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Pays du goulag levant, OTAN, Russie et 3ème guerre mondiale: La déconfiture occidentale annoncée (Pepe Escobar)

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Ne souhaitez pas trop fort: la Russie est prête à la guerre

Pepe Escobar

23 Mai 2016

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article44725.htm

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ainsi donc les ministres des affaires étrangères des 28 pays membres de l’OTAN se sont réunis à Bruxelles pour un sommet de deux jours, alors que la formidable puissance militaire du Montenegro était adoubée comme nouveau membre.

Le Robocop mondial que se veut être l’OTAN a discuté de manière tout à fait prévisible de l’Afghanistan (une guerre que l’OTAN a ignoblement perdu), de l’Irak ( une guerre que le Pentagone a ignoblement perdu), la Libye (une nation que l’OTAN a transformé en un état décrépi, dévasté par un enfer de guerres miliciennes), la Syrie (une nation que l’OTAN, via la Turquie, aimerait beaucoup envahir et qui est déjà dans un enfer de guerre miliciennes).
Les Afghan doivent maintenant demeurer persuadés que la mission de soutien résolu de l’OTAN, plus le “soutien financier des forces afghanes”, assureront finalement le succès de l’Opération Enduring Freedom pour toujours.

Les Libyens doivent demeurer convaincus, des mots mêmes de la figure de proue de l’OTAN Jens Stoltenberg, que nous “devrons être prêts à soutenir le nouveau gouvernement d’accord national en Libye”.

Stoltenberg a dûment confirmé: “Nous avons déjà décidé d’améliorer notre présence dans la partie orientale de l’alliance. Nos planificateurs militaires ont émis des propositions pour que plusieurs bataillons soient déployés dans plusieurs pays de la région. Aucune décision n’a encore été prise quant au nombre et aux endroits de déploiement.

Ces “quelques bataillons” pathétiques ne vont pas faire perdre le sommeil aux planificateurs russes. La véritable mesure est le déploiement du système Aegis Ashore en Roumanie la semaine dernière, plus un autre à venir en Pologne en 2018. Ceci a été véhémentement opposé par Moscou depuis le début des années 2000. L’argument de l’OTAN que l’Aegis représente une protection contre la “menace” des missiles ballistiques de l’Iran, n’est pas même digne d’un jeu de cour de récrée de maternelle.

Tous les planificateurs russes savent pertinemment que le système Aegis n’est pas un système défensif. Ceci est un changement de règle dangereux, comme dé-localiser la capacité nucléaire américaine en Europe de l’Est. Rien d’étonnant donc à ce que le président Poutine ait dû clarifier que la Russie répondrait “adéquatement” à toute menace envers sa sécurité.

Ainsi, la guerre froide 2.0 vient de se redéclencher.

Un ancien adjoint commandant de l’OTAN a grimpé aux rideaux lorsque des têtes plus saines se demandèrent si Moscou tôt ou tard, n’en aurait pas assez de toutes ces salades et se préparerait pour la guerre.

Ce patriote inutile

On pourrait dire que les isolés du pouvoir néocons et conservateurs néolibéraux de Washington, dans un même élan, ne veulent pas d’une guerre ouverte avec la Russie. Ce qu’ils veulent, à part engranger toujours plus de fric pour le Pentagone, est faire monter la sauce de telle façon que Moscou plie les gaules, argument basé sur une analyse rationnelle du coût. Pourtant le prix du pétrole va inévitableent augmenter en 2016 et sous ce scenario, Washington est grand perdant.. Alors on verra peut-être une augmentation des taux d’intérêts de la Fed (avec bien sûr tout le pognon continuant à aller directement à Wall Street) pour tenter de renverser le scenario.

Des comparaisons de la préparation de l’OTAN actuelle aux préparations de la seconde guerre mondiale ou même de l’OTAN en opposition au Pacte de Varsovie, sont amateures. Le THAAD et les missiles Patriots sont inutiles et ne valent pas un pet de lapin et ce dixit la force de défense israélienne elle-même, c’est pourquoi ils ont essayé de l’améliorer avec le soi-disant “Dôme de Fer”.

Dans le même temps, ces nouveaux “bataillons” militaires de l’OTAN sont sans substance. La poussée de base derrière l’action du Pentagone sous l’égide du nouveau con Ash Carter, continue à vouloir pousser la Russie toujours plus loin en Syrie et en Ukraine (comme si Moscou était réellement militairement impliqué dans un bourbier ukrainien et voudrait même l’être…) ; piéger la Russie dans des guerres par procuration, et la saigner économiquement en incapacitant ses gros revenus sur les exportations de gaz et de pétrole.

La Russie ne veut pas et n’a aucun besoin de la guerre. Et pourtant, le narratif occidental de “l’agression russe” n’arrête jamais. Ainsi, il est toujours très instructif de revenir à cette étude de la RAND Corporation, qui a examiné ce qui se passerait si une guerre éclatait effectivement. RAND a atteint la conclusion “non ambigüe”, après une série de simulations effectuée en 2015, que la Russie pourrait battre à plate couture l’OTAN en juste 60 heures, si pas moins, si jamais il y avait une guerre active sur le sol européen.
Note de Résistance 71: Ah quel progrès avec des armées de métiers !!… Pour ceux de nos lecteurs qui sont assez âgés pour avoir connu l’armée de conscription, il y a plus de 30 ans, il était dit aux trouffions de base appelés et basés en Allemagne dans les régiments français, que la “mission” était de tenir 48 heures contre les hordes bolchéviques pour que çà puisse se réorganiser “à l’arrière” et retarder Ivan Ilitch Tovaritch d’accéder à l’océan Atlantique !… En 30 ans, on est passé de 48 heures d’espérance de vie à 60 (en comptant large)… Les poilus doivent gigoter grave dans leurs tombes… Ces conscrits qui tinrent plus de 4 ans contre les hordes teutonnes du moment…

La RAND Corporation est essentiellement un poste avancé de la CIA, et donc une machine de propagande bien huilée. Pourtant ce n’est pas de la propagande que de dire que les états baltes et l’Ukraine tomberaient en moins de trois jours face à l’armée russe. Quoi qu’il en soit, la suggestion faite que quelques divisions blindées et plus de puissance aérienne supplémentaires de l’OTAN feraient une différence matérielle est une vaste fumisterie.

Le système Aegis change la donne dans la mesure où il qualifie une zone de lancement pour la défense US anti-missiles. Pensez à des missiles américains ayant un temps de vol minimum, de l’ordre de 30 minutes, de Moscou, ceci est une menace certifiée pour la nation russe. L’armée russe a aussi été “sans ambiguité” dans sa réponse, s’il est reconnu que l’OTAN, via la Pentagone, essaie un truc marrant, il y aura des raisons valables pour une frappe préventive au moyen des missiles Iskander-M depuis la Transnitrie, comme pour la destruction des missiles US par des armes de précision placées de manière bien utile.

