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Ingérence occidentale en Ukraine: Le massacre d’Odessa perpétré par les nazis du « Pravy Sektor », qui en parle ??…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 7 mai 2014 by Résistance 71

Le silence des merdias sur cette affaire n’est plus seulement assourdissant… Il est aussi complice à 100% ! La réalité des faits en Ukraine est la suivante: Un coup d’état de l’OTAN / UE a sorti un président élu (incompétent, corrompu ou non n’est pas la question…) pour le remplacer par une junte nazie qui a des ramifications de plus en plus évidentes avec l’Opération Gladio de l’OTAN, même si celle-ci n’existe officiellement plus.

Le pays du goulag levant (ex-USA) et ses satellites de l’OTAN (dont la France) ont approuvé et avalisé le coup, le directeur de la CIA s’est rendu à Kiev personnellement, après la chute du régime élu, a donné sa feuille de route au « Secteur Droit / Pravy Sektor » pour des opérations terroristes de contrôle / déstabilisation après que les populations russophones aient manifesté leur désir de séparation et de retour sous protection russe (comme la Crimée aujourd’hui de nouveau russe). Le but est de leurrer la Russie a une intervention physique en Ukraine pour justifier de toutes les mesures offensives de l’occident à son égard, mesures qui existent déjà mais demandent à être pirouettées en « mesures de punition contre une nation ayant agressé sa voisine »… Tandis que le système feint de lutter contre le « fascisme » à domicile, nos politicards dominants s’acoquinent bien volontiers avec les néo-nazis de la place Maïdan (le criminel BHL en tête), qui servent les intérêts des banksters et gros industriels. Tout cela va mal se finir, et pas pour ceux que croient les oligarques… Guignols, les peuples n’avalent plus vos bobards de propagande !… Cette ère est finie.

— Résistance 71 —

 

Kiev le secteur droit et la nuit de cristal d’Odessa

 

F. William Engdahl

 

5 Mai 2014

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2014/05/05/kiev-and-right-sector-kristallnacht-odessa-extreme-graphics/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

[ Editor’s Note:  Ceci fut un travail très désagréable à faire ce matin, mais nous avons toujours représenté la mort ici sur VT du mieux que possible.

Les Etats-Unis et l’Union Européenne ont ignoré toutes les requêtes faites pour qu’ils utilisent leur moyen considérable de levier pour que soit Kiev musèle le Secteur Droit, soit le désarme et le démantèle en tant que menace à la sécurité nationale.

Mais les puissances occidentales, ayant échappé au radar avec l’utilisation de troupes proxy paramilitaires terroristes en Syrie et d’autres endroits (Libye), ont développé une politique “sans peur” pour continuer à les utiliser. Le problème sous-jacent est la couverture diplomatique et l’immunité dont les perpétrateurs du gouvernement et les politiciens ont bénéficié.

J’ai écrit ici à de nombreuses reprises que les pays du monde ont vraiment besoin de regarder différemment l’immunité diplomatique. Une des carottes qui continue de leurrer une relation intime entre les syndicats du crime internatioal et les structures politiciennes de haut niveau est de protéger les saloperies qu’ils font, les crimes contre l’humanité et crimes de guerre en les planquant derrière des classifications (bidon) de sécurité diverses et de les immuniser contre les poursuites judiciaires.

A Veteran Today, nous avions prévenu depuis longtemps que si le Secteur Droit était autorisé à fonctionner, ce ne serait qu’une question de temps avant qu’un massacre n’ait lieu, malgré le très bas niveau de violence se tenant en ukraine orientale et méridionale.

Mais une de nos préoccupation fut que les puissances occidentales voulurent que quelque chose de tel se produise, de façon à provoquer les Russes pour qu’ils entrent en Ukraine pour qu’elles puissent dire: “On vous l’avait dit” et ainsi pouvoir mettre en application un grand programme de sanctions et oui, ils sont assez tordus pour faire cela et bien pire encore.

La plupart d’entre nous sait très bien que les gouvernements occidentaux se foutent royalement du peuple ukrainien. L’occident est là pour l’exploiter, purement et simplement, de la même manière que ce dont nous accusions les soviétiques de faire.

Bien que VT ne serait pas mécontent de voir les Russes entrer en ukraine afin de sécuriser l’endroit et arrêter les terroristes nationaux-socialistes d’Odessa… les vrais, mais le temps est venu maintenant de braquer le lance-flamme vers les Nations-Unies.

Il est aussi temps de laisser les citoyens américains et européens avoir leur dernière chance de foutre la trouille à leurs variés gouvernements corrompus.

Pourquoi? Parce que si le prix à payer politiquement et diplomatiquement pour tous ceux impliqués dans cette escalade ukainienne n’est pas infernal, alors nous ne faisons que contempler un modèle de ce qui sera utilisé contre nous lorsque les “élites” l’auront choisi et je peux vous garantir que cela se produira…

Jim W. Dean ]

VT voudrait remercier Mr. Engdahl pour cet excellent travail de journalisme d’enquête. Comme vous allez le lire ci-dessous, les merdias gardent ces deux mots de “Secteur Droit” hors de leur couverture des évènements, se révélant eux-mêmes ainsi comme complices et facilitateurs de ce qui se passe.

– Les activistes “pro-russes” n’avaient aucune arme, seulement des bâtons ou des battes.

– Les cocktails Molotov provenaient de l’extérieur du bâtiment

– Les radicaux pro-Kiev et anti-russes (ensuite identifiés comme membres du réseau Secteur Droit, Pravy Sektor) ont pris d’assaut le bâtiment syndicaliste et y ont pénétré de force en peu de temps.

– La femme dans la vidéo a dit qu’elle était avec trois autres femmes et environ un douzaine d’hommes et aussi avec deux hommes morts (asphyxiés par les fumées de l’incendie déclenché par les cocktails molotov) étaient dans une autre pièce. Les hommes amenèrent les deux cadavres aux femmes pour premiers soins, mais il était déjà trop tard… Ensuite ils ont réussi à bloquer l’entrée de leur pièce avec des meubles et des boîtes et ont put résister au forcage de la porte pendant environ 15 minutes.

– A ce moment, les 16 personnes barricadées ont entendu des coups de feu dans le couloir.

– Puis quelqu’un a frappé à la porte et a supplié qu’on les soustrait du couloir. Ils disaient qu’ils étaient aussi des activistes pro-autonomie (anti-Kiev).

-Après une brève discussion, les hommes dans la pièce voulurent enlever quelques meubles bloquant la porte, laissant une fente entrouverte pour évaluer la situation. C’est alors que les jeunes voyous (ils avaient menti) ont immédiatement commencé à tirer par la fente de la porte dans la pièce où se trouvaient les 16 personnes.

– La femme (de la vidéo) a regardé un des jeunes voyous dans les yeux. Il portait un masque noir et lui a tiré dessus avec son pistolet en rigolant, il l’a manqua, puis il cria à ses potes: “J’ai tué un Koloradin!”, argaud pour désigner ceux qui recherchent l’autonomie fédérale pour les provinces régionales.”

– Ensuite les voyous ont lancé peut-être 4 ballons contenant un gaz aérosol, puis 2 ou 3 minutes plus tard, le gaz faisait de l’effet sur plusieurs hommes, ils réussirent à casser la porte et à entrer dans la pièce.

-Ils ont alors tué immédiatement tous les hommes et ceux qui étaient encore vivant, ils les frappèrent à mort avec des gourdins en disant: “économisons les munitions et tuons les de la sorte…” Ces animaux ont aussi frappé les deux cadavres bien que les femmes criaient qu’ils éaient déjà morts…

-Puis ils discutèrent qu’ils voulaient emmener les morts à la cave

– Les quatre femmes implorèrent la pitié et cette femme (de la vidéo) leur a dit qu’elle avait un enfant en bas âge et donc…

– Les 4 femmes furent emmenées dans le couloir où régnaient un véritable enfer. Il y avait beaucoup de cadavres partout, y compris dans la cage d’escalier. Bon nombre des voyous trainaient les cadavres pour être emmenés à la cave en proférant de mauvaises blagues.

– Puis les criminels ont saisi une des femmes et l’ont emmené quelque part. Elle a entendu des cris puis plus rien.

– Puis la femme de la vidéo fut interrogée pendant environ 15 minutes. Les terroristes lui demandaient d’avouer qu’elle était russe, mais elle avait un passeport ukrainien avec une adresse à Odessa.

– Dans ce chaos indescriptible, elle a par la suite réussi à se sauver du bâtiment qui dès lors était entouré par les pompiers et la police. Les pompiers arrivèrent après 1h20, bien que la caserne se trouva de l’autre côté de la rue. Ils ont affirmé qu’ils avaient été bloqué par les terroristes.

