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Résistance au colonialisme: Sur l’imposture du « droit à l’existence d’Israël »… (Jeremy Hammond)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, documentaire, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 15 juillet 2019 by Résistance 71

“Aucun État centralisé, bureaucratique et par là même militaire, s’appela-t-il même république, ne pourra entrer sérieusement et sincèrement dans une confédération internationale. Par sa constitution, qui sera toujours une négation ouverte ou masquée de la liberté à l’intérieur, il serait nécessairement une déclaration de guerre permanente, une menace contre l’existence des pays voisins. Fondé essentiellement sur un acte ultérieur de violence, la conquête, ou ce que dans la vie privée on appelle le vol avec effraction, — acte béni par l’Église d’une religion quelconque, consacré par le temps et par là même transformé en droit historique, — et s’appuyant sur cette divine consécration de la violence triomphante comme sur un droit exclusif et suprême, chaque État centraliste se pose par là même comme une négation absolue du droit de tous les autres États, ne les reconnaissant jamais, dans les traités qu’il conclut avec eux, que dans un intérêt politique ou par impuissance.”
~ Michel Bakounine, 1895 ~


Gaza crie !…

Excellente analyse dont les ramifications vont bien au-delà de ce cas d’école de l’illégalité et de l’illégitimité qu’est cet “état d’Israël”, colonial par sa nature même. Cette analyse peut de fait être étendue à tous les états coloniaux demeurant sur cette planète et dont l’existence n’est qu’une fiction imposée par la clique oligarchique du pouvoir marchand. Voir nos notes émaillant l’article… Nous irons même, en ce sens, plus loin que Jeremy Hammond en disant, et l’analyse le prouve (cf nos liens de lectures complémentaires sous l’article), que l’état sioniste d’Israël existe parce qu’il y a eu précédent et que des états racistes, suprémacistes et génocidaires prévalent toujours directement sur cette planète à l’instar des Etats-Unis, du Canada, du Mexique, de tous les états d’Amérique centrale et latine, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, entités coloniales fictives ayant assujettis par la violence et le nettoyage ethnique les terres qu’elles occupent et sur lesquelles elles n’ont aucun droit et n’ont fait qu’imposer la puissance de la force, toujours en vigueur de nos jours.
Cet article de Hammond est une invitation à repenser le mode de fonctionnement total de notre système inique et génocidaire qe nous avons étendu (que nous avons laissé étendre est sans doute plus approprié) de fait à la planète entière. C’est la seule façon que nous ayons de nous émanciper et de réaliser notre humanité. Tenons-nous debout, main dans la main avec les nombreux peuples colonisés de cette planète, afin de réaliser ensemble notre émancipation de la dictature étatico-marchande pour finalement devenir ce que nous sommes: des humains adultes dans le véritable acceptation du terme, parce que finalement… Nous sommes tous des colonisés !.

~ Résistance 71 ~

 

La Résolution 2621 XXV, du 12 octobre 1970 des Nations Unies affirme « le droit inhérent des peuples colonisés à lutter par tous les moyens nécessaires contre les puissances coloniales qui répriment leur aspiration à la liberté et à l’indépendance.»

Résolution 37-43 des Nations Unies : « Tout peuple a le droit de résister à l’oppression, l’occupation, l’annexion ou colonisation par une force étrangère. Cette opposition légitime est la résistance armée « .

 

 

Sur l’imposture du “droit à l’existence de l’état d’Israël”

 

Par Jeremy R. Hammond

 

Source : Foreign Policy Journal

Traduction : lecridespeuples.fr  

 

Article en français:

https://lecridespeuples.fr/2019/07/09/sur-limposture-du-droit-a-lexistence-de-letat-disrael/

 

Les apologistes des crimes d’Israël contre les Palestiniens prétendent que cet État a le « droit d’exister », dans un effort visant à légitimer le nettoyage ethnique de la Palestine.

Les sionistes qui s’évertuent à défendre les crimes d’Israël contre le peuple palestinien portent souvent l’accusation que les détracteurs de l’ « Etat juif » autoproclamé tentent de le « délégitimer ». Israël, rétorquent-ils, a le « droit d’exister ». Mais ils se trompent.

Il ne s’agit pas de faire une exception pour Israël. Il n’existe pas de « droit à l’existence » pour les États, point final. Aucun « droit à l’existence » n’est reconnu pour les Etats par le droit international. Un tel droit serait totalement insensé. Le concept même est absurde. Ce sont les individus, et non les entités politiques abstraites, qui ont des droits.

Les droits individuels peuvent bien sûr être exercés collectivement, mais à la condition que cela se fasse sans préjudice pour les droits des individus. Le droit pertinent dans ce contexte est plutôt le droit à l’autodétermination, qui fait référence au droit d’un peuple à exercer collectivement ses droits individuels par le biais de l’autonomie politique. L’exercice collectif de ce droit ne peut porter atteinte à l’exercice individuel de ce droit. Le seul but légitime du gouvernement est de protéger les droits individuels, et un gouvernement n’a aucune légitimité sans le consentement des gouvernés. Ce n’est qu’en ce sens que le droit à l’autodétermination peut être exercé collectivement, par un peuple qui choisit pour lui-même son mode de gouvernement et qui y consent.

Le droit à l’autodétermination, contrairement au concept absurde de « droit à l’existence » d’un État, est reconnu par le droit international. C’est un droit qui est explicitement garanti, par exemple, par la Charte des Nations Unies, que l’État d’Israël a ratifiée.

Le cadre approprié pour la discussion est donc le droit à l’autodétermination, et c’est précisément pour obscurcir cette vérité que la propagande revendique fréquemment pour Israël le « droit d’exister ». Les apologistes d’Israël sont contraints de déplacer ainsi le cadre de la discussion, car dans le cadre du droit à l’autodétermination, c’est évidemment Israël qui rejette les droits des Palestiniens et non le contraire.

Et ce n’est pas seulement dans la perpétuation de l’occupation des territoires palestiniens que le rejet d’Israël se manifeste. Ce rejet des droits des Palestiniens s’est également manifesté dans les moyens mêmes par lesquels Israël a été créé.

Il existe une croyance populaire selon laquelle Israël a été fondé par une sorte de processus politique légitime. C’est faux. Ce mythe est fondé sur l’idée que la fameuse résolution sur le « plan de partition » de l’Assemblée Générale des Nations Unies – résolution 181 du 29 novembre 1947 – a légalement partitionné la Palestine et ainsi conféré une autorité légale aux dirigeants sionistes pour leur déclaration unilatérale de l’existence d’Israël le 14 mai 1948.

En effet, dans cette déclaration, le document fondateur d’Israël, les dirigeants sionistes se sont appuyés sur la Résolution 181 pour revendiquer une légitimité juridique. Cependant, la vérité est que la Résolution 181 ne lui a rien conféré de tel. L’Assemblée Générale de l’ONU n’avait aucune autorité pour partitionner la Palestine contre la volonté de la majorité de ses habitants. Et elle n’a pas non plus eu la prétention de faire une telle chose. Au contraire, l’Assemblée s’est contentée de recommander la partition de la Palestine en Etats juif et arabe séparés, ce qui devrait être accepté par les deux peuples pour prendre effet sur le plan juridique. L’Assemblée a transmis la question au Conseil de sécurité, où le plan est devenu caduc du fait de la reconnaissance explicite que l’ONU n’avait aucune autorité pour mettre en œuvre – c’est-à-dire imposer – une telle partition.

La déclaration unilatérale des sionistes est souvent décrite comme une « Déclaration d’indépendance ». Mais ce n’était rien de tel. Une déclaration d’indépendance suppose que le peuple qui déclare son indépendance soit souverain sur le territoire sur lequel il souhaite exercer son droit à l’autodétermination. Mais les sionistes n’étaient pas souverains sur la terre qui est devenue le territoire de l’État d’Israël.*

(*) Note de R71: Voit-on ici émerger une similitude avec l’imposture coloniale que sont les Etats-Unis, le Canada, de fait tous les pays du continent américain, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et autres nations toujours sous emprise coloniale ? Si les sionistes n’étaient et ne sont en rien “souverains” sur la terre de Palestine, les colons / immigrants chrétiens européens ne l’étaient et ne le sont en rien également sur les terres qu’ils ont envahies, colonisées et martyrisées et qu’ils continent d’occuper sur deux continents… L’imposture criminelle d’Israël existe parce qu’existe et perdure les impostures coloniales des Etats-Unis, du Canada, du Mexique, de tous les pays d’Amérique Latine et des deux terres majeures d’Océanie…

Au contraire, lorsqu’ils ont déclaré l’existence d’Israël, les Juifs possédaient moins de 7% de la terre en Palestine. Les Palestiniens possédaient plus de terres que les Juifs dans chacun des districts de la Palestine. Les Palestiniens constituaient également une majorité numérique en Palestine. Malgré l’immigration massive [et illégale], les Juifs restaient une minorité représentant environ un tiers de la population.

Même à l’intérieur du territoire proposé par l’ONU pour l’Etat juif, lorsque la population bédouine a été recensée, les Arabes constituaient une majorité. Même à l’intérieur de ce territoire, les Arabes possédaient plus de terres que les Juifs.

En clair, les dirigeants sionistes n’avaient absolument aucune légitimité [sinon celle de leurs textes religieux, qui ne font autorité nulle part] à revendiquer une souveraineté sur le territoire qu’ils ont finalement acquis par la guerre.

D’autant plus que l’acquisition de territoire par la guerre – ou droit de conquête – est interdite par le droit international. (NdR71: ceci est valable bien entendu pour toute autre nation conquise et assujettie par la force et la puissance coloniale. Voir notre note un peu plus haut…)

Loin d’être le fruit d’un processus politique légitime, Israël a été créé par la violence. Les sionistes ont acquis la majeure partie du territoire de leur État par le nettoyage ethnique de la majeure partie de la population arabe, soit plus de 700 000 personnes, exclues de leurs demeures et de leurs terres en Palestine. Des centaines de villages arabes ont été littéralement détruits et rayés de la carte.

Ainsi, quand les sionistes prétendent qu’Israël a un « droit à l’existence », ce qu’ils disent en réalité, c’est que les sionistes avaient le « droit » de procéder à un nettoyage ethnique de la Palestine afin d’établir leur « Etat juif ».

Évidemment, un tel droit n’existe pas. Au contraire, une fois de plus, en droit international, le nettoyage ethnique est reconnu comme un crime contre l’humanité.

Les sionistes accusent ceux qui dénoncent les crimes d’Israël contre les Palestiniens de vouloir « délégitimer » l’ « Etat juif », mais il importe de souligner que la déclaration unilatérale du 14 mai 1948 proclamant l’Etat d’Israël n’avait aucune légitimité. Il importe de souligner que le crime de nettoyage ethnique ne peut aucunement être justifié ou légitimé. Cela neutralise complètement les accusations des thuriféraires d’Israël.

Lorsque cette accusation est portée contre les détracteurs d’Israël, ce qui se passe réellement, c’est que ce sont les apologistes d’Israël qui tentent de délégitimer le droit des Palestiniens à l’autodétermination, ainsi que le droit internationalement reconnu des réfugiés de guerre à retourner dans leur patrie.

