Archive pour rencontre EZLN conseil national indigène chiapas

Résistance politique: propositions de l’EZLN pour un Réseau de Résistance et de Rébellion international contre la société marchande…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 27 septembre 2018 by Résistance 71

Résistance 71 se joint à la proposition de l’EZLN du Chiapas d’internationaliser et de coordonner les mouvements de résistance à la dictature de la marchandise qui croît de jour en jour dans sa répression et sa violence systémique partout dans le monde. 

Nous traduirons, publierons et agirons en accord avec le Réseau de Résistance et de Rébellion et participerons à notre humble niveau à l’éveil de la conscience politique du plus de personnes possible dans nos entourages et au-delà. 

Nous avons dit et avons répété depuis bien longtemps que l’avenir de l’humanité passe par la prise de conscience définitive occidentale de la criminalité du système qu’elle a contribué à mettre en place et à faire perdurer au fil des siècles, pour que “l’Homo occidentalis” se tienne enfin main dans la main avec ses compagnons natifs opprimés, afin d’œuvrer dans la complémentarité culturelle et mettre en place une société des sociétés seule capable de servir l’intérêt général en éradiquant  la possibilité d’existence même d’une société politiquement divisée et donc intrinsèquement inégalitaire et oppressive.

Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir, c’est devenu une évidence. Agissons en conséquence, ensemble, au-delà de la division et de l’antagonisme induits et entretenus par l’oligarchie transnationale du culte de la marchandise.

Nous sommes tous inter-reliés et complémentaires dans le fonctionnement du grand tout naturel planétaire. L’heure est à l’Union et au lâcher-prise de l’illusion étatico-capitaliste qui ne fait que nous diviser et ne pourra que continuer à nous diviser !

~ Résistance 71 ~

« En point de départ, je suggèrerais de conceptualiser ce qu’on pourrait appeler l’anarcho-indigénisme […] Le mot indigène qui évoque l’enracinement spirituel et culturel dans cette terre et la lutte pour la justice et la liberté d’Onkwe’hon:weh ; combiné au mouvement politique et philosophique qui est fondamentalement anti-institutionnel, radicalement démocratique et dévoué à prendre action afin d’amener le changement: l’anarchisme. »
~ Taiaiake Alfred, professeur de science politique, Université Victoria, 2005 ~

“Sur le continent des Amériques et en Europe, l’oppression que nous subissons est la même.
Les couleurs, les langues et les cultures varient, mais l’oppression est constante.
C’est pour cela que nous, Zapatistes, sommes avec vous aujourd’hui.
C’est pour cela que vous êtes avec nous aujourd’hui.
Parce que nous ne voulons plus de ce type de monde.
Nous ne voulons plus que le crime soit célébré.
Nous ne voulons plus que le mensonge soit traité somme une vertu.
Parce que nous ne voulons plus que d’autres nous imposent leur façon d’être et leur mode de pensée.
Nous voulons être libres.
Et le seul moyen de l’être est de l’être ensemble. Voilà pourquoi nous voulons de la liberté dans la solidarité…
Nous ne nous en irons pas.
Nous ne serons plus silencieux.
Nous nous tiendrons debout.
Nous lutterons.
Nous construirons un autre monde.
Bien meilleur.
Bien plus vaste.
Un monde dans lequel tous les mondes trouveront leur place.
Rebelles, frères et sœurs d’Europe…
Nous sommes heureux de marcher avec vous aujourd’hui.
Nous vous remercions de l’espace et de la voix que vous donnez aux Zapatistes.
Le pont que vous avez construit de vos cœurs a franchi l’océan…
Vos rêves sont entendus bien loin d’ici.
Nous nous en faisons l’écho, tous ceux en lutte et en rébellion s’en font l’écho.
Parce qu’à travers le monde, tous les partagent.”
~ SCI Marcos, septembre 1997 ~

 

 

Pour un Réseau de Résistance et Rébellion 

propositions de l’EZLN

 

EZLN

 

mardi 25 septembre 2018, par EZLN, SCI Galeano, SCI Moisés

 

Source en français:

https://www.lavoiedujaguar.net/Pour-la-construction-d-un-Conseil-qui-integre-les-luttes-de-tous-les-opprimes

 

Lors de la Rencontre des réseaux d’appui au Conseil indigène de gouvernement, dans le caracol de Morelia, en août 2018, l’EZLN a présenté un long texte en trois parties développant une analyse de la situation au Mexique et dans le monde. Dans sa partie finale, il formule des propositions de portée internationale pour poursuivre et amplifier le processus engagé avec le Conseil indigène de gouvernement.

