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Espoir démocratique: La révolution sociale kurde du Rojava syrien et en Turquie, réprimée par l’état fasciste turc…

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Le siècle kurde après une longue histoire de persécution

Maxime Azadi

25 Août 2015

url de l’article original:

http://www.actukurde.fr/actualites/714/le-siecle-kurde-apres-une-longue-histoire-de-persecution.html

Le mot kurde a de nombreuses significations aujourd’hui. Il était oublié pendant des dizaines d’années. Le peuple qui porte ce nom a subi des massacres et une négation abominable après avoir traversé une histoire mouvementée qui prend ses origines dès la première civilisation.

Opprimés, turquifiés, arabisés, iranisés, trahis et oubliés par les grands puissants, les Kurdes ont pourtant réussi à laisser leurs traces dans l’histoire à travers des siècles, de l’âge néolithique à nos jours.

Divisés et partagés entre les frontières de la Turquie, de l’Iran, de l’Irak et de la Syrie, les Kurdes n’ont pu échapper d’être victimes de la realpolitik, des échanges économiques et des calculs géostratégiques. Mais les oubliés d’hier sont devenus les héros d’aujourd’hui dans le chaos du Moyen-Orient.

Les revendications kurdes de Turquie et des autres parties du Kurdistan ne datent pas d’hier. La lutte de ce peuple a pris une forme d’autonomie en Irak, après les massacres sauvages perpétrés par le régime de Saddam Hossein, notamment dans les années 1980.

En Iran, la lutte de libération du peuple kurde se renforce de plus en plus et se prépare à un changement radical. Une face à face paraît imminente et inévitable si le régime iranien continue sa politique dangereuse. Mais aujourd’hui, les deux parties évitent toute confrontation frontale pour des raisons tactiques ou stratégiques.

En Syrie, les Kurdes sont revenus avec force sur le devant de la scène depuis la révolution du juillet 2012 avec la prise du contrôle de leurs villes et la construction d’une autonomie ouverte à tous les composants du pays. Leur résistance historique et leurs projets démocratiques ont poussé les puissants régionaux et internationaux à changer leurs stratégies. Les frontières artificielles divisant et malmenant les Kurdes ont perdu leur sens face à une résistance légitime, ce qui a changé le cours de l’histoire qui se joue dans ce monde chaotique. Certains, comme le mouvement kurde, parlent d’une troisième guerre mondiale pour décrire les crises actuelles.

En Turquie, les revendications du peuple kurde sont inscrites dans un projet à long terme, comprenant toutes les parties du Kurdistan et le Moyen-Orient. Il s’agit d’un confédéralisme démocratique, exigeant une société démocratique, écologique et basé sur l’égalité des sexes, soit une société sans Etat. Il faut noter que c’est grâce à cette stratégie que les Kurdes syriens ont pu mettre en ouvre une autonomie inclusive et démocratique.

Le leader kurde, Abdullah Ocalan prépare depuis des années la communauté kurde pour une autre solution et contre les dangers éventuels. Luttant pour le « moins d’État qui correspond un peu plus de société civile », le mouvement kurde a adopté la vision de « l’écologie sociale » et du « municipalisme libertaire », mettant en œuvre des communes, des conseils du peuple, des assemblés populaires, de nombreuses organisations de la société civile. Il s’agit de créer des communautés autogérées, tout en réduisant la pression de l’Etat sur la vie dans tous les domaines.

Cette stratégie avance étape par étape, évitant une confrontation frontale avec l’Etat-nation, démocratisant d’abord le système de la Turquie, afin de résoudre le problème kurde. L’objectif est une autonomie démocratique dans une confédération moyen-orientale. Mais les moyens peuvent changer, selon la conjoncture, pour mettre en œuvre ce projet.

Les Kurdes sont conscients que leur lutte exige la démocratisation de tous les Etats qui les entourent et colonisent le Kurdistan, afin de pouvoir vivre en paix avec les autres nations et groupes sociaux. Le mouvement kurde de Turquie soutient l’idée que l’Etat-nation n’est pas une solution et veut mettre en œuvre les communautés autogérées qui seraient plus adaptées au tissu régional.

