soutien pour les protecteurs de l’eau. Comment cela ne se pourrait-il pas ? Comment peut-on regarder les vidéos des arrestations et ne pas sentir qu’on doit faire quelque chose ?

Pour moi, ce fut de voir une personne s’écarter en marchant et être jetée à terre par la police. J’ai regardé cette scène encore et encore. Regardé cette personne tomber à plat sur le sol avec le flic sur elle.

Çà fait mal, çà fait mal à la personne, çà fait mal à ceux qui ont regardé… et peut-être aussi cela a fait mal au policier à qui on a ordonné de le faire. Il y a eu des rapports de policiers quitant es lieux, refusant d’entrer et montrant des signes de respect envers les protecteurs des eaux.

Les gens continuent d’être ce qu’ils sont. Ils offrent de l’eau aux policiers. Les ouvriers et les policiers se sont retranchés vers un barrage plus au nord. Peut-être que les autorités ont compris que leurs tactiques ne vont faire qu’attire toujours plus de soutien aux protecteurs des eaux et attirer toujours plus les feux de la rampe sur cette affaire.

Ils ont empêché quiconque d’aller vers le sud le long de la route 1806. Ils n’ont pas sourcillé lorsque je suis passée au travers me dirigeant vers le nord, partant dans une voiture vide, les filmant.

Ma vidéo favorie st celle qui montre les cavaliers de la Grande Nation Sioux allant à la rencontre de la police à cheval. Cette photo a fait la une du New York Times, J’espère que quelqu’un en fera un poster, quelque chose que les gens pourront accrocher à leur mur pour le regarder quotidiennement et qui leur apportera du bonheur une fois tout cela fini, alors que nous attendrons la prochaine fois.

Une entreprise transnationale ici, un gouvernement d’état là-bas, tout cela s’ajoute et s’amplifie. Nous aurons besoin de toujours plus de personnes pour mettre leurs corps sur la route du serpent noir jusqu’à se qu’il rampe là où il vient: des bureaux feutrés des entreprises où il est né et pour qu’il rapporte à ses maîtres que nous sommes toujours là et que nous sommes toujours puissants.

Résistance politique et écologique: Peuples autochtones et colons unis contre le projet d’oléoduc Keystone XL et l’exploitation des sables bitumeux d’Alberta…

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Les gouvernements fédéraux canadien et américain en collusion avec la grosse industrie pétrolière sont en train d’essayer de détruire toujours plus en inondant les opinions publiques de mensonges avant que ce ne soit d’hydrocarbures fuités. Pour la première fois à grande échelle, des nations amérindiennes du Canada et du pays du goulag levant (ex-USA), se liguent avec des fermiers et éleveurs spoliés par la machine a fric étatico-pétrolière pour stopper définitivement l’oléoduc trans-canada reliant les zones d’exploitation des sables bitumeux de la province d’Alberta, déjà zones polluées et grandement endommagées, au Golfe du Mexique où ce bitume chimiquement liquéfié sera raffiné pour l’exportation. Le pipeline construit par TransCanada, doit traverser les régions de l’Alberta, du Dakota, Montana, Nebraska, Oklahoma et Texas jusqu’au Golfe du Mexique sur près de 2000 km, distance sur laquelle IMMANQUABLEMENT de graves fuites se produiront polluant irrémédiablement non seulement nature et proximité de zones d’habitation, mais aussi les nappes phréatiques le long du parcours notamment la nappe Oglala, une des plus importantes du continent nord-américain.

Cette ignominie sera stoppée et la coopération entre indigènes et colons établira des précédents qui seront fatals à l’empire, car les gouvernements fédéraux et big oil se sont retournés contre non seulement les Indiens (çà c’est un classique), mais aussi contre les blancs propriétaires dans les régions qui se voient expropriés. Le compte-à-rebours pour l’effondrement / implosion de l’empire est commencé, miné de l’intérieur et torpillé de l’extérieur par les actions du BRICS…

Hoka Hey !