C’est cet extrait qui est traduit ici.

(…)

Nous pensons que nous devons continuer aux côtés des peuples originaires.

Peut-être que certains parmi les réseaux [d’appui au Conseil indigène de gouvernement (CIG)] pensent encore que nous apportons un appui aux peuples originaires. Ils vont se rendre compte, à mesure que le temps va passer, que c’est le contraire : ce sont eux qui vont nous aider avec leur expérience et leurs formes d’organisation, c’est-à-dire que c’est nous qui allons apprendre. Car si quelqu’un est expert en matière de tourmentes ce sont bien les peuples originaires — ils ont été attaqués de tant de manières et ils sont toujours là, ou plutôt, nous sommes toujours là.

Mais nous pensons aussi — et vous le disons très clairement, compañer@s — que cela ne suffit pas, que nous devons intégrer à notre horizon l’ensemble de nos réalités avec leurs douleurs et leurs rages, c’est-à-dire que nous devons cheminer vers l’étape suivante : la construction d’un Conseil qui intègre les luttes de tous les opprimés, ceux qui sont traités comme des déchets, les disparues et les assassinées, les prisonniers politiques, les femmes agressées, l’enfance prostituée, de tous les calendriers et de toutes les géographies qui tracent une carte impossible pour les lois des probabilités, les enquêtes et les votes : la carte contemporaine des rébellions et des résistances sur la planète entière.

Si vous et nous, ensemble, allons défier la loi des probabilités qui dit qu’il n’y a aucune chance, ou très peu, que nous réussissions, si nous allons défier les enquêtes, les millions de votes, et tous ces chiffres que le Pouvoir accumule pour que nous nous rendions ou pour que nous nous évanouissions, alors nous devons faire que le Conseil devienne plus grand.

Pour le moment, ce n’est qu’un point de vue que nous exprimons ici, mais nous voulons construire un Conseil qui n’absorbe ni n’annule les différences, et qui au contraire permette de les renforcer dans le cheminement avec d’autres qui partagent le même effort.

Selon un tel raisonnement, ces paramètres ne devraient pas avoir pour limite la géographie imposée par les frontières et les drapeaux : il faudrait donc viser qu’il devienne international.

Ce que nous proposons, c’est non seulement que le Conseil indigène de gouvernement cesse d’être indigène, mais aussi qu’il cesse d’être national.

C’est pourquoi, nous les zapatistes — hommes, femmes et différents — proposons de soumettre à une consultation, outre l’ensemble des propositions formulées durant cette rencontre, ce qui suit :

1. Réaffirmer notre appui au Congrès national indigène et au Conseil indigène de gouvernement.

2. Créer et maintenir des canaux de communication ouverts et transparents entre nous qui nous sommes connus durant le cheminement du Conseil indigène de gouvernement et de sa porte-parole.

3. Commencer ou continuer l’analyse-évaluation de la réalité dans laquelle nous nous mouvons, en produisant et en partageant ces analyses et évaluations, ainsi que les propositions d’action coordonnées qui en découlent.

4. Nous proposons le dédoublement des réseaux d’appui au CIG afin que, sans abandonner l’appui aux peuples originaires, notre cœur s’ouvre aussi aux rébellions et résistances qui émergent et persévèrent là où chacun se trouve, dans les campagnes ou dans les villes, sans qu’importent les frontières.

5. Commencer ou continuer la lutte qui vise à rendre plus grandes les revendications et la nature du Conseil indigène de gouvernement, de façon à ce qu’il ne se limite pas aux peuples originaires et incorpore les travailleurs des campagnes et des villes, ainsi que tous ceux qui sont traités comme des déchets mais qui ont une histoire et une lutte propres, c’est-à-dire une identité.

6. Commencer ou continuer l’analyse et la discussion qui vise à faire naître une coordination ou une fédération de réseaux, qui évite toute direction centralisée et verticale, et qui fortifie l’appui solidaire et la fraternité entre ceux qui la forment.

7 et dernier. Célébrer une réunion internationale de réseaux, quelle que soit la façon dont ils s’appellent — quant à nous, nous proposons que, pour le moment nous nous appelions Réseau de Résistance et Rébellion… et, à la suite, chacun son nom —, en décembre de cette année, après avoir analysé et évalué ce que décideront et proposeront le Congrès national indigène et le Conseil indigène de gouvernement (lors de leur réunion, en octobre prochain) et aussi afin de connaître les résultats de la consultation à laquelle la présente réunion appelle. Pour cette rencontre, nous mettons à disposition, si cela vous paraît pertinent, un espace dans l’un des caracoles zapatistes.

