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Guerres impérialistes au Moyen-Orient: L’EIIL armée de la CIA en Syrie et en Irak

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L’armée de la CIA en Syrie

 

Al Manar

 

15 Juin 2015

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=242262&cid=13&fromval=1&frid=13&seccatid=15&s1=1

 

« Outre les aides offertes par Israël, l’Arabie, le Qatar, la Turquie et la Jordanie aux terroristes takfiristes dans le Sud syrien, la CIA a attribué à ces miliciens un budget annuel d’un milliard de dollars », c’est ce qu’a révélé le quotidien américain Washington Post, cité par le quotidien libanais AlAkhbar.

Et de souligner: « La CIA s’est chargée d’entraîner et d’armer des milliers de terroristes takfiristes, appelés « les combattants de la rébellion modérée syrienne », tout en mettant à leur disposition des renseignements ».

« Les Etats-Unis en financent une partie infime, leurs alliés se chargeant de la plus grande partie dans le Sud syrien », souligne le rapport.

Les documents diffusés par le « Washington Post » ne sont pas différents de ceux révélés le mois dernier par la section de la sécurité défensive des Etats-Unis.

Selon ces documents les pays occidentaux surtout les Etats-Unis et les pays arabes du bassin du golfe Persique ont aidé entre 2011-2012 les terroristes pour fonder un Etat islamique conformément aux opinions d’Al-Qaïda dans l’Est syrien, avec pour objectif de faire pression sur le pouvoir syrien.

Le plan de la CIA révélé par le « Washington Post » est son plus important plan secret appliqué dans le monde. « Les frais de ce plan constituent un quinzième du budget annuel de la CIA », écrit le « Washington Post ».

Guerres impérialistes au Moyen-Orient: L’OTAN supplée l’EIIL dans la guerre par procuration en Syrak…

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Excellente analyse de Tony Cartalucci sur le nerf de la guerre: la logistique et le ravitaillement. Une armée n’est aussi forte que sa logistique c’est bien connu. Si le propos de Cartalucci est particulièrement pertinent, ceci soulève une question sous-jacente: Sachant que pas un cm2 de terrain de la région incriminée n’échappe aux satellites espions de l’empire certes mais aussi russes et chinois, une question demeure: Si les Russes et les Chinois voulaient résoudre ce conflit, il leur suffirait de balancer au travers de RT, Sputnik News, et autres organes de grande diffusion internationale, les photos satellites des convois passant les frontières de Jordanie, d’Arabie et de Turquie vers la Syrie et l’Irak. Pourquoi ne pas le faire ? Il ne fait aucun doute qu’ils ont toutes les preuves satellites voulues, alors ?… Ceci rejoint la question posée il y a quelques mois: pourquoi les Russes ne balancent-ils pas leurs photos satellites des tours du 11 septembre et surtout du Pentagone ?.. De là il est légitime de se poser une autre question à 5 balles: quel est véritablement le rôle de la Russie (et de la Chine) dans ce jeu de dupes entre états ? Une chose est sûre: les complexes militaro-industriels de tous ces pays s’en foutent plein les poches en veux-tu en voilà… Alors la guerre est-elle un racket ?…

Des questions comme çà en l’air, histoire de…

— Résistance 71 —

 

Petit précis de logistique: D’où viennent les armes de l’EIIL?

 

Tony Cartalucci

 

10 Juin 2015

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2015/06/logistics-101-where-does-isis-get-its.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Depuis les anciens temps, une armée a toujours demandé un grand soutien logistique afin d’être performante dans quelque campagne militaire que ce soit. Dans la Rome antique, on construisit un vaste réseau de routes non seulement pour faciliter transport et commerce, mais aussi pour permettre aux légions romaines de se déplacer bien plus rapidement là où on en avait besoin et aussi pour accélérer le processus de ravitaillement très important que suscitait ces légions.

A la fin du XVIIIème siècle, le général français et statège expert Napoléon Bonaparte notait qu’ “une armée marche sur son estomac”, référant au réseau logistique extrême nécessaire pour maintenir une armée en campagne bien nourrie et ainsi de maintenir sa capacité de combat. Pour les Français, leur incapacité à maintenir une logistique et un ravitaillement adéquats à leurs forces combattantes, notamment en Russie et la décision des Russes de pratiquer la stratégie de la terre brûlée afin d’empêcher les forces françaises envahisseuses de se nourrir sur le pays, finalement les vainquirent.

L’Allemagne nazie souffrirait d’un destin similaire lorsqu’elle étira par trop ses capacités logistiques lors de l’opération Barbe Rousse d’invasion de l’URSS Une fois de plus, les armées de l’envahisseur furent bloquées par leurs ressources limitées avant d’être coupées de leur ravitaillement et annihilées ou forcées de battre en retraite.

Dans les temps plus récents, pendant la guerre du Golfe du début des années 1990, une longue ligne de ravitaillement trop loin des troupes alliées envahissant l’Irak ainsi qu’un choc anticipé avec le gros des forces de Saddam Hussein mirent un coup d’arrêt à ce qui fut autrement une avance éclair et qui fut comprise par erreur comme ayant pu atteindre Baghdad si la volonté politique y avait été. La volonté de conquérir était présente, c’est l’intendance qui ne suivait pas…

Aussi claires que soient les leçons de l’histoire, elles semblent toujours disparaître avec la troupe de politiciens et d’agences de presse occidentale qui est soit totalement ignorante, soit incroyablement trompeuse.

Les lignes de soutien logistique de l’EIIL

Le conflit actuel qui consumme le Moyen-Orient, particulièrement en Irak et en Syrie où le soi-disant “État Islamique” EI ou EIIL opère et combat simultanément, battant, les forces régulières syriennes, libanaises, irakiennes et iraniennes, est nous dit-on, bâti sur un réseau logistique de marché noir de la vente de pétrole et de paiements de rançons.

La capacité de combat de l’EIIL est celle d’un état-nation. Il contrôle de vastes portions de territoires s’étalant de la Syrie à l’Irak et il est non seulement capable de défendre militairement ce territoire étendu, mais il possède les ressources pour l’occuper, incluant des ressources pour administrer les populations subjuguées en son sein (NdT: comme un nouvel état COLONIAL tiens, tiens…)

Pour les analystes militaires, surtout les anciens des forces armées occidentales et aussi les membres des médias occidentaux qui se rappellent les convois de camions gigantesques qui furent requis pour pouvoir envahir l’Irak dans les années 1990 puis de nouveau en 2003, ils se demandent tous aujourd’hui où sont les camions de l’EIIL ? Après tout, si les ressources pour maintenir la capacité de combat exhibée par l’EIIL étaient disponibles au sein des seuls territoires syriens et irakiens occupés, alors certainement que les forces irakiennes et syriennes posséderaient également une capacité de combat au moins égale sinon supérieure à celle de l’EIIL, mais elles ne l’ont tout simplement pas.

Et si les lignes logistiques de ravitaillement de l’EIIL étaient uniquement confinées sur le territoire irakien et syrien, alors certainenent que les forces régulières irakiennes et syriennes utiliseraient un des grands avantages qu’elles ont leur possession, leur puissance aérienne, pour couper la ligne de ravitaillment des combattants de l’EIIL de sa source. Mais ceci ne se produit pas et…. IL Y A UNE TRES BONNE RAISON A CELA.

Les lignes de ravitaillement de l’EIIL sillonnent précisément des endroits où les forces aériennes irakienne et syrienne ne peuvent pas aller. Au nord chez le voisin turc membre de l’OTAN et au sud-ouest chez les alliés des Etats-Unis que sont la Jordanie et l’Arabie Saoudite. Au-delà de ces frontières existe un réseau logistique qui s’étend sur une région qui englobe l’Europe de l’Est et l’Afrique du Nord.