Il faut également admettre que c’est grâce à cette stratégie que le mouvement kurde est aujourd’hui plus fort que jamais. Envisager une solution sur la négation et la destruction du peuple kurde n’est plus possible. Les Kurdes ne sont pas seulement une force incontournable mais aussi la seule force qui a un projet démocratique pour l’avenir de la région.

C’est justement cette stratégie globale révolutionnant les mentalités qui a emmené le gouvernement turc sur la table des négociations. Rappelons que derrière ce processus, il y a une résistance de 40 ans. Si on parle seulement de la répression de ces dernières années, on voit clairement à quel point les Kurdes ont payé un lourd tribut. Des dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées entre 2009 et 2013, des civils ont été massacrés et trois militantes kurdes ont été assassinées en pleine cœur de Paris. Tous les indices mènent aujourd’hui à Ankara, dans ce triple assassinat.

Avec la déclaration historique de Mr Ocalan, le 21 mars 2013, le nouvel an kurde, les négociations entre le mouvement kurde et l’Etat turc sont entrées dans une nouvelle étape. Une nouvelle ère a commencé, comme disait M. Ocalan, malgré la position liberticide du gouvernement AKP, le parti au pouvoir du Recep Tayyip Erdogan.

Afin de passer à l’étape des pourparlers, le leader kurde Abdullah Ocalan évoque notamment dix mesures pour une paix durable, y compris la rédaction d’une nouvelle Constitution offrant «un statut juridique pour les Kurdes» et reconnaissant «les droits collectifs et culturels» de ce peuple.

LA DECENTRALISATION DANS TOUS LES DOMAINES

Les dix mesures exigent des pourparlers sur une politique démocratique, une autonomie démocratique, la redéfinition de citoyen dans une nouvelle constitution afin de garantir les droits des citoyens libres, la reconnaissance en tant qu’une organisation de la société civile de toutes les organisations sous la bannière du mouvements kurdes, considérées comme illégales par les autorités, des mesures socio-économiques, une nouvelle politique de l’ordre publique garantissant les libertés, des garanties juridiques pour mettre fin à toutes les formes de discrimination visant la femme, la culture et l’environnement, ainsi que la reconnaissance constitutionnelle de l’identité kurde et le droit à l’enseignement en langue maternelle. Enfin, une nouvelle constitution.

Les idées d’Ocalan pour une nouvelle Turquie et un nouveau Moyen-Orient sont aujourd’hui plus répandues que jamais, tout comme la force politique et militaire du mouvement kurde. Malgré le processus de paix, des milliers de jeunes ont rejoint les rangs du PKK. Ils viennent de toutes les parties du Kurdistan. Parmi ces combattants figurent également de nombreux étrangers dont des turcs, arabes, allemands, assyriens…

Le mouvement kurde se prépare, se réorganise et change ses tactiques, en mettant sur place toutes les options, d’abord une paix et des libertés, mais aussi une défense légitime dans un Moyen-Orient où les calculs régionaux et internationaux s’annoncent dangereux.

Sur la scène politique de la Turquie, les idées d’Ocalan ont pris la forme d’un nouveau parti qui répand de plus en plus ses influences au sein de différentes communautés. Il s’agit du parti démocratique des peuples (HDP), coalisé avec toutes les couches sociales. S’imposant comme seule alternative démocratique, ce parti se présente comme la seule force qui veut faire reculer le règne autoritaire du Président de la République, Recep Tayyip Erdogan. Le succès historique de ce parti dans les élections législatives du 7 juin 2015 en est la preuve.

Mais ce n’est pas tout! L’objectif n’est pas simplement de se débarrasser du régime Erdogan ou de créer un pouvoir étatique, mais de créer une autonomie démocratique pour les kurdes en Turquie.

