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Le modèle colonialiste sioniste: Les Etats-Unis et le Canada

Posted in actualité, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 26 juillet 2014 by Résistance 71

Ce qui est expliqué ci-dessous par Steven Newcomb peut également servir d’explication de ce qu’il se passe en Palestine depuis 1948 parce que cela relève des mêmes concepts appliqués à une situation simplement n’impliquant plus les chrétiens et leur doctrine coloniale, mais celle de la doctrine coloniale dérivée sioniste. Des sionistes qui sont du reste venus en Amérique étudier les méthodes de contrôle des populations autochtones des régimes coloniaux en place (Etats-Unis et Canada).

Nous ne le dirons jamais assez, le colonialisme, en tant que stigmate du capitalisme privé ou d’état, est le fléau le plus abject de notre soi-disante “civilisation”. Il est plus que temps de nous en débarrasser.

~ Résistance 71 ~

 

La demande de droit de réduction et les Nations-Unies

 

Steven Newcomb

 

12 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/07/12/claimed-right-reduction-and-united-nations

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Considérez un moment l’existence de toute nation originelle de ce continent (des Amériques), qui a eu une relation intime avec son territoire depuis des temps immémoriaux. Assumons que le peuple de cette nation a vécu pendant des milliers d’années en relation culturelle, spirituelle, économique harmonieuse avec les terres et les eaux de son territoire. Ce peuple a de manière indubitable, des mots dans son propre langage pour exprimer son amour et son appréciation pour ces terres et ces eaux qui lui ont permis de faire mieux que survivre, ainsi que pour les sols vivants de la Terre-Mère, qui ont été enrichis des os de ses ancêtres.

Maintenant, passez à une tout autre image mentale. C’est l’image d’un envahisseur qui arrive de terres bien lointaines, possédant dans sa mentalité une autorité présumée pour caractériser, pour définir en termes limitatifs, le type de relation qu’il pense que la nation déjà en place depuis tant de temps a avec ses terres, ses eaux et ses sols.

Dans le contexte de l’invasion, le peuple d’une nation originelle doit faire quelques choix. Il peut choisir d’utiliser ses propres mots dans sa propre langue pour caractériser ses relations avec les terres et eaux de son territoire, de sa perspective. Ou il peut choisir d’adopter les idées concoctées par l’envahisseur dans le langage de l’envahisseur pour caractériser la relation que l’envahisseur affirme qu’il a avec ses terres et ses eaux. Ou encore, le peuple de la nation originelle peut tenter d’utiliser simultanément, de manière contradictoire, ses propres termes et ceux de l’envahisseur.

En 1823, dans le rendu de la cour suprême des Etats-Unis dans l’affaire Johnson contre McIntosh, la cour a présumé le droit de caractériser, en termes limitatifs, le type de relation que le gouvernement des Etats-Unis pensait que les nations originelles d’Amérique du Nord devaient avoir en rapport avec les territoires de ces dites nations. La cour a défini la relation comme étant un “droit de possession”, ce qu’elle choisît alors de qualifier métaphoriquement de “droit d’occupation”.

D’après la cour, le premier “peuple chrétien” à localiser les terres des païens et des infidèles était caractérisé comme ayant assumé la “domination ultime” (domination souveraine) sur ces terres, ce basé sur le “droit” de “découverte”. C’était un droit que la cour suprême déclara “confiné aux pays alors inconnus au peuple chrétien”. En d’autres termes, les chrétiens affirmèrent un “droit de découverte” seulement sur des terres habitées par des nations non-chrétiennes.

L’action de la cour suprême d’imposer une définition limitatrice de “l’occupation” pour les nations originelles du continent était fondée sur la cour poursuivant alors un droit de réduction présumé ou auto-proclamé. La cour présuma un droit de “réduire” métaphoriquement le statut libre et indépendant de nos nations en redéfinissant notre indépendance comme ayant été “diminuée”, c’est à dire terminée par l’acte de “découverte”. Un exemple de ce présumé Droit de Réduction est trouvé dans le concept latin de dominorum christianorum ou “domination chrétienne”, de la bulle papale du 3 Mai 1493 (NdT: Inter Caetera du pape Alexandre VI).