Les terroristes et les armes qui furent laissés après l’intervention de l’OTAN en Libye en 2011 furent rapidement envoyés en Turquie puis en Syrie, le tout coordonné par les officiels du ministère des affaires étrangères américain et des services de renseignement basés à Benghazi, un nid de terroristes depuis des décennies.

Dans un article de 2013, The London Telegraph rapportait, « CIA ‘running arms smuggling team in Benghazi when consulate was attacked’, » que:

[CNN] a dit qu’une équipe de la CIA travaillait dans une annexe proche du consulat sur un projet de fournir des missiles libyens récupérés aux rebelles syriens.

Des armes provenaient également d’Europe de l’Est comme le rapportait le New York Times dans un article de 2013, « Arms Airlift to Syria Rebels Expands, With Aid From C.I.A., » que:

Depuis des bureaux dans des endroits tenus secrets, des officiers des services actions du renseignement américain avaient aidé des gouvernements arabes à faire leurs emplettes d’armes, incluant de larges livraisons en provenance de la Croatie et ont parlementé avec les chefs rebelles pour savoir qui devrait recevoir les armes à leur arrivée, d’après des officiels américains parlant sous condition d’anonymat.”

Quand les sources médiatiques occidentales réfèrent continuellement à l’EIIL et autres factions opérant sous la bannière d’Al Qaïda comme des rebelles “modérés”, il est très clair que si ces milliards de dollars d’armement allaient vraiment à ces “rebelles modérés” alors ce serait eux et non pas l’EIIL, qui domineraient le champ de bataille, hors ce n’est pas le cas.

De récentes infos ont révélé que dès 2012 le ministère de la défense des USA n’avait pas seulement anticipé la création d’une “principauté salafiste” s’étendant de la Syrie à l’Irak, précisément là où existe l’EIIL aujourd’hui, mais qu’il l’encourageait vivement et contribuait aux circonstances de sa création et réalisation pratique.

Quel est le degré d’extension des lignes de logistique de l’EIIL ?

Tandis que beaucoup en occident joue les ignorants sur le où l’EIIL obtient-il son ravitaillement afin de maintenir optimalement sa capacité de combat, quelques journalistes se sont rendus dans la région et ont filmé et rapporté les convois de camions sans fin qui suppléent l’armée terroriste.

Est-ce que ces camions roulaient depuis des usines saisies par l’EIIL dans les territoires irakiens et syriens ? Non. Ils venaient de loin en Turquie, traversant la frontière syrienne en toute impunité et se dirigeaient vers leurs destinations sous la protection évidente de l’armée turque. Les tentatives par l’aviation syrienne d’attaquer ces convois de ravitaillement et les terroristes qui les accompagnent ont été contrées par la défense anti-aérienne turque…

La chaîne internationale allemande Deutsche Welle (DW) a publié le premier constat vidéo d’un média ocidental illustrant et documentant que l’EIIL n’est pas suppléé par la vente au marché noir de pétrole ou par l’argent issus de rançons d’otages, mais par des ravitaillements valant des milliards de dollars transportés en Syrie depuis la Turquie membre de l’OTAN. La frontière turco-syrienne voit passer des centaines de camions par jour…

Le rapport intitulé, « ‘IS’ supply channels through Turkey, » confirme ce qui a été rapporté par des analystes politiques ( reported by geopolitical analysts) depuis 2011 à savoir que l’EIIL ne peut survivre et ne survit de fait que grâce à un énorme sponsorship d’état multinational incluant évidemment la Turquie elle-même.

En regardant les cartes du territoire tenu par l’EIIL et en lisant les rapports d’action de ses manœuvres offensives à travers la région et au-delà, on peut facilement imaginer les centaines de camions par jour que cela nécessite pour maintenir un tel niveau de capacité combattante.. On peut facilement imaginer des convois similaires traversant les frontières de l’Irak en provenance de la Jordanie et de l’Arabie Saoudite. Des convois similaires passent certainement en Syrie depuis la Jordanie.

Ainsi, considérant les réalités logistiques et leur importance de tous temps dans les campagnes militaires au travers de l’histoire humaine, il n’y a pas d’autre explication plausible quant à la capacité de l’EIIL de perpétrer une guerre en Syrie et en Irak sans avoir les immenses ressources qui lui sont envoyées depuis l’étranger.

Si une armée marche sur son estomac et les estomacs de l’EIIL sont remplis des vivres en provenance de l’OTAN et du Golfe, alors l’EIIL continuera à marcher pendant longtemps, probablement même de plus en plus vite. Le point clef pour briser les reins de l’EIIL et de briser les reins de sa ligne de ravitaillement. Pour pouvoir le faire néanmoins, et précisément c’est pour cela que le conflit traîne tant en longueur, serait que l’Irak, la Syrie et l’Iran et autres pays sécurisent éventuellement leurs frontières et de forcer l’EIIL à combattre en Turquie, en Jordanie et en Arabie Saoudite, scenario difficle à mettre en place car des nations comme la Turquie ont créé des zones tampons de facto en territoire syrien qui demanderait une confrontation directe avec les forces turques pour les éliminer.

Avec l’Iran rejoignant l’équipée avec le déploiement supposé de quelques milliers de soldats pour renforcer les opérations de l’armée syrienne, de grands principes de dissuasion pourraient empêcher la Turquie de renforcer ses zones tampons.

Ceci nous laisse avec cette perspective de la région totalement tenue en otage par l’OTAN avec la perspective d’une guerre régionale catastrophique dans le but de défendre et de perpétuer le carnage perpétré par l’EIIL en Syrie, le tout totalement soutenu de manière sous-jacente par un réseau logistique émanant de territoire de l’OTAN.

= = =

Note de Résistance 71 :

N’oublions jamais que OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

Ceci est une fois de plus prouvé. Quand assez est-il assez ?…

Ingérence occidentale en Syrie: Moscou soutient la Syrie contre les mercenaires takfiristes de l’OTAN et du CCG…

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Lavrov promet le soutien de la Russie à Assad dans la crise syrienne

 

Press TV

 

27 Novembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2014/11/27/387666/russia-backs-assad-in-syria-crisis/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le ministre des affaires étrangères russe Sergeï Lavrov dit que Moscou soutiendra le président syrien Bachar al-Assad dans la crise qui a bloquée le pays depuis maintenant bientôt 4 ans.

“Nous partageons la vision que le facteur principal menant la situation au Moyen-Orient est la menace terroriste,” a dit Lavrov dans une conférence de presse jointe avec le ministre syrien des affaires étrangères Walid al-Muallem à Sotchi mercredi, a rapporté l’agence Reuters.

Lavrov a fait cette remarque suite à une réunion avec Muallem, qui a aussi discuté avec le président russe Vladimir Poutine, discussion que le ministre syrien a qualifié de “très productive”.

Avant la réunion de Sotchi, le ministère russe des affaires étrangères avait diffusé un communiqué disant: “Nous avons l’intention de confirmer notre désir d’offrir la plateforme de Moscou pour obtenir les contacts entre le gouvernement syrien et un vaste spectre de forces politico-sociales de la société syrienne.”

“Le problème du tissage du processus politique aura une place importante dans la réunion à venir”, a ajouté le communiqué.

La Syrie est paralysée par une violence mortelle depuis 2011. Des millions de Syriens ont dû fuir leur maison à cause du chaos provoqué par les terroristes takfiristes de l’EIIL (NdT: qui sont soutenus, armés, financés, entraînés, transportés et soignés par la clique des états terroristes habituels que sont le pays du goulag levant, la Turquie, l’Arabie Saoudite, la France, la GB et Israël…).