Notre appel n’est pas seulement adressé aux peuples originaires, mais à toutes celles, à tous ceux et à toutes celleux qui se rebellent et résistent dans tous les recoins du monde. À ceux qui défient les schémas tout faits, les règles, les lois, les préceptes, les chiffres et les pourcentages.

(…)

Depuis les montagnes du Sud-Est mexicain,
sous-commandant insurgé Moisés, sous-commandant insurgé Galeano
Mexique, août 2018.

Lectures complémentaires:

Marshall-Sahlins-La-nature-humaine-une-illusion-occidentale-2008

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

L’anarchisme-africain-histoire-dun-mouvement-par-sam-mbah-et-ie-igariwey

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Que faire ?

Effondrer le colonialisme

40ans_Hommage_Pierre_Clastres

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

6ème_déclaration_forêt.lacandon

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Appel au Socialisme Gustav Landauer


SCI Marcos/Galeano

 

Publicités

La résistance au colonialisme occidental mondial s’organise à l’initiative du Conseil National Indigène et de l’EZLN zapatiste…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 25 septembre 2014 by Résistance 71

Soutien ! Parce que nous sommes tous des colonisés d’une manière ou d’une autre et aussi parce que l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie coloniale se tenant debout, main dans la main avec leurs frères autochtones des cinq continents !…

— Résistance 71 —

 

Invitation au festival mondial des résistance et des rébellions

 

Congrès National Indigène & EZLN

 

23 Septembre 2014

 

url de l’article:

http://www.lavoiedujaguar.net/Invitation-au-Festival-mondial-des

 

Samedi 9 août 2014.

« Nous venons partager les souffrances et les douleurs que nous cause ce système néolibéral. Mais pas seulement. Nous venons aussi clairement partager les précieux savoirs, les expériences de lutte, d’organisation. Enjeux et défis face aux envahisseurs capitalistes néolibéraux qui nous causent tant de maux. » 
(EZLN, août 2014)

Aux frères et sœurs de la Sexta nationale et internationale,

Réunis dans ce moment de partage « David Ruiz García » entre peuples zapatistes et du Congrès national indigène, nos peuples ont discuté de nos douleurs, nos paroles et expériences de lutte, rébellion et résistance.

Ensemble nous savons que dans nos rébellions résident nos « NON » aux politiques de destruction menées par le capitalisme dans le monde entier. Et nous savons que dans nos résistances germent les graines du monde que nous voulons.

Ces rébellions et résistances ne sont pas seulement celles des peuples originaires du Mexique. Elles cheminent aussi dans les pas des peuples originaires de tout le continent et dans tous les recoins de cette planète où des individus, groupes, collectifs et organisations ne disent pas seulement « NON » à la destruction, mais avancent aussi en reconstruisant quelque chose de nouveau.

Au cours de ce moment de partage, dont nous savons qu’il a été rendu possible en grande part grâce à l’appui de frères et sœurs de la Sexta nationale et internationale, nous avons confirmé que notre terre-mère, porteuse de toute vie sur la planète, est en danger et avec elle l’humanité tout entière ; nous voyons que c’est le capitalisme néolibéral qui provoque tant de douleur, tant de destruction et tant de mort, que c’est lui qui nous spolie, nous exploite, nous méprise et nous réprime.

Dans la défense de la terre-mère, dans la lutte pour l’humanité contre le néolibéralisme, il n’existe pas de petite lutte.

Frères et sœurs de la Sexta nationale et internationale, parce que nous savons que ce capitalisme sauvage et mortifère n’est pas invincible, comme nous l’enseignent, outre l’expérience zapatiste, les rébellions et résistances qui fleurissent sur toute la planète, parce que vos douleurs sont nos douleurs, vos luttes sont nos luttes et vos rêves sont nos rêves, nous voulons partager entre nous et avec vous les paroles, les expériences, les chemins et la décision commune de la possibilité d’un monde où tiennent beaucoup de mondes. Nous concrétisons les pas à faire pour atteindre ce rêve, il est nécessaire pour nous de partager, de savoir ce que nous pensons, de nous écouter pour savoir comment sont nos luttes, pour connaître nos rébellions et apprendre de nos résistances.