Tous les politiciens ukrainiens de Kiev se félicitèrent du massacre de civils innocents et les terroristes ont obtenu des primes pour travail bien fait.

Dans les sous-sols du bâtiment furent retrouvés beaucoup de cadavres, d’autres simplement disparurent. Ceux qui avaient été emmenés dans les hôpitaux se dépéchèrent de fuir car la police secrète ukrainienne, le SBU, saisissaient toutes les données personnelles des gens hospitalisés afin d’obtenir vengeance plus tard.”

La vidéo en ukrainien:

http://www.youtube.com/watch?v=ovX9tVTq6KI

Une autre vidéo d’une autre source en anglais et un reportage similaire;

http://ersieesist.livejournal.com/813.html

Des derniers rapports des journalistes, la femme de la vidéo d’Odessa a été depuis menacée et recherche asile hors d’Ukraine de manière urgente.

Avec un soutien inconditionnel de Washington pour l’heure, le Pravy Sektor pense qu’il a carte blanche pour agir, terroriser les gens et commettre des crimes bestiaux.

Les derniers rapports tweetés par la correspondante et témoin occulaire de RT Irina Galouchko, qui rapporte depuis Odessa, disent que Ivan Katerinchuk, le chef de la police régionale dont certains disent qu’il fut instrumental dans les clashes de vendredi, a dit aux voyous terroristes du Secteur Droit à Odessa par la suite qu’il avait été sur la place Maïdan (où le Secteur Droit a contrôlé les manifestations d’une manière extrêmement violente) et qu’il “espérait que le Secteur Droit soit utile et diligent” (sic).

Il a ouvert son discours initial au public avec un chant traditionnel du Secteur Droit “gloire aux héros” et la foule de répondre traditionnellement en chœur “mort aux ennemis”.

[1] Après avoir été nommé nouveau directeur de la police régionale, Ketarinechuk a immédiatement déclaré que “le séparatisme est illégal, hors-la-loi, ainsi que sa propagande,” allocution qui fut bruyamment saluée par les bandits du Secteur Droit.[2]

Des rapporrts de témoins occulaires disent que des milliers de ces voyous du Secteur Droit et d’autres néo-nazis se rendent en Ukraine de l’Est et dans la région d’Odessa. Le 24 Avril, 8 jours avant le massacre d’Odessa par les criminels du Secteur Droit, Dimitri Yarosh, le chef d’une bande du Secteur Droit et leur candidat à la présidentiel (sic) a annoncé que le groupe avait déménagé son QG de Kiev dans l’Est de l’Ukraine.

“J’ai bougé mon QG à Dniepropetrovsk. Le but est de prévenir l’étendue de l’infection du Kremlin”, a annoncé Yarosh dans une conférence de presse sur les lieux.

Il a aussi reconnu la création d’une nouvelle brigade paramilitaire de quelques 800 terroristes entraînés et une unité spéciale combattante appelée “Donbass”.

Yarosh a ajouté que “nous coordonnons toutes nos actions avec le leadership du conseil national de la défense de l’Ukraine et le ministère des affaires intérieures et de la sécurité ukrainien.” Le chef de conseil national de défense et de la sécurité installé par le coup d’état est Andreï Parubiy un co-fondateur du parti national socialiste (nazi) d’Ukraine avec Oleh Tyahnybok, le chef virulent et antisémite du parti Svoboda.

Il est suspecté par des sources bien in formées que les combattants de l’unité Donbass incluent les membres de l’Assemblée Nationale Ukrainienne de l’auto-défense du peuple, formés par l’OTAN pour la “sale guerre” (NdT: style Chili de Pinochet et Argentine de Videla), qui a été engagée pour et par l’OTAN dans une sorte d’opération Gladio B depuis la dissolution de l’URSS, tuant des militaires russes et des civils en Tchétechénie et en Georgie et maintenant à la maison en Ukraine. Des médias locaux rapportent que l’unité Donbass comprendrait 800 criminels du même type que ceux qui ont massacré des civils innocents à Odessa le 2 Mai courant.

La scène est constituée pour que se produise une guerre civile totale en Ukraine orientale entre les quelques 10 millions de citoyens russophones et le reste du pays. Jusqu’ici les médias de masse occidentaux ont gardé un silence total sur le rôle des activités criminelles du Pravy Sektor dans ces évènements.

Que cette insanité ne se propage pas plus loin, car cela attirera à un moment donné Poutine à intervenir et alors, Victoria Nulland, Susan Rice, Samantha Power et le patron de la CIA John Brennan pourraient bien avoir leur guerre mondiale bien massacrante qu’ils appellent de leurs vœux pieux.

[i] RT, Ukraine’s far right leader moves HQ to the east, forms new squadron, RT.com, April 24, 2014,

http://rt.com/news/154452-right-sector-yarosh-unit/

[1] Irina Galushko, Tweets accessed in https://twitter.com/IrinaGalushkoRT

[2] Ibid.

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Ingérence occidentale en Ukraine… La Russie aurait « trahi le nouvel ordre mondial »…

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D’après un haut diplomate américain “La Russie a trahi le Nouvel Ordre Mondial”

 

Paul Joseph Watson

 

25 Avril 2014

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/top-u-s-diplomat-russia-has-betrayed-the-new-world-order/print/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le haut diplomate Christopher R. Hill dit que la réponse de la Russie à la crise ukrainienne signifie que Moscou a trahi le “nouvel ordre mondial” dont elle fut partie intégrante depuis 25 ans.

Dans un article pour la publication d’influence Project Syndicate, Hill, un ancien ambassadeur des Etats-Unis en Irak et en Corée du Sud, écrit que l’annexion de la Crimée par la Russie et la campagne “d’intimidation” contre Kiev a mis fin à cette période historique de 25 années, accusant Moscou de “régression, de récidivisme et de revanche.”

La définition de Hill du “nouvel ordre mondial” est l’implication de la Russie post-Glasnost dans les “institutions occidentales, d’économie de marché et de démocratie parlementaire multi-partite”.

“Ce nouvel ordre mondial a tenu pendant près de 25 ans, mis à part la brève incartade de la Russie en Georgie d’Août 2008 (un conflit généralement vu comme déclenché par le régime georgien inconscient), l’accord et l’engagement de la russie au “nouvel ordre mondial”, bien que problématique, fut un des grands accomplissements de l’ère post-guerre froide”, écrit Hill.

Hill, qui est un conseiller avec Albright Stonebridge Group, une “entreprise stratégique globale” avec des tentacules profondément ancrés à la Maison blanche et au ministère des Affaires étrangères, accuse Moscou de faire revivre les jours de l’empire soviétique, ajoutant que “La Russie ne semble plus intéressée à ce que l’occident avait à offrir ces 25 dernières années, un statut spécial avec l’OTAN, des relations privilégiées avec l’Union Européenne et un partenariat dans les réalisations diplomatiques internationales.”

Argumentant que les sanctions occidentales (sur la Russie) ont peu de chance d’avoir un impact, Hill estime que l’OTAN devrait se préparer pour le long terme, avertissant que la Russie “cherchera de causer des troubles similaires parmi ses anciens “alliés” de l’URSS, invoquant l’invasion allemande de la Pologne en 1939 pour suggérer que Moscou pourrait lancer des agressions contre des nations de l’Europe de l’Est.

L’estimation de Hill que la russie a tourné le dos au “nouvel ordre mondial” illustre comment Moscou recherche à mener une faction alignée sur le BRICS qui posera une menace majeurs au futur unipolaire envisagé par les Etats-Unis et l’OTAN.

En d’autres termes, que la Russie le veuille ou non, “l’élite” occidentale est en train de façonner une nouvelle guerre froide et le monde entre peut-être dans sa période la plus dangereuse depuis la crise des missiles de Cuba.

Crimée russe… début d’un mur de Berlin à l’envers ?…

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Très bonne analyse de T. Meyssan sur la situation au delà de l’Ukraine et de la Crimée: Y a t’il un effet boule de neige en vue ? Bon nombre de nations commencent à sérieusement penser à tourner le dos à l’UE et l’empire pour rejoindre Moscou et la Russie. A l’heure où l’empire anglo-américain et ses satellites devient de plus en plus totalitaire, le moment où scientifiques, intellectuels et dissidents de tout horizon demanderont l’asile politique à la Russie (comme Edward Snowden…) n’est sans doute plus bien loin.

L’Archipel du Goulag occidental est en marche, mais ne gagnera pas…

— Résistance 71 —

 

Le basculement de la Crimée est-il le premier d’une longue série ?

