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Pétrole et géopolitique: Dégonflage de la théorie propagandiste du « pic pétrolier »…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, écologie & climat, économie, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 juin 2016 by Résistance 71

Thierry Meyssan revient ici sur un point important de l’équation géopolitique pétrolière, celui de la fameuse théorie fumeuse du “pic pétrolier de Hubbert”. Il impute la chute de cette “croyance” fabriquée à la chute du prix du pétrole alors qu’en fait la raison de l’idiotie de cette théorie propagandiste est purememt scientifique à la base, même si une exploitation géopolitique en a émergé: le véritable nœud de l’affaire réside, comme nous l’avons dit ici il y a bien des années (juin 2011), dans le fait que le pétrole (tout hydrocarbure plus lourd que le méthane de fait…) n’est pas une substance “fossile”, mais une substance abiotique, non biologique, créée depuis les matériaux primordiaux de la planète dans le manteau terrestre. Le pétrole et le gaz naturel sont abiotiques et sont inépuisables à l’échelle humaine. En fait nous nageons littéralement de cette saloperie responsable de tant de pertes en vies humaines. Le “pic pétrolier” est une théorie de contrôle par la scarcité et l’outil d’une politique spéculative, qui vraisemblablement touche à sa fin. Que va sortir l’oligarchie de son chapeau en remplacement ?…

Encore un petit effort Thierry, tu y es presque…

A lire pour mieux comprendre: « L’origine abiotique profonde du pétrole: le pic pétrolier est un dogme spéculatif »

« Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole (abiotique)… »

— Résistance 71 —

 

La baisse des prix du pétrole renverse l’échiquier géopolitique

 

Thierry Meyssan

 

13 juin 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article192232.html

 

La baisse des prix du pétrole a démenti la théorie du « pic de Hubbert ». Il ne devrait pas y avoir de pénurie énergétique dans le siècle à venir. La baisse des prix a probablement aussi commencé le démantèlement de la théorie de « l’origine humaine du réchauffement climatique ». Elle a privé de toute rentabilité les sources d’énergie alternatives et les investissements dans les hydrocarbures de schistes et les forages en eaux profondes. Renversant l’échiquier géo-politique, elle est susceptible de rappeler les militaires US au Proche-Orient et de contraindre le Pentagone à abandonner définitivement la théorie du « chaos constructeur ».

En deux ans, le marché mondial des sources d’énergie a été bouleversé. D’abord, l’offre et la demande ont considérablement changé, puis les flux commerciaux, enfin les prix qui se sont écroulés. Ces changements radicaux remettent en cause tous les principes de la géo-politique du pétrole.

Le mythe de la pénurie

Le ralentissement de l’économie des pays occidentaux et celui de certains pays émergents s’est traduit par une baisse de la demande, tandis que la croissance continue en Asie l’a, au contraire, augmentée. En définitive, la demande globale poursuit son lent développement. Côté offre, non seulement aucun État producteur n’a vu ses capacités s’effondrer, mais certains ont pu l’augmenter comme la Chine, qui amasse désormais d’importantes réserves stratégiques. De sorte qu’au total, le marché est très excédentaire.

Ce premier constat contredit ce qui était la doxa des milieux scientifiques et professionnels durant les années 2000 : la production mondiale s’approchait de son pic, le monde allait connaître une période de pénurie au cours de laquelle certains États allaient s’effondrer et des guerres de ressources éclater. Dès son retour à la Maison-Blanche, en janvier 2001, le vice-président Dick Cheney avait formé un groupe de travail sur le développement de la politique nationale de l’énergie (National Energy Policy Development — NEPD), qualifié de « société secrète » par le Washington Post [1]. Dans une ambiance ultra-sécurisée, les conseillers de la présidence auditionnèrent les patrons des grandes entreprises du secteur, les scientifiques les plus reconnus, et les patrons des services de Renseignement. Ils arrivèrent à la conclusion que le temps pressait et que le Pentagone devait garantir la survie de l’économie états-unienne en s’emparant sans attendre des ressources du « Moyen-Orient élargi ». On ignore qui participa exactement à ce groupe de travail, sur quelles données il travailla, et les étapes de sa réflexion. Tous ses documents internes ont été détruits afin que nul ne connaisse les statistiques auxquelles il avait eu accès.

C’est ce groupe qui conseilla de mener des guerres contre l’Afghanistan, l’Iran l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie et le Soudan ; un programme qui fut officiellement adopté par le président George W. Bush lors d’une réunion, le 15 septembre 2001, à Camp David.

Je me souviens d’avoir rencontré à Lisbonne, lors d’un congrès de l’AFPO, le secrétaire général du groupe de travail de la Maison-Blanche. Il avait présenté un exposé sur l’étude des réserves annoncées, l’imminence du « pic de Hubbert » et les mesures à prendre pour limiter la consommation d’énergie aux USA. J’avais alors été convaincu —à tort— par son raisonnement et son assurance.

Nous avons constaté avec le temps que cette analyse est complétement fausse et que les cinq premières guerres (contre l’Afghanistan, l’Irak, le Liban, la Libye et la Syrie) ont été de ce point de vue inutiles, même si ce programme se poursuit aujourd’hui. Cette énorme erreur de prospective ne doit pas nous surprendre. Elle est la conséquence de la « pensée de groupe ». Progressivement une idée s’impose au sein d’un groupe que nul n’ose remettre en question au risque de se voir exclure du « cercle de la raison ». C’est la « pensée unique ». Dans ce cas, les conseillers de la Maison-Blanche sont partis et sont restés dans la théorie malthusienne qui domina la culture anglicane du XIXe siècle. Selon elle, la population augmente à un rythme exponentiel, tandis que les ressources ne le font qu’à un rythme arithmétique. À terme, il ne peut pas y avoir de ressources pour tous.

Thomas Malthus entendait s’opposer à la théorie d’Adam Smith selon laquelle, lorsqu’il est libre de toute réglementation, le marché se régule de lui-même. En réalité, le pasteur Malthus trouvait dans sa théorie —non démontrée— la justification de son refus de subvenir aux besoins des innombrables pauvres de sa paroisse. À quoi bon nourrir ces gens si, demain, leurs nombreux enfants mourront de faim ? Le gouvernement de George W. Bush était alors largement WASP et comprenait de nombreuses personnes issues de l’industrie pétrolière, à commencer par le vice-président Cheney, ancien patron de l’équipementier Halliburton.

Si le pétrole est une ressource non renouvelable et qu’il aura donc une fin, rien ne permet de penser que celle-ci est proche. En 2001, on raisonnait en fonction du pétrole de type saoudien que l’on savait raffiner. On ne pensait pas exploitables les réserves du Venezuela par exemple, dont on admet aujourd’hui qu’elles suffisent à pourvoir à l’ensemble des besoins mondiaux pour au moins un siècle.

On observera que la théorie de l’« origine humaine du réchauffement climatique » n’est probablement pas plus sérieuse que celle du pic pétrolier. Elle procède de la même origine malthusienne et a en outre l’avantage d’enrichir ses promoteurs à travers la Bourse des droits d’émission de Chicago [2]. Elle a été popularisée dans le but d’apprendre aux Occidentaux à diminuer leur consommation d’énergie d’origine fossile, donc de se préparer à un monde où le pétrole serait devenu rare et cher.

La fin des prix artificiels

La hausse du prix du baril à 110 dollars a semblé conforter la théorie de l’équipe de Dick Cheney, mais sa chute brutale à 35 dollars montre qu’il n’en est rien. Comme en 2008, cette chute a débuté avec les sanctions européennes contre la Russie qui ont désorganisé les échanges mondiaux, déplacé les capitaux et en définitive crevé la bulle spéculative du pétrole. Cette fois, les prix bas ont été encouragés par les États-Unis qui y ont vu un moyen supplémentaire de couler l’économie russe.

La chute s’est aggravée lorsque l’Arabie saoudite y a trouvé son intérêt. En inondant le marché de ses produits, Riyad maintenait le cours du baril d’Arabian light entre 20 et 30 dollars. De la sorte, il détruisait la rentabilité des investissements dans les sources alternatives d’énergie et garantissait son pouvoir et ses revenus à long terme. Il est parvenu à convaincre ses partenaires de l’OPEC de soutenir cette politique. Les membres du cartel ont pris la décision de sauver leur autorité à long terme quitte à gagner beaucoup moins d’argent durant quelques années.

Par conséquent, la baisse des prix, encouragée par Washington contre Moscou, a fini par l’atteindre lui aussi. Si plus de 250 000 emplois ont été détruits dans les industries de l’énergie en deux ans dans le monde, environ la moitié l’ont été aux États-Unis. 78 % des plateformes pétrolières US ont été fermées. Même si le recul de la production n’est pas aussi spectaculaire, il n’en reste pas moins que les États-Unis ne sont probablement plus indépendants énergétiquement ou ne vont pas tarder à le devenir.

Et ce ne sont pas que les États-Unis : tout le système capitaliste occidental est impacté. En 2015, Total a perdu 2,3 milliards de dollars, ConocoPhillips 4,4 milliards, BP 5,2 milliards, Shell 13 milliards, Exxon 16,2 miliards, Chevron près de 23 milliards.

