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Guerre impérialiste occidentale en Syrie: Analyse de la décision russe de partiellement se retirer…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , on 17 mars 2016 by Résistance 71

La Russie et la victoire

 

Thierry Meyssan

 

17 Mars 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article190771.html

 

L’annonce du retrait partiel de l’armée russe en Syrie a soulevé de très nombreux commentaires qui illustrent les partis pris des uns et des autres plus que la réalité. Non seulement, observe Thierry Meyssan, les faits attestent que les désaccords entre Moscou et Damas ont été résolus, mais la Russie —qui est parvenue à faire basculer l’Occident dans le camp anti-terroriste— entend laisser les Syriens libérer eux-mêmes leur territoire.

L’annonce par le président russe du « retrait du regroupement principal de son contingent » [1] a provoqué une nouvelle campagne de désinformation. Selon la presse occidentale et du Golfe, Vladimir Poutine serait « irrité » par l’intransigeance du président Bachar el-Assad et aurait décidé de quitter la Syrie pour le placer en face ses responsabilités. Les mêmes commentateurs ajoutent que n’ayant plus d’allié, ce dernier devra faire des concessions à Genève et accepter d’abandonner son pays. Moscou aurait fait un beau cadeau à Washington pour les cinq ans de la guerre « civile ».

Or, tout ceci est absurde.

1- L’intervention militaire russe a été négociée dès 2012 par le général Hassan Tourekmani. Elle n’est advenue que trois ans plus tard, Moscou souhaitant terminer la mise au point de ses nouvelles armes avant de se déployer. Les troupes russes ont commencé à s’installer en juillet 2015 et nous avons été les premiers à l’annoncer, information immédiatement reprise par la presse israélienne, puis par les médias internationaux [2]. Il était convenu que la campagne de bombardement débuterait après la réunion du Conseil de sécurité qui devait se tenir en marge de l’Assemblée générale de l’Onu et dureraient jusqu’à la Noël orthodoxe, le 6 janvier 2016.

Il était également prévu que, lorsque la paix reviendrait, une force de l’OTSC serait déployée pour la maintenir ; ce qui n’a pour le moment pas pu avoir lieu.

2- Cependant, au vu des difficultés de la Maison-Blanche à contrôler ses alliés, la campagne de bombardements a été étendue jusqu’à la reprise des négociations de Genève, finalement fixée au 15 mars. Il va de soi que jamais la Russie n’a pris cette date comme l’anniversaire d’une pseudo-révolution. Tout a commencé le 12 décembre 2003 avec la promulgation par George W. Bush de la déclaration de guerre (Syria Accountability Act), puis s’est poursuivi d’année en année (sommet de la Ligue arabe de Tunis en 2004 sur la « démocratisation » forcée du Liban et de la Syrie, assassinat de Rafic Hariri en 2005 et accusation contre les présidents Lahoud et el-Assad de l’avoir commandité, invasion du Liban en 2006 pour provoquer l’intervention de la Syrie, création du Front de salut national par les Frères musulmans en 2007, destruction des moyens de communication et d’approvisionnement du Hezbollah en 2008, etc.) en passant par l’arrivée des hostilités sur le territoire syrien en 2011, jusqu’à aujourd’hui.

3- La Russie a amorcé ostensiblement le retrait de son contingent. Des plans de vol ont été régulièrement déposés quatre jours à l’avance pour tous les avions cargos chargés de replier les hommes et le matériel. La date elle-même n’était pas une surprise. Ainsi le chef d’état-major jordanien, le général Mishal Al-Zaben, en avait été informé à Moscou en janvier par le ministre russe de la Défense Sergei Shoigu et par son homologue syrien, le général Fahd Jassem Al-Freij [3]. Il est donc ridicule de lier cette décision à de supposés désaccords qui seraient intervenus dans les derniers jours.

Les désaccords politiques ont été résolus. Le premier était relatif à la proposition russe d’un système fédéral —repoussée aussi bien par Damas que par Riyad— qui renvoie à l’expérience soviétique. Or, les minorités du Proche-Orient, à la différence de celles de l’ex-URSS, sont entremêlées et parlent la même langue. Le second était à propos des élections législatives du 13 avril que les Russes voulaient repousser pour les inclure dans les négociations de Genève alors que Damas refusait de violer la Constitution.

4- Au plan militaire, l’Armée russe se retire du champ de bataille, mais pas du Quartier général. Il n’est plus nécessaire d’accumuler les avions parce qu’il n’y a plus guère d’objectifs à frapper : les fortifications construites par les jihadistes et leurs moyens de transport du pétrole volé ont été détruits. Par contre, le dispositif anti-aérien —les missiles S-400 et Pantsir-S2— ne bouge pas. La livraison d’armes et de munitions, ainsi que l’accès aux renseignements satellitaires russes se poursuivent. La Russie a renouvelé le matériel et formé les soldats de l’Armée arabe syrienne, laquelle était placée sous embargo depuis dix ans [4]. Désormais, celle-ci n’est plus simplement en position de défendre la population civile face aux jihadistes, mais de libérer le territoire occupé, ce qu’elle a commencé à faire. L’aide russe est alors un soutien aérien aux troupes terrestres —et non plus un simple bombardement—, comme on l’a vu hier à Palmyre.

Après avoir investi des centaines de milliards de roubles en Syrie, la Russie ne se retire pas du Proche-Orient à un moment où la Turquie, l’Arabie saoudite et le Liban sont au bord de la guerre civile. Respectueuse, elle laisse aux Syriens la gloire de leur Victoire.

 

Résistance politique: « Il n’y a aucun mal que Washington ne soit pas capable de faire ou d’infliger » (Paul Craig Roberts)

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Il est important aujourd’hui d’être du bon côté de l’histoire…

— Résistance 71 —

 

Poutine parle espérons que Washington écoute

 

Paul Craig Roberts (Press TV)

 

17 Octobre 2014

 

url de l’article :

http://www.presstv.ir/detail/2014/10/17/382580/putin-speaks-hope-that-washington-hears/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans un entretien cette semaine avec le journal serbe Politika, le président russe Vladimir Poutine a dit qu’il était futile et dangereux pour les Etats-Unis et ses marionnettes européennes d’essayer de faire chanter la Russie et que la “nation exceptionnelle” et ses vassaux devraient condidérer les risques qui sont inhérents aux disputes agressives entre des pays lourdement armés nucléairement parlant.

