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Résistance au colonialisme: le 20 septembre les flics matraqueurs de l’état de New York au tribunal… 19 ans plus tard ! (suite)

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Rapport de 2006 sur l’attaque des New York State Troopers à Onondaga

 

Mohawk Nation News

 

16 Mars 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/03/16/nys-troopers-2006-report/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

1ère partie: l’attaque sur Onondaga au tribunal le 20 Septembre 2016

 

Cet article important fut écrit et publié en 2006 avant qu’aucun document ne nous soit présenté. La diffusion de cette histoire était limitée à l’époque.

“MNN. Oct. 18, 2006. Les Troopers de l’état de New York tendent une “embuscade” illégale aux Iroquois à Onondaga en Mai 1997 ~ Victoire en cour d’ appel états-unienne ~

“Il y a neuf ans, nous allâmes à Onondaga pour célébrer une victoire sur l’état de New York qui voulait nous imposer illégalement en violation flagrante de la constitution des Etats-Unis. Vers midi en ce 18 May 1997, nous avons commencé une cérémonie de brûlage de tabac sur la propriété d’Andrew Jones le long de l’autoroute inter-état 81 (Interstate 81). La division du “détail indien” des Troopers de l’état de New York s’en vint. Ils étaient habillés en tenue anti-émeute et portaient leur matraque. Une vidéo enregistrée révèle quelques troopers plaisantant au sujet de les “trique” et comment tout bon trooper se doit “d’avoir une trique”. L’un d’entre eux déclara que les Indiens devaient se faire botter le cul. Ils avaient retiré leur badges de noms et matricules, alors que leur règlement leur ordonne de les porter à tout moment.”

“Les troopers utilisèrent la ligne de formation dite d’escarmourche en faisant face aux manifestants qui se trouvaient à plus de 20m or de la zone de l’Autoroute, puis ils nous encerclèrent. Ils étaient emmenés par Ollie Gibson qui portait une chemise de flanelle et leur montrait des personnes du doigt. Cela veut-il dire que les troppers ne reconnaissent pas un Indien d’un autre ou qui était un homme ou une femme ou un enfant ? Tous avions une peau bronzée et des cheveux bruns.
Ils marchèrent vers nous tapotant leur matraque dans la paume de leur main, puis ils chargèrent les gens présents et commencèrent à placer certains en état d’arrestation, les frappants répétitivement avec leurs matraques, nous tirant par les cheveux en nous donnant aussi des coups de pieds. Ils jettèrent un homme qui était en train de prier au sol et l’étranglèrent. Ils portèrent les mains sur une petite fille de 11 ans et une femme-médecine âgée ; ils renversèrent un jeune enfant qui avait un double plâtrage aux jambes hors de sa poussette. Pas vraiment une équipe de braves types !

Il n’y eut aucun ordre, aucune sommation qui nous furent donnés. Les troopers essayèrent d’empêcher quiconque de prendre des photos et des vidéos de ce qui se passait en mettant leurs mains sur les objectifs et en menaçant d’arrêter les preneurs de vues. Ils en ont même frappé quelques uns. Un clip vidéo existe qui fut diffusé en boucle sur la chaîne locale de Syracuse. 26 personnes furent arrêtées et mises en accusation. Toutes les accusations furent abandonnées. Une femme fut accusée de ne pas avoir laissé la voie libre après qu’on le lui ait ordonné. Elle avait perdu connaissance. Ils ont dû utiliser des sels d’ammoniaque pour la ranimer afin de pouvoir l’arrêter. Les troopers mirent en accusation un homme pour avoir “couru en tous sens de manière provocative”. Il fut acquitté. Cet homme arriva en retard, jeta un œil à la mêlée et il fut tabassé.

Le père du propriétaire, Ron Jones, fut assassiné chez lui peu de temps après. Ses mains furent amputées et sa maison d’Onondaga fut incendiée. Ceci demeure un assassinat non élucidé. Nous continuons à envoyer des messages au sujet de la complicité de l’état de New York avec certains Indiens, avec les assassinats et autres crimes de ce qui se passa près de l’Autoroute 81 pour que le monde sache. C’est une des façons d’atteindre le public à ces sujets, en placardant l’information le long de l’autoroute.