 

Thierry Meyssan

 

24 mars 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article182898.html

 

Au-delà des pleurs emphatiques de l’Occident face à l’adhésion de la Crimée à la Fédération de Russie, le vrai enjeu est de savoir s’il s’agit d’un événement orphelin ou s’il préfigure le basculement de l’Europe orientale vers Moscou. N’ayant plus que l’asservissement à la bureaucratie bruxelloise à offrir, Bruxelles craint que ses actuels clients soient attirés par la liberté et l’argent de Moscou.

Les Occidentaux s’époumonent à dénoncer l’« annexion militaire » de la Crimée par la Russie. Selon eux, Moscou, revenant à la « doctrine Brejnev », menace la souveraineté de tous les États qui furent membres non seulement de l’ex-URSS, mais aussi du Pacte de Varsovie, et s’apprête à les envahir comme il le fit en Hongrie en 1956 et en Tchécoslovaquie en 1968.

Est-ce bien vrai ? Manifestement, les mêmes Occidentaux ne sont pas convaincus de l’imminence du danger. S’ils assimilent en paroles l’« annexion » de la Crimée par Vladimir Poutine à celle des Sudètes par Adolf Hitler, ils ne pensent pas que l’on se dirige vers une Troisième Guerre mondiale.

Tout au plus ont-ils pris des sanctions théoriques contre quelques dirigeants russes —y compris criméens— en bloquant leurs comptes, au cas ou ils voudraient en ouvrir dans des banques occidentales, ou en leur interdisant d’y voyager, si l’envie leur en prenait. Le Pentagone a bien envoyé 22 avions de combats en Pologne et dans les États baltes, mais il n’a pas l’intention de faire plus que cette gesticulation, pour le moment.

Que se passe t-il au juste ? Depuis la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, et le sommet de Malte qui l’a suivie, les 2 et 3 décembre, les États-Unis n’ont cessé de gagner du terrain et, en violation de leurs promesses, de faire basculer un à un tous les États européens —sauf la Russie— dans l’Otan.

Le processus a débuté quelques jours plus tard, à la Noël 1989, avec le renversement des Ceaușescu en Roumanie et leur remplacement par un autre dignitaire communiste subitement converti au libéralisme, Ion Iliescu. Pour la première fois, la CIA organisait un coup d’État aux yeux de tous, tout en le mettant en scène comme une « révolution » grâce à une nouvelle chaîne de télévision, CNN International. C’était le début d’une longue série.

Une vingtaine d’autres cibles allaient suivre, souvent par des moyens tout aussi frauduleux : l’Albanie, l’Allemagne de l’Est, l’Azerbaïdjan, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Croatie, l’Estonie, la Géorgie, la Hongrie, le Kosovo, la Lettonie, la Lituanie, la Macédoine, la Moldavie, le Monténégro, la Pologne, la Serbie, la Slovaquie, la Slovénie, la Tchéquie et l’Ukraine.

Aucun document ne fut signé lors du sommet de Malte, mais le président Bush Sr., conseillé par Condoleezza Rice, prit l’engagement oral qu’aucun membre du Pacte de Varsovie ne serait accepté dans l’Otan. En réalité, l’Allemagne de l’Est y entra de facto, par le simple jeu de son adhésion à l’Allemagne de l’Ouest. La porte étant ainsi ouverte, ce sont aujourd’hui 12 États ex-membres de l’URSS ou du Pacte de Varsovie qui y ont adhéré et les autres qui sont en attente de rejoindre l’Alliance.

Cependant, « les meilleures choses ont une fin ». La puissance de l’Otan et de son versant civil, l’Union européenne, vacille. Certes l’Alliance n’a jamais été si nombreuse, mais ses armées sont peu efficaces. Elle excelle sur de petits théâtres d’opération, comme en Afghanistan, mais ne peut plus entrer en guerre contre la Chine, ni contre la Russie, sans la certitude de perdre comme on l’a vu en Syrie cet été.

En définitive, les Occidentaux sont stupéfaits de la rapidité et de l’efficacité russes. Durant les jeux Olympiques de Sotchi, Vladimir Poutine n’a stoïquement livré aucun commentaire sur les événements de la place Maidan. Mais il a réagi dès qu’il a eu les mains libres. Chacun a pu alors constater qu’il abattait des cartes qu’il avait préparées durant son long silence. En quelques heures, des forces pro-russes ont neutralisé les forces pro-Kiev de Crimée tandis qu’une révolution était organisée à Semferopol pour porter au pouvoir une équipe pro-russe. Le nouveau gouvernement a appelé à un référendum d’autodétermination qui a enregistré une immense vague pro-russe, population tatare incluse. Puis, les Forces officielles russes ont fait prisonniers avec leurs matériels les soldats se réclamant encore de Kiev. Tout cela sans tirer un coup de feu, à l’exception d’un sniper ukrainien pro-Otan qui fut arrêté à Semferopol après avoir tué une personne de chaque bord.

Il y a vingt ans, les mêmes Criméens auraient certainement voté contre la Russie. Mais aujourd’hui, leur liberté est bien mieux assurée par Moscou que par Kiev, où un tiers du gouvernement revient aux nazis et les deux autres tiers aux représentants des oligarques. En outre, leur économie en faillite a immédiatement été relevée par la Banque de Russie, tandis que, malgré le FMI et les prêts des États-Unis et de l’UE, Kiev est condamné à une longue période de pauvreté. Il n’était pas nécessaire de parler russe pour faire ce choix et, malgré la propagande occidentale, les musulmans Tatars l’ont fait comme les russophones. C’est également le choix de 88 % des militaires ukrainiens stationnés en Crimée, qui se sont ralliés à Moscou avec la ferme intention de faire venir leurs familles et de leur obtenir la nationalité russe. C’est aussi le choix de 82 % des marins ukrainiens qui se trouvaient en mer, trop heureux de pouvoir devenir Russes, ils se sont ralliés à Moscou avec leurs bâtiments sans y être contraints d’aucune manière.

La liberté et la prospérité, qui ont été les arguments de vente de l’Occident depuis presque 70 ans, ont changé de camp.

Il ne s’agit pas d’affirmer ici que la Russie est parfaite, mais de constater que pour les Criméens et en réalité pour la plupart des Européens, elle est plus attractive que le camp occidental.

C’est pourquoi l’indépendance de la Crimée et son adhésion à la Fédération de Russie marquent le retour du balancier. Pour la première fois, un peuple ex-soviétique décide librement de reconnaître l’autorité de Moscou. Ce que craignent les Occidentaux, c’est que cet événement ait un effet comparable à la chute du Mur de Berlin, mais dans l’autre sens. Pourquoi ne verrait-on pas des États membres de l’Otan —comme la Grèce— ou simplement de l’Union européenne —comme Chypre— suivre le même chemin ? Le camp occidental se déliterait alors et sombrerait dans une très forte récession —comme la Russie d’Eltsine—.

En outre, la question de la survie des États-Unis ne manquerait pas de se poser. La dissolution de l’URSS aurait dû entrainer celle de son ennemi et néanmoins partenaire, ces deux super-puissances n’existant que l’une face à l’autre. Or, il n’en fut rien. Washington étant débarrassé de son compétiteur se lança à la conquête du monde, globalisa l’économie et installa un Nouvel Ordre. Il fallut deux ans et un mois à l’Union soviétique pour se dissoudre après la chute du Mur de Berlin. Verrons-nous bientôt la dissolution des États-Unis et de l’Union européenne en plusieurs entités, ainsi que l’enseigne Igor Panarin à l’Académie diplomatique de Moscou ? L’effondrement sera d’autant plus rapide que Washington réduira ses subventions à ses alliés et Bruxelles ses fonds structurels.

Personne ne doit craindre l’attractivité de la Russie, car c’est une puissance impériale, mais pas impérialiste. Si Moscou a tendance à rabrouer les petits pays qu’il protège, il n’entend pas étendre son hégémonie par la force. Sa stratégie militaire est celle du « déni d’accès » à son territoire. Ses armées sont les premières au monde en termes de défense anti-aérienne et anti-navale. Elles peuvent détruire des flottes de bombardiers et de porte-avions. Mais elles ne sont pas équipées pour partir à la conquête du monde, ni déployées dans quantité de bases extérieures.

Il est particulièrement étrange d’entendre les Occidentaux dénoncer l’adhésion de la Crimée à la Fédération de Russie comme contraire au droit international et à la Constitution ukrainienne. N’est-ce pas eux qui démembrèrent l’URSS et le Pacte de Varsovie ? N’est-ce pas eux qui rompirent l’ordre constitutionnel à Kiev ?

