Archive pour Poutine Russie et multipolarité politique

Géopolitique: La Russie telle qu’en elle-même ?

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , on 4 septembre 2016 by Résistance 71

Si nous pensons que la Chine est partie prenante du Nouvel Ordre Mondial de contrôle hégémonique de la planète et se retrouve pas à pas intégrée dans l’empire actuel anglo-américano-sioniste (article très intéressant à suivre…), nous pensons également que la Russie lutte véritablement pour ne pas y sombrer. Nous pensons que la Russie, dans sa vision poutinienne du monde, est en grande partie sincère et lutte contre l’empire, l’hégémonie et pour la paix dans le monde, même si elle doit lâcher du lest de temps en temps aux hydres impérialistes.

Ainsi nous accordons un certain crédit à la présentation qui suit. Nous pensons également que dans le cadre et contexte de relations internationales toujours (hélas !!) gérées par des états, Sergueï Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe, est, et de très loin, le meilleur diplomate sur cette planète !

— Résistance 71 —

 

La Russie dit à l’occident ce qu’elle est et ce qu’elle veut

 

Oscar Fortin

 

1er septembre 2016

 

url de l’article:

http://www.mondialisation.ca/la-russie-dit-a-loccident-ce-quelle-est-et-ce-quelle-veut/5543701

 

L’image projetée de la Russie par l’Occident et ses médias en est une d’ennemie à mettre au pas et contre laquelle il faut se protéger par tous les moyens. Que n’a-t-on pas dit de Vladimir Poutine, l’actuel président ! N’est-il pas l’homme dont il faut se méfier et qui est capable de tous les coups bas ? Je vous invite à lire Occident vs Russie: pourquoi la faute revient toujours à Poutine et Vu de l’occident. Vladimir Poutine, “un discours hyperagressif” qui reflète la perception que se fait l’Occident des interventions de Poutine.

Cette perception de l’Occident institutionnel largement diffusée par les médias officiels n’est pas la même que répercutent les réseaux d’information alternative de ce même Occident. Il y a de nombreux articles qui relèvent les véritables motifs de cette « haine » de l’Occident à l’endroit de Poutine et de la Russie. Un de ces articles met en évidence l’intervention non prévue de la Russie en Syrie. Cette intervention a mis fin au projet de l’Occident  de prendre le contrôle de Syrie tout comme la reconnaissance de la Crimée a mis fin aux ambitions de l’Occident de contrôler tout ce territoire et les ports qui donnent sur la mer Noire.

Tout ceci pour dire que la Russie d’aujourd’hui se déclare suffisamment adulte pour  décider elle-même de son destin et de la nature de ses relations avec les autres peuples et États du monde. Dans une déclaration toute récente, le ministre des Relations extérieures de Russie, Sergueï Lavrov, a mis au clair ce qu’est devenue la Russie et l’esprit avec lequel elle prétend gérer ses relations avec l’Occident et les autres peuples de la terre. Voici quelques extraits de cette intervention qui n’aura que très peu d’échos dans nos médias officiels.

« La plupart des propositions avancées par Moscou se sont heurtées à l’égoïsme des hauts responsables cherchant à dominer sur la scène géopolitique au détriment des intérêts des autres. »

« Les partenaires occidentaux ont régulièrement violé leurs engagements en matière de sécurité obtenus dans les années 90 au niveau de l’OSCE. De ce fait, il n’est plus possible de faire des affaires avec l’UE, les États-Unis et l’OTAN comme avant. »

« Malgré le froid qui s’est installé dans les relations entre la Russie et l’Occident, Moscou n’envisage pas de tourner le dos à qui que ce soit et se dit prêt à travailler à leur normalisation. À condition qu’elles se basent sur le principe d’égalité, bien sûr. »

Pour bien comprendre, il faut savoir que la Russie a les moyens d’obliger ses adversaires à respecter son indépendance et sa souveraineté, ambition que tous les peuples ont, mais qui n’ont pas les moyens nécessaires pour faire reculer les forces impériales, dirigées par les États-Unis.

La Russie, libre et indépendante, n’est pas le genre de partenaire que souhaite l’Empire, d’autant moins si ce dernier se porte au secours de ceux qui en sont victimes, comme c’est actuellement le cas en Syrie.

La Russie est devenue entièrement libre et indépendante et exige que les partenaires étrangers respectent cette liberté et cette indépendance.

C’est pourtant simple à comprendre et tout à fait légitime à l’exiger.  Ce principe est celui-là même que reconnaissent les Nations Unies dans sa Charte du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

On peut conclure en disant que la Russie de Poutine et de Lavrov est ouverte au monde, intéressée à participer à la résolution des conflits et à travailler pour la paix avec l’Occident, pour autant que ces échanges soient fondés sur le principe d’égalité et de respect des peuples. La Russie d’aujourd’hui est un antidote à tout pouvoir impérial à caractère international.

Guerre impérialiste occidentale en Syrie: Analyse de la décision russe de partiellement se retirer…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , on 17 mars 2016 by Résistance 71

La Russie et la victoire

 

Thierry Meyssan

 

17 Mars 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article190771.html

 

L’annonce du retrait partiel de l’armée russe en Syrie a soulevé de très nombreux commentaires qui illustrent les partis pris des uns et des autres plus que la réalité. Non seulement, observe Thierry Meyssan, les faits attestent que les désaccords entre Moscou et Damas ont été résolus, mais la Russie —qui est parvenue à faire basculer l’Occident dans le camp anti-terroriste— entend laisser les Syriens libérer eux-mêmes leur territoire.

L’annonce par le président russe du « retrait du regroupement principal de son contingent » [1] a provoqué une nouvelle campagne de désinformation. Selon la presse occidentale et du Golfe, Vladimir Poutine serait « irrité » par l’intransigeance du président Bachar el-Assad et aurait décidé de quitter la Syrie pour le placer en face ses responsabilités. Les mêmes commentateurs ajoutent que n’ayant plus d’allié, ce dernier devra faire des concessions à Genève et accepter d’abandonner son pays. Moscou aurait fait un beau cadeau à Washington pour les cinq ans de la guerre « civile ».

Or, tout ceci est absurde.

1- L’intervention militaire russe a été négociée dès 2012 par le général Hassan Tourekmani. Elle n’est advenue que trois ans plus tard, Moscou souhaitant terminer la mise au point de ses nouvelles armes avant de se déployer. Les troupes russes ont commencé à s’installer en juillet 2015 et nous avons été les premiers à l’annoncer, information immédiatement reprise par la presse israélienne, puis par les médias internationaux [2]. Il était convenu que la campagne de bombardement débuterait après la réunion du Conseil de sécurité qui devait se tenir en marge de l’Assemblée générale de l’Onu et dureraient jusqu’à la Noël orthodoxe, le 6 janvier 2016.

Il était également prévu que, lorsque la paix reviendrait, une force de l’OTSC serait déployée pour la maintenir ; ce qui n’a pour le moment pas pu avoir lieu.

