Archive pour pétrole abiotique J F Kenney

Résistance politique et économique: La vérité sur le pétrole (abiotique) et l’escroquerie du « pic pétrolier » mettra fin à une grande partie des guerres impérialistes…

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, politique et lobbyisme, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 5 février 2017 by Résistance 71

Si Engdahl avait déjà abordé le sujet du pétole abiotique par le passé, nous avions également, en juin 2011, mené une enquête et traduit quelques articles scientifiques étonnants en provenance notamment du Dr. J.F Kenney, un américain membre de l’académie des sciences russe depuis la fin des années 1970 et qui travaille depuis plus de 40 ans avec les meileurs experts russes et ukrainiens en ce domaine.
Tout comme pour Engdahl, notre série de 6 articles couvrant le sujet et intitulée “Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole (abiotique)…” est devenue un des plus gros succès de lecture de l’histoire de Résistance 71. Nous vous invitons à (re)lire cette série qui en explique plus long que les articles de Engdahl ainsi que de consulter notre dossier “Pétrole Abiotique” sur ce blog. Nous le disons depuis 6 ans: l’affaire du “pic pétrolier” et de la “rareté” du pétrole, du gaz et en fait de tout hydrocarbure plus lourd que le méthane, ne sont que des mythes, inventés et savamment entretenus par les pétroliers à des fins spéculatives et justificatrices de domination coloniale.
Le pétrole n’est pas “fossile” (biotique), il est abiotique, il n’est pas rare, on nage dedans, littéralement et tous les ans les “nouvelles découvertes” de champs pétroliers et gaziers “étonnent” les “experts” Pinnochio du système. Le véritable prix d’un barril de “brut” est sans doute de l’ordre de 8 à 10 US$ et à ce prix, ce n’est plus rentable et il devient normal de trouver une source énergétique de remplacement, ce qui ruinerait de facto les majors de cette arnaque du pétrole. Il faut que le public, partout, pose les questions qui dérangent, les questions qui tueront une grande partie des revenus de l’oligarchie criminelle aux manettes.
Les scientifiques russes et ukrainiens, le pr. Kenney, William Engdahl, nous, et tous ceux comme le SF qui relaient cette information vitale et censurée depuis des années, remplissent leur devoir de vérité envers l’humanité. Que cette information devienne générale et ce sont des millions de vie qui seront sauvées, ce seront autant de guerre qui ne seront plus menées pour une commodité énergétique n’ayant plus aucune valeur (ce qui ne résoudra pas le problèmes des produits dérivés rapportant des millairds à la pétrochimie, contrôlée par le même cartel criminel bien entendu, mais on peut produire des polymères dérivés depuis du pétrole synthétique, il y a toujours une solution quand on veut vraiment…).

Qu’on se le dise !!

~ Résistance 71 ~

 

Rex Tillerson, mythes, mensonges et guerres autour du pétrole

 

William Engdahl

 

29 janvier 2017

 

url de l’article en français:

http://lesakerfrancophone.fr/rex-tillerson-et-les-mythes-mensonges-et-guerres-autour-du-petrole

 

Rex Tillerson, l’ancien PDG du géant pétrolier ExxonMobil, n’a pas été désigné secrétaire d’État en raison de son expérience diplomatique. Il est là parce qu’il est évident que les patriarches qui sont derrière le projet Trump, Warren Buffett, David Rockefeller, Henry Kissinger et d’autres, veulent une personne venant de la grande industrie pétrolière pour guider la politique étrangère américaine pendant les quatre prochaines années. À peine devenu président, Trump a donné son feu vert aux controversés pipelines KeystoneXL qui ne livreront pas de pétrole étasunien, mais les coûteux sables bitumineux canadiens. Son Agence de protection de l’environnement adopte une attitude amicale face aux dangers environnementaux dûs à la production de gaz de schiste. Mais le plus important, avec le secrétaire Tillerson, est que les États-Unis planifient une réorganisation majeure du contrôle du pétrole, revenant à la déclaration souvent citée de Kissinger : « Si vous contrôlez le pétrole, vous contrôlez des nations entières ou des groupes de nations. »

Je voudrais raconter ici le récit de mon propre changement de conviction au sujet de la genèse des hydrocarbures, car je pense qu’il deviendra de plus en plus important dans un proche avenir, de saisir précisément en quoi consiste vraiment le jeu des quatre grands géants pétroliers anglo-américains, ExxonMobil, Chevron, Shell et BP. Il s’agit de créer des mythes, des mensonges et, finalement, des guerres pétrolières fondées sur ces mythes et ces mensonges.

Cela se passe à la fin de l’année 2002, alors que l’administration américaine Bush-Cheney était déterminée à détruire l’Irak et à renverser Saddam Hussein. Le fait que le gouvernement américain risquait une rupture potentielle avec ses alliés européens et ses autres alliés importants pour une menace irakienne, réelle ou imaginée, me laissait fort perplexe. Il devait y avoir quelque chose de plus profond, me suis-je dis.

Puis, un ami m’a envoyé l’article d’un site aujourd’hui fermé, From The Wilderness, fondé par feu Mike Ruppert. L’article exposait un argument majeur, disant que le volume de pétrole dans le sol est limité et disparaît rapidement. Il soutenait que le plus grand gisement de pétrole de l’histoire, Ghawar en Arabie Saoudite, était tellement appauvri qu’il y avait besoin d’injecter des millions de barils d’eau par jour pour obtenir une production, toujours en baisse, de pétrole brut. Il affirmait que la Russie avait dépassé son « pic » pétrolier.

 

Il illustrait cette notion avec le célèbre graphique en cloche, dit courbe de Gauss [Aussi connu sous le nom de Pic de Hubbert, NdT]. Le monde, après plus d’un siècle dans l’ère des hydrocarbures, avait consommé tellement de pétrole que nous étions proches du « pic absolu ». Voilà sa thèse.

Quel pic absolu ?

J’ai creusé plus profond, trouvé d’autres articles sur le thème du pic pétrolier. Cela offrait une explication plausible pour cette stupide guerre en Irak. Après tout, l’Irak, selon les estimations, possédait la deuxième plus grande réserve de pétrole non exploitée au monde, après l’Arabie saoudite. Si le pétrole devenait si rare, cela permettait d’expliquer les motifs de cette guerre.

J’ai donc décidé d’approfondir une question aussi cruciale que l’avenir du pétrole mondial et son impact potentiel sur la guerre et la paix dans le monde, la prospérité mondiale ou la famine.

J’ai assisté à la conférence annuelle de l’Association pour l’étude du pic pétrolier (ASPO), qui s’est tenue en mai 2004 à Berlin. Là, j’ai rencontré les gourous du pic pétrolier, Colin Campbell, géologue à la retraite de Texaco, dont les recherches sur la production des puits donnait au pic pétrolier une base scientifique apparente ; Matt Simmons, un banquier du monde pétrolier du Texas qui a écrit un livre intitulé Twilight in the desert, dans lequel il prétend que le site de Ghawar a largement dépassé son pic de production. Mike Ruppert était également présent, comme l’était l’auteur sur les pics pétroliers, Richard Heinberg.