Les événements récents suivant les bombardements du régime AKP contre les bases du PKK, à partir de 24 juillet, expliquent beaucoup de choses sur les intentions du gouvernement d’une part et la stratégie du PKK d’autre part.

Cette stratégie du PKK n’est pas basée sur la reconquête des villes mais sur la libération des villes kurdes. Ce qui signifie à une autogestion démocratique dans toute la région kurde, avec ses communes, conseils du peuple, coopératifs, forces d’autodéfense et une économie autonome. La décentralisation dans tous les domaines.

Les Kurdes s’imposent aujourd’hui comme un acteur démocratique incontournable pour l’avenir de la Turquie et du Moyen-Orient, malgré des attaques incessantes et des massacres atroces comme on a vu le 25 juin à Kobané quand les éléments de Daech se sont infiltrés dans la ville depuis la Turquie.

Le pouvoir en Turquie continue de nager dans les eaux troubles pour empêcher les Kurdes d’obtenir leur liberté, sauf qu’il est devenu aveugle et ne voit plus la réalité en face.

Les Kurdes sont plus que jamais déterminés, ne reculant devant qui que ce soit pour transformer leurs rêves en réalité, après des siècles de persécutions.

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Résistance politique: Le confédéralisme démocratique kurde du Rojava… une révolution sociale passée sous silence… (Suite)

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Pourquoi un confédéralisme démocratique kurde ?

 

Eden Dersim

 

3 Septembre 2014

 

url de l’article en français:

http://www.actukurde.fr/actualites/682/pourquoi-un-confederalisme-democratique.html

 

Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) est classé sur la liste noire des Etats-Unis et bien nombre de pays membres de l’OTAN. En effet, en Turquie une guerre presque invisible se poursuit depuis ces 30 dernières années avec les Kurdes faisant plus de 17.500 assassinats politiques simplement classés en « cas non-résolu ».

Fondé en novembre 1978, le PKK est considéré  comme force de défense en aucun cas le PKK attaque. Le PKK lutte également contre le trafic de drogue et le pillage de sites archéologique du Kurdistan

Cependant, il est intéressant de s’intéresser à la ligne politique  du PKK, formulée comme le « confédéralisme démocratique » qui se propose comme une alternative à ce trio: le capitalisme, l’Etat-nation,  l’industrialisme, qui sont remplacés par une «  nation démocratique, une économie communautaire, et  une industrie écologique ».

Il est claire que le capitalisme, l’Etat-nation et  l’industrialisme actuel conduisent l’humanité  à la catastrophe, tant sur le plan économique que social ou environnemental.

Donc, le leader kurde Abdullah Ocalan propose trois projets pour affronter la modernité capitaliste:   d’abord une république démocratique, ensuite une autonomie démocratique, enfin un confédéralisme démocratique et écologique.   Ce dernier projet, soit le confédéralisme démocratique exige une « société démocratique, écologique et l’égalité des sexes ». Si on résume encore,  ce confédéralisme est « la démocratie radicale sans l’Etat. »

Voici quelques rares extraits du livre « Le Confédéralisme-Démocratique » d’Abdullah Ocalan, le leader des Kurdes, emprisonné sur l’Ile d’Imrali depuis 1999 en Turquie à perpétuité pour avoir défendu les droits du peuple Kurde. Son avion s’était fait arrêté au Kenya alors qu’il était en route pour rejoindre Nelson Mandela et y trouver son soutien.

« A l’époque de la formation du PKK, dans les années 1970, le climat politique et idéologique internationale était caractérisé par le monde bipolaire de la Guerre Froide et le conflit entre socialisme et capitalisme. (…) »

« Le PKK n’a jamais considéré la question Kurde comme un simple problème d’ethnicité ou de nationalité. Nous concevions notre mouvement comme un projet visant à libérer et à démocratiser la société.