Cette situation nous renvoie à la « Doctrine Carter » de 1980. À l’époque, Washington s’était donné le droit d’intervenir militairement au Proche-Orient pour garantir son accès au pétrole. Par la suite, le président Reagan avait créé le CentCom pour appliquer cette doctrine. Aujourd’hui on exploite du pétrole un peu partout dans le monde et sous des formes assez différentes. Le fantasme du « pic de Hubbert » s’est dissipé. De sorte que le président Obama a pu ordonner de déplacer les troupes du CentCom vers le PaCom (théorie du « pivot vers l’Asie »). On a pu observer que ce plan a été modifié avec l’accumulation de forces en Europe orientale (EuCom), mais il devra l’être encore si les prix stagnent entre 20 et 30 dollars le baril. Dans ce cas, on cessera d’exploiter certaines formes de pétrole et l’on reviendra vers l’Arabian light. La question du repositionnement des forces au Proche-Orient se pose donc dès à présent.

Si Washington s’engage dans cette voie, il devra probablement également modifier les méthodes du Pentagone. La théorie straussienne du « chaos constructeur », si elle permet de gouverner des territoires immenses avec très peu d’hommes sur le terrain, exige beaucoup de temps pour permettre l’exploitation de vastes ressources, comme on le voit en Afghanistan, en Irak et en Libye. Peut-être faudra-t-il revenir à une politique plus sage, cesser d’organiser le terrorisme, admettre la paix, pour pouvoir commercer avec les États ou ce qu’il en reste.

 

[1] “Energy Task Force Works in Secret”, Dana Milbank & Eric Pianin, Washington Post, April 16th, 2001.

[2] « 1997-2010 : L’écologie financière », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie) , Réseau Voltaire, 26 avril 2010.

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Résistance politique: L’escroquerie du « pic pétrolier »… Un conte à dormir debout au profit des spéculateurs !

Posted in actualité, économie, colonialisme, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 5 novembre 2015 by Résistance 71

Ceci nous ramène à notre dossier sur l’origine abiotique du pétrole, que nous avons traité ici-même en Juin et Juillet 2011. Engdhal parle dans son article ci-dessous de l’origine abiotique du pétrole sans la nommer. Son argumentation paraît un peu légère, nous invitons donc notre lectorat à en savir plus sur le sujet en suivant les liens ci-dessous tout en recherchant le sujet de manière indépendante également. Très vite, vous vous rendrez compte qu’une fois de plus, l’enfumage officiel est total (sans mauvais jeu de mot..). C’est au nom de sources énergétiques surabondantes et inépuisables à l’échelle humaine que des guerres et des millions de personnes meurent depuis plus de 100 ans, au nom de la spéculation et des méga-profits générés pour la classe des oligarques pétro-financiers monopolistes (Rockefeller Exxon-Mobil, Rothschild Royal Dutch Shell and co…) afin que ceux-ci continuent de ruiner et dominer le monde.

Rien que cette idée devrait susciter des vocations révolutionnaires !…

A (re)lire donc parce qu’on ne peut plus d’actualité:

https://resistance71.wordpress.com/petrole-abiotique/

Notre introduction au sujet du 12 Juin 2011:

https://resistance71.wordpress.com/2011/06/12/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-le-petrole-abiotique/

~ Résistance 71 ~

 

“La suggestion que le pétrole puisse être dérivé d’une sorte de transformation de poisson compressé ou de détritus biologique est certainement la notion la plus idiote qui a été entretenue par un nombre substantiel de personnes pendant un laps de temps étendu.”

— Fred Hoyle (1982) –

 

“Il n’y a jamais eu d’observations faites d’une génération spontanée de pétrole naturel (pétrole brut) à partir de matière biologique à basse pression dans quelque laboratoire que ce soit, où que ce soit, jamais.”

— J.F. Kenney —

 

Oh pétrole où est ton pic

 

F. William Engdahl

 

28 Octobre 2015

 

Sources de l’article en français:

http://www.mondialisation.ca/oh-petrole-ou-est-ton-pic/5485221

http://lesakerfrancophone.net/oh-petrole-ou-est-ton-pic/

 

Il y a deux grands mythes utilisés au cours des dernières années pour convaincre le monde de la catastrophe imminente si nous ne changeons pas radicalement notre style de vie vers plus d’austérité. Les deux mythes sont basés sur une fraude scientifique et sur leur propagation dépourvue d’esprit critique par des médias complaisants et même par certains médias alternatifs. L’une est l’idée que le climat du monde se réchauffe, ou tout au moins change, en raison presque exclusivement de notre comportement, par nos émissions anthropiques. Le deuxième grand mythe, a été lancé en 1956 à Houston au Texas par un employé de l’une des plus grandes compagnies pétrolières du monde, puis il a été dépoussiéré il y a 15 ans au début de l’administration Dick Cheney-Bush. Il a été appelé la théorie du pic pétrolier.

La bonne nouvelle est que nos villes côtières ne sont pas sur le point d’être emportées par la fonte des icebergs ou la hausse du niveau des océans, et que notre approvisionnement en pétrole conventionnel et en gaz, hydrocarbures ou équivalent ne va pas s’interrompre avant des siècles ou plus. Cela n’a rien à voir avec l’extraction très dommageable et très coûteuse du pétrole de schiste, mais avec l’abondance du pétrole conventionnel dans le monde entier, qui doit encore être découvert en grande partie ou même cartographié.

Les découvertes les plus spectaculaires de ces nouvelles réserves de pétrole et de gaz au cours des dernières années sont venues de la Méditerranée dans les zones proche de Chypre, d’Israël et du Liban et il est possible qu’il y en ait aussi près des côtés de la Grèce. En 2010, Israël et la société de Houston au Texas, Noble Energy, ont découvert le plus grand champ gazier offshore, le Léviathan. C’était la plus grande découverte de gaz dans le monde depuis une décennie, avec suffisamment de gaz pour fournir Israël pendant au moins un siècle. Les relevés géophysiques des zones offshore autour de la Grèce suggèrent que ce malheureux pays pourrait également avoir plus qu’assez de pétrole et de gaz pour rembourser la totalité de sa dette extérieure et plus encore. Sans surprise, le FMI, manipulé par Washington, a exigé que la Grèce privatise ses entreprises pétrolières et gazières étatiques. C’est une quasi-certitude que les grandes entreprises pétrolières occidentales ont caché leur développement comme elles l’ont déjà fait au cours des dernières décennies, quand les baux d’exploitation sont arrivés à échéance en 2004 et ont repassé au gouvernement grec.

En 2006, Petrobras, une entreprise brésilienne, a fait la plus grande découverte de pétrole, au large des côtes, de ces 30 dernières années, détenant au moins 8 milliards de barils de pétrole dans le bassin de Santos à 250 kilomètres de Rio de Janeiro. Le président Lula da Silva a alors proclamé qu’il donnerait une seconde indépendance au Brésil, en arrêtant les importations pétrolières occidentales. En 2008, à proximité, Petrobras, société d’État, a aussi découvert un grand champ de gaz naturel appelé Jupiter près de leur découverte de pétrole sur le bassin de Santos. Sous la présidence de Lula, le Parlement a adopté des mesures pour s’assurer que le développement du pétrole resterait dans les mains brésiliennes avec Petrobras et non pas dans celles des majors pétrolières étrangères américaines et britanniques entre autres. En mai 2013, après que Lula a pris sa retraite pour être remplacé par Dilma Rousseff en tant que présidente, le vice-président américain Joe Biden s’est déplacé au Brésil pour la rencontrer, elle et les responsables de Petrobras. Selon des sources brésiliennes, M. Biden a demandé à Dilma Rousseff de supprimer les lois qui empêchaient les majors pétrolières américaines de contrôler les énormes découvertes de pétrole et de gaz. Elle a poliment refusé et, peu après, le Brésil a été frappé par une vague de déstabilisation majeure sous forme d’une Révolution de couleur à l’américaine qui continue à ce jour, et sans étonnement, avec un scandale autour de Petrobras au centre du jeu.

Plus récemment, l’Islande, récupérant de sa crise bancaire, a commencé sérieusement la recherche en mer de pétrole et de gaz sur le récif Jan Mayen au nord du cercle polaire arctique en 2012. La géophysique est la même que pour la production offshore en mer du Nord et un ancien haut fonctionnaire islandais du gouvernement m’a dit, lors d’une visite il y a cinq ans, qu’une étude géologique privée indiquait que l’Islande pourrait être une nouvelle Norvège. Selon l’US Geological Survey, l’Arctique pourrait contenir 90 milliards de barils de pétrole, en grande partie inexploités. La Chine a fait de l’Islande un partenaire clé, et les deux ont signé un accord de libre-échange en 2013 après que le chinois CNOOC avait signé une joint-venture en 2012 pour l’exploration offshore.

En avril 2015, la société d’exploration britannique Oil & Gas Investissements a annoncé qu’elle avait foré près de l’aéroport de Gatwick et trouvé ce qu’ils ont estimé pouvoir atteindre 100 milliards de barils de pétrole. Par comparaison, la totalité de la mer du Nord a fourni quelques 45 milliards de barils en 40 ans. Ainsi, en mai, la compagnie pétrolière britannique Rockhopper a annoncé une nouvelle découverte de pétrole dans les eaux contestées des îles Falkland au large de l’Argentine, censée contenir jusqu’à un milliard de barils de pétrole.