Loin d’être menée comme une démonstration géophysique de haut niveau pour expliquer le pic pétrolier, j’ai été très déçu d’être le témoin de batailles verbales amères et acharnées entre les critiques du pic pétrolier, comme cet expert de l’Agence internationale de l’énergie de Paris et les avocats du pic pétrolier, qui en sont arrivés à lancer des attaques ad hominem contre l’expert parisien, plutôt que de développer des arguments scientifiques sérieux.

Quelques semaines plus tard, j’ai décidé de m’entretenir avec le président d’ASPO International, le physicien atomique suédois Kjell Aleklett, dans son université d’Uppsala, en Suède, pour tenter d’obtenir une argumentation scientifique plus approfondie au sujet du pic pétrolier. Là, Aleklett m’a montré son dernier diaporama. Il soutenait que comme le pétrole était un combustible fossile, nous savions, par l’étude de la tectonique des plaques, où se trouvaient tous les principaux gisements de pétrole. Puis, citant l’épuisement de la production dans la mer du Nord, à Ghawar, au Texas et dans quelques autres endroits, Aleklett a proclamé : « Voilà ! L’affaire est prouvée. » Pour moi, c’était tout sauf prouvé.

Un autre point de vue

À ce moment-là, après la démonstration d’Aleklett, qui ne peut être décrite que comme un diaporama chargé d’assertions non prouvées, j’ai commencé à remettre en question ma conviction antérieure au sujet du pic pétrolier. Des mois auparavant, un ami chercheur allemand m’avait envoyé l’article d’un groupe de géophysiciens russes sur ce qu’ils appelaient les « origines abiotiques » des hydrocarbures. Je l’avais mis de côté pour une future lecture, alors je l’ai ouvert et je l’ai lu. J’ai été impressionné, pour dire le moins.

Au fur et à mesure de ma recherche de traductions de journaux scientifiques sur les abiotiques russes, j’ai creusé le sujet plus en profondeur. J’y ai appris que les recherches hautement confidentielles de l’ère soviétique avaient commencé dans les années 1950, au début de la Guerre froide. Staline avait donné mandat aux principaux géo-scientifiques soviétiques pour, tout simplement, s’assurer que l’URSS était entièrement autosuffisante en pétrole et en gaz. Elle ne devait pas répéter l’erreur fatale qui avait coûté deux guerres mondiales à l’Allemagne à cause de sa non-autosuffisance pétrolière.

Étant des scientifiques sérieux, ils n’ont rien pris pour acquis. Ils ont commencé leur travail par une recherche exhaustive dans la littérature scientifique mondiale pour trouver une preuve rigoureuse de la genèse des hydrocarbures, à commencer par la théorie largement acceptée des combustibles fossiles. À leur grande surprise, ils n’ont pas trouvé de preuve scientifique sérieuse dans toute cette littérature.

J’ai alors lu les recherches interdisciplinaires menées par des universitaires comme le professeur V.A. Krayouchkine, directeur du département d’exploration pétrolière de l’Institut des sciences géologiques de l’Académie des sciences ukrainienne à Kiev, l’un des principaux scientifiques abiotiques.

Krayouchkine a présenté un exposé, après la fin de la guerre froide, à une conférence du DOSECC (Forage, observation et échantillonnage de la croûte continentale de la terre) à Santa Fe, Nouveau-Mexique, en 1994. Krayuchkine y a présenté ses recherches menées dans la région de Dniepr-Donetsk, en Ukraine. La géologie traditionnelle et commune aurait soutenu que cette région est stérile en pétrole ou en gaz. Les géologues traditionnellement formés ont soutenu qu’il était insensé de chercher du pétrole ou du gaz là, à cause de l’absence complète de toute « roche mère » – les formations géologiques spéciales qui, selon la théorie géologique occidentale, sont des roches uniques où des hydrocarbures ont été produits ou sont susceptible d’être générés – vraisemblablement, les seuls endroits où le pétrole pourrait être trouvé, d’où le terme « mère ».

Ce que Krayouchkine a présenté à l’auditoire incrédule de géologues et de géo-scientifiques américains allait à l’encontre de toute leur formation sur la genèse pétrolière. Krayouchkine a soutenu que les découvertes de pétrole et de gaz dans le bassin d’Ukraine provenaient de ce que les géologues ont appelé le « sous-sol cristallin », des roches profondes où la théorie géologique occidentale prétend que le pétrole et le gaz (qu’ils ont appelé « combustibles fossiles ») ne peuvent être trouvés. Aucun fossile de dinosaure ni aucun reste d’arbre n’aurait pu être enterré si profondément, selon la théorie occidentale.

Pourtant, les Russes y ont trouvé du pétrole et du gaz, quelque chose d’équivalent à Galilée disant à la Sainte Inquisition que le Soleil – et non la Terre – était le centre de notre système. Selon un participant, le public n’a pas du tout été intéressé par les implications de la géophysique russe.

L’orateur de Kiev a ensuite déclaré aux scientifiques présents à Santa Fe, que les efforts de l’équipe ukrainienne pour chercher du pétrole là où la théorie conventionnelle prétend que l’on ne peut pas en trouver, ont en réalité réussi et permis d’exploiter des champs pétroliers et gaziers commerciaux.

Il a décrit en détail les tests scientifiques qui ont été menés sur le pétrole découvert, pour évaluer leur théorie selon laquelle le pétrole et le gaz ne provenaient pas de la surface – comme le suppose la théorie classique des combustibles fossiles –, mais plutôt d’une profondeur de quelque deux cents kilomètres. Les tests ont confirmé que le pétrole et le gaz provenaient en effet d’une grande profondeur.

L’orateur a clairement expliqué que la compréhension des scientifiques russes et ukrainiens sur l’origine du pétrole et du gaz était aussi différente de celle des géologues occidentaux que le jour de la nuit.

Encore plus choquant pour le public, le rapport de Krayouchkine indiquait qu’au cours des cinq premières années d’exploration de la partie nord du bassin de Dniepr-Donetsk, au début des années 1990, un total de 61 puits ont été forés, dont 37 furent commercialement productifs, un taux de réussite de plus de 60%. Pour une industrie pétrolière où le taux de réussite de 30% est la moyenne, 60% est un résultat impressionnant. Il a décrit, puits par puits, les profondeurs, les flux de pétrole et les autres détails.

Plusieurs de ces puits allaient jusqu’à une profondeur de plus de quatre kilomètres, une profondeur d’environ 13 000 pieds dans la Terre et certains produisaient jusqu’à 2 600 barils de pétrole brut par jour, soit près de 3 millions de dollars par jour aux prix du pétrole en 2011.

