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Guerre impérialiste en Syrie: La partie d’échecs en simultanée continue avec le grand maître Poutine

Posted in actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , on 20 mars 2016 by Résistance 71

Le piège tendu par Poutine en retirant le contingent russe de Syrie

 

Valentin Vasilescu

 

19 Mars 2016

 

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=292939&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

 

Les médias occidentaux basés sur une rhétorique russophobe, ont été pris au dépourvu par la décision de Poutine, essuyant un cuisant échec quant à leurs prévisions de propagande liées à la Syrie. Ce n’est plus un secret que la guerre en Syrie a été déclenchée par des mercenaires islamistes provenant de l’extérieur, armés et payés par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie et d’autres pays afin de renverser Bachar Al-Assad. Habilement, par la Conférence sur la sécurité à Munich, Sergei Lavrov ministre des Affaires étrangères de la Russie, a forcé la main au secrétaire d’Etat américain John Kerry, pour obtenir un arrêt des hostilités en Syrie qui est entré en vigueur le 27 Février 2015.

Les termes de cet accord pouvaient laisser prévoir, du point de vue américain, que les Russes resteraient encore en Syrie.

Les Russes ont montré qu’ils ont appris des expériences américaines ratées en Irak et en Afghanistan. Ils ont compris qu’ils ne peuvent pas miser que sur une réponse militaire, et qu’ils doivent apporter en Syrie une réponse intelligente, en utilisant habilement la crème de la diplomatie russe, reconnue comme la plus efficace dans le monde. 

Vladimir Poutine est un leader dont les actions sont imprévisibles par les adversaires, ayant plusieurs atouts dans sa manche avec lesquels il peut surprendre tout le monde. Comme pour un jeu d’échecs, Poutine intensifie le niveau du jeu par le retrait partiel du contingent russe en Syrie, exposant à nouveau intentionnellement Bachar Al-Assad comme appât pour dévoiler les intentions de la Maison Blanche et ses vassaux.

Dans ce contexte, Washington a deux options :

La première est de rallier inconditionnellement la position de la Russie pour une solution pacifique en Syrie, négociée avec les parties engagées dans le conflit, à l’exception des groupes terroristes. Ensuite, suivrait la reconstruction de la Syrie. Les négociations s’annoncent difficiles, parce que la Maison Blanche, par la voix de la soi-disant «opposition syrienne» continue à vouloir écarter Assad du pouvoir, avant de commencer une transition vers un nouveau format politique en Syrie.

Un autre obstacle à une solution pacifique en Syrie est, en plus de ce qui précède, lié aux intentions contradictoires des réseaux occidentaux, depuis les événements en Ukraine. La Russie accuse les Etats-Unis de saboter toute tentative pour parvenir à la paix en Syrie, après des discussions confidentielles entre les deux partis aboutissant à des déclarations à la presse de responsables américains qui, aussitôt après que les accords aient été approuvés par les présidents Américain et Russe, s’empressent de le remettre en cause. Le retrait a été ordonné par Poutine le 15 Mars, 2016, le jour même du début des pourparlers de paix à Genève, comme un signal que ceux qui ne suivent pas la voie proposée par la Russie pour que les négociations aboutissent, se discréditeront aux yeux de l’opinion publique.

La deuxième option pour Washington serait catastrophique. Il donnerait l’ordre aux groupes islamistes subordonnés de rompre la trêve et de commencer une offensive à grande échelle contre l’armée arabe syrienne. Jusqu’à l’arrivée du contingent russe en Syrie, le principal avantage des groupes islamistes consistait en un labyrinthe de centaines de kilomètres de galeries, de tunnels, d’abris et de bunkers, creusé pendant cinq ans par les moyens souterrains livrés par les Occidentaux. Ce labyrinthe ne pouvait pas être détecté et détruit par l’armée arabe syrienne à partir de la surface. Ce réseau de tunnels a permis aux islamistes de stocker des armes lourdes, de la nourriture, du carburant, des munitions, des capacités de production de munitions et d’aller derrière les troupes syriennes, les surprendre et causer d’innombrables pertes.

En déployant des bombardiers russes en Syrie, le président Poutine a montré que Moscou est un allié fiable, contrairement à Washington qui a trahi d’anciens partenaires, comme Hosni Moubarak, président de l’Egypte. Durant les cinq mois d’activité en Syrie, les capteurs des satellites militaires et des avions de reconnaissance russes ont localisé la quasi-totalité des réseaux de tunnels et de galeries, qui ont été neutralisés par des avions de bombardiers russes. Les bombardements russes ont également pris pour cibles le parc des véhicules et les principaux centres de commandement et de communication des rebelles dits «modérés» comme le Front Al Nosra, ce qui a eu pour résultat une incapacité à exécuter des manœuvres, d’organiser leur approvisionnement, de se coordonner et communiquer entre eux [1].