Indépendamment de l’illégitimité des moyens par lesquels Israël a été créé, il existe. Telle est la réalité actuelle. (NdR71: tout comme l’est l’existence des états colons des Amériques et d’Océanie, mais cela n’est en rien inéluctable…) Cependant, l’exigence de l’Etat d’Israël que les Palestiniens reconnaissent son « droit » non seulement d’exister, mais d’exister « en tant qu’Etat juif », est simplement une exigence que les Palestiniens renoncent à leurs droits et adhèrent à la déclaration unilatérale des sionistes et au nettoyage ethnique de la Palestine en les reconnaissant comme légitimes.

Et c’est pourquoi il n’y a pas eu de paix. Il n’y aura pas de paix tant que les droits des Palestiniens ne seront pas reconnus et respectés. Le problème pour les sionistes est que si les Palestiniens exercent leurs droits, cela signifierait la fin de l’existence d’Israël en tant qu’ « Etat juif ».

Mais qu’y aurait-il de mal à mettre fin à un régime fondamentalement raciste qui viole perpétuellement le droit international et les droits de l’homme des Palestiniens ? Qu’y aurait-il de mal à le remplacer par un gouvernement qui respecte l’égalité des droits de tous les habitants du territoire sur lequel il exerce sa souveraineté politique et gouverne avec le consentement des gouvernés ?

Pour quiconque est capable de faire preuve d’un minimum d’honnêteté et d’intégrité morale, la réponse claire aux deux questions est : rien. Il n’y aurait aucun mal à cela, bien au contraire.

Pour tous ceux qui jouent un rôle actif dans la recherche de la paix et de la justice, c’est donc sur ce but que nous devons concentrer nos efforts collectifs. Il faut commencer par acquérir une bonne compréhension de la véritable nature du conflit et par ouvrir les yeux de tous ceux qui sont intègres, mais qui ont été trompés par les mensonges et la propagande qui ont perpétué la violence et l’injustice pendant si longtemps.

= = =

Lectures complémentaires en PDF:

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide

Leducation-comme-pratique-de-la-liberte_Paulo_Freire_1965

La Bible Déterrée Israel Finkelstein

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

la-peste-religieuse-par-johann-most-1892

Manifeste pour la Société des Sociétés

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Ashraf Ezzat Mythe Biblique

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Mise en demeure du gouvernement canadien par le Tribunal International pour les Disparus du Canada

 

 

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Résistance au colonialisme: Deux colonisateurs modernes « oubliés » des médias: Israël et l’Arabie Saoudite…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 6 août 2015 by Résistance 71

On veut toujours faire croire à la fable du fait que nous serions en train de vivre dans un monde « post-colonial »… Nous prouvons semaine après semaine que rien n’est plus faux et que cette doctrine n’est qu’un écran de fumée pour maintenir la ligne des opinions publiques occidentales. Présentés ici sont deux des grands prédateurs coloniaux de cette ère fictive dite: « post-coloniale »: Israël et ce bien au-delà de la Palestine et l’Arabie Saoudite et son vortex de pétro-dollars… Savoir est le premier pas vers la libération et l’émancipation.

— Résistance 71 —

 

Israël et l’Arabie Saoudite, deux grands colonisateurs de la planète

 

René Naba

 

25 Juin 2015

 

url de l’article original:

http://www.renenaba.com/israel-et-l-arabie-saoudite-deux-grands-colonisateurs-de-la-planete/

 

Le fait est patent et la source béton. C’est écrit noir sur blanc dans un rapport américain intitulé « Global Land and Water Grabbing » (accaparement mondial de la terre et des eaux) et publié par la revue Golias Hebdo N° 275 (semaine du 14 au 20 Février 2013).

Israël est l’un des plus grands colonisateurs de la planète et l’un des plus importants pollueurs des terres d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie

Une colonisation de l’ordre de 20 fois la superficie de la Palestine, alors que l’Arabie saoudite, sous la bannière de la firme Ben Laden, la firme familiale du fondateur d’Al Qaida, se tournait vers l’Afrique et l’Asie pour s’assurer des terres arables pour parvenir son auto suffisance alimentaire.
L’expérience d’Israël de la colonisation de la Palestine l’a conduite à coloniser des terres à travers le Monde représentant vingt fois sa superficie au détriment des populations et de l’environnement des pays pauvres :

  • En Guinée, Simandou, une montagne isolée au milieu de la forêt équatoriale, dans les confins de la Guinée. Son sous-sol renferme du minerai de fer, la plus importante réserve inexploitée au monde. Sa valeur : plusieurs dizaines, voire centaines de milliards de dollars. Le sous-sol de la Guinée regorge de matières premières : bauxite, diamant, or, uranium, fer, etc. Les principaux groupes miniers de la planète s’y disputent les concessions. Mais les 11 millions d’habitants ne profitent guère de ces trésors. Le scandale de Simandou met en cause l’homme le plus riche d’Israël, Benny Steinmetz. Une des plus importantes opérations de pillage des richesses minières d’Afrique sur fond de corruption des élites africaines et d’évasion de capitaux, avec la complicité d’un ex-première dame guinéenne.
  • Au Gabon pour la culture du Jatropa, nécessaire à la production de biocarburants.
  • En Sierra Leone où la colonisation israélienne représente 6,9 pour cent du territoire de ce pays de l’Afrique de l’Ouest de surcroît diamantifère.
  • Aux Philippines où la proportion des terres « confisquées » atteint 17,2 pour cent de la surface des terres agricoles.
  • En République Démocratique du Congo pour la culture de la canne à sucre, en sus de l’exploitation diamantifère. Avec en prolongement dans la région des grands lacs, un prosélytisme visant la conversion des Tutsi au judaïsme, en une opération visant à forger une nouvelle identité pour une stratégie de conquête et de préservation des intérêts israéliens dans la zone, parallèlement à la stratégie avec la stérilisation des Fallachas, juifs d’Éthiopie en Israël. Nul n’est à l’abri de contradictions.

Les scandales abondent au Congo Kinshasa où Laurent Désiré Kabila a payé de sa vie ses indélicatesses en attribuant l’exploitation diamantifère à un groupe israélien.

Israël est à la tête des pays qui contrôlent les terres dans les pays pauvres, avec les États-Unis, la Grande Bretagne et la Chine. Selon cette de « The Journal of the National Academy of Sciences of the United States » et reprise par Golias, 90 pour cent de ces terres se trouvent dans 24 pays situées pour la plupart en Afrique, en Asie et en Amérique latine.
Depuis la crise alimentaire de 2007-2008, les sociétés étrangères s’emparent de dix millions d’hectares annuellement de terres arables. Les nouvelles cultures se font souvent au détriment des jungles et des zones d’importance environnementales, menacées ans leur biodiversité. Elles utilisent engrais et pesticides et libèrent d’importantes quantités de gaz à effet de serre. Au final, le phénomène sape les bases de la souveraineté alimentaire et détourne en particulier les ressources en eau.

Dans les pays de l’Afrique anglophone…

S’appuyant sur les pays africains anglophones non musulmans, l’Éthiopie, l’Ouganda et le Kenya, Israël a opéré une percée diplomatique majeure dans l’Afrique anglophone obtenant la réduction du quota des eaux du Nil de l’Égypte, la plus grande pantalonnade diplomatique de l’ère Moubarak, qui a coûté son pouvoir à l’égyptien.
Négociant avec l’égyptien Moubarak, lui faisant miroiter la possibilité d’une succession dynastique en faveur de son fils, Israël a incité les états africains à réclamer une majoration de leur quote-part dans la répartition hydraulique du cours d’eau, alléchant les Africains par des projets économiques et les investisseurs égyptiens par des promesses d’intéressement aux projets israéliens. En Éthiopie, Israël a financé la construction de dizaines de projets pour l’exploitation des eaux du Nil Bleu.

L’accès d’Israël au périmètre du bassin du Nil, via le sud Soudan avec le concours français et américain, s’est doublé du lancement d’un projet de la construction d’un Canal reliant la Mer Rouge à la Mer Méditerranée, depuis Eilat. Disposant de deux voies de navigation, l’un pour l’aller, l’autre pour le retour, le canal israélien, contrairement à l’Egyptien concurrencera fortement le Canal de Suez et entraînera une perte de 50 pour cent des recettes égyptiennes de 8 milliards de dollars par an à 4 milliards. Mais l’Égypte semble avoir pris de vitesse son rival israélien avec le lancement de la construction d’un canal complémentaire, en partenariat avec l’Arabe saoudite, dans la foulée de la nouvelle offensive israélienne sur Gaza, -Bordure protectrice-, qui a eu lieu du 8 Juillet au 7 août 2014.

Le harcèlement israélien des communautés libanaises d’Afrique, particulièrement au Nigeria et au Sierra Leone vise ainsi à éliminer des concurrents dans l’exploitation diamantifère du sous-sol africain et à assécher le flux financier provenant des émigrés chiites vers leurs coreligionnaires du sud Liban. A fragiliser le glacis constitué par l’immigration chiite libanaise en Afrique et en Amérique latine face à la colonisation rampante des terres entreprises par Israël dans ses deux zones.

Le Mossad recruterait même des journalistes arabes pour surveiller les libanais d’Afrique, selon les révélations faites au journal espagnol El Pais par un ancien agent, journaliste algérien Saïd Sahnoune.
Saïd Sahnoune avait été recruté à Tel-Aviv en 1998. En usant de sa qualité de journaliste, il espionnait pour le Mossad à Abidjan en Côte-d’Ivoire. Il était chargé de la surveillance de la colonie libanaise chiite en Afrique de l’Ouest. Sahnoune espionnait également en Tunisie, mais surtout au Liban après le retrait d’Israël du Sud du pays, qu’il occupait jusqu’en 2000. Le paiement de l’espion algérien se faisait en espèces à Chypre à raison de 1.500 dollars par mois en plus de la prise en charge de ses frais de mission qui lui permettaient de gagner jusqu’à 6.000 dollars quand les cibles étaient atteintes.

Israël est le plus important soutien des dictatures du tiers monde, l’allié indéfectible du régime d’Apartheid d’Afrique du sud. La garde prétorienne de tous les dictateurs francophones qui ont pillé l’Afrique. De Joseph Désiré Mobutu (Zaïre-RDC), à Omar Bongo (Gabon), à Gnassingbé Eyadema (Togo) et même Félix Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire) et Laurent Gbagbo, à Paul Biya, le président off-shore du Cameroun, dont le territoire sert de transit aux ravisseurs Boko Haram. Au-delà en Amérique latine au Honduras, à la Colombie et au Paraguay.

