Archive pour Paul Craig Roberts effondrement de l’économie mondiale

Société occidentale en phase terminale de cancer: Le capitalisme de pillage et la mort annoncée du système (Paul Craig Roberts)

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 6 décembre 2017 by Résistance 71

L’analyse de PCR est bonne, mais une fois de plus, pas de solution apportée si ce n’est le cynisme. Pour entrevoir la porte de sortie…

Manifeste de la societe des societes

~ Résistance 71 ~

 

Le capitalisme de pillage

 

Paul Craig Roberts

 

4 décembre 2017

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/48341.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Je fustige l’exonération d’impôts qu’a passée le congrès. Ce n’est pas une politique économique de coupe dans les impôts et cela n’a absolument rien à voir avec une économie dite du ruissellement (NdT: l’idiotie qui dit que si on taxe moins les riches… le fric disponible va redescendre vers le bas… cette imposture était un des piliers des “Reaganomics” dont PCR fut un des chantres dans les années 1980, il revient de loin…). Le but est de faire croître le prix des équités boursières (equity) en offrant à leurs propriétaires plus de gains sur capital et plus de dividendes. En d’autres termes, c’est une législation qui va rendre les propriétaires d’équités plus riches, polarisant toujours plus avant la société vers une vaste zone de pauvreté et de quasi-pauvreté pour la masse tandis qu’une fraction des 1% va se gorger de milliards de dollars… A moins que nos maîtres ne puissent continuer à contrôler le narratif explicatif, cette (nouvelle) exonération d’impôts pour les plus riches nous rapproche encore plus d’une révolution qui résultera du rejet et du manque total de confiance dans le gouvernement.

La nouvelle législation fait chuter le taux d’imposition sur les entreprises à 20%. Ceci veut dire que les entreprises/corporations mondialistes, transnationales enregistrées aux Etats-Unis vont payer moins d’impôts sur le revenu qu’une infirmière diplômée qui fait 50 000 US$ par an. L’Infirmière, si elle est célibataire, va payer en 2017, à un taux marginal de 25% pour tout revenu supérieur à 37 950 US$ par an.

Un(e) célibataire est imposé(e) à un taux de 33% sur tous les revenus s’ils dépassent 191 651 US$ par an. 33% était la tranche maxime d’imposition tirée des serfs médiévaux et approche la taxe sur les esclaves aux Etats-Unis au XIXème siècle. Un tel revenu de classe moyenne supérieurs de 191 651 US$ paraît extraordinaire pour la plupart des Américains qui sont loin de gagner cela, mais c’est toujours très très loin des multi-millions annuels des riches. En Amérique (NdT: et pas seulement…), c’est la classe moyenne, fondant comme beurre au soleil, qui porte le fardeau de l’impôt. Les riches avec leurs gains sur capital réalisés sur leur détention d’equity ne sont taxés eux, qu’à 15%.

Même les personnes célibataires qui gagnent entre 1 et 9325 US$ par an sont imposés à 10% sur leur pitance.

Les économistes néo-libéraux qui sont les faire-valoir des riches, de Wall Street et des banques “trop importantes pour se planter”, affirment de manière totalement erronée qu’en diminuant l’impôt d’entreprise à 20%, plein de bénéfices maintenus offshore (NdT: à l’étranger ou dans des paradis fiscaux) seront ramenés aux Etats-Unis et que cela aura pour résultat un boum économique et une augmentation des salaires. Ceci est un non-sens total. L’argent ne reviendra pas, parce qu’il est investi à l’étranger où le coût du travail est moindre, s’il est même investi au lieu de racheter les actions de l’entreprise ou d’acheter celles d’autres entreprises. Après 20 ans de délocalisation de l’industrie et des techniques professionnelles vendables ainsi que les revenus à l’avenant, qui va investir aux Etats-Unis ? La population américaine n’a absolument aucun revenu avec lequel acheter les biens et les services en provenance d’un nouvel investissement, de plus les cartes de crédit de la population sont à leur maximum d’endettement.