— Résistance 71 —

 

Ce n’est pas juste à cause du tuyau… mais de ce qu’il y a dedans

 

John Kane (Mohawk, Let’s Talk Native Radio)

 

23 Avril 2014

 

url de l’article:

http://www.tworowtimes.com/opinions/columns/lets-talk-native/its-not-just-the-pipe-its-whats-in-it/

et

http://www.letstalknativepride.blogspot.jp/2014/04/its-not-just-pipeits-whats-in-it.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Alors que cet article est publié, des milliers de personnes se rassemblent à Washington DC pour se dresser contre l’oléoduc (pipeline) Keystone XL Pendant la semaine où est attendue la décision du gouvernement Obama sur le sujet, l’organisation Reject & Protect a appelé de mettre en place un camp près de la Maison Blanche et de demander au président de rejeter le projet d’oléoduc. C’est alors qu’est survenue une annonce en provenance de la Maison Blanche disant que le gouvernement avait décidé de botter en touche sur cette décision pour ce qui semble être la 10ème fois.

Que cette décision ait été prise pour retirer le vent des voiles de cette opposition ou que ce soit partie d’une toute autre stratégie politique, ou que ce soit simplement un autre de ces disfonctionnements courants à DC, est toujours difficile à dire et encore plus dur d’avoir quelqu’un admettre quoi que ce soit. Mais indépendamment de la décision de ne pas prendre de décision, il est important qu’un message à propos de tout ceci soit donné clairement et nettement.

Une de ces choses assez folles concernant cette discussion est le manque de couverture médiatique que ne manque pas d’avoir d’habitude le sujet de l’exploitation des sables bitumeux. Les Américains et les républicains en particulier, adorent avoir cette conversation au sujet des oléoducs et vous pouvez normalement être sûr que Fox News et l’organisation du Tea Party, ne se précipiteront pas au secours des éleveurs, chapeaux de cow-boys ou pas, qui se dressent contre les bénéfices de l’industrie pétrolière. Quand l’éleveur du Nevada Cliven Bundy s’est dressé contre le gouvernement américain, même sous la menace des armes et sous les menaces claires de violence, les cris d’orfraie à l’oppression gouvernementale et des félicitations à son encontre en tant que patriote, se firent écho au travers de la droite politique.

Mais alors que ce mouvement fait fureur, le mouvement qui débuta sur les terres des autochtones d’Alberta au Canada, qui sont violées par des intérêts allant du Texas à la Chine en passant bien sûr par le Canada, le débat du côté américain continue d’êrre relégué à juste une conversation au sujet d’un oléoduc. Pour la vaste majorité d’entre nous qui nous opposons à cette nouvelle “veine de junky à pétrole”, l’absence du pipeline est simplement un goulot de bouteille pour ralentir cette mascarade environnementale que sont l’exploitation et l’extraction des sables bitumeux. Bien sûr que la présence de l’oléoduc présente un grand risque pour l’environnement en soi et bien pire, la justification totale avancée au public américain est un mensonge éhonté. Ce n’est pas à propos de la création d’emplois, car ultimement, l’oléduc emploiera environ une quarantaine de personnes à temps plein. Ce n’est pas non plus au sujet d’une indépendance énergétique, c’est toujours du pétrole étranger. Ce n’est sûrement pas pour sécuriser une offre plus politiquement correcte aux braves gens de cet hémisphère, rien de ce “pétrole” n’est destiné à la consommation américaine ou canadienne. Tout est destiné à partir en Chine.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Alberta, le Canada, les frères Koch et toute la clique de “big oil” et tous ceux qui ont investis dans le pétrole extrait des sables bitumeux sont là pour engranger les milliards. Mais quid des publics américain et canadien ? Rien ! Juste saisie de terres pour un passage dangereux du Montana au Texas et une terre désolée de la taille de la Floride sera laissée en Alberta.

L’oléoduc va mettre en danger la nappe phréatique Oglala (Sioux), une des plus grandes du continent et va rejoindre le nombre de tous ces autres oléoducs qui fuient qui font ressembler des wagons citernes de train déraillé à des gouttes de glace tombées d’un cornet, comparé à ce qu’un conduit de pipeline fracturé peut faire comme dégât. Et ne vous trompez pas, ils fuient tous ou fuiront à un moment ou un autre. Et à tous ceux qui clâment haut et fort qu’un nouvel oléoduc sera bien plus sûr ? Et bien, flash info ! Ceci n’est pas au sujet de remplacer des vieux tuyaux ou rails ou citernes, c’est en rajouter.

Ceci est vraiment le problème pour beaucoup d’entre nous. Au-delà des mensonges et de la propagande associés avec cet oléoduc Keystone XL, la vérité pure et simple est que cet oléoduc valide la farce environnementale qu’est l’exploitation totale des sables bitumeux. Vous pouvez mettre tout le rouge à lèvres que vous voulez à un cochon, ce sera toujours un cochon. Comme le sont tous ceux qui détruisent consciencieusement ce qui fut une région vierge et magnifique, terre qui soutenait des gens magnifiques dont la vie en dépendait.