Et En Amérique latine…

L’offensive anti Hezbollah en Amérique latine viserait en outre à jeter un écran de fumée sur la face hideuse de l’humanitarisme israélien. À camoufler la colonisation rampante des terres en Colombie et cette singulière imposture que constitue la reproduction du régime d’apartheid de la Palestine au Honduras. Ah les douloureuses réminiscences.
Israël est l’un des plus gros exportateurs d’armes à destination de l’Amérique du sud.
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-soldats-israeliens-en-amerique-165615

En Colombie, Israël passe pour avoir encadré les forces colombiennes dans l’assaut contre les FARC visant à la libération de l’otage Ingrid Bettencourt. L’état hébreu a pris le contrôle d’immenses superficies pour cultiver la canne à sucre. Et le Honduras est devenu une terre de prédilection de la transposition de l’Apartheid israélien sur le territoire latino-américain.
Le Honduras affiche en effet le plus fort taux d’homicides par habitants au monde (85,5 pour 100 000 en 2012), soit environ 20 meurtres par jour, à 95% impunis, dont la pauvreté touche plus de 70 % de la population, selon l’ONG locale Forum de la dette extérieure et qui peine, de surcroît, à se remettre des conséquences du renversement du président Manuel Zelaya en juin 2009 par des militaires soutenus par des secteurs de la droite et les milieux d’affaires.

Une aubaine pour Israël : « Le Honduras est aujourd’hui, comme la Palestine, un laboratoire du génocide indigène, laboratoire des techniques de contre-insurrection, laboratoire de ghettoïsation et contention de populations mises en esclavage.
Il est aussi le laboratoire de la mise en place d’un néo libéralisme absolu, grâce à la cession de souveraineté sur des régions entières du pays par les moyens de la « Loi Hypothèque » et la création d’enclaves néo libérales soustraites au territoire national, les « Zones d’Emploi et de Développement Économique » ou « Cités Modèles » ou « Villes Charters », ainsi que « la cession des droits sur l’ensemble des ressources naturelles du pays » est-il écrit.

Autre plaie de l’économie africaine : le bradage des terres arables

Depuis 2006, près de 20 millions d’hectares de terres arables ont fait l’objet de négociations dans le monde car d’ici à 2050, la production agricole devrait croître de 70 % pour répondre à l’augmentation de la population, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Mais cette offensive sur les terres ne se fait pas sans dérapages. Le recadrage des investissements s’impose, faute de quoi ils risquent de déséquilibrer le pays cible, à l’image des visées du coréen Daewoo à Madagascar. À l’affût d’une hausse durable des prix des denrées ou d’une volatilité accrue des marchés, ce néo colonialisme agricole est devenu un élément stratégique pour les pays soucieux s’assurer leur sécurité alimentaire.

Aux fonds souverains d’états soucieux d’assurer leur stratégie d’approvisionnement, parmi lesquels les pays du Golfe ou la Chine, se sont ajouté des investisseurs privés, locaux ou étrangers. Les acquisitions de terres se sont accélérées avec la crise alimentaire de 2008. L’Arabie saoudite a mis sur pied une société publique pour financer les entreprises privées du royaume qui achètent des terres à l’étranger. Au Mali, les nouvelles mises en culture bénéficient surtout aux investisseurs libyens. L’octroi de 100 000 hectares à la société Malibya, liée à l’ancien dirigeant libyen, le colonel Mouammar Kadhafi a fait grand bruit. « Les hectares des Libyens sont au début des canaux d’irrigation, ils seront servis en eau avant nous », regrettent les paysans. « Même s’ils disent opérer dans le cadre de la coopération, nous ne comprenons pas bien quels sont les intérêts derrière tout cela », résume Mamadou Goïta, de l’ONG malienne Afrique verte. Les producteurs redoutent aussi les intentions des Chinois de développer la canne à sucre, gourmande en eau. Ils en cultivent déjà 6 000 hectares et contrôlent la sucrerie Sukala.

Face à la montée des eaux, les Maldives cherchent des terres d’accueil. Soixante-dix mille personnes s’entassent à Malé, lourd plateau urbain posé à fleur d’océan Indien. Pour l’heure, cette barrière artificielle tient bon. Elle a réussi à protéger la capitale de ce singulier État des Maldives, archipel aux vingt-six atolls et aux 1 200 îles dont les écrins de corail occupent une place de choix dans les catalogues du tourisme mondial. Mais pour combien de temps encore ? Le raz-de-marée de 1987 inonda une partie de Malé et causa un choc profond dans la population.

Puis le phénomène climatique El Niño provoqua, en 1998, un blanchissement massif des coraux : 90 % de ceux situés à moins de 15 mètres de profondeur périrent. Enfin, le tsunami de décembre 2004 frappa sévèrement l’archipel, détruisant deux îles, imposant l’évacuation de six autres, et le déplacement de près de 4 000 personnes (sur 280 000 habitants).
Aux îles Kiribati… Même cause, même réaction : face à la montée des eaux qui les menacent, les îles Kiribati, un archipel du Pacifique, envisagent de se lancer dans l’achat de nouvelles terres. « L’alternative, c’est de mourir, de disparaître ». Les Kiribati doivent faire face à une montée des eaux de 5 mm par an depuis 1991, qui entraîne notamment une salinisation de l’eau douce. Dans un premier temps, le gouvernement avait opté pour une politique de formation et d’émigration maîtrisée. Mais la crise économique l’a conduit à envisager cette solution plus radicale.

L’Arabie saoudite a mis sur pied une société publique pour financer les entreprises privées du royaume qui achètent des terres à l’étranger. Elle s’est tournée vers l’Afrique, en raison de sa proximité avec le Royaume. La firme saoudienne « Haïl Hadco » loue ainsi des milliers d’hectares au Soudan avec pour objectif d’en cultiver 40.000, alors que le groupe Ben Laden, spécialisé dans les travaux publics, s’est engagé en Asie à la tête d’un consortium, espérant, à terme, gérer 500 000 hectares de rizières en Indonésie, dans le cadre d’un projet agricole de 1,6 million d’hectares comprenant la production d’agro carburant.
Fonds vautours, évaporation de recettes, corruption, gabegie des transferts des fonds des migrants, bradage des terres arables. L’Afrique est elle condamnée à demeurer un tonneau des danaïdes.

Références

  1. http://ccfd-terresolidaire.org/e_upload/pdf/ed_110110_bd.pdf?PHPSESSID=2…
  2. À propos des Fonds vautours: Rapport de la Plate forme française Dette et développement et du CNCD (Centre national de coopération au développement) intitulé « Un vautour peut en cacher un autre ou comment nos lois encouragent les prédateurs des pays pauvres endettés, juin 2009. L’Afrique : Un continent touché plus que d’autres par la crise financière» http://www.dia-afrique.org/suite.php ?newsid=12031
Ainsi que http://www.cadtm.org/spip.php ?article4654
  3. À propos du transfert des fonds des migrants africains vers leur pays natal, Cf. article de Grégoire Allix in LE MONDE du 22 octobre 2009

Bertrand d’Armagnac : la course aux terres arables Le Monde du 23 avril 2010 http://www.lemonde. fr/planete/ article/2010/ 04/22/la- course-aux- terres-arables- devient-preoccup ante_1341086_ 3244.html

Résistance au colonialisme: La Palestine va envoyer le dossier de la colonisation israélienne à la CPI…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 4 avril 2015 by Résistance 71

La colonisation israélienne, le premier dossier à envoyer à la CPI

 

IRIB

 

4 avril 2015

 

url de l’article original:

http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/364618-la-colonisation-israélienne,-premier-dossier-à-envoyer-à-la-cpi

 

La Palestine a, formellement, rejoint la Cour pénale internationale, le premier avril 2015, et les dirigeants palestiniens ont fait connaître leur décision de porter plainte, auprès de cette instance, contre la colonisation israélienne, dans les territoires occupés en 1967.

Ihab Bseiso, Porte-parole du gouvernement d’Union nationale de la Palestine, dit à ce propos : «La colonisation israélienne sera, dans un premier temps, le seul dossier à soumettre, par la Palestine, auprès de la Cour pénale internationale, (CPI), et les dirigeants israéliens devront s’attendre à l’examen de dizaines de dossiers les concernant, par cette instance internationale». L’adhésion officielle de la Palestine, à la CPI, a pour objectif d’aider le peuple palestinien à faire valoir ses droits foulés aux pieds. Il n’y a point de doute que la construction, par le régime sioniste, de colonies, dans les territoires palestiniens, notamment à Qods et en Cisjordanie, permet à ce régime, depuis 1967, de poursuivre son occupation, caractérisée par l’expansionnisme, le pillage et la violation des traités et des Conventions internationaux. En réalité, les Palestiniens, par leur adhésion à la CPI, voulaient mettre fin, une fois pour toutes, au fait que les Sionistes se dérobent, toujours, aux conséquences de leurs crimes. Ils voulaient, également, mettre un terme à l’impunité, dont les Sionistes profitent depuis les  67 ans de l’occupation de la Palestine, les autorisant à commettre des crimes contre les Palestiniens. Le régime sioniste construit, depuis des décennies, des colonies, à Qods occupée, et en Cisjordanie, où se trouvent, actuellement, une centaine de colonies. Cette vaste colonisation a, également, fait un grand nombre de déplacés, parmi les Palestiniens. La colonisation a, aussi, perturbé la structure démographique des territoires palestiniens, car les Sionistes émigrés se sont rués sur les territoires palestiniens, les dirigeants israéliens faisant tout, pour que le nombre des Sionistes habitant dans ces régions soit supérieur à celui des Palestiniens. Sur le plan politique, l’Organisation des Nations unies et l’accord de Genève interdisent au régime sioniste de procéder à des constructions et de modifier la structure géographique des territoires occupés, et l’Union européenne réclame, aussi, à travers les sanctions économiques, la fin de la colonisation, dans les territoires palestiniens. Or, les responsables du régime sioniste restent campés sur leur position et ne cessent de construire des colonies, avec pour objectif de ruiner tout espoir de la formation d’un Etat indépendant palestinien. C’est la raison pour laquelle les dirigeants palestiniens ont décidé de soumettre le dossier de la colonisation israélienne, à la CPI, en tant que premier dossier à examiner, même si ce n’est pas le seul dossier du régime sioniste, qui a commis d’innombrables crimes, à l’encontre des Palestiniens.

Résistance politique et de terrain: Le Hezbollah grande puissance selon Israël…

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“L’hégémonie américaine ne protège que l’autorité des leaders politiques qui sont complaisants avec les intérêts des Etats-Unis. Devant leur forte position internationale, les Etats-Unis sont capables de mettre en accusation quelque entité de leur choix, lançant des slogans suffisamment attractifs pour mettre en action une série de procédures visant à renverser des régimes, que ceux-ci soient effectivement coupables de ce qu’on leur reproche ou pas.”

“Étiqueter les mouvements de résistance qui luttent contre l’occupation au Liban et en Palestine comme ‘extrémistes’ simplement parce qu’ils luttent contre l’occupation menée par Israël n’est qu’un point de vue politique et non pas une description de la nature essentielle de tels mouvements. Une telle description politique n’a aucune signification car elle tombe dans le domaine de conflit d’intérêts et de divergences de valeurs… La fondation de base pour confronter le danger imminent israélien pourrait-être édicté comme suit: L’entité israélienne représente un grave danger pour la Palestine et pour la région entière, un danger qui se doit d’être contré, confronté et résisté. Tous les moyens doivent être employés pour faire face à ce danger et toute phase confrontationnelle sera forgée par ses besoins et les circonstances prévalentes. La base de tout est de refuser la ‘légitimité’ de l’occupation et d’adopter la persistance de la résistance comme pilier porteur. Il n’y a pas besoin de parler d’autres futures étapes.”