Nous avons déposé plainte contre eux au tribunal de district des Etats-Unis pour la partie nord de l’état de New York pour violation de notre liberté d’expression, de rassemblement et de pratique religieuse, pour utilisation abusive de la force publique, de conspiration sur la violation de nos droits, de notre droit égal de protection, tout en étant indifférent à nos besoins médicaux. Nous n’avons pas voulu que ceci se produise une nouvelle fois pour notre peuple. Les troopers ont affirmé qu’ils avaient une “immunité qualifiée” qui “protège les policiers dans l’exercice de leur fonction de toutes poursuites légales en dommage et intérêt…” Ils ont dit avoir fait “une erreur en toute honnêteté”. Est-ce comme se faire flinguer par ses alliès ? Disent-ils “Oh J’ai oublié, désolé de vous avoir tabassé et de vous avoir tué. Je ne voulais pas vous provoquer pour que vos actions me mettent en colère contre vous…”

“Ils ont perdu au premier niveau légal. Les troopers menèrent cette décision à la cour d’appel des Etats-Unis du second circuit. Le 4 Octobre 2006, ils perdirent encore. Cela veut-il dire que les troopers vont devenir les déchus de l’état de New York, quid de ceux qui ont requis et commandité cette attaque ?
Les troopers manœuvrèrent pour s’en sortir en déclarant qu’ils avaient une “immunité qualifiée” ; ils pensaient que cela allait les tirer d’affaire. Cette dernière décision rend les choses difficiles pour l’état de New York. Maintenant nous pouvons attendre sereinement les 6-8 mois avant le procès de Syracuse.

Voilà les choses telles qu’elles sont. Nous manifestions sur une propriété privée et les troopers ont dispersé notre réunion. Ils étaient arrivés depuis la manifestation Seneca sur la New York State Thruway. Il existe des preuves montrant que les troopers furent partiellement motivés par quelque chose s’étant produit ailleurs.

Lorsque les troopers arrivèrent, ce fut exactement l’équivalent d’entrer dans une église, d’en chasser les gens tout en désacralisant leur institution pendant une réunion religieuse. Nous avons demandé une injonction pour empêcher les flics de nous attaquer encore. Il y a un film qui montre la violence de l’attaque non provoquée. (NdT: que nous avons déjà mis en ligne mais que nous replaçons en section commentaire..)

Il fut aussi démontré que les troopers avaient planifié cette attaque. Les manifestants s’étaient rendus sur la propriété de Jones 10 jours auparavant. Les gens avaient commencé des feux de cérémonie puis invité d’autres membres des 6 nations (iroquoises) à les rejoindre le 18 Mai 1997 pour une réunion cérémonielle. Environ 100 personnes vinrent, Nous avions distribué des tracts sur l’A81 quand les voitures ralentissaient pour voir ce qu’il se passait. Puis nous avons arrêté de le faire.

Ceci est une importante affaire parce que nous devons mettre un coup d’arrêt au pouvoir de la police de construire des scenario afin qu’elle puisse remplir son agenda du “détail indien”. Ils ont dit qu’ils pensaient qu’il y aurait des armes là-bas. En d’autres termes, ils ont fait la loi eux-mêmes, il est clair que le tribunal ne les a pas cru. Le 17 Mai, la veille donc, des appels fusèrent. Les troopers furent ordonnés de se rejoindre sur le parking du K Mart de Nedrow. Ceci fut coordonné avec l’aide du Sheriff local, impliquant des paniers à salade et la totale logistique. Le plan de nous attaquer fut mis en place et le 18 plus de troopers arrivèrent sur le parking.

Ils furent approchés à ce moment par un résident d’Onondaga, Stone Horse (cheval de pierre), qui leur dit alors que ceci était un rassemblement pacifique. Il remarqua qu’ils avaient tous enlevé leur badge avec nom et matricule et il leur demanda pourquoi. Les troopers lui ont répondu que les épingles pourraient les blesser et les distraire, alors même qu’ils avaient leurs armes à l’étui [pensons-nous que peut–être ils ne voulaient pas que leurs badges soient endommagés ? Echappaient-ils à leur propre personne de la sorte ? Se mettaient-ils dans un gang de rue adolescent qui pourrait jouer un bon tour aux Indiens en toute impunité ? Ce ne sont pas leurs badges qui nous ont tabassé. Ce sont eux ! Ils sont toujours ce qu’ils sont… des New York State Troopers !]

Stone Horse leur avait dit que quelques personnes distribueraient des tracts et qu’il y aurait des cameramen sur place. Les gens n’étaient pas sur la route. Stone Horse a dit: “nous sommes hors de la route, que voulez-vous que nous fassions de plus ?”