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, déplore une prétendue volonté russe de « couper l’Europe en deux ». Mais la Russie s’est débarrassée de la dictature bureaucratique soviétique et n’entend pas restaurer le Rideau de fer. Ce sont les États-Unis qui veulent couper l’Europe en deux pour éviter l’hémorragie vers l’Est. La nouvelle dictature bureaucratique n’est plus à Moscou, mais à Bruxelles, elle se nomme Union européenne.

D’ores et déjà, Washington tente de fixer ses alliés dans son camp, il développe sa couverture de missiles en Pologne, en Roumanie et en Azerbaïdjan. Il ne fait plus mystère que son « bouclier » n’a jamais été destiné à contrer des missiles iraniens, mais est conçu pour attaquer la Russie. Il tente aussi de pousser ses alliés européens à prendre des sanctions économiques qui paralyseraient le continent et pousseraient les capitaux à fuir… aux États-Unis.

L’ampleur de ces ajustements est telle que le Pentagone examine la possibilité d’interrompre son « pivot vers l’Extrême-Orient », c’est-à-dire le déplacement de ses troupes d’Europe et du Proche-Orient pour les positionner en vue d’une guerre contre la Chine. Quoi qu’il en soit, toute modification de sa stratégie à long terme désorganisera encore plus ses armées sur le court et le moyen terme. Moscou n’en demandait pas autant, qui observe avec volupté les réactions des populations de l’Est de l’Ukraine et, pourquoi pas, de la Transnistrie.

Résistance politique: Referendum en Crimée.. La Russie droite dans ses bottes

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La Russie réfute les accusations occidentales sur le referendum en Crimée

 

Press TV

 

14 mars 2014

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2014/03/14/354687/russia-slams-west-over-crimea-vote/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Russie a réfuté véhémentement les accusations de l’occident disant que le referendum à venir dans la région stratégique de Crimée en Ukraine, est illégal.

Le président russe Vladimir Poutine a réfuté les accusations au cours d’une conversation téléphonique avec le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon.

Le président russe a “souligné que la décision de procéder au referendum correspond totalement aux normes de la loi internationale et de la charte des Nations-Unies”, a annoncé le Kremlin vendredi.

A la suite de sa conversation téléphonique avec Poutine, Ban a dit aux journalistes que les deux côtés “ont discuté du besoin de travailler à une solution politique juste et durable” en Ukraine.

La situation et les émotions se sont durcies au sujet de ce referendum à venir en Crimée”, a dit Ban.

 “Ce en quoi je suis concerné est qu’il ne devrait pas y avoir de mesures et de décisions précipitées qui pourraient avoir un impact sur la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Ceci a été mon message consistant en accord avec les provisions de la charte de l’ONU,” a dit la patron de l’ONU.

Vendredi, la Russie en a appelé à l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération Européenne (OSCE) pour qu’elle envoie des observateurs superviser le referendum de sécession dans la région de Crimée, ajoutant que la mission de l’OSCE devrait être approuvée par les leaders régionaux de la péninsule stratégique de la Mer Noire.

Le premier ministre de Crimée Sergueï Aksionov a dit jeudi que plus de 80% de la population de Crimée soutenait la sécession de l’Ukraine pour devenir une partie de la Fédération de Russie.

La Russie a déjà pris position et soutient le referendum, disant que le peuple de Crimée doit décider lui-même de son futur.

Quoi qu’il en soit, le nouveau gouvernement auto-proclamé pro-occidental de Kiev a averti qu’il ne laisserait partir la Crimée sous aucun prétexte, ajoutant que la région demeurerait partie du territoire ukrainien.

La Crimée est devenue le point de tension phare depuis que l’ancien président ukrainien Victor Ianoukovitch a été évincé du pouvoir le mois dernier suite à 3 mois de manifestations et d’émeutes dans les rues de Kiev et autres villes ukrainiennes.

L’Ukraine est bloquée par une crise politique depuis novembre 2013, lorsque Ianoukovitch ne signa pas un accord d’association avec l’Union Européenne et ce en faveur de liens plus étroits avec la Russie.

Crise ukrainienne: De l’ingérence de l’occident…

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Cet article de Georges Stanéchy est à mettre en parallèle avec notre analyse sur la question. Les deux articles étant complémentaires à notre sens.

— Résistance 71 —

 

Ukraine: Le passing shot

 

Georges Stanéchy

 

5 mars 2014

 

url de l’article original:

http://stanechy.over-blog.com/2014/03/ukraine-le-passing-shot.html

 

« Vous n’avez pas été conçus pour vivre comme des bêtes
Mais pour faire preuve de courage et de savoir. »
Ulysse (1)

La « claque » !…

Expression jubilatoire de nos plus acharnés chroniqueurs russophobes dans nos médias. Trépignant d’excitation vengeresse en célébrant la réussite du coup d’Etat, renversant président et gouvernement élus de l’Ukraine.

« Poutine » venait, d’après ces analystes euphoriques, de recevoir une monumentale « claque ». Poutine « avait perdu la main », « s’était endormi » pendant les jeux de Sotchi, « surpris » par les évènements… Et autres sarcasmes et ricanements.

Sous-entendu, grâce à l’ingénieux stratagème organisé par les services spéciaux des pays de l’OTAN. Car, dans le fond, ces commentateurs ou « analystes » ne sont pas dupes. Ils mettent, tout simplement, en œuvre leur inépuisable servilité.

Tout le monde le sait, l’a compris : sur fond d’un incontestable mécontentement populaire face à la corruption du pouvoir politique, tous partis confondus, les violentes manifestations sur la place principale de Kiev n’était qu’une méthodique mise en scène. Animée, encadrée, par des commandos formés et équipés aux combats de rue, en cheville avec les médias de la propagande occidentale.

Avec pour objectif premier de bloquer toute évolution normale en cas de crise politique dans un pays à prétention « démocratique » : dissolution des institutions parlementaires ou représentatives défaillantes, et recours aux élections pour désigner de nouveaux responsables.

Pas de quoi s’étonner. Depuis des semaines le « Russia Bashing » battait son plein dans notre sphère médiatique. Ce mélange de désinformation paranoïaque : mensonge, mépris, calomnie, procès d’intention. Avec pour cible principale, la bête noire, le cauchemar des dirigeants occidentaux : Poutine.

Comment ne pas rire, là encore, si le contexte n’était aussi dangereux et dramatique, d’un tel niveau de cynique imbécilité ?…

En fait, nous venons d’assister à  la vieille recette des coups d’Etat organisés par les occidentaux. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, des décennies durant. Sur tous les continents. Se spécialisant par régions, dans leurs zones d’administration coloniale ou néocoloniale : Afrique dite « francophone » pour la France, « anglophone » pour le Royaume Uni. Amérique latine, Moyen-Orient ou Asie (Indonésie, Philippines, etc.), pour les Etats-Unis.

En évitant, à présent, de laisser les militaires au premier plan. Dans le meilleur des cas, sous couvert d’élections truquées.

Sauf, que l’Ukraine n’est pas la Côte d’Ivoire, le Nigéria, la Colombie ou le Nicaragua.

Ce fut, donc, le réveil… Style : lendemain de réveillon… S’il y eut « claque », le « retour de claque » fut fulgurant… Nos propagandistes, de fureur, en avalent leurs micros et prompteurs…

L’oligarchie occidentale titubant dans l’ivresse de sa mégalomanie se retrouve, en Ukraine, soudainement confrontée dans son « hubris« , cette démesure dans l’orgueil et le mépris de l’Autre, face à une implacable détermination architecturée sur une remarquable stratégie.

Choc d’autant plus démesuré, ou déséquilibré, que cette oligarchie, profondément corrompue, ne peut faire le poids devant un homme d’Etat, son gouvernement et ses collaborateurs, incarnant la souveraineté et les valeurs d’une Nation, au sens large, en pleine Renaissance.

L’Hubris de l’oligarchie occidentale

Trois tares accablent cette oligarchie, sclérosée dans sa mégalomanie :

i) L’analphabétisme géopolitique

Habituée à dominer, massacrer, piller, pays et populations sans défenses ou quasiment, elle en vient à oublier l’état du monde, sa rapide évolution, les nations et leurs origines. Prétendre provoquer la Russie dans ce qui constitue un de ses hauts lieux d’identité nationale, par ses racines historiques et culturelles, représente une totale méconnaissance des enjeux géopolitiques actuels.

C’est oublier que la fondation de la Russie  remonte au IX° siècle à Kiev. La Russie Kiévienne fondée par Oleg le Sage, la Rus’ de Kiev, en 882, y déplaçant la capitale de son  royaume depuis Novgorod.