EIIL: Armée mercenaire de la CIA et du Mossad… Secret défonce…

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Le Captagon arme principale des djihadistes

 

Réseau Voltaire

 

Avril 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article183119.html

 

Alors que les médias occidentaux et du Golfe laissent penser que les jihadistes se nourrissent principalement de la lecture du Coran, les saisies effectuées en Syrie montrent qu’en réalité, ils se droguent au Captagon.

L’armée arabe syrienne a saisi en deux jours une voiture pleine de comprimés de Captagon et un camion citerne en contenant une tonne.

Le Captagon (Fénétylline chlorhydrate) est une amphétamine qui suscite une certaine euphorie et insensibilise à la douleur. Mêlé à d’autres drogues, comme du haschich, il constitue la ration alimentaire de base des jihadistes. Les combattants ne ressentent plus ni leurs souffrances, ni celles qu’ils infligent aux autres. Dès lors, ils peuvent commettre toutes sortes d’atrocités en riant.

Contrairement à une idée répandue, les jihadistes ne sont pas motivés par des préoccupations religieuses, mais par la recherche de plaisirs immédiats. Ils sont principalement recrutés parmi les voyous et dans les prisons.

Fabriqués en 2011 par l’Otan dans un laboratoire en Bulgarie, le Captagon est maintenant produit dans tout le Proche-Orient, y compris sur le territoire syrien.

L’EI et impérialisme: Des méthodes ethnocidaires brutales inspirées du colonialisme occidental…

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On voit que la stratégie de l’ethnocide est non seulement active, ce qui dénote un schéma de conduite purement colonialiste de la part de l’armée mercenaire de la CIA et du Mossad qu’est l’EI, mais aussi que ces techniques sont directement adaptées de la méthodologie ethnocidaire des états coloniaux subsistants que sont Israël, les Etats-Unis et le Canada. Quand on lit cet article, on ne peut penser pour ceux qui sont avertis, qu’aux tortures et ethnocide/génocide perpétrés dans les pensionnats pour Indiens aux Etats-Unis et au Canada, imités et adaptés depuis par les Israéliens dans leur état d’apartheid fondamentalement raciste et suprémaciste. L’EI n’a absolument rien de musulman et tout de colonialiste (bras armé), les méthodes utilisées le prouvent…

— Résistance 71 —

 

A Kobané l’EI torture aussi les enfants

 

Al Manar

 

4 Novembre 2014

 

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=200517&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

 

Les hommes, les femmes, et maintenant les enfants: à Kobané, en Syrie, l’Etat islamique n’épargne personne. Selon des témoignages recueillis par Human Rights Watch, le groupe jihadiste enlève et torture les enfants.

L’ONG a pu interroger en Turquie quatre adolescents kurdes âgés de 14 à 16 ans, détenus un temps près de Kobané, avec cent autres garçons mineurs, avant d’être relâchés sans qu’ils ne sachent pourquoi.

«Les quatre garçons ont décrit comment ils avaient subi des tabassages répétés avec un tuyau et des câbles électriques, et comment ils ont été forcés à regarder des vidéos de décapitation», rapporte l’organisation.

L’Etat islamique se montre particulièrement dur avec les enfants de familles liées au YPG, la principale milice kurde des Unités de protection du peuple kurde.

L’un des garçons interrogés par HRW raconte comment un autre jeune détenu, qui avait eu le tort de vouloir en appeler à sa mère, a été suspendu les mains attachées dans le dos, un pied attaché à ses mains, et forcé à implorer Dieu, non sa mère. Divisés en groupes, les jeunes détenus avaient le droit à trois couvertures : deux en guise de matelas, une pour se couvrir. Les jeunes détenus n’ont le droit de se laver que tous les quinze jours et sont nourris deux fois pas jour. Les rations diminuent en cas de mauvais comportement ou tentative de fuite.

Ils ont le droit à de rares coups de fil à leur famille et n’ont pas le droit de parler kurde. Ils sont forcés à prier cinq fois par jour et à suivre de l’instruction religieuse.

Ingérence occidentale au Moyen-Orient: Les bombardements de la coalition ne détruisent pas l’EI… mais l’aident à progresser plus vite !

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Tout ceci n’est qu’une escroquerie de plus ! Les bombardements yanks ne font aucun mal à l’EI au contraire, ils les aident à progresser plus rapidement. L’EI est l’armée mercenaire de la CIA et de l’OTAN pour mettre en œuvre le projet de refonte du Moyen-Orient dans la grande stratégie du diviser toujours plus pour régner toujours mieux.. L’EI est la nouvelle armée coloniale de l’empire en Afrique et au Moyen-Orient.

— Résistance 71 —

 

Kobani un piège ?

 

IRIB

 

13 Octobre 2014

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/344471-kobani,-un-piège

 

Depuis trois semaines? les caméras du monde entier restent

braqués sur Kobani, où Daech et Erdogan se livrent, avec l’appui de l’aviation de la coalition, à  une dé-kurdisation,  et partant, dé-syrisation de la ville, espérant y dresser une base d’entraînement, grandeur nature, où former les 5.000 terroristes anti-Assad! Mais si la guerre contre Kobani n’était pas, après tout, qu’une petite bataille, pour masquer la plus grande?!

A en croire le journal « Sunday Telegraph », quelque 10.000 terroristes de Daesh se trouvent à 13 kilomètres de la capitale irakienne, Bagdad! Et ils se préparent à lancer une grande offensive contre la ville. « Si la capitale tombe entre les mains de Daesh, ce sera une énorme avancée, et la fin de l’Irak, font remarquer les experts. Dans la foulée, les autorités irakiennes sont prises de panique et lancent des SOS à Washington, lui demandant de déployer des « GI’s », sur le terrain, façon de protéger la capitale.

La puissance d’occupation, qui a dû quitter la Mésopotamie, en 2010, la queue entre les jambes, ne peut cacher le plaisir qu’elle ressent de se voir se faire prier, par ceux-là mêmes, qui les ont mis à la porte! Bon stratagème que ce Daesh. Sur le terrain,  les terroristes et leurs protecteurs avancent, à grands pas, à Al-Anbar, province voisine : si Al-Anbar tombe, ce qui n’est pas du tout impossible, les daeshistes sauront encercler la capitale. De très violents combats se poursuivent entre la quasi-totalité des bataillons de l’armée irakienne et les terroristes de Daesh, pour que cette perspective horrifiante ne se réalise pas !

Les terroristes, guidés par les satellites de la coalition anti-Daesh, avancent, sur trois axes, vers le centre d’Al-Anbar. Les chasseurs  irako-américains bombardent, certes,  leurs positions, mais, curieusement, ces bombardements leur permettent de mieux avancer : Ebrahim Bahr al-Olum, le député du parti Al-Mawaten, confie au site Al-Masalaa, cette vérité cuisante : « Les raids de la coalition n’ont stoppé, nullement, l’avancée des terroristes, au contraire, ils les ont poussé à étendre leur champ d’action et à se diriger vers Al-Anbar, Diyala, Saleheddin, certaines localités de Kirkuk. disons que les Américains guident, via leurs bombardements- qui ne touchent, absolument, pas les positions stratégiques de Daesh- les terroristes à choisir leur zone d’opération »!! Al-Mayadin se penche sur le sort de ces forces irakiennes volontaires, qui sont, souvent, prises pour cible des raids US : une partie d’entre eux a été assiégée, par Daesh, et les avions irakiens ne font que leur jeter, depuis le ciel, vivres et médicaments.

