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Pentagone et mafia militaire transnationale (OTAN)… Une entreprise criminelle fructifiante à tous les étages (VT)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, chine colonialisme, CIA et traffic de drogue, colonialisme, documentaire, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 25 septembre 2016 by Résistance 71

Qui pilote l’armée américaine ? Certainement pas Obama

 

Gordon Duff

 

23 septembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/09/20/neo-who-runs-americas-military-surely-not-obama/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Alors que les chiffres des pertes montent au sujet des bombardements intentionnels des positions de l’armée arabe syrienne de Deir Ezzor près de son aéroport et que les familles enterrent leurs morts d’une attaque pas si accidentelle que cela sur un convoi de réfugiés kurdes au nord de la ville de Mandjib, des questions ne manquent pas de se poser. Et de fait celle-ci: qui pilote vraiment l’armée américaine ?

Nous savons ceci, les Etats-Unis savent bombarder. Les avions américains comme les F-16 sont continuellement mis à jour, des millions de dollars dépensés sur chaque appareil, de nouveaux systèmes de bombardement et l’armée US n’utilise que des bombes intelligentes guidées par GPS, les Etats-Unis n’utilisent aucune munition non guidée. Il n’y a donc aucune excuse.

Là encore, les pilotes, les mieux payés et les plus expérimentés au monde, certains ayant une quinzaine d’années d’expérience dans les bombardements de mariages, de funérailles, de villages et de villes autour du monde, beaucoup de ces pilotes ont un décompte de victimes civiles se chiffrant par plusieurs centaines (voire milliers). Où est-ce que je veux en venir ?

Je vois deux choses ici: l’une où l’armée américaine, le Pentagone, répond, par notre estimation, à des éléments extrémistes qui utilisent l’armée américaine comme une force mercenaire en soutien d’un agenda caché formulé par “L’académie de la théorie du chaos” de Tel-Aviv.

L’avant-garde de cette “académie” est l’ Institute for the Study of War (Institut pour l’Étude de la Guerre), un think-tank israélien qui tout simplement passe des ordres au Pentagone, assez souvent semble t’il, afin de saboter la politique étrangère du pays et le plus certainement en soutien de l’EIIL, d’Al-Nosra et autres groupes terroristes.

Il nous apparaît de manière plus évidente que ces groupes terroristes sont contrôlés par les Etats-Unis et Israël, incluant des unités de l’armée turque déguisées en djihadistes. La vaste majorité du reste des forces sont des mercenaires payés par l’Arabie Saoudite. Il n’y a pas d’EIIL/Daesh à proprement parler et la majorité des autres groupes, ils sont maintenant plus de 200, sont tous liés à des entreprises paramilitaires sous-traitantes (NdT: comme Blackwater/Academi ou DynCorps), qui utilisent des ONG et autres vitrines caritatives ou humanitaires pour passer des dhihadistes et même des armes chimiques en Syrie via la Turquie et la Jordanie.

Il y a un autre problème. De quel personnel se compose l’armée états-unienne et l’énorme force privée de voyous et d’assassins, au nombre approchant 150 000, que les Etats-Unis ont inséré au Moyen-Orient et en Asie du Sud ? Après la guerre du Vietnam, des dizaines de milliers d’anciens combattants ont rejoint le mouvement anti-guerre.

Les dissidents par leur nombre seul constituent une force massive. Même l’actuel ministre des affaires étrangères US, John Kerry, un ancien combattant du Vietnam, a parlé ouvertement des atrocités commises par l’armée américaine, atrocités étrangement similaires de celles qui se sont produites “accidentellement” sous sa responsabilité encore et encore et encore.