Maintenant, en août 2015, la compagnie pétrolière italienne ENI a annoncé la découverte d’un gisement de gaz supergéant dans l’offshore égyptien, le plus grand jamais trouvé en mer Méditerranée, plus grand que le Léviathan d’Israël. La société a annoncé que le champ pourrait contenir un potentiel de 30 milliards de pieds cubes  de gaz sec sur une surface couvrant une superficie d’environ 100 kilomètres carrés. Zohr est la plus importante découverte de gaz jamais faite en Égypte et en mer Méditerranée.

Il y a d’énormes réserves inexploitées de pétrole et de gaz dans les Caraïbes, la zone d’un cratère d’impact a provoqué de nombreuses fissures et trois plaques tectoniques actives s’y rejoignent et en partent. Haïti est l’une de ces régions, comme Cuba. En mai, le gouvernement cubain a publié une étude qui a estimé que les eaux territoriales au large de Cuba contiennent quelques 20 milliards de barils de pétrole. La filiale pétrolière de la Russie, Gazprom Neft, a déjà investi dans une concession dans les eaux cubaines, et durant la visite en juillet 2014 du président russe Vladimir Poutine à La Havane, pendant laquelle la Russie a annulé 90% de la dette cubaine de l’ère soviétique d’une valeur de quelque 32 milliards de dollars, Igor Sechin, le PDG de Rosneft, entreprise d’État russe, et la plus grande compagnie pétrolière du monde, ont signé un accord avec Cupet, la compagnie pétrolière d’État cubaine, pour explorer conjointement le bassin au large de la côte nord de Cuba. Cette participation de la Russie dans l’énorme effort de recherche de pétrole cubain pourrait expliquer la ruée soudaine de l’administration Obama pour réchauffer les relations avec Cuba.

Comment le pétrole est 

L’explication sur l’industrie pétrolière, qui fait référence, est que le pétrole est une ressource finie, un soi-disant combustible fossile, d’origine biologique, qui a été créé il y a des centaines de millions d’années par la mort des dinosaures dont les restes, par quelque procédé physique non encore identifié, ont été transformés en hydrocarbures. L’idée est que les détritus biologiques concentrés se sont en quelque sorte enfoncés profondément dans le sol, le puits de pétrole le plus profond dans le monde se trouve dans la région de Sakhaline en Russie, foré par Exxon, et il plonge a plus de 12 kilomètres de profondeur. Là, le pétrole a coulé dans des poches souterraines qu’ils appellent des réservoirs. D’autres disent aussi que les algues et les feuilles d’arbres et d’autres matières en décomposition biologique se sont ajoutées au processus.

Dans les années 1950, un groupe de scientifiques soviétiques a été chargé de rendre l’URSS autosuffisante en pétrole et en gaz en pleine guerre froide. La première étape dans leur recherche a consisté à étudier de façon critique toute la littérature scientifique sur les origines connues des hydrocarbures. Comme ils ont regardé de près la théorie dite des combustibles fossiles du pétrole, ils ont été surpris à quel point elle n’était pas scientifique. Un physicien a estimé que pour l’immense quantité de pétrole qui est sortie d’un puits géant comme Ghawar, en Arabie saoudite, il faudrait un tas de dinosaures morts, en supposant une conversion à 100% de la viande et des os en pétrole, qui atteindrait 30 km cube. Ils ont vite cherché d’autres explications à la naissance du pétrole.

Ils ont fait des tests exhaustifs dans les laboratoires de recherche enterrés de l’armée soviétique à Moscou. Ils ont développé l’hypothèse brillante que le pétrole est constamment créé dans les entrailles de la Terre sous le manteau de la croûte terrestre. Il est poussé vers la surface en passant par des lits de divers éléments tels que la ferrite. Les scientifiques ont reproduit les expériences de laboratoire en produisant des hydrocarbures sous les mêmes conditions de température et de pression que dans le manteau terrestre. Ces voies de migration, comme les scientifiques soviétiques les ont appelées, étaient des fissures dans le manteau causées par les millions d’années d’expansion de la terre et forcées par les températures et les pressions énormes à l’intérieur du manteau. Le chemin suivi par le méthane à l’origine des hydrocarbures vers le haut et la surface détermine comment il émerge et se concentre sous forme de pétrole ou de gaz, de charbon, de bitume comme dans les sables bitumineux de l’Athabasca au Canada, ou même sous forme de diamants qui sont également des hydrocarbures. Les scientifiques russes et ukrainiens ont également découvert, sans surprise, que chaque champ pétrolifère géant avait des propriétés d’auto-remplissage, qui est la conséquence des injections nouvelles du pétrole ou du gaz constamment poussé vers le haut à l’intérieur du manteau via les failles ou les voies de migration pour remplacer le pétrole extrait. Les vieux puits de pétrole à travers la Russie ont été pompés bien au-delà de leur taux maximum naturel durant la fin de l’ère soviétique, lorsque la production maximale a été considérée comme la plus haute priorité. Ils ont ensuite été fermés et considérés comme épuisés. Vingt ans plus tard, selon les géophysiciens russes dont je viens de parler, ces puits taris ont été rouverts et, tenez vous bien, ils étaient complètement remplis d’un pétrole tout neuf.

Les Russes ont testé leur hypothèse jusqu’à nos jours, mais avec bien peu de soutien jusqu’à présent de leur propre gouvernement, dont les entreprises pétrolières peuvent peut-être craindre une surabondance de ce nouveau pétrole qui provoquerait l’effondrement des prix. A l’Ouest, la dernière chose qu’Exxon ou d’autres grandes compagnies pétrolières anglo-américaine voudraient, ce serait de perdre leur poigne de fer sur le marché mondial du pétrole. Ils n’auraient aucun intérêt à promouvoir une théorie qui serait en contradiction avec leur théorie du pic pétrolier.

Aujourd’hui, une décision géopolitique par l’Arabie saoudite pour effacer la récente émergence gênante des États-Unis sur le marché, comme le plus grand producteur de pétrole du monde en raison de l’augmentation importante de la production de pétrole de schiste, a temporairement effondré les prix mondiaux du pétrole de plus de $100 le baril en juillet 2014 à environ $43 aujourd’hui sur le marché américain. Cela conduit à un arrêt spectaculaire de l’exploration pétrolière dans le monde entier. Dans un monde juste, le pétrole et le gaz devraient être disponibles à des prix abordables pour tous les pays afin de servir leurs propres besoins énergétiques et non pas être le monopole d’un petit cartel d’entreprises britanniques ou américaines. Il est bon de savoir que le pétrole et le gaz sont là en sur-abondance et que nous ne devons pas geler dans le noir ou nous tourner vers les moulins à vent jusqu’à ce que, avec le temps, l’humanité développe des formes d’énergie complètement différentes qui sont propres et écologiques. Les guerres pour contrôler le pétrole ou le gaz deviendraient sans intérêt.

Article original en anglais :  Oh Oil, where is thy peak, Journal Neo, le 9 octobre 2015

Version française : Le Saker francophone

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole abiotique… 6ème partie…

Posted in actualité, économie, sciences, sciences et technologie, sciences et technologies with tags , , , , on 14 juillet 2011 by Résistance 71

 

 

 

 

Théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole:

 

1ère partie

 

 

2ème partie

3ème partie

4ème partie

 

5ème partie

=  =  =  =

 

Au sujet du renouvellement spontané des nappes-champs de pétrole et de gaz

 

Par

 

V. I. Sozansky, Dept. Marine Geology, National Academy of Sciences, Ukraine

J. F. Kenney, Gas Resources Corporation, U.S.A.

P. M. Chepil, Institute Naukanaftogas, Ukraine

 

 

Url de l’article original:

http://www.gasresources.net/OnSpontaneiousRenewalVasyl.htm

 

 

~Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Les champs pétroliers et de gaz naturel sont des systèmes dynamiques qui sont en déplétion et renouvellement constant par des injections de nouveaux volumes d’hydrocarbones. Beaucoup de champs pétroliers et gaziers se rechargent et sont intarissables, mais à des ratios de rechargement typiquement plus faibles que les ratios d’exploitation de pétrole et de gaz.

 

La notion erronnée que la quantité de pétrole et de gaz naturel de la Terre se tarit et va bientôt être épuisée a été récemment émise. Ces assertions ont souvent été promues en connexion avec les affirmations toutes aussi erronnées d’un phénomène factuellement non-existant appelé “pic pétrolier”. Si nous en croyons les promoteurs de ces affirmations sans fondement, la réserve mondiale de pétrole sera épuisée dans ving ans et celle du gaz naturel dans cinquante ans; le tarissement pétrolier provoquera un effondrement des sources énergétiques de l’humanité et sera accompagné de l’effondrement de la civilisation.

Ces idées pessimistes au sujet du futur de l’industrie du pétrole sont basées sur la notion scientifique indéfendable et discréditée que le pétrole tire son origine d’une sorte de transformation miraculeuse (et toujours non spécifiée) de détritus organiques dans un régime thermodynamique de pressions et de températures que l’on trouve dans la croûte terrestre, près de la surface, donc sur une Origine Biologique du Pétrole (ci-après nommée OBP). La notion d’OBP a été rejettée dès le XIXème siècle par des scientifiques compétents, parce que cette notion est en contradiction fondamentale avec les lois naturelles. Les molécules d’hydrocarbones, dont font partie celles du pétrole, sont extêmement réduites et ont de hauts potentiels chimiques. Les molécules biologiques sont oxydées et ont un faible potentiel chimique. Le pétrole brut n’est pas obtenu par la décomposition de poissons morts, de dinosaures, de plancton, de choux pourris ou de quelque matière organique que ce soit.