Dans le même temps, Moscou a été couronnée de succès en Syrie, même si bien entendu les jeux ne sont pas faits. Alors ce qu’il reste au Pentagone, via l’OTAN, est essentiellement de jouer la carte de la tactique de la trouille. Ils savent que la Russie est préparée à la guerre, certainement bien mieux que l’OTAN du reste. Ils savent que ni Poutine, ni l’armée russe ne vont plier à cause de cette terreur de cour de récrée de maternelle. Quant au ton un peut trop conciliant du Kremlin envers Washington, tout çà risque de changer très bientôt.

Dites bonjour à mes S-500

L’armée russe est en phase de tester ses premiers prototypes de défense anti-aérienne et anti-missiles S-500 Prométée alias les 55R6M Triomphateur M, capables de détruire des missiles ballistiques inter-continentaux (MBIC), des missiles de croisière hypersoniques et des avions à une vitesse de plus de Mach 5, aussi capables de détecter et d’attaquer simultanément jusqu’à 10 têtes de missiles à une distance utile de 1300km. Ceci veut dire que les S-500 peuvent pulvériser des missiles balliistiques avant même que leurs têtes nucléaires ne repénètrent dans l’atmosphère terrestre.

Donc dans le cas de l’OTAN patte de velours style RAND Corporation, les S-500 élimineraient complètement toute la puisance aérienne de l’OTAN au-dessus des états baltes, tandis que les missiles ultra avancés de type Kornet détruiraient tous les véhicules blindés de l’OTAN et ceci ne considère même pas l’enfer déchaîné par les armes conventionnelles.

Si çà en vient aux mains de manière nucléaire, les missiles anti-missiles S-400 et spécifiquement les S-500 bloqueraient tous les MBIC américains, les missiles de croisière et les avions furtifs. Les drones offensifs seraient bloqués par des défenses anti-drones. Le S-500 consigne pour ainsi dire les avions furtifs style F-22, F-35 et le B-2 dans les poubelles de la technologie militaire.

La réalité est que la Russie, en termes de développement de missile hypersonique, est en avance d’à peu près quatre générations sur les Etats-Unis si on le mesure par le développement progressif des systèmes S-300, S-400 et S-500. Hypothétiquement, on pourrait décrire le prochain système, déjà sur plan, comme le S-600. Cela prendrait aux Etats-Unis au moins 10 ans pour développer et sortir un nouveau système d’armement efficace, ce qui en termes militaires représente… une génération. Tout planificateur du Pentagone qui vaut son plan de retraite devrait savoir cela.

Les missiles russes – et chinois – sont déjà capables de mettre hors d’état de nuire les systèmes de guidage par satellite des MBIC nucléaires et des missiles de croisière américains. Ils pourraient aussi incapaciter les systèmes d’alerte et de détection rapides que les constellations de satellites donneraient. Le temps de vol d’un MBIC nucléaire lancé depuis un sous-marin nucléaire lanceur d’engins russe jusqu•à disons la côte Est-Américaine est de moins de 20 minutes. Ainsi un système de détection et d’alerte très rapide est absolument critique. Ne comptez pas sur la daube des THAAD et des missiles patriots pour faire le boulot. Une fois encore, la technologie hypersonique russe a déjà rendu la totalité du système de défense américain aux Etats-Unis et en Europe complètement obsolète.

Alors pourquoi Moscou est si préoccupée par le placement par le Pentagone de son système Aegis si près des frontières russes ? Une réponse crédible serait de dire que Moscou est toujours concernée par le fait que le complexe militaro-indistriel américian pourrait développer un système de défense anti-missiles vraiment efficace même s’ils ont quatre générations de retard.

En même temps, les planificateurs du Pentagone ont des raisons d’être très inquiets par ce qu’ils savent ou supputent. Aussi, l’armée russe, de manière très asiatique, ne révèle jamais toutes ses cartes. Le point clef doit être répété encore et toujours: le système de défense S-500 est impénétrable et permet à la Russie, pour la première fois dans l’histoire, de lancer une première attaque nucléaire préventive efficacement si elle le désire et si elle choisit de le faire en étant dans le même temps immunisée contre toute rétaliation.

Le reste n’est que blablatage. Et pourtant, attendez-vous à ce que le discours du Pentagone et de l’OTAN demeure le même. Après tout, le complexe militaro-indiustriel et de la sécurité est une hydre dévoreuse de fric et avoir un ennemi puissant en face est une obligation (le “califat” islamiste bidon de Daesh compte pour du beurre…)

Le narratif de la menace demande que la Russie doive accepter docilement d’être encerclée par l’OTAN. La Russie n’a pas le droit de répondre en quelque circonstance que ce soit, toute réponse de sa part sera marquée du sceau de “l’agression russe”. Si la Russie se défend, ceci sera “exposé” comme étant une provocation inacceptable et pourrait même servir de prétexte pour une attaque préemptive de l’OTAN contre la Russie.

Maintenant, laissons les planificateurs du Pentagone/OTAN retourner jouer dans la cour de récrée de leur école maternelle de luxe.

Nouvel Ordre Mondial et idéologie: La longue campagne de l’OTAN contre l’histoire… Suite…

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L’OTAN fait arrêter le leader d’opposition politique polonais Mateusz Piskorzki

 

Réseau Voltaire

 

21 Mai 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article191847.html

 

Le 18 mai 2016, les domiciles de notre collaborateur Mateusz Piskorski et ceux des cadres de son parti (Konrad Rękas, Tomasz Jankowski et Nabil Malazii) ont été perquisitionnés par la police polonaise. Lui-même a été arrêté, suspecté d’« espionnage », et jeté en prison.

L’Europe centrale est profondément divisée entre partisans d’un rapprochement avec l’Europe occidentale (l’Union européenne) et partisans d’un rapprochement avec l’Europe orientale (la Fédération de Russie).

Ancien député et directeur de presse, Mateusz Piskorski a créé le European Centre for Geopolitical Analysis et plus récemment le parti Zmiana (Changement). Il milite pour une union des peuples slaves au sein d’une Europe incluant la Russie.

Aux côtés de 150 leaders politiques et militaires du monde entier, il participa en 2005 au congrès Axis for Peace, organisé par Thierry Meyssan à Bruxelles. Au cours des 10 dernières années, il a effectué de nombreux voyages avec Thierry Meyssan, notamment en Chine, en Iran, au Kirghizistan, au Liban, en Russie, en Syrie et dans l’Union européenne.

