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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole (abiotique)… Addition au dossier… (Dr. J.F. Kenney)

Posted in actualité, sciences, sciences et technologies with tags , , , , on 28 juin 2012 by Résistance 71

Cette traduction est une addition à notre dossier sur l’origine abiotique profonde (non biologique) du pétrole et de tout hydrocarbure plus lourd que le méthane, synthétisée dans la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde des produits pétroliers.

Vous pouvez consultez le dossier complet ici: Origine abiotique du pétrole

— Résistance 71 —

 

La fraude concernant la prétendue génération spontanée de pétrole à basse pression

 

Professeur J.F. Kenney

 

url de l’article original:

http://web.archive.org/web/20110629100739/http://www.gasresources.net/EssayforWebPageFaudulantClaimsreSponEvolutionPetroleumCompounds.htm

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

De tous les mensonges qui ont été dits pour défendre la notion infantile d’une origine biologique du pétrole (OBP), aucun n’est plus évident que les affirmations prétendant que “la génération spontanée de pétrole provenant de matière organique à basses pressions a été démontrée en laboratoire.” De telles affirnations sont entièrement frauduleuses, sans aucune exception.

Il n’y a jamais eu d’observation d’une génération spontanée de pétrole naturel sous sa forme brute provenant de matière organique se transformant à basses pressions dans aucun laboratoire que ce soit, nulle part, jamais.

Typiquement, ces mensonges sont proférés sans jamais offrir l’ombre d’une démonstration ou d’une preuve légitime que de tels faits extraordinaires se soient  produits. De fait, quiconque entend parler de ce types d’affirmations devrait immédiatement demander des preuves tangibles.

Il y a eu des articles publiés de temps en temps clâmant rapporter la démonstration de la “création” de pétrole brut à partir de détritus biologiques en laboratoire. Aucun de ces articles n’a jamais été publié dans le Journal of Chemical Physics ou le Physical Review ou aucun autre journal de référence de l’American Physical Society. Cette absence de publicaion dans des journaux scientifiques sérieux est très importante, puisque la génèse spontanée de pétrole est un processus chimique qui implique fondamentalement la discipline de la physique de la théorie sur la stabilité thermodynamique chimique. Un tel processus n’implique pas l’aspect de la roche, sa texture ou sa couleur ou sa qualité, ce n’est pas un problème de géologie.

Les quelques articles clâmant la génération spontanée de pétrole en laboratoire à basses pressions, ont été publiés dans des publications de seconde zone, à la réputation scientifique modeste, qui souvent impliquent dans leur titre des Géo-Ceci ou Géo-cela. Le personnel de Gas Resources Corporation a examiné en détail de tels articles, venus à l’attention du public ces vingt dernières années. Tous, sans exception ont été qualifiés de fraude.

De tels articles qui prétendent démontrer la génération spontanée de pétrole brut à basse pression, provenant de matière organique, tombent en général dans l’une de ces trois catégories. Les rapports frauduleux de ces trois catégories peuvent être décrits comme suit:

(1)             “Nous avons chauffé de la roche dans le laboratoire et nous avons vu du pétrole en sortir. Ainsi nous avons démontré la génération spontanée de pétrole à partir de matière organique.”

(2)            “Nous avons amené à ébulition progressive une mixture organique à basse température pendant autant d’heures (ou de mois) et après cela nous avons obtenu un substrat boueux et mince ! cela ressemblait beaucoup (ou sentait ou se ressentait) à du pétrole.”

(3)            “Nous avons vaporisé tel ou tel matériau biologique, et l’avons forcé à une réaction chauffée en présence de telle ou telle roche, puis nous l’avons retiré rapidement du récipient de réaction et nous avons détecté des composants pétrolifères.”

Chacun doit dès à présent remarquer qu’aucune des ces “expériences” de laboratoire rapportées ne serait acceptée comme projet d’étude scientifique dans un Lycée sérieux, où que ce soit. Chaque catégorie de ces affirmations frauduleuses est discutée ci-dessous.

1.    L’assertion du “nous avons chauffé une roche et du pétrole en est sortie”

Ceci doit être reconnu comme litigieux dès le départ parce qu’aucune spécification concernant les agents réactifs n’est donnée. Ceux qui affirment ce résultat insinue qu’ils ont induit une réaction chimique (ou une série de réactions chimiques), qui produit des composés hydrocarbonés plus lourds que le méthane, comme par exemple le propane, l’octane, le gasoil etc, par la réaction chimique de la forme:

uxX+uyY+uz  Z→u3C3H8+u8C8H18+u14C14H30+….