Parce que la notion même d’OBP demande une quantité très restrictive de pétrole sur terre, il y a toujours eu des alertes constantes sur la prédiction du tarissement prochain des réserves, ce qui ne s’est toujours pas produit (bien évidemment). Le géologue américain Price a observé (1947) qu’approximativement cinq ans après que Drake eut foré le premier puit de pétrole en Amérique du Nord, quelqu’un annonça la prédiction d’un épuisement imminent des ressources pétrolières. Les personnes faisant ce types de prédictions ont souvent été tenues comme des “experts” possédant une information spéciale sur les ressources pétrolières et leur géologie. Tous étaient des croyants en l’OBP.

En 1886, le géologue américain C. A. Ashenbenner (Price, 1977), préconisa une forte politique conservatrice concernant les réserves pétrolières des Etats-Unis, car (prédît-il alors), les champs d’exploitation pétroliers américains seraient bientôt épuisés et étaient déjà proches du tarissement. En 1906, le géologue pétrolier D.T. Day fît un rapport à la maison blanche disant que les réserves pétrolières états-uniennes seraient totalement épuisées entre 1935 et 1943. En 1920, le géologue en chef du comité américain de géologie D. White (Pratt, 1942) avait prédit que la production de pétrole aux Etats-Unis atteindrait son “pic” dans les 3 à 5 années, commencerait à décliner après cette date et serait épuisée 18 ans après le déclin. Les prédictions de White furent soutenues par l’Association des Géologues du Pétrole des Etats-Unis.

Ainsi a continué la litanie mal informée que “la race humaine serait bientôt à cours de pétrole”. De telles prédictions sur un tarissement imminent des ressources pétrolières et gazières et d’une crise énergétique inévitable furent largement proclamées lors de l’embargo arabe des années 1970.

Le géologue américain H. Hedberg (1971) appela le XX ème siècle l’âge du pétrole. Il écrivit qu’il y a eu un âge de pierre, un âge du bronze, un âge du fer et que les historiens du futur pourront regarder un cours développement humain de 200 à 300 ans au maximum, comme étant l’âge du pétrole; une période où la race humaine était obnubilée par la découverte et la destruction d’un des constituants mineurs de la croûte terrestre, un fluide unique appelé le pétrole. Il dit que les ressources de pétrole sur terre étaient limitées et seraient bientôt épuisées. Il supposa que l’âge du pétrole serait un épisode très bref de l’Histoire humaine. Il dit aussi que si Alexandre le Grand et Jules César avaient utilisé le pétrole pour leurs armées comme nous le faisons aujourd’hui ou si la Santa Maria de Christophe Colomb avait été propulsée à l’aide d’essence, le pétrole serait probablement déjà épuisé aujourd’hui et qu’il n’y aurait plus d’essence pour nos voitures modernes.

La science pétrolière moderne reconnait que les composés hydrocarbonés du pétrole naturel ne sont  spontanément générés qu’à de très hautes pressions qu’on ne trouve que dans la couche supérieur du manteau terrestre ou les couches très profonde de la croûte terrestre. Le pétrole naturel est un fluide abiotique primordial qui a pénétré les couches supérieures de la croûte terrestre venant de grandes profondeurs et suivant le réseau des failles profondes. La science moderne du pétrole nous donne donc une perspective toute différente du futur de l’industrie du pétrole et du gaz.

Les réserves mondiales de pétrole et de gaz ont été analysées par Lasaga et Holland en 1971 à la fois dans la perspective d’une origine biologique et d’une origne abiotique du pétrole. De par leur estimation, la quantité de pétrole brut qui aurait pu être produite par toute la matière biologique présente sur terre, représenterait un film uniforme de 2,5mm s’étendant sur toute la surface de la terre. La quantité estimée qui peut être produite par une origine abiotique du pétrole serait représentée par une couche uniforme de 10 km d’épaisseur à la surface de la terre ! Cette différence fait estimer que la quantité de pétrole brut abiotique serait 8,5 millions de fois plus importante que celle qui serait générée par une OBP. De fait, la science moderne du pétrole prédit qu’il y a assez de pétrole brut sur Terre en considérant les estimations déjà lointaines de Lasaga & Holland, pour subvenir aux besoinx de l’humanité pendant des milliers d’années

L’étude des champs pétroliers et gaziers montrent que la plupart de leurs réservoirs sont des systèmes qui se rechargent. Dans beaucoup de régions, des données ont été obtenues et étudiés qui établissent que du pétrole et du gaz sont constamment reinjectés dans les champs de production.

Le problème scientifique des renflouements des réserves de pétrole et de gaz naturel fut adressé en premier lieu par le scientifique du pétrole V. A. Sokolov, qui étudia de manière extensive le problème de la diffusion et de la micro-filtration des hydrocarbones à travers la roche. Sokolov en vint à conclure que tout champ pétrolier ou gazier, quelque soit sa taille, sera détruit par diffusion et effusion dans un intervalle de 200 millions d’années sans un afflux d’hydrocarbones provenant de sources plus profondes.

Le sujet d’injection d’hydrocarbones dans les champs gaziers fut d’abord émit par le géologue L.I. Baksakov et rapporté au 3ème congrès mondial pétrolier de Bucarest en 1907. Baksarov dit qu’une production plus importante de pétrole datant du Miocène moyen a été faite des roches du champ d’exploitation de Starogroznenskoye que le volume et la porosité de ces roches pouvait contenir. Il en conclut que du pétrole de plus grande profondeur remplissait le réservoir du mi-Miocène. Des injections de pétrole furent aussi prouvées dans d’autres champs de la firme Grosnett Petroleum. Des réserves de certains sites d’exploitation virent une augmentation des estimations de production de 300 à 400% plus importantes que celles initialement envisagées. Récemment, des puits pétroliers peu profonds de Tchétchénie qui avaient été fermés à cause d’opérations militaires dans la région et qui avaientt été exploités jusqu’à quasi tarissement, ont été restaurés à la production qu’ils avaient auparavant.

Les géologues américains savent depuis longtemps que les estimations du volume de pétrole et de gaz exploitable sont en général revues à la hausse. Ce phénomène est appelé la croissance des réserves. Une analyse des données de l’exploration et de l’exploitation montrent que les volumes mondiaux de pétrole et de gaz naturel additionnée de réserves et de croissance de réserves sont bien plus important que les volumes de nouvelles découvertes de champs d’exploitation.

Aux Etats-Unis, l’augmentation de la production inattendue du bloc 330 d’Eugene Island a attiré une attention particulière. Ce champ a été découvert en 1971 par le puit Pennzoil 1. La production de ce puit provient de 25 réservoirs de grés datant du Ploicène-Pléistocène à une profondeur de 1290 à 3800m. Au début des années 1980, la production a chuté vers 4 000 barils jour. Puis soudainement, la production a augmenté à 13 000 barils jour et les réserves estimées furent augmentées de 60 à 400 millions de barils.

Le remplissage des réservoirs dynamiques dans le Golfe du Mexique a été étudié par plusieurs institutions dirigées par R. Anderson de l’Observatoire Géologique Lamont Doherty. Les enquêtes ont établi que le ratio d’augmentation du volume de pétrole des réservoirs d’Eugene Island Block 330 est approximativement égal au ratio d’extraction. Les hydrocarbones migrent dans le champ pétrolier d’Eugene Block Island 330 depuis des zones géo-pressurisées le long d’un système de grande faille de croissance dans la région d’Eugene Island.

Des études récentes sur des champs pétroliers et gaziers en Ukraine ont établi que ces réservoirs sont aussi renfloués par des injections d’hydrocarbones venant de plus grande profondeur. Des mesures montrent que 2×109m3 de méthane entrent dans le champ gazier géant de Shebelinka dans la dépression du Dniepr-Donetsk chaque année. En 2007, la commission d’état ukrainienne responsable des ces mesures de ressources pétrolières a augmenté ses réserves officielles du champ de Shebelinka de 109m3  attribués à une injection de gaz venue de grande profondeur. Les réserves du champ de Shebelinka furent initialement estimées à 4.3×1011m3 de méthane. Ce champ a déja produit 6.0×1011m3 de gaz.

En Ukraine, les champs de gaz de Proletarske, de Bilousivka et de Chomukhi dont la production totale de gaz fut de 20.6×1012m3 ont été abandonnés il y a quinze ans car ils étaient épuisés, ainsi que certains autres champs d’exploitation similairement épuisés. Ils furent testés récemment; ces champs reproduisent à l’heure actuelle la même quantité de gaz, à la même pression et au même ratio de production que lors de l’exploitation initiale.

La distribution de la pression dans le pétrole et le gaz lors de leur formation à différentes profondeurs peut établir l’origine abiotique profonde du pétrole. Un tel exemple a été mesuré dans le champs de gaz condensé de Rudovsko-Chervonozavdske dans le bassin Dniepr-Donetsk. La profondeur du réservoir dans ce champ est de moins de 2km. Dans le réservoir de Toumaisian, le gradient de pression est 1,45 soit 45% plus haut que la pression hydrostatique. Dans la section la plus haute du champ dans la formation du bas Visean, le gradient de pression est de seulement 1,05-1,15. Dans le toujours plus haut Visean supérieur, le gradient de pression a chuté à 0,95-0,07. Ainsi la distribution de la pression dans le champ indique que le gaz entre dans les réservoirs depuis les profondeurs d’où il remplit les horizons profonds en première instance.

