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Résistance au colonialisme sioniste : « Le Hezbollah en contact quotidien avec la résistance palestinienne » (Naïm Qassem)

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gazasoleimani

N. Qassem : le transfert de missiles vers la Palestine bat son plein. Le Hezbollah était en contact quotidien avec la résistance

Al Manar

23 mai 2021

url de l’article original : https://french.almanar.com.lb/2080553

Le vice-secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, a affirmé le samedi 22 mai que «les Palestiniens détiennent désormais une grande capacité à fabriquer (des armes). Je vous rassure que le transfert des missiles vers la Palestine bat son plein. Il existe d’importants cerveaux palestiniens, entrainés par l’axe de la résistance, qui contribuent à cette production. Le soutien (aux forces de résistance palestiniennes) ne s’arrêtera pas, mais il s’amplifiera».

Lors d’une interview avec la radio libanaise al-Nour, cheikh Qassem a en outre révélé que «le Hezbollah était en contact quotidien avec les commandants de la résistance palestinienne lors des derniers évènements en Palestine. Notre position consistait à soutenir la résistance (palestinienne) par tous les moyens».

Et d’ajouter : «la victoire de la Palestine constitue une étape stratégique et un tournant historique. Il ne s’agit pas d’une victoire ordinaire. Ce que la résistance palestinienne a accompli est d’une grande importance et sur laquelle on se basera désormais».

Pour cheikh Qassem, «l’unité des Palestiniens a sapé tout ce qu’Israël avait fomenté au cours des dernières décennies. Il n’y a plus plusieurs causes palestiniennes mais une seule cause et cela constitue en soi une victoire. La nouvelle équation imposée est que Jérusalem Al-Qods n’est plus détaché de Gaza et de la Palestine. Il n’y a plus aucune partie de la Palestine qui n’a rien à voir avec la Palestine, car toute la Palestine résiste aujourd’hui… Il n’y a pas de succès pour la résistance sans sacrifices, et si nous comparons les sacrifices consentis à ce qui s’est passé en Palestine, nous disons que cette victoire est historique et stratégique». «Au niveau mondial, l’Israélien est apparu en train de tuer des civils, attaquer des femmes et des enfants et détruire des bâtiments, mettant en relief l’oppression et l’injustice dont fait objet la Palestine».

Le numéro deux du Hezbollah a en outre souligné que «l’accord stipulait un cessez-le-feu et que la résistance n’avait fait aucun engagement», soulignant que «le blocus contre Gaza sera levé progressivement, et Gaza sera reconstruite, faute de quoi la résistance à son mot à dire».

Sur un autre plan, cheikh Qassem a déclaré que «le Hamas reviendrait bientôt en Syrie, et les efforts déployés dans ce sens vont bon train. Nous sommes sur la voie du rétablissement des relations entre le Hamas et la Syrie».

= = =

Lecture complémentaire :

“Hezbollah, son histoire de l’intérieur”, Naïm Qassem, PDF traduction R71

palestiniennes

secret_liberte_resistance
« Ils avaient pour habitude de dire que
les Palestiniens se battent comme des héros ;
aujourd’hui ils disent que les héros se battent
comme des Palestiniens. »
~ Norman Finkelstein ~

Trump ou Biden ?.. Pour la Palestine c’est jus vert et vert jus… Résistance vaincra !

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Trump ou Biden… en Palestine, la même résistance à l’ordre du jour

 

Daniel Vanhove

 

4 décembre 2020

 

url de l’article orignal:
https://www.mondialisation.ca/trump-ou-biden-en-palestine-la-meme-resistance-a-lordre-du-jour/5651711

 

Dans l’agitation compulsive de nos ‘démocraties’ bâillonnées par des masques, où les libertés sont de plus en plus mises à mal, où la circulation des individus est réduite et leurs déplacements contrôlés, où des journalistes sont violentés par des forces de l’ordre ivres de leur impunité, où des représentants politiques n’ayant plus le moindre sens de l’honneur abusent de leur immunité alors qu’ils ne respectent pas le minimum de déontologie qu’exige leur fonction et ont dès lors perdu toute crédibilité, et où les citoyens découvrent soudain la fragilité de ce qu’ils pensaient définitivement acquis… ma lumière: la Palestine.