Nous, peuples, tribus et nations, nous sommes mis d’accord dans cette assemblée pour réaliser avec vous le « Premier Festival mondial des résistances et des rébellions contre le capitalisme » avec pour devise « Là où ceux d’en haut détruisent, nous, ceux d’en bas, reconstruisons ».

Ce gigantesque moment de partage mondial se tiendra entre le 22 décembre 2014 et le 3 janvier 2015 dans les lieux qui suivent :

Inauguration dans la communauté Ñatho de San Francisco Xochicuautla, à Lerma, dans l’État de Mexico, le dimanche 21 décembre 2014.

Partages dans les communautés de San Francisco Xochicuautla et d’Amilzingo, dans l’État de Morelos les 22 et 23 décembre 2014. 
 Grand festival culturel dans le District fédéral les 24, 25 et 26 décembre 2014.

Suite des partages dans les communautés binnizá de Juchitán, Oaxaca, et dans la péninsule du Yucatán, les 28 et 29 décembre 2014.

Fête de la rébellion et de la résistance anticapitaliste au Caracol d’Oventic les 31 décembre 2014 et 1er janvier 2015.

Conclusions et clôture, proclamations et déclarations, au Cideci, à San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, les 2 et 3 janvier 2015.

Notre partage dans ce « Premier Festival mondial des résistances et rébellions contre le capitalisme » se fera entre les peuples zapatistes, les peuples, tribus, nations et barrios du Congrès national indigène, les peuples originaires du continent, et les peuples, collectifs et individus adhérents de la Sexta nationale et internationale du monde entier.

Dans les prochains jours, nous vous donnerons plus de détails concernant cet appel.

Nous, peuples qui sommes de maïs, nous serons, dans ce partage avec vous, comme la milpa qui fleurit, pour renforcer nos résistances et protéger notre mère terre sur ce nouveau chemin que nous voulons partager.

Depuis La Realidad zapatiste, août 2014. 
Pour la reconstruction intégrale de nos peuples

Plus jamais un Mexique sans nous

Congrès national indigène 
Armée zapatiste de libération nationale

Ainsi que les individus, groupes, collectifs, organisations de la Sexta dans le monde entier qui se joignent à cet appel.

Organisation de la résistance autochtone au colonialisme néolibéral: Le Conseil National Indigène invité par les Zapatistes du Chiapas (Mexique)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 6 août 2014 by Résistance 71

Union et solidarité des peuples occidentaux reniant l’idéologie génocidaire colonialiste avec les luttes des peuples et nations autochtones du monde. Là réside la salut véritable de l’humanité !

— Résistsance 71 —

 

Déclaration d’ouverture de la réunion de partage du Chiapas à La Réalidad et message de solidarité à la Palestine

 

EZLN

 

3 Août 2014

 

url de l’article:

http://indigenousresistancejuly2014.blogspot.com/2014/08/zapatistas-photos-national-indigenous.html

 

Camarades du Congrès National Indien.

Nous nous réunissons pour partager nos souffrances et nos douleurs endurées sous le joug du système néolibéral.

Mais pas seulement.

Il est aussi sécurisant de venir partager une connaissance importante, une expérience de la lutte, de l’organisation, des buts et des défis nous unissant.

De venir discuter de la confrontation avec les envahisseurs capitalistes néolibéraux qui nous ont causé tant de tort et de mal.

Ces envahisseurs n’ont jamais été rassasiés des vols et des pillages accomplis par les conquistadores et leurs descendants depuis 1492.

Ces envahisseurs ont trouvé une résistance au sein des peuples, des tribus, des nations originaires de cette terre, de ce pays qui est aujourd’hui le Mexique.

Ils ont tué ceux qui s’opposaient au pouvoir de la monarchie espagnole.

Ces bourreaux, envahisseurs maléfiques, ont souillé leurs mains du sang Indien, volés nos plus anciens grands-parents de la richesse dont ils étaient responsables.

Ils ont de plus persécuté les peuples indiens non seulement du Mexique, mais de l’Amérique Latine afin que nous cessions d’exister, que les peuples indigènes soient éradiqués de la surface de la Terre.

Cela ne fut pas suffisant ; en voici l’exemple, tous ceux qui sont présents ici sont le symbole de leur échec.

Ainsi la communication entre les peuples de nos ancêtres, la relation entre les peuples furent perdues.

C’était sans compter sur le fait que la sagesse, l’intelligence de nos ancêtres ont su se cacher de l’invasion espagnole.

Ainsi, les peuples natifs continuèrent d’exister.

Nous avons grandi dans l’oubli des puissants et nous avons vécu plus de 500 ans dans chaque coin de notre patrie mexicaine.

