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Colonialisme d’hier et d’aujourd’hui… En sortir par et pour les peuples (analyse Taiaiake Alfred)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 13 décembre 2013 by Résistance 71

Cette excellente analyse du professeur de science politique Taiaiake Alfred de l’université de Victoria (Canada) nous sensibilise à la vision de l’autre côté de la barrière coloniale. Le but étant de détruire cette « barrière » qui divise et détruit peuples et nature.

Notre dossier « colonilaisme et luttes indigènes« 

En savoir plus sur la pensée de l’auteur

— Résistance 71 —

 

Ce que la terre veut dire pour nous

 

Taiaiake Alfred

 

13 décembre 2013

 

url de l’article:

http://nationsrising.org/what-does-the-land-mean-to-us/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un guerrier est celui qui peut utiliser les mots de façon à faire penser que tous font partie d’une même famille. Un guerrier dit ce qui est dans le cœur des gens, parle de la signification de la terre pour eux, les rassemble afin  qu’ils combattent pour elle.

– Bighorse, Diné

Si les buts de la décolonisation sont la justice et la paix, comme cela est souvent explicité par les gouvernements et les gens dans la politique autochtone, alors le processus de parvenir à ces buts doit refléter une clause fondamentale à la fois de la part des Onkwehonwe (NdT: Les autochtones, littéralement les habitants de l’île de la Grande Tortue) et des colons afin d’honorer l’existence de l’un l’autre. Cet honnorification ne peut pas se produire lorsqu’on demande à une des parties de sacrifier son héritage et son identité en échange de la paix. C’est pourquoi la seule possibilité d’une relation juste entre les Onkwehonwe et la société des colons est la conception d’une relation de nation à nation entre les peuples, le type de relation reflétée dans les anciens traités de paix et l’amitié consacrée entre les peuples indigènes et les nouveaux venus, lorsque les hommes blancs commencèrent à arriver sur nos territoires.

Les colons réfutent les tentatives de raisonnement logique du problème. Des disputes courantes au sujet de la restitution (payer pour les crimes et restituer les terres) et de la réconciliation (créer la paix), se sont toujours terminées en la défense conservatrice des injustices pourtant évidentes et ce contre les arguments les plus fondés et objectifs en faveur d’une restitution. Tolérer le crime encourage la criminalité. Mais l’argument des colons actuels présume que comme les injustices sont historiques et le passage du temps a mené au changement de circonstances pour les perpétrateurs des crimes et leurs victimes, et donc que le crime s’est estompé, effacé et qu’il n’y a plus d’obligation de payer pour celui-ci. Ceci est la version sophistiquée du sentiment commun du colon: “Les Indiens l’ont eu certes dur, mais ce n’est pas de ma faute: je n’étais pas ici il y a plus de 100 ans”, ou “J’ai acheté mon ranch légalement au gouvernement, tout est carré, boulon…”

Mais cette idée, si communément tenue par les blancs est fausse ; cela assume que le passage du temps mène à un changement de circonstances. Ceci est fonfamentalement faux, spécifiquement lorsqu’on a affaire à la relation entre Onkwehonwe et les sociétés colonisatrices et ce qu’il s’est passé entre nous. Entre le début de ce siècle et le début du siècle dernier, les vêtements des gens ont peut-être changés, leur nom est peut-être différent, mais les jeux joués sont les mêmes. Sans un véritable changement des réalités de notre relation, il n’y a aucune manière pour que nous considérions les mauvaises choses qui ont été faites et qui sont devenues faits historiques. Le crime du colonialisme perdure aujourd’hui et ses perpétrateurs sont présents parmi nous.

Où en sommes-nous sur ces questions maintenant en tant qu’Onkwehonwe ? Quand nos demandes sont avancées devant les gouvernements colons de manière précise, et non pas de manière cooptée ou adoucies par les collaborateurs autochtones avec le pouvoir blanc, Onkwehonwe au travers de tout le continent des Amériques a trois demandes essentielles:

1.     La gouvernance sur un territoire bien défini.

2.    Le contrôle des ressources au sein de ce territoire, avec l’attente de partager les dividendes du développment avec l’état et

3.    La reconnaissance légale et politique des croyances cultureles d’Onkwehonwe et ses façons d’étre et de se comporter sur ce territoire.