Il s’est impliqué dans la lutte contre l’impérialisme anglo-saxon dans de nombreux pays, principalement en Europe, en Afrique et en Asie. Il est devenu un des principaux porte-voix de la cause de la Crimée contre le gouvernement incluant d’authentiques nazis à Kiev.

Depuis quatre ans, une campagne de presse internationale le présentait tour à tour comme « un ancien nazi » ou comme l’« ami des dictateurs ». Il était diffamé et harcelé par le gouvernement de Beata Szydło qui ne cessait de le dénoncer, en conférences de presse, comme un « agent de l’étranger ».

Son arrestation au motif loufoque d’espionnage « au profit de la Russie et de la Chine » (sic) marque le début de la reprise en main de la Pologne par l’Otan. Dans un article que nous avons publié la vielle de son arrestation [1], Mateusz Piskorski annonçait une opération de l’Otan pour « nettoyer » la scène politique polonaise avant le sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Alliance, les 8 et 9 juillet prochains à Varsovie.

Il est désormais le premier prisonnier politique en Pologne.

[1] “The war against historical memory is NATO’s long-term campaign”, by Mateusz Piskorski, Translation J. Arnoldski, Voltaire Network, 17 May 2016.

Nouvel Ordre Mondial et idéologie: La longue campagne de l’OTAN contre l’histoire…

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Article analyse très intéressant qui permet de ne pas perdre de vue que tout aujourd’hui est une affaire idéologique, même les choses en apparence les plus anodines poussées par l’agenda mondialiste totalitaire. Il est à noter que suite à la publication de cet article, l’auteur Mateusz Piskorski a été arrêté en Pologne suite à des pressions de l’OTAN et est donc devenu de facto un prisonnier politique dans son pays.

— Résistance 71 —

 

La guerre contre l’histoire est une campagne à long terme de l’OTAN

 

Mateusz Piskorski

 

23 Mai 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article191848.html

 

L’Otan est une alliance immémoriale qui a libéré l’Europe du nazisme et nous protège de l’ours russe, c’est tout au moins ce que nous devrions croire. La vérité historique est très différente, mais l’Alliance tente de la réécrire. Une tâche à long terme aux sombres conséquences.

Varsovie accueillera le sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Otan qui tiendront une réunion du Conseil de l’Atlantique-Nord, les 8 et 9 juillet 2016. Ce 25ème sommet de l’Alliance devrait développer l’accord conclu à Newport, en 2014. Il s’agira notamment d’installer la Force d’action rapide en Europe orientale de manière à pouvoir défendre le flanc Est de l’Alliance. Le ministre polonais des Affaires étrangères, Witold Waszczykowski, a déjà annoncé que l’installation de bases militaires permanentes des États-Unis et de l’Otan sur le territoire polonais sera annoncé lors du sommet.

2 500 participants et 1 500 journalistes étrangers devraient être présents. Le stade national, situé au centre de Varsovie, a été réquisitionné pour l’événement. Les mesures de sécurité ont été renforcées à la fois pour faire face à d’éventuelles menaces terroristes et pour prévenir les manifestations que des partis opposés à la tenue du sommet ont annoncé vouloir organiser.

Parallèlement à la préparation de l’événement, une intense campagne d’information a été menée, dont l’objectif principal est d’agiter la peur d’actions et de plans prétendument agressifs de la Russie. La guerre contre la mémoire fait partie de cette campagne à long terme. Ici, il convient de reconnaître que la réévaluation des faits historiques et la négation du rôle de l’Union soviétique dans la Grande Victoire 1945 ont une certaine assise historique et politique dans les pays baltes et la Roumanie, où les auteurs de l’« histoire » de l’Otan ont choisi de se référer, le plus souvent possible, directement aux mouvements collaborationnistes locaux et de présenter leurs activités à titre d’exemples de la « lutte pour l’indépendance » vis-à-vis de l’Union soviétique.

La situation est perçue différemment en Pologne, où il est assez difficile de trouver des appuis a la thèse selon laquelle la libération n’a pas sauvé le peuple polonais du génocide hitlérien. Le reformatage de l’histoire moderne a été coordonné par des organismes publics tels que l’Institut polonais de la mémoire nationale. Toutes ces activités visent à éviter la dissonance cognitive de telle sorte que la population d’Europe de l’Est ne peut pas regarder les monuments et se souvenir de sa libération de l’Allemagne nazie par l’Armée rouge, quelque chose qui sous-entend que la Russie est l’éternel ennemi et l’agresseur.

Le reformatage de la perception des faits historiques fait partie de cette guerre à long terme, un projet assez complexe. Il est impossible d’atteindre son objectif au cours des deux mois qui précèdent ce sommet. Cependant, d’autres efforts peuvent être entrepris.

Dans le cadre de la guerre de l’information, les médias d’Europe orientale publient régulièrement des documents sur le positionnement des têtes nucléaires dans la région de Kaliningrad. L’existence de cette région comme un territoire de la Fédération de Russie est présenté comme une menace pour l’existence même des pays voisins. Sur le flanc Sud, un tel rôle dans le processus de l’escalade de la perception du danger est dévolu à la Transnistrie. Ainsi, Kaliningrad effraie les Peuples baltes et polonais, tandis que la Transnistrie est utilisée pour effrayer les Roumains et, dans une moindre mesure, les Bulgares.

La guerre de l’information est menée systématiquement et professionnellement. Tout a débuté avec la nécessité de préparer l’opinion publique lors du déploiement de systèmes de « défense » antimissile en Europe de l’Est.

Avec le processus de normalisation des relations entre l’Occident et l’Iran, les responsables des relations publiques de l’Otan ont été finalement contraints de l’admettre : les systèmes de missiles sont destinés exclusivement à contrer l’imaginaire « menace russe ».

La Pologne tente de jouer un rôle de premier plan dans les zones du Nord et de la Baltique dans la course aux armements en Europe orientale. À son tour, la Roumanie tente de prendre l’initiative autour de la mer Noire. Mais c’est d’autant plus difficile que la Turquie a agi en tant que chef de la coalition anti-russe depuis un semestre. Cette même Turquie qui a affiché certaines ambitions géopolitiques.

Néanmoins, Bucarest tente d’utiliser l’absence totale de confiance de Washington pour Recep Tayyip Erdoğan pour fournir au Pentagone d’autres services. L’initiative de la création d’une flotte de la mer Noire avec la participation de l’Otan qui y serait représentée par des États qui n’en sont pas encore membres, l’Ukraine et la Géorgie, tel que proposé par le ministre roumain de la Défense Mihnea Motoc illustre cette approche.