Poutine a fait remarquer qu’Obama avait adopté une attitude hostile envers la Russie dans son discours à l’assemblée générale de l’ONU le 24 Septembre dernier lorsqu’obama avait déclaré que la Russie était une des trois menaces auxquelles le monde devait faire face avec l’État Islamique et Ébola. Le président Poutine a dit que des actions punitives et unilatérales prises contre la Russie pourraient provoquer une crise et que si le but de Washington était “d’isoler notre pays, alors ceci est un but illusoire et absurde.”

Voici quelques citations du président Poutine:

“Comment pouvons-nous parler de désescalade en Ukraine tandis que des décisions sur de nouvelles sanctions sont introduites presque simultanément avec les accords sur le processus de paix ?”

“Avec des sanctions contre des segments entiers de notre économie, cette approche ne peut être qualifiée de rien d’autre que d’hostile.”

“Nous espérons que nos partenaires vont réaliser la futilité des tentatives de faire chanter la Russie et se rappeler quelles conséquences des désaccords entre des super-puissances nucléaires peuvent apporter à la stabilité stratégique.”

Si nous ne mourrons pas tous de détonations nucléaires, de radiations et de l’hiver nucléaire inévitable qui s’ensuivra, ce sera grâce à l’humanité et au bon sens commun, qui manquent tous deux à Washington, du président de la Russie.

Regardez autour de vous. Les économies et les marchés boursiers de la civilisation occidentale sont en totale retraite. Des autorités publiques stupides et incompétentes ont amené Ébola en Amérique et que fait Washington ? Les énergies du gouvernement exceptionnel sont focalisées à combattre un État Islamique, créature créée de toute pièce par Washington et à diaboliser la Russie.

Y a t’il une seule nation, où que ce soit sur Terre, à quelque période que ce soit de l’histoire qui a été si mal dirigée que les Etats-Unis ?

Les Américains ont besoin de comprendre que leur gouvernement n’est pas juste incompétent et immoral, mais qu’il est diabolique, qu’il est le mal absolu. Washington se cache derrière un langage moral mais est lui-même totalement dénué de morale et de conscience. Il n’y a aucun mal que Washington ne soit pas capable de faire ou d’infliger. Ceux qui soutiennent Washington, soutiennent le Mal.

Guerre en Syrie: Poutine donne une leçon de diplomatie à l’occident…

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Très marrant de voir d’un côté la presse atlantiste va t’en guerre de France (Libération, Le Monde, Figaro en tête de liste) présenter les propos du président russe comme étant un « rétropédalage » sur la Syrie, disant, comme pour influencer les politicards girouettes pour les débats de l’assemblée, que « La Russie envisage une action contre le régime d’Al Assad… » ; tandis que la presse russe et moyen-orientale (et alternative occidentale) présente l’entretien de Poutine avec les journalistes comme une leçon de diplomatie, disant que   toute action en dehors du CS de l’ONU ne serait que pure agression et violation du droit international… Ce qui est juste dans le contexte étatique auquel nous faisons logiquement face.

Ci-dessous, un condensé de cet entretien réalisé par RT, où Poutine donne à l’occident une leçon de diplomatie et de droit international, qui renvoit les énervés de la gâchette occidentaux à leurs pathétiques études néo-conservatrices impérialistes, sionistes et belliqueuses. Dans cet entretien, Poutine, profitant de la haute position morale qu’il occupe vis à vis de l’occident arrogant et belliciste, joue finement sur tous les terrains: politique, géopolitique, affectif, économique et termine sur une note de mise en garde fine (le dernier paragraphe fait allusion à des livraisons potentielles de S-300 ou 400 à l’Iran voire au Hezbollah… qui sait ?…)

Le monde mesure t’il la chance qu’il a qu’il y ait toujours un Poutine alentour ? Dans ce contexte de marasme étatique prévu et prévisible, il est le phare de l’espoir des nations obsolètes… Il est plus que jamais le garant de la paix mondiale en l’état actuel des choses !

— Résistance 71 —

 

Poutine met en garde contre toute action militaire contre la Syrie contournant le Conseil de Sécurité de l’ONU

 

RT

 

4 Septembre 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/putin-syria-interview-ap-387/

 

~ Traduit de l’an glais par Résistance 71 ~

 

La Russie a besoin de preuves convaincantes, pas de rumeurs, de la part des experts de l’ONU, que des armes chimiques ont été utilisées en Syrie a dit le président russe dans un entretien avec First Channel et Associated Press. Ensuite ce sera le rôle du conseil de sécurité de l’ONU de décider de la suite des évènements, a t’il dit.

Parlant a des journalistes de la chaîne de TV russe First Channel et d’AP, le président Vladimir Poutine a fait un nombre de remarques décisives en regard de la supposée attaque chimique dans le conflit syrien, qui a provoquée une menace d’attaque militaire des Etats-Unis sur la Syrie.

Nous croyons qu’au strict minimum nous devrions attendre les résultats de l’inspection de la commission de l’ONU en Syrie.  Nous croyons qu’au minimum les résultats de la commission d’inspection de l’ONU en Syrie devraient être prêts.”, a dit Poutine, ajoutant  que jusqu’ici aucune information n’était disponible sur quel type d’agent chimique avait été employé dans l’attaque près de Damas et qui l’avait perpétré.

J’ai déjà dit que je trouve absolument ridicule de dire que les forces gouvernementales syriennes, qui sont sur une mission offensive et dans certaines régions ont encerclé les soi-disant rebelles et sont en train de les finir, que les forces armées syriennes ont utilisé des armes chimiques prohibées”, a dit Poutine. “Elles savent parfaitement bien que ceci serait la cause de graves sanctions et même d’une opération militaire à leur encontre. Ceci serait stupide et totalement illogique.”