Après cette conférence, je suis entré personnellement en contact avec l’un des principaux scientifiques abiotiques russes, Vladimir Koutcherov, professeur à l’Institut royal suédois de technologie, le MIT suédois. Nous nous sommes rencontrés plusieurs fois et il m’a formé sur l’origine de tous les hydrocarbures. Ils ne viennent pas de dinosaures morts ni de détritus de restes d’origines biologiques. Le pétrole est plutôt constamment généré dans les profondeurs du noyau terrestre, dans ce four nucléaire géant que nous appelons le noyau. Sous l’effet d’une température et d’une pression énormes, le méthane primaire est forcé à remonter à la surface en passant par ce qu’ils appellent des canaux de migration situés dans la croûte terrestre. Effectivement, Koutcherov a démontré que les puits de pétrole « à sec » existants, si on les laisse non exploités pendant plusieurs années, peuvent se « recharger » avec du nouveau pétrole neuf venant des profondeurs. Selon les conditions environnantes, le méthane migre vers le haut, et peut rester gaz, devenir pétrole brut, goudron ou charbon.

Les implications de cette genèse terrestre des hydrocarbures ont été profondes et m’ont forcé à changer de croyance. J’ai lu ensuite les fascinantes théories géophysiques du brillant scientifique allemand Alfred Wegener, le véritable découvreur de ce qui, dans les années 1960, a été nommé théorie des plaques tectoniques. Je me suis rendu compte que notre monde, comme l’a fait remarquer l’économiste pétrolier néerlandais Peter O’Dell, « ne manquait pas de pétrole, mais devenait du pétrole ». Partout, du Brésil à la Russie, à la Chine, au Moyen-Orient. J’ai écrit ce qui est devenu l’un de mes articles en ligne les plus lus, « Confessions d’un ex-croyant en pic pétrolier », en 2007.

En fait, je me suis rendu compte que les fondements de la géologie pétrolière occidentale étaient une sorte de religion. Plutôt que d’accepter la Naissance divine, les croyants du pic pétrolier ont accepté la Divine Origine fossile. Aucune preuve nécessaire, il suffit d’y croire. À ce jour il n’existe pas un seul document scientifique sérieux prouvant la genèse fossile des hydrocarbures. Le scientifique russe Mikhail Lomonosov l’avait proposée comme simple hypothèse, dans les années 1760. Elle a servi à l’industrie pétrolière américaine, en particulier la famille Rockefeller, pour construire une immense fortune basée sur le mythe de la pénurie de pétrole.

Aujourd’hui, la nouvelle Administration américaine du Président Trump, avec son Secrétaire d’État,  un ancien d’ExxonMobil, Rex Tillerson, retourne à l’ère du Big Oil après huit ans d’Obama et ses stratégies alternatives. Si notre monde doit éviter encore plus de carnage et de guerres inutiles alors que le pétrole abonde, il serait important d’étudier la véritable histoire de notre Âge du pétrole. En 2012, j’ai publié un livre basé sur ce travail, intitulé « Mythes, mensonges et guerres du pétrole ». Pour ceux qui sont intéressés, je suis convaincu que vous y trouverez une vision alternative utile.

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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole (abiotique)… Seconde addition au dossier… (Dr J.F. Kenney)

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Nous avons expliqué dans notre introduction à ce dossier sur l’origine abiotique (non-« fossile ») du pétrole et de tous les hydrocarbures plus lourds que le méthane en accord avec la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole, que nous ne sommes pas « pro » pétrole, mais que le chemin vers son remplacement comme source énergétique passe par la reconnaissance du fait que pétrole et gaz naturel sont d’origine non biologique, qu’ils sont créés sous très hautes pressions et températures dans le manteau de la Terre et qu’ainsi leurs réserves terrestres sont de fait quasi inépuisables à l’échelle humaine. Reconnaître cela c’est reconnaître que la théorie du pic pétrolier et de la « rareté » du produit ne sont que des escroqueries qui permettent de contrôler gisements et prix par la classique méthode spéculative du capitalisme criminel.

Nous avons retrouvé et traduit ci-dessous, un autre article du Dr. Kenney, ingénieur et chercheur américain membre de l’académie des sciences de Moscou , écrit en 1996 et qui synthétise très bien l’affaire de l’origine du pétrole. Ceci est toujours on ne peut plus d’actualité au vu de la situation en Ukraine et de la « découverte » de gisements importants de gaz en Ukraine de l’Ouest et en Mer Noire, gisements qui seront exploités par Exxon et Chevron. Dans cet article, Kenney explique que la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole et hydrocarbures plus lourds que le méthane, n’est ni une théorie « marginale », ni même une théorie sujette à débat en Europe de l’Est, le débat scientifique ayant eu lieu entre 1951 et la fin des années 70, avec pour résultat sa validation scientifique, chose des plus importantes à noter…

Pour arrêter la guerre du pétrole et les guerres à cause du pétrole, il suffit que cette origine abiotique inépuisable devienne enfin un acquis définitif pour que la spéculation s’arrête, ce qui provoquerait une chute rapide des prix du baril et ouvrirait une véritable fenêtre d’opportunité pour des énergies plus saines et moins polluantes, pourvu qu’on empêche les habituels criminels capitalistes (privés ou d’état, c’est la même chose) de pouvoir spéculer sur la ou les nouvelles sources…

Lisez notre dossier sur la question et diffusez sans modération. La diffusion de la vérité nous fera sortir de la spirale mortifère de spéculation, de mensonge et de contrôle, induite par les majors du pétrole et les banquiers pour contrôler le monde , les ressources énergétiques et les peuples.

Dossier « pétrole abiotique »

 

— Résistance 71 —

 

Considérations sur les récentes prédictions de pénurie de pétrole à venir évaluées d’après la perspective de la science pétrolière moderne.

 

J. F. Kenney

1996

 

JOINT INSTITUTE OF THE PHYSICS OF THE EARTH

RUSSIAN ACADEMY OF SCIENCES, Moscow;

GAS RESOURCES CORPORATION, Houston.

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

RÉSUMÉ:

Pendant près d’un siècle, des prédictions variées ont été faites sur ce que la race humaine allait être à court de pétrole de manière imminente. Le temps a prouvé que toutes ces prédictions étaient foncièrement fausses. Il est noté ici comment toutes ces prédictions dépendaient en fait fondamentalement d’une hypothèse formulée au XVIIIème siècle, disant que le pétrole était (miraculeusement) issu de la décomposition de détritus biologiques et en conséquence limité quant à son abondance. Cette théorie a été remplacée ces 40 dernières années par la théorie russo-ukrainienne de l’origine profonde abiotique du pétrole, qui a établi que le pétrole est matériau primordial provenant des grandes profondeurs de la Terre. Ainsi, l’abondance en hydrocarbures n’est limitée que par la quantité de matériaux primordiaux incorporés à la formation de la Terre et que leur disponibilité ne dépend que du développement technologique et de la compétence en matière d’exploration et d’exploitation.