La préparation du sommet a été soigneusement surveillée par le département d’État US. L’adjoint de John Kerry, Anthony Blinken, a récemment visité un certain nombre de pays d’Europe orientale. Les entretiens qu’il a eu avec ses collègues de l’Est tournaient autour d’un seul point : les anciens membres du bloc de l’Est devraient soutenir sans réserve la position de Washington lors du sommet, en particulier en ce qui concerne le dispositif que l’Otan construit sur son flanc Est et son financement par les budgets nationaux.

Blinken a prétendu que la Russie a l’intention de provoquer les forces de l’Otan avant le sommet. Comme preuve, il a évoqué les patrouilles de l’Armée de l’Air russe en mer Baltique. Cependant, il a oublié de reconnaître que ce qui a soulevé l’inquiétude russe, c’est la présence de navires de guerre US violant probablement le Traité INF [1]. Mais selon pour les États-uniens, il vaut mieux ne pas en parler dans la guerre de l’information.

Blinken a fait en sorte que le président US se sente à l’aise dans la capitale polonaise. Afin d’organiser le sommet dans le meilleur environnement, Varsovie a interdit toute manifestation pendant la durée de l’événement, par souci anti-terroriste bien sûr.

Tout cela a été fait pour assurer le bien-être du patron de la nouvelle Europe pro-US, Barack Obama. Cependant, les dépenses officielles du ministère de la Défense polonais pour organiser ce sommet seront de 40 millions de dollars ; une information qui pourrait causer des malentendus et conduire le Peuple polonais à faire monter le tension pendant le sommet.

 

[1] « Escalade nucléaire en Europe », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie) , Réseau Voltaire, 19 avril 2016.

Occident et guerres impérialistes: Le marketing occidental de la guerre sans fin….

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Les guerres sont vendues avec de la décoration comme on vend une bagnole

Michel Collon

3 Mai 2016

url de l’article:

http://www.investigaction.net/les-guerres-sont-vendues-avec-de-la-decoration-comme-on-vend-une-bagnole/

Les pays qui interviennent – que ce soient les USA, la France, la Grande-Bretagne, etc. – n’apporteront pas la solution des problèmes, car en général, ils en sont la cause principale (…) On peut constater quasiment chaque fois que, après leurs interventions, les problèmes sont bien pires encore.”

Q: Concernant les difficultés et conflits entre ce qu’on nomme l’Orient et l’Occident, on invoque différentes causes, dans les médias : désœuvrement des jeunes de milieux défavorisés, incompréhensions entre culture chrétienne et musulmane, conflit chiites-sunnites… On parle aussi un peu de géopolitique. Pensez-vous que l’une ou l’autre de ces causes (ou d’autres encore) seraient déterminantes ?

Concernant les guerres en tant que tel, leurs vraies causes sont systématiquement économiques ; il s’agit de guerres pour le fric, on peut l’observer depuis de nombreuses années :

Soit, leur but est directement qu’une multinationale puisse s’emparer d’une matière première (pétrole bien sûr, mais aussi gaz, minerais, eau,…)

Soit – et c’est une motivation très fréquente des USA –, il peut s’agir de contrôler l’approvisionnement des rivaux en ce qui concerne les matières premières (par exemple, la Chine n’a quasiment pas de matières premières). C’est important de comprendre ce deuxième point, car, par exemple, les USA n’ont pas besoin du pétrole du Moyen-Orient. S’ils cherchent sans cesse à contrôler cette région, c’est pour pouvoir exercer un chantage sur leurs rivaux.

Ou encore, il y a des guerres qui sont seulement indirectement pour l’argent ; en particulier, du fait que les USA sont financièrement en déclin, ils veulent rester la seule superpuissance. De tels objectifs sont dits explicitement dans les écrits de gens comme Brezinski et Kissinger.

Il y a aussi un motif plus discret : attaquer un pays pour empêcher certaines alliances potentielles. Brezinski l’a dit sans détour : il s’agit d’empêcher des vassaux de s’allier (il utilise exactement cette terminologie de la vassalité). Cette stratégie vise la Chine, l’Allemagne, la Russie,…

Voilà donc les vraies raisons de tous ces conflits. Et les guerres sont vendues avec de la décoration, comme on vend une bagnole. Cette décoration est le plus souvent la démocratie. Mais si c’était vraiment ça, le motif, pourquoi alors les USA et leurs collaborateurs protègent-ils bec et ongle leurs alliés saoudiens, dont le régime compte parmi les plus dictatoriaux du monde ? Pourquoi ont-ils soutenus – et, bien souvent, soutiennent-ils encore – l’ensemble des dictateurs africains ? Idem pour les dictatures d’Amérique latine, jusqu’aux changements de régime dans ces pays (suite à la seule pression des peuples) ?

On met aussi en avant les risques des armes de destructions massives, mais alors pourquoi avons-nous fourni la bombe atomique à Israël et à d’autres pays ? Il y a aussi l’argument qu’il s’agirait de contrer le terrorisme – argument spécialement efficace, surtout quand les médias le gonflent. Mais on oublie ici que les USA, en particulier, sont ceux qui ont le plus promu et instrumentalisé le terrorisme (que ce soit contre Cuba, le Nicaragua des sandinistes, en Afghanistan, etc.) D’autant qu’on ne combat pas le terrorisme avec des bombes et des drones ; de cette manière, on ne peut que le renforcer. Si on voulait agir sur ses causes réelles, il faudrait s’attaquer à son financement par l’Arabie Saoudite et le Qatar ; et bien sûr, éliminer la pauvreté, qui est un des premiers terreaux du terrorisme.

Concernant l’opposition chiites-sunnites, et son utilisation pour soi-disant expliquer de nombreux conflits : c’est une manière de se dédouaner, de tenter de faire passer des guerres économiques et stratégiques pour des guerres de religion ; c’est 100% bidon. Notamment car, en réalité, beaucoup des conflits locaux entre sunnites et chiites proviennent de la stratégie de diviser pour régner, qui a toujours été celle des puissances coloniales (Grande-Bretagne et autres). L’existence même de l’entité de l’Arabie Saoudite découle de cette stratégie. Si les Saoud ont été choisi comme allié par les anglo-saxons, c’est parce qu’ils étaient honnis et isolés, au Moyen-Orient, ce qui se prêtait bien à les mettre dans un rapport de dépendance à l’égard des puissances occidentales, dont la protection est donc la bienvenue (j’ai pu développer ça dans le livre « La Stratégie du chaos »).

