Archive pour OTAN gladio 2.0

Gilets Jaunes et géopolitique: Avec la bidasserie face aux Gilets Jaunes, les conditions d’un BLOODY SATURDAY à la française (presque) réunies… (avec VT)

Posted in actualité, gilets jaunes, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 21 mars 2019 by Résistance 71

On ne sait pas pourquoi… On avait gardé cet article traduit sous le coude… Une intuition sans doute…

Lisez ce qui y est dit au sujet des paras anglais faisant du maintien de l’ordre à Londonderry dans la banlieue de Belfast et comment, avec l’aide du Gladio, ils en sont arrivés à BLOODY SUNDAY…

Avec la bidasserie du plan “sentinelle”, pour contrôler la foule des GJ, on est parti pour un BLOODY SATURDAY à la française, presque toutes les conditions seront réunies, manquera plus que quelques snipers du Gladio 2.0, nul doute que ce ne sera pas bien difficile à trouver !!

Envoyer l’armée faire du “maintien de l’ordre”, c’est comme donner des allumettes à un pyromane dans une grange… Envoyer l’armée faire du « maintien de l’ordre » sur sa population, alors là on est dans l’art de la dictature contemporaine…

~ Résistance 71 ~

 


Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

 

Gladio 2.0 – L’Europe divisée, Conquête à suivre ?

 

Ian Greenhalgh

 

14 mars 2019

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2019/03/14/gladio-redux-europe-divided-conquest-to-follow-i/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans la nuit de samedi dernier, une grosse bombe a explosé à Londonderry dans la province britannique de l’Ulster en Irlande du Nord. La bombe était placée dans un van stationné dans une rue du centre ville, un groupuscule du nom de New IRA a revendiqué l’attentat. Il n’y a eu aucune victime, que des dégâts matériels, mais cet évènement signale de manière claire que se renouvelle la stratégie de la tension de l’OTAN dans l’ère de la guerre froide, stratégie menée durant l’Opération Gladio ; il y a de toute évidence l’intention  de réenflammer les vieilles rancœurs et la violence de la guerre civile en Ulster.

Il est très important de bien comprendre les tenants et aboutissements de cette Opération Gladio, car elle fut le précurseur de toute cette vague d’attentat sous faux-drapeaux et du terrorisme actuel, elle fut le cœur de ces “armées de la nuit” qui ont remplacé la guerre traditionnelle à la fin du XXème siècle avec une “guerre bon marché”, une “guerre de basse intensité”, qui est à la base de l’instabilité mondiale aujourd’hui. Commençons.

Note de R71: Il convient ici de noter que cette stratégie n’est que l’outil d’un système d’oppression mondial géré par des cartels banquiers et de grandes entreprises transnationales qui ont à terme et depuis la première guerre mondiale, acheté le politique pour livrer le monde à la dictature croissante de la marchandise en mouvement. Tout cela n’est que logique de système oppresseur, qui ne pourra s’arrêter qu’avec la mise à bas de ce système et son remplacement par une société des sociétés enfin émancipée de la dictature de la division du pouvoir politique.

La guerre froide fut une période difficile pour les nations non-alignées, en fait, être “non-alignées” était comme danser sur le fil du rasoir. Ainsi, nous commencerons avec la véritable histoire du colonel Kadhafi et le rôle qu’il joua en dansant sur ce fil du rasoir, dans la création de l’Opération Gladio.

En 1969, la CIA renverse le gouvernement libyen et installe au pouvoir le colonel Mouamar Kadhafi à la tête d’un régime despotique, juste un des 200 changements de régimes opérés par la CIA dans le monde depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

La Libye est un très vaste pays mais a une petite population qui vit dans une petite bande de terre fertile le long de la côte méditerranéenne, le reste du pays est une vaste étendus de sable, partie du désert du Sahara. Il y a de considérables dépôts de pétrole dans les sous-sols, mais ce n’est pas la richesse pétrolière qui intéresse la CIA, mais plutôt la situation géographique de la Libye: cette très vaste étendue désertique était ce qui plaisait beaucoup aux planificateurs de Langley.

Pourquoi donc la CIA serait-elle tant intéressée par une étendue de désert ? la réponse est à la fois simple et dérangeante. L’endroit offre la place rêvée pour la construction de bases secrètes et de “black sites” d’où pourront être menés un bon nombre d’opérations scabreuses nécessitant une extrême discrétion hors du regard du congrès des Etats-Unis et de fait loin de tout regard indiscret la zone étant désertique et non-habitée.

Il y a un second facteur géographique, la position de la Libye sur la côte sud de la Méditerranée, à un saut de puce de l’Europe, si on voulait construire une base qui serait responsable de contrôler et d’alimenter des opérations clandestines en Europe. La Libye est en cela parfaitement localisée.

Ces opérations clandestines se constituaient d’une série de campagnes terroristes à travers les nations européennes, opérations qui seront collectivement connue sous le nom d’”Opération Gladio” ou de “Programme Gladio”. La  stratégie en était très simple: des groupes terroristes étaient créés et utilisés pour mener des campagnes de violence extrême afin de terroriser les populations des nations ciblées et les forcer à se tourner politiquement vers les partis politiques de droite, présentés comme la valeur la plus sûre pour lutter contre cette terreur venue des groupes “d’extrême gauche”.

Les groupes terroristes faisant parties du programme Gladio incluaient l’ETA basque, la Bande à Baader-Meinhof en Allemagne de l’Ouest, les Brigades Rouges italiennes et le plus connu de tous: l’IRA, l’Irish Republican Army d’Irlande du Nord. Leurs campagnes de terreur commença en 1970, moins d’un an après l’installation de Kadhafi en Libye. Un des gros attentats commis qui fit la une de tous les journaux fut celui de la gare de Bologne en 1982, faisant un très grand nombre de victimes.

Une des pires et plus meurtrières campagnes qui fut déclenchée fut celle qui eut lieu en Irlande du Nord et l’histoire de comment ce conflit fut créé résonnera de manière familière à nos lecteurs russes car les évènements peuvent être mis en parallèle de ceux qui eurent lieu sur la place du Maïdan à Kiev en 2014. La province de l’Ulster a une majorité démographique protestante qui est très fidèle à l’état britannique et une minorité catholique qui a souffert pendant très longtemps de discrimination aux mains des protestants, ce qui voulait dire que les catholiques avaient un standard de vie inférieur et étaient plus pauvres que les protestants.

En 1969, les catholiques en eurent ras le bol et commencèrent des manifestations pacifiques dans Belfast et autres villes principales de l’Ulster. La réaction de la majorité protestante tourna violente et les marches pacifiques tournèrent en véritables pugilats alors que la police protestante regardait et ne faisait jamais rien pour protéger les manifestants catholiques agressés.

Le gouvernement britannique ne se satisfit pas de la situation, les catholiques étaient après tous des citoyens britanniques, il envoya alors l’armée pour protéger la population catholique et espéra calmer ainsi la vague de violence.

Les deux endroits où les rencontres entre catholiques et protestants tournaient toujours au pire se situaient dans la zone Est de Belfast sur Falls Road et Shankill road dans la banlieue de Londonderry où la zone du Bogside était le théâtre d’affrontements quasi continuels sous la forme de batailles de rues. L’armée fut donc envoyée dans ce chaudron de violence et d’émeutes. L’unité qui y fut envoyée fut sans aucun doute le plus mauvais choix à faire: le célèbre régiment parachutiste.