Petit bout de terre qui laisse indifférent la majorité de la population européenne au point que d’en parler vous fait passer pour un ringard. Et pourtant! Quelles leçons nous donne-t-elle, depuis les décennies où les puissants ont décidé de la dépecer au profit d’un énième projet colonial parmi tous ceux dont ils ont tiré parti tout autour de la planète, pensant ainsi s’exonérer de leur silence et parfois leur complicité face à la tentative d’extermination des juifs, handicapés, homosexuels, tziganes… sur le dos de familles arabes qui n’avaient participé en rien à ces crimes monstrueux.

Au-delà des événements quotidiens qui font les unes des médias sous contrôle, je continue mon travail d’information pour ceux qui le désirent sur la vie en Palestine et la résistance des Palestiniens, via un blog: http://mcpalestine.canalblog.com/ accessible gratuitement. C’est ainsi que relisant notes et documents divers, je suis retombé sur l’avant-propos de mon second livre publié en 2008 et qui me semble toujours aussi actuel. Voici ce que j’y écrivais:

«Au moment de boucler cet ouvrage, resurgit une question, lancinante, obsédante, qui m’a poursuivi à chaque étape de son écriture: est-il bien utile d’ajouter encore dans le brouhaha médiatique déjà tellement envahissant, un avis supplémentaire sur la dégradation continue de la situation en Palestine, et de manière plus large, sur les tensions grandissantes dans le monde? D’autant quand cet avis émane d’un citoyen anonyme, n’ayant ni aptitude particulière, ni autorité sur le cours des choses dont il traite. 

Y a-t-il donc un quelconque intérêt à émettre cet avis, puisque manifestement, cela ne changera rien à rien? L’écriture ne sert-elle pas alors tout simplement de catharsis, permettant de se libérer des pressions internes liées aux difficultés croissantes à vivre dans une société qui génère tant d’injustices, qu’elles sont à l’origine probable des déséquilibres majeurs qui la menacent? 

En outre, aborder certains sujets ne requiert-il pas une formation solide, vérifiée et mise à jour, en même temps qu’un regard documenté sur le passé? Entourés, pour ne pas dire envahis, de «spécialistes» et d’«experts» en tous domaines, avais-je dans mon coin, les compétences nécessaires pour entreprendre un tel travail? Cela ne relevait-il pas d’un défi presque impossible à réaliser, tant certains éléments manqueraient inévitablement à l’entreprise?

Dans le même temps, je n’ai eu de cesse de me rappeler cette demande explicite de mes amis palestiniens lorsque je les interrogeais sur ce que nous pouvions faire en pratique, chacun là où nous sommes, pour les aider dans la reconnaissance de leur juste résistance et pour les soutenir dans la création de leur Etat. «Trois choses», me répétaient-ils, inlassablement: en priorité, s’informer correctement, et donc ne pas prendre d’emblée pour vérité ce que les grands médias relaient avec souvent, effet d’annonce tapageur. Ensuite, si possible, venir en Palestine pour vérifier ce qu’il en est, et pour nous soutenir moralement car les autorités israéliennes nous persuadent que l’impunité dont elles bénéficient est la preuve de notre abandon par la Communauté internationale. Enfin et surtout, au retour dans vos pays, témoigner de ce que vous aurez vu et entendu; exercer les pressions nécessaires sur vos gouvernements; être notre voix puisque nous ne pouvons pas sortir de notre enfermement pour venir dire nous-mêmes, l’insoutenable enfer dans lequel l’occupant nous maintient depuis des décennies.

C’est probablement cette demande que je tente humblement, de relayer ici. Avec, comme espoir, qu’au bout de ce livre et malgré ses lacunes, le lecteur soit un peu plus et un peu mieux informé, et se sente peut-être moins dépassé par les évènements qui font l’actualité. Qu’il ne ressente plus autant, cette désagréable impression de subir les choses, mais qu’il puisse y prendre une petite part, en meilleure connaissance de cause… et contrer de la sorte, l’objectif des puissants de ce monde, qui est de nous décourager à leur résister.