2- Cependant, au vu des difficultés de la Maison-Blanche à contrôler ses alliés, la campagne de bombardements a été étendue jusqu’à la reprise des négociations de Genève, finalement fixée au 15 mars. Il va de soi que jamais la Russie n’a pris cette date comme l’anniversaire d’une pseudo-révolution. Tout a commencé le 12 décembre 2003 avec la promulgation par George W. Bush de la déclaration de guerre (Syria Accountability Act), puis s’est poursuivi d’année en année (sommet de la Ligue arabe de Tunis en 2004 sur la « démocratisation » forcée du Liban et de la Syrie, assassinat de Rafic Hariri en 2005 et accusation contre les présidents Lahoud et el-Assad de l’avoir commandité, invasion du Liban en 2006 pour provoquer l’intervention de la Syrie, création du Front de salut national par les Frères musulmans en 2007, destruction des moyens de communication et d’approvisionnement du Hezbollah en 2008, etc.) en passant par l’arrivée des hostilités sur le territoire syrien en 2011, jusqu’à aujourd’hui.

3- La Russie a amorcé ostensiblement le retrait de son contingent. Des plans de vol ont été régulièrement déposés quatre jours à l’avance pour tous les avions cargos chargés de replier les hommes et le matériel. La date elle-même n’était pas une surprise. Ainsi le chef d’état-major jordanien, le général Mishal Al-Zaben, en avait été informé à Moscou en janvier par le ministre russe de la Défense Sergei Shoigu et par son homologue syrien, le général Fahd Jassem Al-Freij [3]. Il est donc ridicule de lier cette décision à de supposés désaccords qui seraient intervenus dans les derniers jours.

Les désaccords politiques ont été résolus. Le premier était relatif à la proposition russe d’un système fédéral —repoussée aussi bien par Damas que par Riyad— qui renvoie à l’expérience soviétique. Or, les minorités du Proche-Orient, à la différence de celles de l’ex-URSS, sont entremêlées et parlent la même langue. Le second était à propos des élections législatives du 13 avril que les Russes voulaient repousser pour les inclure dans les négociations de Genève alors que Damas refusait de violer la Constitution.

4- Au plan militaire, l’Armée russe se retire du champ de bataille, mais pas du Quartier général. Il n’est plus nécessaire d’accumuler les avions parce qu’il n’y a plus guère d’objectifs à frapper : les fortifications construites par les jihadistes et leurs moyens de transport du pétrole volé ont été détruits. Par contre, le dispositif anti-aérien —les missiles S-400 et Pantsir-S2— ne bouge pas. La livraison d’armes et de munitions, ainsi que l’accès aux renseignements satellitaires russes se poursuivent. La Russie a renouvelé le matériel et formé les soldats de l’Armée arabe syrienne, laquelle était placée sous embargo depuis dix ans [4]. Désormais, celle-ci n’est plus simplement en position de défendre la population civile face aux jihadistes, mais de libérer le territoire occupé, ce qu’elle a commencé à faire. L’aide russe est alors un soutien aérien aux troupes terrestres —et non plus un simple bombardement—, comme on l’a vu hier à Palmyre.

Après avoir investi des centaines de milliards de roubles en Syrie, la Russie ne se retire pas du Proche-Orient à un moment où la Turquie, l’Arabie saoudite et le Liban sont au bord de la guerre civile. Respectueuse, elle laisse aux Syriens la gloire de leur Victoire.

 

Partie d’échecs géostratégique: Poutine joue avec les « blancs » et maîtrisent l’échiquier…

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… tandis que l’empire pense jouer avec les « blancs », mais joue avec les « noirs » dans une partie qui tourne au « cours après moi que je t’attrapes »… On peut même se poser la question de savoir s’ils jouent le même jeu ?… Quoi qu’il en soit, Poutine le fin stratège est en train de faire tourner la table. de là à ce que l’empire se retrouve en slip, il n’y a plus des kilomètres !…

— Résistance 71 —

 

Ce que Poutine ne nous dit pas

 

Pepe Escobar

 

21 décembre 2014

 

url de l’article:

http://www.vineyardsaker.fr/2014/12/21/loeil-itinerant-ce-que-poutine-ne-nous-dit-pas/

 

Lors de sa conférence de presse annuelle et du marathon de questions et réponses qui a suivi, même aux prises avec ce qui, à tous égards, constitue une tempête parfaite, le président Poutine a affiché un comportement extrêmement mesuré.

Cette tempête parfaite évolue sur deux fronts : une guerre économique ouverte (comme un siège mené à coup de sanctions) ainsi qu’une attaque concertée et secrète menée dans l’ombre, au cœur même de l’économie russe. Pour Washington, l’objectif ultime est clair : appauvrir et dégriffer l’adversaire, pour le forcer à s’incliner docilement devant les lubies de l’Empire du chaos [1]. Et s’en vanter à tout bout de champ jusqu’à la victoire [2].

Le problème, c’est qu’il se trouve que Moscou a impeccablement percé le jeu, et ce, même avant que Poutine, lors de la réunion du club Valdaï d’octobre dernier, ne décrive avec perspicacité la doctrine Obama, en disant que nos partenaires occidentaux sont des adeptes de la théorie du chaos contrôlé.

Poutine a donc parfaitement compris en quoi consistait l’attaque monstre de cette semaine, de type chaos contrôlé. L’Empire dispose d’un pouvoir monétaire massif, d’une influence énorme sur le Produit intérieur brut mondial de 85 000 milliards de dollars et du pouvoir bancaire qui sous‑tend tout ça. Rien de plus facile donc que de faire jouer ce pouvoir, par l’entremise des systèmes bancaires privés, qui contrôlent en réalité les banques centrales, pour lancer une attaque sur le rouble. Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’Empire du chaosrêve de faire chuter le rouble d’environ 99 % (anéantissant du même coup l’économie russe). N’est‑ce pas là la meilleure façon d’imposer à la Russie la discipline impériale ?

L’option nucléaire

La Russie vend son pétrole à l’Occident en dollars US. Lukoil, par exemple, possède un dépôt en dollars US dans une banque américaine pour ses ventes de pétrole. Pour verser des salaires en roubles en Russie, Lukoil devra vendre ses dépôts en dollars US pour acheter en Russie un dépôt en roubles pour son compte bancaire, ce qui aura pour effet de soutenir la valeur du rouble. La question n’est pas de savoir s’ils accumulent des fonds à l’étranger, cela est une donnée.  La seule question est de savoir s’ils ne les font plus revenir en Russie. La réponse est non. Et il en va de même pour d’autres entreprises russes.

La Russie n’est pas en train de perdre ses économies, comme en jubilent les grands médias occidentaux. Elle peut toujours exiger des compagnies étrangères de se délocaliser en Russie. Apple pourrait par exemple y ouvrir une usine de fabrication. Les récents accords commerciaux sino‑russes incluent, entre autres, la construction d’usines en Russie par les Chinois. Vu la dépréciation du rouble, la Russie est en mesure d’exiger des entreprises manufacturières établies dans l’Union européenne de se délocaliser sur son territoire, sous peine de perdre leur accès au marché. Poutine a, en quelque sorte, admis que la Russie avait trop tardé à imposer une telle demande. La chose (positive en soi) est désormais inévitable.

