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Mafia coloniale yankee, corruption et racket organisés… Les raisons derrière l’assassinat du général iranien Soleimani (Veterans Today et New Eastern Outlook)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, documentaire, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 13 janvier 2020 by Résistance 71


« La guerre est un racket » (Gen. Smedley Butler USMC)

 

De nouveaux faits qui changent tout: la vérité à gerber du pourquoi l’Iran a donné une leçon aux Etats-Unis

 

Gordon Duff avec NEO

 

11 janvier 2020

 

url de l’article:

https://www.veteranstoday.com/2020/01/11/neo-new-facts-change-everything-the-sickening-truth-about-why-iran-schooled-america/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une information est venue à la lumière qui accuse les Etats-Unis pas seulement de l’assassinat de Soleimani mais aussi de l’assassinat de plus de 300 manifestants irakiens lors des manifestations de la fin 2019 [novembre]…

En fait, il est possible de prouver que les Etats-Unis non seulement organisèrent les manifestations en Irak, mais sont aussi directement responsables de la mort de centaines de manifestants, quelque chose qu’ils firent déjà sur la place de Maïdan à Kiev, Ukraine en 2014, en Libye en 2011 et au Caire en 2009.

Dans chacun de ces évènements, l’assassinat de ces manifestants mena à un changement de régime favorable aux Etats-Unis. bien que les preuves d’un évènement faux-drapeau sur la place de Maïdan à Kiev soient débordantes et irréfutables, ceci [les évènements récents d’Irak] est la véritable “arme encore fumante” (NdT: c’est le cas de le dire…) qui établit clairement que l’armée américaine est une organisation terroriste.

Commençons notre histoire…

L’assassinat du général iranien Soleimani aux mains de Pompeo (NdT: ex-CIA boss et actuel “ministre des affaires étrangères yankee”), Esper et Trump (NdT: alias “Donnie mains d’enfant”…), fut bien plus que ce que beaucoup assument n’être que de l’arrogance et de l’ignorance.

Il est aussi faussement assumé que l’occupation américaine des pays riches en pétrole et en opium d’Asie est motivée par l’intérêt national ou du moins en partie, même si toute petite. Ceci est aussi faux, complètement faux.

L’histoire en toile de fond de l’assassinat de Soleimani est enracinée dans les émeutes explosives et les mystérieux assassinats qui poussèrent à la démission du premier ministre irakien Mahdi le 30 novembre 2019.

Mahdi était en fonction depuis un an et s’occupait pour la toute première fois, l’énorme problème de corruption en Irak, un problème endémique à toute nation qui a l’infortune d’être occupée par les Etats-Unis.

L’Irak possède une majorité chiite qui a doucement assumée une domination politique après des années d’oppression et de suppression exercées sous le régime de Saddam Hussein (NdT: lui même mis en place par la CIA). De fait, ce fut le général Soleimani qui vint en Irak en 2003 pour organiser les milices chiites, aujourd’hui les Unités de Mobilisation Populaires (UMP), maintenant intégrées à l’armée irakienne, pour lutter avec les forces américaines qui renversaient le parti Baath.

Trump affirme qu’il a fait assassiner Soleimani à cause de sa participation à la mort d’Américains durant cette période alors qu’en fait, Soleimani était étroitement allié des Américains, au moins jusqu’à l’époque où les Etats-Unis choisirent d’entrer en conflit avec l’Iran en 2007. Ceci est une autre histoire que nous raconterons une autre fois, une de ces histoires également emballée dans le mensonge et le double jeu.

Ce qui est critique pour comprendre ces évènements, c’est de comprendre le véritable rôle des Etats-Unis en Irak. Pour ce faire, il est important et nécessaire de comprendre pourquoi le parlement irakien a voté à l’unanimité de virer les troupes américaines. L’histoire derrière tout ceci est bien plus profonde que la simple mort de Soleimani, bien plus, et elle a été étouffée, supprimée. Cette histoire implique un narratif géopolitique bien plus vaste qui a transpiré lorsque l’Irak sous le PM Mahdi a essayé de retirer la botte américaine qui lui écrase le cou. Le journaliste italien Federico Pieraccini a enquêté sur l’affaire derrière le discours de Mahdi à l’assemblée nationale irakienne, la portion enregistrée de cette allocution ne répondant en rien aux véritables questions au sujet du pourquoi l’Irak prendrait une telle décision si drastique que de virer la soldatesque yankee, mettant ainsi fin à un plan de corruption de un milliard de dollars par an qui a engraissé tant de politiciens sunnites.

Pieraccini nous dit ceci:

“[le porte-parole du Conseil des Représentants d’Irak] Halbousi a assisté à une session du parlement alors que pratiquement aucun des membres sunnites ne le fit. Ceci parce que les Américains avaient appris qu’Abdoul Mahdi prévoyait de révéler des secrets très sensibles durant cette session et envoyèrent Halbousi pour l’empêcher.