« Le droit à l’autodétermination des peuples comprend le droit à un Etat propre. La fondation d’un Etat ne permet cependant pas d’augmenter la liberté d’un peuple, et le système des nations Unies, fondé sur les Etats Nations, a démontré son inefficacité. Les Etats-Nations se sont ainsi mis à représenter de sérieux obstacles faces aux évolutions sociales. Le confédéralisme-démocratique est le paradigme inverse, celui des peuples opprimés. Le confédéralisme-démocratique est un paradigme social et non étatique. Il n’est pas contrôlé par un Etat (centrale), il représente les aspects organisationnels et culturels d’une nation démocratique. Le con fédéralisme démocratique est fondé sur la participation de la population, et ce sont les communautés concernées qui y maîtrisent le processus décisionnel. Les niveaux les plus élevées ne sont présents qu’afin d’assurer la coordination et la mise en oeuvre de la volonté des communautés qui envoient leur déléguées aux assemblées générales. Pour assurer un gain de temps, ils font office à la fois de porte-parole et d’institution exécutive. »

« Les limites entre ce que les tribus considéraient comme leur territoire n’étaient pas encore fixe, le commerce, la culture ou la langue n’étaient donc pas restreints par celles-ci. Longtemps, les frontières territoriales demeurèrent fluctuantes. A peu près partout dans le monde, les structures féodales prédominaient et de temps en temps apparaissaient de monarchies dynastiques ou de grands empires multiethniques, aux frontières changeantes et comprenant différentes langues et communautés religieuses tels que l’Empire romain, l’empire Austro-Hongrois, l’empire Ottoman ou encore l’empire Britannique. »

« Nous reconnûmes également un lien de causalité entre la question Kurde et la domination mondiale imposée par le système capitaliste moderne. Sans remettre en question ce lien, toute solution aurait été impossible. Nous aurions continué à être indépendants, sous de nouvelles formes. »

Pour « résumé », le PKK prône un pouvoir horizontale accessible aux plus près des habitants qu’ils soient arabes, turcs, iraniens, assyriens ou chaldéens et non un pouvoir verticale et centrale inaccessible aux petits peuples et aux habitants même dans leur localité. Il s’agit d’une représentation extrême des minorités et d’une décentralisation extrême jusqu’à effacer le rôle important du Président et cela éviterait bien des problèmes tels que le lobbying ou la corruption.

Malheureusement, les pays occidentaux ne proposent que le modèle de l’Etat Nation comme alternative étatique au peuple Kurde dont le credo serait comme en Turquie à l’époque Kemaliste « uniformiser pour mieux régner ».  Il est hors de question de créer un pan-Kurde comme alternative à la détresse et l’oppression du peuple Kurde en mettant à mal un autre peuple.

Pour illustrer cette idée, en Rojava (Kurdistan de Syrie) qui est autonome depuis 2012, trois cantons ont été créés (canton de Kobane, Jezire et Efrin) et un système de co-maire a été mis en place dans ses cantons prônant la place de la femme. Tous les peuples autochtones sont représentés : Arabes, Assyriens, Chrétiens, Chaldéens, Alaouites et Kurdes.

Au Kurdistan, en Turquie et en Syrie,  une véritable révolution sociale est en marche depuis de nombreuses années, bien qu’aucun média ne semble vouloir s’intéresser à ce phénomène.

Il est évident que si les Kurdes avaient « joué » la carte du nationalisme la région serait le théâtre  de violents affrontements entre ethnies et d’une guerre civile.

Par conséquent, la folie des grandeurs est le fruit de l’imagination des capitalistes et impérialistes et nous pouvons l’observer à travers divers exemples (le Grand Lyon, le Grand Paris, le Grand New -York, la Grande Arménie, le Grand Israël, le Grand Kurdistan …) allant à l’encontre de l’idéologie de base du PKK.

Enfin, il est regrettable qu’aucun géopoliticien qui se dit spécialiste du Moyen-Orient n’ait pu ramener cet aspect primordial sur l’échiquier du Middle-Est.