 

“L’huile de roche se forme alors que de petits corps d’animaux, enfouis dans les sédiments, qui sous l’influence d’une température et d’une pression plus élevées agissant pendant une longue période, se transforment en huile de roche [pétrole ou pétrole brut]”

Académicien Mikhailo V. Lomonosov, « Slovo o reshdenii metallov ot tryaseniya zemli, » Proceedings of the Imperial Academy of Sciences, St. Petersburg, 1757.

 “L’abondante prépondérance des preuves géologiques amène inévitablement à la conclusion que le pétrole brut et le gaz naturel n’ont aucune connexion intrinsèque avec la matière biologique originaire à proximité de la surface de la Terre. Ils sont des matériaux primordiaux qui ont éruptés des grandes profondeurs.”

Académicien Professeur Vladimir B. Porfir’yev, senior petroleum exploration geologist for the U.S.S.R., at the All-Union Conference on Petroleum and Petroleum Geology, Moscow, 1956.

“L’analyse statistique thermodynamique a clairement établi que les molécules d’hydrocarbures dont fait partie le pétrole demande de très hautes pressions pour pouvoir se former, des pressions qui sont comparables à celles requises pour la formation du diamant. En ce sens, les molécules d’hydrocarbures sont des polymorphes à haute pression du système de carbone réduit, comme le diamant l’est du carbone élémentaire. Toute notion qui suggère que les molécules d’hydrocarbures se développent spontanément dans des régimes de températures et de pressions caractérisés par ceux qui sont proches de la surface de la Terre, qui sont les régimes de création du méthane et de la destruction des hydrocarbones, ne mérite même pas d’être considérée.”

Professeur Emmanuil B. Chekaliuk, at All-Union Conference on Petroleum and Petroleum Geology, Moscow, 1968.

“Les onze plus un grands champs gaziers et pétroliers décrits ici, ont été découverts dans une région qui aurait, il y a 40 ans, été condamnée comme région n’ayant aucun potentiel pour la production pétrolière. L’exploration pour l’exploitation de ces champs a été conduite exclusivement dans la perspective de la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole. Le forage y fut volontairement prolongé jusque dans la roche cristalline et il s’avère que c’est dans cette région cristalline que les plus grandes réserves existent. Ces réserves sont estimées à au moins 8200 millions de tonnes de pétrole accessible et d’au moins 100 milliards de m3 de gaz exploitable. Ces réserves sont en cela comparables à celles du nord de l’Alaska. Il est estimé de manière conservatrice, que l’exploitation optimisée de ces champs couvrira plus de 30% des besoins énergétiques de l’Ukraine industrielle.”

Professeur Vladilen A. Krayushkin, Chairman of the Department of Petroleum Exploration, Institute of Geological Sciences, Ukrainian Academy of Sciences, Kiev, and leader of the project for the exploration of the northern flank of the Dnieper-Donets Basin, at the VII-th International Symposium on the Observation of the Continental Crust Through Drilling, Santa Fe, New Mexico, 1994.

Le but de cet article est de présenter une perspective par laquelle les données existantes sur les réserves connues de pétrole et leur exploitation pourraient être au mieux évaluées. Le sujet particulier de cet article est l’application d’une évaluation de la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole, qui est un corps de connaissance très vaste, connu et développé depuis 40 ans. Cet article doit donc être compris comme s’occupant du contexte de certaines données statistiques impliquant l’industrie pétrolière plutôt que de s’attarder sur le contenu détaillé de quelque partie de ces données que ce soit. Les données spécifiques concernant les quantités connues de pétrole exploitable présentées récemment par plusieurs auteurs, seront largement prises sans commentaires additionnels. Mais, un bon nombre de conclusions tirées de ces données, particulièrement celles qui prétendent prédire le futur des réserves pétrolières disponibles et de l’industrie pétrolière elle-même, seront évaluées et rejetées du point de vue de la perspective de la science pétrolière moderne.

A travers l’histoire de l’industrie pétrolière, il y a eu de nombreux articles ou rapports écrits prédisant un arrêt imminent de cette industrie sur les assomptions que le stock de pétrole brut capable d’être exploité dans le monde était supposé se tarir rapidement et serait donc bientôt à la fin de sa durée d’exploitation (Campbell 1991; Fuller 1993; Campbell 1994; Campbell 1995) . brièvement, le monde était (si l’on en croit tout ceci) “à court de pétrole”. Heureusement, toutes ces prédictions se sont avérées fausses et ce sans aucune exception.

Les statistiques de l’industrie internationale pétrolière ont au contraire établi que, loin de diminuer, les réserves nettes exploitables ont considérablement accru ces 50 dernières années. Ces statistiques montrent que, chaque année depuis 1946, l’industrie pétrolière a découvert au moins 5 nouvelles tonnes de pétrole exploitable pour chaque 3 tonnes consommées. Comme l’a dit le professeur P. Odell de manière succinte, au lieu “d’être à court de pétrole”, la race humaine “nage dedans”.

(Odell 1984; Odell 1991; Odell 1994)

Ces faits remarquables concernant toutes ces erreurs de prédictions sur le pétrole disponible à l’encontre de sa disponibilité réelle demande une explication. Un des buts de cet article est de fournir cette explication. Celle-ci est en deux parties, les deux obtenues à partir d’un corps extensif de connaissances qui de manière bizarre, demeure peu connu en dehors de ses pays d’origine (i.e la Russie et l’Ukraine). La première partie de cette explication vient simplement par le fait de montrer la simple et unique fausse assomption sur laquelle a été fondé l’ensemble de toutes ces fausses prédictions au sujet du mythe de la rareté du pétrole. La seconde partie consiste en montrant encore plus simplement les statistiques de mesure des réserves connues de pétrole et qu’elles sont consistantes avec ce qui est attendu à la lumière de la théorie moderne de la science pétrolière.

Les erreurs concernant l’abondance du pétrole sur Terre viennent toutes d’une mauvaise compréhension fondamentale au sujet du pétrole lui-même. Toutes les prédictions sur la raréfaction du pétrole ne tiennent qu’au fil d’une vieille croyance remontant au XVIIIème siècle, qui a été prouvée fausse ce siècle-ci: la notion que le pétrole aurait pour origine des détritus organiques se transformant près de la surface de la Terre. Cette première hypothèse sur la génèse du pétrole fut émise en premier lieu par le célèbre scientifique russe Mikhailo Vassilietvitch Lomonossov en 1757 (citation ci-dessus). Cette notion d’une origine organique, biologique du pétrole a causé un certain nombre de mauvaises terminologies à son sujet comme par exemple le vocable de “carburant fossile” (ou source d’énergie fossile) et a été associée avec des phrases menant à la confusion comme par exemple “source énergétique tarissable, ou en voie de disparition”. Parce que le volume de matière biologique sur terre est en soit limité, la mauvaise interprétation du fait que le pétrole proviendrait de la transformation de matière organique, augmente le sentiment que le pétrole suivrait la même destinée et serait donc limité de manière similaire et que ceci serait quelque part en relation avec la quantité de matériel organique contenu dans les sédiments.

