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Politique française: Hollande suit les consignes que lui souffle « l’oreillette » reliée à la City de Londres…

Posted in actualité, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 30 août 2012 by Résistance 71

Tout comme Obama a suivi dans les traces de Bush, Hollande suit celles de Sarkozy… Pourquoi cette constante ? Parce que toute cette clique de parasites inutiles et nuisibles ne sont que des marionnettes animées depuis Wall Street et la City de Londres, des pantins de la haute finance et des cartels militaro-industriels.

On leur souffle leur rôle dans l’oreillette et ils s’exécutent.. ou « on » les exécute… Au sens propre comme figuré…

— Résistance 71 —

 

La France prête à reconnaître Al-Qaïda comme le gouvernement légitime de la Syrie

 

Kurt Nimmo


url de l’article original:

 

Le 28 Août 2012

http://www.infowars.com/france-ready-to-recognize-al-qaeda-as-syrias-legitimate-government/print/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président socialiste de la France récemment élu et suppôt du groupe Bilderberg, François Hollande, a dit à l’opposition syrienne dirigée par la CIA et le MI6 britannique, de former un gouvernement provisoire. Hollande a dit que la France le reconnaitrait ensuite comme le gouvernement légitime de la Syrie.

En février dernier, le directeur du renseignement national américain, James R. Clapper avait dit au comité des armées du sénat américain qu’Al Qaïda avait “infiltré” les groupes d’opposition syriens que la France disait qu’elle reconnaitrait.

“Bizarrement, le fait que Washington, en coopération avec ses alliés, envoie maintenant du matériel sophistiqué de communication, de renseignement militaire et d’armement aux milices en Syrie, milices qui ont des liens considérables et grandissants avec Al Qaïda, n’a pas du tout fait sourciller le gouvernement Obama”, écrivit John Glaser en Juillet.

Glaser mentionna un supposé “processus de sécurité” pour éviter que les armes n’aboutissent entre les mains d’Al Qaïda et des extrémistes islamistes, “mais ce processus est construit sur des bases tierces non sûres et des officiels du renseignement ont dit récemment au Washington Post au au Los Angeles Times que la vérité est que les Etats-Unis ne savent pas qui perçoit l’argent et les armes.”

En fait, il y a un grand nombre de preuves que la CIA a entrainé, armé, financé d’au moins 3 milliards de dollars et soutenu Oussama Bin Laden et ce qui est devenu plus tard Al Qaïda.

La ministre des affaires étrangères Hillary Clinton a admis récemment que les Etats-Unis avaient créé Al Qaïda, alors que son admission ne fut au mieux que légèrement couverte par les médias de l’establishment. Les Etats-Unis ont aussi soutenu Al Qaïda en Libye avant le meurtre de Kadhafi. Suivant les instructions du pays nord-africain, l’autorité transitoire libyenne a été d’accord pour envoyer des armes et des combattants en Syrie afin d’aider l’Armée Syrienne Libre (ASL).

“Sous Bush et Cheney, la soi-disant présence d’Al Qaïda quelque part était utilisée comme prétexte pour bombarder et envahir des pays”, écrivit l’historien Webster Tarpley en 2011. “Sous Obama, un empire anglo-américain étiré géographiqiuement et moribond, utilise Al Qaïda et son infantrie irrégulière dans un effort pour harasser et incapaciter des états-nations du monde, ceci ayant pour effet leur désintégration en un chaos de luttes tribales, sectaires, et criminelles de leurs seigneurs de la guerre. Dans sa phase actuelle, Al Qaïda est redevenue l’armée de guérilla pour la CIA qu’elle fut à son origine. Ceci a pour conséquence directe que la civilisation elle-même est menacée dans de plus en plus d’endroits dans le monde.”

 

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Ingérence en Syrie: Les escadrons de la mort de l’OTAN sont à l’œuvre…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 11 mai 2012 by Résistance 71

Les attentats de ces derniers jours, au delà de leur caractère horrifique, forcent quelque peu la main des médias propagandistes atlantistes à reconnaître une partie de la réalité de terrain en Syrie, à savoir que cela n’a jamais été une question concernant la répression par un régime certes autocratique de son peuple emprunt de désir démocratique, mais bien depuis le départ d’une lutte armée entre des factions armées et conseillées depuis l’étranger et un régime politique qui défend l’intégrité de sa souveraineté nationale face à une attaque de l’étranger. Le plan de départ de l’OTAN était similaire à celui de la Libye: créer un chaos induit, crier au meurtre de la populace sans défense, obtenir une résolution de l’ONU pour que l’OTAN (il faudra toujours nous expliquer le rapport entre une décision de l’ONU et une intervention militaire agressive, même au nom de « l’humanitaire », celui qui arrange l’occident au détriment du reste du monde, provenant d’une entité comme l’OTAN, obsolète depuis 1991 et la chute de l’URSS…) bombarde le pays en appui des troupes dissidentes au sol qu’on fait passer par les canaux propagandistes pour de pacifiques démocrates (pourtant armés, financée et conseillés par des puissances étrangères…).