Qui a t’il de si radical là-dedans ? Il n’est que juste et correct qu’Onkwehonwe soit reconnu dans notre patrie même.

Mais “radical” est le comment les colons ont répondu à nos demandes. Leurs réponses aux demandes d’Onkwehonwe ont été les mêmes au-delà des frontières parmi mêmes les états colons soi-disant “progressistes” comme le Canada et les Etats-Unis. Ces gouvernements ont refusé d’arrêter l’érosion de notre base territoriale ; ils insistent à bénéficier financièrement de toutes les ressources au sein des territoires d’Onkwehonwe, ils défendent la suprématie légale et constitutionnelle de leurs gouvernements sur les notres et ils insistent sur l’équivalence des droits entre nous et les colons sur nos territoires ancestraux.

De Nunavut dans l’Arctique (NdT: pays et terres Inuits) à la Terre de Feu (du Chili) et au travers du Pacifique sur Aotearoa (NdT: “pays du long nuage blanc” ou appelée du nom colonial de Nouvelle-Zélande…), il y a constance dans ce schéma de demande et de réponse.

Certains peuvent penser que la lutte de nos peuples a changé ces dernières années. Mais non, frères et sœurs, c’est toujours la même chose. La terre, la culture, la communauté… Ce sont les champs de bataille de notre survie. Les colons le savent pertinemment et nous nous le rappellerons ou bien ils réussiront dans leur ancienne mission de nous déposséder de nos terres, de notre héritage et de de l’histoire.

Mais il y a danger que de laisser la colonisation n’être que la seule histoire des vies indigènes.

Le colonialisme est un cadre analytique efficace, mais il est limité en tant que théorie de la libération. C’est un narratif dans lequel le pouvoir du colon est fondamental et n’est pas remis en cause ; il limite la liberté des colonisés en cadrant, définissant leurs mouvements comme actes de résistance ou des résultats du pouvoir colonial. Pour les autochtones, les systèmes coloniaux ont toujours été des méthodes pour contrôler et maintenir le contrôle sur des peuples indigènes et sur leurs terres pour le bien des notions occidentales de progrès et des intérêts des colons. Nous vivons maintenant dans une époque de manipulation coloniale post-moderne ; les instruments de la domination ont évolué et les élites inventent de nouvelles méthodes pour effacer les identités indigènes et leurs présences. Bien que subtiles et non-violentes en surface, ces stratégies refusent la capacité aux peuples indigènes d’agir sur leurs identités authentiques, coupant les vies autochtones de leurs connexions vitales avec la terre, la culture et la communauté en n’offrant aux autochtones qu’une seule option: dépendence ou destruction.

Loin d’être dans une ère post-coloniale, la survie même des nations indigènes est menacée aujourd’hui tout comme auparavant, dans ces ères plus brutales d’oppression coloniale. Le discours actuel est le cadrage des peuples indigènes du Canada est un exemple de cette nouvelle réalité. On utilise une “façade” de “réconciliation” afin de renforcer, de consolider la suprématie blanche, de pacifier et de coopter le leadership indigène et de faciliter un accès total aux terres autochtones afin d’en extraire les ressources. Contre cela, un mouvement ancestral a re-émergé parmi les autochtones et leurs alliés penseurs et activistes colons d’Amérique du Nord: la résurgence indigène.

Nous nous dédions à la refonte de l’identité et de l’image des peuples indigènes en termes qui soient authentiques et sensés afin de régénérer et d’organiser une conscience politique radicale, de réoccuper la terre et obtenir la restitution, de protéger l’environnement naturel et de restaurer une relation de nation à nation entre les nations indigènes et celles des colons établis.

Ce recadrage de l’indigénéité comme Résurgence fournit les bases éthiques, culturelles et politiques pour un mouvement de transformation qui a le potentiel d’enlever la marque du colonialisme de la terre et de pareillement libérer les esprits des Peuples Originaux et des Nouveaux-Venus.