Puis il y a aussi l’option nucléaire (option que Poutine n’a même pas eu à mentionner). Si la Russie devait décider d’imposer un contrôle des mouvements de capitaux ou un congé de remboursement de larges tranches de sa dette venant à échéance au début de 2015, cela équivaudrait au pilonnage du système financier européen (dans le style choc et stupeur). Après tout, une bonne partie du financement des banques et des grandes entreprises russes a été approuvée en Europe.

Pour ce qui est de la Russie elle‑même, l’exposition au risque n’est pas l’enjeu. Ce qui importe, ce sont les liens avec les banques européennes. Un banquier d’affaires me citait l’exemple de Lehman Brothers, qui a provoqué tout autant l’effondrement de l’économie européenne, que celui de la ville de New York (par le jeu des liens d’interconnexion). Et ça, même si Lehman était basée à New York. Ce qui compte, c’est l’effet domino.

Si la Russie devait déployer cette option financière nucléaire, le système financier occidental ne serait pas en mesure d’absorber le choc causé par l’interruption du service de la dette. Et cela prouverait (une fois pour toutes) que les spéculateurs de Wall Street ont érigé un château de cartes tellement fragile et corrompu, que la première vraie tempête aura suffi à le réduire en poussière.

Un seul coup suffirait

Et si la Russie cessait d’assurer le service de sa dette, créant du coup une sainte pagaille, compte tenu de ce que ça représente 600 milliards de dollars ? Ce scénario transparaît dans le fait que les Maîtres de l’univers demandent à Janet Yellen et à Mario Draghi de créer des crédits dans les systèmes bancaires, pour prévenir les dommages indus (comme ceux subis en 2008).

Mais imaginons qu’ensuite la Russie décide de couper l’acheminement du gaz et du pétrole vers l’Ouest (tout en maintenant les pipelines ouverts en direction de l’Est). Les services de renseignements russes pourraient causer des dommages considérables et constants aux postes de pompage, du Maghreb jusqu’au Moyen‑Orient. La Russie pourrait bloquer tout le gaz naturel et le pétrole en provenance des stans d’Asie centrale [3]. Le résultat ? L’effondrement financier le plus gigantesque de toute l’histoire. Et la fin des prétentions à l’exceptionnalisme de l’Empire du chaos.

Il s’agit bien sûr d’un scénario apocalyptique. Mais il ne faut pas provoquer l’Ours, car, ce scénario, il pourrait le réaliser en un éclair.

Lors de sa conférence de presse, Poutine [4] a affiché une attitude vraiment sereine, calme, contenue (et une ardeur à plonger dans les détails), car il sait que Moscou a les moyens d’une autarcie complète. Il va de soi qu’il s’agit d’une guerre asymétrique contre un empire dangereux qui s’écroule. Qu’en pensent les nains intellectuels qui fourmillent au sein de l’administration du canard boiteux Obama ? Qu’ils pourront vendre à l’opinion publique américaine (et mondiale) l’idée selon laquelle Washington (en fait, leurs caniches européens) affrontera une guerre nucléaire sur le théâtre européen au nom de l’État ukrainien en déroute ?

C’est une partie d’échecs. Le raid sur le rouble était censé faire échec et mat. Ça n’a pas marché. Pas quand le coup est porté par de simples amateurs de scrabble. Et n’oubliez pas le partenariat stratégique sino‑russe. La tempête est peut‑être en train de s’apaiser, mais la partie, elle, se poursuit.

Pepe Escobar

 

Article original : What Putin is not telling us (rt.com, anglais, 18-12-2014)

Traduit par Jacques pour vineyardsaker.fr

[1] Empire of Chaos: The Roving Eye Collection [amazon.fr, Kindle Edition]

[2] White House Brags Sanctions Put Russia On ‘Brink of Collapse’: Crippling Russian Economy Could ‘Force’ Putin to Obey US (antiwar.com, anglais, 16-12-2014)

[3] Les stans sont les pays dont le nom comporte ce suffixe : Afghanistan, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Pakistan, Tadjikistan, Turkménistan

[4] Putin: Russian economy will inevitably bounce back, 2 years in worst case scenario (rt.com, 18-12-2014)

Guerre en Syrie: La Russie maîtresse de l’échiquier diplomatique…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , on 13 septembre 2013 by Résistance 71

Moscou ne peut plus perdre la bataille diplomatique

 

Dimitri Kossyrev

 

13 Septembre 2013

 

Url de l’article:

 

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/274605-syrie-moscou-ne-peut-plus-perdre-la-bataille-diplomatique-par-dmitri-kossyrev

 

L’article de Vladimir Poutine publié hier dans le New York Times….

et la réponse malveillante d’une « source de l’administration Obama » font penser à une chose qui est passée inaperçue dans le tourbillon des événements autour de la Syrie. A savoir, comment la diplomatie de Moscou concernant la Syrie a réussi à placer la Russie dans une situation forcément gagnante?En général tous les commentateurs pointent du doigt les erreurs commises sur un dossier – ici comment Obama s’est retrouvé dans une situation où, quoi qu’il fasse, tout ira mal.Peu d’observateurs, par contre, s’intéressent à l’analyse des succès. C’est bien dommage car cette démarche peut être très utile.

La fausse joie de la Maison blanche

L’article de Poutine déploie des idées assez habituelles pour le lecteur russe, mais qui avaient du mal à parvenir jusqu’aux Américains et même aux Européens. Aujourd’hui c’est chose faite.Et voici ce que répond une « source anonyme de la Maison blanche » à la publication du président russe : « Poutine a fait une proposition et désormais c’est sa zone de responsabilité. Il s’est totalement impliqué dans le désarmement de la Syrie et… il doit faire ce qu’il a promis ».Rappelons qu’il est question de l’initiative russe de placer sous contrôle les armes chimiques syriennes, en coopération avec les USA et avec l’accord de la Syrie.

On ne peut en fait pas se réjouir aussi sincèrement de voir Poutine se retrouver dans la même situation qu’Obama. Car cette source a tort sur toute la ligne : la position de la Russie est complètement différente. Elle est, en fait, sans précédent. Quoi que fasse la Russie sur le plan syrien ou moyen-oriental, elle ne peut plus perdre. Bien que dans certaines situations elle n’ait rien à gagner. C’est de l’art.

Supposons qu’Obama et quelques uns de ses amis refusent d’évoquer la Syrie et continuent de préparer leur attaque qui, comme ils le savent pertinemment, est inutile mais pourrait entraîner de lourdes conséquences. Dans ce cas la Russie ne perdrait rien. Et en supposant qu’elle joue « contre » les USA ou les Européens en cherchant à les affaiblir, elle serait vraiment gagnante.

Pour le contraste, voici la situation diplomatique inverse, dans laquelle il est impossible de gagner. Elle ne concerne pas Obama, qui avait promis d’attaquer la Syrie si les autorités locales utilisaient l’arme chimique, et qui aurait découvert qu’en réalité ce n’est pas du tout le gouvernement syrien qui en avait fait usage. Je fais allusion à la Russie et Edward Snowden, qui a passé plus d’un mois dans la zone de transit de Cheremetievo. Voilà une situation où il était impossible de gagner. Le remettre aux Américains ? La Russie serait devenue la risée du monde entier, sans parler du fait que cela est contraire à la législation nationale. Le laisser entrer en Russie (ce qui s’est produit) ? Moscou n’en avait pas besoin et les Américains se voyaient forcés d’aller au conflit avec le Kremlin.