Les paras de ce régiment britannique s’étaient rendus célèbres et avaient reçu le respect de leur opposition dans une série d’âpres batailles contre les forces nazies durant la seconde guerre mondiale, en particulier dans la célèbre bataille pour le contrôle d’un pont sur le Rhin dans la ville hollandaise d’Arnhem, le pont qui fut connu sous le vocable “d’un pont trop loin” et fut le sujet d’un livre et d’un film éponymes.

Durant la seconde guerre mondiale, les combats en Europe de l’Ouest n’étaient que rarement intenses et brutaux, bien moins que les combats se déroulant en Europe de l’Est entre l’armée rouge et l’envahisseur nazi, mais la bataille d’Arnhem rivalisa d’âpreté et d’intensité avec la bataille de Stalingrad dans le combat urbain, alors que deux divisions de chars SS allemandes, toutes deux ayant combattues en Russie et en Normandie, contre-attaquèrent contre un simple bataillon de parachutistes britanniques qui tenaient le point nord du pont tant convoité. Les troupes aéroportées armées légèrement n’avaient que très peu de chances contre les panzers allemands et après une semaine complète de résistance acharnée mais futile, les paras britanniques furent vaincus.

Lorsque l’officier SS commandant les forces nazies reçût la rédition du commandant britannique, il le complimenta sur la qualité de leur combat et fit la remarque que les paras devaient voir une bonne expérience du combat urbain maison par maison, car ils avaient donné à ses hommes aguerris aux combats urbains en Russie, la pire résistance rencontrée et une victoire très difficile. Le commandant britannique fit montre d’un flegme des plus britanniques et répliqua qu’au contraire, ses hommes n’avaient jamais combattu en ville et avança “qu’ils feraient mieux la prochaine fois”…

Cette épisode illustre parfaitement le caractère de ce régiment parachutiste, ce sont des troupes de choc d’élite, entraînés pour prendre l’ennemi frontalement avec la plus grande férocité, ce sont les hommes que vous envoyez dans une situation particulièrement difficile et vous pouvez compter sur eux pur écraser l’ennemi ou pour mourir en essayant.. Ce qu’ils ne sont pas en revanche, ce sont les bonnes troupes à envoyer dans une action de maintien de l’ordre dans les rues de villes britanniques.

Quoi qu’il en soit, ces troupes furent envoyées dans les rues de Londonderry avec pour mission de maintenir l’ordre et d’empêcher l’escalade de la violence. La scène était propice dès ce moment pour une escalade explosive de la situation déjà devenue ultra-sensible. Le jour d’infamie arriva en ce 30 janvier 1972, jour passé à la postérité historique sous le nom de “Bloody Sunday” (NdT: et immortalisé par l’envoûtante chanson du groupe irlandais U2 et la voix de Bono)

Une marche, manifestation pacifique avait été organisée et alors que la longue colonne de manifestants composée essentiellement de catholiques, passa par le tristement célèbre Bogside, théâtre déjà de tant de violence, elle arriva à un point d’étranglement entre de très hauts bâtiments d’habitation.

Des tirs nourris furent dirigés sur les soldats du 1er Bataillon du Régiment Parachutiste qui encadraient la marche. Ils répondirent au feu de la manière dont ils sont entraînés: répondre à une agression par une hyper agression débordante. Quand la fumée se dissipa, 28 civils avaient été abattus, 14 perdirent la vie et la mèche avait été allumée pour les décennies de violence que l’histoire britannique nomme “les troubles”.

Les manifestants ont toujours affirmé que personne dans la marche n’était armé, que personne parmi eux n’avaient tiré sur les paras, de la même manière, les paras affirmèrent que des balles pleuvaient sur eux, touchant leurs véhicules et le sol tout autour d’eux, bien qu’aucun d’entre eux ne fut touché par ces tirs nourris. De fait, les deux côtés disent la vérité, des tirs furent effectivement dirigés vers les paras, mais ces tirs ne provenaient pas des manifestants pacifiques. 

Ce scénario devrait aujourd’hui nous être familier, car c’est précisément la même tactique que nous avons vu de nouveau se jouer sur la place du Maïdan de Kiev en 2014. A Londonderry, des tireurs embusqués avaient tiré sur les paras, provoquant leur retour de feu sur le seul “ennemi” qu’ils pouvaient voir: la masse des civils pacifiques. C’était Gladio en action, les tireurs avaient été entraîné par la CIA dans des camps secrets d’entrainement implantés profondément dans le désert libyen. Leurs armes provenaient de la CIA et de ses stocks d’armes engrangés dans les entrepôts de ce même désert libyen.

Avant Bloody Sunday, l’IRA se composait de quelques groupes hétéroclites et éparses, de quelques douzaines de jeunes catholiques en colère dans la zone de Falls Road dans l’Est de Belfast ; en quelques semaines, des milliers de jeunes catholiques se portèrent volontaires pour rejoindre l’IRA et le groupe mit en place des cellules actives terroristes dans chaque ville de la province d’Ulster. Les armes furent livrées par bateau en provenance de la Libye et le financement commença à affluer, d’une part par la communauté irlandaise sympathisante américaine, mais pas le gros du financement qui lui, provenait de l’argent de la CIA. Ceci était Gladio en opération de terrain et tout cela dépendait des bases secrètes sur le territoire libyen.

Mais pourquoi donc la CIA voudrait créer et sponsoriser des campagnes terroristes dans des pays européens qui étaient ses alliés de l’OTAN ?

La réponse est qu’il y avait une peur que l’Europe ne vire à gauche, que des gouvernements socialistes, communistes, ne soient élus et que ces gouvernements potentiels, hostiles à la guerre froide et prônent une détente avec l’URSS, qu’ils voudraient se rapprocher du bloc de l’Est. En terrorisant les populations européennes de ses alliés de l’OTAN, les Etats-Unis provoquaient une réaction à droite des masses vers les partis de droite qui se disaient fermes contre les terroristes qui étaient vus comme des mouvements gauchistes épousant l’idéologie communiste.

L’économie américaine a été construite, depuis les années 1940, autour d’un énorme complexe militaro-industriel et de la sécurité privé et afin de maintenir ce complexe de l’avant et une économie forte, ils doivent vendre des armes à la fois à l’armée américaine et à ses alliés de l’OTAN. C’est pourquoi la guerre froide dura si longtemps (NdT: 1946-1991… 45 ans ! certains disent que la guerre froide fut la 3ème GM), le bloc communiste du Pacte de Varsovie (NdT: qui fut créé en réponse à la création de l’OTAN et non pas l’inverse !…) devint la parfait croquemitaine pour effrayer la population américaine avec le continu soutien des politiciens et de la propagande, politiciens qui ont été achetés et payés par les financiers derrière le complexe militaro-industriel.

Si on laissait l’Europe virer à gauche et devenir socialiste, se rapprocher du bloc de l’Est, les énormes bénéfices des ventes d’armes qui ont maintenu le complexe militaro-industriel dans sa position dominante étaient directement menacés. S’il devait y avoir une paix et une confiance durables, ce serait un véritable désastre pour leurs marges de profit. C’est pourquoi la CIA a créé Gladio, pourquoi l’Europe des années 1970, des “années de plomb”, fut laminée par les attentats terroristes et la violence, le but était de maintenir la guerre froide fonctionnelle en empêchant des gouvernements de gauche, socialo-communistes, prendre le contrôle des pays clefs d’Europe et mettre en place un processus de paix et de rapprochement.