Des injections profondes substantielles de pétrole ont été observées dans les champs ukrainiens de Hnidyntsi et Lelyaki dans la dépression Diepr-Donetsk. De ces champs pétroliers ont été produits trois fois plus de pétrole que les réserves estimées. Les champs sont toujours en exploitation continue. Au vu de ces faits, les pratiques suivantes devraient être appliquées dans les champs pétroliers et gaziers:

 

  • Les champs pétroliers et gaziers se forment très vite pendant les douze premières années
  • Tous les “vieux” champs considérés comme étant épuisés doivent être réévalués pour déterminer la quantité de pétrole ou de gaz qui s’y est accumulée depuis la fermeture des puits à l’exploitation
  • L’équilire optimal entre production et renflouement devrait être déterminé afin de prolonger la période de récupération entre les remplissages
  • Le corps de connaissance scientifique concernant les cycles de régénération des dépôts de pétrole et de gaz se doit d’être augmenté et étendu

 

 

Созанский В.И. Исчерпаемость ресурсов нефти и газа с позиций

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Tout ce que vous avez voulu savoir sur le pétrole abiotique – 5ème partie –

Posted in actualité, économie, sciences, sciences et technologie, sciences et technologies with tags , , , , on 7 juillet 2011 by Résistance 71

Nous avons traduit et publions ici une lettre que le professeur Kenney et ses co-chercheurs ont écrit à la revue « Nature » (magazine scientifique britannique considéré comme la « bible » des magazine scientifique anglo-saxons) en réponse à un article biaisé publié par le magazine représentant de manière erronée la recherche sur la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole. L’article original du Professeur Kenney et de ses collègues a été publié dans la revue de l’académie des sciences des Etats-Unis en 2002.

Nous pouvons constater le degré de manipulation dont les publications scientifiques sont capables si elles ont pour mission de couvrir et de propager une pensée unique dogmatique.

1ère partie

2ème partie

3ème partie

4ème partie

6ème partie

=  =  =

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Url de l’article original:

http://www.gasresources.net/Nature(Editor01).htm

 

= = = = = =

 

Mr. Philip Campbell, Editor

Nature

4 Crinan Street

London N1 9XW, U.K.

Jeudi, 12 Septembre 2002.

re:                J. F. Kenney, V. G. Kutcherov, N. A. Bendeliani, V. A. Alekseev, (2002), “The Evolution of Multicomponent Systems at High Pressures: VI. The Thermodynamic Stability of the Hydrogen-Carbon System: The Genesis of Hydrocarbons and the Origin of Petroleum,” Proceedings of the National Academy of Sciences, 99, 10976-10981.

ref:              T. Clarke, “Fossil fuel without fossils,” Nature, 12 August 2002.

Cher Monsieur:

L’article publié par la revue “Nature” dont nous donnons la référence ci-dessus est volontairement malhonnête et éronné de manière patente. Clarke et la revue “Nature” déforment de manière substantielle notre article publié dans la revue “Proceedings de l’Académie Nationale des Sciences”.1 Veuillez s’il vous plaît noter les corrections partielles qui s’ensuivent.

1.) Votre commentaire stipulant que “Kenney et son équipe n’étaient pas disponibles pour commenter” est un mensonge éhonté.

Tous les auteurs de notre article se sont mis à la disposition de votre journaliste Clarke. Nous avons envoyé cinq (5) messages de communication à Clarke par courriers électroniques, qui incluaient des documents joints d’autres publications et bien plus d’autres informations additionnelles.

Clarke n’a jamais répondu, ni même n’a eu la plus courtoise des intentions de confirmer qu’il avait bien reçu les messages. Il y a trois jours (le 9 Septembre 2002), Clarke nous a finalement envoyé une réponse à nos messages, s’excusant de ne pas avoir pu répondre à notre correspondance précédente, nous donnant l’excuse scabreuse qu’il “a été pressé de partir en vacances”.

2.) Clarke et le revue “Nature” ont volontairement déformé les résultats rapportés dans note article concernant les expériences sous haute pression démontrant la génèse d’hydrocarbones pétroliers.

Clarke a représenté nos résutats de manière éronnée en disant que nous n’avions démontré que seulement la génèse de méthane et d’octane. Alors que nos résultats ont rapporté la génèse spontanée de méthane, d’éthane, de propane, de butane, de pentane, d’hexane, d’heptane, de nonane et de décane, à la fois dans leurs isomères normaux et dans leurs isomères ramifiés ainsi que les alkenes dans la distribution caractéristique du pétrole naturel.

3.) Clarke a volontairement omis les sections de notre article (sections 1 et 2), qui révisent les contraintes imposées par la seconde loi de la thermodynamique sur la génèse des hydrocarbones.

La seconde loi de la thermodynamique prohibe la génèse spontanée d’hydrocarbones plus lourds que le méthane dans des régimes de pressions et de températures trouvés dans la croûte terrestre proche de la surface. Ce fait est connu par les physiciens, chimistes, ingénieurs chimistes, ingénieurs mécaniques et thermodynamiciens compétents depuis le dernier quart du XIXème siècle.

Au contraire de ce qu’a écrit de manière éronnée Clarke, il n’y a pas de “débat” sur cette conséquence des lois de la thermodynamique, non plus que sur aucun autre aspect de ces lois. Que le pétrole n’est pas un “carburant fossile” est reconnu par les scientifiques compétents depuis le temps de Clausius, Boltzmann, Gibbs et Mendeleev.

Le problème scientifique connecté avec la génèse des hydrocarbones a été que jusqu’ici, les véritables scientifiques n’ont pas été capables d’expliquer comment et sous quelles conditions, de telles molécules peuvent spontanément se développer. Notre article a résolu cette question: les hydrocarbones pétroliers plus lourds que le méthane sont les membres haute-pression du système hydrogène-carbone; leur génèse spontanée requiert des pressions comparables à celles nécessaires pour la génèse spontanée du diamant.

4.) La supposition ipse dixit de Clarke et non étayée que la génèse spontanée des hydrocarbones peut-être “recréée en laboratoire” est une erreur gratuite.

De telles expériences ont été tentées par diverses personnes (qui étaient ignorantes  des contraintes des lois de la thermodynamique) à plusieurs reprises ce dernier siècle. Toutes ces tentatives ont échoué sans aucune exception légitime. Les hydrocarbones peuvent être (et sont) synthétisés sous basse pressions par le processus connu de Fischer-Tropsch ou par les réactions de Kolb. Ce sont des processus induits et non spontanés. De la même manière la chaleur peut-être transférée d’un corps froid a un corps plus chaud, aussi loin qu’on induit le processus avec un moteur de réfrigération; mais quoi qu’il en soit, ces processus ne se passent pas spontanément dans la nature.

5.) Le pétrole formé dans le manteau terrestre ne “sera pas forcé vers la surface par l’eau”, ainsi que Clarke a écrit “comme le concèdent certains géo-chimistes”.

L’eau est un composant (très) limité et minoritaire du manteau terestre. Le processus de transport éruptif qui ramènent les fluides pétroliers dans la croûte terrestre, est un processus induit par les gaz, processus puissant qui implique l’azote et le méthane.

6.) Il n’y a pas de “montagne de preuve chimique” qui “démontre” une origine biologique du pétrole. De manière correcte, il n’y a absolument aucune preuve de cela en aucune façon.

La structure moléculaire des molécules d’hydrocarbones et de matière biotique est déterminée par les propriétés mécaniques quantiques de la liaison de covalence carbonée. Ceci est tout à fait indépendant du fait que la molécule soit d’origine biotique ou abiotique. Une révision de ceci et la repudiation de tels arguments éronnés du style “ressemble à / donc provient de” impliquant les soi-disants “marqueurs biologiques” a été donnée de manière modeste dans le numéro de la revue Energia, 22, de Septembre 2001, 26-34. Une copie de cet article fut envoyé à Clarke.

7.) L’affirmation gratuite par un “McCaffrey”, que “les signatures biologiques ont été un bon outil de prédiction » pour l’exploration pétrolière est un non sens total et s’oppose volontairement à un siècle d’expériences amères par les explorateurs pétroliers.

Les statistiques du succès d’exploration des compagnies pétrolières occidentales, forant en suivant la notion de la traditionnelle origine du pétrole biotique anglo-américaine (BOOP) et en l’absence d’information sismique (ce qui permet une identification visuelle du pétrole dans le sol), ne sont pas meilleures que un (1) puit commercialement exploitable pour à peu près 28 forages secs, ce qui donne un ratio de succès proche de celui que l’on aurait en forant au petit bonheur la chance. Ce fait a été expliqué à Clarke.

8.) Clarke a choisi de citer un certain “Michaelis, géo-chimiste de l’université de Hambourg” pour dire explicitement que “personne dans la communauté de la recherche pétrolière prend cette supposition au sérieux.”

Les quatre auteurs de l’article cités sont de l’Académie des Sciences de Russie, la nation produisant et exportant le plus de pétrole au monde. Les auteurs sont tous des personnes expérimentées dans le domaine pétrolier et tous actifs dans l’exploration et la production pétrolières. Clarke et la revue “Nature” auraient fait preuve d’un minimum de responsabilité s’ils avaient demandé à “Michaelis”, combien de pétrole et de gaz a t’il découvert récemment ? La même chose vaut pour “McCaffrey” et les autres non-entités citées.