Il va se produire la chose suivante: Wall Street va calculer le plus bas taux d’imposition au plus haut prix d’équité (equity). Wall Street peut le faire sans avoir à rapatrier un sou du fric investi ou planqué à l’étranger. Ainsi d’un seul coup, ceux qui possèdent ces titres vont faire l’expérience d’une croissance de leur richesse, à moins que cette croissance n’ait déjà eu lieu en anticipation de la manne à venir.

Les républicains, concernés par le déficit, ont mis dans cette loi du Enhancement of the Rich’s Wealth, des coupes drastiques dans les services sociaux afin de “protéger les travailleurs de plus hauts taux d’intérêt émanant des déficits budgétaires”. Ceci représente toujours plus de malhonnêteté. Si la Fed laisse les vrais taux d’intérêt augmenter de manière signifiante, les dérivatifs vont dévisser et la Fed va devoir créer, de l’air du temps, des milliers de milliards de dollars juste pour maintenir leur escroquerie en place. Le déficit qui résulte de la coupe d’imposition sera couvert par la Fed qui va acheter de la trésorerie et non pas augmenter les taux d’intérêt.

Ce à quoi nous assistons aux Etats-Unis et en fait dans tout le monde occidental est ni plus ni moins que l’échec total du capitalisme. Celui-ci n’est plus maintenant qu’exclusivement une machine à piller. Le secteur financier ne fournit plus de capital pour la production depuis belle lurette. Ce que le secteur de la finance fait est de transformer le revenu du consommateur à discrétion en intérêt et en frais bancaires.. La demande générale ne peut augmenter que par l’expansion de la dette et les consommateurs atteignent un point où ils ne peuvent plus étendre leur dette. (Ndt: comme nous l’avons dit à maintes reprises, le capitalisme arrive au bout du bout du banc…)

Le capitalisme, se cachant derrière le “mondialisme”, qui est mal représenté comme étant une bonne chose alors qu’il ne représente que la mort elle-même, localise la production là où le travail est le meilleur marché, privant ainsi le monde industrialisé des bons salaires et des opportunités de carrière, le mettant ainsi sur la voie de la tiers-mondisation. Les hauts bénéfices à court terme et les dividendes à payer aux CEOs et autres membres des conseils d’administration des entreprises ainsi que les récompenses en stock options, sont maximisés au prix de la destruction du marché de la consommation domestique.

Le capitalisme de pillage privatise aussi le plus possible le secteur public, comme l’armée, si possible, ce qui a pour effet de booster le budget du Pentagone. Les travaux qui étaient accomplis par les soldats eux-mêmes, sont donnes à des entreprises privées connectées au système. Ce qui était connu avant sous le vocable de la Patrouille de Cuisine (KP pour “Kitchen Patrol”, la bonne vieille cantine) est maintenant sous-traité à une firme privée. Les services de mercenaires sont loués par le Pentagone, ceux-ci collectent plus en un mois de service qu’un soldat sur un an. Je ne suis pas sûr que l’armée possède encore ses régiments de logistique (NdT: l’équivalent des régiments de commandement et de soutien de l’armée française) ou une organisation privée de soutien logistique en contrat avec le Pentagone (NdT: genre Halliburton, chère à Dick Cheney et Donald Rumsfeld… et autres). La sécurité sociale du Medicare et du Medicaid sont les prochains à être privatisés. La coupe dans l’imposition aura pour conséquence un déficit et une course aux plus hauts taux d’intérêt et ces mensonges seront utilisés pour sauver les travailleurs d’un plus haut taux d’intérêt sur leurs emprunts fonciers, sur la dette de leur carte de crédit et des emprunts étudiants en réajustant ou en privatisant la sécurité sociale et assurances maladies.

L’environnement et les terres publiques seront sacrifiés pour les profits privés dans les domaine du bois, de l’exploitation minière et des entreprises d’énergie. Les ours grizzly et les loups sont en train de perdre leur protection en tant qu’espèces en voie de disparition afin que les états puissent vendre des licences de chasse à trophée à des hommes qui doivent prouver leur “virilité” en tuant un animal avec un puissant fusil depuis une distance garantissant toute la sécurité nécessaire a ces grands courageux.