L’imposition dominatrice de telles définitions par la cour suprême sur nos nations fut basée sur un droit présumé du “peuple chrétien” d’exercer le pouvoir de deprimantur, le terme latin invoqué par le pape Alexandre VI lorsqu’il appela que nos nations originelles soient réduites ou subjuguées. Que nos ancêtres ne fussent pas chrétiens et que les territoires ne fussent pas déjà en possession d’aucun prince chrétien, furent deux justifications utilisées par le pape pour autoriser les monarques chrétiens d’exercer un droit de réduction et de domination contre nos nations et peuples à perpétuité.

A ma connaissance, un argument n’a jamais été soutenu par le leadership indien et cet argument est celui-ci: Le gouvernement des Etats-Unis n’a pas aujourd’hui et n’a jamais eu, un quelconque droit légitime d’imposer des concepts limitatifs métaphoriques comme celui “d’occupation” (des terres) et de “nation dépendante domestiquement” sur nos nations originelles et nos peuples.

En ne défiant pas explicitement la subjection, domination de nos nations à de tels concepts que ceux “d’occupation” et de “nation dépendante domestiquement”, le leadership indien a tacitement accepté le Droit de Réduction présumé des Etats-Unis et agit comme si les nations originelles de ce continent sont désireuses d’accepter le système de domination qui leur a été imposé.

Le Juge Suprême de la cour Justice Marshall, qui écrivit le rendu de l’affaire Johnson contre M’Intosh, a caractérisé nos ancêtres comme “un peuple dont les droits lui ont été arrachés”. Sur un plan physique, le terme “arracher” (NDT: “wrest” en anglais) est défini comme “des mouvements violents de torsion” ; mais il y a un autre sens qui s’appliquerait ici: “divertir vers une utilisation non naturelle ou impropre”, peut également être interprêté comme “déformer”, voulant dire “changer de sa condition normale, de sa signification ou de son interprétation”.

Déformer mène aussi à “sortir de la véritable signification”. Ceci combiné avec l’admission tardive de Marshall au sujet du rendu de l’affaire Johnson contre M’Intosh que la décision de la cour suprême a employé “une prétention extravagante pour convertir la découverte d’un pays habité en une conquête”, une chose devient très claire: La cour suprême a fabriqué une litanie de mensonges et de déformations à l’interprétation qui ont été utilisés depuis 1823 dans un effort de réduire et de diminuer nos nations et nos peuples toujours plus avant.

Le désaccord du juge Thomas (rejoint en cela par Alito, Ginsberg et Scalia) dans l’affaire Michigan contre la Communauté Indienne de Bay Mills, a utilisé la phrase “la subjection des “tribus indiennes” à l’autorité et à la protection des Etats-Unis”, pour nommer le système de domination utilisé contre nos nations et nos peuples. Cette opinion en désaccord avec ce qui précède dit en termes non équivoques que les quatre objecteurs chercheront qu’un de leurs collègues les rejoingne pour qu’ils puissent utiliser le système de “subjection” pour diminuer plus fortement la force de nos nations en invalidant “l’immunité souveraine tribale”.

Maintenant que nous avons été capables d’identifier ce système de domination, la question se pose: Quand le leadership indien va t’il commencer à défier directement les mensonges et les déformations que constitue la loi fédérale américaine sur les Indiens (U.S Federal Indian Law) et son système politique ?

La dernière chose au monde que le leadership indien se doit de faire est d’être en faveur pour que l’ONU reconnaisse formellement le sytème américain de domination, de réduction et de déformation d’interprétation appelé “US Federal Indian Law and Policy”, en étant en faveur du fait que l’ONU reconnaisse nos nations et peuples originels comme des “tribus reconnus fédéralement par les Etats-Unis”. Et pourtant, c’est exactement ce qu’il se passe au niveau de l’ONU en ce qui concerne le “document résultant” qui est préparé pour la réunion pléniaire de haut niveau à l’assemblée générale de l’ONU en Septembre prochain.

Bizarrement, l’effort d’intégrer le système de loi fédérale et de politique indienne américain au sein de l’ONU et de la sorte le “normaliser” internationalement, se fait au nom d’une “réforme” en implémentant” de manière supposée la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU (UNDRIP).