Nous partons du principe que si quelqu’un a des informations sur l’utilisation d’armes chimiques par l’armée régulière syrienne, alors ces preuves doivent être présentées au conseil de sécurité des Nations-Unies et aux inspecteurs de l’ONU”, a dit Poutine, insistant que la preuve se devait d’être “convainquante” et non pas fondée sur des “rumeurs” ou toute autre forme de renseignement résultant “de données d’écoutes”, de conversations, etc… “Mème aux Etats-Unis, des experts doutent du bien-fondé des faits présentés au gouvernement. Ces experts n’excluent pas la possibilité que l’opposition syrienne ait effectué une action de provocation planifiée au préalable afin de donner à leurs sponsors une raison pour une intervention militaire”, a t’il reconnu.

Poutine dit “ne pas exclure” que la Russie prenne part dans une opération militaire s’il est prouvé que le gouvernement syrien soit derrière cette attaque, mais qu’il insistait néanmoins qu’en accord avec le droit international, une décision du conseil de sécutité de l’ONU était requise pour ce faire.

Toutes autres raisons et moyens donnant une ‘excuse’ à une intervention militaire contre une nation souveraine sont inacceptables et ne peut pas être qualifiées autrement que par le mot d’agression”, a noté Poutine.

Répondant à une question concernant l’enregistrement vidéo d’enfants supposés être décédés des suites de l’attaque chimique près de Damas, Poutine a qualifié les images de ces enfants morts “d’horribles”.

“Les questions sont en fait qu’est-ce qu’il s’est passé et qui est responsable. La vidéo montrée ne répond aucunement à ces questions.”, a dit Poutine, partageant l’opinion que la vidéo de référence est une compilation faite par des militants qui, de l’avis même des Etats-Unis, ont des liens avec Al Qaïda et sont connus notoirement pour commettre des atrocités sans nom.

Poutine a recoommandé de faire attention au fait que dans la vidéo montrant des enfants morts, il n’y a pas de parents, de membres de la famille des enfants ou même de personnels médicaux, tandis que les personnes apparaissant dans la vidéo demeurent non-identifiées. Aussi terribles les photos soient-elles, ceci ne prouve en rien la culpabilité de quiconque, a dit Poutine et a appelé pour une enquête approfondie de l’incident.

La Russie remplit des contrats d’armement avec la Syrie “parce que nous croyons que nous travaillons avec un gouvernement légitime et que nous ne violons ni les lois internationales, ni nos obligations”, a assuré Poutine, insistant que l’ONU n’avait imposé aucune sanction sur l’exportation d’armes vers la Syrie.

Il a confirmé que Moscou avait signé un contrat avec Damas pour la livraison de systèmes complexes de défense anti-aérienne S-300. Le système S-300 est quelque peu démodé a dit Poutine “bien qu’ils doivent être un peu meilleurs que les missiles patriots américains”.

La Russie a déjà déployé pour elle-même les nouveaux systèmes S-400 et les S-500 à venir “et ceux-là sont très certainement des armes extrêment efficaces” a ajouté Poutine.

Nous avons un contrat de fourniture de missiles S-300, et nous avons déjà fourni une bonne partie, mais pas tout, parce que nous avons décidé de surprendre ces livraisons pendant un moment. Mais si nous voyons que la loi internationale est violée, nous reconsidèrerons nos actions futures, incluant la livraison de telles armes sensibles en certains endroits du monde,” a t’il promis.

Résistance politique à la 3ème guerre mondiale de l’empire: Poutine patron de la diplomatie mondiale…

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Poutine dit que les Etats-Unis doivent présenter leur preuve au conseil de sécurité de l’ONU

 

RT

 

31 Août 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/putin-us-syria-evidence-249/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré être un “non sens total”, l’idée que le gouvernement syrien ait utilisé des armes chimiques contre son propre peuple et a appelé les Etats-Unis à présenter leurs supposées preuves devant le conseil de sécurité des Nations Unies.

Poutine a de plus qualifié la tactique occidentale de “provocation”.

Washington a basé sa stratégie de proposition d’attaque de la Syrie sur le fait que les forces du président syrien Bachar Al Assad ont utilisé des agents chimiques, tandis que la Russie trouve l’accusation totalement inacceptable et l’idée de commettre une agression militaire contre le pays encore plus extravagante. Spécifiquement alors qu’une telle mesure serait en violation flagrante de la loi internationale si effectuée en dehors d’un mandat de l’ONU et de son conseil de sécurité.

De plus, Poutine a dit à Obama qu’il devrait considérer les retombées potentielles d’une attaque militaire sur la Syrie et prendre en considération la souffrance de civils innocents.

Le président russe a exprimé sa certitude que la stratégie d’intervention militaire en Syrie est une mesure contingente de l’extérieur en réponse directe aux récents succès au combat des troupes gouvernementales, couplées avec la retraite des “rebelles” de positions qu’ils détenaient depuis longtemps.

Les forces du gouvernement syrien avancent, tandis que les soi-disants rebelles sont dans une situation très délicate, car ils n’ont pas le même équipement que le gouvernement”, a dit Poutine à l’agence ITAR-TASS. Il l’a ensuite traduit en langage direct:

Ce dont ont besoin ceux qui sponsorisent les soi-disants rebelles est très simple: Ils ont besoin d’être aidés dans leur combat… et si ceci se produit, ce sera alors un développement tragique”, a dit Poutine.

La Russie croit que toute attaque augmenterait dans un premier lieu les tensions qui existent déjà dans le pays, et ferait dérailler tout effort pour en terminer avec la guerre.

Toute utilisation unilatérale de la force sans autorisation du conseil de sécurité de l’ONU, peu importe aussi limitée soit-elle, serait une violation très claire du droit international et endommagerait les possibilités de résolution diplomatique de ce conflit et mènerait à une nouvelle bague de confrontations et de nouvelles pertes en vies humaines”, a dit le porte-parole du ministère des AE russe Alexandre Loukachevitch, ajoutant que les menaces furent émises par Washington “en l’absence de toute preuve” d’utilisation même d’armes chimiques.

Vendredi, Washington a dit qu’un plan de frappes limitées était envisagé pour punir Assad d’une “attaque brutale et flagrante à l’arme chimique” qui a soi-disant fait 1400 morts près de la capitale du Pays Damas il y a 10 jours.

Le gouvernement syrien a réfuté les accusations disant que celles-ci étaient invraisemblables tout en pointant ses propres accusations contre les forces “rebelles”, spécifiquement les extrémistes liés à Al Qaïda, qui ont semés le chaos dans le pays ces deux dernières années, depuis le départ de cette guerre civile (NdT: Qui est en faite une guerre d’agression par proxy, par procuration, effectuée par l’occident et ses alliés des royaumes féodaux du Golfe…).