Ce à quoi nous assistons est le pillage total de l’Amérique et du monde occidental dans son entièreté. Tandis que le monde occidental s’effondre, le peuple soumis et insouciant est assis à sucer son pouce tandis que sa ruine est en cours.

Il n’y a plus rien en occident si ce n’est le pillage à l’œuvre.

Cette loi sur l’impôt des entreprises est une abomination, un acte de pillage brutal et sans vergogne. Ses promoteurs devraient être sur le champ passés au goudron et aux plumes et expulsés des villes à cheval sur un rail (NdT: merde !… PCR a lu Lucky Luke…), sinon pendu haut et court au premier réverbère venu.

Crise économique: Le pays du goulag levant économie du tiers-monde (Paul Craig Roberts)

Posted in actualité, économie, crise mondiale, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, Social & Retraite, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 25 octobre 2013 by Résistance 71

Comprenons bien une chose qu’il est bon de toujours rappeler:

L’oligarchie financière transnationale utilise son arme de destruction massive économique: l’état et la pathétique fraude internationale qu’est « l’économie de marché », pour éviscérer les sociétés, créer le plus de chaos possible duquel surgira leur solution toute prête de gouvernance mondiale.

Tout ceci est planifiée de longue date. Seul salut: Refuser de jouer leur jeu, en masse et renverser la table où repose l’échiquier du jeu truqué… Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais, c’est pourtant simple à comprendre…

— Résistance 71 —

 

Les Etats-Unis sont déjà une économie du tiers monde (Paul Craig Roberts)

 

Press TV

 

24 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2013/10/24/331063/us-already-third-world-economy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un économiste américain très connu dit que les Etats-Unis sont déjà devenus une économie du tiers-monde alors que la super-puissance mondiale continue inlassablement à délocaliser son PIB.

“Si la délocalisation du travail continue, les Etats-Unis seront une économie du tiers-monde déclarée dans moins de 20 ans”, a écrit Paul Craig Roberts dans une colonne pour Press TV Jeudi.

“L’Amérique est dans les toilettes et le reste du monde est au courant”, a t’il écrit, notant au passage que “toujours plus de petites entreprises disparaissent, que les cartes de membres diminuent dans les clubs de golf, que de plus en plus de diplômés des universités retournent vivre chez leurs parents, qui utilisent leurs économies pour vivre.”

“Avec le monde qui se détache du dollar afin de règler les dépenses internationales, alors que la réserve fédérale en imprime toujours plus, la vitesse à laquelle les détendeurs d’avoirs en dollars vont vendre leurs porte-feuille va s’accélérer,” a écrit Roberts.

L’économiste a ajouté que les néo-conservateurs américains qui dirigent à Washington et leurs alliés israéliens sont néanmoins déterminés à ce que “Washington commence encore plus de guerres afin de créer un Lebensraum (espace vital) pour Israël.”

Un nouveau rapport d’activité publié Mardi, montre que l’économie américaine ne récupère pas et que bon nombre d’économistes avertissent que les luttes fiscales constantes de Washington ne font que rendre la situation bien pire.

L’économie américaine a ajouté 148 000 emplois en Septembre tandis que le taux (NdT: bidouillé comme tous les chiffes du chômage, partout…) est retombé à 7,2% (NdT: le chiffre officieux étant de 21% quand on inclut tout le monde sans emplois, Roberts l’avait expliqué dans un article précédent…), ont rapporté les économistes fédéraux Mardi. Le rapport ne remplit pas les attentes alors que les estimations des économistes étaient de 185 000 emplois créés (NdT: qui ne sont pour la plupart que des petits boulots, souvent temporaires et mal payés, comme l’avait aussi expliqué Roberts ultérieurement).

“Le déclin dans la valeur marchande du dollar et l’inflation domestique qui en résulte forceront la Fed à arrêter la planche à billets. Qu’est-ce qui couvrira alors le trou béant entre les rentrées et les dépenses ? La réponse plus que probable est: les fonds de pension et tout ce sur quoi Washington pourra mettre la main.” A noté Roberts dans son article.