“Il fut demandé à la police si elle nous avait donné l’orde de nous disperser. Ils répondirent: Non ! Ils commencèrent à arrêter quiconque ils pouvaient attraper. Pourquoi ? Il n’en savait rien !” Avez-vous vu une ou plusieurs armes là-bas ? Non, répondirent-ils. La politique gérait-elle la police ? Etait-ce prémédité ? Ils allaient tabasser et arrêter des gens d’après eux. Les troopers ont dit que nous avons refusé de quitter le bord de l’autoroute. Nous n’étions pas du tout sur la route ou ses abords quand ils commencèrent à nous attaquer.

Nous avons une histoire très importante à raconter. Il y a deux problèmes que nous voulons confronter. Qu’est-ce que la division du “détail indien” de la police de l’état de New York ? Nous savons que la police extérieure ne peut pas venir sur notre territoire ni sur une propriété privée.

Un des plaignants a parlé de l‘affaire. Il a dit que nous n’étions pas imposable par un gouvernement étranger. Nous célébrions cette reconnaissance, notre peuple s’est levé contre une taxation illégale contre lui. Nous avons gagné en cour de justice. Le gouverneur George Pataki a déclaré qu’il allait devenir le premier gouverneur de l’état de New York à “remettre les Indiens à leur place”. Les chefs ont œuvré avec l’état de New York pour signer un accord illégal d’imposition qui venait juste d’être révoqué. Ce fut une journée difficile pour nous. Nous sommes un peuple souverain jusqu’à aujourd’hui. L’état de New York ne peut pas nous imposer sa volonté. Nous avons eu une manif en Avril 1997 à Albany afin de clarifier dce point. Ceux qui vinrent furent représentatifs de chaque segment de la communauté Ongwe’hon:weh (peuples natifs de l’Île de la Grande Tortue) Aujourd’’hui le ministre de la justice Eliot Spitzer tente exactement la même fraude.

Nous avons dit à Bob Bateson du gouvernement de l’état de New York: “Vous pouvez faire et signer tous les accords que vous voulez avec les soi-disants chefs et leaders. Si la base des gens n’est pas d’accord, alors vous n’avez absolument aucun accord et vous ne pouvez en rien le faire passer en force. C’est la loi de la terre ! (Kaiane’re:kowa)

Le 18 Mai 1997, les troopers de l’état de New York ont agi en toute illégalité. Les leaders étaient si motivés à prouver à quel point ils étaient puissants. Cette attaque montre à quel point leurs esprits sont dérangés. En trois jours le gouverneur Pataki convoqua une conférence de presse au musée des Indiens américains. Lorsque son hélicoptère attérit, il vint directement à l’équipe de négociation iroquoise qui était présente. Il leva la main et dit: “Je suis si content de vous voir. Vous allez aimez ce que j’ai à dire.” Il monta au podium et dit alors: “A partir de ce jour, nous respecterons la souveraineté des nations indiennes.”

Oui, il a fait marche arrière sur sa taxation forcée. En lieu et place, il collecte des impôts en mettant au point des schémas de “partage de revenus” avec les chefs “tribaux” et les conseils établis sous la loi fédérale indienne. Ceci est en violation de la constitution des Etats-Unis et de la loi régulatrice du Indian Gaming Regulatory Act et en violation de la loi internationale qui respecte l’auto-détermination. Il ignore la souveraineté des peuples en poussant les conseils de tribus (coloniaux) à nous faire payer des impôts sans nous consulter et sans notre consentement.

Maintenant son ministre de la justice Eliot Spitzer recommence la même guerre contre nous, essayant d’amener sur nous frauduleusement le système de taxation. Nos parents, grands-parents et arrières-grands-parents furent tous dans cette guerre. Nous avons dit que plus jamais des “chefs” traîtres nous ferons ce qu’ils nous ont fait auparavant.

Nous ne pouvons pas aller chez nos ancêtres qui ne sont plus ici. Devrons-nous laisser cette charge à nos enfants ? L’état de New York a violé ses propres lois. La loi fédérale indienne est illégale. Nous rappelons aux colons que ceci est notre terre, notre juridiction et que nous avons tous les droits de nous défendre. Les colons doivent respecter le traité Wampum Deux Rangées (Guswenta) et la Grande Loi de la Paix, Kaiane’re:kowa. Nous sommes nés libres et le sommes toujours. Nous n’avons jamais été d’accord pour être “Canadiens” ou “États-Uniens” ou des “indiens” de ces entités et ne le seront jamais !