Ce qui nous amène à la situation actuelle où une nouvelle guerre froide a été créée en diabolisant la Russie et en racontant les contes à dormir debout du comment Poutine a l’intention de recréer l’URSS en ré-annexant l’Ukraine et les républiques baltes, contes qui remplissent depuis des années les médias occidentaux propagandistes à la botte oligarchique. Mais de nos jours, il faudra être particulièrement convaincant pour convaincre les Européens que la Russie est en fait notre ennemi et tente de conquérir des territoires à l’Est du continent.

La méthode pour convaincre les gens en Europe qu’ils doivent élire et soutenir des gouvernements de droite anti-russe est la même méthode utilisée avec succès auparavant: Opération Gladio 2.0, simplement cette fois-ci, la base ne se trouvera plus en Libye mais plutôt en Pologne et en Ukraine où des gouvernements d’extrême-droite nationalistes ont déjà été mis en place par les interférences de la CIA et où se trouvent maintenant les bases secrètes d’entrainement et les stocks d’armes.

Pourquoi la GB est-elle ciblée ? Parce que le gouvernement conservateur de droite est sur le point de s’effondrer et nous sommes devant la possibilité de voir arriver au pouvoir un gouvernement de la gauche travailliste. Le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn est un fervent opposant du militarisme et de la politique avouée du parti, s’il devait être élu, il retirerait la GB de l’OTAN et couperait les fonds pour la défense, ce qui verrait les troupes britanniques basées en Europe de l’Est être rapatriés en Angleterre et verrait aussi un terme à la diabolisation de la Russie, élément qui fut prévalent dans la politique du gouvernement conservateur.

Personne en Irlande du Nord (toujours britannique) ou au Royaume-Uni ou en République d’Irlande de fait, ne veut voir un retour aux “Troubles”, ni personne ne veut une escalade avec la Russie, mais et c’est là que réside le côté maléfique de ce plan, un retour aux bons vieux mauvais jours de la guerre froide et de la campagne de terreur de l’IRA.

La fin de partie est dans la destruction de la Russie de Poutine de la même façon dont la première guerre froide se termina par l’effondrement de l’URSS. Le prix à récolter sont les vastes ressources naturelles que la Russie renferme et le contrôle de leur exploitation ; une fois de plus, le tout pour le profit du complexe militaro-industriel privé et la poignée de famille bancaire milliardaire qui mène secrètement tout ce cirque.

 


GLADIO 2.0

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Terrorisme d’État: l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord prépare une vague d’attentats en Europe (Réseau Voltaire)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 31 décembre 2018 by Résistance 71

Nous avons relayé l’info de RT France sur ce gendarme ex-légionnaire interpellé par la douane gare de Lyon avec des explosifs et avions éclairé la piste OTAN / Gladio 2.0

Ne jamais oublier ceci:
OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

et aussi que, comme le disait Guy Debord en 1988: « L’histoire du terrorisme est écrite par l’État, elle est donc éducative »… Le même Debord disait plus loin dans ce même ouvrage (« Commentaires sur la société du spectacle », 1988): « Et c’est ainsi qu’en Italie, lorsque Aldo Moro était prisonnier de la Potere Due [Loge P2] ; il n’a pas été détenu dans un bâtiment plus ou moins introuvable, mais simplement dans un bâtiment impénétrable. »

~ Résistance 71 ~

 


Gladio 2.0 = Stratégie de la Tension 2.0

 

L’OTAN prépare une vague d’attentats en Europe

 

Réseau Voltaire

 

31 décembre 2018

 

url de l’article: http://www.voltairenet.org/article204559.html

 

Plusieurs sources, situées dans des pays différents, nous signalent que l’Otan prépare des attentats dans des pays de l’Union européenne.

Durant les « années de plomb » (c’est-à-dire de la fin des années 60 à celle des années 80), les services secrets de l’Otan ont mis en œuvre la « stratégie de la tension ». Il s’agissait d’organiser des attentats sanglants, attribués aux extrêmes, afin d’instaurer un climat de peur et d’empêcher la constitution de gouvernements d’alliance nationale incluant les communistes. Simultanément, l’Otan (prétendument défenseur de la « démocratie ») organisa des coups d’État ou tentatives de coups d’État en Grèce, en Italie et au Portugal.

Les services secrets de l’Otan avaient été composés par les Etats-Unis et le Royaume-Uni à partir du Bureau de coordination politique de la CIA. Ils ne rendaient compte qu’à Washington et à Berlin, et pas aux autres membres de l’Alliance atlantique. Ces services étaient dits stay-behind, car susceptible d’agir en cas d’occupation par l’URSS, et intégraient les meilleurs spécialistes de la lutte anti-communiste du Reich nazi.

Des services similaires avaient été créés par les Anglo-Saxons partout dans le monde, soit comme conseiller des gouvernements pro-US, soit clandestinement en URSS et dans les Etats qui lui étaient associés. Ils étaient coordonnés à travers la Ligue anti-communiste mondiale. En 1975, trois commissions US levèrent le voile sur ces pratiques —la Commission Church au Sénat, Pike à la Chambre et Rockfeller à la Maison-Blanche—. En 1977, le président Jimmy Carter nomma l’amiral Stansfield Turner à la tête de la CIA pour nettoyer les services secrets. En 1990, le président du Conseil italien, Giulio Andreotti, révéla l’existence de la branche des services secrets de l’Otan en Italie, le Gladio. Il s’en suivit un gigantesque déballage et des commissions d’enquête parlementaires en Allemagne, Belgique et Italie. l’ensemble du système aurait alors été dissous.

Cependant, des années plus tard, nous avons relevé des indices probants de la responsabilité de l’Otan dans les attentats de Madrid du 11 mars 2004 et de Londres du 7 juillet 2005.

C’est dans ce contexte qu’en France, un gendarme mobile et ancien légionnaire a été arrêté, le 23 décembre 2018, en gare de Lyon (Paris), alors qu’il transportait des explosifs. À l’issue de 96 heures de garde à vue, il a été mis en examen.