Des analystes disent que le récent “shutdown” du gouvernement américain pourrait brouiller la valeur des rapports des deux prochains mois, ce qui veut dire qu’une image plus claire du marché du travail n’appaîtra pas avant le rapport de Décembre qui sera publié en Janvier (NdT: c’est à dire après la sacro-sainte orgie de dépenses des fêtes de fin d’année pour laquelle les yankees iraient en guerre si on leur supprimait, pour acheter des tonnes de conneries inutiles pour lesquelles ils paieront des 25-30% d’intérêt par an le reste de leurs vies pathétiques de consommateurs décérébrés…).

Chute de l’empire ou avènement du Nouvel Ordre Mondial ?…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 11 juillet 2012 by Résistance 71

Nous avons traduit ici la dernière analyse en date du Dr. Paul Craig Roberts, qui nous dresse un tableau des plus réalistes de l’illusion de la puissance impérialiste américaine. L’empire est en phase d’effondrement, comme tous les autres empires avant lui. Il a toujours malheureusement une énorme capacité de destruction et de chaos en provoquant une guerre totale, nucléaire ou non, et la destruction de l’économie mondiale. Dans une optique géopolitique classique, son analyse est comme d’habitude très pertinente, mais si on se base sur une optique du Nouvel Ordre Mondial voulu par la clique de psychopathes aux commandes, voici ce que nous pourrions dire:

Tout fonctionne comme prévu !.. L’économie mondiale est au bord de l’abîme, les guerres régionales font rages, le chaos renforce la division des peuples pour mieux les contrôler et nous nous acheminons vers un scenario potentiel de 3ème guerre mondiale. Les oligarques ont écrit ce scenario. Ils en ont la solution: un état fasciste mondial supranational, géré dictatorialement par un cartel de représentants des grosses banques et des grosses industries transnationales, qu’ils imposeront au travers d’une structure de départ: ONU-FMI-Banque Mondiale, l’ossature du Nouvel Ordre Mondial. Ils feront du chantage à la guerre nucléaire à la Russie et à la Chine pour qu’elles acceptent de prendre part à la grille du goulag mondial. Ces deux pays tiendront-ils tête à l’oligarchie ? Si oui, on est reparti vers une nouvelle guerre froide, si non, la nasse du goulag planétaire se refermera sur les peuples.

Quoi qu’il en soit, il y aura une fenêtre propice pour que nous les peuples reprenions solidairement notre destin en main et créions la société autogestionnaire, non autoritaire, sans état ni gouvernement du futur. Ce sera à nous de saisir cette chance, ou nous deviendrons témoins et acteurs de notre extermination par l’oligarchie eugéniste qui nous hait plus que toute autre chose…

« Un grand nombre de gens détesteront le Nouvel Ordre Mondial et mourront le combattant » ( H.G. Wells « The New World Order » – 1940 -)

Résistance 71 —

 

*  *  *

 

L’effondrement de l’économie américaine et la “fin du monde”

 

Par Dr. Paul Craig Roberts

Le 9 Juillet 2012

 

url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=31825

et

http://www.paulcraigroberts.org/2012/07/08/the-collapsing-us-economy-end-world/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Dans une colonne récente, “Le monde peut-il survivre la déception de Washington ?”, j’avais promis d’examiner si l’économie américaine allait s’effondrer avant Washington dans son effort de poursuite de l’hégémonie mondiale qui nous amène à la confrontation avec la Russie et la Chine. Ceci va sûrement devenir un sujet intarissable sur ce site internet, ainsi donc cet article ne constitue pas le dernier mot sur le sujet. Washington est en guerre depuis Octobre 2001 et que le président George W. Bush conconcta une excuse pour ordonner l’invasion de l’Afghanistan. Puis cette guerre fut mise sur un strapontin lorsqu’il concocta une autre excuse pour l’invasion de l’Irak en 2003, une guerre qui s’est déroulée sur une période de 8 ans sans succès signifiant et qui a laissé l’Irak dans un chaos total avec des douzaines de morts et de blessés chaque jour qui passe, un nouvel homme fort à la place de celui qui fut illégalement exécuté et la forte possibilité que la violence ne dégénère en guerre civile. Dès son élection, le président Obama envoya, de manière inconsidérée, plus de troupes en Afghanistan et renouvela l’intensité de cette guerre, maintenant dans sa 11 ème année, et ce sans succès.