Aujourd’hui, il n’y a plus aucune voix de l’intérieur ou de l’extérieur de l’armée pour s’élever contre la guerre, seule Chelsea Manning qui pourrit dans une cellule et Pat Tillman, pourrisant dans sa tombe. Quinze ans de guerre et seulement deux voix ? Que peut-on en déduire ?…

Parlant d’expérience personnelle, lorsque l’éditeur de VT, le colonel Jim Hanke et moi-même rencontrons les militaires d’aujourd’hui, nous sommes estomaqués. Ce sont des idiots, beaucoup rien de moins que des criminels de droit commun. Ils admettent ouvertement torturer des gens, trafiquer la drogue et sont invariablement derrière de gros crapauds de pontes qui bouffent les mensonges comme des bonbons.

J’ai rejoint le mouvement anti-guerre en 1970 et suis resté actif en son sein jusqu’au retrait des Etats-Unis du Vietnam (NdT: chute de Saïgon, 1975). Pour certains d’entre nous, la guerre fut une épée à deux tranchants. Le Vietnam est devenu notre maison, pour certains la seule véritable maison qu’ils n’aient jamais connue.

Nous sentions vraiment que la guerre allait durer pour toujours et il nous a été rendu très clair que nous retournerions toujours au Vietnam en quelque capacité que ce soit, militaire ou CIA, pour sortir des Etats-Unis. Aucun d’entre nous n’aimait être ici et nous n’aimons toujours pas.

Ainsi, à la fin de la guerre, nous fûmes très tristes, car le Vietnam représentait un échappatoire de la futile routine de la vie dans ce vide moral et intellectuel qu’étaient devenus les Etats-Unis. Malgré le fait que le combat et les maladies tuèrent près de deux millions de soldats et d’anciens combattants, pour trop d’entre nous, la guerre était la seule maison que nous connaissions.

Note de Résistance 71: Après la chute de Dien Bien Phu en 1954 et la sortie de la France d’Indochine, France qui était soutenue logistiquement par les Etats-Unis, qui jouèrent comme d’habitude un double jeu pour que la colonisation française en Asie du Sud-Est prenne fin ; les Yankees ont repris le flambeau et ont envoyé conseillers techniques et troupes d’assistance au Sud Vietnam après le “partage” du Vietnam en zones Nord et Sud et l’imposition d’une DMZ (Demilitarized Zone) le long du 17ème parallèle. Suite à l’incident (false-flag/mensonge) du Golfe du Tonkin (août 1964), les USA entrent à 100% dans la guerre. Entre la guerre de Corée et leur intervention larvée puis ouverte au Vietnam, les Etats-Unis engagèrent des troupes en Asie entre 1950 et 1975, c’est à dire pendant un quart de siècle !… Imaginez un jeune bidasse engagé à 19 ans en disons 1953, dans l’hypothèse où il aurait survécu et n’aurait pas été estropié, il aurait pu avoir fait un tour en Corée et 3 ou 4 tours au Vietnam + des boulots de contractants paramilitaires ou de renseignement, l’emmenant jusqu’en 1975, à 41 ans dont 22 de guerre !… 22 ans de service comme racketteurs de Wall Street.

Quoi qu’il en soit, pour beaucoup d’entre nous qui on servi en zones de combat, nous n’avons jamais adhéré au programme, jamais cru en la guerre, avons essentiellement refusé de massacrer des civils lorsqu’on nous a ordonné de le faire et on nous a ordonné de le faire, à maintes reprises, tout comme les pilotes américains maintenant reçoivent les ordres, ceci étant évident pour tout le monde y compris ceux ayant une faible capacité de discernement.

Cela demande une très forte flexibilité morale d’ignorer le terrorisme faux-drapeau comme les attentats du 11 septembre qui ont tué des milliers de personnes ou ces guerres sans fin clairement combattues pour l’avancement du gâchis et de la corruption ; et puis il y a cette autre affaire.