Une chose est réconfortante. L’affaire Snowden s’est simplement produite. Tandis que les bases de la position gagnante russe sur la Syrie ont été posées depuis des années. Le succès vient souvent d’une politique réfléchie et pas d’actes convulsifs.

Prévoir le succès à long terme

Il est encore possible de retrouver aujourd’hui sur internet les appréciations méprisantes des « experts » russes disant que Moscou avait mal réagi au début du Printemps arabe. Ces « experts » s’indignaient : comment peut-on s’accrocher au passé, aux régimes militaires et aux dictateurs obsolètes ? Bien sûr selon eux, il fallait immédiatement se reprendre et commencer à se lier d’amitié avec les nouvelles forces vives de la région, même s’il s’agissait des Frères musulmans. On ne sait jamais, ils pourraient pardonner ! Nicolas Ier se comportait de la même manière et luttait contre toutes les révolutions en Europe : on sait comment il a fini !

Mais à l’époque de Nicolas les révolutions n’étaient pas des processus dirigés, qui plus est par les technologies actuelles, utilisées pour faire sortir dans la rue une foule qui ignore même à qui tout cela profite.

En fait, la Russie n’a pas échoué sur ce plan. En revanche la situation qui a débuté en 2010-2011 était bien sans précédent et les débats, à l’origine, visaient à comprendre pourquoi les « occidentalistes » utilisaient leurs technologies informatiques pour renverser des régimes amis. Puis on a découvert que personne n’avait le monopole de ces technologies, que les initiateurs n’étaient pas les « occidentalistes » mais les « orientalistes » qui avait senti l’affaiblissement des USA et de l’Europe.

Et au final certains pays arabes, qui veulent « remettre les choses au clair » avec les Iraniens, les Syriens et d’autres régimes indésirables comme celui de Kadhafi en Libye, utilisent l’Occident prétendu tout-puissant comme une « call girl », pour bombarder telle cible et s’en aller. Moscou ne s’est pas retrouvé dans une telle situation et ce n’est certainement pas une perte.

Il ne faut pas non plus oublier la Libye : à la veille de l’opération libyenne au printemps-été 2011 la Russie avait cédé aux arguments des USA et des ses alliés en ne bloquant pas la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Ce texte avait ensuite été utilisé de manière perfide pour justifier l’opération militaire de l’Otan, au grand bonheur des « reconstructeurs arabes du

Moyen-Orient ». C’était une défaite pour la Russie, au moins morale. Mais elle a servi de leçon.

Voyons aujourd’hui qui la Russie a en face d’elle. Moscou ne se bat pas au Moyen-Orient contre les USA ou l’Europe – c’est désormais clair. Elle se bat pour le droit international mais aussi pour que son application corresponde à la disposition réelle des forces dans le monde. Elle n’a pas besoin d’aider Obama à s’embrouiller davantage dans sa politique au Moyen-Orient.

Imaginez que l’opération américaine commence en Syrie et qu’il devienne soudainement impossible d’ignorer que l’attaque chimique dans la banlieue de Damas du 21 août a été perpétrée par l’opposition syrienne… Moscou, avec son attitude actuelle, sauve en quelque sorte Obama d’une situation insupportable. Parce que la Russie n’a pas besoin de sa défaite. Elle le préfère sympathique et heureux.

Selon un journaliste du NYT, « Poutine a soudainement fait de l’ombre à Obama en tant que leader mondial dictant l’ordre du jour de la crise syrienne. Il a réaffirmé les intérêts de la Russie dans la région, où ils avaient été marginalisés après l’effondrement de l’URSS ».

Après tout, on ne peut pas être toujours au service des autres – il faut bien parfois s’occuper de soi-même. Mais je le répète, les racines du succès russe d’aujourd’hui ont été plantées en

2010-2011, lorsque chaque pays a décidé comment il réagirait au Printemps arabe.

Guerre en Syrie: Poutine donne une leçon de diplomatie à l’occident…

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Très marrant de voir d’un côté la presse atlantiste va t’en guerre de France (Libération, Le Monde, Figaro en tête de liste) présenter les propos du président russe comme étant un « rétropédalage » sur la Syrie, disant, comme pour influencer les politicards girouettes pour les débats de l’assemblée, que « La Russie envisage une action contre le régime d’Al Assad… » ; tandis que la presse russe et moyen-orientale (et alternative occidentale) présente l’entretien de Poutine avec les journalistes comme une leçon de diplomatie, disant que   toute action en dehors du CS de l’ONU ne serait que pure agression et violation du droit international… Ce qui est juste dans le contexte étatique auquel nous faisons logiquement face.

Ci-dessous, un condensé de cet entretien réalisé par RT, où Poutine donne à l’occident une leçon de diplomatie et de droit international, qui renvoit les énervés de la gâchette occidentaux à leurs pathétiques études néo-conservatrices impérialistes, sionistes et belliqueuses. Dans cet entretien, Poutine, profitant de la haute position morale qu’il occupe vis à vis de l’occident arrogant et belliciste, joue finement sur tous les terrains: politique, géopolitique, affectif, économique et termine sur une note de mise en garde fine (le dernier paragraphe fait allusion à des livraisons potentielles de S-300 ou 400 à l’Iran voire au Hezbollah… qui sait ?…)

Le monde mesure t’il la chance qu’il a qu’il y ait toujours un Poutine alentour ? Dans ce contexte de marasme étatique prévu et prévisible, il est le phare de l’espoir des nations obsolètes… Il est plus que jamais le garant de la paix mondiale en l’état actuel des choses !

— Résistance 71 —

 

Poutine met en garde contre toute action militaire contre la Syrie contournant le Conseil de Sécurité de l’ONU

 

RT

 

4 Septembre 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/putin-syria-interview-ap-387/

 

~ Traduit de l’an glais par Résistance 71 ~

 

La Russie a besoin de preuves convaincantes, pas de rumeurs, de la part des experts de l’ONU, que des armes chimiques ont été utilisées en Syrie a dit le président russe dans un entretien avec First Channel et Associated Press. Ensuite ce sera le rôle du conseil de sécurité de l’ONU de décider de la suite des évènements, a t’il dit.

Parlant a des journalistes de la chaîne de TV russe First Channel et d’AP, le président Vladimir Poutine a fait un nombre de remarques décisives en regard de la supposée attaque chimique dans le conflit syrien, qui a provoquée une menace d’attaque militaire des Etats-Unis sur la Syrie.

Nous croyons qu’au strict minimum nous devrions attendre les résultats de l’inspection de la commission de l’ONU en Syrie.  Nous croyons qu’au minimum les résultats de la commission d’inspection de l’ONU en Syrie devraient être prêts.”, a dit Poutine, ajoutant  que jusqu’ici aucune information n’était disponible sur quel type d’agent chimique avait été employé dans l’attaque près de Damas et qui l’avait perpétré.