Nous, peuples indigènes, fûmes ignorés, trahis, négligés, exploités, réduits en esclavage pendant plus de 500 ans en ce domaine.

Maintenant, une fois de plus, revient la machine de destruction et de mort, invention des puissants néolibéraux pour faire disparaître nos peuples.

Ils ont grandi et se sont protégés au moyen de lois modernes et de mauvais dirigeants pour nous envahir une fois de plus.

Ils reviennent avec ce nouveau plan de dépossession, de nous déposséder de notre terre-mère, avec la machinerie du pouvoir de l’argent et ainsi de pouvoir piller toute la richesse des ressources que possède notre Terre-Mère, qu’elle a mis des millions d’années à économiser pour ce voyage.

Cette machine met en branle le système de destruction de nos peuples et de la Terre-Mère.

Et quand nous prononçons ces deux mots connus de nos peuples, ces mots de mort et de destruction, nous regardons le peuple palestinien en nos cœurs. Ce que nous entendons et lisons au sujet de ce “conflit de Gaza”, comme si des forces équilibrées se combattaient, revient à dire “conflit” de mort et de destruction et de ne plus cacher plus longtemps la tuerie, la mort, la destruction.

Mais en tant qu’indiens nous ne savons que trop bien que ce qui se passe n’est pas du tout un “conflit” mais un véritable MASSACRE, voilà ce que fait le gouvernement israélien: une guerre d’extermination contre le peuple palestinien. Tout le reste n’est que mots. Ils veulent cacher la réalité.

Mais nous savons également, en tant qu’Indiens, que le peuple de Palestine résiste et se dresse encore et toujours et il sait que bien que géographiquement bien éloignés, les Zapatistes le soutiennent comme ils l’ont fait auparavant et comme ils le feront toujours et que vous Palestiniens, chérissez notre cœur collectif.

Dans nos papiers, cette machine de guerre issue du pouvoir de l’argent n’a pas de cerveau, est tordue, malfaisante, des animaux sauvages sont contre nous, les peuples indigènes du Mexique.

Ils sont parfaitement en accord avec la destruction, la mort de tous nos peuples, tribus et nations.

Nous, les peuples originels du Mexique, ne sommes pas protégés par les lois et les mauvais gouvernements.

L’espoir est en nous-mêmes.

Personne ne viendra nous sauver, absolument personne, personne ne se battra pour nous.

Il n’y a rien pour nous dans ce sytème, ni lois, ni politiques, rien. Les partis politiques camarades, les lois et les mauvais gouvernements, rien et cela a déjà été bien démontré.

Ils ne pourront plus continuer à nous tromper comme l’indique déjà la participation de ces 83 membres (du Conseil National Indigène). Les autres ne servent que le capitalisme transnational.

Nous devons combattre ensemble pour nous défendre et défendre notre terre ancestrale.

La terre de notre naissance, celle qui nous a donné la vie et celle où nous reposons pour l’éternité.

Ainsi sont toutes les couleurs que nous sommes, toutes les langues parlées par nos cœurs, nous sommes un peuple, nous sommes des tribus, nous sommes des nations. Nous sommes les gardiens et les concierges de cette terre et du Mexique, ce pays, de ce continent et du monde.

Ainsi compagnons commençons-nous aujourd’hui notre marche et notre recherche, notre quête, sur le comment nous allons gérer notre défense commune.

Travaillons ensemble avec sagesse et intelligence.

Aujourd’hui nous partageons l’inauguration de notre partage avec notre compagnon David Ruiz Garcia, que votre cœur suive notre chemin en ce 3 Août 2014, à 10 heures et 21 minutes.

Pour le Comité Indigène Clandestin Indigène du QG de l’Armée Nationale Zapatiste de Libération (EZLN) et au nom de tous les femmes, enfants, hommes et anciens de l’EZLN…

Déclarons formellement l’ouverture de cette première réunion de partage.

Bienvenue à tous

Bienvenue à la parole de ceux qui résistent et combattent. Bienvenu oreilles à l’écoute et compagnons de cœur.

Merci beaucoup.

Depuis la Réalidad Zapatista

Comandante Tacho.

Mexique, Août 2014. 20ème année du commencement de la guerre contre l’oubli.

Résistance politique: Rencontre EZLN et Congrès National Indigène au Chiapas… La résistance s’organise plus avant

Posted in actualité, autogestion, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 17 juin 2014 by Résistance 71

Rencontre de partage avec le Congrès national indigène

 

lundi 16 juin 2014, par SCI Moisés

 

Armée zapatiste de libération nationale. 
Mexique. 
29 mai 2014.