Lorsque l’Amérique est arrivé en Afghanistan en 2001, ils avaient des alliés dans la place, les cartels de la drogue afghans. Ceux-ci travaillaient avec la CIA depuis des décennies, cartels aussi connus sous le nom de “l’alliance du nord”. Les Etats-Unis en ont fait la promotion, une minorité pastorale afghane, des membres de tribus migratoires en provenance des steppes russes, qui dominaient et dirigeaient brutalement et par la corruption la majorité Pachtoune.

Ces gens sont aujourd’hui le gouvernement de l’Afghanistan et la guerre d’indépendance continue là-bas mais le contexte sous-jacent est la drogue. L’Amérique a pris l’Afghanistan de nation sans drogue pour l’amener au pire enfer d’adiction à la drogue et au rang de plus gros producteur d’héroïne hautement raffinée au monde.

L’armée américaine a supervisé tous les aspects de ce processus, travaillant en relation très étroite avec des membres du congrès des Etats-Unis, qui personnellement contrôlent l’offre mondiale de l’héroïne.

Pendant des années, les Etats-Unis ont raconté des histoires au sujet des réseaux de drogue des Talibans, au sujet d’aéroports secrets, un peu comme les fadaises racontées en 2001 par Donald Rumsfeld et Tim Russert au sujet de villes souterraines où les comploteurs du 11 septembre se seraient entraînés. En 2001, le ministre de la défense Donald Rumsfeld affirmait qu’il existait une douzaine de ces villes souterraines à travers l’Afghanistan, certaines sur 5 étages en sous-sols, avec des routes et des hôpitaux, abritant des centaines de milliers de personnes, une justification pour une invasion des Etats-Unis…

Nous sommes en 2016 et on doit toujours découvrir ne serait-ce qu’une de ces fameuses “villes” et pourtant personne ne pipe mot, l’armée américaine ne dit jamais rien, ce qui nous ramène à la discussion sur la drogue. Quel est le profit du pentagone ? Comment distribue t’il le cash ? Combien prend un général ?…

Nous savons cela, ils sont payés, nous savons où se trouvent leurs comptes en banque: aux Iˆles Caïmans (NdT: dans les Caraïbes), nous savons qu’ils furent mis en place par Bain Capital qui appartient à Mitt Romney (NdT: un ancien candidat à la présidence des USA pour le parti républicain !!…) et nous savons que cet argent finance des fondations qui lavent plus blancs des milliards de dollars dans des réserves de chasse, dans des entreprises de leasings de Mercédès, envoient des gamins à Harvard et dans une suite sans fin de voyages de débauche dans toutes les capitales du pêchés au monde.

Voilà ce qu’est le véritable Pentagone, ils sont des personnes qui se rendent à des sessions quotidiennes de prières, portent des médailles plein leurs poitrines et se pavanent en s’attendant à l’adulation d’un public américain totalement ignorant.

Le co-fondateur de VT, le colonel David Hackworth, le militaire le plus décoré de ces derniers cent ans, ancien combattant de la seconde guerre mondiale, de Corée et du Vietnam (NdT: qu’avons-nous dit précédemment ?…), est le seul officier à s’être retourné contre le Pentagone (NdT: on pourrait quand même ajouter à cette très courte liste certes, le général de l’US Marine Corps Smedley Butler…). L’écrivain à succès Hackforth passa le reste de sa vie à exposer la corruption sans nom du Pentagone et la complicité militaire dans le ganstérisme de haut niveau.

Hackforth fut unique, il n’y eut personne d’autre à ce niveau, personne n’a parlé, pas sur la drogue, le trafic, ni sur les 3000 milliards de $$ des contribuables volés par les contractants militaires, ni sur la torture et certainement pas non plus sur la tendance pour l’armée à choisir de fonctionner de la sorte autour du monde, ne répondant de ses actes qu’aux banquiers et aux gros trafiquants de drogue qui les ont acheté corps et âmes il y a bien des années.