L’hypothèse qui dit que le pétrole pourrait être originaire de détritus organiques se situant dans les sédiments proches de la surface de la Terre est une hypothèse complètement fausse. Il doit être noté que Lomonossov lui-même n’a jamais voulu que cette hypothèse ne soit tenue pour autre chose qu’une suggestion raisonable, qui devait être testée contre de plus grandes observations et expériences en laboratoire.

“L’hypothèse de l’origine biologique du pétrole”  a été rejetée ce siècle par les géologistes de la science pétrolière parce qu’elle est incroyablement inconsistante avec les archives géologiques de terrain qui existent. Cette hypothèse a aussi été rejetée par des physiciens, des chimistes et des ingénieurs parce qu’elle viole des lois fondamentales de la physique.

L’hypothèse de Lomonossov au XVIIIème siècle d’une origine biotique, organique du pétrole a été remplacée ces dernières 40 années par la théorie moderne de l’origine profonde abiotique, un formidable corps de connaissance scientifique qui s’est développé dans l’ancienne URSS et particulièrement en Russie et en Ukraine. La théorie moderne russo-ukrainienne du pétrole a établi que le pétrole est un matériau primordial d’origine très profonde, qui a érupté des profondeurs dans la croûte terrestre.

Avec l’élimination de cette erreur que le pétrole serait une sorte de manifestation de la transformation somme toute limitée de matière organique, biologique ayant pour origine la surface de la Terre, les erreurs conséquentielles connectées avec ses supposées limites à la fois en quantité et en location géologique, disparaissent. En conséquence, les erreurs des prédictions du “jour de la fin du pétrole”, qui ne s’est jamais produit, sont expliquées ou plus simplement, éliminées.

Parce que l’explication des erreurs en connexion avec les prédictions du manque de pétrole s’obtient simplement de la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole et parce que cette théorie est peu connue en dehors de l’ancienne URSS, ce sujet mérite au moins une petite mention.

La théorie moderne russo-ukraine de l’origine abiotique profonde du pétrole est un corps de connaissance scientifique extensif qui couvre le sujet de la génèse chimique des molécules d’hydrocarbures, les processus physiques qui occasionnent leur concentration terrestre, les processus de la dynamique des mouvements de ces substances vers les réservoirs pétroliers, la géo-location et le production économique de ce pétrole. Comme explicité auparavant, la théorie a établie que le pétrole est un élément primordial de la Terre d’origne profonde, qui est transporté à haute pression vers la croûte terrestre par des processus d’ “éruption froide”. La théorie moderne russo-ukrainienne est presque unique dans ce qui passe souvent pour “théories” dans le champ de la géologie (surtout aux Etats-Unis), car elle est fondée non seulement sur une masse importante d’observation géologique, mais aussi sur un processus de raisonnement analytique sérieux, rigoureux en matière de physique. La vaste majorité de cette théorie s’est développée depuis les sciences de la chimie et de la thermodynamique et en conséquence, la théorie moderne a tenu de manière récurrente comme pilier central que la génèse des hydrocarbones doivent se confirmer aux lois générales de la thermodynamique de la chimie, comme le doit tout le reste de la matière.

A l’exception du méthane, l’alcane au potentiel chimique le plus bas de tous les hydrocarbures et aussi de manière moindre, l’éthène, l’alcane au plus bas potentiel chimique de séries moléculaires analogues, le pétrole n’a aucune relation intrinsèque avec des matières biologiques. Le méthane est thermodynamiquement stable dans les condtions de température et de pression proches de la surface de la terre et peut y être généré spontanément, comme cela peut s’observer dans le cas des marais et des égouts. Mais le méthane est quasiment la seule molécule hydrocarbonée possédant de telles caratéristiques thermodynamiques en ce type de régime, presque toutes les autres molécules hydrocarbonées réduites à l’exception des plus légères, sont des polymorphes à haute pression du système hydrogène-carbone. La génèse de ces hydrocarbones plus lourds se fait dans un environnement à régimes hautes pressions multi-kilobars.

La théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole n’est plus un sujet de débat académique parmi les membres des facultés universitaires de l’ancienne URSS. Ce corps de connaissance scientifique est maintenant vieux de près d’un demi siècle et a considérablement évolué au delà des stades de la recherche universitaire et des tests scientifiques. Aujourd’hui, la théorie moderne est appliquée en tant qu’outil très utile et est un guide dans l’exploration pétrolière sur l’ensemble des territoires de l’ex-URSS. Ceci fut le point remarqué dans un article qui fut présenté dans une conférence internationale à Santa Fé au Nouveau Mexique en Mai 1994, article qui concernait la découverte des 11 plus 1 champs pétroliers et gaziers géants du bassin Dniepr-Donetsk .(Krayushkin, Tchebanenko et al. 1994).

A cause du manque de familiarité avec la théorie russo-ukrainienne en dehors de l’ancienne URSS, quelques faits immédiats au sujet de cette théorie doivent être mis d’emblée en avant:

 

  • La théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole n’est pas nouvelle ou récente.

Cette théorie fut en premier lieu énoncée par le professeur Nikolaï Koudriavtsev il y a près de 50 ans (Koudryatsvev 1951) et a subi un développement intensif, un raffinement et une application depuis son introduction. Il y a eu plus de 4000 articles publiés dans les journaux scientifiques soviétiques et beaucoup de livres écrits sur la théorie moderne. Cet auteur est en train de co-écrire un livre sur le sujet en ce moment même sur le développement et les applications de la théorie pétrolière moderne, livre pour lequel la bibliograhie demande trente pages à elle seule.

  • La théorie moderne russo-ukraineinne de l’origine abiotique profonde du pétrole n’est pas le travail d’un seul homme, ni mêmes de quelques personnes. Cette théorie moderne fut développée par des centaines de scientifiques dans ce qui fut l’URSS, incluant les meilleurs géologues, géochimistes, géophysiciens et themodynamistes de cete nation. Il y a eu plus de deux générations maintenant de géologues, de physiciens, de chimistes et autres scientifiques en URSS qui ont travaillé et conribué au développement de cette théorie.

(Kropotkin 1956; Anisimov, Vasilyev et al. 1959; Kudryavtsev 1959; Porfir’yev 1959; Kudryavtsev 1963; Raznitsyn 1963; Krayushkin 1965; Markevich 1966; Dolenko 1968; Dolenko 1971; Linetskii 1974; Letnikov, Karpov et al. 1977; Porfir’yev and Klochko 1981; Krayushkin 1984)ƒ

  • La théorie moderne russo-ukraineinne de l’origine abiotique profonde du pétrole n’est pas vierge de tout test ou spéculative. Bien au contraire, cette théorie moderne a été longuement et savamment mise au défi par un grand nombre de géologues traditionnels de renom au moment de son introduction. Dans la décennie qui suivit son introduction, elle fut examinée sous toutes les coutures, révisée de manière extensive, analysée, puissamment débattue et testée de manière très rigoureuse. Chaque année après 1951, il y eut de grandes conférences organisées à travers l’URSS afin de débattre, d’analyser et d’évaluer la théorie moderne, son développement et ses prédictions. Les conférences générales entre les années 1952 et 1964-5 se sont particulièrement occupées de ce sujet. Durant cette période de scrutinisation de la théorie moderne pétrolière, quelques-unes des personnes en charge des tests dirent que la théorie traditionnelle de l’origine biologique/biotique pétrolière ne fut jamais autant testée que la théorie moderne.