Taiaiake Alfred  est un membre du clan de l’Ours de la nation Mohawk de Kahnawake. Il est professeur titulaire de Gouvernance Indigène de la faculté de sciences politiques de l’université de Victoria en Colombie Britannique. Il a publié trois ouvrages :Wasáse: indigenous pathways of action and freedom (Broadview, 2005); Peace, Power, Righteousness (Oxford University Press, 1999/2009); and Heeding the Voices of Our Ancestors (Oxford University Press, 1995).

Vous pouvez le suivre sur Twitter: @Taiaiake.

Résistance politique: L’apartheid… système politique racial modelé sur le système de contrôle canadien et américain…

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Bien des activistes autochtones d’Amérique du nord l’ont dit depuis bien longtemps, Russell Means, Oren Lyons, Louis Hall, Dennis Banks, Splitting the Sky, Vine Deloria Jr., le modèle de contrôle génocidaire mis en place par les administrations coloniales au Canada et aux USA, toujours en activité aujourd’hui, ont servi de modèle à l’établissement des ghettos nazis, des programmes eugénistes nazis, sud-africains, français, belges et maintenant israéliens

L’apartheid est les pain et le beurre de tout régime colonial.

Russell Means disait en Janvier 2011: « Bienvenus dans la réserve des Etats-Unis » une vidéo, témoignage à voir et à diffuser sans modération…

— Résistance 71 —

 

La politique d’apartheid du Canada

 

Mohawk Nation News

 

10 Décembre 2013

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2013/12/10/canadas-apartheid-policy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Le Canada a créé le modèle d’apartheid d’Afrique du Sud. Ambiguous Champion explique: “Les officiels sud-africains vinrent régulièrement au Canada pour examiner les réserves mises en place pour les nations autochtones, suivant leurs collègues qui avaient étudiés les pensionnats pour Indiens plus tôt dans le siècle.” Le “système de passage” (NdT: système qui demande aux résidents d’un endroit d’être contrôlé lorsqu’ils sortent et entrent de l’endroit/réserve/ghetto qui leur ait réservé. Aujourd’hui appliqué par les Israéliens en Palestine…) criminalisant les mouvements des noirs sud-africains a été à l’origine basé sur le “système de passage” que le gouvernement canadien avait forcé sur les autochtones jusqu’à encore très récemment. La grande majorité des régimes totalitaires furent fondés par les actionnaires des entreprises commerciales, corporations que sont les ETATS-UNIS et le CANADA, pour mettre en application des modèles de législation d’apartheid copiés sur la loi sur les Indiens (Indian Act au Canada). L’apartheid est un système de ségrégation raciale contre le peuple naturel de la terre (colonisée).

Le premier ministre Harper est en Afrique du Sud pour les obsèques de Nelson Mandela en tant que PDG de la corporation, le entreprise commerciale qui se déguise en pays. Le Canada refuse toujours de suivre la “Convention sur le crime et la Sanction du génocide” de 1948. Le Canada s’est opposé à signer la “convention sur l’arrêt et les peines pour le crime d’apartheid” jusqu’au 30 novembre 1973. Le Canada a inventé l’apartheid avec l’Indian Act (la loi sur les Indiens) et la définition légale moderne du génocide. (NdT: Une définition très large et précise fut donnée au procès de Nüremberg, il s’en suivi que dès 1946, le Canada et les Etats-Unis ont fait pression politiquement pour que la définition soit révisée afin qu’eux-mêmes ne puissent pas facilement être accusés et condamnés pour génocide des peuples autochtones, pour en savoir plus, cliquez ici)

Le Canada s’est publiquement opposé au système raciste tout en faisant des affaires avec les dirigeants blancs d’Afrique du Sud.

Le gouvernement de Pierre Trudeau (1968-1984) a sympathisé avec le régime d’apartheid. Les entreprises canadiennes avaient lourdement investi en Afrique du Sud, profitant des bénéfices produits par la main d’œuvre noire à très bon marché. En octobre 1982, Trudeau a aidé les puissances occidentales à gagner les 51,9% de voix électorales nécessaires pour soutenir la demande de l’Afrique du Sud pour obtenir un prêt du FMI de 1 milliard de dollars. Le Canada avait argumenté que l’investissement étranger amenait des idées progressites en Afrique du Sud !! En 1986, le Canada finalement appliqua des sanctions économiques contre l’Afrique du Sud mais continua le commerce.