Ce plan destructeur pour un changement de régime forcé de l’extérieur a échoué grâce aux vetos russe et chinois sur une résolution belliqueuse et inacceptable de l’ONU, inféodée pour l’essentiel au pouvoir des complexes militaro-industriels occidentaux, seuls moteurs de la survie de l’empire. Le plan B se dessine maintenant: siphonner l’ONU (observateurs) puis éventuellement une force d’interposition de l’OTAN, donc l’occident, en créant toujours plus de chaos dans le pays et surtout en faisant cibler par les terroristes infiltrés de l’OTAN (qui nous le rappelons n’est l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord) toujours plus de civils et maintenant d’observateurs de l’ONU afin de créer un imbroglio tel, que cela (pensent les impérialistes) devrait générer une nouvelle résolution d’intervention de l’ONU afin que puisse s’opérer le changement de régime et que la Syrie sombre dans le chaos bienfaiteur pour l’empire, éliminant de ce fait la fenêtre russe sur la Méditerranée et ouvrant le chemin de la destruction de Téhéran.

L’analyse de Tarpley ci-dessous, historien spécialiste des armées secrètes de l’OTAN comme le Gladio en Italie qu’il a étudié en détail est certainement ce qui se fait de plus proche de la réalité. Les escadrons de la mort sont des créations des services américains, d’abord expérimentés sur leur sol contre les militants de l’AIM (American Indian Movement) dans les années 1970 (vague d’assassinats des chefs militants de l’AIM), avant que d’en exporter le modèle en Amérique du sud (notamment au Salvador) par le biais de la tristement célèbre « Ecole des Amériques » (School of the Americas), qui formaient (et forment toujours), sous couvert de la CIA et des forces spéciales américaines, les escadrons de la mort comme partie intégrante de programmes de contre-insurrection et formaient également les tortionnaires qui torturaient dans toutes les dictatures fascistes sud-américaines du Chili à l’Argentine en passant par le Salvador, le Paraguay et la Colombie.

La tactique américaine de la création des escadrons de la mort fait partie de la panoplie de déstabilisation et d’opérations de « contre-insurrection » (ou d’insurrection dans le cas de la Libye et maintenant de la Syrie…) et a été mise en place avec succès et peu de questionnement depuis plus de 40 ans. Cherchons à qui profite tous ces crimes et attentats ignobles et qui finance ?

Toujours les deux questions auxquelles il faut répondre pour entrevoir de quoi il retourne. L’occident a t’il un intérêt quelconque de « savoir » de quoi il retourne ?… Pas le public en tout les cas, d’où la propagande médiatique pour masquer la réalité de l’ingérence impérialiste dans les affaires de nations souveraines, qu’on les apprécie ou pas n’ayant aucune forme d’intérêt en la matière.

Nous les peuples, ne nous laissons pas aspirer dans une guerre qui se profile, une guerre que la classe politique désire au nom de leurs maîtres de la finance et du gros business, au nom de leur Nouvel Ordre Mondial fasciste et du contrôle politico-financier absolu de l’humanité !…

— Résistance 71 —

 

Historien: Le peuple syrien est à la merci d’escadrons de la mort soutenus par l’OTAN

 

 

Press TV

 

Le 10 Mai 2012,

 

Url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/240550.html (avec vidéo)

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Des escadrons de la mort soutenus par l’OTAN et quelques états arabes régionaux comme l’Arabie Saoudite et le Qatar sont en train de torpiller les efforts de paix en Syrie, dit un analyste politique à Press TV.

“Ce sont des escadrons de la mort soutenus par l’OTAN et financés par l’Arabie Saoudite, le Qatar et d’autres, qui sont à la racine de toute cette situation comme j’ai pu le constater sur le terrain à Damas, Homs et à Baniyas à la mi-Novembre de l’an dernier”, a dit l’écrivain et historien Webster Griffin Tarpley dans une interview avec Press TV.

Il a noté que 20 ou 25 combattants étrangers capturés par les troupes syriennes avaient avoué qu’ils avaient reçu de l’aide d’autres pays, spécifiquement venant de Libye et de Turquie  pour s’infiltrer en Syrie et provoquer le chaos dans le pays.

“Mon impression est que ce sont des gens venus d’Algérie, de Tchétchénie, d’Asie centrale… qu’ils sont infiltrés avec l’aide de la Turquie… et de l’ancien premier ministre libanais Rafiq Hariri… Ils obtiennent de l’argent des monarchies réactionnaires féodales du Golfe, l’Arabie Saoudite, le Qatar et d’autres”, a t’il dit.

Tarpley a aussi dit que seulement des escadrons de la mort mercenaires, qui sont constitués de “hors-la-loi” peuvent bénéficier de l’échec des efforts de paix dans un pays en proie à une telle crise.