 

  • La théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole n’est pas une vague hypothèse qualitative, mais se tient comme une théorie analytique rigoureuse au sein des sciences de la physique moderne. En cela cette théorie moderne diffère grandement non seulement de la théorie biotique, mais aussi des hypothèses géologiques traditionnelles. Depuis le XIXème siècle, des physiciens, chimistes, géologues et thermodynamiciens de renom ont regardé avec de grandes réserves (voire même du dédain pour certains), la suggestion que des molécules d’hydrocarbones hautement réduites et possédant une haute enthalpie libre (constituants du pétrole brut), pourraient spontanément évoluer depuis une base de molécules biologiques hautement oxidées possédant une basse enthalpie libre. Depuis 1964, les scientifiques de l’URSS ont procédé à des analyses statistiques en thermodynamique qui ont établie de manière explicite que l’hypothèse de l’évolution des molécules d’hydrocarbures (sauf le méthane) depuis des molécules biotiques dans des conditions de pression et de température proches de celles de la croûte terrestre, est en violation flagrante de la seconde loi de la thermodynamique. Ils ont aussi déterminé que l’évolution de molécules considérablement réduites ne peut se faire que dans des conditions de pression (profondeur) qu’on ne peut trouver que dans le manteau terrestre. Dans la seconde partie de son développement, la théorie moderne fut complètement revampée d’un point de vue d’argument qualitatif basé sur la synthèse de beaucoup de faits qualitatifs en un argument quantitatif basé sur les arguments analytiques de la mécanique  statistique quantique et de la théorie de la stabilité thermodynamique .(Chekaliuk 1967; Boiko 1968; Chekaliuk 1971; Chekaliuk and Kenney 1991; Kenney 1995) . Avec la transformation de la théorie moderne russo-ukrainienne d’une théorie géologique synthétique argumentant par persuasion en une théorie physique analytique argumentant par compulsion, la géologie pétrolière est entrée dans le courant de pensée de la science moderne.

 

  • La théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole n’est pas controversive et ne présente pas de sujet à débat académique.

La période de débat scientifique sur cette théorie qui présente un corps de connaissance extensif est terminée depuis environ 2 décennies (~ Simakov 1986). La théorie moderne est de fait extensivement appliquée dans tous les pays de l’ancienne URSS comme étant la perspective guidant l’exploration pétrolière et les projets de développement. Il y a en ce moment plus de 80 champs pétroliers et gaziers dans la Mer Caspienne seule, qui furent développés et exploités en appliquant les perspectives de la théorie moderne et qui produise du pétrole depuis la roche cristalline .(Krayushkin, Chebanenko et al. 1994) Similairement, une exploration du bassin d’effondrement de la faille cratonique de la Sibérie occidentale a développé 90 champs pétroliers dont 80 produisent partiellement ou entièrement depuis la roche cristalline (NdT: Ce qui est impossible en considérant la théorie biotique de l’origine du pétrole pour laquelle pétrole et gaz ne peuvent se situer que dans des bassins sédimentaires…). L’exploration et la découverte des champs pétroliers et gaziers du Dniepr-Donetsk de la même manière ont déjà été mentionnées. Il y a en ce moment même des projets de forage profond en Azerbaïdjan, au Tatarstan et en Sibérie asiatique, dirigés pour tester le potentiel des réservoirs de gaz et de pétrole dans le sous-sol cristallin.

Les erreurs impliquées dans les prédictions au sujet de la disponibilité future du pétrole, inévitablement occasionnées par une application inappropriée de l’hypothèse rococo que le pétrole se produit miraculeusement depuis des volumes limités de matière organique et sont obtenues par la notion de “matériel fossile limité”. On devrait plutôt reconnaître correctement qu’il n’y a plus de raisons de s’attendre à une pénurie future de pétrole car:

(1.)    Le potentiel de produire du pétrole depuis le sous-sol cristallin, depuis les structures volcaniques, depuis les structures d’impact et des régions non-sédimentaires, a généralement été négligé

(2.)    Le potentiel pétrolier des zones de suture riftogénique, à la fois sous-marines et terrestres a été largement négligé.

(3.)    Le pétrole qui existe certainement et sera sûrement produit depuis des réservoirs en dessous de ceux qui sont en ce moment même exploités a été pratiquement entièrement négligé.

(4.)    Le potentiel de produire du pétrole et du gaz depuis des réservoirs sous les zones d’hydrate de méthane a été complètemet négligé, tout comme l’ont été les réserves d’hydrates de méthane elles-mêmes.

(5.)    Le potentiel que certains champs pétroliers qui produisent actuellement pourraient bien attirer des hydrocarbures pressurisés d’une faille ouverte et active ou d’un conduit depuis le manteau terrestre et ainsi n’être jamais taris§ a été complètement négligé, tout comme le potentiel de développer des champs ne se tarissant jamais par forage très profond  (Mahfoud and Beck 1995)

En vue de ces considérations, il n’y a aucune raison de s’inquiéter et encore moins de “planifier” pour une chute future de l’industrie pétrolière fondée uniquement sur une disparition des réserves pétrolières ou gazeuses. Au contraire, ces considérations appellent à un investissement supplémentaire et au développement de la technologie et de la technique des forages profonds, de la mesure sismique profonde et des propriétés des réservoirs se situant dans le sous-sol cristallin et des pratiques associées de complétion et de production qui devraient être appliquées dans ces réservoirs non traditionnels.

Non seulement les prédictions que le monde “est à court de pétrole” sont fausses et éronées, mais aussi le sont les suggestions que l’exploration pétrolière et l’industrie de production pétrolière sont arrivées à “maturité” ou sont “sur le déclin”. L’expérience de l’auteur de cet article, expérience gagnée à travailler dans l’ancienne URSS durant les cinq dernières années, a fourni la preuve irréfutable que l’industrie du pétrole n’est en fait que seulement en train d’entrer dans sa période d’adolescence.

*  *  *

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Published in, “Special Edition on The Future of Petroleum” in Energy World, British Institute of Petroleum, London, June 1996.

Republished by Russian Academy of Sciences, Kazan, 1997.

 

Comme le diamant peut-être créer dans un laboratoire à basses pressions en utilisant un processus de plasma acétylène, on peut produire des hydrocarbures par le procédé de Fisher-Tropsch. Mais aucun de ces deux processus n’est imité dans des circonstances naturelles et sous de telles conditions thermodynamiques de synthèse, les hydrocarbures produits sont instables et se décomposeraient dans un envionnement naturel.