Pourquoi étaient-ils honnis ? Ils ont développé une version délirante de l’islam, qui prêche la haine, et leur société présente à la base de fortes tendances au fanatisme et à l’inculture. Le pouvoir saoudien cherche à dominer le monde arabe, pour pouvoir garder ses privilèges ; pour atteindre ce but, il est indiqué que ce monde arabe reste dans la pauvreté, et non que le niveau de vie et donc de culture s’élèvent. On peut ainsi comparer le pouvoir saoudien (et d’autres pouvoirs arabes qui profitent de stratégies occidentales), on peut le comparer aux milieux qui possèdent le plus de pouvoir et de richesses en Amérique Latine – milieux sur lesquels les USA se sont constamment appuyés, là aussi, pour chercher à contrôler le plus possible ce continent.

Plus généralement, notons bien que, s’il y a des sunnites qui collaborent avec les USA et leurs alliés – comme les Saoudiens justement –, il y en a d’autres qui les combattent – comme par exemple les Palestiniens du Hamas.

Q: Concernant les interventions liées à ce qu’on a nommé les printemps arabes, les motifs humanitaires affichés pour justifier ces interventions ne correspondent pas non plus à la réalité ?

Il faut bien comprendre ceci : on ne peut plus aujourd’hui utiliser des arguments comme ceux de l’époque coloniale (apporter la civilisation à des « sauvages », etc.) Il faut donc trouver des alternatives, et la justification de l’intervention humanitaire en est une qui est très efficace. Et ce dont il faudrait prendre conscience, c’est que les pays qui interviennent – que ce soient les USA, la France, la Grande-Bretagne, etc. – n’apporteront pas la solution des problèmes, car en général ils en sont la cause principale, ou l’une des causes principales. Et car, de plus, on peut quasiment chaque fois constater qu’après leurs interventions, les problèmes sont bien pires encore (que ce soit pour l’Irak, la Lybie, la Syrie, etc.) Aucune des guerres des dernières décennies n’était motivée par les raisons humanitaires affichées. Les exactions des dictateurs sont de purs prétextes.

Q: N’y a-t-il pas, à ce propos, un manque important de nuances, et une tendance à mettre dans le même sac tous les gouvernements concernés ? (Sauf tant qu’on décide de continuer à collaborer avec eux). Ce, en ce qui concerne l’idée d’une concentration des richesses par une classe dirigeante au détriment du reste de la population, le rejet du pouvoir par la majeure partie de celle-ci, etc. Ce jugement négatif global est notamment ce qui justifie, bien souvent, une certaine absence de positionnement de la part d’une gauche se voulant critique, mais dont l’attitude ressemble finalement plus à une forme de neutralité.  

En effet, les situations présentent bien plus de diversité que l’image qu’en donnent les médias classique.

Si on prend la Tunisie et l’Egypte, les situation de départ étaient bien celle de la concentration des richesses par une classe favorisée, au détriment d’une majorité appauvrie, et l’ensemble des populations de ces pays s’étaient en effet révoltées contre leurs pouvoirs.

Par contre, en Libye et en Syrie, les situations étaient très différentes : si Kadhafi n’était pas un démocrate, il redistribuait les richesses d’une façon très avantageuse pour l’ensemble de la population (même si le résultat sur l’économie pouvait être critiqué, car cela ne l’a pas précisément dynamisée. Comme me l’avait fait remarquer un ministre libyen, que j’ai rencontré dans ce pays pendant le conflit : « En Libye, notre problème est que nous avons trop d’argent »). De cette manière, et par d’autres méthodes, qu’on peut discuter, le gouvernement s’était attiré un réel soutien populaire – celui d’une légère majorité, je pense, de la population.

Souhaiter un progrès démocratique du pays aurait été tout à fait justifié, mais il faut noter que les milieux qui ont mené la rébellion n’étaient absolument pas des progressistes et des humanistes démocrates : c’était la mafia de l’est du pays, enrichie par le trafic de migrants, et qui a été achetée par l’étranger pour faire tomber le régime (cette chute l’intéressait car elle devait lui permettre de mener ses trafics tranquillement).

Les groupements concernés avaient si mauvaise réputation que la CIA avait déclaré l’est de la Libye comme la région du monde présentant la plus grande concentration de terroristes. Un signe que le soutien populaire au gouvernement était réel a été que ce gouvernement a résisté durant 8 mois, malgré la force de frappe de l’OTAN, les forces de la mafia évoquée, ainsi que celle d’Al-Qaïda, utilisées elles aussi pour l’occasion par la coalition occidentale, une fois de plus. En disant ça, je suis bien conscient que beaucoup de choses auraient mérité d’être changées et améliorées, en Libye. Mais au lieu de contribuer à cela, l’action de l’OTAN et de la rébellion n’ont mené qu’à une situation bien plus négative qu’au départ, sur tous les plans.

Concernant la Syrie, là, il y a en effet eu un appauvrissement du peuple. Il est cependant intéressant de noter que ce phénomène a résulté de l’application par le gouvernement de directives issues du FMI, dans la seconde moitié des années 2010… (Ce qu’on s’est bien gardé de rappeler au cours du conflit dans ce pays, en général). Et là aussi, des revendications pour une démocratisation étaient tout à fait légitimes, et portées en effet par de nombreuses personnes. Néanmoins, si des changements étaient souhaités, une majorité de la population ne souhaitait pas, pour autant, un changement de gouvernement.

Un institut d’étude Qatari l’a montré fin 2012 (selon cet institut, 55% des Syriens soutenaient alors leur président – information relayée par le Guardian) ; puis, en juin 2013, une étude de l’OTAN a conclu que 70% des Syriens soutenaient alors Bachar El-Assad. Il faut aussi insister sur le fait que si, à la veille du conflit, les manifestations étaient animées par une véritable volonté de démocratisation, et étaient globalement pacifiques, elles ont été rapidement récupérées pour d’autres buts, instrumentalisées à partir de l’étranger, et qu’on y a trouvé alors le type d’extrémistes n’hésitant pas à tuer qu’on utilise dans ces circonstances.

On a fait les étonnés quand le pouvoir a mené des répressions, et on a parlé de paranoïa du régime. Mais on n’a pas relayé les déclarations de Roland Dumas, qui a affirmé que deux ans déjà avant ces événements, d’anciens collègues anglo-saxons lui avaient proposé de s’associer à une entreprise en préparation contre le gouvernement syrien. Idem pour les déclarations du général Wesley Clark (ancien commandant des forces armées de l’OTAN), qui affirmé qu’on lui a montré, au Pentagone, des plans suivant lesquels les USA prévoyaient de déstabiliser 7 pays (dont l’Irak, la Libye et la Syrie). Il a commencé à tenter de faire connaître ces faits dès le début des années 2000, et tout le monde peut voir ses conférences sur Internet. Mais aucun média classique n’en a parlé, à ma connaissance.