Mais les testeurs d’une telle réaction ne disent jamais à personne quels étaient les agents réactifs X, Y et Z; et bien sûr, quelques soient les réactions qu’ils affirment se produisent à l’intérieur de leurs roches, elles ne peuvent pas être observées et ce de manière très opportune.

Réellement, aucune réaction chimique qui pourrait produire des composés pétroliers plus lourds que le méthane ne se produit lorsque la roche est chauffée. Quand des composés pétroliers plus lourds que le méthane s’échappent d’une roche après chauffage, le phénomène observé est simplement celui d’un fluide forcé à sortir de la matrice rocheuse par la pression induite de la différence des coefficients isobariques de l’expansion thermale entre la roche et le fluide. Quand la roche et le fluide sont chauffés, l’augmentation de la pression dans le fluide dirige le fluide vers les zones de plus basse pression, en l’occurence, en dehors de la roche. Ce procédé est exactement celui utilisé par les ingénieurs pétroliers pour extraire le pétrole de roches comme le schiste.

Brièvement, toute observation de pétrole émanant d’une roche chauffée, indique que le pétrole était dans les pores et les fissures de la roche durant tout ce temps. L’effet du chauffage permet au fluide de sortir de la roche, un phénomène appelé le dégazage thermiquement induit. Dans aucun des rapports faisant état de l’observation d’hydrocarbures sortant de la roche après en avoir chauffé les composants, n’est mentionné quels étaient les composés dans la roche au préalable. Très simplement, ce sont les mêmes qui sont observés en sortir…

2.    Les affirmations que “nous avons porté à ébulition un substrat pendant des semaines et il en résulta quelque chose qui ressemblait (ou sentait) à du pétrole.”

Ceci ne demande que peu de considération. Comme les arguments de la 1ère catégorie, les personnes qui font ce types d’affirmations ne spécifient jamais l’identité de leurs agents réactifs avec lesquels ils commencent leur expérience. De plus, ils n’essaient jamais d’identifier les composés ou les réactions chimiques qu’ils pensent s’être produites. “Waouh ! cela ressemble ou sent comme du pétrole”, suffit à ces individus.

Ainsi se composait la science du XVIII ème siècle, celle du “regardons et (res)sentons”. C’était ce qu’on pouvait faire de mieux à l’époque.

En fait, le grand scientifique russe Mikhailo Lomonosov lança le premier l’hypothèse en 1751, que le pétrole naturel ou brut ou “huile de roche” comme on l’appelait à l’époque, serait d’origine biologique, provenant de détritus parce qu’il avait la texture et sentait de manière similaire à l’huile de baleine ou de phoque et était comme elles un combustible. Bien que ce type de raisonnement pouvait être acceptable au XVIII ème siècle, en l’absence de la connaissance de la physique de l’atome, de la chimie et des lois de la thermodynamique, ceci est en revanche complètement inacceptable aux XXème et XXIème siècles.

Toute recherche scientifique qui implique une transformation chimique, doit spécifier à la fois les agents réactifs, les produits en cause et leurs abondances stoïchiométriques relatives. Le rapport d’une telle expérience devrait aussi fournir les structures stéréographiques et les potentiels chimiques des agents réactifs et des produits, à moins que ces données ne soient connues au préalable. L’équilibre énergétique pour l’ensemble de l’expérience doit aussi être connu, à savoir, la quantité totale d’énergie mise dans le processus de la réaction et la quantité totale extraite ou rejettée par l’expérience. Le fait que de tels articles soient publiés périodiquement dans des journaux scientifiques, aidant ainsi à promouvoir de telles affirmations telles que celles discutées ici, ne fait que mettre plus en lumière la nature dysfonctionnelle de la politique de révision et d’analyse des comités éditoriaux de tels journaux.

3. Les affirmations “nous avons vaporisé tel ou tel matériau biologique et l’avons forcé dans un environnement propice à la réaction en présence de telle et telle roche et l’avons ensuite retiré rapidement de cet environnement et quelle ne fut pas la surprise de détecter des composés pétrolifères.”

Ces affirmations sont différentes des deux premières catégories dans la mesure où elles spécifient souvent les agents réactifs et les produits hydrocarbonés impliqués. Quoi qu’il en soit, ces affirmations et ces processus sont aussi frauduleux que les deux autres pour ce qu’ils ont pour objectif: une génèse spontanée de composés d’hydrocarbones depuis des détritus biologiques dans des conditions environnementales similaires à celles de la croûte terrestre proche de la surface. Ce que cette catégorie d’affirmations ne fait que reproduire est ni plus ni moins qu’une mauvaise copie d’une variante inefficace du processus de Fischer-Tropsch.