Ces deux guerres ont coûté très cher. D’après des estimations de Joseph Stiglitz et de Linda Bilmes, lorsque l’on compte tous les frais, l’invasion de l’Irak a coûté aux contribuables américains 3000 milliards de dollars. Idem pour la guerre en Afghanistan. En d’autres termes, ces deux guerres inutiles ont doublé la dette publique américaine. Ceci est la raison pour laquelle il n’y a pas d’argent pour la sécurité sociale, le medicare, medicaid, les bons repas et tickets de vivres, l’environnement et le filet de protection sociale.

Les Américains n’ont absolument rien tiré de ces guerres, mais comme la dette encourue pour celles-ci ne sera jamais payée, les contribuables américains actuels et leurs descendants devront continuer à payer les intérêts sur 6000 milliard de dollars de dette de guerre à perpétuité. Comme ceci ne suffit bien évidemment pas, le régime Bush/Obama continue des opérations militaires en violation complète de la loi internationale au Pakistan, au Yémen, en Afrique, a organisé le renversement du gouvernement libyen par conflit armé, est en ce moment même en train d’essayer de renverser le gouvernement de la Syrie et continue de pousser ses forces militaires contre l’Iran. Trouvant les ennemis musulmans que Washington s’est créé pas suffisant pour ses énergies et budget, Washington a encerclé la Russie de bases militaires et fait de même pour la Chine. Washington a annoncé que le gros de ses forces navales sera transféré dans le Pacifique dans les quelques prochaines années, est en train de reconstruire sa base navale aux Philippines, en construit une nouvelle sur une île de la Corée du Sud, acquiert une base navale au Vietnam ainsi que des bases aériennes et de troupes au sol dans le reste de l’Asie. Washington essaie en ce moment même d’acheter par voies de corruption une ancienne base aérienne qu’elle utilisait en Thaïlande durant le guerre du Vietnam.

Il y a de l’opposition dans la mesure où le pays ne veut pas être aspiré dans le conflit orchestré par Washington contre la Chine. Minimisant la véritable raison pour récupérer cette ancienne base, Washington a dit au gouvernement thaïlandais, d’après la presse thaïlandaise, que “la base était importante à des fins humanitaires”. Cela n’a pas pris, alors Washington et la NASA ont demandé de concert que la base soit mise à leur disposition afin de mener des “expériences météorologiques”.

Cette nouvelle ruse sera t’elle suffisante ?.. Cela reste à voir. Les fusilliers marins américains ont été envoyés en Australie et un peu partout en Asie. Museler la Russie, la Chine et l’Iran est une tâche énorme pour une nation qui est financièrement en banqueroute. Entre les guerres et les banksters, le régime Bush/Obama a réussi à doubler la dette nationale tout en étant incapable de redresser l’économie maintenant en état de désintégration complète et soulager la misère grandissante du peuple américain. Les graphiques ci-dessous proviennent de www.shadowstats.com (NdT: voir les graphiques sur l’article original en anglais). Le déficit du budget américain s’ajoute à une dette accumulée de 1500 milliards de dollars annuels avec aucune perspective de diminution. Le système financier est détruit et demande des injections d’argent en permanence sous la forme de plan de sauvetage. L’économie a explosé et n’a pas été capable de fournir des emplois à hauts revenus, de fait, de créer même quelques emplois signifiant. Malgré des années de croissance démographique, l’emploi salarié est à la mi-Juin 2012 au même niveau qu’il ne l’était en 2005 et très largement en dessous de ce qu’il était en 2008. Et pourtant le gouvernement et ses médias de la pressetituée continuent à nous matraquer du fait que nous serions en période de convalescence, de récupération. D’après les statistiques du bureau national de l’emploi, il y avait en 2011, 1 million d’emplois de plus qu’en 2002. Sachant qu’il faut créer 150 000 emplois nouveaux par mois pour rester à niveau avec l’augmentation de la population, ceci nous laisse un déficit d’emploi sur une décennie de l’ordre de 15 millions d’emplois.