Tarpley a également commenté sur le fait que l’envoyé de l’ONU et de la Ligue Arabe, Kofi Annan, ainsi que la ministre des affaires étrangères américaine Hillary Clinton jouent à un “jeu de déception” en Syrie en prétendant d’essayer de rétablir la paix tout en faisant des références fréquentes quant à la possibilité et même l’inévitabilté d’une guerre civile dans le pays.

“Je dirai à Kofi Annan d’établir une table de négociations de paix à Genève et d’y inviter le gouvernement syrien et d’y inviter la soi-disante opposition et de voir ce qu’il se passera. Le gouvernement syrien y sera, mais ces groupes d’opposition n’y seront probablement pas parce qu’ils ont été instruits par leurs soutiens de l’OTAN et des pays du Golfe de… ne pas négocier”, a t’il ajouté.

La Syrie est le théâtre de troubles depuis la mi-Mars 2011. Beaucoup de gens, comprenant des forces de sécurité, ont été tués dans ce tumulte.

Ingérence française en Syrie: confirmation syrienne pour les militaires français détenus en Syrie…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 5 mars 2012 by Résistance 71

La France rétablit la censure militaire

 

Réseau Voltaire

 

Le 4 Mars 2012,

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/La-France-retablit-la-censure

 

 

La télévision publique syrienne a confirmé, samedi 3 mars 2012 à la mi-journée, les informations publiées deux semaines plus tôt par le Réseau Voltaire : l’Armée nationale syrienne a fait prisonniers 18 agents français à Homs et un 19e à Azouz.

Cette confirmation indique que les négociations engagées entre Paris et Damas se sont soldées par un échec et que la Syrie a décidé d’augmenter la pression sur la France en portant l’affaire sur la place publique.

Depuis le 14 février, nos informations ont été abondamment citées et commentées dans la presse internationale, sauf en France. Cela peut s’expliquer par la difficulté des médias français de vérifier des faits aussi sensibles.

La presse turque a confirmé l’arrestation du 19e agent français en expliquant que 4 agents turcs avaient été arrêtés avec lui, ceci alors même qu’Ankara s’était engagé le 7 février à retirer tous ses agents en échange de la restitution de 49 prisonniers.

À la télévision libanaise Al-Manar, Mohammad Dirar Jamo a rapporté un échange entre le ministre français des Affaires étrangères et son homologue saoudien en marge de la conférence de Tunis. Le prince Saud al-Faysal bin Abd al-Aziz Al Saud déplorait que la France n’ait pas reconnu le Conseil national syrien comme seul représentant légitime de la Syrie. Alain Juppé lui aurait alors répondu : « Si je fais, qui nous rendra nos soldats ? »

Quoi qu’il en soit, la presse française de ce matin reste silencieuse alors que ces informations sont maintenant publiques. Cette attitude atteste du rétablissement de la censure militaire en France. Ce dispositif, qui était la norme durant la guerre d’Algérie, il y a un demi-siècle, avait permis au courant impérialiste de cacher à la population des événements historiques qui ne furent intégrés dans la conscience nationale que des décennies plus tard (par exemple le massacre des Algériens dans Paris, le 17 octobre 1961).

La question qui se pose est de savoir si le président Sarkozy a rétabli la censure militaire pour des motifs d’intérêt national ou pour des raisons personnelles, c’est-à-dire pour éviter de devoir rendre compte à ses concitoyens de la guerre secrète qu’il conduit contre la Syrie en violation de la Constitution.

Les Français éliront un nouveau président lors d’un scrutin à deux tours, les 22 avril et 6 mai 2012.

 

Sur le même sujet :

« Un 19ème agent français arrêté en Syrie »,

Réseau Voltaire, 28 février 2012. 
 « La France ouvre des négociations avec la Syrie pour récupérer ses 18 agents »,

Réseau Voltaire, 26 février 2012. 
 « La guerre secrète de la France contre le peuple syrien »,

Réseau Voltaire, 22 février 2012. 
 « Fin de partie au Proche-Orient », par Thierry Meyssan,

Réseau Voltaire, 14 février 2012. 
 « Syrie : 5 questions à Thierry Meyssan », Voltaire Network TV, YouTube, 14 février 2012.

Guerre impérialiste par proxy en Syrie… La guerre contre la Syrie et la chute de Damas a été planifiée en 2001…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 28 décembre 2011 by Résistance 71

Excellente analyse à notre sens de la situation en Syrie…

— Résistance 71 —

 

« La décision d’attaquer la Syrie a été prise lors d’une réunion à Camp David le 15 septembre 2001 »

 

 

par Chérif Abdedaïm

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/La-décision-d-attaquer-la-Syrie

 

 

 

Nous reproduisons dans nos colonnes l’interview que Thierry Meyssan a accordé à nos confrères du quotidien Algérien La Nouvelle République. Alors qu’en Occident les journalistes s’empressent de relayer la propagande de guerre contre la Syrie, une autre interprétation des événements se fait jour dans les pays dont la presse n’est pas tenue de s’aligner sur la ligne éditoriale impériale.