Puissant Etat qui se permit d’attaquer Constantinople en 907 avec 80.000 guerriers, et 2000 embarcations. A défaut de prendre la ville, ils en repartirent les fourgons débordant d’or payé par Byzance, avec un traité de paix signé en 911 les autorisant à ouvrir un comptoir dans la cité et y commercer librement. Ce fut le premier traité international de la Russie avec un Etat étranger.

En 988, lors du règne de Vladimir le Grand, un missionnaire, Cyrille, réussit à convertir au christianisme ces rudes descendants de Vikings, les Varègues. La cathédrale Sainte-Sophie de Kiev a été construite par un des plus grands rois de cette dynastie, Iaroslav le Sage. Cette succession de monarques exceptionnels par leur courage et leurs compétences d’administrateurs avisés, sur les immenses territoires des grands fleuves de la Baltique à la Mer Noire, incarne, symbolise, le socle de la Russie.

Non, Monsieur Obama, « Mille ans d’Histoire » ne se balayent pas d’un effet de manche !… Il est vrai, qu’il y a 1000 ans, les Etats-Unis n’existaient pas…

L’Occident était pourtant prévenu.

Souvenons-nous en 2008, lors des JO de Pékin, les occidentaux avaient fomenté une attaque-surprise lancée depuis leur protectorat de Géorgie, armé et encadré par l’OTAN. Violente et traitreuse agression contre des membres de la Fédération Russe, Ossétie et Abkhazie, sur ses frontières du Caucase. (2)

Ce fut la raclée immédiate.

C’est oublier, aussi, deux principes fondamentaux de la stratégie, connus depuis des millénaires. Depuis Sun Tzu (3) :

=>   On n’agresse jamais une nation, qui ne vous souhaite aucun mal, sur son territoire. C’est l’échec assuré. Sun Tzu emploie le terme : « mortel ». (XI-10-225)

=>   Encore plus important : sous-estimer son adversaire est la certitude d’une défaite. (IX-46-212)

ii) L’illusion de la condescendance

Ce mépris, cette condescendance, attitude permanente des oligarques occidentaux et de leurs médias à l’égard de la Russie, illustrent l’expression récurrente de leur hystérie :
« Prendre ses désirs pour la réalité ».

Comment pouvait-on penser, une seule seconde, que les Russes « s’endormaient » dans la préparation ou la célébration des jeux de Sotchi et autres fadaises de la propagande ?… Depuis 2008, les Russes savaient qu’après le fiasco de leur aventure militaire, via la Géorgie, l’oligarchie occidentale organiserait une manœuvre de déstabilisation de l’Ukraine.

Eux aussi, ils ont leurs « War Room« , « Data Room« , moyens d’écoute et de repérage. Avec des dizaines de spécialistes, surveillant les opérations sur le terrain. Minute après minute. Avec organigrammes, photos, profils de tous les protagonistes, groupuscules et commandos. Agitations de tous les diplomates, intellectuels, ONG et journalistes, vrais et faux, des pays de l’OTAN. Venant déverser leur huile sur les feux du mécontentement, de la colère ou de la rue.

Relevés méticuleux des circuits de tous les mouvements d’argent. Corruptions des politiciens de tous les partis, responsables des services de police, officiers généraux de l’armée. Paiements « cash », lors des combats de rue, des mercenaires-agitateurs (30 € la journée, 35 € avec leur équipement personnel : casque, bouclier, barre de fer ; 5 € la bouteille incendiaire, etc.) : Business as usual… Identification, aussi, de ceux qui refusaient de se mettre à la solde des occidentaux pour encourager, répandre, le chaos.

C’est oublier que leurs services de renseignement sont parmi les plus performants. En Ukraine plus qu’ailleurs. N’oublions pas qu’ils étaient comme chez eux à la NSA, et qu’ils décortiquent semaine après semaine les « 2 millions » de  documents ramenés pas Snowden avec sa brosse à dent…

Alors, le tissage de la toile, par les services spéciaux (action psychologique et action militaire) des membres de l’OTAN ne pouvait échapper à leur vigilance. Surtout le théâtre d’ombres animé par les services américains, britanniques, et allemands. Et, tout aussi actifs en Ukraine : polonais. La Pologne étant frontalière, et puissance occupante pendant deux siècles (XV° – XVII° siècles) avec une importante influence dans la partie « Ouest » comme il est dit actuellement, par opposition à l’Est de l’Ukraine et à la Crimée.

Cette maîtrise du renseignement leur a permis de préparer un large éventail de ripostes en fonction du degré d’implication de l’OTAN, avec ses ramifications dans « l’économie-casino » : spéculations boursières, manipulations du marché des devises, etc. Dans une stratégie parfaitement planifiée. Au-delà d’une simple riposte, il convient en effet de maximiser les gains au détriment d’un agresseur imprévoyant, pris au piège de ses propres mésaventures et de son incurable mégalomanie.

Dérisoire illusion de l’arrogance occidentale…

iii)  Le fanatisme idéologique

Arrogance nourrie par une idéologie coloniale forgée au cours des siècles qui atteint, de nos jours, des dimensions délirantes. Sans contrepoids, du fait que les puissances régionales (Russie et Chine, principalement) évitent, pour le moment, toute confrontation déclarée. Les occidentaux assimilant, évidemment, cette attitude de retenue et de prudence à de la faiblesse.

En Ukraine, ils se sont crus ainsi tout permis pour renverser le gouvernement et installer leurs marionnettes. Utilisant pour cela tous les moyens.

Jusqu’aux groupes néonazis, très nombreux et bien organisés en Ukraine de l’Ouest. Violemment antirusses. Héritiers des 250.000 d’entre eux qui se sont engagés, lors de la deuxième guerre mondiale, dans les troupes allemandes. Dont certaines se sont férocement illustrées dans l’occupation de la Yougoslavie, défendue par les résistants de Tito.

Ce sont eux qui ont pris d’assaut le parlement, armes à la main, pour faire « voter  la destitution » du président…

En termes d’organisation et de montage opérationnel, ce coup d’Etat m’a renvoyé à celui de 1953 qui a renversé Mossadegh et son gouvernement, régulièrement élus. Sanctionnés par les anglo-américains pour avoir refusé la spoliation des ressources énergétiques de l’Iran. Même racaille de félons, repris de justice, gangsters et tueurs, pour abattre des institutions démocratiques. Bien sûr, la personnalité magnifique d’intégrité de Mossadegh n’a rien à voir avec celle, pitoyable, de l’incompétent Yanoukovich.

Natalia Vitrenko, blessée dans un attentat à la grenade lors de sa campagne à l’élection présidentielle de 1999, responsable d’un des partis politiques du pays (Parti Socialiste Progressiste d’Ukraine – PSPU), a dénoncé ce coup d’Etat :
« Washington et Bruxelles… ont organisé un coup de type Nazi, effectué par des insurgés, des terroristes et des politiciens… pour servir les intérêts de l’Occident »

[Washington and Brussels … used a Nazi coup, carried out by insurgents, terrorists and politicians … to serve the geopolitical interests of the West.]

L’américain Mike Whitney qualifie ce coup d’Etat de « plan le plus stupide d’Obama à ce jour » [Obama’s Dumbest Plan Yet] (4) :

« Obama & Co ont renversé le président démocratiquement élu, Viktor Yanoukovich, avec l’aide de l’ultra-droite, de groupes paramilitaires, de gangs néo-nazis, qui se sont emparés et ont brûlé des bâtiments du gouvernement, tué des policiers antiémeutes, et répandu le chaos et la terreur à travers le pays. »

[Obama and Co. have ousted Ukraine’s democratically-elected president, Viktor Yanukovych, with the help of ultra-right, paramilitary, neo-Nazi gangs who seized and burned government offices, killed riot police, and spread mayhem and terror across the country.]

Jean-Bernard Pinatel, ancien général de l’armée française, dans une analyse, rappelle les faits qu’omettent systématiquement les médias de la propagande en France (5):
« Un président démocratiquement élu en 2012, chassé de sa capitale par les manifestants de la place de Maïdan où l’on a vu se côtoyer des groupes paramilitaires ultranationalistes affichant des signes nazis et qui refusent l’Europe. »

Notre pays, inévitablement, suivant dans son habituel réflexe moutonnier, docile, le troupeau des bellicistes et de l’extrême-droite américaine. « Gauche » en tête, en rang par deux…

Au lieu de recommander l’apaisement et le respect des règles démocratiques, de rappeler qu’un « gouvernement de transition » n’a pas à légiférer ni procéder à des nominations  de responsables d’administration, mais se doit de préparer le plus rapidement possible des élections fiables, cette « gauche » se précipite dans la diabolisation de la Russie et de son président. Même José Bové : pathétique…

Quant à Bernard-Henri Lévy, du fond des abysses du ridicule, il provoque l’ironie d’Eric Zemmour s’étonnant de le voir soutenir des groupes néo-nazis et des coupeurs de gorge. Mais, à force de répéter : « Ce qui est bon pour Israël… ». N’en perd-il pas la boussole ?…

En fait, tous ces zélés propagandistes appliquent à la lettre les directives du plan élaboré dans les années 1990 par Zbigniew Brzezinski et ses acolytes, suite à la disparition de l’Union Soviétique. Programmant la déstabilisation et l’éclatement de la Russie. Dont les grandes lignes, dans une provocante impudence, ont été publiées fin 1997 (6) :
 “A Geostrategy for Eurasia”.