La source du conflit en Palestine ?… Le colonialisme… Israël applique la méthode d’apartheid éprouvée en Amérique et dans le Commonwealth

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“La position inférieure des noirs, l’exclusion des Indiens de la nouvelle société, l’établissement de la suprémacie pour les riches et les puissants dans la nouvelle nation, tout ceci était déjà établi dans les colonies au moment de la révolution américaine. Les Anglais hors de la route, cela pouvait donc être maintenant couché sur le papier, solidifié, régularisé, légitimisé par le moyen de la Constitution des Etats-Unis.”
~ Howard Zinn ~

“La seule façon de mettre en échec et de stopper ce mal colonial est pour tous les Hommes Rouges de s’unir et d’affirmer un droit commun et égal sur la terre, comme cela fut en premier lieu et comme cela aurait dû le rester, car la terre ne fut jamais divisée et elle appartient à tous et pour chacun de l’utiliser. Aucune part ne peut-être vendue, même entre nous, encore moins à des étrangers, ceux qui veulent tout et ne se contenteront pas de moins.”
~ Chef Shawnee Tecumseh (de la même nation que l’auteur de notre article ci-dessous)

 

Nos nations originelles libres et indépendantes

 

Steven Newcomb

 

16 juillet 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/07/16/our-original-free-and-independent-nations

 

Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le 13 Juin, le président Obama a visité la réserve indienne de Standing Rock. Pendant sa visite, Mr Obama a dit que “chaque américain, incluant chaque autochtone, a le droit d’avoir une chance de travailler dur et de réussir.” Il voulait sans doute dire “réussir” dans la société américaine des Etats-Unis.

En 1832, dans le rendu de l’affaire Worcester contre l’état de Georgie, le juge de la cour suprême Marshall (NdT: le même qui rendit la décision tristement célèbre dans l’affaire Johnson contre McIntosh de 1823…) caractérisa nos nations comme “indépendantes l’une de l’autre et du reste du monde”. Etant donné le contexte historique de notre existence libre et indépendante en tant que nations de plein droit, il est très troublant de voir le président Obama parler de nous comme si nos nations avaient été réduites avec succès à n’être plus que de simples “variétés” de citoyens américains. En accord avec ce point de vue, “Les indiens natifs ne sont plus donc qu’une ‘variété’ d’Américains.”

Un compte-rendu de l’agence Associated Press a rapporté que le président Obama et la première dame Michelle Obama, sont arrivés à la réserve de Standing Rock durant un jour de “fête, célébration du drapeau”. Ce qui serait une célébration du drapeau des Etats-Unis au cas où quelqu’un se poserait la question. Donc, le drapeau de l’empire, qui s’est engagé dans plus de 200 ans de politique faite pour déposséder, détruire et assimiler politiquement nos nations est maintenant “célébré” par ceux qui furent les victimes de la dépossession et de ces politiques destructrices. Que nous est-il arrivé bon sang ?

Ironie du sort: Il y a exactement 40 ans, la première conférence internationale sur les traités indiens se tenait des 8 au 16 Juin 1974, à… je vous le donne en mille… à Standing Rock. Un des résultats de cette conférence internationale fut la Déclaration de Continuité d’Indépendance. Elle fut appelée internationale parce que ce fut arrangé en discussions de nation à nation entre nos nations et peuples originels.

La partie ironique vient du fait que 40 ans plus tard, le 13 juin 2014, le président des Etats-Unis est honoré et le drapeau des Etats-Unis sont célébrés sur la réserve indienne de Standing Rock et ce malgré le fait qu’il n’y a eu aucune réforme de la fondation du système de domination et de “subjugation” qui continuent à être utilisé contre nos nations.

Ceci, bien sûr, fait apparaître au monde l’illusion que la pays indien dans son entièreté est ok avec le système de dominaton émanant de la loi fédérale sur les Indiens. Le 27 Mai 2014, quatre juges suprèmes en désaccord identifièrent le système de domination américain dans l’affaire de l’état du Michigan contre la Communauté Indienne de Bay Mills. Ils s’y réfèrent comme l’assujettissement des “tribus indiennes à l’autorité et la protection des Etats-Unis.”