La synthèse de Fischer-Tropsch est un processus induit, en aucun cas un processus spontané. La synthèse de Fischer-Tropsch est un processus industriel très connu qui produit des hydrocarbones typiquement depuis le CO (monoxyde de carbone) et la vapeur d’eau en présence de certains éléments minéraux communs comme le Fe, le Mo ou le SiO2, qui servent de catalyseurs et déterminent l’hydrocarbone spécifiquement produit. Les composés hydrocarbonés produits par la synthèse de Fischer-Tropsch ne sont que des produits intermédaires qui doivent être enlevés rapidement de la chambre de réaction à haute température et refroidit à plus basse température afin de prévenir la décomposition des composés d’hydrocarbures.

Le processus de Fischer-Tropsch est un processus industriel très régulé. Un tel processus n’est pas reproduit dans la nature, pas plus que les processus pour produire disons du nylon ou du polyuréthane. De plus, pour synthétiser des composés hydrocarbonés depuis la CO et la vapeur d’eau, le processus de Fischer-Tropsch demande un apport énergétique bien supérieur à l’énergie récupérée des hydrocarbures produits. Le processus de Fischer-Tropsch ne peut pas être utilisé pour démontrer la génèse spontanée de composés hydrocarbonés.

Les diamants sont reconnus comme étant la phase haute-pression du carbone de base. Les diamants sont générés spontanément à des pressions plus importantes que 30 kbar, qui sont trouvées dans la partie inférieure de la croûte terrestre et dans la couche supérieure du manteau terrestre, similairement aux composés de pétrole plus lourds que le plus léger méthane, ethane, etc. Quoi qu’il en soit, les diamants peuvent être produit en laboratoire à basse pression par l’utilisation d’un plasma acétylène.

Ainsi, ce ne serait que par une extension de la logique qu’on pourrait dire que la production de diamants en laboratoire utilisant un processus de plasma acétylène pourrait-être désigné comme la démonstration de la génèse spontanée de diamant dans les conditions de basse pression régnant près de la surface de la croûte terrestre.

De la même manière, on ne peut pas sans une contorsion de la logique, affirmer que la synthèse de composés hydrocarbonés par le processus de Fischer-Tropsch, est une démonstration de le génèse spontanée de composés pétroliers dans un régime de basse pression.

Le processus de Fischer-Tropsch n’est pas plus important à l’origine du pétrole naturel que ne l’est le plasma acétylène au processus naturel de l’origine du diamant. Les composés hydrocarbonés dans le pétrole naturel (avec leur caratéristique de distribution de type Boltzmann-Planck) sont des polymorphes en équilibre à haute pression du système hydrogène-carbone, tout comme le méthane est le polymorphe équilibré à basse pression, tout comme de manière similaire le diamant est le polymorphe équilibré à haute pression du système de carbone élémentaire et le graphite son équilibre basse pression.

Je terminerai sur cette note finale au lecteur: Si un lecteur entend parler ou lit l’affirmation qu’une génèse spontanée de pétrole naturel a été observée à basse pression en laboratoire, le lecteur doit demander immédiatement des preuves d’une telle affirmation, soit sous la forme d’une citation d’un article émanant d’un journal / revue scientifique de référence; ou même mieux, la copie d’un tel article, ou un rapport du laboratoire ayant conduit la recherche. Veuillez envoyer s’il vous plaît une copie de cet article, ou citation, ou rapport de laboratoire à info@GasResources.net – Merci –

*  *  *

Liens de références sur le site du Professeur J.F. Kenney: toutes les références originales sont en anglais

http://www.gasresources.net/  (attendre quelques secondes pour être redirigé sur un autre serveur)

http://web.archive.org/web/20110629100739/http://www.gasresources.net/EssayforWebPageFaudulantClaimsreSponEvolutionPetroleumCompounds.htm

http://web.archive.org/web/20110629100907/http://www.gasresources.net/toc_StatMech.htm

Petroleum Geology and Applications of Modern Petroleum Science

Lien vers une interview radiophonique avec le professeur Kenney (en anglais):

http://web.archive.org/web/20110629100907/http://www.gasresources.net/Kenney-NPR.mp3