Le fait qu’aucun Américain ne laisserait jamais se dérouler la destruction qui se passe sur les terres autochtones en Alberta dans leur jardin américain n’est que pure hypocrisie. Et le fait qu’un président américain puisse continuer à éviter juste exactement ce et d’où ce “pétrole” proposé provient est simplement malhonnête.
Pourquoi est-ce que je mets des guillemets au mot “pétrole” ? Je le fais parce que techniquement, ce qui va circuler dans ces tuyaux, ce qui est extrait des sables bitumeux n’est pas du pétrole. C’est du bitume. C’est pire que du pétrole brut sur un plan écologique et pour ajouter l’insulte à la blessure environnementale inévitable, c’est parce que ce n’est même pas techniquement du pétrole brut, qu’il y a une clause d’exemption pour ne pas payer un super-fond de nettoyage en cas d’accident comme ce serait normalement le cas si du pétrole brut passait dans des oléoducs aux Etats-Unis.

C’est facile de toujours tirer un trait de correspondance entre les peuples natifs et l’écologie, mais pour nous, ceci n’est pas une préférence ou un défi social ou même philosophique. C’est au sujet même de notre identité et du comment notre terre nous définit. Je sais que beaucoup s’identifient avec nous et partagent ce point de vue. Mais alors que de plus en plus d’entre nous se rassemblent sur ce problème écologique et d’autres problèmes, n’oubliez pas notre place dans ce débat. Il a maintenant été dit que le combat pour l’environnement commence avec les autochtones. Je suggèrerais que c’est soutenu par les peuples autochtones et aussi finira avec nous. Avec des appels internationaux pour notre “consentement libre, informé et préalable” sur tous problèmes ayant des implications pour notre futur, les peuples indigènes de manière globale, gagnent en confiance et en reconnaissance dans ces luttes et dans bien d’autres. Mais personne d’entre nous ne va attendre que la communauté internationale ne se soit mise à la page. Notre résistance est aujourd’hui et nous la ferons sans Fox News, la résistance armée ou les p’tites chéries du Tea Party.

Indépendamment du feu vert donné ou pas à cet oléoduc, notre bataille est contre la destruction qui règne à la source de ce problème. Nous combattrons l’extraction des sables bitumeux quel que soit leur mode d’acheminement. Ultimement, notre position sur ce problème sera de plus en plus validée par d’autres, mais d’ici là, bon nombre nous étiquetteront non pas comme des patriotes à la Bundy, mais comme des terroristes… ou pire.

Résistance politique: Les nations amérindiennes se liguent contre le grand projet de pipeline Keystone XL…

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Avec en plus un mouvement de boycott de la convention indigène de l’ONU jugée, à raison, inféodée au colonialisme en place…

Le commencement de la fin a sonné pour l’empire…

— Résistance 71 —

 

Les Indiens d’Amérique du Nord vont stopper la construction du pipeline XL Keystone

 

John Robles

 

7 février 2014

 

url de l’article original:

http://voiceofrussia.com/news/2014_02_07/Native-Americans-to-stop-Keystone-pipeline-1298/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

C’est un sujet qui a galvanisé les Amérindiens, les conservationnistes, les activistes et même le parti vert et ce n’est pas quelque chose qui va disparaître si facilement comme l’espère l’administration Obama. Le pipeline de TransCanada Keystone XL (pour Export Limited), qui va détruire et empoisonner de grandes superficies de terres indiennes et polluer de manière irréversible de grandes parties des provinces d’Alberta au Canada, des Etats-Unis et ce jusqu’au golfe du Mexique ; devrait aussi galvaniser une grande partie des Canadiens, mais ceux-ci demeurent essentiellement silencieux. Est-ce qu’Obama et les politiciens de Washington vont tenir tête aux intérêts pétroliers et de la grosse entreprise, faire la seule bonne chose vraiment à faire, c’est à dire de dire non au pipeline ? Sûrement pas.

La réalité

Les effets de l’exploitation pétrolière des sables bitumeux se font déjà sentir et les choses ne vont aller qu’en empirant pour les autochtones. Les gens se meurent, les femmes font des fausses-couches et les gens ne peuvent plus cultiver les terres ni même trouver de l’eau potable. Ce qu’il reste de ce que furent autrefois les grandes et fières nations de l’Amérique du Nord, se retrouvent une fois de plus à lutter pour leur survie alors que la terre et l’environnement autour d’eux sont détruits.