Cet article a été écrit pour placer la théorie russo-ukrainienne de l’origine profonde abiotique du pétrole dans le courant de pensée communes de la physique et de le chimie modernes; il a été publié dans la revue américaine des “Proceedings of the National Academy of Sciences” afin d’informer les personnes du monde anglo-saxon de ce corps de connaissance. La science moderne russe du pétrole a transformé le Russie de 1946, pays pauvre en ressources pétrolières, en présentement la nation produisant et exportant le plus de pétrole au monde.

Clarke et la revue “Nature” n’ont fait  aucun effort pour écrire un rapport factuel et compétent de notre article.

Durant ces cinquante dernières années, depuis que Nikilai Kudryavtsev énonça la première fois la science moderne du pétrole en 1951, des milliers d’articles ont été publiés dans des journaux scientifiques, ainsi que bon nombre de livres et de monographes sur le sujet. Un nombre substantiel de ces articles ont été soumis à approbation pour publication dans la revue “Nature”.

Sans exception aucune, les auteurs russes ont été traités avec dédain et de manière insultante par les éditeurs de la revue “Nature”, se cachant de manière lâche derrière le voile de l’anonymat. L’attitude actuelle de Clarke et de “Nature” continue cette même ligne de conduite.

Salutations,

J. F. Kenney

V. G. Kutcherov

N. A. Bendeliani

V. A. Alekseev

1          J. F. Kenney, V. G. Kutcherov, N. A. Bendeliani and V. A. Alekseev, « The evolution of multicomponent systems at high pressures:  VI. The genesis of hydrocarbons and the origins of petroleum, » Proc. Natl. Acad. Sci. U.S.A., 2002, 99, 10976-10981.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole (abiotique)…

Posted in actualité, économie, crise mondiale, science et nouvel ordre mondial, sciences, sciences et technologies with tags , , on 12 juin 2011 by Résistance 71

Biotique ou abiotique: La vraie-fausse crise pétrolière ou la pseudo-science au service du contrôle énergétique par scarcité induite

– 1ère partie —

 

Par Résistance 71

 

2ème Partie

3 ème partie 

4ème partie

5ème partie

6ème partie

 

“Dans un monde de mensonge universel, dire la vérité est un acte révolutionnaire.”

— George Orwell –

 

“La suggestion que le pétrole puisse être dérivé d’une sorte de transformation de poisson compressé ou de détritus biologique est certainement la notion la plus idiote qui a été entretenue par un nombre substantiel de personnes pendant un laps de temps étendu.”

— Fred Hoyle (1982) –

 

“Il n’y a jamais eu d’observations faites d’une génération spontanée de pétrole naturel (pétrole brut) à partir de matière biologique à basse pression dans quelque laboratoire que ce soit, où que ce soit, jamais.”

— J.F. Kenney —

 

Une fois de plus, le pétrole et ses aléas viennent troubler la vie quotidienne des citoyens de France et d’ailleurs. Le pétrole est de fait la véritable monnaie d’échange du monde, bien au-delà des valeurs aléatoires des monnaies de singe utilisées pour les transactions globales. Qu’est-ce donc que cet or noir ? D’où provient-il ? Quelles conséquences a t’il sur nos vies et le monde ? La science sur laquelle est basée notre concept économique et d’exploitation du produit est-elle correcte ?

Le but de cet article est de montrer qu’il y a plus à penser que ce qu’on nous demande de croire et que la thèse consensuelle de la science sur l’origine biologique du pétrole est scientifiquement invalidée, que cela n’est pas dû à une “erreur”, mais bien volontaire et ce à des fins de contrôle des ressources énergétiques et de ses prix.

A quoi pense t’on lorsque l’on prononce le mot “pétrole” ? Le plus souvent au prix qu’il nous coûte à la pompe ou en fuel domestique de chauffage. Nous avons un rapport personnel au produit car nous en sommes les esclaves pour nous déplacer et enventuellement nous chauffer l’hiver. Peut-on réduire le pétrole à sa seule valeur énergétique ?… C’est ce qu’on voudrait nous faire croire, mais il n’en est rien. En effet, il suffit de regarder autours de nous, dans nos vie quotidiennes, à quel point les produits dérivés du pétrole occupent une place prépondérante dans la société et son fonctionnement, pour comprendre que le pétrole et ses dérivés sont omniprésents.

Nous sommes également devenus complètement dépendants de la pétrochimie. Sans elle, un nombre incalculable d’objets qui ont envahis nos vies ne pourraient plus être produits en l’état actuel des choses: plastiques de toute sorte, matières synthétiques, PVC, engrais industriels, caoutchouc synthétique (croyez-vous que les pneus de vos voitures proviennent toujours des hévéas?..) etc, etc.

Nous ne disons pas que ceci est une bonne chose, bien au contraire, nous disons simplement que supposer que le pétrole ne soit qu’une source d’énergie que l’on peut remplacer est un peu trop simpliste et réducteur. Doit-on remplacer le pétrole comme source d’énergie ? Oui indéniablement, nous nous éviterions bien des conflits, guerres, et sources de pollution (attention pas le CO2 et autres fadaises liée au “réchauffement climatique anthropique” qui ne sont là encore que des dogmes issus de la science détournée se conformant à un agenda de contrôle bien spécifique, ici n’est pas le sujet, mais nous nous devions de le dire) qui minent à des fins oligarchiques le développement de l’humanité.

Sortir complètement du pétrole n’est pas possible même si l’on trouvait une source d’énergie alternative fiable et durable, car nous en dépendons trop par ses produits de synthèse. S’il faut trouver une énergie de remplacement, il faut également trouver une technologie de remplacement concernant la pétrochimie envahissante, ou jamais nous ne verrons les produits pétroliers disparaître de notre vie et de celles des générations futures.

Qu’est-ce que le pétrole ? C’est un hydrocarbone lourd, source à la fois d’énergie et de produits de synthèse une fois chimiquement manipulé. Le “consensus” scientifique (toujours se méfier de ce mot) dit que le pétrole est une source “d’énergie fossile”. C’est à dire que son origine provient de la décomposition d’éléments organiques comme des plantes et animaux morts, dans des conditions de temps, de chaleur et de pression propices à la croûte terrestre (c’est à dire peu profond et à des pressions peu importantes, ceci a une importance capitale comme vous le constaterez par la suite…). Ceci a pris des millions d’années à se transformer et que donc en conséquence, le pétrole et les hydrocarbures sont des produits géographiquement localisés et finis dans le temps puisque émanant de la décomposition d’un volume de détritus organiques finis et donc épuisable.

Cette hypothèse a été émise en 1757 par le savant russe Mikhailo Lomonosov. Nous avons donc cherché une littérature scientifique concernant cette hypothèse, ainsi qu’une littérature scientifique prouvant l’origine biologique (ou biotique) du pétrole. Nous pourrions penser que comme cette théorie est la théorie avancée de nos jours par l’ensemble de la science spécialisée dans le sujet de la recherche et de la production pétrolière, nous ne devrions pas éprouver en conséquence une quelconque difficulté à trouver une littérature scientifique riche et abondante corroborant ce fait…

Quelle ne fut pas notre surprise de constater que non seulement il était difficile de trouver des articles scientifiques prouvant l’origine biotique du pétrole, mais encore que ceux-ci n’existaient pas ! Nous avons cherché sur un nombre important de moteurs de recherche en anglais et en français, nous avons épluché “google scholar”, en vain. Chose même anectotiquement extraordinaire, mais qui mérite néanmoins d’être mentionné, lorsque nous avons tapé à plusieurs reprises les mots de recherche suivants sur Google: “scientific articles biotic origin oil”, Google lista à plusieurs reprises une liste d’articles n’ayant rien à voir avec le sujet demandé ou des articles connectant l’origine “biotique” à des domaines économiques et en haut de page figurait la question suivante: “did you mean scientific articles abiotic origin oil” à savoir: “vouliez-vous dire articles scientifiques sur l’origine abiotique (donc non organique) du pétrole” ? Ce qui peut-être interprêté de deux façons à notre sens: soit “nous n’avons rien sur l’origine biologique du pétrole mais nous avons sur son origine abiologique / abiotique” ou encore “de quoi voulez-vous parler?.. il est évident que le pétrole est biotique, vouliez-vous des preuves concernant l’origine abiotique ?” Donnons à Google le bénéfice du doute…

En revanche, la littérature scientifique concernant une origine abiotique, non biologique donc, du pétrole était abondante et cela nous a intrigué. En tapant les termes suivants sur Google: “biotic origin oil” simple recherche sur une “origine biotique (ou biologique) du pétrole”, six sur les 10 premiers articles sortant sont à propos de l’origine abiotique du pétrole (non-biologique), les quatre restant etant à propos de la “controverse sur l’origine biotique ou abiotique du pétrole”. Rien sur ce que nous demandions: des articles sur l’origine biotique du pétrole… De plus en plus troublant.