27 DÉCEMBRE 2011

 

 

La Nouvelle République : Vous étiez en Syrie. Quel constat avez-vous fait ? La réalité du terrain reflète-t-elle les propos avancés par les médias occidentaux concernant les manifestations massives, les tirs à balles réelles qui ont fait au moins 5 000 morts, la constitution d’une « armée syrienne libre » déjà forte de 1 500 hommes et ce début de « guerre civile » avec notamment 1,5 million de Syriens pris au piège qui souffriraient de la faim ?

Thierry Meyssan : Une expression française affirme que « lorsqu’on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage ». En l’occurrence, lorsque les puissances occidentales veulent envahir un état, leurs médias disent que c’est une dictature barbare, que leurs armées peuvent protéger les civils et qu’elles doivent renverser le régime et apporter la démocratie. La vérité, nous l’avons vue en Irak et en Libye : les puissances coloniales ne se préoccupent aucunement du sort des populations, elles dévastent le pays et le pillent. Il n’y a jamais eu de manifestations de masse contre le régime syrien, et par conséquent, il n’a pas été possible de les réprimer à balles réelles. Il y a eu au cours des derniers mois environ 1 500 morts, mais pas du tout dans les circonstances décrites. Il y a bien une « armée syrienne libre », mais elle est basée en Turquie et au Liban, et ne compte au grand maximum que quelques centaines de soldats que l’on exhibe devant les caméras. Enfin, la Syrie est autosuffisante au plan alimentaire et, malgré les difficultés de distribution, il n’y a aucun problème de pénurie. La version des médias occidentaux est une pure fiction. La vérité sur place, c’est que les Occidentaux livrent une guerre non conventionnelle contre la Syrie. Ils ont envoyé des combattants arabes et pachtounes, recrutés par le prince saoudien Bandar bin Sultan et encadrés par les forces spéciales françaises et allemandes. Ces combattants ont d’abord tenté de proclamer des émirats islamiques, puis ils ont organisé de vastes embuscades contre les convois militaires syriens. Aujourd’hui, ils sont commandés par un émir d’Al-Qaïda, le Libyen Abdelhakim Belhaj.

Ils ont renoncé aux grandes opérations et mènent des actions commando au cœur des villes pour y semer la terreur en espérant provoquer une guerre civile confessionnelle. Leur dernier fait d’armes est ce double attentat à Damas.

La Nouvelle République Dans l’un de vos articles, vous vous posez la question sur les accusations avancées par l’Observatoire syrien des droits de l’homme, basé à Londres, que des institutions comme le Haut Commissariat des droits de l’homme de l’ONU reprennent sans les vérifier. D’après-vous, à quel jeu se prêtent les instances onusiennes ?

Thierry Meyssan : L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) a surgi soudainement sur la scène médiatique. Cette association n’a aucun passé dont elle puisse se prévaloir et seul un de ses membres est connu. C’est un cadre des Frères musulmans syriens, disposant de trois passeports, syrien, britannique et suédois. Ce monsieur annonce chaque jour le nombre de « victimes de la répression », sans étayer ses dires. Ses affirmations sont invérifiables et donc sans valeur. Elles sont pourtant reprises par tous ceux que cela arrange. La Haut commissaire aux droits de l’homme a désigné trois commissaires pour enquêter sur les événements en Syrie. Leur mission outrepasse les compétences de l’ONU, qui prévoient des inspections régulières que la Syrie reçoit conformément aux traités. Comme dans l’affaire Hariri, les Nations unies partent du principe que les autorités locales (libanaises ou syriennes) sont incapables ou malhonnêtes et qu’il faut leur substituer des enquêteurs étrangers. Dans ces conditions, elles ne peuvent pas exiger raisonnablement la coopération des autorités locales. Elles ont donc travaillé depuis la Suisse et la Turquie. La désignation des trois commissaires n’offre aucune garantie d’impartialité. Ils sont tous trois ressortissants d’État qui militent pour l’intervention militaire contre la Syrie. Leur méthode n’est pas plus acceptable : sous la pression de la commissaire turque, qui est une militante engagée dans la lutte contre les violences faites aux femmes, la commission a considéré que les témoignages à charge n’avaient pas besoin d’être recoupés et vérifiés : ce serait aux accusés de faire la preuve de leur innocence lorsqu’on les déférera devant un tribunal. Cette procédure inquisitoriale permet d’accuser n’importe qui de n’importe quoi, mais ne démontre rien du tout. Les enquêteurs ont entendu plus de 200 personnes qui disent disposer d’informations et affirment parfois avoir été témoins, voire victimes d’exactions. Conformément à la procédure, le nom des témoins reste secret à ce stade de l’enquête. Mais contrairement à la procédure, les noms des victimes sont également secrets. La Haut commissaire affirme doctement qu’il y a plus de 5 000 victimes de la répression, mais elle n’avance que deux noms. Pas de chance, ces deux cas, qui ont été largement médiatisés par Al Jazeera, ont fait l’objet de multiples investigations. Le premier correspond à un enfant tué dans la rue