 


Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

L’occident et ses états… Usine à fabriquer la terreur

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 30 août 2016 by Résistance 71

Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais… La division politique très ancienne de la société qui a mené à l’avènement de l’État est l’outil oligarchique de la domination du vaste nombre par le plus petit nombre. La société humaine s’est épanouie durant des millénaires hors de toute contrainte coercitive de l’État. L’État n’est pas une « évolution » de notre société, il en est le cancer principal. Pour sortir du cercle infernal de la relation dominant/dominé, maître/esclave, nous devons rétablir l’égalité et sortir de la division politique de nos sociétés savamment entretenue pour le plus grand bénéfice du plus petit nombre, retourner au modèle de société où le pouvoir est dilué dans le peuple, là où il est très soluble et nous refonder dans un modèle adapté de société sans pouvoir, de société à chefferie sans pouvoir, c’est à ce prix que nous retrouverons paix et équilibre, tout le reste n’est que pisser dans un violon…

~ Résistance 71 ~

« L’histoire du terrorisme est écrite par l’État, elle est donc éducative. »

« Notre société est bâtie sur le secret, depuis les « sociétés-écrans qui mettent à l’abri de toute lumière les biens concentrés des possédants, jusqu’au « secret-défense » qui couvre aujourd’hui un immense domaine de liberté extrajudiciaire de l’État.. »

~ Guy Debord, 1988 ~

 

Les Etats-Unis ne combattent pas le terrorisme musulman ni même l’extrémisme, ils les fabriquent et les sèment partout

 

Andre Vltchek

 

29 août 2016

 

url de l’article:

http://www.legrandsoir.info/les-etats-unis-ne-combattent-pas-le-terrorisme-musulman-ni-meme-l-extremisme-ils-les-fabriquent-et-les-sement-partout-global.html

 

Si l’Occident en général, et les États-Unis en particulier, pliaient bagages et fichaient la paix au monde arabe et musulman, nous n’aurions probablement jamais eu toutes ces attaques terroristes qui secouent le monde, de l’Indonésie à la France. Il n’y aurait pas eu de Moudjahidin puis sa mutation vers al-Qaida ; ni en Afghanistan ni ailleurs. Il n’y aurait jamais eu un semblant d’ISIS (ou ISIL ou EI ou Daesh ou quelque soit son nom) en Syrie, en Irak, en Libye ou ailleurs.

Et l’islam wahhabite super-conservateur, une version saoudienne rétrograde et monstrueuse, resterait cantonné aux écoles religieuses du royaume ultra-rétrograde au lieu de gagner du terrain partout dans les régions de l’Asie du Sud-Est, du Moyen-Orient et de l’Afrique.

Mais l’Occident a choisi un chemin machiavélique et brutal : il a décidé de détruire l’Islam socialiste – cette version (historiquement) modérée, compatissante et progressiste. Il a détruit l’Egypte, jadis laïque ; il a renversé le gouvernement socialiste de l’Iran puis la quasi-communiste Indonésie, pour implanter dans tous ces lieux des concepts religieux terriblement dégénérés et totalement rétrogrades. Il a utilisé des extrémistes pour détruire le patriotisme bon teint et le socialisme. Comme les Britanniques au 19ème siècle ( « Vous pouvez contrôler le cerveau des gens, tant que nous contrôlons vos ressources naturelles »), l’Occident s’est rallié à l’enseignement wahhabite, parce ce dernier était en mesure de garantir une obéissance totale, une gouvernance dictatoriale (et pro-occidentale) et une féodalité oppressive .

Islam a été utilisé, manipulé et pratiquement dépouillé de son essence. Le processus est allé si loin que deux éminents spécialistes iraniens, lors de ma visite l’année dernière à Téhéran, m’ont déclaré : « Dans de nombreuses régions du monde, l’Occident a créé une religion absolument nouvelle. Nous ne la reconnaissons plus. Cela n’a rien à voir avec l’islam ».

Si l’Occident en général, et les États-Unis en particulier, pliaient bagages et fichaient la paix au monde arabe et musulman, nous n’aurions probablement jamais eu toutes ces attaques terroristes qui secouent le monde, de l’Indonésie à la France.

Exact. Comme un enfant gâté et méchant, l’Occident, après avoir détruit l’Union soviétique, a minutieusement construit son nouvel ennemi – « l’Islam militant » – afin de pouvoir continuer à se livrer à son activité préférée : le conflit perpétuel, les guerres sans fin et le pillage.

C’est aussi simple que ça.

Les plus grands oppresseurs des peuples musulmans, ceux de l’Arabie Saoudite, de Bahreïn et de l’Indonésie ont tous été étroitement liés à l’Occident. Les organisations terroristes « musulmanes » les plus terribles, d’Al-Qaida à Daesh, ont toutes été créées, armées et soutenues par l’Occident et ses acolytes.

En Europe et aux États-Unis, la « peur des terroristes » est pleinement exploitée par l’Occident. Le pouvoir y tient encore principalement grâce à une cette peur implantée dans le cerveau des « gens ordinaires ».

Et que dire de la « guerre contre le terrorisme » ? Oui, une telle guerre existe, mais ce n’est pas l’Occident qui la livre. Au moment d’écrire ces lignes, la guerre contre le terrorisme est livrée par la Russie, l’Iran, la Chine, la Syrie, le Hezbollah et leurs alliés.

***

L’Occident continue de collaborer étroitement avec les terroristes. Comme par miracle, il « rate ses cibles » lorsqu’il les « attaque » ; il finance les uns et dispense une formation aux autres. Il critique et s’oppose à ceux qui sont réellement en train de combattre les groupes militants extrémistes.

Les extrémistes ont été lâchés tels des Pitbulls de combat contre presque tous les gouvernements progressistes du Moyen-Orient, mais aussi contre la Chine et la Russie. Des extrémistes musulmans, mais également des extrémistes chrétiens et même des extrémistes bouddhistes !

En retour, les politiciens aux États-Unis sont régulièrement soutenus, financièrement, par les régimes (dont l’Arabie Saoudite, Bahreïn, etc.) qui diffusent, sans relâche, à travers le monde, les concepts religieux les plus intolérants et grotesquement violents.

En dépit de leur servilité et lâcheté intrinsèque, certains grands médias nord-américains discutent actuellement de divers programmes impliquant le financement de la Fondation Clinton par l’Arabie Saoudite (aux côtés de plusieurs grandes sociétés transnationales et les plus grandes banques de Wall Street).

Dès 2008, CNN avait rapporté, dans son émission « Breaking News » :

Les dons à la Fondation William J. Clinton comprennent des montants de $10 millions à $25 millions du Royaume d’Arabie Saoudite, de la Fondation Bill et Melinda Gates et du magnat de l’immobilier Stephen Bing, un ami personnel de Clinton.

Les Clinton ont subi une pression intense pendant la campagne de Hillary Clinton pour l’investiture démocrate pour révéler les noms des donateurs à la Fondation et à la bibliothèque présidentielle Clinton dans l’Arkansas.

Bill Clinton a finalement accepté de publier la liste après que le président élu Barack Obama ait nommé Hillary Clinton au poste de secrétaire d’État.

Les gouvernements du Koweït et du Qatar figurent également sur la liste, tout comme l’homme d’affaires saoudien Nasser Al-Rashid qui a des liens étroits avec la famille royale saoudienne. Le Saoudien Sheikh Mohammed H. Al-Amoudi, réputé pour être l’un des hommes les plus riches du monde, figure aussi parmi les bailleurs de fonds. Les deux Saoudiens ont contribué à hauteur de $1 million à $5 millions. Un groupe appelé les Amis de l’Arabie Saoudite et la Fondation Dubaï apparaissent également dans la même catégorie.

Aussi récemment que le 20 Août, 2016, le New York Times a écrit quelque chose de similaire, essentiellement reconfirmant la validité des articles précédents, tout en ajoutant beaucoup plus de détails et en ajustant les chiffres :

Le royaume d’Arabie Saoudite a fait don de plus de $10 millions. Ainsi que le beau-fils, par l’intermédiaire d’une fondation, d’un ancien président ukrainien dont le gouvernement a été largement critiqué pour corruption et l’assassinat de journalistes. Un homme d’affaires libano-nigérian avec de vastes intérêts commerciaux a contribué jusqu’à hauteur de $5 millions.