70% de la province d’Al-Anbar est sous le contrôle de Daesh, et les terroristes se sont donnés 15 jours, pour s’en emparer, totalement. Al-Anbar s’étend sur un tiers du sol irakien ! A Al-Malaha, dans le Nord de la localité d’Al Habaniya d’Al-Anbar, les terroristes se sont attaqués aux positions des soldats irakiens, et ont réussi à les assiéger. 400 autres soldats de l’unité des parachutistes du 6eme bataillon de l’armée irakienne sont, eux aussi, encerclés, dans la localité d’Al-Yabani, à Ramadi, toujours, à Al-Anbar.

Le président du Conseil d’éveil  a fait un appel du pied à tous les Iirakiens, pour qu’ils viennent en aide à Al-Anbar : « Les tribus sont armés et combattent Daesh. Mais ce n’est pas suffisant. Il faut une force terrestre ».  Al-Mayadin ajoute: « Les Daeshistes se trouvent, désormais, à 15 kilomètres, à l’Est de Bagdad. 4.000 d’entre eux sont positionnés, à Abou Ghraïb et Zaydan. Et ils attendent l’ordre d’assaut, depuis ces localités, contre Bagdad. Les forces volontaires et les forces de sécurité se sont massés, dans l’Ouest de la capitale.

Si Al-Anbar tombe entre les mains de Daesh, la prolongation géographique entre Al-Anbar et Ninive permettrait à Daesh de redoubler sa force et d’imposer un véritable siège à Bagdad. Les liens entre les terroristes de la Syrie et de  l’Irak s’en trouveront, aussi, renforcés ».  Que peuvent-ils faire, les Irakiens, pour sauver la capitale ? La force Qods vient de passer à l’acte. Des centaines de forces de l’armée de Badr viennent d’être envoyées, sur le front : l’objectif,  empêcher la chute d’Al-Anbar ….

EI = Armée mercenaire de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, elle même le bras armé de la City de Londres et de Wall Street…

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Créé, armé, entraîné et financé par l’occident et les roitelets du Golfe l’EIIL ou l’EI se purge de ses cadres maghrébens et libyens pour passer sous commandement géorgien, tchétchenne et ouïghour. Le chaos total est planifié s’étendre aux monarchies du Golfe, puis à la Russie et à la Chine. L’Iran vient de proposer son aide pour combattre l’EI aux états occidentaux impliqués, instigateurs de toute la terreur mondiale de ces trente dernières années, ceux-ci ont bien sûr refusé tant il est clair que si les Pasdarans iraniens et le Hezbollah libanais entraient dans la danse, l’affaire EI serait règlé une bonne fois pour toute en 15 jours…

Les soi-disantes attaques aériennes des « coalisés contre l’EI » en Irak ne sont qu’un écran de fumée, qui donne le signal de la transformation plus avant de l’organisation mercenaire islamiste de l’OTAN. A ce titre, il est possible de qualifier « l’opération EI » comme étant une opération Gladio 2.0

Question: Étant les prochaines sur la liste de la propagation du chaos créateur du Nouvel Ordre Mondial, comment vont réagir la Russie et la Chine ?

— Résistance 71 —

 

Qui compose « l’Émirat Islamique » ?

 

Thierry Meyssan

 

22 Septembre 2014

 

url de l’article :

http://www.voltairenet.org/article185337.html

 

Alors que l’opinion publique occidentale est abreuvée d’informations sur la constitution d’une prétendue coalition internationale pour lutter contre l’« Émirat islamique », celui-ci change discrètement de forme. Ses principaux officiers ne sont déjà plus des arabes, mais des Géorgiens et des Chinois. Pour Thierry Meyssan, cette mutation montre qu’à terme l’Otan entend utiliser l’« Émirat islamique » en Russie et en Chine. Dès lors, ces deux pays doivent intervenir maintenant contre les jihadistes, avant qu’ils ne retournent semer le chaos dans leur pays d’origine.

L’« Émirat islamique » a d’abord affiché son origine arabe. Cette organisation est issue d’« Al-Qaïda en Irak » qui combattait non pas les envahisseurs états-uniens, mais les chiites irakiens. Elle est devenue « Émirat islamique en Irak », puis « Émirat islamique en Irak et au Levant ». En octobre 2007, l’armée de terre US saisit à Sinjar près 606 fiches des membres étrangers de cette organisation. Elles furent dépouillées et étudiées par des experts de l’Académie militaire de West Point.

Pourtant, quelques jours après cette saisie, l’émir al-Baghdadi déclara que son organisation ne comprenait que 200 combattants et qu’ils étaient tous Irakiens. Ce mensonge est comparable à celui des autres organisations terroristes en Syrie qui déclarent ne compter qu’incidemment des étrangers, alors que l’Armée arabe syrienne estime à au moins 250 000 le nombre de jihadistes étrangers ayant combattu en Syrie au cours des trois dernières années. Au demeurant, le calife Ibrahim (nouveau nom de l’émir al-Baghdadi) prétend désormais que son organisation est composée largement d’étrangers, que le territoire syrien n’est plus pour les Syriens et le territoire irakien n’est plus pour les Irakiens, mais ils sont pour ses djihadistes.

Selon les fiches saisies à Sinjar, 41 % des terroristes étrangers membres de l’« Émirat islamique en Irak » étaient de nationalité saoudienne, 18,8 % étaient Libyens, et 8,2 % seulement étaient Syriens. Si l’on rapporte ces chiffres à la population de chacun des pays concernés, la population libyenne a fourni proportionnellement 2 fois plus de combattants que celle d’Arabie saoudite et 5 fois plus que celle de Syrie.

Concernant les jihadistes syriens, leur origine était dispersée dans le pays, mais 34, 3 % venaient de la ville de Deir ez-Zor qui, depuis le retrait de l’« Émirat islamique » de Raqqa, est devenue la capitale du Califat.

En Syrie, Deir ez-Zor a la particularité d’être peuplée majoritairement d’arabes sunnites organisés en tribus, et de minorités kurde et arménienne. Or, jusqu’à présent, les États-Unis n’ont été capables de détruire les États qu’en Afghanistan, en Irak, et en Libye, c’est-à-dire des pays où la population est organisée en tribus. Ils ont par contre échoué partout ailleurs. De ce point de vue, Deir ez-Zor en particulier et le Nord-Est de la Syrie en général peuvent donc être potentiellement conquis, mais pas le reste du pays, comme on le voit depuis trois ans.

Depuis deux semaines, une purge affecte les officiers maghrébins. Ainsi, les Tunisiens qui ont pris l’aéroport militaire de Raqqa, le 25 août, ont-ils été arrêtés pour désobéissance, jugés et exécutés par leurs supérieurs. L’« Émirat islamique » entend remettre à leur place ses combattants arabes et promouvoir des officiers tchétchènes aimablement fournis par les services secrets géorgiens.

Une autre catégorie de jihadiste fait son apparition : les Chinois. Depuis juin, les États-Unis et la Turquie ont transporté des centaines de combattants chinois et leurs familles au Nord-Est de la Syrie. Certains d’entre eux deviennent immédiatement des officiers. Ce sont principalement des Ouïghours, des Chinois de Chine populaire, mais musulmans sunnites et turcophones.

Dès lors, il est évident que, à terme, l’« Émirat islamique » étendra ses activités en Russie et en Chine, que ces deux pays sont ses cibles finales.

Nous allons certainement assister à une nouvelle opération de communication de l’Otan : son aviation repoussera les jihadistes hors d’Irak et les laissera s’installer à Deir ez-Zor. La CIA fournira de l’argent, des armes, des munitions et des renseignements aux « révolutionnaires syriens modérés » (sic) de l’ASL, qui changeront alors de casquette et les utiliseront sous le drapeau de l’« Émirat islamique », comme c’est le cas depuis mai 2013.