Coup d’arrêt à l’ingérence en Syrie: L’affaire se presente de plus en plus mal pour l’empire anglo-américano-sioniste…

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La faute de perdre de la Syrie

 

Gordon Duff

 

22 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2013/05/22/304761/syrias-failure-to-lose/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Syrie a surpris tout le monde. Elle était supposée s’effondrer il y a longtemps. Elle ne l’a pas fait, loin de là. Il y a de plus toutes les indications qui dénotent que le gouvernement syrien est en fait en train de gagner ce qui n’est pas en fait une guerre civile.

La Turquie, Israël, l’Arabie Saoudite et “d’autres” ont amené les tourments du monde terroriste et criminel en Syrie et “délégitimisé” tout mouvement contre le gouvernement, mouvement qui fut en son temps vraiment basé sur des différences sectaires et politiques.

Nous avons maintenant de l’artillerie israélienne, une bombe perforatrice de bunker nucléaire américaine et même des véhicules israéliens comme preuves que ceci est véritablement une agression et non pas un autre “printemps arabe”.

Jusqu’ici, trois F16 turcs et un israélien, nous dit-on, ont été abattus.

Il y a aussi des preuves indéniables sous forme de vidéos, que les forces rebelles incluent des unités para-militaires qui commettent des actes horribles et méprisables envers la population civile syrienne.

Equilibre du pouvoir

Alors que la Syrie a fait bien mieux que de s’accrocher, la Russie s’est impliquée. Dans un article récent sur Press TV, Jim W. Dean souligne le fait de la réémergence de la Russie comme une puissance navale dans la Méditerranée orientale.

Ce qui est important, c’est que l’Amérique “a perdu le ballon des yeux”. L’hyper-focalisation de l’Amérique sur l’Iran et le Golfe Persique a mené à une diminution des capacités américaines en Méditerranée, pourtant considéré comme un “lac américain”.

Les Etats-Unis se sont retirés de la Méditerranée pour chasser pétrole et pouvoir, à la poursuite de rêves mondialistes dans l’Océan Indien. Sa base en Crète, la proposition de dépôt de carburant naval de Port Saïd, la base aérienne secrète à côté de Mogadishio, tout cela a été abandonné.

Le “cauchemar néo-conservateur” d’Israël comme “porte-avion” de l’Amérique au Moyen-Orient, ou comme “chien de garde de décharge publique” des Etats-Unis, est une politique que le gouvernement Obama admet maintenant ouvertement dans un constat d’échec navrant. Cette politique a permis à “la queue” Israël de “remuer le chien” Etats-Unis, poussant ceux-ci dans des guerres dont l’intention est de renforcer le pouvoir des likoudistes au profit de ce “plus grand Israël” auquel ils rêvent.

Le “plus grand Israël” qui serait payé par les 3000 milliards de dollars des contribuables américains et au prix de milliers de vies américaines perdues, des centaines de milliers de vies endommagées et un monde faisant face à la ruine économique et à la guerre mondiale.

L’effondrement américain

Le rêve d’un “plus grand Israël”, permettant à la “queue” de “remuer le chien”, a été rendu possible grâce à une attaque multi-faces sur tous les aspects de l’Amérique. La nation a été soumise à la propagande d’une haine de soi, de lutte de classes et de dispute sectaire.

Les Etats-Unis ont été submergés par un effondrement culturel, un chômage rampant, la pauvreté galopante, et l’acceptation générale que le totalitarisme et l’injustice sont des requis pour assurer notre sécurité.

Le peuple américain est maintenant constamment rappelé à la menace par le moyen d’attaques terroristes fausse-bannières savamment orchestrés, maintenant si évidents que plus personne ne loupe le message que cela implique.

La fiction est la réalité

La semaine dernière, le drame télévisé le plus populaire du pays, NCIS (Naval Criminal Investigative Service) a dévoilé une conspiration criminelle “fictive” contre les Etats-Unis.

Ce feuilleton, vu à travers le monde, a longtemps mis en scène des scenario impliquant des terroristes iraniens et a été très enthousiaste au soutien à Israël.

Il dit maintenant, de manière fictive bien sûr, que les hostilités entre Israël et l’Iran et même la Corée du Nord, sont orchestrées par la CIA au travers du terrorisme fausse-bannière et des assassinats.

Il dit que les actions agressives des Etats-Unis dans le monde sont faites pour tromper le peuple au sujet d’une menace bien plus grande, une menace qui a sa source à l’intérieur même des Etats-Unis.

Avant les attaques de Sandy Hook et Boston, aucun feuilleton télévisé n’aurait eu la permission de suivre un tel scenario même aussi fictionnel que celui-ci. L’émission Rubicon a essayé et fut rapidement annulée.

Les officiels du renseignement américains, en privé, ont exprimé leur choc à ce qu’ils voient comme un “pré-conditionnement” du public à accepter le fait que la CIA est une organisation impliquée dans le terrorisme domestique.

Vide

Le timing des évènements en Syrie a été un désastre particulier pour les Etats-Unis. Par une mesure de “séquestre”, les mesures d’austérité imposées par le gouvernement ont réduit en effectif les forces militaires en Méditerranée et dans l’Océan Indien, tout comme l’ont été les opérations de collecte de renseignements.

Ce que les Etats-Unis n’ont pas vu, c’est le vide qu’ils ont créé. “La nature déteste le vide”.

Alors que les Etats-Unis se sont retirés, même discrètement, la Russie elle a réaffirmé sa position au Moyen-Orient, de manière la plus évidente avec la défense de son allié de longue date: la Syrie.

La Russie a aussi établi ‘calmement” des routes dans le Caucase, la bassin de la Mer Caspienne et s’est encore plus alignée avec l’Iran.

Plus inquiétant pour les Etats-Unis encore, la Chine suit le leadership de la Russie. De plus, la Chine étend ses activités économiques à travers la région au Pakistan, en Afghanistan, en Iran et en Afrique.

De surcroi, l’influence politique de la Chine a augmenté de manière dramatique et ceci est de première importance alors que l’Afrique s’enfonce dans une cascade de terrorisme, d’insurrections et de guerres civiles.