Nous avons eu la sagesse de nos ancêtres qui ont mis cette loi au point. Ce fut le plus grand cadeau qui provint de nos esprits. Il importe peu quelle est notre condition physique, ceci est notre pouvoir. Utilisons la sagesse de nos ancêtres et nos esprits d’aujourd’hui et ne seront couronnés de succès.
Ceci fut une partie de la résistance des peuples iroquois contre l’oppression de l’Île de la Grande Tortue. Pour cette raison, les peuples des 6 nations sont toujours haïs par les gens en contrôle des corporations et de leurs marionnettes que sont les gouvernements fédéraux et les institutions fédérales et d’états/provinces du Canada et des Etats-Unis.
En tant que gardiens de la porte orientale de l’Île de la Grande Tortue que nous sommes, ils veulent nous éliminer. C’est pourquoi ces états et les intérêts entrepreneuriaux se cachant derrière eux exercent tant de force brutale sur nous. Notre défense dans cette affaire contre l’état de New York et d’autres et de vivre en accord avec la Grande Loi de la Paix, Kaiane’re:kowa.

Nous sommes des peuples libres ! Et nous voulons que tous le sachent !

~ MNN, 2006 ~

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Résistance politique au colonialisme: Les Iroquois d’Onondaga en procès contre l’état colonial (Janvier 2016)

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Suivre les ordres

 

Mohawk Nation News

 

13 décembre 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/12/13/following-orders/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Depuis le procès de Nüremberg en 1946, le système de défense préconisant l’irresponsabilité dûe au fait de “suivre les ordres”, a été déclaré nul et non-avenu en matière de crimes de guerre (et crimes contre l’humanité). Chaque participant est légalement responsable de ses actions en combat. Le président Bill Clinton, le général William C. Martin, le gouverneur George Pataki, le procureur général Elliot Spitzer et le conseil des chefs Inc. d’Onondaga essaient de balancer les membres des troupes d’état de New York (NYS Troopers) qui suivaient leurs ordres sous les roues du camion.

Les politiciens seront jugés coupables dans le procès à venir pour avoir ordonné les attaques mortelles sur les Ongwe’hon:weh (autochtones) à Onondaga. Nos communautés devaient être écrasées, balayées et transformées dans des protectorats coloniaux gouvernées sous loi martiale.

Ceux qui ont ordonné cette attaque sont tous individuellement responsables de leurs actions. D’après la loi internationale, ils doivent payer pour leur crime tout comme les commandants en chef allemands et leurs subordonnés l’ont fait.

Les auditions de justice dans l’affaire Jones contre Parmley de l’état de New York #98CV374, révèlent une stratégie militaire agressive appelée le “détail indien” qui doit utiliser une force mortelle contre nous. Quelque attaque que ce soit sur nous, Onkwe’hon:weh, ne peut-être ordonnée aux Etats-Unis que par le président lui-même. (NdT: Nixon qui avait été conseillé de faire donner la troupe contre les Mohawks lors d’incidents, avait refusé en déclarant: “Je ne resterai pas dans l’histoire comme le premier président des Etats-Unis ayant commandé une attaque sur les Mohawks…”). Nos maisons et nos entreprises furent brûlées. Nos villages devaient être détruits. Les critiques du conseil des chefs Inc. d’Onondaga et de l’état de New York furent bannis d’Onondaga. L’opération “Gallant Piper” fut annulée.

L’année suivante, le 18 Mai 1997, des soldats de l’état de New York interférèrent dans une de nos cérémonies sur la propriété Jones à Onondaga et nous attaquèrent. Un an plus tard, le porte-parole d’Onondaga, Ronnie Jones, fut assassiné. Le décret de 1779 édicté par George Washington afin d’annihiler les Iroquois/ rotino’shonni est toujours en vigueur. Il doit être abrogé.

Après le 31 décembre 2015, une date de procès contre les troupes de l’état de New York sera publiée par le juge Wiley Dancks [Ph. 315-793-8151]. En 1946, le mode de défense utilisé par les Allemands déclarant juste “suivre les ordres” lorsqu’ils commirent des atrocités contre l’humanité fut déclaré nul et non-avenu.

Résistance au colonialisme: Savoir reconnaître les manœuvres de la division colonialiste. Onondaga, un cas d’école dans la Confédération Iroquoise (Mohawk Nation News)

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“Traitez bien notre Terre: Elle ne vous a pas été donnée par vos parents mais elle vous a été prêtée par vos enfants. Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants.”