Les taux de chômage et d’inflation réels sont bien plus hauts que ceux officiellement rapportés. Dans de précédents articles, j’avais expliqué en me basant sur les travaux du statisticien John Williams de shadowstats.com, les raisons du pourquoi les chiffres officiels des manchettes de journaux et de télé étaient de grosses sous-estimations. La statistique U3 du taux de chômage officiel à 8,2% ne tient pas compte des travailleurs qui ont arrêtés de chercher un emploi. Le gouvernement a un autre indice (U6) qui est très rarement publié, celui qui tient compte des travailleurs découragés sur le court-terme, ce taux est de 15%. Quand on y ajoute ceux qui ne cherchent plus d’emplois depuis plus longtemps, la taux de chômage aux Etats-Unis est aujourd’hui de l’ordre de 22%, un chiffre bien plus proche de celui de la grande dépression économique des années 1930 que des taux impliquant les quelques récessions de l’après guerre. Les changements de manière de calcul du taux d’inflation ont détruit l’Index de consommation (CPI), comme mesure de calcul du coût de la vie.

La nouvelle méthodologie est basée sur la substitution. Si le prix d’un article de l’index augmente, un prix alternatif plus bas prend sa place. De plus, des hausses de prix sont étiquettées sous la forme d’une augmentation de la qualité, que ce soit vrai ou pas et ne figurent ainsi pas dans l’index CPI. Les gens doivent toujours payer plus cher, mais cela n’est pas compté comme inflation. En ce moment, le taux de substitution de l’inflation est de l’ordre de 2% ; mais lorsqu’on mesure le taux d’inflation en comparaison du véritable coût de la vie, le taux d’inflation réel est de 5%. L’index de misère est la somme des taux de chômage et d’inflation. Celui-ci dépend actuellement de l’utilisation ou non des mesures bidouillées, ce qui sous-estime l’index de misère, ou si on utilise les anciennes mesures qui le mesure de manière précise. Avant l’élection de Novembre 1980, l’index de misère aux Etats-Unis parvint à 22%, ce qui fut une des raisons essentielles de la victoire de Reagan sur le président Carter.

Aujourd’hui, si nous utilisons l’ancienne méthodologie, l’index de misère est à 27%. Mais si on utilise les nouvelles mesures bidouillées, il n’est que de 10%. La sous-estimation de l’inflation sert à fortifier le PIB. Le PIB est calculé en dollars actuels. Pour être capable de savoir si le PIB a augmenté à cause de la hausse des prix ou à cause d’une véritable ferveur économique, le PIB est dégonflé par le CPI. Plus le taux d’inflation est haut, moins l’augmentation est réelle et inversement. Lorsque la méthodologie de substitution est utilisée pour mesurer l’inflation, l’économie américaine a expérimenté alors une véritable augmentation dans ce début de XXIème siècle à l’exception d’une forte baisse dans la période 2008-2010. Mais si la méthodologie basée sur le coût de la vie est utilisée, à part une très courte période en 2004, l’économie américaine n’a pas enregistré de croissance depuis l’année 2000. Dans le graphique ci-dessus, la mesure la plus basse (bleue) du véritable PIB est dégonflée avec la méthodologie incluant le coût de la vie. La mesure la plus haute du PIB (rouge), dégonfle le PIB en utilisant la méthode de substitution. Le manque d’emplois et de véritable croissance du PIB vont de paire avec le déclin du véritable revenu moyen des ménages.

L’augmentation de la dette des consommateurs a compensé le manque d’augmentation des revenus et cela a maintenu l’économie jusqu’à ce que les consommateurs aient épuisé toutes les possibilités de s’endetter encore plus. Avec le consommateur annihilé, l’espoir de recroissance économique est très très mince. Les politiciens et la réserve fédérale rendent cet état de fait encore pire. A une époque de chômage intensif, et de ménages sous pression par la dette, les politiciens au niveau local, de l’État, ou fédéral font des coupes drastiques dans les budgets pour la santé, les retraites, les tickets de vivres, les allocations logement et bien d’autres éléments du filet de sécurité sociale. Ces coupes bien sûr, réduisent encore plus la demande et la capacité monnétaire des Américains à simplement survire. Le réserve fédérale a des taux d’intérêts si bas, que les retraités et ceux qui vivent de leurs économies ne peuvent plus rien gagner de leur argent placé. Les taux d’intérêts payés sur les bons du trésor sont plus bas que le taux de l’inflation.