Pendant des années, la fondation de Bill, Hillary et Chelsea a prospéré en grande partie grâce à la générosité des donateurs et personnalités étrangères qui ont donné des centaines de millions de dollars. Mais maintenant que Mme Clinton est dans la course à la Maison Blanche, le financement de la philanthropie tentaculaire est devenu un « talon d’Achille » pour sa campagne et potentiellement aussi, en cas d’élection, pour son futur gouvernement.

Huma Abedin, qui fut longtemps la principale assistante de Clinton, (et qui a passé une partie de son enfance en Arabie Saoudite) a servi d’intermédiaire entre l’ancien secrétaire d’État et les intérêts pro-saoudiens. Elle a également négocié un soutien financier à Mme Clinton de M. Chagouri et d’autres individus, organisations et entreprises du Moyen-Orient.

Les accusations et les preuves continuent d’affluer, de différents médias, à gauche comme à droite. Le 1er Août, 2016, le conservateur Breitbart News a écrit :

Khizr Khan, le père musulman et médaillé de guerre « Gold Star » que les grands médias et l’ancien secrétaire d’Etat Hillary Clinton ont utilisé pour critiquer Donald J. Trump, a des liens étroits avec le gouvernement de l’Arabie Saoudite – et avec des investisseurs internationaux islamistes à travers son propre cabinet d’avocats. En plus de ces liens avec la riche nation islamiste, Khan a également des liens avec des programmes d’immigration controversés grâce auxquels des étrangers riches peuvent essentiellement acheter leur entrée aux États-Unis, et aussi des liens profonds avec la « Clinton Cash » à travers la Fondation Clinton.

La dépendance de Hillary Clinton envers ses sponsors saoudiens a fortement influencée sa décision de maintenir une politique étrangère au service de Riyad et de soutenir divers groupes terroristes contrôlés par l’Arabie Saoudite et le Qatar, et au-delà de la région du Moyen-Orient.

En réalité, Clinton représente tout simplement la « continuité » d’une tendance dangereuse préexistante. Le régime est en « évolution » depuis des décennies, mais surtout depuis les années Reagan. Républicains ou Démocrates, cela importe vraiment très peu. Les deux partis sèment la terreur partout dans le monde. Certes, George W. Bush a envahi l’Irak, mais des gens comme Bill Clinton sont des amis proches et des partisans de Paul Kagame, le « boucher du Congo » Rwandais, avec le sang de quelque 10 millions de personnes sur les mains. Le Démocrate et « modéré » Bill Clinton a également été responsable de l’agression criminelle et la destruction de la Yougoslavie socialiste. Et ainsi de suite…

Mais sous le règne de Barack Obama, le dernier espoir pour un Moyen-Orient indépendant et le monde arabe s’est pratiquement évaporé. La Libye a été détruite ; la guerre civile syrienne [guerre civile ? – NdE] a été lancée depuis Washington, Londres et Paris. Les Saoudiens ont noyé le Yémen dans le sang à l’aide d’armes fabriquées au Royaume-Uni et aux États-Unis. Pratiquement toutes les « révolutions du printemps arabe » ont été infiltrées et détournées. Et à Bahreïn, la majorité chiite a été littéralement violée par l’Arabie Saoudite et ses propres dirigeants impitoyables sous le regard bienveillant de conseillers britanniques.

Les États-Unis et l’Europe continuent de vendre des armes dans le Golfe, tout en construisant de nouvelles bases militaires et de soutenir les régimes les plus effroyables et sanguinaires.

L’« Ere Obama /(Hillary) Clinton » a considérablement « amélioré » la symbiose entre l’impérialisme occidental, les entreprises multinationales et les régimes fascistes pro-occidentaux dans le monde entier, mais particulièrement au Moyen-Orient et en Afrique.

Cette étreinte mortelle s’est révélée fatale pour des millions de personnes dans ces deux régions du monde. Les espoirs d’auto-gouvernance ont été ruinés. Les cadavres continuent de s’empiler en Syrie, en Irak, en Libye, au Yémen, au Soudan du Sud, en Somalie, en République démocratique du Congo (RDC), et ailleurs.

L’Occident n’en a cure, tant qu’il reste aux commandes du « spectacle », et aussi longtemps que les fabricants d’armes gagnent des centaines de milliards de dollars. Même si des millions meurent, il y a encore un flux ininterrompu de matières premières vers l’Occident et le Japon. Par conséquent, c’est « business as usual ». La vie des « non-gens » ne vaut rien.

***

À un moment donné, la Russie, l’Iran, la Chine et d’autres se sont dit « ça suffit ; nous allons combattre les vrais terroristes ! Luttons contre Daesh et d’autres bigots ! Soutenons les patriotes dotés d’une conscience sociale et indépendants ».

Ce qui a provoqué une indignation totale à Washington, Londres et Paris (et Tokyo). La désobéissance et la rébellion contre l’ordre mondial (occidental) ne peuvent être tolérées ! Il faut les écraser, même au prix d’une nouvelle et meurtrière guerre mondiale.

L’OTAN, Washington, l’Europe, le Japon et la Corée du Sud se sont tous lancés dans une politique de confrontation directe avec la Russie, la Chine, l’Iran, la Corée du Nord (RPDC) et d’autres membres de la « Coalition de ceux qui osent ». Le Brésil, un membre important du BRICS, a récemment été détruit par un coup d’état d’extrême-droite soutenu par l’Occident.

Même le candidat républicain Donald Trump, dans ses rares moments de lucidité, est clairement conscient du danger. Il ne veut pas affronter la Russie. A l’évidence, il n’est pas prêt à sacrifier des dizaines de millions de vies humaines pour des rêves grotesques de domination totale du monde par le fondamentalisme de marché soutenu par les dogmes blancs (ou occidentaux) de suprématie.

Mais les moments de lucidité de Trump sont qualifiés de « folie » par la propagande dominante. Sans surprise. Comme l’a dit à juste titre Arundhati Roy, il y a quelques années : « désormais la guerre est appelée la paix et le noir est appelé blanc ».

***

La campagne de Clinton tourne à plein régime. Elle tente de détourner l’attention de ses propres scandales de financement, en accusant les assistants de Donald Trump de recevoir un financement de l’étranger. Trump est maintenant décrit comme un « agent Russe ».

Ce n’est qu’un jeu égoïste, qui n’a rien à voir avec les intérêts du monde, ni même les intérêts des « américain ordinaires ».

Tant qu’il n’y aura pas de changement dans la ligne politique générale de l’Occident, ou tant que l’Occident ne sera pas arrêté par des forces extérieures, les guerres sans fin se poursuivront. Les génocides monstrueux en Afrique, la destruction d’Etats et de régions entières dans le Moyen-Orient, tout cela pourrait facilement se propager à d’autres parties de la planète.

Note de Résistance 71: Nous pensons que l’occident ne peut pas, ne doit pas être stoppé par des “forces de l’extérieur”, mais par son peuple, par la conscience politique retrouvée et la réappropriation du pouvoir par les peuples qui le dilueront en eux, comme l’humanité a fonctionné pendant des millénaires. Le pus grand terroriste est l’État, pas de solution tant que ce parasite des peuples subsiste.

Il est clair maintenant que s’ils sont provoqués et agressés, des pays comme la Chine, la Russie et l’Iran n’hésiteront pas à riposter. Ils peuvent aussi se battre pour d’autres – pour leurs alliés agressés.