 

url de l’article en français:

http://www.lavoiedujaguar.net/Rencontre-de-partage-avec-le

En español:

http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2014/05/30/comparticion-con-cni/

 

Au Congrès national indigène et aux peuples indigènes du Mexique, 
À la Sexta,

Compañeras et compañeros,

Recevez toutes et tous nos salutations zapatistes. Voici où nous en sommes de la rencontre de partage entre les peuples zapatistes et les peuples originaires du Congrès national indigène (CNI).

Premièrement. Les compañer@s du CNI que nous invitons à cette première session de partage sont les mêmes que ceux qui l’étaient déjà aux dates qui ont été suspendues.

Deuxièmement. Nouvelles dates et lieu de cette rencontre.

Lieu : Caracol de La Realidad.

Arrivée : samedi 2 et dimanche 3 août 2014. Ainsi pourront-ils se déplacer sans se presser et en faisant attention, pour arriver dans les meilleures conditions à La Realidad.

Partage : du lundi 4 au vendredi 8 août.

Résolutions et accords du partage : samedi 9 août.

Départ : dimanche 10 août

Troisièmement. Seuls les zapatistes et le Congrès national indigène sont concernés par cette rencontre. Personne d’autre ne sera admis, pas même les médias libres ou les compas de la Sexta.

Quatrièmement. La séance des résolutions et des accords de la rencontre, elle, sera ouverte aux compas de la Sexta et aux médias libres.

Cinquièmement. Tout ce qui concerne l’hébergement et la restauration de nos invités à la rencontre — c’est-à-dire les compañeras et compañeros du CNI — est pris en charge par les zapatistes.

Nous nous activons dès à présent pour que tout soit prêt, pour que nos compas du Congrès national indigène n’aient à souffrir ni de la pluie ni du soleil, et pour faire de notre mieux question alimentation.

Sixièmement. Nous appelons toute la Sexta nationale et internationale à donner un coup de main pour participer aux frais de déplacement de nos invités. Pour la plupart, ils vont venir de très loin et voyageront à leurs frais.

Dans presque tous les lieux où vivent et luttent ces compañeras et compañeros du CNI qui vont venir, il y a aussi des compas de la Sexta qui trouveront certainement comment réunir les ressources pour que les invité•e•s fassent bon voyage.

Nous, les peuples originaires, nous sommes les gardiens de la terre. La terre ne rémunère pas ceux qui la soignent et qui l’aiment, elle ne donne pas de postes au gouvernement, elle n’est pas aux informations, elle ne vote pas, elle ne donne pas de récompenses. La terre donne la vie, c’est tout.

Septièmement. C’est avec une grande douleur que nous avons appris qu’un compañero du Congrès national indigène, qui était venu à La Realidad pour prendre part à notre douleur et à notre rébellion, est mort dans un accident alors qu’il retournait à sa terre.

Ce compa décédé s’appelle David Ruiz García, du peuple originaire ñhañú, communauté San Francisco Xochicuatla, commune de Lerma, dans l’État de Mexico, Mexique.

Nous envoyons une grande accolade compañera à sa famille, à son peuple, et à ses compañeras et compañeros de lutte du CNI.

Ce compañero David n’est pas mort au cours d’une balade, mais en accomplissant son devoir : la mission que lui avaient donnée les compañeras et compañeros de son peuple et du Congrès national indigène était de se joindre à nous, les zapatistes, dans l’hommage à notre compa Galeano.

C’est pourquoi nous avons estimé que, pour honorer la mémoire de ce compañero, nous donnerons son nom à cette première rencontre de peuples originaires du Mexique et peuples zapatistes.

D’où le nom :

Rencontre de partage « Compañero David Ruiz Garcia » 
entre le Congrès national indigène et les peuples zapatistes.

C’est notre modeste hommage pour embrasser ce collègue et pour lui permettre de marcher encore une fois avec les peuples indigènes de notre pays, le Mexique.

C’est tout, compañeras et compañeros.

Depuis les montagnes du Sud-Est mexicain. 
Pour le Comité clandestin révolutionnaire indigène, 
Commandement général de l’Armée zapatiste de libération nationale, 
sous-commandant insurgé Moisés.

Dans La Réalité zapatiste. 
Mexique, mai 2014. 
Année 20 de la guerre contre l’oubli.

Traduit par h.g.

Source du texte d’origine : 
Enlace Zapatista