Dès lors, comment taire le tumulte de mots qui se bousculent dans ma tête, chaque jour, dès l’instant où je songe à la Palestine?

Comment bâillonner les souvenirs qui surgissent, parfois en pleine nuit, quand je pense aux conditions infra-humaines dans lesquelles l’ensemble d’un peuple est maintenu prisonnier dans son propre pays?

Comment enfouir les images qui dansent derrière mes yeux quand je revois    les visages de tous ces gens qui m’ont accueilli si cordialement quand je me hasardais à leur rencontre?

Comment museler ma rage quand j’entends les déclarations mensongères lancées par quelques prétentieux technocrates à l’encontre d’une population occupée et brimée?

Comment contenir ma colère quand je découvre l’incompétence et l’apriorisme de certains journalistes censés rapporter les faits et non leur misérable avis?

Comment calmer ma fureur quand j’assiste aux ballets lamentables d’une diplomatie européenne aussi lâche qu’impuissante face aux diktats américains dans la région?

Comment apaiser mon courroux face au deux poids deux mesures dans le traitement des choses qui touche à ce lopin de terre déclarée trois fois sainte?

Comment modérer mes réactions devant tant de mauvaise foi exprimée par quelques intellectuels qui glosent dans un maniérisme dissimulant à peine leur suffisance quand ce n’est pas leur racisme?

Comment ne pas dénoncer tant d’injustices quand elles s’étalent d’aussi criante façon, où que le regard se pose?

Comment ne pas ruer dans les rangs quand tous les responsables s’appliquent à la banalisation et l’oubli d’une insupportable situation?

Comment adoucir ma hargne devant l’impunité dont jouit cet arrogant occupant à l’abri des USA, probablement l’Etat le plus «terroriste» de la planète?

Comment supporter un tel silence, une telle passivité au sujet de la Palestine et des Palestiniens quand tout hurle à tout rompre en moi?… 

Ce m’est une position impossible… 

Et, comme exprimé dans mon précédent ouvrage, je n’aurai de cesse de dénoncer une situation dont nous sommes tous, peu ou prou, responsables, tant que justice ne sera rendue aux victimes de nos erreurs et de nos lâchetés!

Enfin, cet avertissement au lecteur: dans notre modèle de société, plus que jamais à l’heure de la «mondialisation», tout rapport est devenu économique. Je voudrais m’arrêter une fois, dix fois, cent fois sur cette notion dont la plupart d’entre nous semblent sous-estimer les conséquences terribles, pour qu’en fin de ligne, ce livre soit bien compris: la dégradation catastrophique de la situation en Palestine est à mettre en perspective avec la situation dramatique du monde, résultat de politiques sordides menées par une poignée de puissants. Aucun évènement dans notre village désormais «globalisé» n’est isolé. Aucun n’est produit du hasard. Aucun n’est inscrit dans un destin illusoire. Bien au contraire, tout est lié. Conséquence de nos décisions, de nos choix, le plus souvent dévoyés. Ce que je vais tenter de décrire…»

‘La Démocratie Mensonge’ – 2008 – Ed. M.Pietteur – Extrait

Avec la ‘crise sanitaire’ comme prétexte, la plupart des gouvernements ont pris des mesures inédites à l’encontre de leurs populations. Et celles-ci interloquées et excédées au bout de quelques mois, découvrent, sans le savoir, une petite partie, une toute petite partie de ce qui fait le quotidien des Palestiniens depuis des décennies. 

Face à des mesures bien pires que le citoyen occidental lambda ne peut même imaginer, la réponse des Palestiniens contre son oppresseur israélien a toujours été la résilience, la résistance, la solidarité. La Palestine devrait nous inspirer durant cette période difficile. Nous n’arriverons pas à renverser les paradigmes actuels imposés par la caste aux manœuvres si chacun ne s’occupe que de ses petites affaires. Il nous faut retrouver une solidarité que les égoïsmes bien entretenus – selon la devise: diviser pour régner – ont mené aux séparatisme et communautarisme actuels. Si le 1% arrive à ses fins, c’est parce qu’il s’est organisé pour détenir tous les leviers de commande. Et il est impensable que l’écrasante majorité, les 99% d’en face ne puisse s’organiser à son tour pour renverser le cours des choses, sauf par manque de solidarité et par égocentrisme forcené.