Traductions de Résistance 71 sur le dossier de la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole:

https://resistance71.wordpress.com/2011/06/12/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-le-petrole-abiotique/

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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole abiotique… 6ème partie…

Posted in actualité, économie, sciences, sciences et technologie, sciences et technologies with tags , , , , on 14 juillet 2011 by Résistance 71

 

 

 

 

Théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole:

 

1ère partie

 

 

2ème partie

3ème partie

4ème partie

 

5ème partie

=  =  =  =

 

Au sujet du renouvellement spontané des nappes-champs de pétrole et de gaz

 

Par

 

V. I. Sozansky, Dept. Marine Geology, National Academy of Sciences, Ukraine

J. F. Kenney, Gas Resources Corporation, U.S.A.

P. M. Chepil, Institute Naukanaftogas, Ukraine

 

 

Url de l’article original:

http://www.gasresources.net/OnSpontaneiousRenewalVasyl.htm

 

 

~Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Les champs pétroliers et de gaz naturel sont des systèmes dynamiques qui sont en déplétion et renouvellement constant par des injections de nouveaux volumes d’hydrocarbones. Beaucoup de champs pétroliers et gaziers se rechargent et sont intarissables, mais à des ratios de rechargement typiquement plus faibles que les ratios d’exploitation de pétrole et de gaz.

 

La notion erronnée que la quantité de pétrole et de gaz naturel de la Terre se tarit et va bientôt être épuisée a été récemment émise. Ces assertions ont souvent été promues en connexion avec les affirmations toutes aussi erronnées d’un phénomène factuellement non-existant appelé “pic pétrolier”. Si nous en croyons les promoteurs de ces affirmations sans fondement, la réserve mondiale de pétrole sera épuisée dans ving ans et celle du gaz naturel dans cinquante ans; le tarissement pétrolier provoquera un effondrement des sources énergétiques de l’humanité et sera accompagné de l’effondrement de la civilisation.

Ces idées pessimistes au sujet du futur de l’industrie du pétrole sont basées sur la notion scientifique indéfendable et discréditée que le pétrole tire son origine d’une sorte de transformation miraculeuse (et toujours non spécifiée) de détritus organiques dans un régime thermodynamique de pressions et de températures que l’on trouve dans la croûte terrestre, près de la surface, donc sur une Origine Biologique du Pétrole (ci-après nommée OBP). La notion d’OBP a été rejettée dès le XIXème siècle par des scientifiques compétents, parce que cette notion est en contradiction fondamentale avec les lois naturelles. Les molécules d’hydrocarbones, dont font partie celles du pétrole, sont extêmement réduites et ont de hauts potentiels chimiques. Les molécules biologiques sont oxydées et ont un faible potentiel chimique. Le pétrole brut n’est pas obtenu par la décomposition de poissons morts, de dinosaures, de plancton, de choux pourris ou de quelque matière organique que ce soit.

Parce que la notion même d’OBP demande une quantité très restrictive de pétrole sur terre, il y a toujours eu des alertes constantes sur la prédiction du tarissement prochain des réserves, ce qui ne s’est toujours pas produit (bien évidemment). Le géologue américain Price a observé (1947) qu’approximativement cinq ans après que Drake eut foré le premier puit de pétrole en Amérique du Nord, quelqu’un annonça la prédiction d’un épuisement imminent des ressources pétrolières. Les personnes faisant ce types de prédictions ont souvent été tenues comme des “experts” possédant une information spéciale sur les ressources pétrolières et leur géologie. Tous étaient des croyants en l’OBP.

En 1886, le géologue américain C. A. Ashenbenner (Price, 1977), préconisa une forte politique conservatrice concernant les réserves pétrolières des Etats-Unis, car (prédît-il alors), les champs d’exploitation pétroliers américains seraient bientôt épuisés et étaient déjà proches du tarissement. En 1906, le géologue pétrolier D.T. Day fît un rapport à la maison blanche disant que les réserves pétrolières états-uniennes seraient totalement épuisées entre 1935 et 1943. En 1920, le géologue en chef du comité américain de géologie D. White (Pratt, 1942) avait prédit que la production de pétrole aux Etats-Unis atteindrait son “pic” dans les 3 à 5 années, commencerait à décliner après cette date et serait épuisée 18 ans après le déclin. Les prédictions de White furent soutenues par l’Association des Géologues du Pétrole des Etats-Unis.