= = =

Sur Résistance 71:

Le confédéralisme démocratique du Rojava kurde

Terrorisme d’état: Attentat d’Ankara, la Turquie et la société kurde contre l’état…

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Une fois de plus, le terrorisme d’état, qui n’a qu’un seul visage où que ce soit, attaque un peuple organisé organiquement et refusant l’ignominie étatique. Les manifestations kurdes pour la paix n’ont pas de frontières…

Vive le Rojava autonome, vive le communalisme démocratique !

— Résistance 71 ~

 

Terreur d’état contre le peuple kurde et les partisans de la paix

 

KNK

 

14 Octobre 2015

 

url de l’article original en français:

http://www.lavoiedujaguar.net/Terreur-d-Etat-contre-le-peuple

 

Communiqué du Congrès national du Kurdistan (KNK)


13 octobre 2015

 

Le 10 octobre 2015, un double attentat à la bombe a été commis à Ankara, dans un rassemblement pour la paix réunissant des dizaines de milliers de personnes. Bénéficiant visiblement de la complicité de l’État turc, cet acte odieux a causé la mort de 128 personnes et blessé des centaines d’autres, dont 34 grièvement. Aujourd’hui, la Turquie est un pays dans lequel les militants pacifistes et démocrates sont tués.

Le rassemblement était organisé par des organisations de la société civile, des syndicats et des chambres de métiers tels que le KESK (Confédération des syndicats de fonctionnaires), le DISK (Confédération des syndicats progressistes de Turquie), le TMMOB (Union des chambres d’architectes et d’ingénieurs de Turquie) et le TTB (Union turque des médecins). Des forces paramilitaires qui ne pouvaient tolérer une telle manifestation ont fait exploser des bombes sur la place du meeting. La paix a été assassinée. Les civils ont été soumis à la terreur.

Une fois de plus, le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a déclaré que Daech était derrière ces attaques, exactement comme il l’avait fait après les explosions survenues dans le meeting du HDP, à Diyarbakir, le 5 juin, et après l’attentat de Suruc qui a tué 33 personnes le 20 juillet dernier. Daech n’a cependant revendiqué aucun de ces attentats. Il ne fait aucun doute que l’AKP est directement responsable de l’attentat d’Ankara. Depuis quatre ans, le gouvernement AKP soutient Daech en lui fournissant armes et aide logistique, contribuant ainsi au renforcement du groupe et à l’aggravation de la menace qu’il représente. Il a par ailleurs développé dans les derniers temps une politique de tension qui alimente la violence, les divisions et l’intolérance à travers tout le pays. Suite à l’attentat d’Ankara, Daech a diffusé une déclaration dans laquelle il félicite ses auteurs, sans en revendiquer la responsabilité.

La politique d’Erdoğan est à l’origine de ces attentats

Depuis des mois, le gouvernement AKP et le président R.T. Erdoğan cherchent à exacerber les tensions en Turquie, espérant en retirer un gain politique. Ils visent systématiquement le HDP, les syndicats, les journalistes et, généralement, les milieux qui travaillent pour la paix. De par sa politique de tension, Erdoğan est directement à l’origine de ces attaques qui sèment la terreur au sein de la population. Jamais les dirigeants de la Turquie n’avaient autant exalté la terreur. Les déclarations incendiaires des figures de proue de l’AKP ont provoqué les attaques terroristes les plus meurtrières de l’histoire de la Turquie. Le ministre turc de l’Intérieur l’a déclaré ouvertement : « Quiconque résiste sera neutralisé. » Quelques jours avant l’attentat d’Ankara, Sedat Peker, chef de la mafia et grand partisan d’Erdoğan, avait déclaré : « Ils vont se noyer dans leur propre sang. Je suis le compatriote d’Erdoğan. »

Malgré les appels à la paix et au cessez-le feu, l’État persiste dans la guerre

Peu avant l’attentat d’Ankara, le PKK avait annoncé qu’il envisageait de répondre aux appels à mettre fin aux hostilités en décrétant une trêve unilatérale. Cependant, le vice-premier ministre Yalcin Akdogan a tout fait pour ignorer cette déclaration. Il a fini par déclarer : « Nous en avons assez des cessez-le feu. » Finalement, l’attentat d’Ankara a démontré que l’AKP et ses gangs n’étaient pas en faveur de la paix.