À l’époque, le sénateur John McCain était venu illégalement en Syrie rencontrer l’état-major de l’ASL. Selon la photographie diffusée alors pour attester de la rencontre, cet état-major comprenait un certain Abou Youssef, officiellement recherché par le département d’État US sous le nom d’Abou Du’a, en réalité l’actuel calife Ibrahim. Ainsi, le même homme était —à la fois et en même temps— un chef modéré au sein de l’ASL et un chef extrémiste au sein de l’« Émirat islamique ».

Muni de cette information, on appréciera à sa juste valeur le document présenté au Conseil de sécurité, le 14 juillet, par l’ambassadeur syrien Bachar al-Jaafari. Il s’agit d’une lettre du commandant-en-chef de l’ASL, Salim Idriss, datée du 17 janvier 2014. On y lit : « Je vous informe par la présente que les munitions envoyées par l’état-major aux dirigeants des conseils militaires révolutionnaires de la région Est doivent être distribuées, conformément à ce qui a été convenu, pour deux tiers aux chefs de guerre du Front el-Nosra, le tiers restant devant être réparti entre les militaires et les éléments révolutionnaires pour la lutte contre les bandes de l’ÉIIL. Nous vous remercions de nous envoyer les justificatifs de livraison de l’ensemble des munitions, en précisant les quantités et qualités, dûment signés par les dirigeants et chefs de guerre en personne, afin que nous puissions les transmettre aux partenaires turcs et français ». En d’autres termes, deux puissances de l’Otan (la Turquie et la France) ont acheminé des munitions pour deux tiers au Front Al-Nosra (classé comme membre d’Al-Qaïda par le Conseil de sécurité) et pour un tiers à ASL afin qu’il lutte contre l’« Émirat islamique », dont le chef est un de ses officiers supérieurs. En réalité, l’ASL a disparue sur le terrain et les munitions étaient donc destinées pour deux tiers à Al-Qaïda et pour un tiers à l’« Émirat islamique ».

Grâce à ce dispositif à double casquette, l’Otan pourra continuer à lancer ses hordes de jihadistes contre la Syrie tout en prétendant les combattre.

Cependant, lorsque l’Otan aura installé le chaos partout dans le monde arabe, y compris chez son allié saoudien, il retournera l’« Émirat islamique » contre les deux grandes puissances en développement, la Russie et la Chine. C’est pourquoi ces deux puissances devraient intervenir dès à présent et tuer dans l’œuf l’armée privée que l’Otan est en train de constituer et d’entraîner dans le monde arabe. Faute de quoi, Moscou et Pékin devront l’affronter bientôt sur leur propre sol.

Ingérence occidental en Syrie: L’utilisation de l’EIIL créé par la CIA pour bombarder la Syrie…

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Moscou met en garde contre une attaque américaine en Syrie !

 

IRIB

 

11 Septembre 2014

 

source: http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/340364-moscou-avertit-contre-une-attaque-us-visant-daesh-en-syrie

 

Le représentant de la Russie auprès de l’Onu a insisté sur l’impératif d’une prise de décision sage de la part de l’administration américaine quant à attaquer Daesh dans le territoire syrien.

Vitaly Churkin, représentant permanent de la Russie auprès de l’Onu a mis en garde mercredi contre la décision unilatérale du président américain Barack Obama d’attaquer Daesh en Syrie. « La décision unilatérale de Washington de viser les positions de Daesh dans le territoire syrien, sans l’aval préalable de Damas, affectera les coopérations internationales dans la lutte contre le terrorisme, a souligné Churkin. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a exprimé auparavant les raids aériens contre les positions du groupe terroristes de Daesh en Syrie, sans coordination avec le gouvernement légitime du pays.

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La réaction russe si Obama bombardait la Syrie ?

 

IRIB

 

11 Septembre 2014

 

source: http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/340386-la-réaction-russe,-si-obama-bombardait-la-syrie

 

Le vice-Premier ministre russe a dénoncé le recours des Etats Unis

à un nouvel alibi, pour justifier des frappes contre le territoire syrien, frappes, qui, rappelons-le, auraient dû avoir lieu, en septembre 2013! Pour la Russie, il s’agit, ni plus, ni moins, d’une démarche, qui violerait la souveraineté syrienne, si elle n’intervient pas en coordination avec Damas. A plus d’une reprise, les autorités US ont annoncé refuser tout dialogue avec Assad, en ce sens, un Assad, à qui elles refusent toute légitimité, et ce, au mépris des résultats de la présidentielle syrienne, en été. Mais si, comme l’a promis Obama, les Etats Unis se mettaient à étendre ses frappes aériennes, au-delà de l’Irak, pour cibler Daesh sur le sol syrien, que fera, alors, Moscou? Selon certaines sources d’information, la Russie n’est pas, encore, sûre de l’intention réelle d’Obama, vu que ce dernier est bien volatile et a habitué tout le monde, amis comme ennemis, à des virages spectaculaires. N’empêche que l’expérience du passé l’a bien montré, il faut être bien vigilant avec les Américains. Selon les sources bien informées, Moscou et Damas mènent, en ce moment, des discussions intenses, pour coordonner des frappes aériennes conjointes contre les positions de Daesh, avant le mois d’octobre. En d’autres termes, la Russie et la Syrie veulent ôter tout prétexte aux Etats Unis et à l’OTAN, au sujet des agissements de Daesh. Depuis quelque temps, déjà, l’Armée de l’Air syrienne a intensifié ses opérations, dans des régions contrôlées par Daesh, à Raqqa, mais aussi, à Deir ez-Zour…. alors, vers une opération conjointe Russie/Syrie contre celle des Etats Unis/OTAN.

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Le dernier coup antiAssad de Ryadh ?

 

IRIB

 

11 Septembre 2014

 

source: http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/340380-le-dernier-coup-anti-assad-de-riyad

 

On avait évoqué une possible reprise des contacts Riyad/Damas,

le Caire, voulant même jouer le rôle des médiateurs ! Selon un responsable américain, cité par le « New York Times », l’Arabie saoudite aurait donné son feu vert à la construction de bases d’entraînement destinées à former les « rebelles anti-syriens »! Depuis 2011, les terroristes anti-Assad sont entraînés, sur le sol jordanien, et c’est la première fois que Riyad s’engage, directement, dans le dossier : « Ce jeudi, le secrétaire d’état US se rendra, à Riyad, pour s’entretenir, dit-il,  avec les autorités saoudiennes de Daesh et des moyens destinés à créer une coalition contre cette milice, (ndlr : créée, dans les usines de la CIA, à l’aide de l’argent saoudien!!!). Au cours de cette escale, il participera à la conférence des pays arabes du golfe Persique, plus l’Irak, la Jordanie et la Turquie.

 

 

 

Propagande et Nouvel Ordre Mondial: L’EIIL/EI création du pays du goulag levant (haut-fonctionnaire du congrès)

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Une autre confirmation s’il en fallait une, pour confirmer ce qu’est l’EEIL ou état islamique: La légion mercenaire takfiriste créée, contrôlée par la CIA et les différents services occidentaux et saoudiens, financés par le Golfe.

Si on veut vraiment s’en débarrasser… rien de plus simple, il suffit d’arrêter de les armer et de les fnancer. Les bombardements de quelques casemates et camions dans le désert irakien ne changeront absolument rien à l’affaire, ce n’est que de la poudre aux yeux pour mieux endormir les peuples de nouveau.

— Résistance 71 —

 

Selon un ancien haut fonctionnaire du congrès américain L’EIIL ou État Islamique et la nouvelle “tête de turc” créée par les Etats-Unis

 

Press TV

 

7 Septembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2014/09/07/378012/isil-is-bogeyman-created-by-us/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un ancien haut-fonctionnaire du congrés américain dit que les Etats-Unis et leurs alliés ont créé le groupe terroriste takfiriste de l’EIIL comme “tète de turc” afin de paver le chemin d’un redéploiement de leurs troupes en Irak.