Pour vivre des revenus d’intérêts, une personne doit acheter de la dette grecque, italienne ou espagnole et prendre le risque de perdre du capital investit. La politique de la réserve fédérale à taux d’intérêt négatif, force les retraités à dépenser leur capital afin de pouvoir vivre. En d’autres termes, la politique de la réserve fédérale détruit les économies personnelles des épargnants alors que ceux-ci sont obligés de dépenser leur capital afin de couvrir leur coût de la vie. En Juin, la réserve fédérale a déclaré qu’elle allait continuer sa politique de descente des taux d’intérêts, cette fois-ci en se concentrant sur les bons du trésor à long terme.

La réserve fédérale a dit qu’elle achèterait 400 milliards de dollars de bons du trésor à 30 ans. Tirer les taux d’intérêts vers le bas veut dire augmenter le prix de l’obligation. Avec des obligations sur 5 ans ne payant que 7/10 d’un pourcent et des bonds à 10 ans ne payant que 1,6%, sous le taux officiel d’inflation, les Américains maintenant désespérés de générer quelques revenus sur leurs investissements se rabattent sur les obligations à 30 ans qui paient actuellement 2,7% d’intérêts. Mais le prix de l’obligation étant très haut, cela peut générer des pertes de capital. La monétisation de la dette de la réserve fédérale ou une chute de la valeur d’échange du dollar alors que des pays sortent du dollar pour ajuster leur compte de paiements, pourraient déclancher une inflation qui serait vite hors de contrôle de la réserve fédérale. Lorsque les taux d’intérêts montent, les prix de l’obligation descendent. En d’autres termes, les bons du trésor sont maintenant la bulle que représentaient l’immobilier, la bourse et les marchés dérivés auparavant. Lorsque cette bulle va exploser, les Américains en seront pour un nouveau choc dans leurs biens et économies. Cela n’a aucun sens d’investir dans des obligations à très long terme à taux d’intérêt négatif alors que le gouvernement accumule de la dette que la réserve fédérale monétarise et que les autres nations se retirent de l’inondation de dollars.

La possibilité d’une augmentation de l’inflation est très importante dès lors que la dette est monétarisée ainsi que par l’exposition à une baisse de la valeur d’échange du dollar. Quoi qu’il en soit, les gérants de portefeuilles d’obligations se doivent de suivre le troupeau vers des maturités à bien plus long terme, ou voir leur performance en comparaison de leurs pairs descendre au fin fond des classements.

Quelques investisseurs particuliers et des banques centrales étrangères, anticipant la perte de valeur du dollar, accumulent des lingots  d’or et d’argent. Réalisant le danger pour le dollar et sa politique pour l’augmentation rapide du lingot depuis 2011, la réserve fédérale a contrecarré cela. Quand la demande physique du lingot fait monter le prix, des ventes de lingots sur le marché papier sont utilisées pour tirer les prix vers le bas. De manière similaire, lorsque les investisseurs commencent à fuir les bons du trésor, causant une augmentation du taux d’intérêt, JP Morgan et autres dépendances de la réserve fédérale, vendent du taux-d’intérêt swaps, ainsi contre-balançant l’effet sur les taux d’intérêt et les ventes d’obligations. (Gardez présent à l’esprit que les taux d’intérêt montent lorsque le prix des obligations chutent et vice versa). Le fait de savoir cela fait comprendre que mis à part le 1% de possédants, les revenus et la richesse des Américains subissent des chutes dramatiques dans les grandes largeurs.