Alors, Trump ou Biden au pouvoir… pour les Palestiniens – pas leurs instances officielles corrompues comme les nôtres, évidemment! – ce sera la même résistance à l’ordre du jour. Et ici, Macron ou Le Pen au pouvoir – et en amont, les instances de l’UE – il en sera de même. Soit nous ne voyons chacun que le bout de notre trottoir, soit nous nous organisons et nouons des liens pour créer la solidarité qui permettra de renverser ces imposteurs et en mener certains devant les tribunaux, afin de retrouver une réelle ‘démocratie’ que ceux-là ont trahie à de multiples reprises. Ne croyez pas que ce soit impossible, parce que ceux auxquels nous nous opposons sont bien plus fragiles que d’aucuns le pensent. Ils n’ont que l’usage de la force pour se maintenir dans leurs palais. Mais ils y tremblent quand la détermination populaire gronde à leurs oreilles.

La population palestinienne doit rester un exemple de résistance. Une lumière pour tous ceux qui s’inscrivent dans le refus d’obtempérer et de s’écraser face aux injonctions iniques des tenants du pouvoir. Avec l’objectif de détruire cet ordre qui nous asservit au profit d’une poignée de parvenus… qui ne méritent que de croupir de longues années derrière les barreaux!

 

Palestine et colonialisme: Qods, l’étau se resserre sur Israël

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Qods… Le piège se referme sur Israël

 

Press TV

 

8 décembre 2017

 

Source: 

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/12/08/544929/Le-pige-se-referme-sur-Isral

 

D’une évolution à l’autre, pas un jour ne passe sans qu’un nouveau fait ne se produise au Moyen-Orient avec son cortège de surprises et d’inattendus. Or, ce tourbillon stratégique renvoie à une crainte profonde : les plans concoctés depuis plusieurs décennies au Moyen-Orient n’ont pas abouti ; pis, ce sont des effets inverses qui se sont produits à tous les coups.

On veut piéger la Résistance, on tombe dans le piège. Mais pourquoi cette panique généralisée dans le camp américain ? Primo, l’axe de la Résistance a repris le contrôle de régions entières en Syrie et en Irak, régions que contrôlaient auparavant Daech et d’autres groupes terroristes. Et par malheur pour les adversaires de la Résistance, ces régions englobent les zones frontalières syro-irakiennes. Ce sont là des corridors géostratégiques qui offrent une vaste liberté d’action aux combattants de la Résistance au moment voulu.

De plus, les forces qui se réclament de l’axe précité sont placées désormais sous un commandement uni, et suivent une stratégie aux contours bien précis et agissent suivant un modus operandi homogène. C’est là l’émergence d’une « armée transfrontalière » qui sait non seulement s’engager dans des missions à caractère supranational, mais aussi à les accomplir dûment. Au bout de sept ans de guerre en Syrie et en Irak contre Daech et ses commanditaires, l’axe de la Résistance a réussi à s’imposer sur un double plan militaire et politique. Il faut compter avec sa puissance militaire et son poids géopolitique à l’échelle de la région.

Tous ces constats, les Américains, les Israéliens et leurs alliés arabes sont les premiers à s’en inquiéter. D’où leurs agissements précipités qui génèrent erreur sur erreur : une première erreur a été commise au Liban où les Saoudiens croyaient pouvoir affaiblir le Hezbollah en effaçant Saad Hariri de l’équation des forces. Et c’est justement l’inverse qui s’est produit. Sorti largement renforcé de sa guerre contre le terrorisme en Syrie et au Liban, le Hezbollah a défendu Hariri, comme se doit de le faire une force politique de dimension nationale. Mais l’erreur encore plus grande, Riyad l’a commise au Yémen : militairement parlant, l’Arabie saoudite a perdu la guerre contre les forces yéménites, dont la capacité balistique s’est transformée en un véritable cauchemar pour les Saoud. Seul un homme politique né de la dernière pluie, comme l’est ben Salmane, aurait pu croire pouvoir mettre au pas tout un peuple qui résiste depuis trois ans au prix de son sang en jouant la carte « Saleh ».