Trudeau a publiquement soutenu l’embargo sur les armes contre l’Afrique du Sud, mais il ne l’a jamais appliqué. Des armes et contrats d’armement financés par le gouvernement canadien furent vendus à l’Afrique du Sud. Canadair vendît des bombardiers hydravions pour les opérations de déplacement de troupes internes. Au début des années 1970, la Gazette de Montréal découvrit et mit à jour que la Gendarmerie Royale du Canada (GRC, la fameuse “police montée”) avait entraîné la police sud-africaine à la collecte de renseignement et aux liaison para-militaires.

La relation du Canada avec l’African National Congress (ANC) de Mandela était hostile. Ottawa voulait des garanties que l’ANC suivrait des politiques et des directives pro-capitalistes. Ottawa poussait pour une mission de planification du FMI afin “de mettre les choses d’aplomb” pour promouvoir le secteur privé. En d’autres termes, de permettre la continuation de l’apartheid et du génocide pour le seul bénéfice des intérêts privés.

Nous voulons tous l’égalité, une voix et la liberté.

Jimi Hendrix chante au sujet de la liberté / “freedom”. “Right on, straight ahead/Stay up and straight ahead/Freedom/So I can live it/Freedom/So I can turn around and give it/Freedom/So I can live it”Jimi Hendrix. “Freedom”!

See:  www.newcommuneist.com

Yves Engler. “Canada’s Role in Apartheid Struggle”. “Le rôle du Canada dans la lutte contre l’apartheid”

 

Résistance au colonialisme au Canada: Solidarité avec la nation Mi’kmaq en lutte contre l’exploitation du gaz de schiste…

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Nous l’avons dit et le répétons: Les mouvements de résistance des nations indigènes prennent de l’ampleur et s’unifient pas à pas. Il est temps pour nous, peuples occidentaux censés, ne désirant que paix, développement responsable et prospérité de raison pour tous, de renier en bloc l’idéologie dominante mortifère et criminelle qui nous enchaîne aux diktats de l’oligarchie.

Arrêtons ensemble d’être les colonisés du plus petit nombre…

— Résistance 71 —

 

Déclaration de solidarité et de soutien aux protecteurs de la terre Elsipogtog (Nouveau Brunswick, Canada)

 

Pour publication immédiate

 

Collectif INM

 

7 Décembre 2013

 

url de l’article original:

http://nationsrising.org/we-stand-with-elsipogtog/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nous, une coalition de membres de communautés autochtones et de nations de l’Île de la Grande Tortue, nous sommes réunis pour exprimer notre soutien et notre solidarité avec tous les protecteurs des terres, des guerriers, des anciens, des leaders et des supporteurs qui sont sur le terrain à Elsipogtog et qui ont engagés une lutte continue et courageuse pour protéger leurs terres, leur eau et les communautés de la destruction irréparable à venir et pour assurer un futur viable aux générations futures.

Le 6 Décembre, suivant des confrontations incessantes entre la nation Mi’kmaq et la Gendarmerie Royale du Canada (GRC), l’entreprise SWN Resources par sa branche canadienne a annoncé leur intention d’arrêter leur exploration/étude du terrain par fracturation hydraulique cette année, avec un plan de “revenir en 2015”. Bien que cette nouvelle ait été confirmée par de nombreuses agences, les guerriers sur le terrain sont toujours prêts à combattre SWN si l’entreprise ne respecte pas sa volonté de se retirer du territoire Mi’kmaq. Nous reconnaissons que ce contentieux de fracturation hydraulique à Elsipogtog n’a pas été résolu et que la lutte pour défendre la terre et l’eau continue.

Les Mik’maq et leurs alliés ont activement commencé à protéger leur terre ancestrale non cédée au Nouveau Brunswick contre “ces tests exploratoires gaziers” effectués par l’entreprise SWN il y a plus de 6 mois, au printemps de 2013. SWN recherche des dépôts de gaz naturel dans les formations des schistes du sous-sol, qui s’ils étaient avérés, seraient extraits par la méthde de fracturation hydraulique (fracking). Les Indiens Mi’kmaq n’ont pas donné leur accord pour que cette activité se déroule sur leur territoire et ont résisté incessamment les tests exploratoires depuis plusieurs mois à cause de problèmes liés à l’environnement et à cause du processus dangerux de la méthode utilisée, en plus des violations constantes du traité les liant aux gouvernements provincial et fédéral.