D’après Robert Free, un activiste pour les droits indiens et un membre des nations Tewa et Naua, dans une interview avec la Voix de la Russie: “Ils ne peuvent pas boire cette eau provenant de ce qui était le lac Athabasca ou de Peace River parce qu’en amont, les sables bitumeux (leur exploitation) polluent cette zone magnifique. Ils ne peuvent même plus manger le poisson, les femmes font des fausses-couches et rien n’est fait contre cela.”

Ainsi les rapports scientifiques environnementaux sponsorisés par les compagnies pétrolières qui disent que le pipeline Keystone est une entreprise saine et sécure ne sont que farce, la réalité est qu’ils sont déjà en train de détruire et de tuer des milliers de gens, de détruire les réseaux aquifères et les terres des Indiens, terres dont tous nous dépendons pour subsister.

La révolte des Amérindiens

Les Indiens des sept tribus de la nation Lakota (Sioux) et des tribus de l’Idaho, du Montana, du Nebraska, de l’Oklahoma et de l’Oregon ainsi que des douzaines d’autres organisations et nations indigènes se préparent à stopper la construction de ce pipeline.

Dans une déclaration diffusée par les organisations Honor the Earth, Owe Aku, Protect the Sacred et la nation Sioux Oglala, les autochtones ont rendu leur position très claire et elle est celle qui concerne leur survie alors même que le projet va quant à lui, pour la plus grande partie, détruire les territoires autochtones et violer les traités existant.

La déclaration dit entre autre: “La nation Oglala Lakota a pris le leadership en disant “NON” au pipeline Keystone XL. Ils ont fait ce qui est juste pour la terre, pour leur peuple, qui, des organisateurs de la base comme Owe Aku et Protect the Sacred ont appelé leurs leaders à défier le projet et à protéger leur territoire sacré. Ainsi ils ont dit: le pipeline KXL ne traversera pas leur territoire issu des traités, qui s’étend au delà des limites des réserves indiennes. Leurs chevaux sont prêts, ainsi que les notres. Nous nous tenons aux côtés de la nation Lakota, nous défendons la terre, l’eau, le mode de vie des nations indigènes qui ne seront pas corrompues par un pipeline dangereux et toxique. NOUS DEVONS TOUS NOUS DRESSER A LEURS CÔTÉS.”

“Le Vendredi 27 janvier, le département d’état a publié sa déclaration d’impact sur l’environnement au sujet du projet du pipeline Keystone XL. Le président Obama a dit qu’il ne l’approuverait pas si le projet augmente les émissions de CO2. Le rapport a été élaboré avec des consultants qui ont travaillé pour TransCanada, l’entreprise qui cherche à construire ce pipeline. Jack Gerard, la patron de l’American Petroleum Institute, a été mis au courant par “des sources au sein de l’administration” sur le timing et le contenu du rapport avant sa publication et il eut le plaisir de dire que cela n’aurait pas d’impact sur l’environnement.”

Au cœur du débat se trouve le fait que le pipeline est en violation des traités signés avec les Indiens. D’après la déclaration, la nation Lakota est une entité gouvernementale souveraine qui est unie contre le pipeline et les “Etats-Unis doivent honorer les droits des traités en refusant le pipeline”. De plus, le gouvernement des Etats-Unis est un violeur en série des traités, pas seulement avec les nations indiennes, mais aussi au niveau international et pensent également être au-dessus de la loi internationale, donc cet état de fait sera sûrement dénigré par Washington et toutes les victoires acquises par les Indiens devront se faire à un lourd prix.

La déclaration démontre un conflit d’intérêt réel et prouvé avec encore une de ces “études environnementales” conduite par des compagnies pétrolières afin de poursuivre leur agenda. Les sources indépendantes soutiennent la position des autochtones en ce que : “le pipeline va augmenter les émission de CO2 et va provoquer des nuisances graves et irréversibles à l’environnement”.

Quelque soit l’étude faite, le pipeline aura un impact sur les terres indiennes et ceci est entièrement de leur ressort et décision d’après la loi. Quoi qu’il en soit, le gouvernement américain  récalcitrant et contrôlé par les corporations fera sans aucun doute ce qu’il pourra pour obtenir gain de cause. De faux rapports environnementaux ne représentent rien pour un gouvernement qui va assassiner, attaquer des pays et détruire des millions de vie pour le pétrole, toutes les ressources possibles et les bénéfices entrepreneuriaux inhérents.