L’EIIL/EI est la nouvelle tête de turc créée par l’Occident qui permettrait à celui-ci de renvoyer des troupes au sol dans la région”, a dit Rodney Martin dans un entretien avec Press TV ce dimanche. “Il y a un grand nombre d’agendas cachés pour lesquels l’EIIL a été créé et l’EIIL est façonné comme tête de turc, car les Etats-Unis ne peuvent pas fonctionner sans une tête de turc.” (NdT: Depuis 1945 se sont succédées comme “têtes de turc”, ennemis imaginaires ou créés de toute pièce: le communisme marxiste sous toutes ses formes, même si Wall Street le finançait, mais chut!… avec en tête de liste l’URSS bien sûr, puis l’Iran, Oussama Bin Laden et par extension l’Islam pour donner un semblant de bases fabriquées à la doctrine foireuse du “choc des civilisations”…). Il a de plus critiqué sévèrement Obama pour en fait continuer les politiques néo-conservatrices en Irak et en Syrie. “Le président Obama a dit que la guerre contre l’EIIL demande des ressources. Ceci est une ligne de conduite néo-conservatrice. Il y a eu une nouvelle poussée des nouveaux cons de derrière le rideau pour un retour des troupes sur le terrain. Ce sont des ressources dont le président Obama parle et il est très important de se concentrer sur le langage lorsque le mot “ressource” est employé.”

Cela veut dire, les bottes sur le terrain, un retour des troupes en Irak et de manière essentielle mettre en action le modèle qui a été développé dans leur doctrine du Projet pour un Nouveau Siècle Américain.” Martin a fait ces remarques alors que l’armée américaine a dit qu’elle avait effectué une série de nouveaux raids aériens contre des positions terroristes près d’un barrage sur la rivière Euphrate irakienne. “L’EI a capturé une base aérienne syrienne et brutalement exécuté environ 250 soldats syriens et il n’y a eu aucune mention faite de ceci ni même une colère exprimées par Obama au sujet de l’exécution de troupes syriennes parce que les politiciens occidentaux emmenés par Obama et les nouveaux cons (Néo-cons) veulent virer Bachar Al-Assad du pouvoir”, a expliqué Martin.

Les Etats-Unis et leurs alliés dans la région ont aidé militairement et financièrement les groupes extrémistes pour lutter contre le régime syrien et ses forces militaires ces dernières années, ignorant les avertissements des pays comme l’Iran qui a dit depuis longtemps qu’un jour ces groupes retourneront leurs armes contre eux.

Ingérence géopolitique de l’empire: L’EIIL/EI mercenaires/corsaires des temps modernes…

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Excellente analyse a lire et diffuser sans aucune modération… Quelle différence entre un corsaire et un pirate ? La lettre de marque. Un corsaire est un pirate légalisé par un état. C’est pour cela que les corsaires (Privateers en anglais) ont été idéalisés par l’histoire étatique. Un corsaire français était un pirate pour les Anglais et les Espagnols et inversement.

C’est exactement ce qu’est l’EIIL/EI, une entité corsaire faisant le sale boulot pour l’empire. La lettre de marque est multinationale (pays du goulag levant, GB, France, Arabie Saoudite).

— Résistance 71 —

 

Pourquoi les Etats-Unis utilisent-ils l’EIIL pour conquérir l’Eurasie ?

 

IRIB

 

31 Août 2014

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/339167-pourquoi-les-usa-utilisent-l’isis-daech-pour-conquérir-l’eurasie

 

 

Le chaos s’éclaircit.

  1. Les corsaires étaient des particuliers (souvent des armateurs) qui engageaient des capitaines habiles dans la navigation pour poursuivre leurs propres intérêts en collaboration avec les intérêts politiques d’une puissance qui leur fournissait, justement, une « lettre de course ». Cette lettre les habilitait à attaquer et piller les vaisseaux d’autres puissances sous certaines conditions (en général une guerre).

Les activités des pirates et celles des corsaires étaient pratiquement les mêmes. Seules changeaient les couvertures politiques officielles. Certains corsaires finissaient leur carrière comme pirates, parfois pendus par les mêmes gouvernements qui les avaient engagés.

De fait, les corsaires pouvaient se permettre de faire les choses qu’un Etat considérait comme politiquement et/ou économiquement imprudent de faire lui-même.

Une variante à bien plus grande échelle et bien plus organisées était les Compagnies Commerciales dotées de privilèges, comme la célèbre Compagnie anglaise des Indes orientales qui, quoique totalement privées, (la Couronne anglaise ne possédait pas même une action des Compagnies anglaises), jouissait du nihil obstat* pour conduire des guerres et activités de gouvernement.

Corsaires et pirates ont suscité les fantaisies romantiques et libertaires de générations de gens qui, par contre, fronçaient le nez devant les entreprises de leurs mandants.

Aujourd’hui, l’histoire se répète, en pire.

  1. Les groupes armés des soi-disant fondamentalistes islamiques sont depuis plus de 30 ans une forme encore plus perverse de ces Grandes Compagnies d’aventuriers, au service de l’empire états-unien. Les bases de cette alliance-service furent jetées pendant la première guerre mondiale par des gens comme St John Philby et Gertrude Bell, brillants agents anglais parfaitement préparés qui travaillaient en contact étroit avec les princes saoudiens.

On a vu cette alliance à l’œuvre en Afghanistan dans les années 80, sous la savante conduite criminelle de Zbigniew Brzezinski, puis en Bosnie, au Kosovo, en Tchétchénie, en Libye, en Syrie et maintenant en Irak. Il est vraisemblable que son bras long arrivera jusqu’en Inde, via le Pakistan, et jusqu’au Xinjiang ouighour, en Chine.

L’ISIS, c’est-à-dire l’Etat Islamique de l’Irak et du Levant (Syrie) est la forme la plus sophistiquée de cette stratégie corsaire. Plus encore qu’Israël (qui, étant formellement un Etat internationalement reconnu, doit se soumettre à la légalité internationale, même s’il ne le fait pratiquement jamais, se prévaut de larges dérogations, et a une organisation politico-institutionnelle complexe, – mais celle-ci compte de moins en moins, comme chez nous -) l’ISIS est la quadrature du cercle : un Etat-non-Etat qui, étant par définition une entité terroriste, a le « droit » d’être en dehors de quelque légalité que ce soit. Les USA ont raison, de leur point de vue, de l’appeler « organisation terroriste » ; le soutien politique direct, le soutien organisationnel via l’Arabie Saoudite, et, justement, cette définition elle-même, constituent la « lettre de course » que la Superpuissance leur fournit. En d’autres termes, ils ont le droit-devoir d’être des terroristes.

Exactement comme c’était le cas des corsaires jadis, sous le déguisement de « combattants de la liberté » (anti-Assad), ils ont suscité les fantaisies romantiques d’humanistes ingénus – parfois hélas ils sont même tombés dans la mortelle toile d’araignée – et de soi-disant internationalistes dont Jupiter avait décidé la perte. Nous pouvons supposer qu’à présent ils se sentent un peu perdus. Nous, au contraire, nous commençons à voir plus clairement les contours d’un dessin assez précis.

  1. Dans les années 80 déjà, la Rand Corporation avait « prévu » que les guerres futures seraient un mixte de conflits stellaires et de conflits pré-modernes menés par des entités infra-étatiques. Prévision aisée à faire, puisque le Rand faisait partie du complexe qui était en train de préparer ce scénario.