ƒ Dans chaque bibliographie abrégée est donnée une sélection des travaux les plus récents sur les sujets de ces personnes en particulier. Par exemples Krayouchkin et Porfiriev ont chacune publié plus de 200 articles scientifiques et monographes sur le sujet.

Un tel négligé se produit maintenant 45 ans après que Koudriatsvev ait appris à l’industrie pétrolière l’existence de ces réservoirs !

  • On doit ici faire remarquer qu’un tel négligé continue malgré que ces possibilités aient été amenées à l’attention  de l’industrie pétrolière internationale  dans des journaux occidentaux spécialisé. (Mahfoud and Beck 1995)

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole (abiotique)… Addition au dossier… (Dr. J.F. Kenney)

Posted in actualité, sciences, sciences et technologies with tags , , , , on 28 juin 2012 by Résistance 71

Cette traduction est une addition à notre dossier sur l’origine abiotique profonde (non biologique) du pétrole et de tout hydrocarbure plus lourd que le méthane, synthétisée dans la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde des produits pétroliers.

Vous pouvez consultez le dossier complet ici: Origine abiotique du pétrole

— Résistance 71 —

 

La fraude concernant la prétendue génération spontanée de pétrole à basse pression

 

Professeur J.F. Kenney

 

url de l’article original:

http://web.archive.org/web/20110629100739/http://www.gasresources.net/EssayforWebPageFaudulantClaimsreSponEvolutionPetroleumCompounds.htm

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

De tous les mensonges qui ont été dits pour défendre la notion infantile d’une origine biologique du pétrole (OBP), aucun n’est plus évident que les affirmations prétendant que “la génération spontanée de pétrole provenant de matière organique à basses pressions a été démontrée en laboratoire.” De telles affirnations sont entièrement frauduleuses, sans aucune exception.

Il n’y a jamais eu d’observation d’une génération spontanée de pétrole naturel sous sa forme brute provenant de matière organique se transformant à basses pressions dans aucun laboratoire que ce soit, nulle part, jamais.

Typiquement, ces mensonges sont proférés sans jamais offrir l’ombre d’une démonstration ou d’une preuve légitime que de tels faits extraordinaires se soient  produits. De fait, quiconque entend parler de ce types d’affirmations devrait immédiatement demander des preuves tangibles.

Il y a eu des articles publiés de temps en temps clâmant rapporter la démonstration de la “création” de pétrole brut à partir de détritus biologiques en laboratoire. Aucun de ces articles n’a jamais été publié dans le Journal of Chemical Physics ou le Physical Review ou aucun autre journal de référence de l’American Physical Society. Cette absence de publicaion dans des journaux scientifiques sérieux est très importante, puisque la génèse spontanée de pétrole est un processus chimique qui implique fondamentalement la discipline de la physique de la théorie sur la stabilité thermodynamique chimique. Un tel processus n’implique pas l’aspect de la roche, sa texture ou sa couleur ou sa qualité, ce n’est pas un problème de géologie.

Les quelques articles clâmant la génération spontanée de pétrole en laboratoire à basses pressions, ont été publiés dans des publications de seconde zone, à la réputation scientifique modeste, qui souvent impliquent dans leur titre des Géo-Ceci ou Géo-cela. Le personnel de Gas Resources Corporation a examiné en détail de tels articles, venus à l’attention du public ces vingt dernières années. Tous, sans exception ont été qualifiés de fraude.

De tels articles qui prétendent démontrer la génération spontanée de pétrole brut à basse pression, provenant de matière organique, tombent en général dans l’une de ces trois catégories. Les rapports frauduleux de ces trois catégories peuvent être décrits comme suit:

(1)             “Nous avons chauffé de la roche dans le laboratoire et nous avons vu du pétrole en sortir. Ainsi nous avons démontré la génération spontanée de pétrole à partir de matière organique.”

(2)            “Nous avons amené à ébulition progressive une mixture organique à basse température pendant autant d’heures (ou de mois) et après cela nous avons obtenu un substrat boueux et mince ! cela ressemblait beaucoup (ou sentait ou se ressentait) à du pétrole.”

(3)            “Nous avons vaporisé tel ou tel matériau biologique, et l’avons forcé à une réaction chauffée en présence de telle ou telle roche, puis nous l’avons retiré rapidement du récipient de réaction et nous avons détecté des composants pétrolifères.”

Chacun doit dès à présent remarquer qu’aucune des ces “expériences” de laboratoire rapportées ne serait acceptée comme projet d’étude scientifique dans un Lycée sérieux, où que ce soit. Chaque catégorie de ces affirmations frauduleuses est discutée ci-dessous.

1.    L’assertion du “nous avons chauffé une roche et du pétrole en est sortie”

Ceci doit être reconnu comme litigieux dès le départ parce qu’aucune spécification concernant les agents réactifs n’est donnée. Ceux qui affirment ce résultat insinue qu’ils ont induit une réaction chimique (ou une série de réactions chimiques), qui produit des composés hydrocarbonés plus lourds que le méthane, comme par exemple le propane, l’octane, le gasoil etc, par la réaction chimique de la forme:

uxX+uyY+uz  Z→u3C3H8+u8C8H18+u14C14H30+….

Mais les testeurs d’une telle réaction ne disent jamais à personne quels étaient les agents réactifs X, Y et Z; et bien sûr, quelques soient les réactions qu’ils affirment se produisent à l’intérieur de leurs roches, elles ne peuvent pas être observées et ce de manière très opportune.

Réellement, aucune réaction chimique qui pourrait produire des composés pétroliers plus lourds que le méthane ne se produit lorsque la roche est chauffée. Quand des composés pétroliers plus lourds que le méthane s’échappent d’une roche après chauffage, le phénomène observé est simplement celui d’un fluide forcé à sortir de la matrice rocheuse par la pression induite de la différence des coefficients isobariques de l’expansion thermale entre la roche et le fluide. Quand la roche et le fluide sont chauffés, l’augmentation de la pression dans le fluide dirige le fluide vers les zones de plus basse pression, en l’occurence, en dehors de la roche. Ce procédé est exactement celui utilisé par les ingénieurs pétroliers pour extraire le pétrole de roches comme le schiste.

Brièvement, toute observation de pétrole émanant d’une roche chauffée, indique que le pétrole était dans les pores et les fissures de la roche durant tout ce temps. L’effet du chauffage permet au fluide de sortir de la roche, un phénomène appelé le dégazage thermiquement induit. Dans aucun des rapports faisant état de l’observation d’hydrocarbures sortant de la roche après en avoir chauffé les composants, n’est mentionné quels étaient les composés dans la roche au préalable. Très simplement, ce sont les mêmes qui sont observés en sortir…

2.    Les affirmations que “nous avons porté à ébulition un substrat pendant des semaines et il en résulta quelque chose qui ressemblait (ou sentait) à du pétrole.”

Ceci ne demande que peu de considération. Comme les arguments de la 1ère catégorie, les personnes qui font ce types d’affirmations ne spécifient jamais l’identité de leurs agents réactifs avec lesquels ils commencent leur expérience. De plus, ils n’essaient jamais d’identifier les composés ou les réactions chimiques qu’ils pensent s’être produites. “Waouh ! cela ressemble ou sent comme du pétrole”, suffit à ces individus.