Le pays indien est vraiment une terre “schizophrène”. Nous vivons quotidiennement avec les effets pervers du système de domination et de subjugation qui nous a été imposé et qui continue de l’être et pourtant il y a ceux d’entre nous que célèbrent le drapeau et le président d’un pays qui continue à nous imposer ce système de domination et de subjugation ? Pourquoi ? Avons-nous accepté notre destin imposé de “nations tributaires”, tributaires de la politique courante des Etats-Unis ? Le statut de sous-souverain du gouvernement des Etats-Unis est-il le mieux que nous voudrions espérer pour parvenir à une “vraie” auto-détermination ? Est-ce notre nouveau plafond ?

Le document de 1974 dit: “La Conférence Internationale sur le Traité Indien adopte par le présent ce Déclaration de Continuité d’Indépendance des nations indiennes natives souveraines de l’Amérique. Dans le cours de ces évènements humains, nous appelons le euple du monde à soutenir cette lutte pour nos droits de souveraineté et nos droits de traités. Nous assurons de notre assistance toute autre nations cherchant sa propre indépendance.” De quoi affirmaient-ils leur indépendance ? D’un système de domination et de subjugation qui est imposé par la loi et la politique coloniales fédérales américaines.

Quatre décennies plus tard, le gouvernement des Etats-Unis a réussi à créer l’impression devant la communauté internationale que la “grande nation Sioux” n’existe plus et que ses traités et droits inhérents n’ont plus aucune valeur. Ceci, bien sûr, donne aussi la fausse impression que la Déclaration de Continuité d’Indépendance qui fut proclamée sur cette même réserve de Standing Rock en 1974, est devenue lettre morte.

L’histoire colportée par Associated Press disait que le président Obama et sa femme Michelle “ont rencontré en privé des jeunes de la tribu au sujet des défis qu’ils rencontrent de grandir dans la réserve qui fut l’hâvre du chef Sitting Bull / Taureau Assis.” Quelqu’un perçoit-il le mensonge dans cette seule phrase ? Le grand leader spirituel des Hunkpapas Sitting Bull est né libre sur le territoire de la nation indépendante Sioux en 1831.

La nation Hunkpapa fut une des nations au sujet de laquelle le juge suprème John Marshall dit dans son rendu de justice sur l’affaire Johnson contre M’Intosh de 1823, qu’elle était une des nations du territoire dit “de la Louisiane”, qui “était de fait indépendante”.

Ce fut bien longtemps après que le système de réserves indiennes fut imposé par la force à la Grande Nation Sioux, que Sitting Bull finît par vivre à Standing Rock. Il fut éventuellement assassiné par la police indienne, d’autres indiens payés par le gouvernement, parce que le gouvernement américain avait peur de lui et de l’émergence d’un “empire indien”. Je n’invente absolument rien. Ils voulaient empêcher Sitting Bull de rejoindre le mouvement spirituel de la “Ghost Dance” ou “Danse fantôme”, qui avait été commencé par le grand leader Paiute, Wovoka et qui prenait une sérieuse ampleur. De tels détails et nuances sont bien sûr complètement omis par l’auteur de l’article d’Associated Press.

En contraste avec les dires d’Obama, il est important de nous rappeler que chacune de nos nations à travers l’Île de la Grande Tortue possède le droit sacré de naissance d’une existence libre et indépendante. Je veux dire par là, originellement libre et indépendante des systèmes de domination importés de manière invasive et coercitive dans cette partie du monde par les monarchies et les puissances impérialistes de la chrétienté occidentale à partir du XVème siècle.

Les Etats-Unis ont été fondés en tant qu’empire américain avec le désir de détruire notre mémoire de notre existence originellement libre et indépendante. George Washington lui-même a appelé les Etats-Unis “un empire juvénile”. Thomas Jefferson l’a appelé un “empire de liberté”. Le juge suprême John Marshall a appelé les Etats-Unis “notre empire s’étendant large”. La cour suprème des Etats-Unis a appelé les Etats-Unis: “L’empire américain” dans ses rendus Loughborough contre Blake de 1820 et de Downes contre Bidwell en 1901.