Nous pourrions étoffer sans discontinuer pendant un bon moment. Il est certain que des groupes bien financés et puissants ainsi qu’un faible leadership politique qui contrôlent Washington, un mélange de banque et de finance, de crime organisé, d’intérêts spéciaux et du nexus de la terreur turco-israélo-saoudien, ont laissé les Etats-Unis prostrés et totalement ouvert à toute subjugation.

L’armée américaine est un plus grand maillon faible que le congrès si on peut le croire, avec son armée de princes pouponnés subjugués depuis longtemps par les ennemis de l’Amérique.

Où donc nous mènera une analyse réaliste ? La vérité est que personne ne veut le savoir et y aller. La vérité, si une telle chose existe, est si sombre, si malveillante, que les vies débauchées des leaders de ce monde font pâles figures en comparaison…

=*=

Article connexe:

https://resistance71.wordpress.com/2016/09/24/resistance-politique-letat-detenteur-du-monopole-de-la-violence-par-son-armee-est-lennemi-de-la-societe-civile-une-voix-quebecoise/

Pentagone 2015: Guerre, guerre et guerre au menu…

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Nous avons mis en exergue une phrase extraite de la publication du Pentagone sur sa Stratégie Militaire Nationale 2015 sur la Chine. Celle-ci tend à aller dans le sens de notre analyse sur la Chine devenant un des piliers sécuritaires du Nouvel Ordre Mondial. C’est le but de l’empire, les Chinois semblent jouer le jeu… Le mot « semblent » est ici clef…

A suivre avec grand intérêt.

— Résistance 71 —

 

La stratégie du Pentagone en 2015 pour diriger le monde

 

Mike Whitney

 

4 Juillet 2015

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article42294.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Mercredi, le Pentagone a publié sa Stratégie Militaire Nationale (SMN) pour 2015 ( 2015 National Military Strategy,) un plan de 24 pages pour gérer le monde au travers de la force militaire. Bien que le language du rapport soit plus subtil et moins incendiaire que les documents similaires publiés dans le passé, la détermination de poursuivre unilatéralement les intérêts des Etats-Unis au moyen d’une extrême violence demeure la pierre angulaire de toute la nouvelle stratégie. Les lecteurs ne trouveront même pas l’ombre d’un remord dans ce rapport pour la vaste destruction et les centaines de milliers de vies humaines perdues par les pays attaquées, pays qui ne posaient absolument aucune menace réelle pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Au lieu de cela, le rapport démontre la résolution froide de ses auteurs et de l’élite pour continuer le carnage et les effusions de sang jusqu’à ce que tous les rivaux potentiels aient été tués ou éliminés et jusqu’à ce que Washington pense qu’il contrôle tous les leviers du pouvoir mondial et qu’il ne puisse plus être défié.

Comme on pouvait s’y attendre, le rapport cache ses intentions hostiles derrière le language trompeur de la “sécurité nationale”. Les Etats-Unis n’agressent pas des états qui possèdent de grandes quantités de ressources naturelles. Non. Les Etats-Unis ne font juste “qu’adresser des défis sécuritaires” pour “protéger la patrie” et pour “faire avancer nos intérêts nationaux”. Comment quelqu’un pourrait-il trouver quelque chose à redire à cela ? Après tout, les Etats-Unis n’essaient-ils pas d’amener la paix et la démocratie dans ces pays (sauvages) que sont l’Afghanistan, l’Irak, la Libye et maintenant la Syrie ? (NdT: en attendant l’Iran et la Russie…)

Dans la préface du chef d’état major des armées, le général Martin Dempsey tente de préparer le peuple américain à une future guerre sans fin:

“De futurs conflits vont surgir plus rapidement, vont durer plus longtemps et vont se dérouler sur des champs de bataille bien plus techniquement difficiles… Nous devons être prêts à nous adapter rapidement à de nouvelles menaces tout en maintenant un avantage comparatif sur les plus traditionnels… l’application de l’instrument de pouvoir militaire contre des menaces d’état est très différente de l’application du pouvoir militaire contre des menace non étatiques. Nous sommes plus enclins à devoir faire face à des campagnes prolongées qu’à des conflits qui seront résolus rapidement… ce contrôle de l’escalade devient de plus en plus difficile et bien plus important.” (Document: 2015 U.S. National Military Strategy, USNI News)