La déclaration des Indiens souligne la responsabilité des peuples autochtones de protéger la Terre-Mère et dit qu’ils ne permettront pas que le pipeline traverse les zones garanties par les traités et qu’ils défendront leurs vies et la Terre-Mère et en appellent à Barack Obama pour qu’il fasse de même. Mais, cela est parler à un sourd, car Obama a prouvé depuis longtemps qu’il n’est qu’un instrument des corporations et n’a aucun respect pour les traités ou la loi internationale et qu’au bout du compte il fera ce qu’il lui plait (NdT: en fait ce qui plaira à big business et ses sbires de Wall Street qui l’ont mis là où il est aujourd’hui…). Demander à un homme qui se marre en prenant des auto-portraits aux funérailles d’un des derniers grands leaders d’un autre âge (NdT: Mandela), c’est comme demander à un flic de New York de ne pas vous mettre de contre-danse ou à un interrogateur de Guantanamo de ne pas vous torturer…

Les verts

Le parti écologiste dit que la réthorique bi-partisane des politiciens de Washington au sujet de l’indépendance énergétique est complètement sans fondement et que dans sa destination finale, le pipeline va délivrer le pétrole dans des ports majeurs du Golfe du Mexique et que ceci prouve que ce pétrole est destiné au marché de l’exportation sur les marchés étrangers et ainsi qu’il va enrichir plus avant les compagnies pétrolières.

D’après le site Green Party Watch, Darryl L.C. Moch, le vice-président du parti écologiste a dit que : “Le président Obama est à la croisée des chemins. Il peut dire non au pipeline Keystone XL et prouver que son gouvernement est sérieux au sujet de la réduction de la consommation de pétrole ou il peut satisfaire les desideratas des grosses compagnies pétrolières et des gros investisseurs en donnant le feu vert pour le pipeline qui convoiera un pétrole provenant des sales et dangereux sables bitumeux du Canada à travers les Etats-Unis.

Je dirai que l’argument du parti écologiste tombera aussi dans l’oreille d’un sourd car les Etats-Unis sont prêts à détruire et à empoisonner des milliers de milliards de mètres cubes d’eau douce potable non renouvelable dans leur volonté de développer la pratique de la fracturation hydraulique et une fois de plus, Obama a prouvé qu’il n’est qu’un instrument des grosses entreprises et qu’il n’a rien fait pour diminuer la dépendance en carburant fossile (NdT: Brrr cela est dur pour nous de traduire çà, car le pétrole n’est pas fossile mais abiotique, mais ce n’est pas le sujet ici même si tout cela est lié…) et il ne le fera sûrement jamais. Tout comme son prix Nobel de la paix, ceci n’est pas quelque chose qui a une signification particulère pour lui.

Le parti des verts continue et stipule sur son site internet: “Le parti écologiste s’est fortement opposé au projet de pipeline et insiste pour que le ministre des AE John Kerry et le ministère ainsi que d’autres agences, le rejettent.”

Le but de l’indépendance énergétique est une distraction du véritable but, arrêter les subsides pour le pétrole et empêcher une catastrophe climatique dans les décennies à venir”, a dit Kate Cilver, vice présidente du parti vert aux Etats-Unis (NdT: Tout aussi dur de traduire cela, le RCA étant une escroquerie à laquelle les “verts” se prêtent, consciemment ou non, ce qui n’enlève rien à la réalité de la pollution chimique pétrolière et autre bien entendu, mais gardons-nous de l’amalgame avec le CO2 qui n’est pas un polluant…)

“La réthorique bi-partisane de la dépendance énergétique prouve que les républicains et les démocrates sont tenus à la botte par les contributions des lobbyistes des corporations pour gérer effectivement la crise climatique. C’est pourquoi nous disons que le parti écologiste est un impératif pour le XXIème siècle”, a ajouté Audrey Clément, VP du comité Eco-Action du parti vert.