par des tireurs inconnus en voiture ; le second est un adolescent qui a été recruté par une bande armée pour participer à l’attaque d’une résidence militaire et qui est mort la kalachnikov à la main. Cela n’a rien à voir avec une répression de manifestation pacifique. Nous attendons donc de la Haut commissaire qu’elle publie le nom des victimes pour que nous puissions vérifier le bien-fondé de ses accusations. De nombreuses instances de l’ONU ont perdu leur crédibilité. En premier lieu, on ne devrait pas accepter de confier des responsabilités à des experts qui n’ont pas le statut de fonctionnaires internationaux, mais sont des fonctionnaires nationaux détachés par leurs États. On ne devrait pas pouvoir agir au nom de l’ONU si l’on reste tenu d’obéir à sa hiérarchie nationale.

La Nouvelle République : En Syrie comme en Libye, certains observateurs avancent que les rebelles sont en fait des escadrons de la mort, des mercenaires étrangers. Quel constat avez-vous fait à ce propos ?

Thierry Meyssan : Dans les deux cas, il y a des nationaux qui participent à la lutte armée, mais ils sont minoritaires par rapport aux combattants étrangers. En Libye, des groupes issus de tribus précises se sont joints aux mercenaires étrangers pour la sécession de la Cyrénaïque. Mais ils ont refusé d’aller se battre en Tripolitaine pour renverser Kadhafi. Il a fallu déployer les troupes d’Al-Qaïda, puis faire débarquer 5 000 commandos incorporés dans l’armée régulière du Qatar pour mener les combats au sol. Dans les derniers jours de la Jamahiriya, la tribu des Misrata a rejoint l’Otan et elle est entrée dans Tripoli lorsque les bombardements et la bataille au sol ont cessé. Les seuls Libyens qui se sont battus de bout en bout contre le régime sont ceux d’Al Qaida et un groupe de soldats qui avaient fait défection avec le général Abdel Fatah Younes. Or, le général Younes avait été chargé dans le passé par le colonel Kadhafi de réprimer la rébellion d’Al-Qaïda. C’est pourquoi ses alliés d’Al-Qaïda l’ont assassiné pour se venger dès qu’ils ont pu se passer de lui. En Syrie, il y a des insurgés, ce sont des Frères musulmans et des takfiristes. Il y a surtout des combattants étrangers qui recrutent des voyous et les payent grassement pour tuer leurs concitoyens. Le problème de l’Otan, c’est que, à la différence de la Libye, la Syrie est une nation historique. Il n’y a pas de fracture régionale comme entre la Cyrénaïque et la Tripolitaine. La seule division possible est sur une base confessionnelle, mais elle ne fonctionne pas pour le moment, bien que l’on ait assisté à quelques affrontements de ce type à Banyias et à Homs. L’arrivée officielle des Libyens pour installer un quartier général en Turquie et intégrer des déserteurs syriens dans le dispositif parachève le tout.

La Nouvelle République : Le Conseil national syrien s’est formé sous l’égide de la France à Paris. Quelle lecture peut-on faire de cet événement ? La France va-t-elle prendre les devants de la scène comme en Libye avec notamment son « émissaire » BHL, ou opter pour une autre stratégie ?

Thierry Meyssan : D’abord, chacun voit bien que les institutions françaises sont en partie pilotées par des personnalités illégitimes, comme Bernard Henry Levy, qui exercent des responsabilités sans droit, ni titre. Ensuite, certains élus, comme le président Sarkozy, ne servent pas les intérêts nationaux, mais ceux du système impérial US. Sous leur autorité, la France s’est déjà engagée dans un conflit en Côte d’Ivoire qui servait les intérêts de quelques multinationales françaises, puis elle s’est engagée en Libye de manière à étendre à l’Afrique du Nord le projet néo-conservateur de remodelage du « Moyen-Orient élargi ». La France n’a plus de contentieux avec la Syrie, ainsi que l’a montré la réception du président Al-Assad à Paris, lors du sommet de la Méditerranée. À la rigueur, on pourrait considérer que le vieux conflit des années 80 (notamment l’assassinat de l’ambassadeur français à Beyrouth) est passé par pertes et profits sans avoir été soldé, et l’on pourrait le réactiver. Mais je ne suis pas sûr du tout que, dans cette affaire, les torts français ne soient pas plus importants que ceux des Syriens. Bref, Paris n’a aucune raison d’attaquer Damas. Nous savons tous que la vraie question est ailleurs : la domination et l’exploitation de cette région dépendent de l’alliance des États- Unis et d’Israël d’une part, avec la Turquie et les monarchies pétrolières d’autre part. Cette alliance se heurte à un axe de résistance comprenant le Hamas, le Liban, la Syrie, l’Irak et l’Iran, appuyés par la Russie et la Chine. Au plan régional, deux pôles se sont formés, l’un est exclusivement sunnite, l’autre est multiconfessionnel (et non pas chiite comme le prétendent les néo-conservateurs pour imposer la fitna). La France est devenue le « proxy » des États-Unis. Elle peut à tout moment entrer en guerre contre la Syrie. Cependant, elle n’en a pas la capacité seule, ni même avec la Grande-Bretagne. Et le sommet du 2 décembre qui devait instituer une alliance à trois avec l’Allemagne a été annulé faute d’accord au plan financier. En pleine crise de l’euro, les Européens n’ont pas les moyens de leur impérialisme.