J’ai déjà dit que je trouve absolument ridicule de dire que les forces gouvernementales syriennes, qui sont sur une mission offensive et dans certaines régions ont encerclé les soi-disant rebelles et sont en train de les finir, que les forces armées syriennes ont utilisé des armes chimiques prohibées”, a dit Poutine. “Elles savent parfaitement bien que ceci serait la cause de graves sanctions et même d’une opération militaire à leur encontre. Ceci serait stupide et totalement illogique.”

Nous partons du principe que si quelqu’un a des informations sur l’utilisation d’armes chimiques par l’armée régulière syrienne, alors ces preuves doivent être présentées au conseil de sécurité des Nations-Unies et aux inspecteurs de l’ONU”, a dit Poutine, insistant que la preuve se devait d’être “convainquante” et non pas fondée sur des “rumeurs” ou toute autre forme de renseignement résultant “de données d’écoutes”, de conversations, etc… “Mème aux Etats-Unis, des experts doutent du bien-fondé des faits présentés au gouvernement. Ces experts n’excluent pas la possibilité que l’opposition syrienne ait effectué une action de provocation planifiée au préalable afin de donner à leurs sponsors une raison pour une intervention militaire”, a t’il reconnu.

Poutine dit “ne pas exclure” que la Russie prenne part dans une opération militaire s’il est prouvé que le gouvernement syrien soit derrière cette attaque, mais qu’il insistait néanmoins qu’en accord avec le droit international, une décision du conseil de sécutité de l’ONU était requise pour ce faire.

Toutes autres raisons et moyens donnant une ‘excuse’ à une intervention militaire contre une nation souveraine sont inacceptables et ne peut pas être qualifiées autrement que par le mot d’agression”, a noté Poutine.

Répondant à une question concernant l’enregistrement vidéo d’enfants supposés être décédés des suites de l’attaque chimique près de Damas, Poutine a qualifié les images de ces enfants morts “d’horribles”.

“Les questions sont en fait qu’est-ce qu’il s’est passé et qui est responsable. La vidéo montrée ne répond aucunement à ces questions.”, a dit Poutine, partageant l’opinion que la vidéo de référence est une compilation faite par des militants qui, de l’avis même des Etats-Unis, ont des liens avec Al Qaïda et sont connus notoirement pour commettre des atrocités sans nom.

Poutine a recoommandé de faire attention au fait que dans la vidéo montrant des enfants morts, il n’y a pas de parents, de membres de la famille des enfants ou même de personnels médicaux, tandis que les personnes apparaissant dans la vidéo demeurent non-identifiées. Aussi terribles les photos soient-elles, ceci ne prouve en rien la culpabilité de quiconque, a dit Poutine et a appelé pour une enquête approfondie de l’incident.

La Russie remplit des contrats d’armement avec la Syrie “parce que nous croyons que nous travaillons avec un gouvernement légitime et que nous ne violons ni les lois internationales, ni nos obligations”, a assuré Poutine, insistant que l’ONU n’avait imposé aucune sanction sur l’exportation d’armes vers la Syrie.

Il a confirmé que Moscou avait signé un contrat avec Damas pour la livraison de systèmes complexes de défense anti-aérienne S-300. Le système S-300 est quelque peu démodé a dit Poutine “bien qu’ils doivent être un peu meilleurs que les missiles patriots américains”.

La Russie a déjà déployé pour elle-même les nouveaux systèmes S-400 et les S-500 à venir “et ceux-là sont très certainement des armes extrêment efficaces” a ajouté Poutine.

Nous avons un contrat de fourniture de missiles S-300, et nous avons déjà fourni une bonne partie, mais pas tout, parce que nous avons décidé de surprendre ces livraisons pendant un moment. Mais si nous voyons que la loi internationale est violée, nous reconsidèrerons nos actions futures, incluant la livraison de telles armes sensibles en certains endroits du monde,” a t’il promis.

Résistance politique à la 3ème guerre mondiale de l’empire: Poutine patron de la diplomatie mondiale…

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Poutine dit que les Etats-Unis doivent présenter leur preuve au conseil de sécurité de l’ONU

 

RT

 

31 Août 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/putin-us-syria-evidence-249/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré être un “non sens total”, l’idée que le gouvernement syrien ait utilisé des armes chimiques contre son propre peuple et a appelé les Etats-Unis à présenter leurs supposées preuves devant le conseil de sécurité des Nations Unies.

Poutine a de plus qualifié la tactique occidentale de “provocation”.

Washington a basé sa stratégie de proposition d’attaque de la Syrie sur le fait que les forces du président syrien Bachar Al Assad ont utilisé des agents chimiques, tandis que la Russie trouve l’accusation totalement inacceptable et l’idée de commettre une agression militaire contre le pays encore plus extravagante. Spécifiquement alors qu’une telle mesure serait en violation flagrante de la loi internationale si effectuée en dehors d’un mandat de l’ONU et de son conseil de sécurité.

De plus, Poutine a dit à Obama qu’il devrait considérer les retombées potentielles d’une attaque militaire sur la Syrie et prendre en considération la souffrance de civils innocents.

Le président russe a exprimé sa certitude que la stratégie d’intervention militaire en Syrie est une mesure contingente de l’extérieur en réponse directe aux récents succès au combat des troupes gouvernementales, couplées avec la retraite des “rebelles” de positions qu’ils détenaient depuis longtemps.

Les forces du gouvernement syrien avancent, tandis que les soi-disants rebelles sont dans une situation très délicate, car ils n’ont pas le même équipement que le gouvernement”, a dit Poutine à l’agence ITAR-TASS. Il l’a ensuite traduit en langage direct:

Ce dont ont besoin ceux qui sponsorisent les soi-disants rebelles est très simple: Ils ont besoin d’être aidés dans leur combat… et si ceci se produit, ce sera alors un développement tragique”, a dit Poutine.

La Russie croit que toute attaque augmenterait dans un premier lieu les tensions qui existent déjà dans le pays, et ferait dérailler tout effort pour en terminer avec la guerre.

Toute utilisation unilatérale de la force sans autorisation du conseil de sécurité de l’ONU, peu importe aussi limitée soit-elle, serait une violation très claire du droit international et endommagerait les possibilités de résolution diplomatique de ce conflit et mènerait à une nouvelle bague de confrontations et de nouvelles pertes en vies humaines”, a dit le porte-parole du ministère des AE russe Alexandre Loukachevitch, ajoutant que les menaces furent émises par Washington “en l’absence de toute preuve” d’utilisation même d’armes chimiques.

Vendredi, Washington a dit qu’un plan de frappes limitées était envisagé pour punir Assad d’une “attaque brutale et flagrante à l’arme chimique” qui a soi-disant fait 1400 morts près de la capitale du Pays Damas il y a 10 jours.

Le gouvernement syrien a réfuté les accusations disant que celles-ci étaient invraisemblables tout en pointant ses propres accusations contre les forces “rebelles”, spécifiquement les extrémistes liés à Al Qaïda, qui ont semés le chaos dans le pays ces deux dernières années, depuis le départ de cette guerre civile (NdT: Qui est en faite une guerre d’agression par proxy, par procuration, effectuée par l’occident et ses alliés des royaumes féodaux du Golfe…).