La mort du “fausse-bannière”

Lorsque le seul ami visible de la Syrie demeurait l’Iran, “l’approche en deux étapes” d’Israël, poussant les Etats-Uns à une confrontation militaire avec l’Iran, provoquée par de grosses attaques fausse-bannières, avait une chance de succès.

Quoi qu’il en soit, dans le monde d’aujourd’hui, toute attaque terroriste est bien mieux examinée, de manière plus sophistiquée et avec bien plus de cynisme. Peu de gens continuent de penser que des groupes terroristes internationaux, montrés de manière croissante être contrôlés par les agences de renseignement, pourraient opérer sans la complète complicité de factions très puissantes au sein même des nations “victimes” elles-mêmes.

Une “ignominie iranienne” serait très vite tracée remontant à Tel Aviv.

Le Liban et la Syrie

De nouvelles armes russes combinées avec les capacités hautement développées des forces du Hezbollah, ont changé l’équilibre des forces.

Israël a passé des décennies, sans parler des milliards de dollars des contribuables américains, à fortifier le plateau du Golan. Ceux-ci sont maintenant utilisés comme base d’opérations d’attaque de la Syrie par Israël, à la fois du Golan et du royaume hachémite compromis de Jordanie.

Peu maintenant doutent de l’attaque nucléaire du 4 Mai 2013, encore moins doutent qu’Israël est physiquement impliquée en Syrie en fournissant aux forces rebelles de l’artillerie mobile bindée, forces qui sont maintenant des forces mercenaires, terroristes et constituées d’éléments criminels.

De la même manière, avec un Hezbollah surveillant le flanc de la syrie, bien équippé non seulement avec des armements anti-blindés sophistiqués, mais aussi de nouveaux système de missiles de défense anti-aérienne individuels, ceci va arrêter la capacité d’Israël à opérer contre la Syrie depuis le Liban.

La forteresse du Golan est à risques

Israël parle continuellement de la menace pour Tel Aviv posée par les systèmes de missiles syriens. De fait, le système russe Iskander met une étiquette de prix sur les actions d’Israël que le pays n’est peut-être pas prêt de payer.

Le système Iskander peut non seulement détruire les batteries de défense Patriot III mais aussi sérieusement endommager les forces blindées israéliennes et les fortifications des plateaux du Golan.

Le missile Iskander est puissant, très précis et impossible à arrêter.

Les batteries de tir Iskander, protégées par les systèmes de défense anti-aériens S300, contrent de manière efficace les défenses aériennes israéliennes et laissent à la fois les blindés et les fortifications cmplètement vulnérables.

L’aspect de la chose le plus important bien sûr, est le caractère purement défensif de ces systèmes.

Préoccupations politiques

Il est de plus en plus évident qu’un arrangement politique va devoir avoir lieu pour la Syrie. Sans les interférences de la Turquie, de l’Arabie Saoudite, d’Israël et le complotage des nations de l’OTAN, une telle conférence serait déjà en cours.

Beaucoup de gens sont morts et chaque mort ne bénéficie qu’à la Turqui, Istaël, l’Arabie Saoudite et l’OTAN.

Ceci est largement reconnu: les forces rebelles dans l’état actuel des choses, si elles venaient à triompher, mèneraient la Syrie dans une guerre civile de 10 ans au moins, une guerre où le nombre de morts actuel fluctuant entre 50 000 et 100 000 selon les sources, semblerait insignifiant.

On peut aussi se demander pourquou Israël, la Turquie, l’Arabie Saoudite et leurs amis soutiendraient des forces étroitement alignées sur le terrorisme et l’extrémisme.

L’effet domino

Il ne fait plus aucun doute qu’il y a un agenda globaliste derrière la guerre en Syrie. Ceci n’est qu’une étape vers une guerre plus importante contre l’Iran, suivie de la subjugation de l’Afghanistan (bonne chance avec çà…) et un effondrement provoqué du Pakistan.

La logique derrière tout cela est bien sûr le pétrole et le gaz naturel. Alors que la planète prouve qu’elle regorge de réserves pétrolières et gazeuses, suffisamment pour les siècles a venir et ce particulièrement si les technologies alternatives d’énergie continuent à être supprimées, seul un contrôle total des réserves, des systèmes de distribution et une manipulation active et criminelle du marché et des prix peut offrir un retour adéquat.

Le contrôle des monnaies, le système de la réserve fédérale américaine, l’échec du système financier de l’Union Européenne et du FMI sont requis.

Les méthodologies, chacune représentant une attaque sur les citoyens du monde, conduites et motivées par des principes malthusiens erronés et archaïques, ont pour intention de priver des milliards d’êtres humains de la satisfaction des besoins de base et bien entendu, aussi de leurs droits fondamentaux.

Tout ceci peut éventuellement être mis cul par dessus tête avec l’affaire syrienne si le monde se réveille à la véritable menace.

Ingérence imperialiste en Syrie: L’ours russe est énervé… Poutine reprend les commandes…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme with tags , , , , , , , , , , on 22 mai 2013 by Résistance 71

Excellente analyse, qui confirme bien que la Russie est non seulement redevenue une super-puissance sur laquelle il faut compter, mais aussi en l’occurrence que la Russie est devenue le garant de la paix, ou du moins de la non-extension d’un conflit voulu par l’empire et ses larbins. Cela montre également les qualités d’homme d’état de Poutine. On aime ou pas, mais il faut lui reconnaître cela. 

— Résistance 71 ~

 

La revanche de l’ours: La Russie contre-attaque en Syrie

 

Juan Cole

 

21 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://www.truthdig.com/report/print/revenge_of_the_bear_russia_strikes_back_in_syria_20130521/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président Vladimir Poutine de la Fédération de Russie a tracé une ligne dans le sable à propos de la Syrie, dont il est déterminé à protéger le gouvernement d’un renversement possible. L’ours russe ne s’est pas imposé de la sorte hors de ses frontières depuis la fin de la guerre froide en 1991 et réaffirmé son statut de grande puissance. Essentiellement, la Russie essaie de jouer le rôle pour la Syrie que la France a tenu avec l’Algérie dans les années 1990, en soutenant son gouvernement militaire contre des rebelles, dont la plupart sont affiliés à l’islamisme politique. La France et ses alliés ont prévalu, ce qui a coûté environ 150 000 morts. Poutine et Al-Assad peuvent-ils obtenir ce genre de victoire ?