~ Naïm Qassem, secrétaire adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

Le Hezbollah est une des organisations les plus puissantes au monde (Rapport israélien)

 

Al Manar

 

24 mars 2015

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=226995

 

Selon le site israélien Walla,  un haut commandant de l’armée israélienne  , le général Guy Tzur, a  écrit : « le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a réussi à transformer son organisation en l’une des plus puissantes organisations dans le monde ».

Se réferant à des sources de la Division du renseignement militaire , il décrit «  sayyed Nasrallah comme  quelqu’un qui jouit non seulement de grandes connaissance  dans l’ Islam et dans le domaine sécuritaire,  mais tout autant en économie, dans le commerce et les marchés mondiaux, ce qui l’aide à gérer les actions du Hezbollah à travers le monde, notamment en Afrique et l’ Amérique du Sud ».

Et de souligner que « malgré la liquidation de ses haut fonctionnaires, comme Moughnieh, le Hezbollah a poursuivi son processus de renforcement de sa force militaire avec le soutien de l’Iran et de la Syrie ». Toujours selon le site israélien, un ancien officier supérieur de l’état-major général a déclaré que le Hezbollah est «une organisation très puissante du point de vue intellectuel, et donc si elle perd quelqu’un comme Moughnieh qui  a une grande influence, ses éléments  savent quoi faire et comment poursuivre leurs progrès dans la réalisation de leurs objectifs ».


Toujours selon le rapport, les éléments du Hezbollah sont très bien formés jouissant d’une forte expérience de combat, et d’une excellente maîtrise de soi ainsi qued’une technologie très avancée pour recueillir des informations.

Pour ce qui est des missiles antiaériens du Hezbollah, ce dernier possède des missiles Stinger, des missiles d’épaule de type « Strela » et  « Igla », ce qui peut représenter une menace réelle contre les hélicoptères israéliens. Sans compter plus de cent cinquante drones.
 
Le rapport n’a pas omis les  capacités marines du Hezbollah estimant qu’il dispose plus de 800 missiles sol-mer de type C, et exprime sa crainte qu’il ne possède les missiles avancés Yakhont. Citant un officier dans la marine,  le Hezbollah aurait établi  des tunnels d’eau grâce à des plongeurs bien entrainés.  

Selon les estimations de l’armée israélienne, le Hezbollah possède 700 missiles de longue portée; 5500 missiles de moyenne portée, et une centaine de milliers de missiles de courte portée sans compter plus de cent missiles de type Fateh.
 
Pour ce qui est du scénario d’une journée de confrontation avec le Hezbollah, l’armée israélienne estime que :

Un millier de missiles de courte portée sera lancé par jour.
Cinquante tirs de roquettes par jour pouvant atteindre 250 km.
10 missiles par jour capable d’atteindre Dimona.

Le rapport ajoute que le Hezbollah s’est investi dans l’amélioration des infrastructures et dans la construction de tunnels souterrains dans  160 villages chiites transformés en bases pour lancer des roquettes. 

Selon les estimations des experts, l’organisation compte aujourd’hui plus de 15 000 combattants et de réservistes. En outre, l’organisation met l’accent sur la construction d’une doctrine de combat capable de briser les défenses de l’armée israélienne en terre, mer, et air et même dans le monde de l’internet. De plus, le Hezbollah a réussi à construire un système de communication interne, qui ne peut pas être infiltré pour communiquer avec ses bases,  en plus d’ un système pour collecter des informations.

En revanche, le Hezbollah a deployé un système de surveillance le long de la frontière nord et utilise une technologie sophistiquée pour recueillir de l’information, certains fournis par l’Iran et d’autres de la Syrie. D’ailleurs, l’armée israélienne s’est plaint de cette technologie qui a été utilisé lors de l’opération contre le convoi Givati  dans les fermes de Chebaa, au mois de Janvier dernier.
 
Selon les sources de l’armée israélienne, cette technologie permet au Hezbollah d’enregistrer  toutes les activités de l’armée israélienne  près de la barrière frontalière et dans les bases. En outre, rien n ‘empêche le Hezbollah d’avoir des agents à l’intérieur d »Israël », qu’il a recruté au cours des dernières années, des gens ont été arrêtés ayant eu des  contacts avec l’organisation.

Enfin le rapport s’arrête sur les caractéristiques du Secrétaire général du Hezbollah, sayyed  Hassan Nasrallah qui connait bien  la société israélienne et  ses composantes et comment s’adresser au public israélien.

Les sources mythologiques (bibliques) de la colonisation de l’Amérique du Nord et de la Palestine…

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Cessions communes du Congrès des Etats-Unis: Israël, AIM* et le pape

 

Peter d’Errico

 

19 mars 2015

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2015/03/19/joint-sessions-congress-israel-aim-and-pope

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

(*) AIM = American Indian Movement

 

Le premier ministre de l’état d’Israël fut le dernier leader en date à s’adresser à la cession commune du Congrès des Etats-Unis le 3 Mars 2015. Le but de sa visite était de s’opposer aux négociations entre les États-Unis et l’Iran concernant le processus de capacité nucléaire de l’Iran. La visite fut engluée dans des différents politiques partisans, mis en évidence par le fait que l’invitation qui lui fut faite de venir parler le fut par le porte-parole du Congrès de manière unilatérale, procédure qui court-circuita tous les protocoles diplomatiques habituels. Le résultat de cette visite ne peut pas encore être discerné.

Le roi Kalakaua d’Hawaii fut le tout premier leader étranger à s’adresser devant une cession commune du Congrès des Etats-Unis le 18 décembre 1874. Le but de sa visite était de négocier un traité de commerce réciproque avec les Etats-Unis. Le roi eut un accord avec le président Ulysse Grant et un traité fut signé le 30 janvier 1875, permettant aux au sucre et au riz hawaiens d’être admis aux Etats-Unis sans droits douaniers.

Entre ces deux évènements, il y eut la requête d’octobre 1972 de l’American Indian Movement (AIM) de s’adresser devant la cession commune du Congrès afin d’y présenter les préoccupations des nations amérindiennes. La requête de l’AIM fut cantonnée et mise en page dans un article en 20 points ( 20 Point Position Paper,) intitulé “Manifeste Indien” et qui fut édité en tant que partie de la marche au travers des Etats-Unis concernant la “Piste des Traités Brisés” (Trail of Broken Treaties) et qui se termina à Washington D.C en Janvier 1973, la Maison Blanche rejeta les 20 points en bloc. L’AIM ne put jamais s’adresser au Congrès des Etats-Unis réuni en cession commune.

Dans le livre de Vine Deloria Jr, Behind the Trail of Broken Treaties, il est dit que la Maison Blanche rejeta la requête de l’AIM “sans beaucoup considérer la valeur de la proposition pour l’époque contemporaine et dans le contexte de la situation mondiale actuelle”.

L’analyse de Deloria fut confirmée lorsque Suzan Shown Harjo s’entretint avec John Ehrlichman, un conseiller principal du président Nixon, au sujet de ses discussions sur la politique indienne avec le président. Ehrlichman dit alors qu’il n’y avait en fait pas de discussions. “Il pouvait se rappeler de Nixon ne disant qu’une seule chose au sujet de l’occupation (par les militants de l’AIM) du Bureau des Affaires Indiennes de Washington D.C: ‘Virez ces damnés Indiens de la ville’ “.

Le refus de la requête d’audience de l’AIM est en singulier contraste avec les permissions répétées de s’adresser devant le congrès accordées au premier ministre d’israël. Le discours du mois de Mars de Netanyahou fut la troisième fois qu’il parla en cession commune du Congrès. Le contraste en fait n’est pas surpenant ; il met en valeur une position très consistante de soutien au colonialisme et au néo-colonialisme.

Le gouvernement israélien existe sur une présupposition coloniale, comme mise en évidence par son histoire biblique, commença avec le dieu d’Abraham faisant une promesse fondée et demandant une politique explicitement colonialiste: “Dieu a dit à Abram: Pars de ton pays, de ton peuple et de ta maisonnée familiale vers la terre que je vais te montrer… Au même moment les Canéens étaient sur la terre. Dieu apparût à Abram et dit, ‘a ta descendance je donne cette terre’.” (Génèse, 12, 15 NIB)

Le texte biblique confond les notions que les Israélites étaient des “exilés” et commencèrent leur voyage de “l’esclavage”. La bible dit qu’ils émigrèrent de leur terre natale pour suivre le commandement de dieu de “partir de ton pays, de ton peuple.” La “terre promise” existait ailleurs, pas à la maison.

Il y a plus de 500 ans, les chrétiens ont repris à leur compte ce thème religieux colonial pour développer leur propre mandat de “découverte” et clâmer les terres des “païens et infidèles”. Le colonilaisme chrétien repose sur une assomption de l’autorité de dieu disant “de partir de votre pays et je vous donnerai cette terre.” Le “Nouveau Monde” fut colonisé sous ce mandat biblique, qui fut codifié dans des bulles papales du XVème siècle (NdT: Romanus Pontifex 1455 et Inter Caetera 1493)

Netanyahou ouvrit son discours en reconnaissant ce colonialisme biblique partagé: “L’Amérique et Israël… partagent une destinée commune, la destinée de la terre promise…” Il clôtura son discours en faisant remarquer l’image de Moïse si situant au dessus de l’assemblée et dit: “Moïse a mené notre peuple de l’eslcavage aux portes de la terre promise.

L’interjection des Etats-Unis dans la politique palestino-israélienne ne fournit pas de point d’équilibre par une tierce partie pour la résolution de ce conflit. Avec son domaine politique aligné principalement sur le christianisme, les Etats-Unis ne font qu’introduire une autre branche colonisatrice de la famille d’Abraham.

Les racines mêlées de la famille d’Abraham, incluant les musulmans, ont disséminé des forces dérivées bibliques parmi une litanie sans fin de mirroirs culturels: Qui a le courage de blâmer la famille d’Abraham pour ses propres problèmes ? Qui pourrait la décrire comme une famille disfonctionnelle ?…

L’histoire biblique de la promesse de dieu et de son commandement vole toutes les parties, et pas seulement Israël, de l’inititiative de la réconciliation. Les chrétiens évangélistes les plus vocaux aux Etats-Unis, dont les efforts engouffrent le parti républicain, sont partisans de dire que la “résolution” des guerres en Palestine veut dire la victoire d’Israël, ainsi Jésus pourra revenir sur terre comme il est dit dans la bible.

Netanyahou doit affronter ces chapitres de la bible dans lesquels dieu fustigea les israélites pour s’être accordés avec les peuples des terres qu’ils avaient envahies:

L’ange de dieu dit alors: “Je vous ai mené sur la terre que j’avais juré de donner à vos ancêtres. J’ai dit, je ne briserai jamais l’accord que j’ai avec vous et vous ne devez pas faire d’accord avec le peuple de cette terre, mais vous devez en briser les autels.” Pourtant vous m’avez désobéi.