Les commentaires dqu’Obama a tenu sur la réserve de Standing Rock nous placent (et nous résument) dans la catégorie de “tout américain” et ainsi effacent toute reconnaissance et respect pour notre existence libre et indépendante en tant que nations originelles de l’Île de la Grande Tortue. Ceci fait partie du but stratégique de l’empire américain de nous assimiler politiquement dans la “fabrique” métaphorique de la société, d’une société impérialiste, qui s’est engraissée de nos vastes territoires, de nos eaux et de nos ressources naturelles.

La sénatrice du Dakota du Nord Heidi Heitkamp a accompagné le président Obama sur la réserve de Standing Rock et fit cette remarque qui nous cadra en termes de “citoyens américains”. Heitkamp a dit que le voyage d’Obama “était un grand pas en avant dans nos efforts d’élever à un niveau national les problèmes auxquels font face nos citoyens américains autochtones.” Une fois de plus, cette réthorique est faite pour nous assimiler politiquement dans le corps politique des Etats-Unis, comme partie du processus de destruction de notre conscience nationale et de toute reconnaissance de notre existence originelle libre et indépendante.

La vision que les Etats-Unis soient le “niveau national” est implicite dans la déclaration de la sénatrice Heitkamp et que quelque part, nous sommes en dessous de cela. Ceci implique aussi quelque chose d’autre: Si le “niveau national” est supposé être le “plus haut niveau au sein même des Etats-Unis”, alors quoi que ce soit d’autre, comme notre existence politique, est, par définition, condamné à exister à un niveau inférieur et qui est assujetti au “plus haut niveau”.

Le plus haut niveau est le niveau suprême ou iultime, qui établit ce que le juge Marshall appelait “domination ultime” dans le rendu de Johnson contre M’Intosh, ou “le pouvoir politique émanant de la propriété”, ce qui veut dire “la de facto domination”, d’après William Brandon dans on livre “New Worlds for Old”. N’est-il pas plus que temps de cesser de traiter cette domination et ce système de subjugation comme valides et normaux ?

Preuve supplémentaire que l’ONU est une vaste fumisterie: Israël va présider un comité onusien sur la… décolonisation !

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 23 juin 2014 by Résistance 71

« Les cons çà osent tout… C’est du reste à çà qu’on les reconnaît ! »
~ Michel Audiard ~

 

Israël élu pour diriger un comité de l’ONU… sur la décolonisation !

 

IRIB

 

23 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://french.irib.ir/component/k2/item/329904-israël-élu-pour-diriger-un-comité-de-l’onu-sur…-la-décolonisation

 

Israël a obtenu la vice-présidence du Comité spécial de l’ONU chargée de la décolonisation.

Non, ceci n’est pas un hoax : l’information nous provient directement des Nations Unies. Mordehai Amohai a été élu par 74 voix à la tête de l’une des six grandes commissions qui débuteront leur mandat en septembre prochain, a-t-on appris jeudi 19 juin. Les 74 pays, dont 28 États européens, qui ont permis à Israël d’avoir cette charge ont fait fi de sa politique coloniale menée depuis 66 ans contre les Palestiniens. Notons aussi l’abstention de 68 Etats qui, à l’insu de leur plein gré, ont adressé leurs bénédictions à l’Etat hébreu. 

Le Groupe des Etats arabes a tenté de s’opposer à l’élection de Mordehai Amohai en adressant au président actuel du Comité spécial deux lettres réclamant le rejet de la candidature d’Israël et un vote à bulletin secret. Le Qatar, président du Groupe, a fustigé « une puissance occupante élue à la vice-présidence d’une commission chargée de la décolonisation, des droits du peuple palestinien et des territoires occupés ».Sur le même ton, le représentant de l’Arabie saoudite, au nom de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), a traité de « farce » et de « provocation odieuse » la candidature d’Israël à cette commission, qui existe depuis 1961 après l’adoption en 1960 de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux. La Palestine, ou même la Cisjordanie et Gaza, ne figurent pas à ce jour sur la liste des territoires non autonomes inscrits par l’Assemblée générale.