Alors que Damas réplique aux rebelles militairement, Poutine s’est mis en action sur les scènes internationale et régionale. Le gouvernement russe a persuadé le ministre des affaires étrangères américain John Kerry de soutenir une conférence internationale sur la Syrie visant à une issue négociée. Poutine a sermoné le premier ministre israélien Netanyahou sur les attaques aériennes de son pays sur Damas, ainsi Moscou envoie des battereies anti-aériennes très sophistiquées à Damas ainsi que des missiles anti-sous-marins et d’autres types de munitions à un Assad incrédule et vient juste d’annoncer que 12 navires de guerre russes vont patrouiller la Méditerranée. Les actions russes ont sonné l’alarme à Tel Aviv et Washington et ont été louées à Damas et Téhéran.

Le régime syrien a bien roulé militairement ces dernières semaines. Il a réussi une percée sanglante dans les territoires adjacents de Damas, renforçant la capitale. Avec le soutien du Hezbollah, il a pris d’assaut la région d’AlQuseir tenue par les rebelles, près du Liban nord et une route de contrebande importante pour les rebelles et la clef de la ville centrale de Homs. Le gouvernement baathiste a besoin de conserver Homs afin que la Russie puisse continuer de renflouer la capitale par le port syrien de Latakia sur la Méditerranée. Les victoires du gouvernement syrien n’auraient pas pu être possible sans l’aide de la Russie et de l’Iran.

Régionalement, un axe Moscou-Téhéran s’est formé autour de la Syrie, qui résiste au soutien saoudien et qatari pour les rebelles. L’augmentation de la domination des forces combattantes rebelles dans le Nord par des groupes radicaux comme le front Al-Nosra, qui est ouvertement affilié à Al Qaïda, a eu pour conséquence directe une mise au ban du soutien pour la “révolution” et ce même en Arabie Saoudite. La vaste majorité des Syriens qui s’opposent au gouvernement ne sont pas des radicaux ni des fondamentalistes religieux, mais ces derniers ont le plus de victoires militaires. La caractérisation russe des rebelles comme terroristes radicaux est une forme de propagande de guerre, néanmoins elle a été effective. Les Saoudiens et les Jordaniens avaient prévu de créer un front d’opposition sud moins radicalisé vers la ville de Deraa, cette option a essuyé un sérieux revers depuis que le régime a repris la ville la semaine passée. Doha et Ryadh fulminent de la contre-offensive soutenue par les Russes.

Dans le même temps, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a réussi un coup il y a deux semaines en persuadant Kerry de soutenir une conférence internationale sur la Syrie, à laquelle à la fois le parti Baath et son gouvernement et les rebelles seraient invités, ce en vue d’un règlement négocié du conflit (Le Saint Graal de la Russie…). Cet accord a représenté une marche arrière de la part du gouvernement Obama, qui avait précisé auparavant que le départ d’Al-Assad était une condition sine qua non pour envisager une résolution, langage qui fut scrupuleusement évité par la déclaration commune Lavrov-Kerry à l’issue de leur entretien. Lavrov, un expert de l’Asie du sud et un poète joueur de guitare, parle comme si ce qui est arrivé au Yémen: une solution négocié et un gouvernement d’union nationale, serait un scenario plausible pour la Syrie. Pourtant, tant de sang ayant été versé dans ce pays, qu’une victoire militaire de l’un ou l’autre camp, semble maintenant plus réaliste.

Quand des sources du Pentagone ont fuité l’information que des explosions entendues à Damas le 5 Mai étaient en fait le résultat de raids aériens israéliens, Poutine est apparu livide. Il traça Netanyahou en visite alors à Shangaï et le villipenda au téléphone. Les deux hommes se sont rencontrés la semaine dernière à Moscou, où Poutine est supposé lui avoir lu la loi sur les émeutes. Peu de temps après, le gouvernement du Likoud a fuité au New York Times que le but avéré des raids aériens n’avaient été que d’empêcher le transfert de munitions syriennes au Hezbollah au Liban et non pas à aider le renversement du gouvernement syrien. Les Israéliens tentaient clairement de s’éviter les foudres de Moscou et voulurent envoyer un message à Damas qu’ils resteraient neutres sur l’affaire syrienne mais pas sur l’armement plus avant du Hezbollah.

Poutine, visiblement pas du tout impressionné par la clarification de Netanyahou, répondit en annonçant avec force qu’il avait envoyé à la Syrie des missiles de croisière sol-mer Yakhont et qu’il planifiait de déployer des batteries anti-aériennes sophistiquées S-300 sur le sol syrien. Le chef d’état-major américain le Général Martin Dempsey et des analystes militaires israéliens protestèrent contre ces envois russes. Bien que Netanyahou continua à dire qu’Israël continuerait à bombarder la Syrie à volonté lorsqu’il suspectera que des munitions sont envoyées au Hezbollah, Poutine a juste maintenant augmenté le risque d’une telle intervention.

Les motifs de la russie ont souvent été interprètés par les profits qu’elle réalise en vendant des armes à la Syrie, ceci remontant à l’ère de l’URSS, mais ce business est en fait assez petit. D’autres ont suggéré que le fait que la Syrie loue à la Russie le port de Tartous, seul port méditerranéen des Russes, pèse lourd dans les décisions de Moscou. En fait, le soutien de la Russie à Al-Assad fait plus partie de la réaffirmation du retour de la Russie comme grande puissance sur la scène mondiale, ayant elle aussi un pouvoir de contrôle. Poutine veut élever la Russie de la 9ème à la 5ème puissance capitaliste mondiale. Analysant l’expansion agressive américaine de l’OTAN dans les pays de l’Europe de l’Est et l’implantation de bases militaires américaines en Asie centrale, Moscou est déterminée à recouvrer son ancienne sphère d’influence. De plus, bon nombre d’analystes militaires russes voient les “révolutions colorées” comme un complot de la CIA pour renverser des gouvernements devenus moins favorables afin de piller les ressources de ces états affaiblis, une tactique qu’ils pensent menacer directement la Russie. Tracer la ligne à ne pas dépasser avec la Syrie est, à cet égard, un moyen de souligner que le régime néo-autoritaire de Poutine continuera tranquillement.