Et l’ange ajouta une menace si les Israélites essayaient de traiter avec les peuples indigènes: “Je ne vais pas les chasser pour vous ; ils vont se piéger pour vous et leurs dieux vous prendront au collet.” [Juges 2 (NIB)]

Ces versets de la bible poussent les Etats-Unis et Israël à ignorer le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, qui a déjà condamné Israël dans 45 résolutions depuis 2006. L’Assemblée Générale de l’ONU a critiqué de manière répétitive la relation stratégique entre les Etats-Unis et Israël qui encourage Israël à continuer une expansion agressive de ses territoires.

La prochaine adresse en cession commune du congrès des Etats-Unis, arrangée en accord avec le protocole normal, sera celle du 24 Septembre 2015, par le pape François 1er, souverain de la cité du Vatican, la toute première adresse papale au congrès des Etats-Unis. Le but spécifique de cette adresse, bien que non encore annoncé, incluera plus que probablement des préoccupations économiques et sociales que le pape a soulevé par ailleurs.

Le pape a déjà soulevé une certaine controverse parmi les nation natives nord-américaines en annonçant son plan de canoniser le père Junipero Serra, le chef de la mission espagnole catholique du XVIIIème siècle en Californie. Serra représentait le pouvoir impérial religieusement officialisé de l’Espagne dans sa lutte pour étendre ses colonies sur le Nouveau Monde.

La demande de l’AIM de s’adresser au congrès en cession commune n’était pas une demande “radicale”. Il avait mentionné le but de son adresse à une cession commune et celui-ci aurait focalisé sur “le futur indien au sein de la nation américaine et les relations entre le gouvernement fédéral et les nations indiennes.” Le “Manifeste” s’ouvrait avec cette déclaration : “Nous voulons avoir une nouvelle relation avec vous… une relation honnête!

Qui sait ? Peut-être que l’honnêteté et une relation nouvelle prévaudront un jour parmi les nations. Pour l’heure, les Etats-Unis n’ont qu’un seul musée officiel sur l’holocauste, dédié au peuple d’Israël, pas aux peuples indigènes du “Nouveau Monde”. Les Etats-Unis et Israël reposent tous deux leur titre territorial sur la bible. Le pape François pourrait commencer à bouger vers l’honnêteté et une nouvelle relation en révoquant les bulles papales du XVème siècle qui bénirent la colonisation religieuse.

Résistance au colonialisme: De la controverse de Valladolid aux massacres de Gaza… Le colonialisme fléau de l’humanité…

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Enfin quelques articles commencent à sortir liant la cause originelle du « conflit en Palestine » pour ce qu’il est vraiment: une affaire coloniale ! Cette affaire ne trouvera pas de solutions avec l’occident et son empire dominant anglo-américain pour la simple et bonne raison, comme exposé ici, que cet empire est fondé, bâti, sur des terres colonisées, volées, usurpées à la fois en Amérique du nord (Etats-Unis et Canada), mais aussi de tous les territoires toujours sous le joug du Commonwealth de la « couronne » britannique, à savoir la City de Londres et sa Banque d’Angleterre représentant les intérêts de la famille Rothschild et des grandes familles banquières ainsi que du Vatican ; ce même Vatican à l’origine de la « doctrine chrétienne de la découverte » sur laquelle se fonde toutes les colonies occidentales depuis 1492 (bulles papales Romanus Pontifex de 1455 et Inter Caetera de 1493). La solution n’est pas non plus avec l’ONU qui est une entreprise vassale des banquiers et qui agit dans l’intérêt de l’oligarchie.

Dans les années 1970, israël et les sionistes avaient invité et fait envoyé en Israël, les représentants d’un grand nombre de « conseils de tribus/bandes » amérindiens, conseils représentant l’administration coloniale sous les lois fédérales sur les Indiens. Le but propagandiste était le suivant: Convaincre et propager l’idée que les Indiens des Amériques étaient comme les Hébreus cherchant leur « retour à la terre », assimilant ainsi les luttes pour l’auto-détermination indigène à la lutte pour la survie de l’état d’Israël, alors qu’il est tout à fait évident que si parallèle il y a à faire, c’est celui de la cause autochtone indienne et celle des Palestiniens. Cela avait marché ! Bon nombre de leaders Indiens et d’intellectuels, universitaires amérindiens avaient embrassé l’idée et le soutien à Israël. L’American Indian Mouvement (AIM) quant à lui soutenait la cause palestinienne, qu’il voyait, à juste titre, comme une lutte anti-coloniale. L’article ci-dessous éclaire sur la question coloniale…

— Résistance 71 —

 

De Valladolid à Gaza

 

Brahim Senouci

 

28 juillet 2014

 

url de l’article:

http://www.michelcollon.info/De-Valladolid-a-Gaza.html?lang=fr

 

Israël c’est le nouveau Cortès, chargé de faire régner la loi de l’Occident sur cette terre qu’il aura auparavant débarrassé de sa population par le massacre ou la domestication. Etre solidaire de la Palestine aujourd’hui, c’est se battre contre cette perspective et militer pour une démocratie monde dans laquelle l’égalité entre les hommes, tous les hommes, deviendrait la règle….

Au 16ème siècle, la puissance espagnole est à son apogée. Ses bateaux traversent l’Atlantique, conquièrent l’Eldorado américain et font main basse sur les extraordinaires richesses qu’il recèle. Les populations indigènes leur facilitent la tâche. Elles ne connaissent pas les armes et, en dépit de leur nombre, finissent par se soumettre à un petit détachement espagnol conduit par Hernan Cortès.

Des colons s’installent dans ces régions et accumulent des fortunes considérables tirées de l’exploitation d’immenses terres et d’une main d’œuvre constituée d’esclaves peu enclins à se rebeller.

Les nouveaux maîtres en profitent pour leur infliger des corvées épuisantes, exercer sur eux des sévices sexuels, des tortures pouvant aller jusqu’à la mise à mort.

Il s’est tout de même trouvé des Espagnols pour s’émouvoir du sort de ces malheureux et porter plainte devant l’Eglise. Pour leur défense, les colons soutiennent que, au vu de leurs coutumes « barbares », ces indigènes ne méritent pas d’appartenir à l’espèce humaine et que, de ce fait, il est licite de les traiter comme des animaux ordinaires. Un débat s’ensuit et débouche sur la fameuse controverse de Valladolid. De nombreuses personnalités, religieux, philosophes, sont requises. C’est ainsi qu’en 1550 a lieu ce que l’Histoire retiendra comme le premier débat sur les droits de l’homme. La question posée est simple : « Les Indiens ont-ils une âme ? ». L’affrontement se cristallise rapidement entre le père Bartolomé de Las Casas et Ginès de Sepùlveda, ami d’Hernan Cortes, chanoine de Cordoue. La thèse de ce dernier est simple : Dieu a donné à l’Espagne des royaumes inférieurs sur lesquels étendre son pouvoir pour Sa gloire. Dans cette optique, les Indiens sont des « animaux » nés pour être sous le joug des Espagnols. De l’autre côté, le père Bartolomé de Las Casas, âgé de 27 ans, plaide pour respecter leur dignité, allant jusqu’à s’opposer juridiquement aux conquistadors en imposant un territoire protégé, sans esclaves, sans violence. C’est lui qui remporte la mise ! Le sort des indiens est ainsi quelque peu adouci. Ils doivent toutefois se convertir par la force au christianisme. L’épilogue de la controverse est beaucoup plus sombre. Les colons, ayant perdu la masse d’ouvriers dociles et corvéables à merci dont ils disposaient, se mettent en quête de « chair fraîche ». L’Afrique la leur fournit. C’est ainsi que naît le sinistre commerce triangulaire, tragédie des Noirs qui a enrichi des trafiquants sans scrupules dont la fortune s’exhibe dans les somptueux hôtels particuliers de Nantes ou de Bordeaux, hôtels dont les frontons s’ornent, encore aujourd’hui, d’une « tête de nègre »…

IL EST TELLEMENT LOIN, LE 16EME SIECLE. LES CHOSES ONT BIEN CHANGE DEPUIS… VRAIMENT ?

Certes, l’esclavage et les conversions forcées ont disparu. Les indigènes d’hier vivent dans leur grande majorité dans des pays libres. Les Occidentaux ont fini en effet par se soumettre à la volonté d’indépendance des peuples qu’ils ont longtemps asservis. Force est de constater toutefois que cette nouvelle configuration du monde n’a pas débouché sur la généralisation du bien-être économique, resté cantonné peu ou prou à la sphère occidentale. Surtout, la libération des peuples est restée largement théorique. La plupart d’entre eux sont encore dans un tête-à-tête inégal avec leurs anciennes puissances tutélaires qui continuent de dicter leurs lignes politiques et même de peser sur le choix de leurs dirigeants ! L’exemple de la Françafrique en dit long sur le caractère factice des indépendances de bon nombre de pays africains et de la permanence de leur sujétion vis-à-vis des intérêts de l’ex métropole. Au besoin, l’Occident ne répugne pas à recourir à la bonne vieille politique de la canonnière. Il le fait souvent au nom de principes moraux dont il nous explique qu’ils constituent les fondements de sa politique. Il s’agit, proclame-t-il, de chasser des dictateurs et d’offrir à des peuples asservis la perspective d’un horizon de liberté et de démocratie. Le résultat de cet interventionnisme est là, sous nos yeux. L’Irak et la Libye se liquéfient sous le regard indifférent de leurs « sauveurs ». L’effet domino se propage jusqu’à la Syrie, vouée sans doute à se transformer en un conglomérat de chefferies régionales en état de guerres incessantes…

Ecartons l’hypothèse d’un aveuglement de l’Occident qui l’aurait conduit à méconnaître les effets de ses interventions. Ce serait lui prêter une dose d’imbécillité sans rapport avec la réalité. Ecartons de la même façon la thèse d’une bonne action aboutissant à des effets pervers. Qui pourrait imaginer que Blair et Bush, ne trouvant plus le sommeil à cause de la situation du peuple irakien gémissant sous la botte de Saddam, en soient venus à mentir de façon éhontée pour pouvoir voler à son secours ? Cette guerre menée contre l’Irak constitue une démonstration de la réalité du paradigme occidental, qui subordonne le devenir du monde à son intérêt exclusif. Peu importe que des peuples entiers soient emportés dans la tourmente, peu importe que des centaines de milliers d’enfants meurent des effets du long embargo qui a précédé l’invasion de l’Irak, peu importe que le devenir même de la Terre soit compromis par une pollution désastreuse engendrée par un mode de vie follement consumériste. La prééminence de l’Occident doit être maintenue quel qu’en soit le prix. Il ne se contente pas de faire tomber des obus. Il habille ses équipées militaires d’un discours moral, démocratique, de respect des droits de l’homme. Il veut conserver non seulement sa supériorité militaire mais aussi le monopole de l’universalisme. Les valeurs qu’il prône, tout en s’en affranchissement, sont les valeurs universelles. Il ne saurait y en avoir d’autres. La « communauté internationale », c’est lui. Le reste du monde n’est qu’un fournisseur de matières premières, de main d’œuvre bon marché, tenu par des dirigeants obligeants et attentifs aux desiderata de celui qui leur assure le maintien sur le trône. Voilà donc l’immense zone grise à laquelle nous appartenons, dans laquelle ceux qui président à nos destinées n’en sont pas comptables devant leurs peuples mais devant ceux à qui ils doivent leurs positions. Au regard de l’Occident, il y a « eux et nous ». Eux, ce sont ceux dont l’humanité est questionnable, voire niée. Ce déni fait aussi partie de la matrice occidentale. C’est grâce à lui qu’il a pu les massacrer à grande échelle, les torturer, sans que sa conscience et son inoxydable foi en lui-même en soient significativement altérées. Massu, le Massu de la bataille d’Alger, expliquait que la torture n’avait été possible que parce que les soldats qui la pratiquaient avaient entre les mains non pas des êtres humains mais des « bicots », des « ratons », des « bougnoules ». Songeons que la République française n’a même pas eu besoin de modifier sa constitution pour instaurer le code noir en Afrique ou le code de l’indigénat en Algérie. Les populations qui les subissaient formaient le « corps d’exception », constitué de sujets n’ayant pas vocation à être des citoyens. Cette attitude n’était pas le fait d’une minorité raciste. Elle était partagée par la majorité des artistes, intellectuels, personnalités politiques de l’époque. Jamais revisitée, jamais formellement remise en cause, la matrice essentialiste continue d’être la boussole de l’Occident !