Il y est stipulé, avec précision, que la Russie doit être divisée en trois entités : Russie Européenne (European Russia), République Sibérienne (Siberian Republic), et République d’Extrême-Orient (Far Eastern Republic)… L’avantage de cette partition serait une Russie « moins susceptible d’une mobilisation impériale » […“ a decentralized Russia would be less susceptible to imperial mobilization”].

Ce projet géopolitique à long terme structure, en conséquence, la russophobie médiatique et les manœuvres incessantes de déstabilisation de ce pays. D’autant que son opposition, exprimée dans ses votes au Conseil de Sécurité, aux récentes aventures guerrières de l’OTAN à l’encontre de la Syrie et de l’Iran, tout particulièrement, ont enragé les grands timoniers de cette géopolitique de la soumission et de la prédation de la planète à leur seul profit.

On comprend mieux l’acharnement de la coordinatrice des opérations du coup d’Etat en Ukraine, Victoria Nuland, contre l Russie. Son activisme effréné, caricatural, hystérique, l’avait même amenée à distribuer des cookies aux manifestants, complaisamment photographiée, sur la principale place de Kiev, en décembre dernier. Jusqu’à reconnaître officiellement que le budget de déstabilisation de l’Ukraine, qualifié de « promotion de la démocratie », s’élevait à 5 milliards de dollars (oui : milliards…), sur deux décennies (7).

Elaborant, tel un chef cuisinier choisissant avec soin ses ingrédients, le futur gouvernement et ses titulaires dans un échange avec l’ambassadeur américain à Kiev, Geoffrey Pyatt.  Insultant, au passage, l’Union Européenne, témoignant du mépris du gouvernement américain, dans la plus extrême des vulgarités : « Fuck the EU » (8).

Véritable pièce d’anthologie sur la préparation des coups d’Etat, cette conversation téléphonique a été piratée et mise en ligne sur internet. Figurant dans une vidéo téléchargeable (avant censure…), intitulée  ‘Maidan Puppets’ [Les Marionnettes de Maidan (la place centrale de Kiev)]. (9)

Depuis, elle s’est excusée auprès de ses collègues européens. Mais, pas auprès du peuple Ukrainien.

Ajoutons, pour la petite histoire, qu’elle est mariée à Robert Kagan. Pour ceux qui s’en souviennent, hôte permanent des grands débats sur nos chaînes de TV « publiques », notamment sous la houlette de la « directrice de l’information » de l’époque Arlette Chabot, lors de l’invasion de l’Irak. Islamophobe halluciné, chargé de vendre, à l’opinion publique française, la nécessité de réduire l’Irak en poussière pour la défense de « Notre Civilisation »…

En fin de compte, ce coup d’Etat, cette provocation, représentent, pour la Russie, l’occasion rêvée, sur un plateau, de marquer un coup d’arrêt à cette pathologie des oligarques occidentaux. De donner une réelle leçon de géopolitique à cette bande de voyous, fanatiques, hyperviolents, prédateurs sanguinaires et cruels, multipliant destruction, souffrance, désespoir, de tant de peuples et nations.

Coup pour coup

Nos « chroniqueurs-analystes » n’ont rien compris… Loin d’administrer une « claque », les dirigeants occidentaux, infatués, trop sûrs d’eux-mêmes, se sont retrouvés dans un contexte qui les dépassait par ses enjeux mal évalués.

En résumé, la métaphore d’une partie de tennis aidant, ils se sont précipités au filet, frappant de toutes leur énergie, certains de marquer le point. Sauf que Poutine, maîtrisant parfaitement la vision du jeu, reprenant la balle au bond, a répliqué par un magistral passing-shot, hors de leur portée. Brillant gagnant. Sans effort…

i)  Présomptueuse montée au filet

L’Ukraine traverse le même état de décomposition que la Russie sous Eltsine. Pourrie de corruption, largement alimentée par l’Occident, entretenue par des oligarques locaux. Noyautée, manipulée, par une multitude d’ONG « bidons », dont la vocation est de déstabiliser, fragiliser, fracturer, la société civile exaspérée par l’incurie de sa classe dirigeante.

La Russie, tout en connaissant ces mécanismes, ne pouvait intervenir : elle serait immédiatement accusée de vouloir reconstruire l’Empire Soviétique ou, dans le meilleur des cas, l’Empire Russe. Pour reprendre les clichés de la propagande russophobe… Dans l’attente d’une réforme constitutionnelle et l’arrivée d’une nouvelle génération de dirigeants, ne lui restait donc qu’une solution : attendre l’écroulement du système politique actuel, préalable à une mutation, tout en sauvegardant au mieux ses intérêts et ceux de la population Russe dans le pays.

A la faveur de cette situation, avec la complicité des responsables politiques soudoyés, cet important marché, de 45 à 50 millions d’habitants selon les recensements, était progressivement pénétré, pour ne pas dire gangréné par les intérêts étrangers.

Notamment les meilleures terres agricoles, accaparées par des sociétés occidentales, transformées en monoculture intensive, hyper-mécanisée, dont la production est uniquement destinée aux marchés internationaux spéculatifs (le blé, tout particulièrement). Avec les métastases habituelles : aucune création d’emplois, marges bénéficiaires encaissées à l’étranger, et dissimulées dans les paradis fiscaux.

Cette spoliation devait être accélérée, beaucoup d’entreprises et de services publics restant à privatiser. Les requins de la « mondialisation » se délectant, à l’avance, du plantureux festin.

A la perspective, mirobolante, de se saisir à bon compte, c’est-à-dire pour une poignée de cacahuètes, du pôle industriel des villes de l’Ukraine de l’Est (Kharkov, Donetsk, etc.). Un des premiers d’Europe centrale : métallurgie (une aciérie est déjà intégrée dans le groupe Mittal) et alliages, mécanique et transformation (matériel de transport, agricole), agroalimentaire, etc. Très lié, pour ses débouchés, au marché Russe fortement demandeur.

Signe évident : le « gouvernement désigné par les gangs de la rue », a immédiatement nommé 18 nouveaux gouverneurs dans les provinces. Dont deux « oligarques- milliardaires » (en euros), œuvrant dans les coulisses du pouvoir depuis la « révolution orange ». Spécialement affectés à la préparation des « privatisations » dans les régions industrielles de l’Est, en tant que fondés de pouvoir des groupes occidentaux (10) :

   Igor Kolomoysky pour l la region de Dnepropetrovsk

   Sergey Taruta pour la region de Donetsk

ii)  Fatale erreur d’appréciation

Toutefois l’Occident, emporté par la voracité de ses affairistes et le fanatisme de ses idéologues, a franchi deux « lignes rouges ». Ce qu’il n’aurait jamais dû faire. Provocation, prétention, action, projet, inacceptables pour la Russie : véritable « Casus Belli » ! Fatale erreur d’appréciation :

=>  Remettre en cause la base navale de Sébastopol
Son gouvernement fantoche sous le bras, l’Occident allait rapidement faire dénoncer le contrat de bail (il avait fait « voter » une loi pour supprimer l’usage et l’enseignement de la langue Russe !…) liant l’Ukraine et la Russie pour la location de la base navale de Sébastopol. Célèbre, vénérée par les Russes, pour sa résistance héroïque face aux troupes allemandes pendant la seconde guerre mondiale.

D’où sont partis, ne l’oublions pas, les bâtiments de la marine Russe venus s’interposer entre les forces de l’OTAN et la Syrie. L’objectif étant de fermer ces imposantes installations militaires pour affaiblir le dispositif de défense et de dissuasion de la Russie.

=>  S’emparer du pôle aéronautique et spatial Russo-Ukrainien

Situé en Ukraine de l’Est (Kharkov, principalement), enjeu stratégique majeur : les occidentaux s’apprêtaient à faire main basse, à partir de rapides opérations « privatisation-escroquerie », sur un des plus importants pôles de haute technologie de la planète dans le domaine aéronautique et spatial. Indissolublement fusionné, depuis des décennies, avec l’industrie de la défense et de l’armement de la Russie.