Halbousi a coupé la parole de Mahdi au début de son intervention et demanda pour que la retransmission en direct de la session soit arrêtée. Après ça, Halbousi et d’autres membres du parlement se sont assis à côté de Mahdi, lui parlant ouvertement mais sans que tout ceci ne soit enregistré. Voici ce qui fut discuté dans cette session et qui ne fut pas retransmis:

Abdoul Mahdi parla, très en colère, au sujet du comment les Américains avaient ruiné le pays et refusaient maintenant de terminer l’infrastructure et les projets de grille d’électricité à moins qu’on ne leur promette 50% des revenus du pétrole, ce que Mahdi refusa.”

(Note de R71: l’article de Federico Pieraccini en français ici:

https://lecridespeuples.fr/2020/01/10/derriere-la-propagande-les-veritables-raisons-de-lassassinat-de-qassem-soleimani/ )

Cet accord [de l’Irak] avec la Chine fut le résultat de l’abandon par Mahdi de toute tentative de travailler avec les Etats-Unis après des années avoir été témoin de voir sa nation saignée à blanc.

Ce n’est un secret pour personne que de dire que les Etats-Unis n’ont eu que très peu de rôle dans le combat contre l’EIIL / Daesh et, si on demandait à la majorité chiite des citoyens irakiens, la plupart insisterait sur le fait que les Etats-Unis ont amené (construit) l’EIIL en Irak avec l’aide de l’Arabie Saoudite.

On m’a expliqué dans des réunions à Bagdad en janvier 2014 avec des leaders sunnites, comment l’EIIL / Daesh devait renverser l’influence chiite et garantir que l’Irak demeure sous l’influence américano-saoudienne.

Les leaders sunnites, qui contrôlaient des commandements militaires clefs et des gouvernorats, préfectures de province, planifiaient de simplement transférer les affaires de terrain à l’EIIL / Daesh et l’ont fait, ce malgré mes avertissements.

Quelques mois plus tard, plusieurs des personnes que j’avais alors rencontrées avaient été décapitées par Daesh. “L’effet boomerang” en quelque sorte…

Quand à l’accord de Mahdi avec la Chine, ceci précipita le coup mis en scène par les Américains comme nous allons le voir, ce qui suit provient du [think-tank] Middle East Institute ou Institut du Moyen-Orient:

“En arrivant à Pékin le 19 septembre à la tête d’une délégation de 55 membres, le premier ministre irakien Abdoul Mahdi a décrit sa visite en Chine comme un “saut quantique” dans les relations bilatérales. La visite de 5 jours culmina avec la signature de 8 memoranda de compréhension aux vastes aspects, un cadre d’accord de crédit et l’annonce de plans pour l’Irak à rejoindre la ceinture d’initiative routière (BRI) ou nouvelle “route de la soie”. Depuis lors quoi qu’il en soit, une vague de manifestations anti-gouvernementales a traversé l’Irak, faisant plus de 100 morts et des milliers de blessés, rappel vivace de la lutte permanente du pays pour la stabilité et des obstacles pour une consolidation des relations plus avant entre l’Irak et la Chine.”

Ces manifestations anti-gouvernement sont attribuées à des menaces proférées par Donald Trump comme nous le errons dans le texte complet de l’adresse de Mahdi au parlement ci-dessous. La logique est simple. l’accord avec la Chine fut le meilleur effort de l’Irak de s’occuper du chômage et de l’inégalité économique rampants dans le pays, pourquoi quelqu’un voudrait-il le saboter ? Plus sur le leadership de Mahdi ci-dessous, une fois de plus en provenance du think-tank du Middle East Institute (Institut du Moyen-Orient) :

“Depuis le début de 2018, le gouvernement central irakien a assidument travaillé pour capitaliser sur la défaite territoriale de Daesh, qui, trois ans plus tôt avait renversé et contrôlé près du tiers du pays. Une relation efficace entre le gouvernement irakien et le Gouvernement Regional du Kurdistan (NdT: GRK, du nord de l’Irak, dominé par le clan mafieux Barzani, inféodé aux USA et à Israël, qui occupent la place…) semi-autonome avait été rétablie. Après des retards à répétition dus à une série d’incidents liés à la sécurité, le nouveau passage frontalier Qaïm avec la Syrie a été réouvert. La planification pour la construction d’un nouvel oléoduc de pétrole brut de Kirkouk à la Turquie est en marche.

Pourtant, bien que l’Irak soit entré dans une période de calme relatif, le pays doit faire face à une multitude de défis. La situation sécuritaire dans le pays est précaire. D’après un rapport récent du Pentagone, Daesh a consolidé ‘ses capacités insurrectionnelle en Irak.’ Dans le même temps, le gouvernement irakien peine à maintenir le délicat équilibre dans ses relations avec ses alliés clef que sont les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et l’Iran, tout en essayant d’éviter d’être un nouveau front dans une guerre par procuration entre l’Iran et Israël. Le 1er juillet 2019, le PM Mahdi a décrété l’intégration de toutes les milices irakiennes à l’armée, incluant les Unités de Mobilisation Populaires (UMP, chiites).”


Pères fondateurs de Daesh…

Ce n’est qu’avec un contexte bien plus large et une chronologie compréhensive que nous pouvons évaluer à sa juste valeur la bourde énorme de Trump ici. Mais on ne peut aussi évaluer la nature des méthodes de Trump qu’au travers d’une traduction intégrale et non truquée de la nature critique de l’échange entre Trump et Mahdi qui mena à l’assassinat de Soleimani.