Ainsi a continué la litanie mal informée que “la race humaine serait bientôt à cours de pétrole”. De telles prédictions sur un tarissement imminent des ressources pétrolières et gazières et d’une crise énergétique inévitable furent largement proclamées lors de l’embargo arabe des années 1970.

Le géologue américain H. Hedberg (1971) appela le XX ème siècle l’âge du pétrole. Il écrivit qu’il y a eu un âge de pierre, un âge du bronze, un âge du fer et que les historiens du futur pourront regarder un cours développement humain de 200 à 300 ans au maximum, comme étant l’âge du pétrole; une période où la race humaine était obnubilée par la découverte et la destruction d’un des constituants mineurs de la croûte terrestre, un fluide unique appelé le pétrole. Il dit que les ressources de pétrole sur terre étaient limitées et seraient bientôt épuisées. Il supposa que l’âge du pétrole serait un épisode très bref de l’Histoire humaine. Il dit aussi que si Alexandre le Grand et Jules César avaient utilisé le pétrole pour leurs armées comme nous le faisons aujourd’hui ou si la Santa Maria de Christophe Colomb avait été propulsée à l’aide d’essence, le pétrole serait probablement déjà épuisé aujourd’hui et qu’il n’y aurait plus d’essence pour nos voitures modernes.

La science pétrolière moderne reconnait que les composés hydrocarbonés du pétrole naturel ne sont  spontanément générés qu’à de très hautes pressions qu’on ne trouve que dans la couche supérieur du manteau terrestre ou les couches très profonde de la croûte terrestre. Le pétrole naturel est un fluide abiotique primordial qui a pénétré les couches supérieures de la croûte terrestre venant de grandes profondeurs et suivant le réseau des failles profondes. La science moderne du pétrole nous donne donc une perspective toute différente du futur de l’industrie du pétrole et du gaz.

Les réserves mondiales de pétrole et de gaz ont été analysées par Lasaga et Holland en 1971 à la fois dans la perspective d’une origine biologique et d’une origne abiotique du pétrole. De par leur estimation, la quantité de pétrole brut qui aurait pu être produite par toute la matière biologique présente sur terre, représenterait un film uniforme de 2,5mm s’étendant sur toute la surface de la terre. La quantité estimée qui peut être produite par une origine abiotique du pétrole serait représentée par une couche uniforme de 10 km d’épaisseur à la surface de la terre ! Cette différence fait estimer que la quantité de pétrole brut abiotique serait 8,5 millions de fois plus importante que celle qui serait générée par une OBP. De fait, la science moderne du pétrole prédit qu’il y a assez de pétrole brut sur Terre en considérant les estimations déjà lointaines de Lasaga & Holland, pour subvenir aux besoinx de l’humanité pendant des milliers d’années

L’étude des champs pétroliers et gaziers montrent que la plupart de leurs réservoirs sont des systèmes qui se rechargent. Dans beaucoup de régions, des données ont été obtenues et étudiés qui établissent que du pétrole et du gaz sont constamment reinjectés dans les champs de production.

Le problème scientifique des renflouements des réserves de pétrole et de gaz naturel fut adressé en premier lieu par le scientifique du pétrole V. A. Sokolov, qui étudia de manière extensive le problème de la diffusion et de la micro-filtration des hydrocarbones à travers la roche. Sokolov en vint à conclure que tout champ pétrolier ou gazier, quelque soit sa taille, sera détruit par diffusion et effusion dans un intervalle de 200 millions d’années sans un afflux d’hydrocarbones provenant de sources plus profondes.

Le sujet d’injection d’hydrocarbones dans les champs gaziers fut d’abord émit par le géologue L.I. Baksakov et rapporté au 3ème congrès mondial pétrolier de Bucarest en 1907. Baksarov dit qu’une production plus importante de pétrole datant du Miocène moyen a été faite des roches du champ d’exploitation de Starogroznenskoye que le volume et la porosité de ces roches pouvait contenir. Il en conclut que du pétrole de plus grande profondeur remplissait le réservoir du mi-Miocène. Des injections de pétrole furent aussi prouvées dans d’autres champs de la firme Grosnett Petroleum. Des réserves de certains sites d’exploitation virent une augmentation des estimations de production de 300 à 400% plus importantes que celles initialement envisagées. Récemment, des puits pétroliers peu profonds de Tchétchénie qui avaient été fermés à cause d’opérations militaires dans la région et qui avaientt été exploités jusqu’à quasi tarissement, ont été restaurés à la production qu’ils avaient auparavant.