La guerre, la guerre et encore plus de guerre, ceci est la vision du Pentagone pour le futur. A l’encontre de la Russie ou de la Chine qui ont un plan pour une zone de libre-échange entre l’UE et l’Asie (la nouvelle route de la soie), qui améliorera partout l’emploi, améliorera les infrastructures vitales et augmentera les standards de vie de manière générale, les Etats-Unis, eux, ne voient que mort et destruction sur le chemin du futur. Washington n’a aucune stratégie pour le futur, aucune vision pour un monde meilleur, pour lui il n’y a que la guerre, guerre asymétrique, guerre technologique, guerre préemptive. L’entière classe politique et ses maîtres payeurs soutiennent unanimement la règle mondiale de la force des armes. Ceci est la signification inévitable de ce document, Les Etats-Unis ont la ferme intention de maintenir leur poigne de plus en plus faiblarde sur le pouvoir mondial en maximisant l’utilisation de leur plus grand avantage: l’armée.

Et qui est dans la ligne de mire de l’armée ? Analysez cet extrait d’un article paru dans la revue Defense News:

La stratégie dénonce spécifiquement l’Iran, la Russie et la Corée du Nord comme des menaces agressives à la paix mondiale. Elle mentionne aussi la Chine, mais notablement commence ce paragraphe en disant qu’Obama et son gouvernement veulent “soutenir le développement de la Chine” et l’encourager à devenir un partenaire pour une plus grande sécurité mondiale,” continuant à flirter sur la ligne de la Chine l’alliée économique et la Chine concurrente régionale.

“Aucune de ces nations ne cherchent de conflit direct avec les Etats-Unis ou leurs alliés”, poursuit la stratégie. “Mais néanmoins, ils posent de sérieuses préoccupations concernant la sécurité que la communauté internationale adresse collectivement par le moyen de politiques communes, de messages partagés et d’action coordonnée.”

(Pentagon Releases National Military Strategy, Defense News)

Avez-vous bien saisi cette dernière partie ?

En d’autres termes, ceci dit qu’aucun de ces pays ne veut se battre avec les Etats-Unis, mais les Etats-Unis eux, veulent se battre avec eux. Les USA sentent qu’il est justifié de lancer une guerre contre ces pays parce que, bon, soit ils contrôlent de vastes ressources, ou ont une grande capacité industrielle, occupent une zone du monde d’intérêt géopolitique pour les Etats-Unis, ou simplement parce qu’ils veulent maintenir leur indépendance et leur souveraineté, ce qui bien évidemment constitue un crime aux yeux de l’empire. D’après Dempsey, toutes ces excuses minces comme un fil sont des justifications suffisantes pour entrer en conflit armé essentiellement parce qu’ils posent “de sérieuses préoccupations sécuritaires” pour les Etats-Unis, ce qui veut dire qu’ils entament le rôle de domination des USA comme seule super-puissance au monde.

Ce rapport de la défense voue une attention toute particulière à la Russie, l’ennemi du mois de Washington depuis un bail, qui a l’audace de défendre ses intérêts et sa sécurité après un coup d’état fomenté par le ministère des affaires étrangères US en Ukraine voisine. Pour cette insolence, Moscou doit-être puni. Ceci provient du rapport:.