Le 17 Octobre 2013, plus de 100 gendarmes de la GRC et des unités tactiques ont pris d’assaut le campement de blocage des Mi’kmaq à Elsipogtog, attaquant une petite foule de manifestants pacifiques, protégeant la terre et l’environnement, incluant des femmes et des anciens ; 40 personnes furent violemment arrêtées, plusieurs d’entre elles furent maintenues en détention isolée. La GRC appliquait une injonction de justice obtenue par SWN contre les manifestants. La nation Mi’kmaq n’a pas obtenu quant à elle d’injonction pour une requête formulée auprès du tribunal contre l’activité de fracturaion hydraulique exercée par SWN sur leurs terres, par contre SWN a obtenu une nouvelle injonction contre les manifestants protestataires, stipulant que ceux-ci devaient arrêter leur manifestation au 2 Décembre. Lundi, une extension fut obtenue jusqu’au 17 Décembre. La GRC a continué à faire appliquer les injonctions avec des arrestations violentes et des attaques non provoquées sur des manifestants désarmés, des anciens, des femmes, bon nombre ont été détenus sans motif légal.

Les Mi’kmaq et leurs alliés sont toujours motivés à protéger leur terre, leur eau et leur communauté de l’empoisonnement et l’intoxication de l’environnement par le processus de fracturation.

Nous, coalition de membres de communautés et de nation de l’Île de la Grande Tortue, allons continuer à offrir notre solidarité à leurs efforts de protection de la terre, de l’eau et de la vie et de maintenir leur responsabilité ancestrale d’assurer la vitalité de leur nation.

Nous condamnons les actions oppressives et répressives des gouvernements fédéral et provincial, des forces de l’ordre et des autorités pour leur violation continuelle des accord du traité de Paix et d’Amitié qui les lie à la nation Mi’kmaq et permet leur présence (celle des gouvernements) sur un territoire non cédé et non abandonné.

Nous condamnons la protection de l’état colonial aux intérêts entrepreneuriaux à Elsipogtog et partout ailleurs, ainsi que la répression discriminatoire violente contre des communautés autochtones non consentantes et qui ont tous les droits de se dresser contre l’injustice et de maintenir leur responsabilité envers leur terre et la protection de la vie.

Nous appelons à un moratoire sur toutes formes de fracturation hydraulique (fracking) sur les terres autochtones à travers l’île de la Grande Tortue (NdT: L’Amérique du Nord) et nous soutiendrons et orgasniserons la résistance partout où nous le pourrons.

Nous fournirons notre soutien et assistance totale à tous protecteurs, guerriers, communautés, alliés et défenseurs qui maintiendront leurs responsabilités sacrées et nous félicitons Elsipogtog et notre famille Mi’kmaq pour leur résistance réussie contre cette menace imminente à leur terres ancestrales.

Votre motivation, implication et persistance ainsi que vos sacrifices ne sont pas passés inaperçus. Votre action est à la fois courageuse et porteuse d’inspiration. Wela’lin à tous les guerriers, anciens, leaders, enfants, femmes, communautés et alliés qui ont sacrifiés quelque chose pour protéger la terre native d’Elsipogtog.

Paix, Amitié et Solidarité

Indigenous Nationhood Movement

 

Ajoutez votre endorsement du mouvement

Pour endorser cette déclaration, veuillez SVP laisser un commentaire sous l’article (sur la page originale) en incluant le nom de votre groupe, communauté, nation, organisation. Si vous repostez cette déclaration sur votre site, veuillez mettre un lien vers cet article ou postez l’adresse courriel info@nationrising.org ainsi nous saurons que vous soutenez cette déclaration.

Soutenez le fond de dépenses légales de l’association des guerriers d’Elsipogtog

Des dons sont toujours nécessaires pour soutenir les coûts inhérents au maintien des camps de résistance sur le terrain, pour financer les défenses légales et pour apporter les vivres aux personnes qui sont directement sur le terrain.