Le soutien total du Groupe des pays occidentaux

« Contester une candidature soutenue par un groupe régional est contraire aux normes et aux pratiques établies à l’ONU et crée un précédent dangereux », a rétorqué le représentant du Royaume-Uni, au nom du Groupe des États d’Europe occidentale et autres États.« Qu’en est-il de l’Iran, de la Syrie et de l’Arabie saoudite qui appuient les terroristes, violent impunément les droits de l’homme, puis osent venir pointer un doigt accusateur sur d’autres pays », a-t-il aussi déclaré avant le vote. « Nous devons offrir un miroir au Groupe des États arabes pour qu’il puisse se regarder en face », a fait savoir le représentant.Selon lui, les raisons du rejet de la candidature d’Israël sont « fictives et infondées ». Vraiment ? Les multiples violations par Israël du droit international, du droit international humanitaire et des résolutions de l’ONU sont des faits avérés et lui permettre d’obtenir un tel poste est vécu comme un renforcement de son impunité pour ses opposants.

Une politique coloniale qui s’aggrave

« Aujourd’hui, la voix de la raison a prévalu », a jugé Mordehai Amohai. Une raison qui n’a plus de sens. Israël, qui s’est toujours refusé de reconnaître le droit au retour des réfugiés, intensifie sa politique d’annexion et de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.Les annonces de nouvelles constructions, qui appellent en conséquence à la destruction de maisons palestiniennes et aux expulsions, sont courantes. La dernière, début juin, a été une réponse à la formation d’un gouvernement palestinien d’union nationale en avril dernier. C’est aussi un fervent partisan de la colonisation qui a été élu, mardi 17 juin, à la présidence d’Israël pour succéder à Shimon Pérès : Reuven Rivlin.Comment un Etat qui légitime aussi ouvertement le colonialisme peut prétendre à être un porte-voix d’une commission aspirant à lutter – du moins à l’origine – en faveur de l’autodétermination des peuples ? Les responsabilités de l’ONU dans la négation des droits des Palestiniens, étudiées notamment par le Tribunal Russell sur la Palestine (TRP) en octobre 2012, sont plus grandes que jamais.

Résistance politique au colonialisme: Les boycotts d’Israël appelés à fonctionner de mieux en mieux…

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Au fil des boycotts Israël perd ses alliés

 

Dr Daud Abdullah

 

4 Janvier 2014

 

url de l’article original:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article14312

 

En faisant durer les négociations, les dirigeants israéliens s’imaginent qu’ils peuvent convaincre tout le monde qu’ils recherchent effectivement la paix. Mais comme le dit l’adage : « on peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps ».

Dr Daud Abdullah

L’isolement d’Israël sur le plan international est finalement devenue réalité. Ces dernières semaines, ceci a été illustré par l’absence des principales personnalités politiques israéliennes aux funérailles de Nelson Mandela, immédiatement suivie par l’imposition d’un boycott académique à l’encontre des universités et institutions israéliennes par l’Association des études américaines (ASA).

Pour de nombreux observateurs, il semble désormais que les nuages activistes se transforment en un déluge de boycotts. Israël est à court d’alliés.

Le simple fait que les journalistes israéliens eux-mêmes évoquent l’augmentation du nombre de boycotts dans leurs articles souligne l’importance des événements actuels. La provocation ouvre la voie à une saine réflexion. Les campagnes de boycott qui ont commencé à voir le jour vers la fin de la seconde Intifada revêtent une toute nouvelle dimension. Loin de se limiter aux produits issus des colonies, ils s’étendent désormais lentement mais sûrement aux produits israéliens en général.

Même les gouvernements qui ont investi sans compter leur temps et leurs ressources dans la recherche d’une paix équitable concèdent aujourd’hui que ceci est lié au fait qu’Israël modifie constamment les règles du jeu. En 1993, six problèmes liés au statut définitif ont été identifiés et ont fait l’objet d’une négociation lors de la signature des Accords d’Oslo : les frontières, Jérusalem, les réfugiés, les colonies, la sécurité et l’eau. Benjamin Netanyahu, Premier ministre en fonction, en a ajouté un septième : la reconnaissance d’Israël en tant qu’« État juif », et, plus récemment, un huitième : le droit de poster des soldats israéliens dans la vallée du Jourdain.

En faisant durer les négociations, les dirigeants israéliens s’imaginent qu’ils peuvent convaincre tout le monde qu’ils recherchent effectivement la paix. Mais comme le dit l’adage : « on peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. La course au boycott est lancée, et il semble désormais peu probable que la marche arrière puisse être enclenchée.