Au Yémen, Riyad a commis la même erreur qu’au Liban. Désormais le pion Saleh n’est plus et le Yémen est entièrement acquis à la cause de la Résistance. Mais le feuilleton des faux pas de l’axe Riyad–Washington–Tel-Aviv vient de franchir un nouveau palier avec l’annonce par Trump de la ville éternellement palestinienne de Qods comme capitale d’Israël.

En allumant ainsi la mèche des décennies de colères et de ressentiments anti-israéliens du monde musulman, Trump a crevé un abcès à la figure d’Israël : le périmètre de sécurité que Tel-Aviv croyait s’être offert sur les ruines de la Syrie risque à tout instant de voler en éclats. Sa sécurité à jamais remise en cause, Israël aura à faire avec l’armée de la Résistance qui l’attend de pied ferme au tournant…

Résistance au colonialisme: Le droit de résister à tout envahisseur, en Palestine ou ailleurs, est reconnu de tous

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« Resister, c’est ne pas consentit au mensonge. »
« Dans un tel monde de conflit, un monde de victimes et de bourreaux, il est du devoir des pensants de ne pas être du côté des bourreaux. »
~ Albert Camus ~

« Le conflit est la sage-femme de la conscience critique. »
~ Paolo Freire ~

 

Les Palestiniens ont un droit legal à la résistance armée

 

Stanley L. Cohen*

 

24 juillet 2017

 

Source: http://chroniquepalestine.com/palestiniens-droit-legal-resistance-armee/

 

* Stanley L Cohen est un avocat et militant des droits de l’homme, spécialisé sur le Moyen-Orient et l’Afrique.

l est temps pour Israël d’accepter le fait suivant : en tant que peuple occupé, les Palestiniens ont le droit de résister – de toutes les manières possibles.

Il y a longtemps de cela, il avait été convenu que la résistance et même la lutte armée contre une force d’occupation coloniale n’étaient pas seulement reconnues par le droit international, mais précisément approuvées.

Conformément au droit international humanitaire, les guerres de libération nationale ont été expressément reconnues en tant que telles par l’adoption du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève de 1949 (pdf), en tant que droit protégé et essentiel des peuples occupées à travers le monde.

Dans une évolution pleine de vitalité dans le droit humanitaire, il y a des décennies, l’Assemblée générale des Nations Unies (UNGA) – une fois présentée comme la conscience collective du monde – a noté le droit des peuples à l’autodétermination, à l’indépendance et aux droits de l’homme.

En effet, dès 1974, la résolution 3314 de l’Assemblée Générale des Nations Unies [AGNU] a interdit aux États-membres « toute occupation militaire, même temporaire ».

Dans la partie la plus lourde de signification, la résolution a non seulement affirmé le droit « à l’autodétermination, à la liberté et à l’indépendance […] des peuples privés de ce droit, […] en particulier les peuples sous régimes coloniaux et racistes ou autres formes de domination étrangère », mais a noté le droit des peuples occupés « à lutter … et à chercher et obtenir un soutien » dans cet effort.

Le terme « lutte armée » a été intégré dans cette résolution sans définition précise, comme beaucoup d’autres qui ont précédé et qui ont maintenu le droit des populations indigènes à expulser un occupant.

Cette imprécision devait disparaître le 3 décembre 1982. Ce jour-là, la résolution 37/43 de l’Assemblée générale des Nations Unies a supprimé tout doute ou débat sur le droit légal des peuples occupés à résister aux forces d’occupation par tous les moyens reconnus. La résolution réaffirma « la légitimité de la lutte des peuples pour l’indépendance, l’intégrité territoriale, l’unité nationale et la libération de la domination coloniale et étrangère, par tous les moyens disponibles, y compris la lutte armée ».