On peut aussi mentionner l’utilisation d’armes chimiques, attribuée tout de suite au gouvernement syrien, et suite à laquelle plusieurs pays de l’ouest voulaient intervenir encore plus directement. Le prestigieux MIT a montré que ces attaques avaient eu lieu à partir d’une zone contrôlée par les rebelles. Ça ne permettait pas encore d’identifier les responsables avec certitudes mais, pour le moins, montrait qu’on ne pouvait en aucun cas attribuer sans hésitation cette responsabilité au gouvernement (d’autant qu’il était alors dans une situation avantageuse, où un tel acte n’aurait eu aucun sens). Mais ce rapport a été superbement ignoré, chez les politiques européens, jusqu’à aujourd’hui – même si des journaux classiques en ont parlé, comme le Point.

Ces faits font suffisamment apparaître à quel point on nous livre des représentations tronquées des événements. Et il faudrait aussi qu’on comprenne qu’on peut relever de tels faits sans être pour autant partisan des gouvernements qui sont visés par ces manipulations.

Ceci dit, j’insiste sur ce point : pour moi, les ingérences sont à rejeter en tous les cas, que les pouvoirs qu’elles visent bénéficient ou non du soutien de leur population. Puisque, comme évoqué, les motifs des puissances interventionnistes sont systématiquement intéressés et non humanitaires, et que ce ne sont pas les responsables principaux des problèmes qui vont les arranger, je le dis encore une fois.

Au sujet de l’absence de positionnement d’une certaine gauche, je l’ai toujours critiquée : il s’agit de l’attitude du « ni, ni » (par exemple : « ni l’OTAN, ni le régime libyen »), du fait de renvoyer dos à dos l’agresseur et l’agressé (agressé qui inclut le gouvernement officiel d’un pays attaqué). Ma conviction est que cette attitude ne permet pas de s’opposer efficacement aux politiques concernées, à cette utilisation de la guerre comme instrument économique. Et il est évident qu’on peut parfaitement être très critique sur l’agressé tout en refusant catégoriquement l’agression.

Si un changement de gouvernement doit se faire par la force, cela ne peut avoir lieu qu’à travers le peuple concerné lui-même. Il s’agit d’un droit essentiel d’un peuple. Et en général, s’il n’y parvient pas, c’est que l’opposition au pouvoir en question ne rassemblait pas l’ensemble de ce peuple. En Tunisie, par exemple, l’opposition était assez large pour mener à un changement – malgré, d’ailleurs, le soutien de la France au président Ben Ali, soutien qui a eu lieu jusqu’au bout. Il s’agit cependant d’un cas complexe car, dans ce pays comme dans d’autre, les USA avaient anticipé la fin de ce président ; ainsi, ils ont acheté une série de bloggeurs (certes, pas tous), pour pouvoir avoir un contrôle sur le changement, de sorte à éviter le plus possible que celui-ci soit pas piloté par de vraies forces de transformation (Ahmed Ben Saada l’a démontré dans son livre « Arabesques »).

Q: Des outils médiatiques, des chercheurs, des ressources spécialement qualitatives, une meilleure compréhension mutuelle des cultures concernées – en particulier du côté des médias classiques (Ce, concernant les médias occidentaux comme des médias orientaux en vue, comme par exemple Al-Jazeera)… Est-ce sur leur base qu’on peut le mieux discuter avec des personnes peu averties ? 

Si on prend une chaîne comme Al-Jazeera, on peut constater que, au départ, il y a eu là des journalistes valables et courageux – Bush fils s’est arrangé pour que plusieurs d’entre eux soient assassinés – la situation en Irak se prêtait bien à tenter de masquer ça en « dégâts collatéraux ». Mais la plupart de ces journalistes ont fini par quitter Al-Jazeera, pour fonder Al-Mayadeen, un média bien plus intéressant. Le but premier d’Al-Jazeera était, pour le Qatar, de se donner une image moderne tout en disposant d’un média pouvant être mis au service de ses intérêts.

Pour mieux comprendre ces intérêts, il est très intéressant de revenir encore une fois à la Libye. Vers la fin du conflit, le Qatar a organisé, avec Al-Jazeera, une opération médiatique d’envergure en lien avec les événements dans ce pays. On a beaucoup parlé d’une place, à l’époque, censée avoir accueilli de grandes manifestations d’opposition, la place Verte. En réalité, c’était des manifestations de soutien au gouvernement, que cette place avait accueillie, et leur ampleur avait été très considérable (peut-être un million de personnes, au moins des centaines de milliers). Al-Jazeera a créé une fausse place Verte, avec de fausses manifestations, et tout le monde y a cru. On rejoint ici en partie la mise en scène de l’agence de communication payée par le gouvernement des USA pour faire croire que des soldats irakiens avaient tué volontairement des bébés koweïtiens (supercherie entretemps reconnue par des médias mainstream, mais trop tard, une fois de plus).

On trouve cependant des informations intéressantes dans les médias classiques, même sur des événements actuels. Concernant le conflit syrien, on constate une division de l’élite, actuellement. Au départ, elle était unanime. Maintenant, une partie d’entre elle se rend compte que les plans ne fonctionnent pas, et c’est ce qui explique que, dans des journaux comme le Figaro et le Point, on trouve depuis un certain temps des informations qui contredisent les versions du pouvoir. Concernant le Figaro, plus particulièrement, si ce n’est bien sûr pas un journal que j’apprécie spécialement, ce n’est pas du tout la première fois qu’on peut y lire des choses qui ne s’accordent pas avec les politiques officielles. Et notamment, c’est dans ce journal qu’un bon reporter, Renaud Girard, a publié des informations importantes à l’époque du conflit en ex-Yougoslavie, informations qui prouvaient qu’un massacre attribué aux Serbes était une pure invention (j’ai traité ce sujet dans le livre « Poker menteur et Monopoli »).

Q: Quelles recommandations, revendications, action ou plaidoyer mettriez-vous en avant ?

Une démarche qui me semblerait particulièrement valable : créer une commission d’enquête indépendante sur l’ensemble des guerres des dernières décennies, où nos pays ont été impliqués. Il s’agirait là d’entendre les journalistes pour tenter de voir pourquoi ils n’ont pas dit la vérité, de voir s’ils ont subi des pressions ; d’entendre également les responsables politiques, ainsi qu’un maximum de témoins importants. Et tout cela sans croire personne sur parole – y compris moi –, mais en établissant les faits avec toute la rigueur nécessaire. Et si des responsabilités étaient clairement établies, il y aurait alors lieu d’entamer des actions en justices contre les personnes impliquées. Ce serait d’autant plus faisable après les attentats en France, vu leurs liens directs avec les politiques irresponsables concernées.