Gaza en fournit une nouvelle illustration aujourd’hui. Tout a été dit sur l’horreur que connait cette petite bande de terre, soumise à un blocus inhumain depuis 8 ans. Pas besoin d’en rajouter, sauf quelque chose d’essentiel. Tout le monde a constaté le soutien unanime de l’Occident à Israël, ou plutôt la réitération de ce soutien qui dure en réalité depuis qu’Israël existe. Tout le monde a constaté la singulière absence d’empathie de la part de l’Occident pour les victimes palestiniennes, le peu de sensibilité à l’égard de morts d’enfants ou de nourrissons. Parfois se glisse un mot de compassion mais suivi aussitôt par un reportage fortement empathique sur la « souffrance » d’Israéliens ne pouvant pas rester tranquillement sur une plage, s’adonner au surf ou à la dégustation de glaces. C’est la matrice essentialiste qui parle. Les Palestiniens n’ont ontologiquement pas les mêmes droits que leurs bourreaux. Leur mort est dans l’ordre des choses. Celle des Israéliens fait en revanche scandale. Les frontières politiques cessent d’être pertinentes quand l’essentiel, c’est-à-dire la prééminence du « Nous » sur le « Eux », est en jeu. La gauche de gouvernement française vole au secours de l’extrême droite israélienne. Obama, Merkel, Hollande, Cameron, et la quasi-totalité des dirigeants occidentaux, à l’exception de quelques pays tels que la Suède ou la Norvège, oublient leurs divergences pour communier dans leur amour pour Israël. Ils en oublient même de tenter de donner le change en assortissant leurs déclarations enflammées du couplet habituel sur la nécessité de trouver un accord. Hollande va même jusqu’à accuser le Hamas de torpiller le processus de paix. Personne ne l’a donc prévenu qu’il n’existait plus ?

Que l’Occident jette aux orties son discours moral habituel au profit de la défense inconditionnelle de l’un des siens n’est pas pour surprendre. Il le fera de plus en plus, à mesure que son leadership jusque là incontesté se fissurera avec l’arrivée de nouveaux acteurs. Plus désolante, en revanche, est l’attitude de certains de nos compatriotes qui reprennent à leur compte les arguments favoris des sionistes. Ainsi dénoncent-ils l’antisémitisme qui serait l’aliment des manifestations contre le massacre de Gaza. De même, ils s’insurgent contre une sorte de solidarité automatique avec la Palestine qui s’exercerait au détriment du soutien au peuple syrien, de l’aide aux mozabites de Ghardaïa et, de façon plus générale, les détournerait du combat pour l’instauration de la démocratie dans notre propre pays. Cukierman et Prasquier, dirigeants du CRIF, ne disent pas autre chose. Eux sont en service commandé. Les nôtres, en revanche, malgré leur bonne foi évidente, jouent contre leur camp. Il est tout de même étrange, au vu des images atroces de corps d’enfants disloqués, d’imaginer que ce n’est pas contre ces assassinats que les manifestants crient leur colère mais qu’ils le font par un antisémitisme qui serait inscrit dans leurs gènes. Cela s’appelle un procès d’intention particulièrement mal venu au moment où des populations sans défense sont sous les bombes. Il y en a même qui reprennent à leur compte la plaisanterie des « boucliers humains » dont se servirait le Hamas pour se protéger. C’est l’argument favori d’Israël… Cela revient à justifier les crimes qu’il est en train de commettre. Un autre reproche récurrent : Si les Algériens sont solidaires des Palestiniens, c’est par un réflexe tribal arabo-islamique. Pourquoi devrions-nous nous interdire de nous solidariser avec un peuple avec qui nous avons tant de choses en partage ? Pourquoi devrions-nous obéir aux injonctions de ceux qui nous somment de nous défaire de ces « archaïsmes » qui nous portent vers ceux qui nous ressemblent, d’autant plus que la justice est de leur côté ? Les auteurs de ces critiques ont-ils quelques chose à redire quand 26 des 27 pays de l’Union européenne voulaient faire figurer la dimension chrétienne de l’Europe dans le projet de constitution ? Trouvent-ils normal que la Turquie, pourtant laïque, soit déclarée non grata dans l’UE parce que musulmane ? Rien à dire sur les solidarités entre pays orthodoxe ou entre pays catholiques ? Dernière chose, pour ceux qui reprochent aux manifestants leur tropisme palestinien : je les invite à la lecture de l’ouvrage d’Alain Gresh « De quoi la Palestine est-elle le nom ? ». On y retrouve les raisons de la centralité de la cause palestinienne, cause qui dépasse le simple enjeu du partage de quelques arpents de terre, et qui a beaucoup à voir avec la carte géographique du Moyen-Orient qui se redessine sous nos yeux dans le sang des enfants de Syrie,

Les enjeux sont donc globalement les mêmes qu’en 1550. Il s’agit pour l’Occident de réaffirmer sa suprématie, à un moment où elle est contestée. La région la plus sensible est ce Proche et Moyen-Orient dispensateur généreux de pétrole. C’est donc là que le fer est porté et qu’à grands coups de ciseaux, on fait disparaître des pays aussi vieux que le monde. Sans états d’âme. Les millions de victimes, directes ou indirectes, sont des arabes ou assimilés, des « bougnouls », une espèce inférieure qui ne vaut pas la peine qu’on prenne des gants avec elle. Israël, dès sa création, s’est défini comme une « citadelle avancée de la civilisation ». C’est le nouveau Cortès, chargé de faire régner la loi de l’Occident sur cette terre qu’il aura auparavant débarrassé de sa population par le massacre ou la domestication. Etre solidaire de la Palestine aujourd’hui, c’est se battre contre cette perspective et militer pour une démocratie monde dans laquelle l’égalité entre les hommes, tous les hommes, deviendrait la règle….

Source : brahim-senouci.over-blog.com

Résistance politique: Après le Liban en 2006, Israël vaincu à Gaza en 2014 (Hassan Nasrallah)

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“La Résistance a émergé comme réaction à l’occupation israélienne, qui a commencée en Palestine et s’est étendue aux autres régions arabes. Dès lors, aussi longtemps que continuera l’occupation israélienne la résistance persistera, car elle émane d’une croyance fondamentale en l’élimination de toute occupation et ne représente par une condition temporaire ou disparate.”

“La paix mondiale ne peut réellement se produire que si les nations et les populations sont libres d’exprimer leur existence et de réaffirmer la liberté et l’indépendance des peuples…”

~ Naïm Qassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

=> Note de Résistance 71 sous l’article…

 

Israël vaincu à Gaza en 2014 comme au Liban en 2006

Hassan Nasrallah (Hezbollah)

 

27 juillet 2014

 

url de l’article:

http://www.legrandsoir.info/hassan-nasrallah-hezbollah-israel-vaincu-a-gaza-en-2014-comme-au-liban-en-2006.html

http://sayed7asan.blogspot.com/2014/07/hassan-nasrallah-israel-vaincu-gaza-en.html

 

Discours de Sayed Hassan Nasrallah à l’occasion de la journée mondiale de Al-Qods (Jérusalem), 25 juillet 2014

Retranscription :

Dans ce contexte, survient la guerre terroriste israélienne contre la bande de Gaza, depuis plusieurs jours. Et c’est dans un contexte similaire qu’a eu lieu la guerre contre le Liban en 2006 et contre Gaza en 2008. A chaque fois, quel était l’objectif de la guerre ? Ecraser, humilier, briser, imposer la reddition, retirer les armes, ôter tout point fort dont on dispose, amener au désespoir, convaincre qu’il n’y a pas d’autre choix que de se rendre à Israël… Mais en 2006 comme en 2008, les résultats ont été différents.

Aujourd’hui encore, nous au Liban, et dans l’atmosphère et le souvenir de la guerre de juillet (2006), nous pouvons comprendre, saisir, ressentir et nous rendre compte de manière complète de tout ce qui arrive à Gaza et à notre peuple à Gaza en juillet 2014, car c’est la même chose que ce qui nous est arrivé ici en juillet 2006.

Depuis le prétexte – je fais un bref rappel – depuis le prétexte de l’enlèvement des trois colons, (et pour nous) le prétexte des deux prisonniers (soldats israéliens capturés en 2006), (on voit les similitudes) dès le prétexte de la guerre. Et est-ce que c’était la vraie raison de la guerre ? Israël qui veut profiter de toutes les occasions, Israël qui a pensé et considéré que la bande de Gaza, sous blocus depuis des années, avec les conditions régionales et internationales actuelles, le moral des gens, etc., Israël a considéré cela comme l’occasion en or, historique pour soumettre Gaza, la briser, y mettre fin – pour Israël cette occasion se présentait maintenant.

Comme pour le projet de guerre de 2006 qui apportait avec lui (un projet pour) un Nouveau Moyen-Orient – vous vous souvenez de (la phrase de) Madame Condoleeza Rice… Aujourd’hui je vais rester sérieux et ne me moquer de personne. Israël a manipulé l’enlèvement des trois colons – et jusqu’à présent on ne sait pas qui les a enlevés et qui les a tués, jusqu’à ce jour on ne le sait pas, ce n’est pas sûr. Au moins, en 2006, on savait qui avait capturé les deux soldats israéliens. L’oppression et l’injustice à Gaza sont encore plus grandes.