Ainsi se composait la science du XVIII ème siècle, celle du “regardons et (res)sentons”. C’était ce qu’on pouvait faire de mieux à l’époque.

En fait, le grand scientifique russe Mikhailo Lomonosov lança le premier l’hypothèse en 1751, que le pétrole naturel ou brut ou “huile de roche” comme on l’appelait à l’époque, serait d’origine biologique, provenant de détritus parce qu’il avait la texture et sentait de manière similaire à l’huile de baleine ou de phoque et était comme elles un combustible. Bien que ce type de raisonnement pouvait être acceptable au XVIII ème siècle, en l’absence de la connaissance de la physique de l’atome, de la chimie et des lois de la thermodynamique, ceci est en revanche complètement inacceptable aux XXème et XXIème siècles.

Toute recherche scientifique qui implique une transformation chimique, doit spécifier à la fois les agents réactifs, les produits en cause et leurs abondances stoïchiométriques relatives. Le rapport d’une telle expérience devrait aussi fournir les structures stéréographiques et les potentiels chimiques des agents réactifs et des produits, à moins que ces données ne soient connues au préalable. L’équilibre énergétique pour l’ensemble de l’expérience doit aussi être connu, à savoir, la quantité totale d’énergie mise dans le processus de la réaction et la quantité totale extraite ou rejettée par l’expérience. Le fait que de tels articles soient publiés périodiquement dans des journaux scientifiques, aidant ainsi à promouvoir de telles affirmations telles que celles discutées ici, ne fait que mettre plus en lumière la nature dysfonctionnelle de la politique de révision et d’analyse des comités éditoriaux de tels journaux.

3. Les affirmations “nous avons vaporisé tel ou tel matériau biologique et l’avons forcé dans un environnement propice à la réaction en présence de telle et telle roche et l’avons ensuite retiré rapidement de cet environnement et quelle ne fut pas la surprise de détecter des composés pétrolifères.”

Ces affirmations sont différentes des deux premières catégories dans la mesure où elles spécifient souvent les agents réactifs et les produits hydrocarbonés impliqués. Quoi qu’il en soit, ces affirmations et ces processus sont aussi frauduleux que les deux autres pour ce qu’ils ont pour objectif: une génèse spontanée de composés d’hydrocarbones depuis des détritus biologiques dans des conditions environnementales similaires à celles de la croûte terrestre proche de la surface. Ce que cette catégorie d’affirmations ne fait que reproduire est ni plus ni moins qu’une mauvaise copie d’une variante inefficace du processus de Fischer-Tropsch.

La synthèse de Fischer-Tropsch est un processus induit, en aucun cas un processus spontané. La synthèse de Fischer-Tropsch est un processus industriel très connu qui produit des hydrocarbones typiquement depuis le CO (monoxyde de carbone) et la vapeur d’eau en présence de certains éléments minéraux communs comme le Fe, le Mo ou le SiO2, qui servent de catalyseurs et déterminent l’hydrocarbone spécifiquement produit. Les composés hydrocarbonés produits par la synthèse de Fischer-Tropsch ne sont que des produits intermédaires qui doivent être enlevés rapidement de la chambre de réaction à haute température et refroidit à plus basse température afin de prévenir la décomposition des composés d’hydrocarbures.

Le processus de Fischer-Tropsch est un processus industriel très régulé. Un tel processus n’est pas reproduit dans la nature, pas plus que les processus pour produire disons du nylon ou du polyuréthane. De plus, pour synthétiser des composés hydrocarbonés depuis la CO et la vapeur d’eau, le processus de Fischer-Tropsch demande un apport énergétique bien supérieur à l’énergie récupérée des hydrocarbures produits. Le processus de Fischer-Tropsch ne peut pas être utilisé pour démontrer la génèse spontanée de composés hydrocarbonés.

Les diamants sont reconnus comme étant la phase haute-pression du carbone de base. Les diamants sont générés spontanément à des pressions plus importantes que 30 kbar, qui sont trouvées dans la partie inférieure de la croûte terrestre et dans la couche supérieure du manteau terrestre, similairement aux composés de pétrole plus lourds que le plus léger méthane, ethane, etc. Quoi qu’il en soit, les diamants peuvent être produit en laboratoire à basse pression par l’utilisation d’un plasma acétylène.

Ainsi, ce ne serait que par une extension de la logique qu’on pourrait dire que la production de diamants en laboratoire utilisant un processus de plasma acétylène pourrait-être désigné comme la démonstration de la génèse spontanée de diamant dans les conditions de basse pression régnant près de la surface de la croûte terrestre.

De la même manière, on ne peut pas sans une contorsion de la logique, affirmer que la synthèse de composés hydrocarbonés par le processus de Fischer-Tropsch, est une démonstration de le génèse spontanée de composés pétroliers dans un régime de basse pression.

Le processus de Fischer-Tropsch n’est pas plus important à l’origine du pétrole naturel que ne l’est le plasma acétylène au processus naturel de l’origine du diamant. Les composés hydrocarbonés dans le pétrole naturel (avec leur caratéristique de distribution de type Boltzmann-Planck) sont des polymorphes en équilibre à haute pression du système hydrogène-carbone, tout comme le méthane est le polymorphe équilibré à basse pression, tout comme de manière similaire le diamant est le polymorphe équilibré à haute pression du système de carbone élémentaire et le graphite son équilibre basse pression.

Je terminerai sur cette note finale au lecteur: Si un lecteur entend parler ou lit l’affirmation qu’une génèse spontanée de pétrole naturel a été observée à basse pression en laboratoire, le lecteur doit demander immédiatement des preuves d’une telle affirmation, soit sous la forme d’une citation d’un article émanant d’un journal / revue scientifique de référence; ou même mieux, la copie d’un tel article, ou un rapport du laboratoire ayant conduit la recherche. Veuillez envoyer s’il vous plaît une copie de cet article, ou citation, ou rapport de laboratoire à info@GasResources.net – Merci –

*  *  *

Liens de références sur le site du Professeur J.F. Kenney: toutes les références originales sont en anglais

http://www.gasresources.net/  (attendre quelques secondes pour être redirigé sur un autre serveur)

http://web.archive.org/web/20110629100739/http://www.gasresources.net/EssayforWebPageFaudulantClaimsreSponEvolutionPetroleumCompounds.htm

http://web.archive.org/web/20110629100907/http://www.gasresources.net/toc_StatMech.htm

Petroleum Geology and Applications of Modern Petroleum Science

Lien vers une interview radiophonique avec le professeur Kenney (en anglais):

http://web.archive.org/web/20110629100907/http://www.gasresources.net/Kenney-NPR.mp3

Traductions de Résistance 71 sur le dossier de la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole:

https://resistance71.wordpress.com/2011/06/12/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-le-petrole-abiotique/