L’Union européenne et les États-Unis doivent reconsidérer leurs relations avec la Turquie. Ils doivent arrêter de soutenir le président turc qui ment à la face du monde, profère des menaces contre quiconque le critique et provoque la guerre et la terreur.

Ils doivent ouvertement dire à l’AKP qu’il est inadmissible qu’un gouvernent terrorise sa propre population, uniquement pour garder son emprise sur le pouvoir.

Noms des victimes de l’attentat identifiées à ce jour par le HDP :

Abdülkadir Uyan, Abdullah Erol, Abdulselam Çetin, Ahmet Elhadi/Alkhadi, Ali Kitapçı, Ali Deniz, Ali Deniz Uzatmaz, Ayşe Deniz, Azize Onat, Başak Sidar Çevik, Berna Koç, Bilgehan Karlı, Bilgen Parlak, Binali Korkmaz, Canberk Bakış, Derici Erbasan, Dicle Deli, Dilan Sarıkaya, Dilaver Karharman, Ebru Mavi, Ekin Aslan, Elif Kanlıoğlu, Emin Aydemir, Emine Ercan, Emir Ercan, Emre Karataş, Ercan Adsız, Eren Akın, Erol Ekici, Fatma Esen, Fatma Karabulut, Fatma Eşe, Fatma Karakurt, Fevzi Sert, Feyat Deniz, Gökhan Akman, Gökhan Gökbölü, Gökmen Dalmaç, Gözde Aslan, Gülbahar Aydeniz, Gülbahar Aydın, Gülhan Elmascan, Güney Doğan, Hacı Kıvrak, Hacı Mehmet Şah, Hakan Dursun Akalın, İbrahim Atılgan, İdil Güney, İhsan Deniz, İsmail Kızılçay, İzzettin Çevik, Kasım Otur, Kemal Tayfun Be nol, Kenan Mak, Korkmaz Tetik, Kubilay Ankara, Kübra Meltem Mollaoğlu, Leyla Çiçek, Mehmet Ali Kılıç, Muhammed Zakir Karabulut, Meryem Bulut, Mesut Mak, Metin Peşman, Metin Kürklü, Muhammet Demir, Murat Orçun Çalış, Necla Duran, Nevzat Sayan, Nilgün Çevik, Nizamettin Bağcı, Nurgül Çevik, Onur Tan, Orhan Altıntaş, Osman Ervasa, Osman Turan Bozacı, Özver Gökhan Arpaçay, Ramazan Çelik, Ramazan Çalışkan, Ramazan Tunç, Resul Yanar, Rıdvan Akgül, Sarıgül Tüylü, Selim Örs, Serdar Gül, Sevgi Öztekin, Seyhan Yaylagül Yıldız, Sezen Vurmaz Babatürk, Şebnem Yurtman, Şirin Kılıçalp, Tekin Aslan, Umut Tan, Uygar Coşkun, Vahdet Öyke, Vahdettin Uzgan, Vedat Erkan, M.veysel Atılgan, Yılmaz Elmascan, Yunus Derice, Ziya Saygın, Aycan Kaya, Orhan Işıktaş, Ramazan Çalış, Nevzat Özbilgin, Cemal Av şar, Mehmet Teyfik Dalgıç, Nurullah Erdoğan, Abdülbari Şenci, Bedriye Batur, Filiz Fatma Batur, Sevim Şinik, Hasan Baykara, Niyazi Büyüksütçü, Ümit Seylan, Gazi Güray/Güral, Ahmet Katurlu, Serdar Ben, Mehmet Hayta, Adil Gür, Sabri Elmas, Erhan Avcı.