Une opération d’enlèvement a été (faussement) attribuée aux Palestiniens, aux mouvements de la Résistance, et ils en ont pris prétexte pour mener cette guerre dans ces circonstances. Eh bien, avec le prétexte de la capture des colons, (ils en sont venus) à la guerre avec des bombardements aériens, à des milliers d’incursions et de frappes aériennes, au bombardement continuel de Gaza par l’artillerie – tout cela vous vous en souvenez, nous étions tous ensemble durant la guerre de juillet 2006 –, jusqu’aux frappes par les navires de guerre, aux massacres, au meurtre des femmes, des enfants, des civils, à la destruction des maisons, des écoles, des mosquées, et plus encore qu’au Liban, la destruction des églises également. Jusqu’au déplacement des gens, forcés de quitter leurs maisons, jusqu’à l’opération terrestre qui a commencé il y a quelques jours. Jusqu’au silence de la communauté internationale, d’une partie de la communauté internationale, et la collaboration d’une partie de la communauté internationale. Aujourd’hui, l’Amérique couvre cette guerre depuis les premiers instants et la soutient financièrement, militairement, par les médias et par leur prise de position politique, et l’Occident fait de même. Le Conseil de Sécurité et les Nations Unies également. Jusqu’à la collaboration de certains régimes arabes, et au silence de certains d’entre eux. Jusqu’au fait de faire porter à la Résistance la responsabilité du sang versé, des martyrs, et de tout ce que subit la bande de Gaza, et d’innocenter l’ennemi de ces crimes et de ces massacres.

Mais face à cela, (il y a) cette Résistance extraordinaire du peuple, cet attachement du peuple de Gaza à la Résistance, et le fait qu’il compte sur elle, qu’il supporte admirablement les douleurs, les souffrances, les blessures, les tueries, les déplacements. Cette performance unique et exceptionnelle de la part des factions de la Résistance, cette persévérance et cette endurance politiques face à toutes les pressions internationales et régionales.

Mais au final, je dis à notre peuple à Gaza, à notre peuple palestinien, à vous, à tous ceux qui écoutent, au final, qui est-ce qui va emporter la décision ? Ou plutôt qu’est-ce qui permet d’emporter la victoire ? Trois choses, dans la voie des trois éléments en or : la réalité du terrain, l’endurance du peuple, l’endurance politique. La réalité du terrain, l’endurance du peuple, l’endurance politique. Voilà ce qui permettra de l’emporter.

Durant la guerre de juillet 2006 – pour bénéficier de l’expérience et des leçons –, Israël, dès le premier jour, a fixé des objectifs très élevés, puis a dû les revoir à la baisse, les revoir, les revoir… La dernière semaine de la guerre, celui qui intercédait en faveur de la fin de la guerre était Israël. Pourquoi ? Et je me réfère là aux Mémoires de George Bush et aux Mémoires de Condoleeza Rice, où ils racontent comment, pendant les deux dernières semaines, Ehud Olmert insistait instamment auprès d’eux en leur disant que si on poursuit la guerre, Israël va disparaître.

Nous-mêmes, en toute humilité, la Résistance au Liban, avons été surpris par de telles conclusions. Comment, Israël aurait disparu si la guerre s’était poursuivie ? Au moment où certains régimes arabes disaient à Israël : « Finissez-en avec eux, éradiquez-les » – tout cela se répète à présent – « Finissez-en avec eux, éradiquez-les, ou au moins imposez-leur des conditions humiliantes, ne vous arrêtez pas. » Mais Israël lui-même en est arrivé à un point où il ne pouvait pas poursuivre la guerre, et il a appelé les Américains au secours – car lorsque les Américains ont une volonté véritable, toute la région s’y plie, et c’est ce qui s’est passé, et tout a bien marché. N’est-ce pas ce qui s’est passé durant la guerre de juillet (2006) ?

Voilà ce qui a changé l’équation : 1/ la réalité du terrain, le terrain des Résistants héroïques ; 2/ la persévérance du peuple, des femmes, des enfants, des hommes, des civils dans toutes les régions, et surtout dans celles qui étaient prises pour cibles par les bombes et les tueries ; 3/ et la persévérance, l’endurance politiques. Aujourd’hui encore, pour cette guerre actuelle, je vous dis : le seul espoir des Palestiniens – regardez, si on laisse la question entre les mains des Américains, de l’Occident, et de beaucoup d’Arabes, ils diront « saisissez cette occasion, finissez-en. Finissez-en. » Si quelqu’un considère – certains disent « Finissez-en avec le Hamas ». Ils ne vont pas en finir avec le Hamas (seulement), mais avec le Hamas, le Jihad Islamique, et toutes les factions palestiniennes. Ce qui est visé à Gaza, c’est la Résistance, les armes de la Résistance, la volonté de la Résistance, la culture de la Résistance, l’espoir dans la Résistance.

Aujourd’hui, tel ou tel jour, la Résistance a tel ou tel nom, puis tel autre jour elle aura tel autre nom, comme cela s’est produit pour nous au Liban, comme cela se passe en Palestine, les noms sont distincts et évoluent. Mais la cible n’est pas seulement le Hamas. La cible est toute la Résistance en Palestine. Tout tunnel à Gaza. Toute roquette à Gaza. Toute Kalachnikov à Gaza. Toute arme de poing à Gaza. Bien plus, tout sang résistant qui coule dans les veines des habitants de Gaza. Telle est la cible actuellement.

L’horizon (pour la Résistance) est que vienne un stade où Israël lui-même voie qu’il ne peut pas poursuivre (la guerre). C’est ce qui s’est passé en juillet 2006. Il n’a pas pu poursuivre, « au secours les Américains, trouvez-nous une issue. » Voilà ce qui s’est passé en 2006. Naturellement, le verdict du Conseil de Sécurité a condamné la Résistance, mais l’important est ce qui s’est passé après la condamnation, voilà ce qui compte.

Je vous le dis aujourd’hui, Gaza, aujourd’hui même, alors qu’elle enterre ses martyrs et qu’elle combat, Gaza a gagné selon la logique de la Résistance. Lorsqu’on arrive au 18e jour, et que les sionistes, et avec eux le monde entier, se révèlent incapables de réaliser un seul des objectifs de la guerre contre Gaza, cela signifie que la Résistance a gagné à Gaza. Et je vous dis également, depuis la position de quelqu’un qui connaît le terrain et participe (à la lutte), la Résistance à Gaza est capable d’obtenir la victoire, et elle sera victorieuse si Dieu le veut.

Aujourd’hui, nous – arrêtons-nous pour évaluer la situation, et concluons sur notre position. Aujourd’hui, et en prenant en considération le fait que la bataille a lieu entre deux côtés sur le terrain : le côté israélien, qui compte parmi les armées les plus puissantes au monde, mais ce qui est plus important est que cette armée, après la guerre de 2006 au Liban et de 2008 à Gaza, a institué des commissions – vous vous souvenez de Winograd, n’est-ce pas – Israël a institué des commissions, des enquêtes, des études, des débats, et depuis 2006 jusqu’à ce jour, ils sont en état d’entraînement, de manœuvres, d’armement, de préparation, de collecte d’informations – c’est à dire que ce qu’ils ont fait durant ces 8 années, est de fonder une nouvelle armée forte. Voilà ce que nous avons d’un côté. Mais d’autre part, nous avons une bande (de territoire), d’une superficie étroite, une bande côtière dont le terrain est plat, et plus grave que tout cela, soumise à un blocus depuis des années. Assiégée, du type de blocus le plus sévère.

Pour comparer ces deux côtés, qu’avons-nous sous les yeux ? Nous voyons devant nous l’échec israélien. L’échec israélien. Et nous voyons devant nous les succès de la Résistance. Du côté israélien, premièrement, le recul d’Israël dans la définition des objectifs de l’opération, ou de la guerre. Maintenant, est-ce que quiconque chez eux – quel était l’objectif annoncé ? Ils ont des objectifs implicites, je les ai annoncés précédemment. Mais quel est l’objectif annoncé ? Est-il le même que l’objectif implicite, caché ? Non ! Ils ne commencent pas par des objectifs élevés. Pourquoi ? Soyez très attentifs. Car ils ont peur, dès le début ils ont peur de l’échec. C’est-à-dire qu’ils bénéficient des leçons de la guerre au Liban. Au Liban (en 2006), ils ont commencé par annoncer « Eradiquer la Résistance, lui faire rendre les armes, l’expulser du Sud, ou au moins du Sud du fleuve Litani, qu’elle rende les deux prisonniers sans délai ni conditions. »

Avez-vous remarqué qu’Israël ne parle pas de son soldat prisonnier (à Gaza) ? Ils sont muets à son sujet.

Eh bien, ils n’ont pas commencé par fixer des objectifs élevés. Pourquoi n’ont-ils pas commencé par des objectifs élevés ? Alors qu’il sont censés avoir tiré des enseignements et leçons de toutes leurs expériences, et avoir réorganise leur armée. Bien sûr, ce propos n’est pas une vaine description mais concerne Gaza, nous concerne nous au Liban ainsi que toute la région. J’y reviendrai à la fin de mon propos.

Eh bien, Israël n’a pas osé annoncer des objectifs (élevés) – même pour son opération, ses objectifs déclarés étaient la destruction des tunnels à la frontière. Israël fixe des objectifs modestes pour que, au cas où il les réalise, il puisse dire : « J’ai réalisé mes objectifs de guerre ».

(Premier point à relever), le recul d’Israël dans la définition des objectifs (militaires annoncés).

Deuxièmement, un échec du renseignement sur les capacités de la Résistance, sur ses armes, ses roquettes, ses stocks, les lieux où les roquettes sont stockées, leur fabrication, les lieux d’où elles sont lancées, les emplacements des tunnels… Israël partait du principe que Gaza et toutes les informations à y prendre étaient dans sa sphère de maîtrise totale, depuis l’air, la terre, la mer, les espions… Mais on découvre un échec monumental sur le plan du renseignement.

Troisièmement, l’échec de la force aérienne à être décisive et à emporter la victoire. C’est quelque chose de très important pour Gaza et pour le Liban. Pourquoi est-ce que j’évoque le Liban ? Si vous suivez les médias israéliens, pendant même la guerre à Gaza, ils parlent de la deuxième guerre du Liban (2006) et de la troisième guerre du Liban (à venir). Alors même qu’ils combattent à Gaza. La guerre est à Gaza, mais Israël a les yeux rivés sur vous pour savoir comment vous interprétez la guerre à Gaza, et quelles sont les leçons que vous tirez de la guerre à Gaza, car car aux aguets derrière le monticule, il y a ce qu’il y a.

L’échec de la force aérienne à être décisive et à emporter la victoire. En sachant qu’il y a quelques mois, le chef de l’état-major des forces aériennes israélien a déclaré – et cela inaugurait une nouvelle armée, certains ne comprennent rien à rien – il a déclaré que l’armée de l’air israélienne est aujourd’hui dans un état de préparation tel, après toutes les transformations qui ont eu lieu, qu’elle est capable – écoutez bien – qu’elle est capable (car je ne pense pas que les Libanais aient suivi ces déclarations durant les derniers mois ; nous les Libanais sommes tous occupés à d’autres choses). Il a déclaré que les forces aériennes sont capables d’être décisives et d’emporter la victoire au Liban – si une guerre advenait – en 24 heures. Et d’être décisives et d’emporter la victoire à Gaza – si une guerre advenait – en 12 heures. Et aujourd’hui, ça fait combien de temps ? 18 (jours). Aujourd’hui, c’est le 18e (jour).