Les implants et copains l’Occident, Moudjahidin / Al-Qaida et consorts, ont déjà détruit l’Afghanistan et l’Union soviétique. Daesh, un autre mutant crée par l’Occident et ses alliés, a dévasté l’Irak, la Syrie, la Libye et ce qui reste de l’Afghanistan.

Ces « mouvements » n’ont vraiment rien à voir avec l’Islam. Ils ont été fabriqués à Washington, Riyad, Londres et Doha (et très probablement même à Tel-Aviv), à plusieurs fins très concrètes, et toutes nauséabondes.

Ils veulent assurer la destruction de la nature socialiste de l’Islam, en insistant exclusivement sur des interprétations fondamentalistes rétrogrades.

***

La mère de Huma Abedin, le Dr Saleha Mahmood Abedin, est l’une des membres fondatrices de Muslim Sisterhood et présidente du International Islamic Committee for Woman and Child [Comité international islamique pour la femme et l’enfant – IICWC). Elle est aussi une écrivaine bien connue et éditrice basée en Arabie Saoudite. Son organisation (IICWC) a fait valoir à plusieurs reprises qu’il fallait abroger les lois qui interdisent l’excision, de même que les lois qui interdisent le mariage des enfants et le viol conjugal. Au cours de sa visite à KSA, Hillary Clinton a parlé au collège islamique de Dar El-Hekma (où le Dr Saleha Abedin a été vice-doyenne) aux côtés de son assistante préférée – Huma Abedin.

S’agit-il d’un simple épisode anecdotique ? A l’instar de ces millions de dollars de financement de l’Arabie Saoudite pour la fondation de Clinton ? A l’instar de la « politique étrangère » des États-Unis dans le Golfe et le Moyen-Orient, à l’instar de la propagation des groupes extrémistes musulmans aux quatre coins du monde, en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie du Sud et même en Chine ? A l’instar du déchaînement d’un l’islam conservateur contre les pays musulmans socialistes ?

Il y a trop d’ « épisodes anecdotiques » ! Trop de sang … Il est temps de dire ce qui paraît désormais évident : « L’establishment des États-Unis ne combat pas le « terrorisme musulman », ni même« l’extrémisme » ; il les fabrique et les sème partout.

Le seul véritable ennemi de Washington, de Londres et de Paris est, depuis des décennies, et même depuis des siècles, la lutte anti-colonialiste et le désir ardent des peuples du monde entier de mettre fin à la dictature mondiale de l’Occident.

Andre Vltchek

Traduction « on s’en lasse pas de remettre quelques pendules à l’heure, même s’il est trop tard » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

Andre Vltchek est un philosophe, romancier, cinéaste et journaliste d’investigation. Il a couvert les guerres et les conflits dans des dizaines de pays. Ses derniers livres sont : Exposing Lies Of The Empire et Fighting Against Western Imperialism. – Discussion with Noam Chomsky : On Western Terrorism. Point of No Return est son roman politique acclamé par la critique. Oceania – un livre sur l’impérialisme occidental dans le Pacifique Sud. Son livre provocateur sur l’Indonésie : Indonesia – The Archipelago of Fear.

Nouvel Ordre Mondial et idéologie: La longue campagne de l’OTAN contre l’histoire…

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , on 24 mai 2016 by Résistance 71

Article analyse très intéressant qui permet de ne pas perdre de vue que tout aujourd’hui est une affaire idéologique, même les choses en apparence les plus anodines poussées par l’agenda mondialiste totalitaire. Il est à noter que suite à la publication de cet article, l’auteur Mateusz Piskorski a été arrêté en Pologne suite à des pressions de l’OTAN et est donc devenu de facto un prisonnier politique dans son pays.

— Résistance 71 —

 

La guerre contre l’histoire est une campagne à long terme de l’OTAN

 

Mateusz Piskorski

 

23 Mai 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article191848.html

 

L’Otan est une alliance immémoriale qui a libéré l’Europe du nazisme et nous protège de l’ours russe, c’est tout au moins ce que nous devrions croire. La vérité historique est très différente, mais l’Alliance tente de la réécrire. Une tâche à long terme aux sombres conséquences.

Varsovie accueillera le sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Otan qui tiendront une réunion du Conseil de l’Atlantique-Nord, les 8 et 9 juillet 2016. Ce 25ème sommet de l’Alliance devrait développer l’accord conclu à Newport, en 2014. Il s’agira notamment d’installer la Force d’action rapide en Europe orientale de manière à pouvoir défendre le flanc Est de l’Alliance. Le ministre polonais des Affaires étrangères, Witold Waszczykowski, a déjà annoncé que l’installation de bases militaires permanentes des États-Unis et de l’Otan sur le territoire polonais sera annoncé lors du sommet.

2 500 participants et 1 500 journalistes étrangers devraient être présents. Le stade national, situé au centre de Varsovie, a été réquisitionné pour l’événement. Les mesures de sécurité ont été renforcées à la fois pour faire face à d’éventuelles menaces terroristes et pour prévenir les manifestations que des partis opposés à la tenue du sommet ont annoncé vouloir organiser.

Parallèlement à la préparation de l’événement, une intense campagne d’information a été menée, dont l’objectif principal est d’agiter la peur d’actions et de plans prétendument agressifs de la Russie. La guerre contre la mémoire fait partie de cette campagne à long terme. Ici, il convient de reconnaître que la réévaluation des faits historiques et la négation du rôle de l’Union soviétique dans la Grande Victoire 1945 ont une certaine assise historique et politique dans les pays baltes et la Roumanie, où les auteurs de l’« histoire » de l’Otan ont choisi de se référer, le plus souvent possible, directement aux mouvements collaborationnistes locaux et de présenter leurs activités à titre d’exemples de la « lutte pour l’indépendance » vis-à-vis de l’Union soviétique.

La situation est perçue différemment en Pologne, où il est assez difficile de trouver des appuis a la thèse selon laquelle la libération n’a pas sauvé le peuple polonais du génocide hitlérien. Le reformatage de l’histoire moderne a été coordonné par des organismes publics tels que l’Institut polonais de la mémoire nationale. Toutes ces activités visent à éviter la dissonance cognitive de telle sorte que la population d’Europe de l’Est ne peut pas regarder les monuments et se souvenir de sa libération de l’Allemagne nazie par l’Armée rouge, quelque chose qui sous-entend que la Russie est l’éternel ennemi et l’agresseur.

Le reformatage de la perception des faits historiques fait partie de cette guerre à long terme, un projet assez complexe. Il est impossible d’atteindre son objectif au cours des deux mois qui précèdent ce sommet. Cependant, d’autres efforts peuvent être entrepris.

Dans le cadre de la guerre de l’information, les médias d’Europe orientale publient régulièrement des documents sur le positionnement des têtes nucléaires dans la région de Kaliningrad. L’existence de cette région comme un territoire de la Fédération de Russie est présenté comme une menace pour l’existence même des pays voisins. Sur le flanc Sud, un tel rôle dans le processus de l’escalade de la perception du danger est dévolu à la Transnistrie. Ainsi, Kaliningrad effraie les Peuples baltes et polonais, tandis que la Transnistrie est utilisée pour effrayer les Roumains et, dans une moindre mesure, les Bulgares.