Israël se berce d’illusions

Bien qu’Israël ait tenté, à maintes reprises, de faire supprimer le sens dépourvu d’ambiguïté de cette résolution précise – et de placer ainsi son occupation d’un demi-siècle en Cisjordanie et à Gaza au-delà de son champ application – c’est un effort voué à l’échec et une illusion si on s’en tient au vocabulaire exigeant de la déclaration elle-même.

Dans la partie la plus significative, l’article 21 de la résolution condamne fermement « les activités expansionnistes d’Israël au Moyen-Orient et le bombardement permanent des civils palestiniens, qui constituent un obstacle sérieux à la réalisation de l’autodétermination et de l’indépendance du peuple palestinien ».

N’hésitant jamais à réécrire l’histoire, et cela bien avant la création des Nations Unies, les sionistes européens se considéraient comme un peuple sous occupation tandis qu’ils émigraient en Palestine.

En effet, 50 ans avant que l’ONU ne parle du droit à la lutte armée comme moyen de libération des peuples indigènes, les sionistes européens se sont attribués frauduleusement le même concept alors que l’Irgun, Lehi et d’autres groupes terroristes imposaient toute une décennie de chaos mortel.

Au cours de cette période, ils ont massacré non seulement des milliers de Palestiniens indigènes, mais ils se sont attaqués aussi à la police et au personnel militaire britanniques qui avaient longtemps maintenu une présence coloniale sur place.

Une histoire des attaques sionistes

Peut-être, alors que les Israéliens s’assoient pour pleurer la perte de deux de leurs soldats qui ont été abattus la semaine dernière à Jérusalem – dans ce que beaucoup considèrent comme un acte de résistance légitime – un retour d’un minimum de mémoire pourrait simplement replacer les événements dans leur contexte historique.

Il y a longtemps, traitant les Britanniques de force d’occupation dans « leur patrie », les sionistes ont ciblé la police britannique et les unités militaires sans la moindre pitié dans toute la Palestine et ailleurs.

Le 12 avril 1938, l’Irgun a assassiné deux policiers britanniques dans un attentat à la bombe dans un train à Haïfa. Le 26 août 1939, deux officiers britanniques ont été tués par une mine placée par Irgun à Jérusalem. Le 14 février 1944, deux agents de police britanniques ont été abattus lorsqu’ils ont tenté d’arrêter des gens qui avaient collé des affiches sur les murs de la ville d’Haïfa. Le 27 septembre 1944, plus de 100 membres de l’Irgun ont attaqué quatre postes de police britanniques, blessant des centaines d’officiers. Deux jours plus tard, un agent de police britannique de haut rang du Service du renseignement a été assassiné à Jérusalem.

Le 1er novembre 1945, un autre policier a été tué alors que cinq trains ont été l’objet d’attaques à la bombe. Le 27 décembre 1945, sept officiers britanniques ont perdu la vie dans une attaque à la bombe au siège de la police à Jérusalem. Entre le 9 et le 13 novembre 1946, les membres juifs « souterrains » ont lancé une série d’attentats à la bombe et aux mines antipersonnel dans les gares ferroviaires, dans les trains et les tramways, tuant 11 soldats et policiers britanniques et huit soldats arabes.

Quatre autres officiers ont été assassinés lors d’une autre attaque sur un quartier général de la police le 12 janvier 1947. Neuf mois plus tard, quatre policiers britanniques ont été assassinés lors d’une attaque de banque commise par l’Irgun et, trois jours plus tard, le 26 septembre 1947, 13 autres agents étaient tués dans une autre attaque terroriste sur un poste de police britannique.

Ce ne sont que quelques-unes des nombreuses attaques dirigées par des terroristes sionistes contre la police britannique, considérés par la plupart des Juifs européens comme des cibles légitimes d’une campagne qu’ils ont qualifiée de « libération » contre une force d’occupation.

Tout au long de cette période, les terroristes juifs ont également entrepris d’innombrables attaques qui n’ont épargné aucune partie de l’infrastructure britannique et palestinienne. Ils ont frappé les installations militaires et policières britanniques, les bureaux du gouvernement et les navires, souvent avec des bombes. Ils ont également saboté les chemins de fer, les ponts et les installations pétrolières.