Exemple : à la pointe de l’innovation et de la prouesse technique, le constructeur d’avions Antonov qui vient de lancer le plus agros avion de transport existant sur le marché avec l’impressionnant An-225.

Prétention occidentale aussi stupide que le serait celle des Russes voulant s’emparer d’une partie des bureaux d’études et des installations de fabrication de Boeing ou de Lockheed Martin…

iii)  Imparable passing-shot

Face à ce coup d’Etat, ce coup de force, les Russes bénéficient du soutien de la totalité de l’opinion publique internationale, hors formatage de celles des pays de l’OTAN asphyxiées de propagande. Unanimement détestés pour leurs incessantes manifestations d’arrogance et campagnes de violence armée, sous les prétextes les plus mensongers.

Plus important, ils ont le support actif des chancelleries des principaux pays du monde. A commencer par la Chine qui a officiellement déclaré le 3 mars 2014 sa solidarité.

Endettés jusqu’au coup, croulant sous le chômage exponentiel, brandissant leurs ineptes menaces de « sanctions économiques », sans foi, ni loi, habitués à ne pas respecter le droit international, les occidentaux ont beau multiplier postures et grands airs, s’agiter et aboyer : ils sont coincés. Pris au piège, comme des rats.

Ou, ils acceptent la légalité en Ukraine, élections fiables et non pas « dictature des gangs de rue » agissant pour le compte de l’oligarchie occidentale, reconnaissent les intérêts civils et militaires de la Russie.

Ou, Poutine double la mise. Emportant immédiatement deux superbes lots, sous le nez des oligarques de l’OTAN :

=>   La Crimée. Donnée en cadeau par Khrouchtchev à l’Ukraine en 1954, retournant à la mère-patrie. D’abord par une autonomie renforcée, évoluant vers l’indépendance, s’achevant par l’intégration à la Fédération Russe. Ce que souhaitent les habitants Russes de Crimée. La Russie sécurisant ainsi sa base navale de Sébastopol, sans avoir à renouveler de bail.

=>   L’Ukraine de l’Est. Peuplée majoritairement de Russes souhaitant, eux aussi, rejoindre la Fédération Russe. Rejetant en masse le « gouvernement des casseurs » de Kiev. Surtout, depuis les velléités du « nouveau gouvernement » de vouloir interdire la langue Russe.

Par une sécession en réactivant, sous une forme actualisée, l’éphémère République de Donetsk-Krivoï-Rog proclamée le 11 février 1918. Elle avait eu pour capitales successives : Kharkov et Louhansk. Avant d’être fondue dans l’Union Soviétique.

Elle suivrait la même évolution que la Crimée dans son rattachement à la Fédération Russe. Laissant, la partie Ouest de l’Ukraine à sa russophobie, et aux délices des « plans d’austérité » du paradis de l’UE…

Ainsi l’arrogance, l’inculture, l’obscurantisme, la stupidité, des castes au pouvoir en Occident ont fait de Poutine et de la Russie les vainqueurs, toutes catégories, de l’imbécile confrontation qu’ils ont organisée en Ukraine…

Pour se rassurer, les incrédules sous perfusion de la propagande OTANesque, persuadés de l’invasion par la méchante Russie d’un pays au gouvernement démocratiquement désigné par les « gangs de la rue », vertueusement défendu par les pays occidentaux, considèreront que tout ce que j’énonce n’est que « politique-fiction ».

Avec raison, peut-être ?…

Sauf sur un point, en dépit de leur déni forcené, grotesque d’obstination : Vladimir Poutine est indubitablement un « Homme d’Etat ». D’une exceptionnelle envergure par sa vision politique, sa pondération, sa ténacité et son courage.

 

Son pays et le présent siècle lui devront beaucoup…

Coup d’état en Ukraine: Tireurs embusqués à la solde des leaders de Maïdan ont tiré sur manifestants ET policiers…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , on 6 mars 2014 by Résistance 71

Confirmé donc… Prochaine étape: Les tireurs étaient membres d’une cellule fasciste du réseau secret de l’OTAN « Gladio / Stay Behind ». L’enjeu stratégique en Ukraine est énorme pour les deux côtés et à ses frontières… La Russie de Poutine ne lâchera pas le morceau !…

— Résistance 71 —

 

D’après une conversation téléphonique fuitée de Catherine Ashton, les tireurs embusqués de Kiev étaient enrôlés par les leaders de la place Maïdan

 

RT

 

5 mars 2014

 

url de l’article:

http://rt.com/news/ashton-maidan-snipers-estonia-946/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Mise à jour: Le ministre estonien des AE confirme l’authenticité de la conversation téléphonique entre lui-même et la ministre européenne des AE Christine Ashton

http://rt.com/news/estonia-confirm-leaked-tape-970/

 

Les tireurs isolés qui ont fait feu sur les manifestants et les policiers à Kiev étaient apparemment payés par les leaders de Maïdan, d’après les informations révélées par une conversation téléphonique fuitée entre la ministre des AE de l’UE Catherien Ashton et le ministre des AE estonien.

Il y a maintenant de plus en plus de compréhension du fait que Ianoukovitch n’était pas derrière les tireurs, mais quelqu’un de la nouvelle coalition”, a dit Urmas Paet durant la conversation.

Je pense que nous voulons faire une enquête. Je veux dire, je n’avais pas compris, c’est intéressant. Grand Dieu”, a répondu Ashton.

L’appel téléphonique s’est produit après la visite à Kiev du ministre des AE estonien urmas Paet le 25 Février dernier, suivant les grosses échauffourées entre les manifestants pro-UE et les forces de sécurité dans la capitale ukrainienne.
Paet a aussi rappelé sa conversation avec un médecin qui traita ceux touchés par les tireurs embusqués à Kiev. Elle a dit que les manifestants et les policiers avaient été touchés par les mêmes personnes/tireurs.

deuxièmement, ce qui était très dérangeant, est que cette même Olga (Bogomolets) a aussi dit que toutes les preuves montrent que les personnes qui furent tués par les tireurs des deux côtés, parmi les policiers et les manifestants, que ce fut le travail des mêmes tireurs”, a insisté le ministre estonien.

Ashton réagît alors à l’information en disant: “Et bien, ouais… c’est… c’est terrible.”

Puis elle m’a montré des photos et elle a dit qu’en tant que médecin, elle peut dire que c’est la même écriture, le même type de balles et qu’il est très dérangeant que maintenant la nouvelle coalition, ils ne veulent pas enquêter sur ce qu’il s’est vraiment passé,” a dit Paet.

Olga Bogomolets était la principale doctoresse de la clinique mobile de la place Maïdan lorsque les manifestations ont sombré dans la violence à Kiev. Elle a soigné les gravement blessés et aida à organiser leur transport vers des pays voisins qui avaient exprimé leur désir de traiter ceux qui avaient été gravement blessés. Dès le départ, Olga avait rendu les tireurs embusqués responsables des blessures et des morts. Elle a refusé la position de vice ministre ukrainienne pour les affaires humanitaires qui lui fut offerte après la mise en place du régime post-coup. Le ministre estonien des AE a qualifié cette affaire des tireurs de Maïdan de “dérangeante” et a ajouté “cela est un discrédit dès le départ” pour le nouveau pouvoir ukrainien. Ses impressions de ce qu’il a vu durant cette journée de visite à Kiev sont “la tristesse” a dit Paet pendant la conversation. Il a insisté sur le fait que le peuple ukrainien ne fait pas confiance aux leaders de Maïdan, car tous les politiciens qui vont rejoindre le nouveau gouvernement “ont tous un passé entaché”.

Le fichier (de la conversation téléphonique) fut apparemment téléchargé sur la toile par des officiers du SBU (services de sécurité ukrainien) demeurés loyaux au président évincé Victor Ianoukovitch, ceux-ci ont hacké les téléphones de Paet et d’Ashton et intercepté la conversation.

94 personnes ont été tuées et plus de 900 autres blessées durant les affrontements entre la police et les manifestants sur la place Maïdan de Kiev le mois dernier.

 

Ingérence impérialiste en Ukraine: Les banksters à l’ouvrage pour le pillage de l’Ukraine…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 5 mars 2014 by Résistance 71

L’Ukraine tombe sous le coup des banquiers fascistes

 

Dean Henderson

 

4 mars 2014

 

url de l’article:

http://deanhenderson.wordpress.com/2014/03/04/ukraine-falls-under-fascist-bankster-thumb/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Leurs terroristes d’Al Qaïda lourdement défaits par les forces du Hezbollah en Syrie, les banksters de la City de Londres ont tourné leurs vues sur une Ukraine riche en ressources. Ils savaient que le président russe Vladimir Poutine serait tenu par les JO de Sotchi, ainsi que par le barrage de menaces et de propagande mené à ses dépends par ces sionistes fascistes diaboliques et leurs larbins des médias occidentaux.