Finalement, l’adresse complète d’Abdoul Mahdi au parlement irakien a été rendue accessible, elle remplit maintenant les vides que l’occident a laissés afin de soutenir le narratif très étriqué livré au Congrès des Etats-Unis.

“Voici pourquoi j’ai visité la Chine et signé un accord important avec eux pour qu’ils fassent les construction [à la place des Etats-Unis]. A mon retour, Trump m’a appelé pour me demander de renier cet accord. Lorsque j’ai refusé, il m’a menacé de déchaîner d’énormes manifestations contre moi et que cela mettrait un terme à mon mandat de premier ministre.

Ces énormes manifestations contre moi se sont bien matérialisées et Trump m’a appelé de nouveau pour me menacer que si je ne renonçait pas et ne m’alignait pas sur ses demandes, alors il enverrai des tireurs d’élite des Marines sur les hauts bâtiments pour cibler les manifestants et les forces de sécurité afin de mettre la pression sur moi.

J’ai encore refusé et ai donné ma démission. Jusqu’à aujourd’hui, les Américains insistent pour que nous renions notre accord avec les Chinois.

Après ça, lorsque notre ministre de la défense a déclaré publiquement qu’une tierce partie ciblait manifestants et personnels de sécurité (comme Trump l’avait menacé), j’ai reçu un nouvel appel de Trump me menaçant de me tuer moi et le ministre de la défense si nous continuions à parler de cette “tierce partie”.

J’étais supposé le [Soleimani] rencontrer plus tard dans la matinée lorsqu’il a été tué. Il venait pour délivrer une réponse de l’Iran au message que nous avions délivré en intermédiaire aux Iraniens de la part des Saoudiens. La déclaration du royaume en regard des évènements d’Irak montre bien son point de vue sur l’importance de la désescalade pour sauver les pays de la région et leurs peuples des nouveaux risques inhérents à toute escalade.

Le royaume d’Arabie Saoudite n’a pas été consulté en ce qui concerne la frappe des Etats-Unis. A la lumière du développement très rapide des évènements, le royaume exprime toute l’importance de la retenue afin de se préserver d’actions qui pourraient mener à une escalade et à de sévères conséquences.

L’Arabie Saoudite envoie une délégation aux Etats-Unis pour plaider la retenue envers l’Iran et ce au nom des états du Golfe Persique. Le message sera: “S’il vous plaît, épargnez-nous une nouvelle guerre.””

Il est aussi très clair que l’arrogance de Trump dans ses folles menaces contre l’Irak et sa volonté d’assassiner le militaire le plus important dans la véritable guerre contre le terrorisme, est fondée sur ce que l’essayiste et ancien agent de la CIA Robert David Steele appelle “le culte de la promotion de West Point 1986” et que la revue Politico appelle la “West Point Mafia.”

Steele postule que cette promotion, une clique de “vilains petits canards”, a poussé Trump d’un échec à l’autre. De Stratfor:

“Depuis leur sortie de l’académie militaire de West Point en 1986, les carrières de Mike Pompeo, Ulrich Brechbuhl, Brian Bulatao, Mark Esper, David Urban et Mark Green se sont périodiquement croisées ; elles ont maintenant convergé dans l’administration Trump.”

Ce sont ces petits génies qui ont dit à Trump que l’Iran n’avait que de vieux missiles de l’ère soviétique de type “Scud” au carburant liquide, sans sytème de guidage et à la précision erratique. Bien entendu, aucun d’eux n’a une réelle expérience militaire, autre que “chauffeurs de fauteuils dans les burlingues”…

Puis la surprise est arrivée : la pluie de missiles iraniens sur la base aérienne américaine d’Aïn al-Asad, missiles qui se sont joués de la défense antiaérienne des missiles “Patriot” qui a enregistré “0” interception. Pire encore, les missiles iraniens haute technologie a carburant solide n’ont pas touché leurs cibles à quelques mètres près, mais à bien moins d’un mètre, plus proche même.

Similairement, lorsque des missiles ont plongé sur les bâtiments dits “consulaires”, en fait des dépôts d’armes, à l’aéroport international d’Erbil, dans la région kurde du nord de l’Irak, les Etats-Unis ont nié que des cibles y avaient été touchées, affirmant qu’ils avaient intercepté deux des trois missiles et que le troisième avait “largement manqué” sa cible.

Puis, comme c’est souvent le cas, le personnel américain depuis leurs appartements de résidence juste au sud de l’endroit, ont téléchargé leurs vidéos sur Youtube.

Trois missiles = trois frappes directes, dramatiques explosions que les Américains ont semblé particulièrement apprécier…

Nous entrons maintenant dans un nouveau monde, pas seulement celui où l’Amérique a reçu une “leçon” mais aussi celui où le rôle des Etats-Unis est exposé au grand jour, celui d’occupant, de terroriste et de voleur.

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Notre dossier « Assassinat gen Soleimani par Trump »

 


« In hoc signe vinces »