La Russie n’est qu’à 24 heures de route d’Alep, la ville la plus au nord de la Syrie. Ayant écrasé une révolte islamiste fondamentaliste à la fin du siècle dernier au Dagestan et en Tchétchénie, tout en ayant mis en place un gouvernement tchétchène amical à l’issue, Moscou est parfaitement au courant des dangers de la dissémination des mouvements radicaux musulmans dans le proche Levant. De plus, environ 14% de la population syrienne est chrétienne, beaucoup d’entre eux appartenant au culte de l’église orthodoxe qui prédomine en Russie. L’église orthodoxe est une clef constituante électorale de Poutine, s’est opposée au renversement du gouvernement baathiste syrien, vu comme un protecteur de ses coreligionnaires.

La pensée du ministère russe des affaires étrangères a été clarifiée avec son communiqué de samedi sur le ravivement de l’insurrection radicale sunnite en Irak ces dernières semaines. Se plaignant de ce qu’il appelle des attaques terroristes à Mossoul et à Bagdhad, le site internet du ministère a dit, d’après une traduction de l’Open Source Center du gouvernement américian, que “Nous sommes particulièrement concernés par la recrudescence des tensions sectaires en Irak, qui sont en train de tourner en une confrontation armée directe entre des éléments radicaux chi’ites et sunnites. Ceci est largement dû à la situation dans la pays voisin de Syrie et la dissémination des activités terroristes des militants opérants sur le sol syrien.” En d’autres termes, la Russie voit la révolution syrienne dominée par des groupes liés à Al Qaïda, comme le front Al-Nosra. Moscou voit ces évènements comme des déstabilisateurs qui ont un potentiel de radicalisation du Moyen-Orient, vu comme vulnérable aux attaques.

Le momentum des rebelles s’est considérablement amoindri ce dernier mois, alors que la riposte de Poutine a raidi et renforcé la motivation de Damas et a donné à ses forces armées le petit plus nécessaire pour regagner les territoires. Le président russe est en train de tisser une toile protectrice autour de son client, tout en mettant en échec les vents islamistes fondamentalistes wahabbites soufflant depuis la péninsule arabique. Il a aussi repoussé l’intervention opportuniste d’Israël, se préoccupant que cela pourrait déstabiliser encore plus Damas.. Dans le même temps, il a imprimé sur Washington le besoin d’une résolution négociée au conflit, une idée que le président Obama, trainant les pieds depuis longtemps à l’idée de renvoyer des troupes dans un nouveau bourbier moyen-oriental, a commencé à tolérer. L’envoi par Poutine de systèmes d’armement très puissants à l’armée syrienne, et son envoi d’une flotte russe en méditerranée par le détroit de Gibraltar, a rendu évident à tous que la grosse puissance militaire russe, sera, le cas échéant, à la disposition du régime baathiste d’Al-Assad. Le pari de Poutine sera ou ne sera pas couronné de succès, mais cela montre d’une manière indiscutable que l’ère d’une seule super-puissance et de l’unilatéralisme américain est révolue et ce en faveur d’un monde bel et bien multipolaire.

Nouvel Ordre Mondial: Poutine referme le couvercle du cercueil de la gouvernance mondiale… L’empire flippe !…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 13 mars 2012 by Résistance 71

Une fois de plus Pepe Escobar analyse parfaitement la situation sur le retour de Poutine aux affaires en Russie. Nous l’avions dit et cela ne fait que se confirmer depuis plusieurs semaines: Poutine à la tête d’une Russie défiant le Nouvel Ordre Mondial de l’occident mondialiste fasciste est le meilleur garant de la paix dans le monde, sauvons ce qui peut être sauvé…

— Résistance 71 —

 

A Washington, Poutine les rend fous

 

Par Pepe Escobar

 

Le 12 Mars 2012

 

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http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=29714

 

 

Oubliez le passé (Saddam Hussein, Oussama ben Laden, Kadhafi) et le présent (Bachar al-Assad, Ahmadineyad). Vous pouvez parier une bouteille de Pétrus 1989 (le problème c’est qu’il vous faudra attendre six mois avant de la recevoir) sur le futur prévisible, sur le fait que le plus grand démon aux yeux de Washington — et de ses associés de l’OTAN et de leurs divers comparses des médias — ce ne sera personne d’autre que le président russe Vladimir Poutine, de retour vers le futur.

Et vous pouvez en être sûrs : Vladimir Poutine en sera enchanté. Il est revenu exactement là où il veut être : commandant en chef de la Russie, à la tête des Forces armées, à la tête de la politique étrangère et de toutes les questions de sécurité nationale.

Les élites anglo-étatsuniennes sont encore toute saisies d’épouvante au souvenir de son légendaire discours de 2007, à Munich, dans lequel il critiqua le gouvernement de George W Bush pour son projet impérial, obsessionnellement unipolaire, « au moyen d’un système qui n’a rien de commun avec la démocratie » et pour son viol permanent des « frontières nationales presque partout dans le monde ».

Par conséquent, Washington et ses acolytes sont prévenus. Avant les élections de dimanche dernier, Poutine avait même rendu publique sa feuille de route. L’essentiel : non à la guerre en Syrie ; non à la guerre en Iran ; non aux « bombardements humanitaires » et aux « révolutions de couleur  », et tout cela intégré dans un nouveau concept : « Instruments illégaux du pouvoir soft ». Pour Poutine, le Nouvel Ordre Mondial conçu par Washington n’a pas d’avenir. Ce qui compte c’est « le principe consacré de la souveraineté des États ».

Ce n’est pas surprenant. Lorsque Poutine considère la situation en Libye, il voit les conséquences régressives de la « libération  » par l’OTAN avec ses « bombardements humanitaires »  ; il voit un pays brisé, contrôlé par des milices liées al-Qaida ; il voit la Cyrénaïque peu développée se séparant de la Tripolitaine plus développée et un parent du dernier roi renversé par Kadhafi rappelé pour gouverner le nouvel émirat et cela pour le plus grand bonheur de ces démocrates exemplaires de la Maison des Saoud.