Wikipedia est de plus assez prolixe sur le sujet de l’origine abiotique du pétrole en déclarant d’entrée de jeu que “la théorie abiotique de l’origine du pétrole a été discréditée”, tiens donc… Donc, nous tapons dans la fenêtre de recherche interne de Wikipedia les termes “biotic origin petroleum” (puisque la terminologie de Wikipedia concernant le pétrole en anglais est “petroleum” et non pas “oil” ce qui est plus spécifique convenons-en), or que découvrons-nous avec stupeur?

Qu’il n’y a pas de page sur Wikipedia concernant une origine biologique / biotique du pétrole. Intrigant non lorsqu’il s’agit de fait de la théorie du “consensus scientifique” à cet égard ?

La théorie officielle prévalente sur l’origine du pétrole n’ayant apparemment aucun soutien de la science, nous nous sommes donc penchés sur l’autre théorie de l’origine du pétrole, celle de l’origine abiotique, non biologique donc, qui elle semble avoir un soutien scientifique tout autre, loin d’une hypothèse érigée en dogme, comme cela semble être de plus en plus le cas lorsqu’on prend la peine de rechercher et de creuser le contenu de certaines “théories scientifiques”.

Récapitulons donc ce que nous savons jusqu’ici: le pétrole n’est pas une découverte récente, “l’huile de roches” était déjà utilisée dans l’antiquité et était connue déjà au XVIIIème Siècle lorsque Lomonosov énonça son hypothèse biotique. Celle-ci fut réfutée rapidement par le scientifique allemand Alexander Von Humbolt et le Français Gay-Lussac, puis au XIXème siècle les chimistes français et russe Marcelin Berthelot et Dimitri Mendeleev (le même Mendeleev qui laissa son nom à la table périodique des éléments chimiques) démentirent également l’hypothèse de Lomonosov. Comme vous le verrez dans les articles subséquemment présentés, Berthelot constata et prouva que l’on pouvait obtenir du pétrole à partir d’élements non organiques, mais ne prît pas position quant à l’origine du pétrole. Mendeleev quant à lui, fît clairement état que le pétrole était d’origine abiotique (non-organique) et profonde, qu’il était généré dans le manteau terrestre comme élément primordial et émît l’hypothèse que sa remontée vers des profondeurs moins importantes était dûe à un “système de failles” sous-terrain.

Les choses en restèrent plus ou moins là jusqu’à l’après seconde guerre mondiale. Celle-ci laissa l’URSS sans ressources et comme un pays ne produisant qu’une infime portion du pétrole nécessaire à son développement énergétique, industriel et commercial. Dès 1946, l’URSS lança un projet pour le pétrole comparable à ce que fut le “Manhattan Project” pour le développement nucléaire aux Etats-Unis.

Le pays lança ses forces vives scientifiques spécialisées et survivantes à la guerre et aux purges staliniennes dans l’étude, la compréhension géologique et chimique du pétrole et de ses origines afin de mieux en maitriser la recherche et la production.

En 1951, le Professeur Nikolaï Kudryavtsev annonça les résultats des recherches soviétiques par son académie des sciences en énonçant la “théorie russo-ukrainienne de l’origine profonde et abiotique du pétrole”. Trés vite, d’autres professeurs à la pointe des sciences concernées tels les professeurs Kropotkin, Dolenko, Shakhvarstova, Linetskii, Porfir’yev et Anikiev rejoignirent les conclusions du professeur Kudryavtsev. Depuis cette période, l’URSS et maintenant la Russie, est devenue progressivement le plus gros producteur et exportateur de pétrole au monde.

La théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole a fait l’objet de plus de 4 000 articles scientifiques publiés en Russie et en Ukraine par leurs académies scientifiques respectives et instituts de recherches géologiques et pétroliers. De vastes champs d’exploitation pétrolière ont été découverts et exploités utilisant la théorie abiotique et a permis aux Russes de développer et d’affiner leur technique de forage profond, dont ils sont les maîtres absolus aujourd’hui et de faire moins d’erreur de localisation des gisements qu’avec l’application de la théorie biotique qui elle donne statistiquement un puit commercialement exploitable tous les 28 forages en moyenne ce qui revient à laisser une très grande part de l’exploitation à la chance.

Plus proche de nous, deux professeurs américains ont expliqués la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique du pétrole en occident, les professeurs J.F. Kenney (M.I.T alumni) et membre de l’académie des sciences de Russie, qui travailla avec les Russes dès 1975 et dont certains des articles scientifiques écrits avec d’éminents chercheurs russes et ukraniens, ont été traduits de l’anglais par nos soins et seront publiés ici-même pour que le lectorat puisse se faire une idée informée et non déformée de la question. En effet, ces articles souvent cités, parfois hors contexte, n’ont jamais été traduits en français à notre connaissance. Nous les référençons également ci-après en anglais ainsi que le site internet du Professeur Kenney.

Egalement le professeur Thomas Gold, astrophysicien, professeur à l’université de Cornell et membre de l’Académie Nationale des Sciences des Etats-Unis, fut un adepte de la théorie abiotique du pétrole. Le professeur Gold écrivit un livre en 1999 intitulé: “The Deep Hot Biosphere, the myth of fossil fuel” (La biosphère chaude profonde, le mythe du carburant fossile). Ce livre n’a pas été traduit en français à notre connaissance.

Nous n’allons pas entrer ici dans les détails de la théorie, car nous avons traduit de l’anglais des articles clefs afin que tout à chacun puisse lire et comprendre de quoi il retourne par ceux-là même qui l’on étudié de très près. Dû au volume d’information, ces articles seront publiés ici-même dans les semaines à venir en plusieurs parties. Nous vous laisserons seuls juges du bienfondé de la chose.

Si la théorie russo-ukrainienne abiotique profonde du pétrole est juste (comme la solide science qui l’étaye semble le confirmer), quelles sont donc les implications directes et indirectes de la chose ?

  • Si la théorie est juste, le pétrole n’a donc aucune origine biotique. Il est un produit primordial dont la génèse a lieu dans le manteau terrestre à de grandes profondeurs et dans des conditions de chaleur et de pression très élevées (minimum 25Kbar). Ce qui veut dire que la quantité de pétrole générée par la Terre n’est fonction que de la quantité de matériaux primordiaux impliqués à la formation originelle de la planète.
  • Cette source n’est pas “épuisable” à l’échelle humaine et la génèse en est constante.
  • La théorie de l’ingénieur Hubbert sur le “pic de production pétrolier” (ingénieur de la Shell qui émit sa théorie en 1956) est fausse, ce qui a été coroborré à maintes reprises dans la mesure où des gisements pétroliers sont constamment découverts en Russie et ailleurs dans le monde et ce dans des endroits qui seraient improbables à la découverte et l’exploitation pétrolières en suivant les canons de la théorie biotique de l’origine du pétrole.
  • Ceci a donc des répercussions économiques et géopolitiques: les prix du pétrole sont essentiellement spéculatifs en induisant un facteur de scarcité qui a été créé de toute pièce à des fins commerciales (profit) et de contrôle géopolitiques (des prix et de la recherche/exploitation ainsi que des zones géographiques par ingérence, guerres ouvertes directes ou guerres par proxy).

Michael Lynch, un chercheur au Centre des Etudes Internationales au MIT, écrit en conclusion de son article “The New Pessimism about Oil Resources: Debunking the Hubbert Model (and Hubbert Modelers)”

“Le nombre d’inconsistances et d’erreurs couplé avec l’ignorance de la plupart des recherches antérieures, indiquent que l’école du modèle de Hubbert n’a pas découvert de nouveaux résultats dévastateurs, mais a plutôt rejoint un groupe qui a trouvé qu’un grand corps de données mène souvent à une forme particulière de laquelle ils essaient de deviner des lois physiques. Le travail des adeptes de la théorie de Hubbert a été prouvé incorrect en théorie et basé lourdement sur des hypothèses que les preuves factuelles démontrent comme étant fausses. Ils ont de manière répétée mal interprété les effets politiques et économiques comme étant le reflet des contraintes géologiques et mal compris la causalité de l’exploration inhérente, de la découverte et de la production.

Le problème majeur des modèles de type Hubbert est une dépendance à une variable URR (Ultimate Revoverable Resources) comme un chiffre statistique plutôt qu’à une variable dynamique, qui change avec la technologie, la connaissance, l’infrastructure et d’autres facteurs, mais qui croît en premier chef. Campbell et Laherrere ont clâmé avoir développé de meilleures méthodes analytiques pour résoudre ce problème, mais leurs propres estimations ont augmenté et vraiment rapidement.

Le résultat a été exactement comme prédit par Lynch (1996) pour cette méthode: une série de prédictions de pic de production pétrolière à terme et un déclin, qui doit être révisée à la hausse répétitivement dans le futur. Ceci de manière suffisamment conséquente de façon à suggérer que les auteurs eux-mêmes fournissent les preuves que les ressources pétrolières ne sont pas sous stress, mais augmentent de fait plus vite que la consommation ! “

Le modèle de pic pétrolier d’Hubbert est donc déjà mis en question sans même aborder la question de l’origine du pétrole.

Qu’en dire donc à la lumière de la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole ?

Est-ce déjà une coïncidence que la théorie d’Hubbert fut énoncée en 1956, soit environ 5 ans après que la théorie abiotique fut énoncée par le professeur Kudryavtsev ? Un évènement isolé peut paraître souvent anodin, mais replacé dans son contexte, cela peut prêter parfois à d’autres interprétations. La théorie du “pic de production pétrolier” et les modèles qui s’en suivirent ne furent-ils pas produits pour surenchérir la thèse biotique et donc ainsi garantir aux compagnies pétrolières une nouvelle base de régulation des prix du pétrole à long terme en jouant en permanence sur la rareté induite et non réelle du produit? Possible, probable… En tous les cas la question se doit d’être posée.