Une telle démarche pourrait être portée par des individus comme par des réseaux d’associations ; et au plus nombreux seraient les citoyens qui y participeraient, au mieux ce serait. Je pense que de telles actions seraient nécessaires pour pouvoir mettre fin aux politiques criminelles que nous avons abordées ici.

Attentats de Bruxelles… L’opération Gladio 2.0 de l’OTAN suit son cours…

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Résistance 71

22 Mars 2016

Tout d’abord, pensées et condoléances à toutes les familles affectées par ces tragédies de Bruxelles. Condamnation sans appel de ces attentats vils, odieux et d’une lâcheté sans pareille. Une fois de plus, sortir de l’émotionnel ou plutôt ne pas y sombrer est une priorité, plus que jamais.

Nous sommes une fois de plus, nous les peuples, victimes de la stratégie de la tension exercée par intermittence et depuis environ un an avec plus d’intensité, par une oligarchie financière et industrielle qui pousse toujours plus avant sa volonté de contrôle totalitaire sur nos vies. Les opérations des oligarques sous l’égide de l’OTAN ayant échoué en Syrie et en Ukraine, la décision a été manifestement prise de faire monter de plusieurs crans la stratégie de la tension générée par l’idéologie factice et criminelle néconservatrice du « choc des civilisations ».
Le but est de faire passer un à un tous les états d’Europe sous régime d’état d’urgence et de loi martiale, renforçant la grille de surveillance sur les peuples au nom de la « sécurité ». Pas à pas nos libertés peau de chagrin sont rognées pour que tout cela finisse dans les geôles et les camps du goulag qui s’annonce. Nous n’en sommes plus loin.
L’EEIL/Daesh est une création avérée et reconnue des services occidentaux des états de l’OTAN (USA, Turquie, GB, France) + Israël + les monarchies dégénérées du Golfe (Arabie Saoudite, Qatar et EAU en tête) pour le financement, monarchies qui inondent la France et les pays européens de l’ouest de leur pétrodollar corrupteur. Daesh est Gladio 2.0. Daesh est la nouvelle armée (légion mercenaire pseudo-djihadiste) secrète de l’OTAN, payée pour exécuter les basses besognes et les boucheries de la terreur. Les lampistes qui commettent ces atrocités sont des dupes, manipulés par leur nébuleuse hiérarchique qui finit invariablement par se confondre avec les « services » aux sigles connus se planquant derrière celui de l’EIIL ou EI, Daesh ou quelque soit le nom qu’on lui donne ; tout comme l’entreprise mercenaire Blackwater qui change de nom au fil de ses crimes, Daesh fut tour à tour AQI puis AQIL, puis EIIL puis EI (Daesh), comme Blackwater est devenue Xe, puis Academi. L’envers du décors est tapissé des barbouzes de la CIA, MI6, MIT, DGSE, Mossad, GIP et autres… Les connexions des terroristes avec les services de renseignements font toujours surface, qui peut encore s’en étonner ?
L’oligarchie transnationale a déclaré la guerre aux peuples, nous a déclaré la guerre. Le plan est de nous faire mettre à genoux, de nous soumettre et d’implorer que soit appliquer plus de restrictions, plus de contrôles des populations et mouvements des personnes et des biens, cela est déjà bien en marche… Le but est de nous abrutir de violence aveugle et forcenée pour que nous nous soumettions VOLONTAIREMENT à l’arbitraire, la loi martiale et le goulag au nom de notre SECURITE.
La mise sous tutelle de l’UE sous le joug d’un état d’urgence permanent suivie dans la foulée de l’application du traité de partenariat transatlantique (on l’a oublié celui-là hein ?..) et les peuples d’Europe seront verrouillés dans un goulag en forme de continent où toute dissidence sera réprimée au nom de la SECURITE intérieure. Ceux qu’on appelle « Daesh » ou l’EIIL ne sont que l’outil, le bras armé du chaos imposé qui mènera à la dictature fasciste supranationale, encadrée par les corporations industrielles et banquières transnationales dirigées depuis la City de Londres et Wall Street.
Bienvenue dans la fin de partie qui vous est offerte par Goldman Sachs, Rothschild, Rockefeller & co…

= = =

Opération Gladio (historien suisse Daniele Ganser)

Entretien avec Daniele Ganser, gladio et le terrorisme de l’OTAN

Attentats de Paris et Gladio 2.0

Qui est Daesh ??

Guerre et ingérence occidentale en Syrie…

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Cameron appelle au tapis de bombes sur Damas, Londres attend de recevoir les bombes atomiques de Moscou

 

Veteran Today

 

9 Septembre 2015

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2015/09/09/cameron-calls-for-carpet-bombing-of-damascus-london-to-await-russian-nukes/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Cameron justifie l’emploi d’une “force militaire brutale” contre le gouvernement de Damas et appelle à l’assassinat du président Assad.

Cameron le fou affirme qu’Assad est un bien plus grand ennemi que l’EIIL/EI et suggère que les troupes au sol britanniques vont prendre la Syrie et établir une “zone d’influence britannique” et ce malgré la très forte probabilité de leur anéantissement nucléaire par Moscou.

“Une force militaire brutale” est nécessaire pour vaincre l’État Islamique (ex-EIIL) et ses militants ainsi que le régime syrien de Bachar Al-Assad, a dit le premier ministre britanniqie David Cameron aux députés.

Il a fait ces remarques à la chambre commune mercredi en réponse à un défi lancé par la leader travailliste sortante Harriet Harman. Harman l’avait mis sous pression au sujet du nombre de réfugiés syriens que la GB devrait accepter.

“Elle parle d’adresser les causes de ces crises, elle a absolument raison à ce sujet.” A dit Cameron en se référant aux propos de Harman, qui a quitté sa position de porte-parole travailliste à l’assemblée ce samedi. “Nous devons être francs, particulièremement au sujet de cette crise de la Méditerranée orientale, qui est ce qu’elle est parce qu’Assad a massacré son propre peuple et parce que l’EIIL a aussi eu son temps de massacrer d’autres, des millions de personnes ont fui la Syrie,” a dit le premier ministre.

“Nous pouvons faire tout ce qui est en notre pouvoir en tant que nation morale et humanitaire, accueillir les gens, dépenser de l’argent en aide et aider dans les camps de réfugiés.”