“Certains états néanmoins tentent de réviser les aspects clef de l’ordre international et agissent de manière qui menace nos intérêts nationaux. Tandis que la Russie a contribué dans certains segments sélectionnés comme la lutte anti-drogue et le contre-terrorisme, elle a aussi continuellement démontré qu’elle ne respecre pas la souveraineté de ses voisins et qu’elle a la volonté d’utiliser la force pour parvenir à ses objectifs. Les actions militaires de la Russie endommagent la sécurité régionale directement au travers de ses forces par procuration. Ces actions violent les multiples accords que la Russie a signé et dans lesquels elle reconnaissait vouloir agir dans les normes internationales.” (2015 NMS)

La Russie est le mal incarné parce que la Russie a refusé de rester coi tandis que les Etats-Unis renversaient le gouvernement ukrainien, installaient leurs sbires à Kiev, précipitaient le pays dans une guerre civile entre différentes factions, élevaient les néo-nazis dans des positions de pouvoir dans les forces de sécurité du pays, plongeaient l’économie ukrainienne dans l’insolvabilité et la ruine et ouvraient un QG pour la CIA dans la capitale afin de gérer sur place l’ensemble de la partie de flinguage à gogo. Voilà pourquoi la Russie est le mal incarné et doit-être punie.

Ceci veut-il dire que les USA comtemplent sérieusement une guerre avec la Russie ?

Voici un extrait du document qui va clarifier l’affaire:

“Cette dernière décennie, nos campagnes militaires ont essentiellement consisté en opérations contre des réseaux extrémistes violents, mais aujourd’hui et dans le futur proche, nous devons payer plus d’attention aux défis posés par les acteurs étatiques. Ils ont de plus en plus la capacité de contester la liberté régionale de mouvement et de menacer notre patrie. Ce qui est alarmant est la prolifération des missiles balistiques, des technologies de frappes de précision, des systèmes sans humains (drones), des capacités spatiales et de cyberespace et des armes de destruction massive et leurs technologies faites pour contrer les avantages militaires américains et couper l’accès aux sources communes mondiales.” (2015 NMS)

Il me semble clair que les gugusses de Washington ont déjà pris leur décision. La Russie est l’ennemi, donc, la Russie doit-être vaincue. Comment autrement pourrait-on “contrer un état révisionniste” qui “menace notre patrie” ?

Avec des bombes faucheuses de marguerites bien sûr. Comme tous les autres.

Le rapport du Pentagone nous fait une liste d’emplettes pour justifier le lancement de guerres contre des ennemis imaginaires des Etats-Unis. Le fait est que le Pentagone voit des nains partout. Que le sujet soit les nouvelles technologies, les “changements démographiques” ou les différences cuturelles, tout est vu comme des menaces potentielles pour les intérêts américains, particulièrement tout ce qui a trait “à la concurrence pour les ressources et matières premières”. Dans cette vision barjot de la réalité, on peut parfaitement voir comment fut justifiée l’invasion de l’Irak sur la base que Saddam Hussein contrôlant l’Irak (NdT: pourtant mis en place par la CIA et le Pentagone des décennies plus tôt…) et ses réserves très importantes de pétrole, posait un défi direct à l’hégémonie américaine. Naturellement, Saddam se devait d’être viré du pouvoir et plus d’un million d’Irakiens devaient mourir pour arranger l’affaire et remettre le monde dans l’équilibre (hégémonique de Washington). Ceci est la vision primordiale de la stratégie militaire nationale américaine, et donc que tout ce que font les USA est OK parce que… et bien, ce sont les USA.

Les lecteurs ne doivent pas s’attendre à trouver quoi que ce soit de nouveau dans cette nouvelle stratégie. C’est de la piquette dans de vieilles bouteilles. Le Pentagone n’a fait qu’à peine mettre à jour la bonne vieille doctrine Bush tout en adoucissant la rhétorique. Il n’y a pas de raisons de faire flipper tout le monde en parlant d’unilatéralisme, de préemption, de balayer la loi internationale ou d’agression non provoquée. Et même si cela était, tout le monde sait bien que les Etats-Unis feront exactement ce qu’ils voudront afin de garder leur empire intact.

La Stratéie Militaire Nationale mouture 2015 ne fait que confirmer ce triste constat.