Sur les 40 avions de combat, les deux premiers jours, la Russie en a retiré 20 de la Syrie. Il est possible qu’il ne reste en Syrie que 4 bombardiers Su-25 SM et 4 bombardiers Su-24 M2. Entre temps, 21 bombardiers Su-24 MK de l’armée arabe syrienne avaient été re-motorisés et portés à la norme des Su-24 M2 dans l’usine d’avion N° 514 ARZ de Rzhev. Les avions syriens Su-24 M2 sont équipés de systèmes intégrés de navigation et de guidage d’armes de précision (PNS-M), comme ceux des Russes qui ont opéré à la base aérienne de Hmeymim. En Syrie, au lieu d’avoir 30 bombardiers russes en action, il y a désormais 29 bombardiers russes et syriens [2]. Si nécessaire, la Russie a montré qu’elle peut lancer avec succès en Syrie des missiles de croisière (portée 1500-2500 km) à partir de ses navires de la mer Caspienne et de ses bombardiers à grand rayon d’action décollant des aérodromes Russie.

Les groupes islamistes tels que le Front Al-Nosra sont si faibles qu’ils sont en dessous du niveau à partir duquel il serait encore possible de les remettre à flot pour poser de sérieux problèmes à l’armée arabe syrienne. Ils représentent la variante « ayant échoué » des plans américains visant au retrait du pouvoir de Bachar Al-Assad. Peu importe la façon dont elle investira sur eux, la Maison Blanche ne réussira qu’à prolonger les atrocités commises par ses mercenaires islamistes, mais n’obtiendra jamais de victoire contre l’armée arabe syrienne. Donc, pour les rebelles américains «modérés» le chapitre semble fermé.

Le seul groupe islamiste en Syrie, qui dispose d’une infrastructure solide et peut être approvisionné avec des armes modernes pour se battre d’égal à égal avec l’armée arabe syrienne, est l’État islamique.

La Maison Blanche pourrait ordonner au Pentagone d’armer secrètement l’État islamique pour modifier l’équilibre des forces au détriment de l’armée arabe syrienne.

Seulement, les États-Unis ont créé une coalition de 34 États contre l’État islamique, qui bombardent avec 180 avions de combat depuis presque deux ans les objectifs de ce groupe en Irak et en Syrie. Jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons pas encore de vision claire des lignes directrices suivies par les États-Unis en Syrie, ni ne savons à quelle stratégie obéissent ses actions et pour quels résultats.

Mais la Russie a conservé en Syrie un mécanisme de contrôle du respect de la trêve basé sur le complexe C4I, les systèmes S-400, plusieurs dizaines d’avions de reconnaissance sans pilote et une interface d’information fournie par le réseau de satellites de surveillance russes. Ce mécanisme est capable de détecter les livraisons d’armes à l’Etat islamique. Il reste à voir quelle explication donneront les néocons de Washington (en particulier la candidate à la présidentielle Hillary Clinton) quand le monde sera convaincu que l’Etat islamique, est en réalité leur création, et qu’ils les utilisent cyniquement pour satisfaire leurs propres intérêts, dans un contexte où, le 14 Mars 2016, le Congrès a voté (392 pour et 3 contre) une résolution similaire à celle du Parlement européen, selon laquelle l’État islamique est répertorié comme auteur de génocide en Syrie et en Irak [3].

Par Valentin Vasilescu

Source : Réseau International

[1]. Le pari de Poutine en retirant les troupes russes de Syrie (http://reseauinternational.net/le-pari-de-poutine-en-retirant-les-troupes-russes-de-la-syrie/).

[2]. Syria’s recently upgraded Su-24s (http://spioenkop.blogspot.ro/2014/01/syria-and-her-recently-upgraded-su-24s-2.html ).

[3]. La Chambre US des représentants accuse Daesh de « génocide » ( http://www.voltairenet.org/article190764.html ).

Résistance à l’empire: Poutine jeu set et match ?…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 3 juin 2015 by Résistance 71

La victoire diplomatique de Vladimir Poutine

 

Alfredo Jalife-Rahme

 

3 Juin 2015

 

url de l’article en français:

http://www.voltairenet.org/article187791.html

 

« Qui trop embrasse mal étreint », dit-on. À vouloir à la fois négocier avec l’Iran, détruire le « Moyen-Orient élargi » et l’Ukraine, ruiner la Russie, encercler et menacer la Chine tout en préparant de nouvelles guerres en Amérique latine, les États-Unis ont dû se résoudre à faire quelques pas en arrière. Pour calmer ses vassaux européens, l’Empereur Obama a dépêché son fidèle Kerry à Sotchi reprendre langue avec le chef rebelle Poutine auquel il refusait d’adresser un regard depuis un an. Il fut convenu de reprendre les affaires (et d’abroger les sanctions européennes lorsque les multinationales US auront été servies), de laisser la Novorossia tranquille, et de former un gouvernement de transition en Syrie.