Cette stratégie s’appuie sur une parfaite logique. En fait, les « guerres des étoiles », menées jusqu’à leurs dernières conséquences, ne peuvent que se transformer en conflits nucléaires. Par contre, la guerre de course, par l’intermédiaire d’entités infra-étatiques, conduite par les USA, après les premiers coups « orthodoxes » portés par l’engeance des Bush et Clinton, a permis à la Superpuissance de lancer cette série de ’first strikes » qui auraient été très risqués, et donc impossibles, en termes de guerres orthodoxes entre états, même si la New Nuclear Posture élaborée par les néo-cons sous bush Jr ne les excluait pas.

La débandade initiale des rivaux stratégiques démontre qu’il y avait là un coup de génie – évidemment criminel. On a même l’impression que ces rivaux préfèrent courir le risque de guerres terroristes infra-étatiques plutôt que celui d’un conflit ouvert avec un adversaire sans scrupules et de plus en plus agressif parce que de plus en plus en difficulté. Une difficulté toutefois relative, que nous chercherons à préciser.

  1. Qu’y a-t-il de mieux pour les USA que d’installer dans le centre névralgique de l’Eurasie (déjà objet des cauchemars et des désirs du conseiller de Carter pour la sécurité, le « prophétique » Zbigniew Brzezinski) un Etat-non-Etat, un Etat-zombie, un être-non-être, une organisation territoriale qui, à l’abri de son drapeau noir de pirate, peut menacer d’actions effroyables tous les Etats voisins, à partir de la Syrie, la Russie, l’Iran, la Chine, les républiques centre-asiatiques, puis, tout au long du corridor qui, à travers du Pakistan, pénètre en Inde et qui, à travers le Xinjiang ouighour, prend la Chine à revers ? Difficile d’imaginer meilleure arme non conventionnelle. Très difficile. C’est un terrible coin planté au beau milieu de l’Organisation de Shanghaï.

Mais ce n’est pas tout ; même l’Europe peut être menacée (cela n’a-t-il pas déjà été fait ?). Cela peut être utile, si elle se montrait trop récalcitrante face au projet néo-impérialiste états-unien, avec des annexes et des connexions du type du criminel TTIP.

La difficulté où se trouveraient, disions-nous, les USA, ne réside pas dans un éventuel déclin inexorable du pays, selon on ne sait quelles lois géo-politiques ou économiques. En réalité, la difficulté réside dans le système capitaliste même qui est aujourd’hui encore centré sur les USA, ce qu’on ne peut contester que si l’on pense que le système capitaliste est mesurable en termes de profits, PIB, échanges commerciaux et réserves de devises. Cela compte aussi, mais pas uniquement, parce que le système capitaliste est un système de pouvoir.

De plus, les puissances émergentes ont émergé, pour ainsi dire, « en retard » (il ne pouvait en être autrement), c’est-à-dire que les capacités destructrices militaires, industrielles, écologiques et financières mondiales ont déjà été massivement hypothéquées par un Etat-continent appelé Etats-Unis d’Amérique et ses vassaux. Il est vrai que nous pays capitalistes occidentaux à capitalisme mûr ne comptons que pour 1/7e de la population mondiale, mais c’est justement ce qui donne l’inquiétante mesure du problème, puisque nous comptons immensément plus pour ce qui est de la capacité destructrice.

  1. Le réalisateur Oliver Stone et l’historien Peter Kuznick ont fait remarquer, avec beaucoup d’acuité, qu’avec Hiroshima et Nagasaki, les USA ne voulaient pas seulement démontrer qu’ils étaient surpuissants, mais aussi – ce qui encore plus préoccupant – qu’ils n’auraient aucun scrupule dans la défense de leurs intérêts propres : ils étaient prêts à réduire massivement en cendres hommes, femmes et enfants.

Les populations libyennes, syriennes et irakiennes, martyrisées par les corsaires fondamentalistes, sont l’effroyable démonstration de cette absence de scrupules : ces épisodes de génocides à tempérament sont accomplis en lieu et place de l’unique extermination nucléaire, trop risquée. Dans ce sens précis, l’ISIS est utilisée comme arme de destruction massive échelonnée.

  1. En Occident, cette stratégie reste incompréhensible pour la plupart des gens. Il est vrai qu’elle est complexe, parce qu’elle se fonde sur un jeu complexe d’intérêts différenciés, depuis des intérêts purement idéologiques jusqu’à des intérêts purement maffieux. Cela n’en reste pas moins surprenant, parce que, outre que cette stratégie est désormais claire dans ses objectifs – évidemment parce que les USA eux-mêmes les ont éclaircis – elle est, comme on l’a vu, la réédition d’une stratégie connue et bien connue.

Sa perception pouvait être confuse pendant le conflit afghan des années 80. Il pouvait alors être difficile de comprendre la connexion entre choc des cultures, invasion soviétique et naissance de la guérilla islamiste soutenue et organisée par les USA. Pourtant, certains chercheurs, en petit nombre, il est vrai, et traités comme des excentriques, avaient déjà fait remarquer les connexions entre crise systémique, reaganomics, financiarisation, conflits géo-politiques, et la reprise d’initiative néo-impériale des USA après la défaite au Vietnam (combien de fois a-t-on présenté les USA comme fichus !). Je veux parler des chercheurs regroupés dans l’école du « système-monde ».

Il est en tout cas curieux qu’une gauche aussi déterminée dans les années 60 et 70 à lutter pour la défense du pro-soviétique Vietnam se soit retrouvée, très peu d’années après, à faire des clins d’œil aux fondamentalistes soutenus par les USA contre une Union Soviétique maintenant considérée comme l’Empire à détruire à tout prix.

Avec les Tours Jumelles, début de la Troisième Guerre Mondiale par zones dont parle même aujourd’hui le Pape (a-t-il vraiment fallu 13 ans au Vatican pour le comprendre ?), la dérive totale de la gauche était pré-annoncée par un spectaculaire chant du cygne : les énormes manifestations contre les guerres de Bush Jr et les politiques néo-libérales globalisées. On était sur la bonne voie, car c’étaient là exactement les deux aspects complémentaires du mariage entre argent et pouvoir mis à nu par la crise systémique. Et pourtant, il a suffi de l’approfondissement de cette crise et son irruption dans les centres capitalistes occidentaux, et de l’élection sanctifiée de Barack Hussein Obama pour faire dérailler tout raisonnement : et des centaines de milliers d’ex-militants étaient transformés en supporters actifs, passifs ou inconscients de la nouvelle politique impériale. Ce n’est pas une exagération : il suffit de comparer les 3 millions de personnes dans la rue à Rome en 2003 contre la guerre contre l’Irak et les 300 (trois cents !) personnes dans la rue à Rome en 2011 contre la guerre contre la Libye.

Ce qui est pire, c’est que ce n’est pas le résultat d’un programme de conditionnement sophistiqué, mais le succès des stratégies de communication introduites en leur temps par le nazi Goebbels, recanalisées à travers les vieux et les nouveaux media, avec une variante décisive : non seulement des craques grosses comme des maisons répétées partout à l’unisson et par tous les media, mais, en plus, assaisonnées avec les termes et concepts qui plaisaient le plus à la gauche : si lancer des bombes faisait froncer le nez, il suffisait de dire qu’elles étaient intelligentes ou même humanitaires, voire qu’elles constituaient tout bonnement des aides humanitaires.

L’Empire parlait alors un langage d’un registre étendu, depuis le registre réactionnaire, jusqu’au registre du progrès technique, social et politique. Ce n’était pas vraiment une nouveauté, mais sa cible était une société en voie de désarticulation à cause de la crise toujours plus féroce, abandonnée et même trahie par les intellectuels et les politiciens auxquels elle s’était confiée, et où, hélas, même dans les quelques bastions de résistance qui restaient, les effets mutagènes du langage impérial exerçaient leurs ravages.