C’est le modus operandi des banksters qui ont un temps et des finances illimités à leur disposition. Ils attaquent là où ils voient une opportunité, se retirent lorsque mis en échec ou battus, puis attaquent un autre secteur de la planète quelques jours plus tard, le tout basé sur la vulnérabilité et les ressources.

L’Ukraine a déclaré son indépendance de l’ancienne URSS en 1990. En 2004-05, des ONG occidentales ont travaillé avec des membres de la CIA, du Mossad et du MI6 britannique pour déclencher une fausse révolution colorée, dite “révolution orange”. Victor Youchenko devint premier ministre, mais fut empoisonné durant la campagne. Les médias occidentaux blâmèrent la Russie, mais ceci fut vraisemblablement une opération du Mossad, puisque celle qui prît alors sa succession fut Youlia Tymochenko, qui était bien plus alliée des banksters en tant que milliardaire bien à droite.

Tymochenko avait co-mené la révolution orange et est une des personnes les plus riches d’Ukraine. En 2005, la magazine Forbes l’avait nommé la 3ème femme la plus puissante au monde. En 2007, elle vint aux Etats-Unis pour rencontrer le vice-président Dick Cheney et la conseillère d’alors à la sécurité Condolizza Rice , afin de parler énergie. Tymochenko devint riche en tant qu’exécutrice au sommet d’une grosse entreprise de gaz naturel. L’Ukraine se retrouvait branchée dans la force politique énergétique de Dick Cheney, celle-là même qui ouvrit le monde à l’exploration pétrolière et gazière dérégulée, incluant la fracturation hydraulique. Tymochenko a privatisé 300 entreprises d’état durant son règne au sommet de l’état ukrainien.

Mais le peuple ukrainien a senti l’enfumage.

En 2010, il vota pour le premier ministre Victor Ianoukovitch avec 48% des suffrages, Son parti des régions fit encore échec au parti Fatherland de Tymochenko aux élections législatives de 2012.

Tymochenko fut condamnée pour détournement de fonds publics et pour abus de pouvoir. Elle fut condamnée à 7 ans de prison et à une amende de 188 millions de dollars. Les crimes se produirent au sein du secteur du gaz naturel, Il y a deux semaines, Tymochenko fut libérée de prison suite à un accord secret entre Ianoukovitch, l’UE, l’OTAN et des officiels russes, affaire qui fut en premier lieu rapportée par William Engdhal dans un article publié sur Veterans Today. Peu de temps après sa libération, l’enfer se déchaîna en Ukraine.

Les amis fascistes du Mossad

Le 22 février, des tireurs d’élite ouvrirent le feu depuis les toits sur la place Maïdan de Kiev. Engdhal dit que ces tireurs étaient membres de la cellule fasciste d’extrême droite connue sous le nom d’Assemblée Nationale Ukrainienne, Self-Defense du peuple ukrainien (UNA-UNSO).

Mené par un certain Andreï Shkil, le groupe a des liens avec le parti néo-nazi allemand du Parti National Démocratique. D’après les sources de renseignement d’Engdhal l’UNA-UNSO fait partie d’une cellule secrète Gladio de l’OTAN et a été impliquée dans des conflits allant de la Georgie au Kosovo à la Tchétchénie, comme faisant partie d’une stratégie de la tension dirigée vers la Russie.

Shkil a aussi des liens directs avec Tymochenko, tout comme le fraîchement installé premier ministre Alexandre Tourchinov, un prêtre baptiste et ancien conseiller de Tymochenko qui pris la succession de Ianoukovitch après que celui-ci se soit enfuit en Russie suite à des menaces de mort.

En 2006, des procureurs d’état avaient ouvert une procédure criminelle contre Tourchinov, qui était accusé de détruire les dossiers qui montraient les liens de Tymochenko avec des patrons du crime organisé comme Semion Mogilevitch. Avec Tourchinov comme premier ministre de l’Ukraine, le pays est maintenant sous le joug de criminels fascistes organisés connus collectivement sous le nom de Secteur Droite.

Ce fut donc sans surprise que Press TV rapporta qu’à la fois les quotidiens Haaretz et le Times of Israel se sont ouvertement vantés du comment un groupe “d’anciens militaires” israéliens connus comme les casques bleus de Maïdan, ont mené les manifestants de la place de Kiev sous le commandement d’un homme répondant au nom de code de Delta. D’après Paul Craig Roberts, ces “manifestants” étaient aussi payés par l’UE et les Etats-Unis.

Un coup d’état du Mossad a amené Secteur Droite au pouvoir, poussant de côté des voix plus modéréesb, financés et soutenus par les Etats-Unis, comme l’a révélé la désormais célèbre vidéo/audio de la vice-ministre des AE Victoria Nuland discutant au téléphone avec l’ambassadeur américain en Ukraine Geoffrey Pyatt (tous deux des taupes isrraéliennes au ministère des AE), de qui ils voulaient installer comme premier ministre une fois qu’ils se seraient débarrassés de Ianoukovitch.

Une saisie de ressources

Comme d’habitude ce putsch des banksters emmenés par les Rothschild est à cause des ressources naturelles. L’Ukraine se situe dans une région hautement stratégique, avec accès à la fois à la Mer Noire et à la Mer d’Azov, l’Ukraine est aussi le grenier à blé de l’Europe orientale. En 2011, elle était le 3ème exportateur de grain au monde et se classe parmi les 10 premiers pays au monde pour les terres arables convoitées.

L’Ukraine possède la seconde plus grande armée en Europe après la Russie et l’OTAN, outil des Rotschild, n’aimerait rien de moins que de sortir la flotte russe  de la Mer Noire hors de son port d’attache de Sébastopol en Crimée, un symbole de la puisance navale russe depuis le XVIIIème siècle.

L’Ukraine possède de très grandes réserves gazières et une base industrielle développée et elle est un carrefour stratégique important pour la connexion des pipelines de gaz et de pétrole des quatre cavaliers de l’énergie de la Mer Caspienne avec les consommateurs européens. En 2009, une dispute entre Poutine et Tymochenko au sujet du fret du gaz russe trans-ukrainien avait causé une grosse hausse des prix du gaz en Europe.

En octobre 2013, le FMI a rencontré des officiels ukraniens pour discuter la soi-disante “crise budgétaire” du pays. Le bras coercitif des banksters (le FMI et la Banque Mondiale) avait demandé que l’Ukraine double le prix de consommation du gaz naturel et de l’électricité, dévalue sa monnaie, fasse des coupes drastiques dans les budgets éducatifs et pour le 3ème iage et lève une interdiction de vendre ses terres arables riches à des étrangers. En retour de tout cela, l’Ukraine avait eu la promesse d’un maigre package de 4 milliards de dollars.

Ianoukovitch a dit au FMI d’aller se faire voir ailleurs et la Russie s’en vint proposer de l’énergie à meilleur marché et faisant une promesse de 15 milliards de dollars sous la forme d’achats d’obligations ukrainiennes (donc de sa dette). Dès lors, Ianoukovitch se trouva sur la liste noire des banksters des personnes à éliminer, le reste nous le connaissons.

La Russie a répondu au coup en Ukraine en envoyant des troupes en Crimée afin de protéger à la fois sa flotte de la Mer Noire mais aussi la population parlant russe qui y vit. Ce fut ici, il y a 160 and que la grande Catherine de Russie lança une campagne majeure pour saisir la Crimée des mains des sultans ottomans. Durant la seconde guerre mondiale, les Tatars, ethnie de Crimée collaborèrent avec Hitler en brièvement saisissant la région avant que Staline ne les sorte et vire les séparatistes Tatars. Beaucoup sont retournés depuis.

Alors que ce drame se déroule, regardez bien les médias occidentaux des banksters qui vont créer une quelconque “crise humanitaire” impliquant les Tatars et il y aura plus de troubles en Crimée.

Mais les Russes ont répondu rapidement, tout comme l’ensemble des médias alternatifs. Ce n’est plus comme au bon vieux temps où les coups d’état des banksters n’étaient ni remarqués, ni questionnés. Le peuple ukrainien ne va pas non plus tolérer cette clique fasciste longtemps. Il a déjà bien vu les promesses creuses amenées par le dernier évènement en date des banksters: la révolution orange. Le peuple ukrainien a déjà une expérience en la matière.

Les banksters illuminati démoniaques de la City de Londres ont peut-être des ressources de temps et d’argent illimitées, mais les peuples se réveillent. L’esprit humain a un potentiel illimité. Nous sommes plus proche du début de cette histoire que de la fin.