Ingérence impérialiste en Syrie: Poutine arbitre extraordinaire…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis with tags , , , , , , , , , , , on 19 juin 2013 by Résistance 71

Syrie et armes russes: Contrats légaux avec un gouvernement légitime (Poutine)

 

RIA Novosti

 

18 Juin 2013

 

url de l’article:

http://fr.rian.ru/world/20130618/198571643.html

 

La Russie livre des armes en Syrie selon des contrats légaux avec un gouvernement légitime, et si de tels contrats sont conclus à l’avenir, les livraisons correspondantes auront lieu, a déclaré mardi le président russe Vladimir Poutine.

« Il y a livraisons et livraisons. Nous livrons des armes selon des contrats légaux au gouvernement légitime. C’est le gouvernement du président (Bachar) el-Assad. Et si nous concluons de nouveaux contrats à l’avenir, nous réaliserons les livraisons correspondantes », a indiqué le chef de l’Etat russe lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet du G8 en Irlande du Nord.

Dans le même temps, M.Poutine a appelé les partenaires européens à réfléchir encore une fois aux risques liés aux éventuelles livraisons d’armes aux rebelles syriens.

Les Etats-Unis et Israël expriment régulièrement leurs préoccupations face aux éventuelles livraisons de batteries antimissiles russes S-300 au régime de Damas. Pour sa part, Moscou déclare que tous les armements que la Russie livre en Syrie sont exclusivement défensifs et ne peuvent pas servir à réprimer l’opposition armée.

Renverse de marée pour le Nouvel Ordre Mondial ?… La Russie de Poutine garante d’une multipolarité politique mondiale pacifique… En attendant mieux !

Posted in actualité, crise mondiale, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, résistance politique with tags , , , , , , , on 28 février 2012 by Résistance 71

Nous avons traduit ici le résumé du dernier article de Vladimir Poutine. Pensées et écrits directs d’un homme d’état, qui, en revenant aux affaires en Russie en reprenant la présidence le mois prochain, sera vraisemblablement ce qui est arrivé de mieux au monde politique c’est 5 dernières années.

Notre position anti-étatique ne changera jamais, mais en l’état actuel des choses et devant le chien fou occidental et son impérialisme / néo-colonialisme débridé, la Russie de Poutine se pose comme le nouveau médiateur, le nouveau garant d’une certaine stabilité du moins en évitant le pire: la guerre…

Nous ne pouvons que l’espérer. Ceci ne résoudra pas les problèmes de nos sociétés, mais nous donnera un peu d’air pour continuer à organiser l’alternative à la doctrine de l’étatisme tout-puissant, garde-chiourme des marchés et des oligarques de la finance et de la grosse industrie transnationales.

— Résistance 71 —

“La sécurité mondiale échouera sans la Russie” – Poutine

 

RT

 

Le 27 Février 2012,

url de l’article original:

http://rt.com/politics/putin-russia-world-politics-265/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans son dernier article en date avant les élections, le premier ministre Vladimir Poutine définit la niche idéologique de la Russie dans un “monde changeant”, en discutant les défis modernes auxquels Moscou doit faire face sur la scène internationale.

Poutine a insisté sur le fait que la Russie va établir ses propres buts et intérêts, plutôt que de suivre les décisions imposées par quelqu’un d’autre. Quant aux buts de sa politique étrangère, ils sont stratégiques plutôt qu’à court terme.

“Nous devrons sans aucun doute continuer nos efforts actifs et constructifs pour renforcer la sécurité mondiale, pour éviter la confrontation et de neutraliser effectivement les défis tels ceux de la prolifération nucléaire, des crises et conflits régionaux, du terrorisme et de la drogue” a dit Poutine. “Nous ferons tout ce que nous pourrons pour aider la Russie à obtenir le dernier avantage technologique et aider nos commerces à se positionner décemment sur le marché mondual”.

D’après Poutine, la position de la Russie à l’égard du nouvel ordre mondial émergeant est basée sur de nouvelles réalités géopolitiques et sur l’idée que tout tumulte non nécessaire doit-être évité.

Qui diminue la confiance ?

Vladimir Poutine a également insisté sur le fait que la stabilité internationale est impossible à imaginer sans une sécurité indivisible pour toutes les nations, le respect du droit international ou quand une force disproportionnée est utilisée.

“Ceci ne suit pas la logique du développement moderne et est basé sur les stéréotypes de la mentalité de bloc”, a t’il dit. “Tout le monde sait ce à quoi je fais référence. C’est l’expansion de l’OTAN, incluant le déploiement de nouvelles structures militaires et le plan du bloc soutenu par les Etats-Unis de créer un bouclier anti-missile en Europe… et ce dans la proximité immédiate des frontières de la Russie.”

Il a aussi expliqué que les droits de l’Homme, si nécessaires soient-ils, ne doivent pas être un prétexte pour diminier la souveraineté nationale.

“La protection des droits de l’Homme, quoi qu’il en soit, devient de la pure démagogie, quand elle est utilisée comme excuse pour une violation présomptueuse de la souveraineté nationale et si les droits de l’Homme sont protégés de manière sélective par des forces armées étrangères et si en ‘protégeant ces droits’, elles violent les droits de nombreuses autres personnes, incluant le droit le plus sacré d’entre tous, le droit à la vie,” a expliqué Poutine.

Ici, Poutine a fustigé l’OTAN et son goût pour “l’exportation de la démocratie à coups de missiles”. Il a dit que personne n’a le droit de détourner les prérogatives et le pouvoir des Nations-Unies, particulièrement quand cela en vient à utiliser la force contre des nations souveraines.

“Il semble que les pays de l’OTAN, et particulièrement les Etats-Unis, ont développé une compréhension très singulière de la sécurité, qui est fondamentalement différente de notre point de vue”, a dit Poutine. “Les Américains sont obsédés par l’idée d’acquérir et de maintenir une invulnérabilité absolue pour eux-mèmes, ce qui de manière incidentelle, est une utopie complète, à la fois pour des raisons technologiques et géopolitiques.”

Le printemps arabe

Le premier ministre Poutine insiste sur le fait que le peuple russe a sympathisé avec ceux qui recherchaient des réformes démocratiques dans les pays arabes. Quoi qu’il en soit, il est devenu clair finalement que des évènements dans beaucoup de ces pays “ne suivaient pas un scenario civilisé”.

“Au lieu de confirmer la démocratie et de protéger les droits de la minorité, des tentatives furent faites de déposer un ennemi et de faire un coup d’état, ce qui n’eut pour résultat que le remplacement d’une force dominante par une autre, peut-être même plus agressive que la précédente”, a t’il dit.

Poutine pense que la position partiale des puissances étrangères qui interféraient dans de tels conflits a contribué au développement d’une aura négative.

“Un certain nombre de pays se sont débarassés du régime libyen en utilisant la puissance aérienne au nom d’un soutien humanitaire. L’assassinat révoltant de Mouamar Kadhafi, pas juste médiéval mais primaire, a été l’incarnation de ces actions.” Ajoutant que “Personne ne doit être autorisé à utiliser le scenario libyen en Syrie.”