“Le développement des champs de production de pétrole à partir des sables bitumeux d’Alberta au Canada est un des projets industriels qui doit être stoppé. D’autres incluent la fracturation hydraulique, l’exploitation minière par explosion des sommets de colline, le forage en mer dans les eaux territoriales américaines et le “charbon propre”. La fuite chimique qui s’est produite sur la rivière Elk le 9 janvier a laissé 300 000 citoyens de Virginie de l’Ouest sans eau potable, prouvant que le “charbon propre” est un autre mythe. Le produit chimique fuité était une mousse utilisée pour laver le charbon et enlever les impuretés polluantes…”

Les lignes de bataille sont tirées

L’écrivain Jorge Barrera pour Aboriginal Peoples Television Network (APTN) National News écrit que le projet va maintenant aller dans sa phase finale qui va focaliser sur le fait de savoir si Keystone XL mérite l’intérêt national américain pour lequel au moins huit agences ont leur mot a dire sur le résultat, ceci incluant: les ministères de la défense, de la justice, de l’intérieur, du commerce, des transports, de l’énergie, de la sécurité de la patrie et l’Environement Protection Agency (EPA).

Il a écrit que la nation Lakota a formé des projets appelés “Shielding the People” et “Mocassins on the Ground” pour arrêter le pipeline. “Cela va inciter tous les Lakota à vivre ensemble et faire que vous ne pourrez pas traverser une zone de vie si elle est occupée”, a dit Greg Grey Cloud de la tribu Sioux Rosebud. “si le projet de pipeline est approuvé, notre but est de le stopper.”

Gary Dorr, des Nez-Percés de l’Idaho, qui ont déjà utilisé leurs droits issus des traités pour bloquer le transport de soi-disants mega-chargements d’équipement minier se rendant en Alberta pour l’exploitation des sables bitumeux, dit ceci: “Ce sera évident, ce sera du concret, et je pense qu’une fois que cela commencera, qu’ils commenceront la construction, vous verrez alors se mettre en marche le grand mouvement autochtone et la force des gens des tribus. Les sables bitumeux affectent déjà les gens de Fort Chipewyan en Alberta, le “changement climatique” est déjà évident. Les autochtones des Etats-Unis ne vont pas faciliter tout cela, nous n’allons pas rester à attendre et ne rien faire contre.

Le pipeline est appelé le serpent noir en référence aux prophéties. APTN rapporte que la tribu des Oglala Sioux a passé une résolution banissant TransCanada et l’ancien chef de l’Assemblée des Nations Premières Phil Fontaine, qui n’était qu’une taupe du système dont les services furent loués pour gérer l’opposition des nations autochtones, ces personnes sont interdites de séjour sur le territoire Sioux.

D’après APTN la nation Lakota inclut les Lakota, Dakota, Nakota ainsi que les tribus Rosebud, Oglala, Yankton Sioux, Standing Rock, Flandreau, les Crow Creek Sioux et la Cheyenne Indian Reservation.

Conclusion

Il est triste de constater au vu de ce qu’a fait l’administration Obama ainsi que le gouvernement américian qu’ils sont tous sous le contrôle des grosses entreprises ; il faut de plus considérer le fait qu’ils ont la volonté de commettre des crimes contre l’humanité, de commencer des guerres d’agression, de détruire des pays entiers, simplement pour engranger des profits et jouir des ressources naturelles des nations, il y a ainsi peu de doute que quelques Améridiens et écolos puissent les arrêter.

Les envahisseurs ont tué plus de 400 millions d’indigènes sur le continent des Amériques et continuent de profiter des ressources qui appartiennent aux autochtones. Lorsqu’ils en ont besoin, ils passent des “lois” ou des “traités” ou bien déclarent que les Indiens ne sont pas humains. Comme l’a si bien dit l’ancienne du conseil des Mohawks Kahendinetha Horn lors d’un entretien avec la radio “La Voix de la Russie”: “Ils ont passé cette loi, qui nous déclare des non-personnes, ils saisissent notre fond de trust indien et ils l’utilisent pour construire le Canada, maintenant ce fond fiduciaire est de l’ordre de 100 000 milliards de dollars”.

Et pourtant: “Nous manquons de communication et il est très difficile pour nous de contacter des gens dans le monde pour nous soutenir, je pense que les gens nous soutiendraient parce que nous essayons désespérement de sauver l’environnement. C’est ce que nous essayons de faire. Nous sommes ici et nous survivons pour une raison et cette raison est celle d’être les bienfaiteurs de notre Terre-Mère.

Est-ce qu’Obama et les grosses compagnies pétrolières vont prendre soin de la Terre-Mère ? N’y comptez surtout pas !