La guerre de l’information est menée systématiquement et professionnellement. Tout a débuté avec la nécessité de préparer l’opinion publique lors du déploiement de systèmes de « défense » antimissile en Europe de l’Est.

Avec le processus de normalisation des relations entre l’Occident et l’Iran, les responsables des relations publiques de l’Otan ont été finalement contraints de l’admettre : les systèmes de missiles sont destinés exclusivement à contrer l’imaginaire « menace russe ».

La Pologne tente de jouer un rôle de premier plan dans les zones du Nord et de la Baltique dans la course aux armements en Europe orientale. À son tour, la Roumanie tente de prendre l’initiative autour de la mer Noire. Mais c’est d’autant plus difficile que la Turquie a agi en tant que chef de la coalition anti-russe depuis un semestre. Cette même Turquie qui a affiché certaines ambitions géopolitiques.

Néanmoins, Bucarest tente d’utiliser l’absence totale de confiance de Washington pour Recep Tayyip Erdoğan pour fournir au Pentagone d’autres services. L’initiative de la création d’une flotte de la mer Noire avec la participation de l’Otan qui y serait représentée par des États qui n’en sont pas encore membres, l’Ukraine et la Géorgie, tel que proposé par le ministre roumain de la Défense Mihnea Motoc illustre cette approche.

La préparation du sommet a été soigneusement surveillée par le département d’État US. L’adjoint de John Kerry, Anthony Blinken, a récemment visité un certain nombre de pays d’Europe orientale. Les entretiens qu’il a eu avec ses collègues de l’Est tournaient autour d’un seul point : les anciens membres du bloc de l’Est devraient soutenir sans réserve la position de Washington lors du sommet, en particulier en ce qui concerne le dispositif que l’Otan construit sur son flanc Est et son financement par les budgets nationaux.

Blinken a prétendu que la Russie a l’intention de provoquer les forces de l’Otan avant le sommet. Comme preuve, il a évoqué les patrouilles de l’Armée de l’Air russe en mer Baltique. Cependant, il a oublié de reconnaître que ce qui a soulevé l’inquiétude russe, c’est la présence de navires de guerre US violant probablement le Traité INF [1]. Mais selon pour les États-uniens, il vaut mieux ne pas en parler dans la guerre de l’information.

Blinken a fait en sorte que le président US se sente à l’aise dans la capitale polonaise. Afin d’organiser le sommet dans le meilleur environnement, Varsovie a interdit toute manifestation pendant la durée de l’événement, par souci anti-terroriste bien sûr.

Tout cela a été fait pour assurer le bien-être du patron de la nouvelle Europe pro-US, Barack Obama. Cependant, les dépenses officielles du ministère de la Défense polonais pour organiser ce sommet seront de 40 millions de dollars ; une information qui pourrait causer des malentendus et conduire le Peuple polonais à faire monter le tension pendant le sommet.

 

[1] « Escalade nucléaire en Europe », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie) , Réseau Voltaire, 19 avril 2016.

Résistance à l’empire: Le pourquoi des attentats de Paris en Novembre 2015 et Bruxelles en Mars 2016… et la responsabilité de la France

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Les fourberies du grand Mamamouchi Erdogan, soutenu par l’OTAN et la CIA, sur toile de fond de financement occulte saoudo-qatari (les 4 cavaliers du pétrole…) décortiquées par Thierry Meyssan. En clair, la Turquie est la base action de l’opération Gladio 2.0 de l’OTAN.

Puisque mentionné dans l’article, rappelons ce qu’est le PKK kurde d’Abdullah Ocalan depuis 1999 et ce qu’est le Confédéralisme Démocratique mis en place par les Kurdes du PKK et de leurs branches syriennes depuis 2004-05…

— Résistance 71 —

 

Le mobile des attentats de Paris et de Bruxelles

 

Thierry Meyssan

 

28 Mars 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article190905.html

 

On ne sait pour le moment qui a commandité les attentats de Paris et de Bruxelles. Plusieurs pistes ont été énoncées. Cependant, seule l’hypothèse d’une opération décidée par la Turquie est aujourd’hui étayée. Thierry Meyssan relate le conflit secret qui hante les relations entre l’Union européenne, la France et la Turquie depuis cinq ans.

Il est trop tôt pour désigner avec certitude le commanditaire des attentats qui ont frappé Paris, le 13 novembre 2015, et Bruxelles, le 22 mars 2016. Cependant, pour le moment, seuls les éléments que nous allons exposer en fournissent une explication raisonnable.

* * *

Juste après la mort du fondateur de l’islamisme turc, Necmettin Erbakan, et alors que venait de débuter le « printemps arabe », le gouvernement Erdoğan conclut un accord secret avec la France. Selon un diplomate qui a étudié ce document, il fixe les conditions de participation de la Turquie aux guerres contre la Libye (qui venait de commencer) et contre la Syrie (qui allait suivre). La France, représentée par son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, s’engage notamment à régler la « question kurde » sans « porter atteinte à l’intégrité du territoire turc » ; une formule alambiquée pour signifier que l’on créera ailleurs un pseudo-Kurdistan et que l’on y expulsera les membres du PKK. Ce projet de nettoyage ethnique, qui n’est pas nouveau, avait été jusque-là exclusivement évoqué dans la littérature militaire israélienne qui décrivait le nouvel État à cheval sur la Syrie et l’Irak.

Le 31 octobre 2014, le président François Hollande profite d’une visite officielle de Recep Tayyip Erdoğan à Paris pour organiser une rencontre secrète, à l’Élysée, avec le co-président des Kurdes de Syrie, Salih Muslim. Ce dernier, trahissant les Kurdes de Turquie et leur leader Abdullah Öcalan, accepte de devenir le président du pseudo-Kurdistan qui devrait être créé à l’occasion du renversement du président démocratiquement élu Bachar el-Assad.

C’est le moment de la bataille de Kobané. Durant plusieurs mois, les Kurdes syriens défendent la ville face à Daesh. Leur victoire sur les jihadistes va renverser l’échiquier politique : si l’on veut vraiment combattre les jihadistes, il faut s’allier aux Kurdes. Or, les Kurdes syriens n’ont obtenus la nationalité qu’au début de la guerre, jusque-là ils étaient réfugiés politiques turcs en Syrie, chassés de leur pays lors de la répression des années 80. Les États membres de l’Otan considéraient alors le PKK, principale formation kurde de Turquie, comme une organisation terroriste. Désormais, ils vont distinguer le mauvais PKK turc du bon YPG syrien, bien que les deux organisations soient sœurs.

Coup de théâtre, le 8 février 2015, la France revient sur son engagement antérieur. François Hollande reçoit à l’Élysée, officiellement cette fois, la co-présidente des Kurdes de Syrie fidèle à Öcalan, Asya Abdullah, et la commandante Nesrin Abdullah en uniforme léopard. Salih Muslim est absent de la réunion.

Recep Tayyip Erdoğan réagit en commanditant un attentat de Daesh à Suruç contre une manifestation pro-Kurdes, le 20 juillet 2015. S’emparant de la rhétorique occidentale anti-terroriste, il déclare alors la guerre à la fois à Daesh et aux Kurdes, mais n’utilise ses moyens militaires que contre les derniers. Ce faisant, il met fin au cessez-le-feu et relance la guerre civile dans son propre pays. À défaut d’un pseudo-Kurdistan en Syrie, il provoquera l’exode des Kurdes vers l’Europe.