La Nouvelle RépubliqueLa Nouvelle République : La Ligue arabe a décidé, dans une mesure inattendue, de suspendre la Syrie de toutes ses institutions, et ce, avant même que n’expire le délai de 15 jours accordé à la direction syrienne pour mettre en œuvre le plan arabe de règlement de la crise. Quelle lecture pourrait-on faire de cette décision contraire aux statuts de la Ligue qui exige l’unanimité moins un vote pour ce type de mesure ?

Thierry Meyssan : Les organisations internationales, que ce soit la Ligue arabe ou l’ONU, n’appartiennent pas aux États qui les forment, mais à ceux qui les financent. La Ligue est devenue un jouet aux mains des monarchies pétrolières. Des gens qui n’ont pas même de Constitution chez eux ne pensent pas à respecter les statuts des organisations qu’ils ont achetées. Au-delà de ce constat, la décision prise par la Ligue d’assiéger économiquement la Syrie ne sont pas des « sanctions » pour une faute commise, mais le début d’une guerre conventionnelle.

La Nouvelle République : Le même scénario se dessine comme celui constaté en Libye. Allons-nous assister aux mêmes péripéties en Syrie, où le contexte est différent, ou allons-nous assister à une autre situation ?

Thierry Meyssan : Le contexte et les protagonistes sont différents. La Libye était un État isolé. Le colonel Kadhafi a soulevé beaucoup d’espoir et a beaucoup déçu. Il était anti-impérialiste, mais multipliait les arrangements secrets avec Washington et Tel- Aviv. Il a été l’allié de tous et a négligé, voire trahi chacun. Son pays n’avait pas de diplomatie, ni de politique d’alliance, hormis celle de ses investissements pour le développement de l’Afrique. La Libye s’est donc trouvée isolée face à l’Otan. Au contraire, la Syrie est une vieille nation qui a toujours cultivé ses alliances, y compris dans son choix de résistance aux côtés des Palestiniens, des Libanais, des Irakiens et des Iraniens. Sa diplomatie est si forte durant la guerre de Libye qu’il a vainement tenté d’arrêter avec qu’elle a pu obtenir en quelques jours le double veto russe et chinois au Conseil de sécurité. Toute guerre contre la Syrie est appelée à s’étendre à l’ensemble de la région, voire à dégénérer en guerre mondiale si l’Iran ou la Russie interviennent directement. En outre, les Libyens sont 5 millions quand les Syriens sont 23 millions. La Libye n’avait d’autre expérience militaire que la guerre du Tchad, quand la Syrie est habituée à vivre depuis 60 ans dans une région en guerre permanente. Les experts du lobby pro-guerre à Washington affirment que l’armée syrienne est mal équipée et mal entraînée. Ils promettent qu’une intervention internationale sera une promenade de santé. C’est amusant car les mêmes experts affirmaient en 2006 qu’Israël devait éviter une nouvelle guerre avec la Syrie ; parce qu’elle serait trop dangereuse.

La Nouvelle République : Certains avancent que ce qui se passe en Syrie n’est que le prolongement de ces « révolutions arabes », alors que la Syrie figure depuis l’ère Bush sur l’agenda américain, selon les déclarations du général Wesley Clark ; d’après-vous, quelle échappatoire pour Bachar Al-Assad pour déjouer cette conspiration ?