Comme le commenta alors une vignette d’Altan, « il y a un truc, cela se voit parfaitement, mais tout le monde s’en fiche. » Les raisons devraient en être étudiées de façon beaucoup plus approfondie que dans les rapides propositions qui précèdent, pour comprendre comment on peut sortir de ces limbes suspendus au-dessus du gouffre.

De toute façon, la « guerre au terrorisme » n’abattait aucun terrorisme, parce qu’il n’y avait aucun terrorisme à abattre. En revanche, elle détruisait des Etats, d’abord l’Afghanistan, puis l’Irak.

Entre temps, le terrorisme entrait « en sommeil », et réapparaissait pour quelques nécessaires preuves de vie, à Madrid et Londres, au cœur de l’Europe. En réalité, il était en phase de réorganisation, dans le sens où on était en train de le réorganiser pour les nouveaux théâtres d’opérations, peut-être, au début, pas encore très clairs dans l’esprit des stratèges états-uniens parce que, dans les crises systémiques, même celui qui génère et utilise le chaos en ressent les conséquences.

  1. Avec Obama, les objectifs et la stratégie se sont progressivement éclaircis. Une fois la nouvelle armée corsaire réorganisée et montée en puissance, éclatait la nouvelle offensive, qui a eu deux préludes : le discours d’Obama à l’Université du Caire en 2009 et les « printemps arabes » commencés l’année suivante.

Dans les deux cas, la gauche a déployé une stupéfiante capacité à ne rien comprendre. Ayant désormais complètement séparé l’anticapitalisme de l’antiimpérialisme, la plus grande partie du « peuple de gauche » se laissait envelopper dans la mélasse du couple « bonnes intentions-droits humanitaires » [… ], élevait n’importe quel bla-bla au rang de concept, puis de Verbe. Obama dixit : que c’est beau ! Quelle différence entre Obama et ce belliciste anti-musulman de Bush ! Vous avez entendu ce qu’il a dit au Caire ?

Pas le plus léger soupçon que l’Empire était en train d’exposer sa nouvelle doctrine d’alliance avec l’Islam politique (alliance qui a son centre logistique, financier et organisationnel en Arabie Saoudite, le partisan le plus fidèle et le plus ancien des USA au Moyen Orient).

Ce fut encore pire avec les « printemps arabes ». Même alors que les bombardements sur la Libye avaient commencé, la gauche n’a pas eu le bon sens de réviser son enthousiasme pour ces « révoltes ». Paradigmatique fut le démentiel et déplaisant appel de Rossana Rossanda à s’enrôler dans les rangs des égorgeurs de Benghazi (dont le chef venait directement de Guantanamo avec couverture de l’OTAN), « comme les anti-fascistes l’avaient fait en Espagne ». Cet appel était le signe de la corruption aristotélicienne non pas d’un cerveau de vieillard, mais de plusieurs générations de rêveurs ayant grandi sous le ciel de l’empire américain, naturel comme le firmament, et invisible comme le temps, donc non perceptible. Sous cette coupole étoilée et globalisée, le capitalisme devenait non plus un rapport social vivant dans une société et des lieux géographiques matériels, mais un simple concept qui s’opposait à un autre concept : le « capital » au « travail ». Rien de moins matérialiste depuis les temps des discussions sur le sexe des anges.

Désaccoupler le capitalisme de l’impérialisme c’est comme prétendre dissocier l’hydrogène de l’oxygène, tout en conservant de l’eau. Pour un chrétien c’est comme dissocier le Christ du Saint Esprit : il en reste quelque chose qui hésite entre l’érudition livresque et les bons sentiments instinctifs, livré en proie à tout démon fourbe et déterminé.

On est arrivé au point qu’un chef d’état-major états-unien, le général Wesley Clark, révèle que la Libye et la Syrie étaient déjà en 2001 sur la liste d’objectifs sélectionné par le Pentagone, et que de soi-disant marxistes continuent, tranquillement, à croire à des « révoltes populaires », ces révoltes populaires qu’eux-mêmes n’ont pas été et ne sont pas capables de susciter dans leur propre pays. Bref, ce sont là les effets de crises d’abstinence.

  1. Mais ce sont là désormais des détails résiduels, qui concernent des résidus historiques, privés de valeur politique. Ils servent tout au plus à illustrer le bien plus grave phénomène de toute une gauche confrontée à la Troisième Guerre Mondiale, et qui y arrive dans un état d’impréparation totale, sur les plans théorique, politique et idéologique. Elle est plus désarmée que le « peuple de droite », et souvent se range ouvertement dans le camp des bellicistes.

Ah ! Pasolini, comme tu avais raison de tonner contre les « irresponsables intellectuels de gauche » ! Jusqu’où sommes-nous arrivés !

Il n’y a qu’un petit rayon dans cet été si nuageux. On ne peut qu’être d’accord avec le Mouvement 5 Etoiles et le SEL ** sur leur opposition à l’envoi d’armes aux Kurdes (d’ailleurs : à quels Kurdes ?). Divers raisonnements s’unissent ici, comme l’indécence d’exporter des armes et l’inutilité de la chose pour résoudre le conflit. Mais la vraie inutilité et l’indécence résident dans le fait que ce conflit est un jeu à somme nulle, dans lequel se trouveront prises des milliers de personnes, à 90% des civils, comme c’est le cas dans tous les conflits modernes, et comme nous en avertissent des organisations comme Emergency.

Le sénateur John McCain, en apparence franc-tireur, mais en réalité agent plénipotentiaire de la politique de chaos terroriste d’Obama, s’est mis d’accord aussi bien avec les leaders du Gouvernement Régional Kurde en Irak qu’avec le Calife de l’ISIS, Abu Bakr al- Baghdadi, ex Abu Du’a, ex Ibrahim al-Badri, un des cinq terroristes les plus recherchés par les USA, avec une récompense de 10 millions de dollars.

Il y a des témoignages et des preuves photographiques (et c’est sur celles-ci que se fonde la dénonciation devant l’autorité judiciaire, présentée par leurs familles, du sénateur McCain comme complice de l’enlèvement au Liban, par l’ISIS, de plusieurs personnes).

De même que Mussolini avait besoin d’un millier de morts à jeter sur la table des négociations de paix, les USA, l’ISIS et les boss kurdo-irakiens ont besoin de quelques milliers de morts (civils) à jeter sur la scène de la tragédie moyen-orientale, pour mener à bien la tripartition de l’Irak et le vol de zones du Nord-Est de la Syrie (ce qui est le contraire d’union contre les terroristes de la Syrie et des USA, comme l’écrivent des voyous frivoles dont la plume est vendue au régime). Le tout au bénéfice du réalisme du spectacle.

[…]

En 1979, Zbigniew Brzezinski avait compris et écrit que le futur problème des USA était l’Eurasie et qu’il fallait donc la balkaniser, en particulier la Russie et la Chine.

Au début du siècle passé, en pleine hégémonie mondiale de l’empire britannique, le géographe anglais Halford Mackinder écrivait : « Qui contrôle l’Est de l’Europe commande le Heartland : qui contrôle le Heartland commande l’Ile-Monde ; qui contrôle L’Ile-Monde commande le monde. »

Les infatigables déambulations de McCain entre Ukraine et Moyen-Orient ne sont donc pas un hasard. La pensée dominante est toujours la même. Ce qui a changé c’est que les USA ont compris qu’il n’est pas nécessaire que ce soit ses propres troupes qui fassent tout le sale boulot.

Notes :

* autorisation donnée par l’autorité compétente 
** Gauche Ecologie Liberté, un des petits partis « à gauche » de la « gauche ».

Deux courts passages concernant la politique intérieure italienne ont été supprimés.