~ Proverbe amérindien ~

Cet article ci-dessous devrait aussi interpeler les compagnons africains victimes passées et actuelles du colonialisme occidental. Les exemples de manipulation et de division des populations autochtones partout où l’occident s’est imposé sont légions, en fait quand nous u réfléchissons bien, cela s’applique également aux populations occidentales elles-mêmes. La domination élitiste ne connait que la limite tracée par la soi-disante « élite » auto-proclamée. Le degré de coercition et de violence diffère (parfois à peine) voilà tout… La collaboration et les collabos sont universels et le demeureront tant que nous ne mettrons pas un terme à ce système criminel et mortifère d’avilissement de l’homme par l’homme.

— Résistance 71 —

 

Onondaga est-il une république bananière ?

 

Mohawk Nation News

 

3 décembre 2015

 

url de l’artice original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/12/03/onondaga-banana-republic/

 

~ Traduit de l’anglais ar Résistance 71 ~

 

[Le territoire d’]Onondaga est-il une république bananière, où l’homme fort d’un régime violent et corrompu est mis en place par des intérêts commerciaux étrangers ? Les gens y vivent dans la pauvreté, il y a des meurtres en pagaille aux enquêtes défaillantes, tandis que le dictateur vit dans le luxe et la splendeur.

D’après la Grande Loi de la Paix Kaia’nere:kowa, les femmes sont supposées être en charge de nos communautés. A Onondaga, une nation membre de Rotino’shonni de la Confédération Iroquoise, le “consiglieri”, le “Don” mis en place par le pouvoir fédéral, Oren “Te-sna-tsa-hia-ton” Lyons, menace, bannit ou attaque ses critiques et ceux qui l’emploient. Par construction, la plupart de la communauté d’Onondaga dépend de la charité publique. La Longue Maison (NdT: lieu traditionnel de réunion et de conseil) est devenue un “club house” et n’y sont menées que des cérémonies de distraction du peuple. La loi originelle n’y est plus suivie. La version corporatrice du code (de Handsome Lake) y est pratiquée comme une religion. Les intérêts vitaux de la communauté ne sont plus protégés. Les quelques ceux préférés et leurs familles obtiennent des récompenses, des logements, des bénéfices économiques, de santé et la protection du “Don”. Le reste n’a rien. Le racket pour la protection et le contrôle est fondé sur la rumeur, le commérage, la peur et les menaces de bannissement.

En ce moment Lyons est à Paris pour la conférence COP21 sur le climat, avec d’autres faussaires (indiens) corporatistes, pour y tracer la route de la stratégie de dépopulation mondiale.

La COURONNE (NdT: La City de Londres et sa Banque d’Angleterre/Vatican) divise systématiquement les véritables longues maisons Kanien’keh. Des sbires aux ordres comme ceux de l’ Indian Law Resource Center ILRC, aident les chefs de la corporation à créer la confusion et le chaos. Dans “Agents de Répression”, l’ American Indian Movement (AIM), Black Panthers, les mouvements porto-ricains furent discrédités et violemment écrasés par de telles tactiques. Les esprits des “chefs” corporatistes à la solde fédérale sont infestés d’owistah, fondée sur le “moi” au lieu du “nous”.

Oren Lyons est un Seneca qui est apparu sur Onondaga au début des années 1970. D’autres agents fédéraux formés furent envoyés dans d’autres communautés onkwe’on:weh. On leur a dit de “choisir un camp” , cela n’a pas d’importance lequel (NdT: le côté “traditionnaliste” ou le côté “fédéral, colonial”), simplement arrangez-vous pour que les deux côtés ne puissent jamais plus se retrouver unis”.
En 1979, Lyons, l’ILRC, les feds et l’état de NY ont commencé une campagne de “communication” contre les véritables Onkwe’hon:weh, les appelant les “ennemis” des corporations/entreprises.