Telle est la force aérienne israélienne. Et de qui parle-t-on ? De Gaza l’assiégée.

L’échec d’Israël, son incapacité à atteindre les cadres dirigeants et à maîtriser la situation à l’intérieur de la bande de Gaza. Et avec notre respect pour tous les martyrs, Israël en arrive à inventer des chefs martyrs, et il parle parfois de la mort de dirigeants alors qu’ils sont toujours en vie. Voilà le point auquel Israël est arrivé.

L’échec à mettre fin aux tirs de roquettes et à empêcher leur lancement, malgré le fait que tous les avions qui sillonnent le ciel, ainsi que tous les radars, les drones, et toutes les agences de renseignement de la région sont au service d’Israël. Et nous savons bien, nous autres, quelle est l’importance de la continuation des tirs de roquettes dans un tel climat de guerre.

L’échec de l’opération terrestre : il me suffit de vous répéter ce qu’ont dit certains commentateurs israéliens. Ce propos est le leur. Il dit : « Notre armée a échoué. » Ce n’est pas moi qui dit cela aux Libanais, moi qui aime la Résistance (palestinienne) et suis son allié, c’est l’ennemi qui s’exprime ainsi. Un des commentateurs importants de l’entité ennemie déclare : « Notre armée a échoué, et le Hamas et le Jihad (Islamique) persévèrent, et persévèrent et ont combattu le pilier essentiel de nos troupes d’infanterie. » Que veut-il dire ? Il parle de la Brigade Golani, du Commando Egoz (unités d’élite israéliennes)… Oui, un échec de l’opération terrestre.

L’étendue des pertes chez les cadres, les officiers, les soldats, les tanks, les véhicules israéliens.

Une peur manifeste de s’engager dans une opération terrestre vaste. Nous voyons cela sur le visage de Netanyahu, sur le visage du chef d’état-major, sur le visage de Ya’alon (Ministre de la Défense), sur tous leurs visages. C’est eux qui sont assiégés, ils sont la plus grande puissance mais ce sont eux les peureux, les craintifs, terrorisés face à cette perspective.

Et c’est pourquoi les Israéliens se sont précipités, dès le début – à cause de leur manque de confiance en leur armée et en eux-mêmes – vers le meurtre de civils, d’enfants, ils ont pris pour cible la base de soutien (populaire) de la Résistance, ils (essayent de) briser la volonté du peuple – tout comme au Liban en 2006, quel était leur rêve ? Ils rêvaient de voir des manifestations, dans le Sud, la Bekaa, à Beyrouth, dans la banlieue Sud (de Beyrouth, bastion du Hezbollah) ou quelque endroit que ce soit au Liban où se trouvent les déplacés, surtout ceux qui ont été déplacés de leur maison, (Israël rêvait qu’ils) demandent à la Résistance de cesser le feu ou de se rendre. Et grâce à vous, le plus noble des peuples, le plus digne des peuples, le plus pur des peuples, cela ne s’est pas produit en juillet (2006).

Et Israël retente à nouveau cette expérience dans la bande de Gaza, afin d’imposer aux dirigeants de la Résistance, à la direction politique et à la direction du terrain, afin de leur imposer d’accepter un cessez-le-feu à tout prix ou de se rendre.

Cela signifie que lorsque l’armée israélienne s’est rendue à Gaza, elle n’y est pas allée en tant qu’armée combattante, mais en tant qu’armée assassinant les enfants, et c’est comme cela que nous l’avons connue au Liban, et telle a été sa nature à travers toutes ces années.

Et pour conclure sur l’évaluation israélienne de la situation, si vous vous souvenez d’Ehud Barak, le Ministre de la Défense ou le Ministre de la Guerre israélien, dans le premier gouvernement – il me semble – après le départ d’Olmert et de celui dont j’ai oublié le nom – quel est son nom, le Ministre de la Défense ? Beretz, Meretz, quelque chose comme ça. Ehud Barak, après plusieurs années en exercice et ayant tiré les leçons, qu’a-t-il dit ? Et ce propos a également été confirmé par des chefs d’état-major israéliens. Une phrase brève. Aujourd’hui, cette phrase s’est écroulée aux portes de Gaza. Il a dit – bien sûr, il était en train de menacer le Liban à cette époque – il a dit que toute guerre prochaine que mènera Israël sera rapide et décisive, et que sa victoire sera éclatante. Trois éléments : rapide, décisive, et sa victoire éclatante. Aujourd’hui, Gaza leur répond : vous êtes ce que vous avez toujours été, vous ne combattez que depuis des retraites fortifiées ou retranchés derrière des murs. Vous êtes les lâches terrorisés qui se cachent derrière des avions et des tanks et ne tuent que des enfants, et lorsque vous rencontrez nos combattants héroïques face à face, vous êtes écrasés et votre armée est vaincue. Telle est la vérité. Ni de victoire rapide, ni de victoire décisive, ni de victoire éclatante et manifeste.

Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

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Note de Résistance 71:

Pour ceux qui veulent vraiment comprendre l’histoire moderne du Moyen-Orient depuis 1948, nous conseillons ce qui est sans aucun doute un des tous meilleurs ouvrages sur le sujet…

“Hezbollah, la voie, l’expérience, l’avenir” de Naïm Qassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah et traduit en français en 2008 aux éditions Al Bouraq. L’édition anglaise date de 2005 (“Hizbullah, the Story from Within” ou “Hezbollah, l’histoire vue de l’intérieur”)

Nous ne faisons en aucun cas du prosélytisme pour une quelconque violence en écrivant ces lignes. Bon nombre de ceux qui ont lu l’ouvrage ont été estomaqués le plus souvent par l’ouverture d’esprit, la tolérance, le véritable message de paix et de liberté qui en émane. Le livre n’est en AUCUN CAS un livre religieux faisant la promotion de l’Islam ou du chi’isme ou d’un quelconque radicalisme religieux, nous ne l’aurions jamais lu autremement c’est aussi simple que cela. Bien sûr il y a quelques passages où il doit être expliqué quelle est la vision politico-religieuse du Hezbollah, mais l’essentiel, la racine du livre est une historiographie du Moyen-Orient en général et se des relations complexes et intriquées avec l’occident, particulièrement les anciennes puissances coloniales (France et Grande-Bretagne) et les nouvelles puissances coloniales: les Etats-Unis et leur satellite moyen-oriental: Israël.

Le chapitre 4 est consacré entièrement à “La Cause Palestinienne” et doit être lu par quiconque veut comprendre quelque chose à la relation tripartite Occident/Palestine/Israêl et les conséquences des objectifs politiques de l’occident aur le monde arabo-musulman et le monde par extension.

Avant de régurgiter la pensée pré-digérée de l’occident colonial au sujet de mouvements politiques de résistance comme le Hezbollah, chacun devrait être informé de manière équilibrée afin de se faire un avis éclairé sur un sujet. L’occident qualifie la résistance libanaise de “mouvement terroriste”, certains gouvernement l’ont classé comme tel. Pour se faire une véritable idée de l’affaire… Lisez le livre de Naïm Qassem, qui n’est pas un livre de propagande, mais l’explication honnête de la réalité de la région et du colonialisme occidental par procuration.

 

Un échantillon en provenance du chapitre 5 sur les problèmes et solutions:

 

“… Une force musulmane unifiée doit se rassembler devant les menaces et les défis. De telles causes communes et objectifs peuvent être spécifiés comme peuvent l’être les mécanismes pratiques de coopération selon le degré de capacité de chaque côté participant, des niveaux de conviction et des caractéristiques particulières. La coopération devrait ouvrir de nouveaux horizons qui n’étaient pas évidents auparavant et devrait créer un environnement cordial au sein des différentes ailes du mouvement […]

Parce que la Palestine et Jérusalem représentent la plus juste des causes dont le soutien est incontestablement légitime, il est de notre devoir de rassembler nos capacités et les ailes différentes afin de la soutenir par tous les moyens possibles. C’est en cela que réside l’importance de l’unité. Elle appelle en partie pour la coordination des efforts et potentiels au travers de réunions et de discussions afin de déterminer les méthodes de soutien, la composition d’un point de vue unifié et l’identification des idées essentielles. Le tout prenant en considération les circonstances particulières des participants, leurs potentiels, l’étendue de leurs intérêts et priorités, tout cela a une grande importance.

Cette “unité de coordination” demande des contacts directs entre les différentes branches, de manière intensive ou intermittante. Une autre forme d’unité est démontrée au travers de l’expression d’une position politique, d’un pas personnel ou subjectif dérivé de convictions et de priorités sans se coordonner avec les autres, mais dans la ligne de ce qui peut servir la cause palestinienne. Voilà ce que nous appelons “l’Unité Pratique”.

Le Hezbollah a lancé son champ d’activité confrontationnelle avec Israël au travers d’une résistance islamique construite autour de la priorité et du principe d’expulsion de l’occupation israélienne. Beaucoup de succès réalisés au Liban le furent en reflet de la réalité palestinienne. Le Hezbollah a aussi exprimé sa croyance en la libération de toutes les parties de la Palestine et de prendre toutes les mesures politiques, opérationnelles et de mobilisation envers cet objectif, ainsi se rencontrant avec l’Intifada au sein de ce cadre d’unité pratique. […] Le défi est de confronter l’unification des puissances dominantes autour des Etats-Unis en soutien de ses projets expansionnistes et dominateurs. En objectant à la politique étrangère américaine dans la région et aux attaques contre l’Irak, la Libye et l’Afghanistan, décriant l’exploitation des puits de pétrole et la domination coloniale des points stratégiques de la région, le Hezbollah sera pratiquemement unifié avec les opposants de la politique américaine.”

 

Ceci sont-ils des propos d’un “fanatique religieux” ? Le livre contient de très bons passages sur la relation compassionnelle chrétienne et musulmane sur ce qui est qualifié de “véritable religion”. Le Hezbollah au Liban est politiquement allié avec le parti chrétien de Michel Aoun.

Dans un monde à la perversité politique bien établie pour la préservation des intérêts du plus petit nombre de privilégiés, tout ce qui s’oppose à l’oligarchie en place est étiqueté “terroriste” à un moment ou un autre par les gardes-chiourme du système étatico-capitaliste.

En parallèle et en complémentarité des propos d’Hassan Nasrallah et de Naïm Qassem ci-dessus, rappelons quelques propos d’autres grands résistants à l’empire colonial occidental: les Indiens des Amériques. Un dicton Lakota (Sioux) dit ceci:

“Tout pouvoir contient en lui-même sa propre résistance.”

Récemment des activistes Indiens (du Canada) répondaient à des questions concernant le renforcement de la répression et ceci fut dit: “Si aujourd’hui vous n’êtes pas sur une quelconque liste noire gouvernementale, honte à vous !”

 

Vous voulez comprendre les tenants et aboutissements au Moyen-Orient et en avoir une vision éclairée en contre-point de la propagande colonialiste occidentale ?

Lisez ce livre !