La liste des pays ayant annoncé des mesures diverses à l’encontre d’Israël s’allonge. Un rapport israélien publié récemment indique que l’Afrique du Sud a refusé d’importer des produits provenant de la mer Morte car ceux-ci avaient été fabriqués par des entreprises opérant au delà de la « ligne verte ». Pretoria va même plus loin en informant un certain nombre de grandes entreprises britanniques et françaises de son intention de cesser toute collaboration avec elles en cas de poursuite de leurs transactions avec les colonies israéliennes. Dans le même esprit, la Cour de justice de l’Union européenne a statué que les produits émanant des colonies ne sont pas israéliens et devraient par conséquent être bannis des marchés européens. Il y a quelques semaines, la Roumanie a décidé de ne plus envoyer de travailleurs en Israël suite au refus du gouvernement de Tel Aviv de lui garantir que ceux-ci ne seraient pas employés dans les colonies.

Les autorités israéliennes, blessées dans leur fierté, n’attribueront sans doute pas beaucoup d’importance à ces événements. Cependant, elles sont réellement effrayées par les conséquences économiques alors que de plus en plus d’européens boycottent non seulement les produits issus des colonies mais également les produits israéliens.

Constatant l’isolation croissante auquel le pays fait désormais face, certains hommes politiques israéliens un peu plus rationnels essaient désespérément de redorer l’image de leur pays. Leur récente rétraction du plan Prawer qui avait déclenché une polémique en visant à la « relocalisation » (terme israélien pour épuration ethnique) de milliers de Bédouins du Néguev illustre cette volonté. Un débat a lieu au sein du parti au pouvoir, le Likoud, pour savoir s’il doit ou non continuer à s’aligner sur le parti Israel Beytenou, réputé pour son discours raciste et dont le dirigeant, Avigdor Lieberman, été réhabilité récemment.

Heureusement, il n’est pas aisé de jeter de la poudre aux yeux à tout le monde. De telles politiques ne suffiront pas à dissimuler le racisme ouvert envers les non-Juifs ou même les Juifs d’origine non européenne qui pervertit la société israélienne, et ce, malgré quelques exceptions symboliques à la règle.

Alors qu’Israël erre dans les profondeurs de l’isolation internationale, peu nombreux sont ceux, israéliens ou non, qui trouvent une explication rationnelle à son auto-destruction. Certains l’attribuent à un ethnocentrisme borné, d’autres l’imputent à un manque de perspicacité. Dans les deux cas, les conséquences sont les mêmes. D’autres pourraient faire remarquer, non sans ironie, qu’Israël a perdu ses points de repère historiques. Le révisionniste Vladimir Jabotinsky n’avait-il pas mis en garde ses camarades sionistes contre le fait que les peuples indigènes résistent à toute domination étrangère ? 
Aujourd’hui, Israël est soumis à au moins 20 boycotts différents en raison de sa politique. Tant que le pays persistera à renier les droits nationaux du peuple palestinien, sa réputation au sein de la communauté internationale continuera d’être compromise. Tant qu’Israël défiera la Cour internationale de Justice avec la construction du mur de l’Apartheid et l’occupation de territoires palestiniens, le retour sur investissement de sa politique se limitera au mouvement de boycott. Et le nombre de boycotts semble appelé à augmenter.

Aujourd’hui, Israël est non seulement en conflit avec ses alliés occidentaux, y compris les Américains, mais se trouve également en situation d’affrontement permanent avec eux, tout comme avec une grande partie de la communauté internationale. Le pays a entamé des négociations, non pas pour résoudre le conflit, mais pour éviter d’être isolé davantage et gagner du temps pour pouvoir poursuivre politique coloniale. Pour l’instant, le dilemme auquel Israël est confronté semble se limiter à des problèmes politiques et de réputation, mais les conséquences économiques des boycotts et sanctions se feront sentir tôt ou tard. Ceci permettra peut-être aux Israéliens d’entendre raison et de commencer à faire preuve d’une réelle sincérité dans les négociations visant à établir une paix équitable et durable. Israël est sans doute en train de perdre ses alliés, et pourrait aussi finir, faute de prudence, par manquer de temps.

* Dr Daud Abdallah est directeur du Middle East Monitor