Ainsi donc, à la lumière de la théorie abiotique du pétrole, celui-ci ne serait pas un produit fini dans le sens où la théorie biotique l’entend. Il ne serait sujet dans sa formation profonde qu’à la quantité de matières carbonée et minérale inclues dans le manteau terrestre à la formation de la terre il y a plus de 4 milliards d’années.

Si le pétrole n’est pas rare et des gisements sont régulièrement découverts, il n’y a donc aucune raison que les prix augmentent si ce n’est de manière spéculative et artificielle. D’aucuns diront que le pétrole profond coûte plus cher à l’exploitation. Certes, mais que dire du coût d’une production “hasardeuse” basée sur une théorie biotique du pétrole qui laisse 27 forages sur 28 secs ou non commercialement exploitable? Tandis que les forages profonds abiotiques russes et ukrainiens (comme les champs pétroliers de la région du Dniepr-Donetsk et certaines exploitations vietnamiennes entr’autres) produisent commercialement à un bien meilleur ratio et donc réduisent les coûts par une augmentation de la fiabilité des découvertes.

Alors le pétrole doit-il ètre remplacé comme source d’énergie?

La réponse à notre sens est oui car son obsolescence est évidente. Il y a certainement des sources énergétiques plus efficaces, moins polluantes et plus économiques que la source énergétique pétrolière. L’énergie à base de pétrole continue parce que le prix et les profits réalisés par un cartel de compagnies pétrolières transnational (lié aux banques ne l’oublions pas) sont énormes et que profit et la puissance économico-politique entretenue sont les deux motivateurs essentiels.

Si le pétrole du jour au lendemain était accepté de manière “consensuelle” comme étant abiotique et donc abondant, non tarissable à l’échelle humaine, les prix chuteraient immanquablement car la thèse de la scarcité (mensongère) du produit s’effondrerait comme un château de cartes. L’exploitation deviendrait moins rentable, les profits s’amoindriraient pour devenir plus anodins et ceci ouvrirait immanquablement les portes à des recherches pour des sources d’énergies nouvelles fiables, comme la géothermie par exemple voire la reprise de travaux sur la fusion froide, bloquées depuis des décennies par le cartel pétrolier aux abois, qui n’a aucun intérêt à laisser la théorie scientifique du pétrole abiotique prendre le dessus sur son hypothètique rivale qui rapporte tant en escroquant le monde. Le pétrole cher est une garantie de sécurité et de puissance pour le cartel et les politiques. L’utilisation du pétrole deviendra t’elle inutile ? Non, tant que nous n’aurons pas trouvé de substitution à la gigantesque industrie pétrochimique de transformation, qui elle génère la véritable pollution planétaire ainsi que de substantiels profits bien évidemment. Le dogme pseudo-scientifique du réchauffement climatique anthropique et du “CO2 polluant” est une autre diversion sur les véritables problèmes de pollution. Le CO2 n’est pas un facteur majeur de réchauffement, en fait son augmentation dans l’atmosphère suit naturellement un réchauffement de la planète et non pas l’inverse. C’est parce qu’il fait plus chaud (pour un tas de raisons bien plus naturelles qu’anthropiques) qu’il y a plus de CO2 atmosphérique (relâché hors de solution par les océans notemment) et non pas plus chaud parce qu’il y a plus de CO2… Encore une fois, la pseudo-science a trompé et trompe encore le public.

Une fois de plus, les politiques ont récupérés une hypothèse et l’ont fait ériger en dogme par des scientifiques complaisant et essentiellement financés pour ce faire.

Les promoteurs de la théorie de l’origine biotique du pétrole en occident affirme que la théorie abiotique russo-ukrainienne est “marginale” et peu suivie, mais reconnaissent néanmoins l’existence de pétrole abiotique, mais pas en “quantité suffisante pour être commercialement exploitable”. Plus de 4 000 articles scientifiques publiés en langue russe en 60 ans, n’est pas exactement ce que l’on pourrait appeler “marginal”. D’aucuns disent alors: “pourquoi les Russes ne promeuvent ils pas plus leur théorie si elle est vraie ?” Le problème est qu’ils le font. Ils l’ont fait dans bien des conférences internationales sur le sujet, dans l’indifférence et l’oprobe générales. Quelques articles ont été publiés après traduction en anglais. Un article de Kenney et al. fut publié en 2002 dans la revue “Proceedings of the National Academy of Science” aux Etats-Unis. Nous l’avons traduit en français et nous le publierons ici avec d’autres.

Cet article fut l’objet d’un compte-rendu éhonté et tronqué dans la revue “Nature”, réputée être la “bible de la publication scientifique” de langue anglaise et basée à Londres.

Cet article déclancha la colère des auteurs, tous professeurs de haut niveau théorique et expérimental de l’académie des sciences de Russie et institutions affiliées. Une lettre de blâme et de demande de rectification fut envoyée à la direction de la revue “Nature”. Nous publierons également cette lettre, que nous avons traduite en français.

Dans toute cette affaire d’origine du pétrole, ce qui nous choque le plus est de constater qu’une fois de plus, la science semble aboir été détournée à des fins politico-économiques pour toujours servir les intérêts du petit nombre et jamais l’intérêt des peuples.

Notre désir ici n’est que d’essayer apporter un autre angle sur un débat qui ne cesse de pourrir la vie de la Terre entière.

Des guerres, des massacres, des mensonges, des trahisons sont perpétrés au nom du sacro-saint pétrole, de son contrôle, de la spéculation sur les prix et la production et des profits gargantuesques qu’ils générent. Tout cela semble t’il par le truchement d’une science bidouillée, comme l’est celle du soi-disant “réchauffement climatique anthropique” et son hypothèse non vérifiée érigée en dogme, comme l’est celle de la sociologie et les thèses malthusiennes et social-darwinistes érigées en dogme, comme le sont les hypothèses des économistes encore érigées en dogme pour justifier du pillage du monde , de la concentration des richesses en le moins de mains possibles et l’hégémonie perpétuelle d’une caste de parasites qui exploitent l’humanité entière pour leur profit et le contrôle toujours plus avant des personnes et des biens…

Le modus operandi semble être établi: prendre une hypothèse qui correspond aux intérêts du petit nombre, l’ériger en dogme en inondant la recherche de fonds afin de faire ressortir la “science” derrière le dogme et en même temps torpiller et anihiler toute velléité de dire le contraire aussi scientifiquement valide soit la thèse opposée, tenir la ligne du dogme selon le principe fondamental et vital propagandiste qui dit que plus un mensonge est gros, plus il a de chances de passer et plus il est répété, plus il a de chances de devenir “vérité” axiomatique non discutable.

L’hégémonie culturelle de la classe dominante et sa propension à manipuler la science pour son profit oligarchique est aujourd’hui le véritable danger planétaire. Il faut en sortir au plus tôt. Il en va de notre survie, purement et simplement. Nous vivons de facto dans une ère de dictature scientifique dont l’efficacité oppressive est dévastatrice.

Il nous faut douter de tout et rechercher la vérité souvent présente dans le fatras ambiant à porté de main et d’esprit, mais enfouie à dessein afin que les dogmes pseudo-scientifiques prévalent.

En complément de cet article de présentation, nous publierons quatre articles que le professeur Kenney a écrit avec ses collègues russes et ukrainiens, que nous avons traduits en français ce qui n’a jamais été fait auparavant aussi loin que nous le sachions. Ces articles seront publiés un par un dans les semaines à venir et constitueront autant de parties à cet article initial de Résistance 71. Nous publions ci-dessous l’adresse du site internet du professeur Kenney où les articles (en anglais) concernés et d’autres sont répertoriés.

Bonne lecture et à suivre donc…

2ème Partie

Bibliographie:

http://www.gasresources.net/ Professeur J.F. Kenney

http://www.csun.edu/~vcgeo005/Energy.html

“The Deep Hot Biosphere, the myth of fossil fuels”, Professeur Thomas Gold, Copernicus Books, 1999.

http://www.xplora.org/ww/fr/pub/xperimania/news/world_of_materials/living_without_petrochemicals.htm

http://blogs.mediapart.fr/blog/vincent-verschoore/020710/bp-le-golfe-et-le-petrole-abiotique

http://physicsworld.com/cws/article/news/20222

http://www.gasresources.net/ThrmcCnstrnts.htm

http://www.nytimes.com/gwire/2009/07/31/31greenwire-fossil-fuels-without-the-fossils-new-research-sa-796.html

http://www.gasresources.net/Lynch(Hubbert-Deffeyes).htm

http://www.digitaljournal.com/article/266424?tp=1

Articles originaux qui ont été traduits en français et qui seront publiés sur Résistance 71:

2ème partie:

http://www.gasresources.net/introduction.htm

 

3ème partie:

http://www.gasresources.net/DisposalBioClaims.htm

4ème partie:

http://www.gasresources.net/alkaneGenesis.htm

5ème partie:

http://www.gasresources.net/Nature(Editor01).htm 

6ème partie:

http://www.gasresources.net/OnSpontaneiousRenewalVasyl.htm