Le New York Times est le seul média docile à la férule israelo-anglo saxonne à avoir osé rendre compte de la victoire diplomatique de la Russie [1], quatre jours après la visite inopinée de John Kerry à Sotchi, la ville chère à Poutine, Sotchi, la base touristique sur la Mer Noire où le tsar Poutine a investi plus de 50 milliards de dollars pour les Jeux olympiques. Tout un symbole.

D’après David Herszenhorn, la visite de Kerry a été interprétée partout comme le signe de la reddition des États-Unis. Je m’étais exprimé dans le même sens quatre jours plus tôt [2].

Impossible d’ignorer quelque chose d’aussi grandiose !

On est loin de l’apothéose d’Obama quand il se vantait d’avoir fait plier l’économie russe et son « dirigeant vaniteux » (sic) en faisant chuter le prix du pétrole, entraînant la fuite des capitaux, la dévaluation du rouble et les sanctions européennes [3].

Blabla et compagnie, aujourd’hui Poutine n’est plus le Hitler d’Hillary, et dans les termes d’Obama, le troisième danger pour l’humanité après ebola et les djihadistes.

Kerry n’a pas osé aborder le contentieux de la presqu’île éminemment stratégique de Crimée, qui a tout l’air d’avoir été bel et bien cédée à son propriétaire historique.

Va-t-on vers l’abandon de la partie occidentale de l’Ukraine usurpée par le coup d’État de Victoria Nuland, la belliqueuse sous-secrétaire d’État israélo-américaine ?

Obama qui voulait isoler tout le monde s’est retrouvé bien isolé, avec la parade militaire somptueuse qui a mis en scène l’association stratégique (à distinguer d’une alliance militaire) entre la Chine et la Russie, sans perdre de vue l’Inde et deux puissances moyenne qui comptent dans la géostratégie : le Khazakstan et l’Égypte.

Selon David Herszenhorn, Obama avait pris la tête de la charge occidentale pour punir Poutine de son intervention en Ukraine, et avait expulsé la Russie du G8.

Dans son meilleur style de judoka ceinture noire, et de grand joueur d’échecs, on a vu Vlady déjouer olympiquement les attaques des USA et de leurs alliés européens, et prouver qu’il comptait vraiment, sur la scène globale.

À la mi-décembre, les États-Unis ont lancé leur machine financiériste pour mettre à genoux la Russie et sa devise, le rouble, mais sous la table ce sont les finances colossales de la Chine qui ont rattrapé le coup, d’après ce qu’a laissé fuiter le britannique Alastair Crooke, membre du think tank Conflicts Forum [4].

La Russie a suggéré de faire plier le dollar, de le replonger dans la grave crise de 2008, mais la Chine n’a pas donné suite. Ce qui indique que Pékin ne souhaite pas se mettre à dos Washington, dans cette étape tripolaire, et alors que les Chinois se posent en émergents triomphants.

Toujours selon David Herszenhorn, le « dirigeant suprême » (sic) Poutine, a confondu constamment ses adversaires, étrangers ou internes, et une fois de plus il semble se dresser, dans sa dernière confrontation avec l’Occident, au moins comme un héros national, droit dans ses bottes, aux commandes, et sans avoir cédé d’un pouce, surtout en Crimée, le joyau de la couronne. Et il n’est pas loin d’être le champion gagnant aussi dans la confrontation avec l’Occident.

Notre journaliste cite le russophobe Mathew Rojansky, directeur de l’Institut Kennan –lequel à mon avis, n’a hérité en rien de la légendaire sagesse de de George Kennan [5]–, à Washington, qui insiste pour souligner que le renforcement de Poutine peut être illusoire, parce que l’économie russe est en récession et reste dangereusement dépendante de son approvisionnement en énergie au moment même où la plupart des analystes considère que les perspectives à long terme pour les prix du gaz et du pétrole sont désastreuses.

Wishful thinking, vulgaire réductionnisme financiériste d’économistes prenant leurs désirs pour des réalités…

À mon avis, les géostratèges US, fort novices, ont bien trop misé sur la guerre financiériste, qui aurait pu pulvériser une république bananière, mais non la Russie, superpuissance nucléaire.

Comment se fait-il que le New York Times admette que les sanctions occidentales semblent avoir échoué ?

Serait-ce que Kerry a devancé une fronde de l’Union européenne, pressée d’en finir avec des sanctions contreproductives ?