Des dizaines de cibles économiques ont été attaquées, dont 20 trains endommagés ou faits dérailler, et cinq stations ferroviaires. De nombreuses attaques ont été menées contre l’industrie pétrolière, dont une, en mars 1947, sur une raffinerie de la Shell à Haifa qui a détruit quelque 16 000 tonnes de pétrole.

Des terroristes sionistes ont tué des soldats britanniques dans toute la Palestine, en utilisant tout type de pièges, des embuscades, des tireurs d’élite et des véhicules bourrés d’explosifs.

Une attaque, en particulier, résume le terrorisme de ceux qui – sans aucun support dans le droit international – n’ont vu aucune limitation à leurs efforts pour « libérer » un terrain sur lequel ils avaient en grande partie récemment émigré.

En 1947, l’Irgun a enlevé deux sous-officiers du Corps d’intelligence de l’armée britannique et menacé de les pendre si la condamnation à mort de trois de ses membres était maintenus. Lorsque les trois membres de l’Irgun ont été exécutés par pendaison, les deux sergents britanniques ont été pendus en représailles, et leurs corps remplis d’explosifs ont été laissés dans un bosquet d’eucalyptus.

En annonçant leur exécution, l’Irgun a déclaré que les deux soldats britanniques avaient été pendus après leur condamnation pour « activités criminelles anti-hébraïques » qui comprenaient : l’entrée illégale dans la patrie hébraïque et l’appartenance à une organisation terroriste criminelle britannique – connue sous le nom d’armée d’occupation – qui était « responsable de la torture, du meurtre, de la déportation et du refus du droit à la vie pour le peuple hébreu ». Les soldats ont également été accusés de possession illégale d’armes, d’espionnage anti-juif en civil et de projets hostiles prémédités contre les forces clandestines.

Bien au-delà des limites territoriales de la Palestine, à la fin des années 1946-1947, une campagne continue de terrorisme a visé les Britanniques. Des actes de sabotage ont été effectués sur les routes de transport militaires britanniques en Allemagne. Le Lehi a également essayé, sans succès, de lancer une bombe sur la Chambre des communes à partir d’un avion affrété en provenance de France et, en octobre 1946, il a attaqué à la bombe l’ambassade britannique à Rome.

Un certain nombre d’autres engins explosifs ont été désamorcés dans et autour des cibles stratégiques à Londres. Quelque 21 lettres piégées ont été adressées, à plusieurs reprises, à des personnalités politiques britanniques de premier plan. Beaucoup de ces missives ont été interceptées, tandis que d’autres ont atteint leurs destinataires mais en étant identifiées comme tel avant qu’elles n’explosent.

Le prix élevé de l’autodétermination

L’autodétermination est une voie difficile et coûteuse pour les occupés. En Palestine, quelle que soit l’arme choisie – qu’il s’agisse de la parole, du stylo ou de l’arme à feu – il y a un prix très lourd à payer pour son utilisation.

Aujourd’hui, « dire la vérité face au pouvoir » est devenu un incantation magique de résistance populaire dans les cercles et les sociétés néolibérales. En Palestine, cependant, pour les occupés et les opprimés, c’est un chemin absolument sûr vers la prison ou la mort. Pourtant, pour des générations de Palestiniens dépouillés du moindre souffle d’air pouvant évoquer un sentiment de liberté, l’histoire enseigne qu’il n’y a tout simplement aucun autre choix.

Le silence est une capitulation. Se taire, c’est trahir tous ceux qui sont venus avant et tous ceux qui viendront après.

Pour ceux qui n’ont jamais ressenti le joug constant de l’oppression, ni l’ont vu de près, c’est une vision au-delà de la raison. L’occupation est lourde pour l’occupé, chaque jour, de toutes les manières, en limitant ce que vous êtes et ce que vous pouvez oser devenir.