La communauté internationale se doit de travailler pour parvenir à une réconciliation syrienne interne, a insisté Poutine, faisant remarquer que la Russie était contre l’adoption de quelques résolutions par l’ONU, qui pourraient être interprêtées comme un signal pour une interférence armée dans les affaires intérieures syriennes.

A la lumière de la réaction contre le veto russo-chinois à l’ONU, qu’il a qualifié de “quasi-hystérique”, Poutine a mis en garde l’occident contre la tentation à utiliser “la tactique simple utilisée auparavant: si le conseil de sécurité approuve d’une action, c’est bien.. si non, nous réunirons une coalition des états concernés et attaqueront quand-même.”

“Je ne peux pas comprendre ce qui peut bien causer cette démangeaison pour une intervention militaire”, s’est-il demandé.

“Il apparaît qu’avec les pays du printemps arabe, tput comme avec l’Irak, les entreprises russes sont en train de perdre des positions commerciales gagnées au prix d’un effort de décennies et sont privées de gros contrats commerciaux”, a t’Il observé. “Ces trous commerciaux sont maintenant remplis par des firmes provenant d’´états qui ont été mêlés aux changements de régime dans les pays concernés.” Ayant ceci présent à l’esprit, dit Poutine, il serait raisonnable de conclure que ces évènements tragiques ont été encouragés par l’intérêt de quelqu’un dans une redivision du marché commercial, plutôt que pour un souci des droits de l’Homme.

Mentionant le conflit israélo-arabe, le premier ministre a regretté que la “recette magique” pour une résolution finale n’a pas encore été inventée, mais il croit que ce serait inacceptable d’abandonner ce projet.

“Considérant nos relations proches avec les leaders Israëliens et Palestiniens, la diplomatie russe va continuer à travailler pour que se résume le processus de paix sur une base bilatérale et au sein du format du quartet sur le Moyen-Orient, tout en coordinant l’action avec la ligue arabe”, a t’il continué.

“L’axe du mal”: Iran, Corée du Nord, Afghanistan

“La Russie est inquiète des menaces d’intervention armée contre l’Iran. Si cela se produit, les conséquences seront désastreuses”, dit Poutine, ajoutant que le cas du programme nucléaire iranien doit être résolu de manière pacifique.

“Nous proposons de reconnaître le droit de l’Iran à un programme nucléaire civil, incluant celui d’enrichir de l’uranium”, a t’il dit. “Mais, ceci doit être fait en échange de mettre toutes les activités nucléaires iraniennes sous une observation pour la sécurité de la part de l’AIEA. Si ceci est fait, alors les sanctions contre l’Iran, incluant celles déclarées unilatéralement, doivent être levées.”

Poutine a utilisé cette opportunité pour fustiger encore l’occident  en disant que celui-ci a utilisé un peu trop de volonté à “punir” certains pays.

“Quelque soit le développement minime, l’occident se résout à plus de sanctions, si pas une intervention armée. Laissez-moi vous rappeler ici que nous ne sommes plus au XIXème siècle, ni même au XXème”, a t’il dit.

Poutine a aussi reconnu le fait que les développements concernant le programme nucléaire nord-coréen sont tout aussi sérieux.

“Violant le régime de non-prolifération, Pyongyang clâme ouvertement le droit de développer un ‘nucléaire militaire’,” a t’il dit. “Nous ne pouvons pas accepter le statut nucléaire de la Corée du Nord. Nous avons été les avocats consistants de la dénuclarisation de la péninsule coréenne et ce de manière exclusivement politique et diplomatique.”

Vladimir Poutime a fait le lien entre le besoin pressant de certains états à posséder l’arme nucléaire avec “les cas plus fréquents d’interférences brutales et même armées dans les affaires intérieures des nations” de ces pays et bien d’autres. Les régimes autoritaires a t’il dit, réalisent qu’à moins qu’ils aient leur propre bombe, “ils devront attendre leur tour pour une ‘intervention humanitaire’ chez eux.”

Le premier ministre russe a aussi exprimé son inquiétude quant au futur de l’Afghanistan.

“Nous avons soutenu l’opération militaire pour assister internationalement ce pays, quoi qu’il en soit le contingent militaire emmené par l’OTAN n’a pas rempli ses objectifs”, a t’il dit. “Les menaces de terrorisme et de traffic de drogue n’ont pas diminué. Après avoir annoncé son retrait d’Afghanistan en 2014, les Etats-Unis ont construit, là-bas et dans d’autres pays voisins, des bases militaires sans un mandat précis d’objectifs et de durée d’opération”.

Un tel développement ne convient pas du tout à la Russie, a déclaré Poutine. Une des principales raisons étant l’augmentation de la production de drogues afghanes de près de 40% pour 2011. “La Russie subit une agression vicieuse liée à l’héroïne, qui détruit la santé de notre peuple”, a t’il dit.

“La menace de la drogue afghane ne peut être résolue que par un effort global en coordination avec les Nations-Unies et les organisations internationales comme le Collective Security Treaty Organization, l’Organisation de Coopération de Shangaï et le CIS” a t’il dit.

D’après Poutine, le contingent international en Afghanistan doit prendre des mesures concrètes afin de résoudre ce problème. Celles-ci doivent inclure la destruction physique des cultures de pavot et des laboratoires clandestins, le blocage des routes de transport de l’opiacé sur les marchés extérieurs, l’arrêt du flot financier et de la logistique sur les substances chimiques utilisées dans la production de l’héroïne.

La région asie-pacifique

“Je suis convaincu que la croissance économique de la Chine n’est pas une menace, mais un défi qui comporte un grand nombre potentiel de coopérations commerciales, une chance de faire souffler le vent chinois dans les voiles de notre économie”, conclut Poutine dans son article. “L’attitude de la Chine sur la scène internationale ne donne aucune raison de parler d’aspirations de dominance.”

Pékin partage la vision de la Russie sur un ordre mondial émergent équitable, a dit Poutine et la Russie embrasse le fait que la voix de la Chine sur la scène internationale résonne de manière plus confiante.

Poutine a exprimé sa satisfaction sur l’état des affaires russo-chinoises, faisant remarquer que les deux états avaient résolu leurs différents politiques majeurs dans leur relation, ceci incluant les problèmes de frontières, ajoutant que le modèle de realtion russo-chinois avait un bel avenir.

Le premier ministre a néanmoins reconnu que les relations entre les deux pays ne sont pas sans problèmes.

“Nos intérêts commerciaux dans d’autres pays ne sont pas toujours convergents et nous ne sommes pas totalement satisfaits avec la structure commerciale émergente et le niveau assez vbas d’investissements mutuels; nous allons également surveiller le flot d’immigration en provenance de la Chine”, a t’il expliqué.

Ceci dit, il a reconfirmé sa croyance en le fait que la Russie a besoin d’une Chine prospère et stable et il a ajouté “Je suis convaincu que la Chine a besoin d’une Russie forte et propspère”.

Poutine a ensuite brièvemement mentionné l’Inde, appelant les relations de la Russie avec ce pays “un partenariat stratégique privilégié”.