Dons monnétaires:

Elsipogtog Warriors Legal & Supplies

Warriors Defence Fund

APPELEZ SWN RESOURCES ET DITES LEUR DE RESTER EN DEHORS DES TERRITOIRES MI’KMAQ !!…

SWN Logistics Operations Texas: 1-877-879-0376
 SWN Canada Office: 506-382-2603

SUPPORT ONLINE: Use hashtag #Elsipogtog and #ElsipogtogSolidarity

Résistance politique au colonialisme: La voie du Wampum Deux Rangées…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 2 novembre 2013 by Résistance 71

Temps pour le Wampum Deux Rangées

 

John Kane

 

30 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://tworowtimes.com/opinions/columns/lets-talk-native/two-row-time/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Articles sur le wampum deux rangées:

https://resistance71.wordpress.com/2013/08/01/colonialisme-et-oppression-resoudre-le-probleme-colonialiste-des-ameriques-et-neo-colonialiste-en-afrique/

https://resistance71.wordpress.com/2013/06/25/etat-et-societe-un-exemple-de-societe-non-etatique-fonctionnelle-la-confederation-iroquoise/

 

On a beaucoup parlé du Wampum Deux Rangées dernièrement. La “campagne de renouvellement du traité wampum à deux rangées” et le lancement du média papier et internet “Two Row Times” sont juste deux exemples de l’attention récente qui lui est donné. Et pourtant, il semble qu’il y ait quelque chose de fondamental manquant à la convervation pleine de sens sur le sujet alors même que le niveau d’attention s’est considérablement élargi.

Soyons clairs. Le wampum à deux rangées n’est pas au sujet d’un bateau et d’un canoë. C’est au sujet des voies de création. Ceci est suffisamment important pour que ce soit répété, les deux rangées symbolisées dans le Kaswentha sont des voies. Ce ne sont pas des routes, des autoroutes, des canaux, des pipelines, des lignes à haute tension, des lignes sur une carte ou la représentation graphique d’un réseau fluvial ou d’une étendue d’eau. Une voie vouée à la Nature, qu’elle soit tracée par les pieds de millions de nos ancêtres, une paire d’écureuils ou de puissants glaciers, Les voies s’élargissent, se contractent, s’ajustent avec le temps et nous donnent une référence, une guidance dans les temps troubles ou de conflit.

Le message de Kaswentha est au sujet du respect, des droits et de la responsabilité. Respect des voies de la création est ce qui nous est rappelé à chaque fois que nous disons Ohenton Karihwatehkwen, ces mots avant tous les autres. Nous respectons non seulement ces voies et notre relation avec elles mais aussi les droits et responsabilités de ceux qui voyagent sur ces voies.

Notre voie demande aussi le respect. Respecter cette voie montre non seulement respect envers ceux qui furent avant nous mais aussi une responsabilité envers ceux qui nous suivront.

Mais ceci est le plus dur. Alors que nous sommes prompts à clâmer nos droits, nous ne sommes pas si préparés que cela à tenir nos responsabilités, celles qui viennent avec ces droits. Si nous sautons hors de notre chemin ou si un de ces objets brillants du bateau attire notre attention, acceptons-nous la responsabilité de cette dérive ?

Nous devons analyser trois exemples spécifiques de ces objets bien brillants et comment chacun d’entre eux nous a affecté. Beaucoup semble ignorer le fait que nous nous sommes aventurés loin de notre chemin initial et nous en avons tous subi les conséquences.

Voter est un de ces objets brillants qui a été agité devant nos yeux et promu des deux côtés de la ligne imaginaire nous séparant. Voter dans des élections non-autochtones est si clairement un acte d’assimilés. Ceci m’a toujours grandement surpris et que cela soit même toléré par notre peuple; et pourtant en bien des endroits “le gouvernement tribal” est si complice qu’il assiste en fait aux campagnes du “aller voter” pour des élections non-autochtones. A mon avis, voter est un acte de complicité si pas un acte de trahison. Voter, c’est simplement passer le bâton de la responsabilité en donnant votre autorité, votre pouvoir de décision à quelqu’un d’autre. En donnant le pouvoir à un élu vous diminuez vos propres droits et responsabilités.