Note de Résistance 71: C’est en fait de cette façon qu’en France par exemple, se répartissent les guignols marionnettes de l’ENA. Ils choisissent un camp “droite” ou “gauche” et ils sont appelés à faire leur cinéma en sortant, pour donner le change à la populace, pour faire croire à ce cirque d’une part et surtout s’arranger d’autre part, pour que la population demeure politiquement et socialement divisée coûte que coûte.
C’est la clef absolue de l’affaire
. Si les peuples où que ce soit, se rendent compte de cela et refusent de jouer le jeu, se liguent, s’unisssent contre tous les pouvoirs oligarchiques mondiaux, tous étatiques par essence… C’est fin de partie pour l’oligarchie qui passera à la trappe !… C’est aussi simple que cela. Les oligarques demeurent aux commandes des affaires politico-économiques mondiales parce qu’ils parviennent à maintenir les peuples divisés quoi qu’il arrive jusqu’ici, sur quelque fracture inventée de toute pièce que ce soit et ce gràce au système mis en place pour ce faire et maintenir le statu quo: l’État et les institutions…

Lyons a dit: “Ne laissez pas les Rotiskenerakete (NdT; ce que le pouvoir colonial appelle “La société des guerriers”, qui n’existe pas traditionnellement chez les Iroquois, car les mots “guerre” et “guerrier” n’existent pas dans leur langue, ni dans bien des langues amérindiennes du reste. Ce que nous appelons un “guerrier” est, traduit littéralement, “celui qui a la charge de la paix sur les épaules”..). Ce qu’il a voulu dire par là est ceci: “Ne laissez pas les hommes accomplir leurs devoirs de protection.”

Lyons a aidé à mettre en place le plan de destruction de notre société de l’intérieur. Quelques unes de nos femmes furent “séduites et câlinées” pour abandonner leur grand rôle légal au sein de nos communautés et de montrer du doigt ceux qui devaient être attaqués, retirés du circuit et dont la crédibilité devaient être bafouée. Les véritables Longues Maisons suivant Kaiane’reko:wa furent transformées en institutions religieuses corporatrices œuvrant pour le pouvoir colonial (NdT: adepte du code religieux dit de Handsome Lake dont Oren Lyons est un des “gardiens de la foi” ou “Faith Keeper”, ce qui n’existe pas dans Kaiane’re:kowa)

Pendant des années Lyons a reçu des millions de dollars, des cadeaux pour Onondaga, qui ne furent pas redistribués parmi les gens des communautés. Il fut l’instigateur de la mise en exil de ses critiques et leur fit retirer leurs droits et bénéfices. Nous devions être les victimes de supercheries et de mises en accusation frauduleuses de fraude fiscale. L’IRS (NdT: le fisc yankee) pointa son museau et demanda que des impôts illégaux soient payés par les gens. Le Conseil (d’Onondaga) a établi un “compact” (contrat) avec l’état de New York et le gouvernement fédéral afin de collecter les impôts de tous les Iroquois partout.

Les gens ont demandés à voir les livres de comptes, toute la comptabilité, la vraie, pas les livres cuisinés en arrière-boutique. Un des chefs corrompus déchira d’un cahier un bout de papier, y écrivit un chiffre, le jeta par terre et dit “la voilà votre compta…” Les commerces arrêtèrent de payer au conseil et mirent les fonds sous forme d’avoirs dans des organisations tiers. Lyons et les autres chefs corrompus décidèrent alors que ceux qui ne payaient pas au gré de leur règle devaient avoir leur affaire fermée.

En 1996, une réunion dans la Longue Maison se tint pour discuter du contrôle de ces affaires commerciales. Avec leur avocat John Heath, des Marshalls fédéraux (NdT: dépendant du ministère de la justice américain), le Shériff du district d’Onondaga et la police de l’état de New York, ils brûlèrent et rasèrent les commerces qui refusaient de payer et les familles furent bannies de la terre. En 1997, le Conseil des Chefs (NdT: ceux payés par l’état colonial), travailla de concert avec l’armée dans une opération appelée “Le Détail Indien” afin de mener une attaque mortelle sur nous durant notre célébration du 18 Mai de la victoire en cour de justice de l’état de NY contre l’imposition illégale de nos commerces. Un autre procès doit commencer en Janvier 2016 afin de traduire en justice la police de l’état de New York pour ses brutalités multiples et répétées. Les preuves montrent clairement l’implication des chefs et leur complicité dans cette attaque brutale.

[Andrew Jones v. Superintendent NYS Police, Jan. 25, 2001, 98-CV-374].

Les entreprises établissent et protègent les conseils tribaux reconnus fédéralement (NdT: par la Federal Indian Law & Policies aux Etats-Unis et l’Indian Act au Canada). Les Etats-Unis et l’État de NY veulent notre terre et nos ressources naturelles, choses que nous n’avons JAMAIS cédées. Ils ont peur que la Confédération affirme notre pouvoir. Ils sont responsables de tout ce qu’ils ont volé.