Chronos et Icare, celui qui défiait les lois de la gravité depuis la Crète, ont fait alliance en Ukraine occidentale et ont mis au bord de la débâcle le régime putschiste néonazi de Kiev incarné par le duo Petro Poroshenko le marchand de chocolat (ça ne s’invente pas) installé dans la place par l’Allemagne, et son Premier ministre puéril Arseni Iatseniouk, pantin manipulé par l’amazone Victoria Nuland, qui s’était quelque peu trompée dans ses calculs puisque la guerre financière contre la Russie a commencé par ruiner l’Ukraine.

Du point de vue de David Herszenhorn, le virage subtil d’Obama vaut reconnaissance pragmatique du fait que la politique consistant à isoler la Russie économiquement et diplomatiquement, est un échec. Il cite Viktor A. Kremenyuk, vice directeur du think tank Institut US-Canada, lié à la prestigieuse Académie des sciences de Russie, qui admet que le Kremlin a résisté aux sanctions et introduit des contre-sanctions.

Tout cela alors que Poutine n’a jamais cessé de coopérer avec les USA dans les contentieux pressants concernant la Syrie, l’Iran, la Corée du Nord et le Yémen, se bornant à quelques menaces de se retirer des négociations sur l’armement nucléaire ou conventionnel, que Kerry utilise comme feuille de vigne pour justifier sa visite à Sotchi.

Paul Craig Roberts, assistant jadis au secrétariat au Trésor sous Ronald Reagan, dit que les États-Unis ont envoyé John Kerry en Russie en position de suppliant [6].

Or donc, si Obama a lâché l’Ukraine, c’est en échange de quoi ? Qu’en est-il de la France et de l’Allemagne reléguées par les États-Unis de Minsk II à Sotchi ?

David Herszenhorn ne lit même pas son propre journal ; il n’est pas au courant de l’avertissement donné par Vlady lors de sa conférence historique à Munich, il y a huit ans [7].

Il avait annoncé l’échec de toute la politique d’amateurs de l’administration Obama, alors que le meilleur géostratège de tous les temps pour les US, Georges Kennan, avait prévenu que c’était une grave erreur d’asphyxier la Russie, super puissance nucléaire [8].

À mon avis, le problème des USA vient de ce que leur politique étrangère est entre les mains de néophytes portés sur les bravades de bistrot, parce que la génération précédente est en voie de disparition : Kissinger a 91 ans, Brent Scowcroft 90, Brzezinski 87, et le Texan James Baker III 86. Et le plus imprudent parmi eux est le russophobe Brzezinski.

Aujourd’hui la politique étrangère des USA se trouve prise en otage par les multimédias israélo-anglosaxons et leurs clowns nocturnes et bavards, qui sévissent dans les talk shows et ne savent même pas ce qu’est une multi ogive nucléaire placée dans un missile intercontinental russe Topol M, qui couperait toute envie de rire à l’humanité.

À Moscou, on ne doit pas être rassuré par la retraite tactique des États-Unis d’Ukraine, alors que les alliés de Vicky Nuland dans les Balkans, avec à leur tête le méga-spéculateur George Soros – pantin présumé des banquiers esclavagistes Rothschild, poussent à la révolte islamique en Macédoine : c’est le nouveau front israélo-anglo-saxon contre la Russie.

Alfredo Jalife-Rahme

Professeur de Sciences politiques et sociales à l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM). Il publie des chroniques de politique internationale dans le quotidien La Jornada et l’hebdomadaire Contralínea. Dernier ouvrage publié : El Hibrido Mundo Multipolar : un Enfoque Multidimensional (Orfila, 2010).

 

[1] “A Diplomatic Victory, and Affirmation, for Putin”, David M. Herszenhorn, The New York Times, May 15, 2015.

[2] « Parada militar geoestratégica en Moscú : China e India, presentes ; « Occidente », ausente », Alfredo Jalife-Rahme, La Jornada, 13 de Mayo de 2015.

[3] « ¿Obama, detrás de la caída del precio del petróleo ? », Alfredo Jalife-Rahme, La Jornada, 7 de Mayo de 2015.

[4] « Comment les États-Unis ont substitué Wall Street aux Nations unies », par Alfredo Jalife-Rahme, Traduction Maria Poumier, La Jornada (Mexique), Réseau Voltaire, 4 mars 2015.

[5] George Kennan est le théoricien de la Guerre froide.

[6] “Paul Craig Roberts : « EE.UU. envió a John Kerry a Rusia como un suplicante »”, Russia Today, 16 de Mayo de 2015.

[7] “Putin Says U.S. Is Undermining Global Stability”, Thom Shanket & Mark Landler, The New York Times, February 11, 2007. « La gouvernance unipolaire est illégitime et immorale », par Vladimir Poutine, Réseau Voltaire, 11 février 2007.

[8] “Filípica de Putin contra Obama : el oso ruso « maestro de la taiga » euroasiática”, Alfredo Jalife-Rahme, La Jornada, 2/11/2014.