De 2002 à 2011, l’économie a perdu 3,5 millions d’emplois manufacturiers. Ces boulots furent remplacés par des petits boulots à bas salaires de serveuses et de barmen (1 189 000), des boulots de services de santé ambulants (1 512 000) et des boulots d’assistance sociale (578 000). Ces boulots de remplacement dans les services domestiques veulent dire que sur une base nette, le revenu du consommateur américain est sorti du pays. De manière claire et évidente, la délocalisation du travail a diminué le revenu à disposition de la consommation états-unien ainsi que le PIB, et de concert l’emploi. Malgré le manque fondamental d’une base économique solide, les aspirations hégémoniques de Washington demeurent inchangées. D’autres pays sont grandement amusés de l’inconscience de Washington. La Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud (BRICS) forment un accord pour abandonner le dollar US comme monnaie de règlement international entr’eux.

Le 4 Juillet le quotidien China Daily a rapporté: “Des politiciens japonais et d’éminents universitaires chinois et japonais ont insisté Mardi pour que Tokyo abandonne sa politique étrangère rétrograde de pencher vers l’occident et d’accepter la Chine comme un partenaire clé aussi important que les Etats-Unis. Le consensus de Tokyo, une déclaration commune publiée à la fin du forum Pékin-Tokyo, a aussi appelé les deux pays à augmenter leurs échanges commerciaux et de promouvoir un accord de libre-échange entre la Chine, le Japon et la Corée du Sud.”

Ceci veut dire que le Japon entre en lice.

Le gouvernement chinois, bien plus intelligent que celui de Washington, répond aux menaces militaires de Washington en écartant deux de ses plus grands alliés asiatiques. Alors que l’économie chinoise est maintenant aussi importante que celle des Etats-Unis et possède une base bien plus solide, et alors que le Japon a maintenant bien plus d’échanges commerciaux avec la Chine qu’avec les Etats-Unis, la séduction est tentante. De plus, la Chine est voisine, Washington lointaine et noyée dans son arrogance. Washington qui a fait un bras d’honneur à la loi internationale et à sa propre loi et constitution, avec son arrogance et ses multiples guerres inutiles et illégales et avec ses certitudes d’avoir le droit de faire assassiner ses propres citoyens et ceux de ses alliés comme le Pakistan, ont fait des Etats-Unis un état paria.

Washington contrôle toujours ses marionnettes de l’OTAN qu’elles a achetées et continue de soudoyer, mais ces marionnettes sont submergées par des problèmes de dettes dérivatives que leur a amené Wall Street et par leurs dettes souveraines, dont quelques unes furent couvertes par Goldman Sachs de Wall Street.

L’Europe est suspendue dans le vide et n’a pas d’argent pour financer les guerres hégémoniques de Washington.

Washington devient un élément détesté et isolé de la communauté mondiale. Washington a acheté l’Europe, le Canada, l’Australie, l’ancien état soviétique de Géorgie (et presque l’Ukraine) et la Colombie. Et elle continue ses efforts pour acheter le reste du monde, mais les sentiments se retournent contre l’état gestapiste qui s’est montré être sans loi, sans pitié et totalement indifférent voire même hostile, à la vie humaine et aux droits de l’Homme.

Un gouvernement, dont l’armée fut incapable d’occuper l’Irak avec l’aide du Royaume-Uni, après huit ans et fut obligé de mettre fin au conflit en faisant payer les “insurgés” par son armée afin qu’ils arrêtent de tuer des soldats américains et un gouvernement dont l’armée a été incapable de mettre à mal quelques milliers de Talibans légèrement armés après 11 ans, est très certainement au delà de ses capacités quant à organiser une guerre contre l’Iran, la Russie et la Chine.

La seule chance de Washington de prévaloir dans ce conflit qu’elle semble vouloir, serait d’utiliser la première les armes nucléaires, en prenant ses opposants diabolisés par surprise en les vitrifiant. En d’autres termes, en éliminant toute vie sur terre. Est-ce là le programme de Washington révélé par le va t’en guerre néoconservateur Bill Kristol, qui n’a eu aucune honte à demander publiquement: “Pourquoi avoir des armes nucléaires si vous ne pouvez pas les utiliser ?”