S’engager dans les forces armées américaines ou canadiennes est un autre de ces objets brillants agité devant notre nez, qui représente un acte d’endoctrination qui commença alors même que ces forces militaires avaient à peine fini de tuer nos propres frères et sœurs Onkwehongweh (NdT: Iroquois pour “habitants de l’île de la grande tortue” ou Amérique du Nord). Voici un exemple. Nous avons ignoré l’attaque et l’invasion d’Hawaii lorsque les Etats-Unis envahirent ces îles, mais nous nous sommes précipités pour nous engager lorsque les Japonais ont attaqué.

Enfin, nous devons éviter leurs tribunaux. Je réalise maintenant que bien trop souvent nous nous retrouvons en participants hostiles de leur système judiciaire et au-delà de notre assertion de leur manque de jurisdiction et de notre souveraineté, nous faisons ce que nous devons faire pour en sortir. Mais quand nous entrons volontairement dans leurs tribunaux, nous leur donnons volontairement ou non l’autorité sur nos terres, notre environnement et nous-mêmes.

Les réclamations territoriales sont de très bons exemples de tout ceci. Nous n’avons pas de “réclamations territoriales” Ils sont ceux qui ont saisis et pris illégalement notre terre. Faire une demande de réclamation pour notre propre terre est un oxymore. Aller dans leurs tribunaux pour nous défendre en est un autre et de plus une action complètement stupide. La nation Onondaga devrait être d’accord avec ceci, spécifiquement depuis que leur dernière tentative en date pour être entendue dans un tribunal américain lui a été refusée il y a quelques semaines.

Leurs tribunaux ne sont pas des remèdes concernant nos conflits avec eux. Je ne donnerai pas notre autorité à quelque tribunal que ce soit n’importe où au monde. Les conflits entre les peuples ne sont des problèmes “légaux” que s’il y a un système légal faisant le pont entre les deux systèmes et chaque côté le reconnaît et il n’y a pas de système légal de la sorte. Autrement, les problèmes sont politiques et demandent le recours de la diplomatie, et non pas de la litigation judiciaire. On ne peut pas remplir un formulaire pour démarrer un effort diplomatique. La ligne doit être tracée sur le sable non pas par une pseudo-action légale mais par une action réelle.

Alors occupez vos terres, bloquez un crime environnemental et arrêter le développement de projets illégaux ! Gagnez la bataille du tribunal de l’opinion publique si c’est possible. Augmentez sans cesse le coût de leurs actions. Trouvez un soutien pour une cause afin de susciter un appel à la diplomatie.

Voter dans leurs élections, s’engager dans leurs forces militaires et se soumettre volontairement à leurs tribunaux ne sont pas les actions d’un peuple qui a survécu le plus dur et le plus long acte de génocide que le monde ait jamais connu. Cela n’est qu’acte de soumission des victimes. Il est très important de toujours se souvenir qu’ils n’ont aucune prise légale, aucun droit de subjugation sur nous. Ceux qui continuent à nous opprimer aimeraient beaucoup suggérer que ces actes volontaires sont des preuves du succès de “leur solution finale”. Nous pouvons faire bien mieux que cela.

Nous devons demeurer vigilants dans bien des domaines et rester fidèle à notre voie. Nous devons renouveler notre engagement à Kaswentha. Tandis que notre chemin doit continuer sur celui de la Nature nous devons remplir notre contrat des plus solennels, celui avec la création.

 

–   John Karhiio Kane, Mohawk, est un commentateur, hôte national sur les problèmes indigènes des Amériques “Let’s Talk Native…with John Kane,” ESPN-AM 1520 in Buffalo, Sundays, 9-11 p.m. He is a frequent guest on WGRZ-TV’s (NBC/Buffalo) “2 Sides” and “The Capitol Pressroom with Susan Arbetter” in Albany. John’s “Native Pride” blog can be found at www.letstalknativepride.blogspot.com_. He also has a very active « Let’s Talk Native…with John Kane » group page on Facebook.

 

A quoi ressemble la ceinture wampum à deux rangées ?

http://basicsnews.ca/2013/03/introducing-the-two-row-wampum/two-row/