“Mais nous devons faire partie de l’alliance internationale qui dit que nous avons besoin d’une approche en Syrie qui voudra dire que nous avons un gouvernement en Syrie qui pourra s’occuper de son peuple. Assad doit partir et l’EIIL doit partir.”

Note de l’éditeur de VT: Pendant la crise du hacking téléphonique de News of the World, des sources nous disent que David Cameron et son épouse furent ciblés. Le nabab des médias Ruppert Murdoch, d’après un article du quotidien Daily Mail de 2012, a plaisanté au sujet du décès en 2009 du fils de Cameron, Ivan, auquel Murdoch se référait comme étant “retardé mental”. Des sources internes nous disent que les enregistrements en possession des services de renseignements israéliens pourraient bien mettre des doutes sur la nature de la mort d’Ivan Cameron. Si ceci est vrai, ceci pourrait bien expliquer l’attitude bien étrange de David Cameron.

“Ceci ne demandera pas seulement de l’argent, pas seulement une aide, pas seulement des efforts diplomatiques, mais cela demandera pour l’occasion, une force militaire brutale.”

Ses commentaires arrivent au moment où des ministres demandent l’extension de l’action militaire britannique en Syrie.

Des rapports récents ont néanmoins indiqué l’utilisation de drones dans des bombardements depuis un bon moment à l’intérieur des frontières syriennes, l’armée britannique y opérant déjà malgré un vote parlementaire en 2013 n’autorisant pas une telle action militaire en Syrie.

Cameron a annoncé Lundi que des drones britanniques Reaper avaient tué deux combattants britanniques de l’EIIL en Syrie, ceci menant à conclure que le gouvernement britannique a développé une “liste de cibles à assassiner” comme les Etats-Unis l’ont fait, cibles programmées pour une élimination extra-judiciaire en dehors de tout cadre légal.

Il a émergé en Juillet dernier que des pilotes britanniques intégrés avec les forces états-uniennes et canadiennes frappaient des cibles sur le territoire syrien, et ce apparemment en contravention directe avec la volonté démocratique du parlement britannique ayant voté contre toute intervention militaire.

“Il est crucial que dans ces affaires sensibles et de la plus haute importance, la confiance et la confidence de cette assemblée soient maintenues ainsi que celles du peuple britannique.” Avait dit le secrétaire à la défense Vernon Coaker à ce moment là.

“Le gouvernement a agi d’une façon qui met cette confiance au plus haut risque.”

De plus, début Août, il a été rapporté que les forces spéciales britanniques du Special Air Service (SAS) étaient en opération profonde en Syrie, engageant des cibles au sol en étant déguisées en combattants de l’EIIL/EI.

 

L’utilisation de la crise des migrants en Europe pour une intervention de l’OTAN en Syrie…

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« Une différence fondamentale entre les dictatures modernes et les tyrannies du passé est que la terreur n’est plus utilisée comme moyen d’exterminer ou de terroriser les opposants, mais comme un instrument pour régner sur les masses de gens qui sont parfaitement obéissantes. La terreur telle que nous la connaissons aujourd’hui frappe sans aucune provocation préliminaire, ses victimes sont innocentes même du point de vue des persécuteurs. »

~ Hannah Arendt ~

 

Résistance 71

 

5 Septembre 2015

 

La tragédie des migrants syriens (et libyens) si elle est bien réelle et touche une foule de braves gens n’ayant rien demandé à personne, elle n’en est pas moins une tragédie planifiée, orchestrée par l’oligarchie occidentale. Il devient de plus en plus transparent que la logistique derrière cette massive migration est soutenue par la 5ème colonne impérialiste des ONG à la botte de la NED et autres entités oppressive de l’empire, disséminée sur le parcours du combattant de ces pauvres gens. Il convient néanmoins de se demander quel est le but de tout cela ?

Voici notre vue (toujours à trois balles bien sûr..) sur la question:

Cette tragédie réelle, mais néanmoins orchestrée est faite pour amener les peuples européens à accepter la solution déjà toute préparée des criminels gérant nos états pour les banquiers: la source du problème est la situation en Syrie qui n’avance pas et empoisonne l’empire, la source du problème est Bachar al-Assad. Si on veut solutionner cela et arrêter cette situation humanitaire intolérable, l’OTAN se doit d’intervenir en Syrie, virer le régime Assad pour y mettre son régime marionnette quel qu’il soit (pas l’EIIL qui sera recyclé par ses créateurs dans le Caucase et en Ukraine contre les Russes et au Xinjiang contre la Chine…). Les banquiers poussent la crise humanitaire jusqu’au point où les peuples européens accepteront que leurs pays aillent bombarder la Syrie pour en finir avec Assad et donc le croiront-ils, du problème de tous ces “pauvres bougres” frappant à notre porte, dérangeant le peu de confort qu’il nous reste…

Les merdias occidentaux présentent depuis le début les évènements de Syrie comme une “guerre civile” alors qu’il est évident depuis 2012 qu’il s’agit d’une guerre d’invasion étrangère par procuration menée et pilotée par l’occident et ses alliés régionaux: Les roitelets du Golfe, Israël, la Jordanie et surtout, un membre de l’OTAN, faisant office de base arrière des mercenaires “djihadistes” de l’occident: la Turquie.

Bref, la tragédie des migrants est une tragédie humanitaire dont le seul responsable est l’occident. La machine propagandiste occidentale est à l’œuvre pour utiliser cette crise exacerbée à dessein, pour forcer la main de ses peuples à finalement accepter une intervention militaire de l’OTAN en Syrie, qui verra la Russie soit plier, soit s’engager dans le conflit. Les banquiers veulent la guerre mondiale pour sauver une fois de plus leur système financier criminel arrivé au bout du rouleau.

La question est: les peuples marcheront-ils dans la combine ? Tomberont-ils dans le piège qui leur est maintenant tendu ? Il est impossible de faire une guerre d’envergure sans le soutien de l’opinion publique. Toute cette affaire tragique de migrants, couverte de la manière la plus honteuseent émotionnelle possible par les médias, n’a que ce but en tête: gagner les opinions publiques européennes à une intervention militaire massive de l’OTAN en Syrie. Une fois de plus l’occident sème la mort et la terreur et joue sur l’émotionnel pour imposer ses « guerres humanitaires ». La tragédie et la misère dévolues aux pauvre gens pris dans le tourbillon des évènements sont bien réelles certes, mais les effets en sont honteusement manipulés à des fins colonialistes et d’imposition d’un agenda terroriste.

Allons-nous accepter la 3ème guerre mondiale ? Allons-nous  commencer à traquer les vrais terroristes là où ils sont ?