Et autres éléments essentiels : non aux bases des États-Unis encerclant la Russie ; non au système de défense antimissiles sans une reconnaissance explicite et écrite que ce système ne sera jamais dirigé contre la Russie ; et une coopération croissante avec le groupe BRICS des puissances émergentes.

Pour l’essentiel, tout cela était déjà explicite dans la feuille de route antérieure de Poutine, son document : « Un nouveau projet d’intégration pour l’Eurasie : le futur en gestation ». Ce fut l’ippon de Poutine — il adore le judo — contre l’OTAN, contre le Fonds Monétaire International et le néolibéralisme de la ligne dure. Il voit une Union Eurasiatique comme une « union économique et monétaire moderne  » qui s’étendra sur toute l’Asie Centrale.

Pour Poutine, La Syrie est un détail important (pas seulement à cause de la base navale russe dans le port méditerranéen de Tartus, cette base que l’OTAN aimerait tant éliminer). Mais le coeur de l’affaire c’est l’intégration de l’Eurasie. Les atlantistes en seront fous de rage lorsqu’il investira toutes ses forces dans la coordination d’une « puissante union supranationale qui peut devenir un des pôles du monde actuel et un lien efficient entre l’Europe et la dynamique zone Asie-Pacifique ».

La feuille de route opposée ce sera la doctrine « Cap vers le Pacifique  » d’Obama et d’Hillary. Excitant, n’est-ce pas ?

Poutine parie sur le Gazoduquistan.

Poutine a pris la tête, presque en solitaire, de la résurrection de la Russie en tant que mégagrande puissance énergétique (le pétrole et le gaz représentent les deux tiers des exportations de la Russie, la moitié du budget fédéral et 20 % de son PIB). Par conséquent, on peut compter que le Gazoduquistan continuera à être la clé.

Et il sera centré surtout sur le gaz. Même si la Russie représente au moins 30 % des approvisionnements mondiaux de gaz, sa production de gaz naturel liquide (GNL) représente moins de 5 % du marché mondial. La Russie ne se situe même pas parmi les dix premiers producteurs mondiaux.

Poutine sait que la Russie aurait besoin de beaucoup d’investissements étrangers dans l’Arctique — dans la partie occidentale et surtout dans la partie asiatique — pour maintenir sa production de pétrole de plus de 10 millions de barils/jour. Et il lui faut parvenir à un complexe et exhaustif accord portant sur des milliards de dollars avec la Chine concernant les gisements de gaz de la Sibérie Orientale ; l’angle pétrolier a déjà été couvert grâce au pipeline ESPO (selon le sigle en anglais pour Sibérie-Orientale-Océan Pacifique). Poutine sait que pour la Chine — comme moyen d’assurer son énergie — cet accord est une parade vitale contre le ténébreux « changement de cap » de Washington en direction de l’Asie.

Poutine fera aussi tout pour consolider le gazoduc South Stream qui peut finir par coûter 22 milliards de dollars (l’accord des actionnaires est déjà signé entre la Russie, l’Allemagne, la France et l’Italie. South Stream c’est du gaz russe livré à la zone sud de l’U E, en passant sous la Mer Noire et en traversant la Bulgarie, la Serbie, la Hongrie et la Slovaquie). Si South Stream l’emporte, son concurrent, le gazoduc Nabucco, sera mis échec et mat ; importante victoire russe contre la pression de Washington et contre les bureaucrates de Bruxelles.

Tout est encore en jeu à l’intersection décisive entre la géopolitique dure et le Gazoduquistan. Une fois encore, Poutine sera confronté à une autre feuille de route de Washington, la pas exactement lumineuse Nouvelle Route de la Soie. (cf. Vea US’s post-2014 Afghan agenda falters, Asia Times Online, 4 novembre 2011.)

Et puis, nous avons ensuite la grande inconnue, l’Organisation de Coopération de Shanghaï (SCO). Poutine voudra que le Pakistan en soit membre de plein droit tout comme la Chine, elle, est intéressée à y incorporer l’Iran. Les répercussions seraient transcendantes, comme si la Russie, la Chine, le Pakistan et l’Iran coordonnaient, non seulement leur intégration économique, mais aussi leur sécurité mutuelle au sein d’une SCO renforcée dont la devise est « non-alignement, non-confrontation et non-ingérence dans les affaires des autres nations ».

Poutine voit que le contrôle par la Russie, l’Asie Centrale et l’Iran d’au moins 50 % des réserves de gaz du monde et avec l’Iran et le Pakistan comme membres virtuels de la SCO, le nom du jeu devient intégration de l’Asie, sinon de l’Eurasie. La SCO se développe comme une force motrice économique et de sécurité tandis que, parallèlement, le Gazoduquistan accélère l’intégration pleine de la SCO comme parade à l’OTAN. Les acteurs régionaux eux-mêmes jugeront de ce qui a le plus de sens : cela ou la Nouvelle Route de la Soie inventée par Washington ?

Écartons le moindre doute. Après l’interminable diabolisation de Poutine et la myriade de tentatives de délégitimiser les élections présidentielles en Russie, certains secteurs très puissants des élites washingtoniennes et angloétatsuniennes sont fous de rage.

Ils savent que Poutine sera un négociateur extrêmement coriace sur tous les fronts. Ils savent que Moscou appliquera une coordination de plus en plus étroite avec la Chine : pour éliminer les bases militaires permanentes de l’OTAN en Afghanistan, pour soutenir l’autonomie stratégique du Pakistan, pour s’opposer au bouclier antimissiles, pour s’assurer qu’il n’y aura pas d’agression contre l’Iran.

Il sera le diable de prédilection parce qu’il ne saurait y avoir d’opposant plus formidable aux plans de Washington sur la scène mondiale, que ces plans s’appellent Grand Moyen-Orient, Nouvelle Route de la Soie, Domination de Spectre Complet ou Siècle du Pacifique des États-Unis d’Amérique.

Messieurs-Dames, préparons-nous au grand choc.

Pepe Escobar



Article original en anglais : http://www.atimes.com/atimes/Central_Asia/NC09Ag01.html

Traduit de l’anglais en espagnol par Germán Leyens pour Rebelión
http://www.rebelion.org/noticia.php?id=146013
Traduit de l’espagnol par Manuel Colinas Balbona pour Le Grand Soir

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007) et de : Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge. Son dernier ouvrage publié est : Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009).