Thierry Meyssan : Comme vous le rappelez, la décision d’attaquer la Syrie a été prise lors d’une réunion à Camp David, le 15 septembre 2001, juste après les attentats de New York et Washington. L’administration Bush avait planifié une série de guerre : Afghanistan et Irak, Libye et Syrie, Soudan et Somalie, pour finir par l’Iran. En 2003, juste après la chute de Baghdad, le Congrès a adopté le Syrian Acountability Act qui ordonne au président des États-Unis d’entrer en guerre dès que possible contre la Syrie. Ce que le président Bush n’a pas eu le temps de faire incombe désormais à son successeur Barack Obama. Le général Wesley Clark a révélé cette stratégie il y a plusieurs années déjà, pour mieux s’y opposer. Il a joué un rôle très important durant la guerre de Libye qu’il a vainement tenté d’arrêter avec l’aide de nombreux généraux d’active.Ensemble, ils représentent un courant non négligeable d’officiers supérieurs qui refusent de voir mourir leurs hommes dans des aventures extérieures qui ne servent pas les intérêts des États-Unis, mais ceux de quelques idéologues proches d’Israël. Ils feront donc tout pour empêcher une guerre en Syrie et ils disposent de plus de leviers qu’on ne le croit pour influer la politique mondiale. Le président Bachar Al- Assad n’est pas comme son père. Ce n’est pas un autocrate. Il gouverne avec une équipe. La stratégie de son gouvernement consiste d’une part à préserver la paix civile face aux tentatives de déstabilisation et de division confessionnelle ; et d’autre part à renforcer ses alliances, principalement avec l’Iran, la Russie et la Chine.

La Nouvelle République : Un constat qui s’impose dans ces troubles que connaît le monde arabe, que ce soit en Tunisie, en Égypte, en Libye et maintenant en Syrie, c’est cette « réconciliation » de l’Occident avec les mouvances islamistes pourtant combattues. D’après vous, quels sont les tenants et les aboutissants dans ce nouveau jeu occidental ?

Thierry Meyssan : Je ne pense pas que les islamistes aient jamais été vus comme des ennemis par l’Occident. Historiquement, tous les empires ont eu besoin d’eux pour limiter les résistances nationales. C’était le cas avec les Ottomans, comme avec les Français et les Anglais. Souvenez-vous que la France n’a jamais appliqué la loi de séparation de l’Église et de l’État (1905) en Algérie. Elle s’est au contraire appuyée sur les mosquées pour asseoir son autorité. Les Anglo-saxons ont toujours fait de même. Plus encore, les États-Unis ont créé des mouvements islamiques dans les années 80 avec l’espoir de provoquer un conflit de civilisations entre le monde musulman et l’Union soviétique. C’était la stratégie de Bernard Lewis, mise en œuvre par Zbigniew Brzezinski, et théorisée pour le grand public par Samuel Huntington. Cela a donné Al-Qaïda. Ces gens ont défendu les intérêts de l’empire américain en Afghanistan, en Yougoslavie, en Tchétchénie, et plus récemment en Irak, en Libye et maintenant en Syrie. Abdelhakim Belhaj, qu’Ayman Al-Zawahiri avait nommé numéro 3 Al-Qaïda lorsque le Groupe islamique combattant en Libye a été absorbé par Al-Qaida, est aujourd’hui gouverneur militaire de Tripoli et commandant de l’armée syrienne libre. Il s’affiche sans complexe comme l’homme de l’Otan et exige que le MI6 qui l’a torturé lui rende des comptes. Quant aux Frères musulmans que Washington porte aujourd’hui au pouvoir en Tunisie, en Libye et en Égypte, et qu’il voudrait installer en Syrie, ils sont historiquement liés au MI6. Ils avaient été conçus par Hassan Al-Banna pour combattre les Anglais, mais ils ont été utilisés par les Anglais pour combattre Nasser. Aujourd’hui, ils croulent sous les subventions du Conseil de coopération du Golfe, ce qui n’est pas un signe d’indépendance.

La Nouvelle République : Si demain le régime de Bachar Al- Assad venait à chuter, quelles en seraient les répercussions sur l’axe de la résistance Téhéran-Hezbollah-Hamas ?

Thierry Meyssan : Les États-uniens ne font pas mystère que, s’ils parvenaient à détruire la Syrie – je dis à « détruire la Syrie », car la question de la résistance va bien au-delà de la personne du président Al-Assad – ils poursuivraient la guerre en attaquant immédiatement l’Iran. Par conséquent, la chute de la Syrie ouvrirait une période de grande instabilité susceptible de dégénérer en conflit mondial.

La Nouvelle République : Dans ce conflit syrien, la Turquie a pris parti et adhéré totalement aux thèses de l’opposition syrienne pro-occidentale. Bannissant le régime syrien, le présentant comme étant en train de tuer son peuple, refusant de voir les manifestations de soutien au président syrien, dénigrant la dimension armée de la contestation, et allant même jusqu’à refuser aux opposants de l’intérieur le statut de représentants du peuple syrien, le réservant à ceux du Conseil national syrien. D’après-vous, comment expliquer ce revirement ?

Thierry Meyssan : Nous avions tous oublié que la Turquie est membre de l’Otan. L’armée turque est supplétive de celle des États-Unis. Par le passé, c’est d’ailleurs elle qui a sauvé les États- Unis en Corée. La Turquie abrite des bases états-uniennes et vient d’accepter que le Pentagone transfère sur son territoire les bases de l’Otan actuellement stationnées en Espagne, et installe de nouveaux radars destinés à surveiller l’Iran. Depuis un siècle, les dirigeants turcs multiplient les erreurs politiques. Erdogan espère devenir le gendarme de la région comme l’avaient fait avant lui le shah Reza Pahlevi et Saddam Hussein. L’Histoire a montré comment les États-Unis traitent ceux qui les servent : ils les utilisent, puis les éliminent.