Le 3 septembre 2015, la publication de la photographie d’un enfant kurde noyé marque le début d’une vaste vague de migration depuis la Turquie, vers l’Union européenne, principalement vers l’Allemagne. Durant les premières semaines, les dirigeants allemands se félicitent de cet afflux massifs de nouveaux travailleurs dont leur industrie lourde a grand besoin, tandis que les médias expriment leur compassion pour les réfugiés qui fuiraient la dictature syrienne. Plus encore, le 29 septembre, les dirigeants français et allemands se saisissent de l’empathie envers les migrants pour étudier la possibilité de subventionner la poursuite de la guerre en versant 3 milliards d’euros à la Turquie ; un don que l’on présentera à l’opinion publique comme une aide humanitaire pour les réfugiés.

Fin septembre 2015, la Russie débute son opération militaire contre les jihadistes de tous poils. Recep Tayyip Erdoğan voit ainsi s’évanouir son projet. Il pousse alors Salih Muslim à lancer une opération de kurdisation forcée du Nord de la Syrie. Des brigades kurdes expulsent les professeurs arabes et assyriens des écoles et les remplacent par des enseignants kurdes. Les Syriens se révoltent et en appellent aux Russes qui calment la situation, non sans évoquer une possible fédéralisation ultérieure de la Syrie. La France est aux abonnés absents.

Le 13 novembre, la Turquie exaspérée des revirements de François Hollande prend la France en otage et commandite des attentats à Paris, faisant 130 morts et 413 blessés.

j’écrivais alors : « Les gouvernements français successifs ont noué des alliances avec des États dont les valeurs sont à l’opposé de celles de la République. Ils se sont progressivement engagés à livrer des guerres secrètes pour eux, avant de se rétracter. Le président Hollande, son chef d’état-major particulier le général Benoit Puga, son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et son prédécesseur Alain Juppé font aujourd’hui l’objet d’un chantage dont ils ne pourront sortir qu’en révélant dans quoi ils ont fourvoyé le pays. » [1].

Terrorisé, Paris revient précipitamment au plan Juppé de 2011. Avec Londres, il fait adopter le 20 novembre la résolution 2249 par le Conseil de sécurité. Sous couvert de lutte contre Daesh, il s’agit de justifier la conquête du Nord de la Syrie pour y créer, enfin, ce pseudo-Kurdistan où Recep Tayyip Erdoğan pourra expulser « ses » Kurdes. Mais les États-Unis et la Russie retoquent légèrement le texte de sorte que la France et le Royaume-Uni ne peuvent intervenir sans y être invités par la Syrie ; une situation qui n’est pas sans rappeler l’opération coloniale manquée de 1956, lorsque les troupes franco-britanniques tentèrent d’occuper le Canal de Suez avec le soutien d’Israël et de la Turquie, mais durent se retirer face aux froncements de sourcils des États-Unis et de l’URSS.

Durant les cinq mois et demi de l’intervention russe en Syrie, les relations turco-russes ne cessent de se dégrader. L’attentat contre le Vol 9268 Metrojet dans le Sinaï, les accusations de Vladimir Poutine au sommet du G20 à Antalya, la destruction du Sukhoï-24 et les sanctions russes contre la Turquie, la publication des photographies aériennes de la noria de camion-citernes acheminant le pétrole volé par Daesh à travers la Turquie, etc. Après avoir envisagé d’entrer en guerre contre la Turquie, la Russie décide finalement de jouer plus subtilement et de soutenir le PKK contre l’administration Erdoğan. Sergeï Lavrov parvient à convaincre son partenaire états-unien de profiter de la déstabilisation à venir de la Turquie pour organiser un renversement du dictateur Erdoğan. Le régime turc, qui se sait menacé à la fois par la Russie et les USA, tente de se refaire des alliés. Le Premier ministre Ahmet Davutoğlu se rend le 5 mars à Téhéran, tandis que le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, se déplace à Ankara, le 18 mars. Mais la République islamique n’entend pas se brouiller avec les deux Grands.

Le 14 mars, Vladimir Poutine annonce le retrait des bombardiers russes, le projet du pseudo-Kurdistan redevient donc possible. Mais Moscou et Washington prennent un coup d’avance : ils commencent à livrer indirectement des armes au PKK.

Manque de chance, cette fois, c’est l’Union européenne qui ne veut plus entendre parler de colonisation du Nord de la Syrie. La majorité des États-membres suit la politique étrangère imposée par Paris depuis cinq ans, avec l’absence de succès que l’on connaît. Pour marquer leur énervement, plusieurs États, dont la Belgique, ont accordé l’asile politique à des leaders kurdes turcs. Ils manifestent leur mauvaise humeur lors du sommet UE-Turquie des 17 et 18 mars au cours duquel ils sont contraints d’adopter définitivement la subvention de 3 milliards d’euros annuels à Ankara.

Je dénonçais alors le comportement des élites européennes qui, aveuglées par leur obsession anti-syrienne, reproduisaient la même erreur qu’en 1938. À l’époque, obsédées par leur anti-communisme, elles avaient soutenu le chancelier Hitler lors de l’annexion de l’Autriche et lors de la crise des Sudètes (accords de Munich), sans se rendre compte qu’elles armaient le bras qui allait les frapper [2].

Durant le sommet UE-Turquie, et donc indépendamment des décisions qui y furent prises, le président Erdoğan prononce un discours télévisé à l’occasion du 101ème anniversaire de la bataille de Çanakkale (« la bataille des Dardanelles » ; la victoire de l’Empire ottoman sur les Alliés) et en mémoire des victimes de l’attentat perpétré à Ankara quelques jours plus tôt. Il déclare : 
« Il n’y a aucune raison que la bombe qui a explosé à Ankara, n’explose pas à Bruxelles ou dans une autre ville européenne (…) Là, je lance un appel aux États qui leur ouvrent les bras qui, directement ou indirectement, soutiennent les organisations terroristes. Vous nourrissez un serpent dans votre lit. Et ce serpent que vous nourrissez peut à tout moment vous mordre. Peut-être que regarder des bombes qui explosent en Turquie sur vos écrans de télévision ne signifie rien pour vous ; mais quand les bombes commenceront à exploser dans vos villes, vous comprendrez certainement ce que nous ressentons. Mais alors, il sera trop tard. Arrêtez de soutenir des activités que vous ne tolérez jamais dans votre propre pays, sauf lorsqu’elles sont contre la Turquie. » [3].

Quatre jours plus tard, des attentats frappent Bruxelles, faisant 34 morts et 260 blessés. Et pour que l’on ne pense pas à une coïncidence, mais bien à un acte délibéré, la presse turque du lendemain se réjouit de la punition infligée à la Belgique [4].

Depuis que le président Erdoğan a relancé la guerre civile, elle a coûté la vie à plus de 3 500 personnes en Turquie.

[1] « La République française prise en otage », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 16 novembre 2015.

[2] « Le suicide européen face à la Turquie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 21 mars 2016.

[3] Lire un extrait du discours : « Erdoğan menace l’Union européenne », par Recep Tayyip Erdoğan, Réseau Voltaire, 25 mars 2016.

[4] « La Turquie revendique le bain de sang de Bruxelles », par Savvas Kalèdéridès, Traduction Christian, Réseau Voltaire, 24 mars 2016.