La présence constante des barrages militaires, des armes à feu, des ordres, de la prison et de la mort sont des compagnons de voyage pour les occupés, que ce soit des nourrissons, des adolescents au printemps de la vie, des personnes âgées ou ceux piégés dans des limites artificielles de frontières sur lesquelles ils n’ont aucun contrôle.

Aux familles des deux policiers druzes israéliens qui ont perdu la vie en essayant de contrôler un lieu qui ne leur appartenait pas, je transmets mes condoléances. Ces jeunes hommes, cependant, n’ont pas été perdus pour le bien d’une « résistance », mais volontairement sacrifiés pour une vicieuse occupation qui n’a aucune légitimité.

En fin de compte, s’il y a un deuil, ce doit être pour les 11 millions d’occupés, en Palestine ou à l’extérieur, en tant que réfugiés apatrides, dépouillés d’une voix et de la moindre chance dans la vie, alors que le monde présente des excuses motivées en grande partie par les paquets cadeaux en retour qui portent l’étoile de David.

Il n’y a pas un jour sans que la gargouille sioniste ne surplombe un nourrisson palestinien enveloppé dans un linceul funèbre, privé de vie parce que l’électricité ou la liberté de mouvement sont devenus un privilège pervers qui soumet des millions d’otages aux caprices politiques de quelques-uns. Qu’ils soient israéliens, égyptiens, ou qu’il s’agisse de ceux qui osent se prétendre la direction politique palestinienne, la responsabilité des infanticides à Gaza est la leur, et à eux seuls.

« S’il n’y a pas de lutte, il n’y a pas de progrès »

Les trois jeunes hommes, cousins, qui ont volontairement sacrifié leur vie dans l’attaque contre les deux officiers israéliens à Jérusalem, ne l’ont pas fait comme un geste sans signification né du désespoir, mais plutôt comme une déclaration personnelle de leur fierté nationale, dans la lignée de beaucoup d’autres qui avaient compris que le prix de la liberté peut parfois signifier tout perdre.

Pendant 70 ans, il n’y a pas eu un jour sans la mort de jeunes femmes et hommes palestiniens qui, tragiquement, ont trouvé plus de dignité et de liberté dans le martyre que dans une vie soumise et passive contrôlée par ceux qui ont osé définir les paramètres de ce que serait leur vie.

Des millions d’entre nous dans le monde entier rêvons d’un meilleur temps et d’un meilleur lieu pour les Palestiniens … [pour qu’ils soient] libres de déployer leurs ailes, de se lever, de découvrir qui ils sont et ce qu’ils souhaitent devenir. Jusque-là, je ne pleurerai pas la perte de ceux qui arrêtent leur vol. Au lieu de cela, j’applaudis ceux qui osent lutter, osent gagner par tous les moyens nécessaires.

Il n’y a pas de magie à la résistance et à la lutte. Celles-ci transcendent le temps et le lieu et tirent leur sens et leur ardeur dans l’inclinaison naturelle qui nous conduit tous à vouloir être libres – libres de déterminer le déroulement de nos propres vies.

En Palestine, il n’existe pas une telle liberté. En Palestine, le droit international reconnaît les droits fondamentaux à l’autodétermination, à la liberté et à l’indépendance des occupés. En Palestine, cela inclut le droit à la lutte armée, si nécessaire.

Il y a longtemps, le célèbre abolitionniste Frederick Douglass, lui-même ancien esclave, écrivait sur ce qu’est la lutte. Ces mots ne résonnent pas moins aujourd’hui, en Palestine, qu’ils ne l’ont fait il y a 150 ans au cœur des plantations du sud des États-Unis :

« S’il n’y a pas de lutte, il n’y a pas de progrès. Ceux qui professent vouloir la liberté, et pourtant critiquent l’action, sont des hommes qui veulent des récoltes sans labourer le sol. Ils veulent de la pluie sans tonnerre et sans foudre. Ils veulent l’océan sans la peur du rugissement de ses eaux immenses. Cette lutte peut être morale, ou elle peut être physique, ou être à la fois morale et physique, mais elle doit être une lutte. Le pouvoir ne concède rien sans une exigence. Il ne l’a jamais fait et ne le fera jamais. »