Média et propagande: ingérence en Syrie, nouveau témoignage dénonçant la propagande impérialiste des va t’en guerre criminels occidentaux.

Posted in actualité, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 19 novembre 2011 by Résistance 71

Ce témoignage s’ajoute à celui de l’historien et économiste américain Webster G. Tarpley qui est en ce moment même également en Syrie, vraisemblablement dans la même délégation que Claude Beaulieu.

Interview de Tarpley qui corrobore tout à fait les dires ici exprimés (audio en anglais):

http://tarpley.net/2011/11/15/report-from-syria/

Halte à la propagande impérialiste belligérante et à l’ingérence dans les affaires souveraines des peuples !

— Résistance 71 —

 

LE PRÉSIDENT DU COMITE VALMY À DAMAS POUR SAUVER LA PAIX EN RÉTABLISSANT LA VÉRITÉ

 

jeudi 17 novembre 2011, par Comité Valmy

 

Url de l’article original:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2037

 

 

Depuis une semaine, accompagné de personnalités françaises et francophones, Claude Beaulieu, Président du Comité Valmy, est présent en Syrie, à l’invitation du Patriarche des Chrétiens d’Orient.

Il a eu l’occasion d’observer la réalité de la situation et il a pu faire de nombreuses rencontres, notamment avec le Patriarche orthodoxe russe Cyrille, quand celui-ci est venu exprimer la solidarité du peuple russe avec le peuple syrien.

Aujourd’hui, Claude Beaulieu tient à témoigner de ce qu’il a constaté sur place.

1) Le scandale de la propagande guerrière véhiculée par les médias occidentaux

A écouter les médias occidentaux, l’armée et la police syrienne seraient devenues des hordes sanguinaires qui massacreraient le peuple. La réalité ridiculise ce grossier mensonge, dont le seul but est de justifier une invasion guerrière.

Sur le terrain, nous constatons que les meurtres et les attentats, mensongèrement attribués par les médias français aux forces syriennes, sont en réalité le seul fait de groupes armés étrangers ou de salafistes syriens extrêmement minoritaires, qui tirent sur la foule et sur les militaires pour créer le chaos et pour fabriquer des images trompeuses, à destination des médias complices des va-t-en-guerre occidentaux.

Les policiers et les militaires syriens doivent à la fois déjouer ces pièges, protéger les populations et mettre hors d’état de nuire ces criminels fauteurs de guerre.

Cette mission est d’autant plus difficile que les groupes en question sont soutenus, armés et financés par les USA et l’Union européenne, comme l’a avoué leur chef, Khaddam. [1]

2) La force de l’union nationale syrienne contre l’éventualité d’une agression occidentale

Il ne se passe pas un jour sans manifestations de masse [2], au cours desquelles les Syriens se retrouvent dans les rues pour exprimer leur volonté unitaire patriotique et pour soutenir le gouvernement légitime.

Cette vigueur à défendre la souveraineté de la nation syrienne transcende les clivages politiques et confessionnels ; elle soude le peuple, fermement décidé à résoudre par lui-même ses difficultés en restant maître de son destin et en respectant la légalité.

Malgré les crimes et les exactions commis par les terroristes, la manipulation visant à exacerber les clivages confessionnels échoue : dans une clairvoyance exemplaire, le peuple syrien se rassemble et démontre encore une fois l’invincibilité et la cohérence de l’attachement à la souveraineté populaire, de la laïcité et de la prééminence du Droit.

Les opposants syriens préfèrent majoritairement éviter à leur pays une intervention étrangère plutôt que rallier le Conseil national syrien, dans lequel ne se regroupent en définitive que des aventuriers instrumentalisés par les ennemis de la Syrie et des extrémistes salafistes qui envisagent de transformer le pays en place forte d’Al Qaïda.

Dans ces conditions, le Président du Comité Valmy appelle les Français à la plus grande vigilance sur les informations et reportages diffusés par les médias français, déjà coupables d’avoir travesti la réalité pour rendre possible les agressions sur la Côte d’Ivoire et la Libye.

Il souhaite, sans illusion, que la diplomatie française prenne conscience que son asservissement aux Etats-Unis – qui construisent une manipulation de plus pour justifier une agression guerrière de plus – n’est pas une erreur, mais une faute. De par l’Histoire, la France a une responsabilité particulière envers les peuples syriens et libanais. Tout gouvernement qui l’oublierait ne serait pas un authentique gouvernement français mais un pitoyable exécutant états-unien.

Que la faute libyenne ne soit pas répétée en Syrie !

Notes

[1] –Interview de Khaddam sur Israeli TV

[2] –Syrie :les manifestations que personne ne veut voir