Les géologues américains savent depuis longtemps que les estimations du volume de pétrole et de gaz exploitable sont en général revues à la hausse. Ce phénomène est appelé la croissance des réserves. Une analyse des données de l’exploration et de l’exploitation montrent que les volumes mondiaux de pétrole et de gaz naturel additionnée de réserves et de croissance de réserves sont bien plus important que les volumes de nouvelles découvertes de champs d’exploitation.

Aux Etats-Unis, l’augmentation de la production inattendue du bloc 330 d’Eugene Island a attiré une attention particulière. Ce champ a été découvert en 1971 par le puit Pennzoil 1. La production de ce puit provient de 25 réservoirs de grés datant du Ploicène-Pléistocène à une profondeur de 1290 à 3800m. Au début des années 1980, la production a chuté vers 4 000 barils jour. Puis soudainement, la production a augmenté à 13 000 barils jour et les réserves estimées furent augmentées de 60 à 400 millions de barils.

Le remplissage des réservoirs dynamiques dans le Golfe du Mexique a été étudié par plusieurs institutions dirigées par R. Anderson de l’Observatoire Géologique Lamont Doherty. Les enquêtes ont établi que le ratio d’augmentation du volume de pétrole des réservoirs d’Eugene Island Block 330 est approximativement égal au ratio d’extraction. Les hydrocarbones migrent dans le champ pétrolier d’Eugene Block Island 330 depuis des zones géo-pressurisées le long d’un système de grande faille de croissance dans la région d’Eugene Island.

Des études récentes sur des champs pétroliers et gaziers en Ukraine ont établi que ces réservoirs sont aussi renfloués par des injections d’hydrocarbones venant de plus grande profondeur. Des mesures montrent que 2×109m3 de méthane entrent dans le champ gazier géant de Shebelinka dans la dépression du Dniepr-Donetsk chaque année. En 2007, la commission d’état ukrainienne responsable des ces mesures de ressources pétrolières a augmenté ses réserves officielles du champ de Shebelinka de 109m3  attribués à une injection de gaz venue de grande profondeur. Les réserves du champ de Shebelinka furent initialement estimées à 4.3×1011m3 de méthane. Ce champ a déja produit 6.0×1011m3 de gaz.

En Ukraine, les champs de gaz de Proletarske, de Bilousivka et de Chomukhi dont la production totale de gaz fut de 20.6×1012m3 ont été abandonnés il y a quinze ans car ils étaient épuisés, ainsi que certains autres champs d’exploitation similairement épuisés. Ils furent testés récemment; ces champs reproduisent à l’heure actuelle la même quantité de gaz, à la même pression et au même ratio de production que lors de l’exploitation initiale.

La distribution de la pression dans le pétrole et le gaz lors de leur formation à différentes profondeurs peut établir l’origine abiotique profonde du pétrole. Un tel exemple a été mesuré dans le champs de gaz condensé de Rudovsko-Chervonozavdske dans le bassin Dniepr-Donetsk. La profondeur du réservoir dans ce champ est de moins de 2km. Dans le réservoir de Toumaisian, le gradient de pression est 1,45 soit 45% plus haut que la pression hydrostatique. Dans la section la plus haute du champ dans la formation du bas Visean, le gradient de pression est de seulement 1,05-1,15. Dans le toujours plus haut Visean supérieur, le gradient de pression a chuté à 0,95-0,07. Ainsi la distribution de la pression dans le champ indique que le gaz entre dans les réservoirs depuis les profondeurs d’où il remplit les horizons profonds en première instance.

Des injections profondes substantielles de pétrole ont été observées dans les champs ukrainiens de Hnidyntsi et Lelyaki dans la dépression Diepr-Donetsk. De ces champs pétroliers ont été produits trois fois plus de pétrole que les réserves estimées. Les champs sont toujours en exploitation continue. Au vu de ces faits, les pratiques suivantes devraient être appliquées dans les champs pétroliers et gaziers:

 

  • Les champs pétroliers et gaziers se forment très vite pendant les douze premières années
  • Tous les “vieux” champs considérés comme étant épuisés doivent être réévalués pour déterminer la quantité de pétrole ou de gaz qui s’y est accumulée depuis la fermeture des puits à l’exploitation
  • L’équilire optimal entre production et renflouement devrait être déterminé afin de prolonger la période de récupération entre les remplissages
  • Le corps de connaissance scientifique concernant les cycles de régénération des dépôts de pétrole et de gaz se doit d’être augmenté et étendu

 

 

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