Il a aussi reconnu l’importance grandissante de la région Asie-Pacifique sur la scène mondiale et a confirmé que la Russie “se prépare activement” pour la réunion des leaders de l’APEC à Vladivostok, qui doit se tenir en Septembre sur l’île de Russky.

BRICS & G20

Vladimir Poutine a ensuite félicité les progrès dans la coopération avec les autres pays du BRICS

“Cette structure unique, créée en 2006, est un symbole marquant de la transition d’un monde unipoliare vers un ordre mondial plus juste”, a t’il dit. “BRICS réunit cinq pays dont la population commune est de l’ordre de près de trois milliards d’êtres humains avec les plus gros pays émergents ayant des ressources humaines et naturelles colossales et des marchés intérieurs très importants. Avec la venue de l’Afrique du Sud, BRICS a vraiment acquis un format mondial et compte maintenant pour environ 25% du PIB mondial.”

Poutine a aussi évalué de manière positive les relations générales de la Russie avec les nations asiatiques, latino-américaines et africaines, disant que l’intensification de la coopération avec ces régions dans les domaines de l’énergie, de l’infrastructure, des investissements, de la science et de la technologie, de la banque et du tourisme est parmi les priorités de Moscou.

D’après Poutine, le rôle grandissant de ces régions se reflète dans le travail du G20, que la Russie présidera en 2013. “Nous devons utiliser cette opportunité pour mieux coordonner le travail du G20 et des autres structures multilatérales, le G8 en particulier et l’ONU.”

Le facteur européen

“La Russie est une partie organique et inaliénable de la grande Europe et de la civilisation européenne”, a dit le premier ministre russe. “C’est pourquoi la Russie propose de bouger vers la création d’un espace économique et humain commun de l’Atlantique au Pacifique, une communauté réferrée par les experts russes comme ‘l’Union de l’Europe”.

En parlant de la crise économique européenne, Poutine a dit que cela affectait également les intérêts russes et a promis que Moscou ferait de son mieux pour aider.

« La crise qui a frappé la zone euro ne peut pas ne pas affecter les intérêts de la Russie, spécifiquement si on considère que l’UE est notre partenaire économique et commercial principal”, a t’il dit. “De la même manière, il est clair que les projets de la structure économique globale dépendent lourdement de l’état des affaires en Europe.”

“La Russie participe activement aux efforts internationaux pour soutenir les économies européennes malades et travaille constemment aves ses partenaires pour formuler des décisions collectives sous les auspices du FMI,” a continué Poutine. “La Russie n’est pas opposée au principe d’assistance financière directe dans certains cas.”

Poutine a insisté sur le fait que la Russie a besoin d’une UE forte. “C’est dans notre intérêt que de réaliser le pitentiel énorme d’un partenariat Russie-UE”, a t’il dit. Mais a t’il continué, un partenariat réel entre la Russie et l’UE est impossible tant qu’il y aura des barrières qui empêcheront les contacts humains et économiques, telles les mesures variées faites pour “évincer” les compagnies russes, ainsi que les procédures de visa.

Les affaires russo-américaines

Le premier ministre Poutine remarque que beaucoup a été fait dans les années récentes pour développer les relations russo-américaines, mais que ce n’est un secret pour personne qu’elles sont loin d’être stables.

“L’instabilité de la relation avec l’Amérique est dûe en partie à la ténacité de quelques stéréotypes et de phobies”, explique Poutine, “Mais le problème principal est que le dialogue politique et la coopération bilatéraux ne reposent pas sur une base économique solide.”

Le niveau actuel de commerce bilatéral est loin du potentiel des deux économies. La même chose peut-être dite sur les investissements mutuels.

“Il n’y a pas non plus de renforcement de la compréhension mutuelle du fait des tentatives régulières des Etats-Unis à s’engager dans de ‘l’ingénierie politique’, incluant des régions qui sont traditionnellement importantes pour nous,” s’est plaint Poutine, mentionnant le fait que le bouclier anti-missile américain est un des obstacles majeurs pour briser la mise au point mort des relations bilatérales.

“On ne voudrait pas voir le déploiement du système américain à une échelle qui demanderait la mise en application de nos contre-mesures dont nous avons fait état,” a t’il ajouté.

“En général, noius sommes préparés à faire de grands pas en avant dans nos relations avec les Etats-Unis afin d’obtenir une avancée qualitative, mais à la condition que les américains soient guidés par les principes d’un partenariat égalitaire et mutuellement respectueux,” a conclu Vladimir Poutine.

La diplomatie économique

Poutine a exprimé sa satisfaction pour l’accession finalement réussie de la Russie à l’OMC en Décembre 2011. Il a particulièrement noté que la Russie avait déjà intégré les principes légaux de l’OMC dans l’espace économique commun de la Russie, de la Biélorussie et du Kazakhstan.

En même temps, il a exprimé ses regrets sur le fait que les partenaires et investisseurs russes soient ostracisés assez communément.

“Nous ouvrons les zones les plus attractives de notre économie aux investiseurs étrangers, leur donnant accès aux morceaux de choix, en particulier ceux de notre complexe pétrolier et énergétique, mais nos investisseurs ne sont pas les bienvenus à l’étranger et sont souvent mis à l’écart.”, s’est-il plaint, citant quelques exemples.

Le soutien pour nos compatriotes et la culture russe à l’étranger

Poutine a noté que l’état russe reconnaît l’importance et les intérêts de millions de citoyens russes qui vivent et voyagent à l’étranger, montrant particulièrement du doigt les états baltes.

“Nous sommes déterminés à ce que les autorités latvienne et estonienne suivent les recommandations multiples des organaisations internationales réputées pour observer les droits généralement acceptés des minorités ethniques,” a t’il dit. “Nous ne pouvons pas tolérer le statut infâmant de ‘non-citoyen’. Comment pourrions-nous accepter qu’à cause de leur statut de non-citoyens, un résident latvien sur six et un résident estonien sur treize voient leurs droits fondamentaux politique, électoral, socio-économique et leur capacité à utiliser la langue russe librement, restreints ?”

Se référant au referendum sur le statut de la langue russe qui eut lieu en Latvie il y a un an, il fut outré du résultat du vote, adressant le fait que quelques 300 000 soi-disant “non-citoyens”, pour la plupart d’ethnicité russe, ne furent pas admis à participer au referendum.

Poutine a également recommandé que l’état russe se doive de travailler plus dur à l’expansion de la présence culturelle et éducative russe dans le monde, spécifiquement dans les pays où une partie substantielle de la population parle ou comprend le russe.

En conclusion, le premier ministre russe Poutine a promis que Moscou “a l’intention de continuer à promouvoir la sécurité et de protéger ses intérêts nationaux en s’engageant de manière active et constructive dans ;la politique mondiale et dans des efforts pour résoudre les problèmes mondiaux et régionaux.”

“Nous sommes prêts à une coopération mutuelle bénéfique et au dialogue ouvert avec nos partenaires étrangers. Notre but est de comprendre et de prendre en considération les intérêts de nos partenaires et nous demandons que nos propres intérêts soient également respectés”, a t’il conclu.