Archive pour OTAN et nouvel ordre mondial

L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord (OTAN) affirme sa dictature…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , on 6 décembre 2016 by Résistance 71

L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord n’a plus aucune (n’a JAMAIS EU…) de raisons d’exister. Son terrorisme contre les peuples remonte déjà à l’armée secrète “Stay Behind” / Gladio qui eut son apogée lors des années de plomb en Europe (années 1970-90) et culmina lors de l’enlèvement et l’assassinat d’Aldo Moro en 1978 et l’attentat de la gare de Bologne du 2 août 1980.

Cette entité criminelle et mafieuse gérée par des criminels ne répondant qu’à leurs maîtres de l’oligarchie industrio-financière doit être éliminée.

Rappelons-nous toujours qu’il suffit de dire NON ! Ensemble pour que toutes ces activités criminelles cessent. Cette mafia ne peut perdurer que gràce à notre inertie et l’acquiescement tacite résultants de notre ignorance.

Aujourd’hui, nul ne peut plus dire “je ne savais pas, pas d’info sur le sujet…” Cette époque est révolue tant la “nouvelle presse de Gütemberg” fait son œuvre.

Union ! Boycott ! Action !

 

~ Résistance 71 ~

 

La campagne de l’OTAN contre la liberté d’expression

 

Thierry Meyssan

 

5 décembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article194324.html

 

Ceci est une longue histoire qui s’étend sur quinze ans. L’Otan a d’abord tenté de réduire au silence les citoyens qui cherchaient à connaître la vérité sur les attentats du 11-Septembre. Puis, elle s’en est prise à ceux qui contestaient la version officielle des « printemps arabes » et de la guerre contre la Syrie. De fil en aiguille, elle a attaqué ceux qui dénonçaient le coup d’État en Ukraine. Désormais l’Otan fait accuser par une pseudo-ONG ceux qui ont fait campagne pour Donald Trump d’être des agents russes.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont été suivis à la fois d’un état d’urgence permanent et d’une série de guerres. Comme je l’écrivais à l’époque, la théorie selon laquelle ils auraient été commandités par des jihadistes depuis une grotte afghane ne résiste pas à l’analyse. Tout laisse à penser qu’ils ont au contraire été organisés par une faction du complexe militaro-industriel.

Si cette analyse est exacte, la suite des événements ne pouvait que conduire à une répression aux États-Unis et dans les États alliés.

Quinze ans plus tard, la blessure que j’ai ouverte ne s’est toujours pas refermée, bien au contraire du fait des événements qui ont suivi. Au Patriot Act et aux guerres du pétrole viennent de s’ajouter les « printemps arabes ». Non seulement la majorité de la population états-unienne ne croit plus ce que dit son gouvernement depuis le 11/9 mais, en votant pour Donald Trump, elle vient d’exprimer son rejet du Système post 11-Septembre.

Il se trouve que j’ai ouvert mondialement le débat sur le 11/9, que j’ai appartenu au dernier gouvernement de Jamahiriya arabe libyenne et que je relate sur place la guerre contre la Syrie. Au départ, l’administration US a cru pouvoir stopper l’incendie en m’accusant d’écrire n’importe quoi pour faire de l’argent et en me touchant là où selon elle cela fait mal, c’est-à-dire au portefeuille. Pourtant mes idées n’ont cessé de se répandre. En octobre 2004, lorsque 100 personnalités US signaient une pétition réclamant la réouverture de l’enquête sur les attentats du 11/9, Washington commençait à prendre peur [1]. En 2005, j’ai réuni à Bruxelles plus de 150 personnalités du monde entier —dont des invités syriens et russes comme l’ancien chef d’état-major des armées de la Fédération, le général Leonid Ivashov— pour dénoncer les néo-conservateurs, montrant que le problème devenait global [2].

Si durant le mandat de Jacques Chirac, l’Élysée s’inquiétait de ma sécurité, l’administration Bush demanda en 2007 au président nouvellement élu Nicolas Sarkozy de m’éliminer physiquement. Lorsque je fus averti par un ami officier à l’état-major de sa réponse positive, je n’avais qu’un seul chemin : l’exil. Mes autres amis —j’étais depuis 13 ans secrétaire national du Parti radical de gauche— me regardèrent incrédules, tandis que la presse m’accusait de sombrer dans la paranoïa. Nul ne vint publiquement à mon secours. Je trouvais refuge en Syrie et sillonnais le monde hors de l’espace Otan, échappant à de nombreuses tentatives d’assassinat ou d’enlèvement. Depuis quinze ans, j’ai ouvert des débats qui se sont généralisés. J’ai toujours été attaqué lorsque j’étais seul, mais lorsque mes idées ont été partagées, ce sont des milliers de gens qui ont été persécutés pour les avoir reprises et développées.

C’est à la même époque que Cass Sunstein (l’époux de l’ambassadrice des États-Unis à l’Onu Samantha Power [3]) rédigea avec Adrian Vermeule pour les universités de Chicago et d’Harvard un mémoire pour lutter contre les « théories de la conspiration » —c’est ainsi qu’ils appellent le mouvement que j’avais initié—. Au nom de la défense de la « Liberté » face à l’extrémisme, les auteurs y définissent un programme pour annihiler cette opposition : 
« Nous pouvons facilement imaginer une série de réponses possibles.

1. Le gouvernement peut interdire les théories de la conspiration.

2. Le gouvernement pourrait imposer une sorte de taxe, financière ou autre, sur ceux qui diffusent de telles théories.

3. Le gouvernement pourrait s’engager dans un contre discours pour discréditer les théories du complot.

4. Le gouvernement pourrait engager des parties privées crédibles à s’engager dans un contre-discours.

5. Le gouvernement pourrait s’engager dans la communication informelle avec les parties tierces et les encourager » [4].

L’administration Obama hésita à choisir publiquement cette voie. Mais, en avril 2009, elle proposa au sommet de l’Otan à Strasbourg-Kehl de créer un service de « Communication stratégique ». De même renvoya-t-elle Anthony Jones de la Maison-Blanche en 2009 parce que le célèbre avocat s’était exprimé sans ambages sur le sujet [5].

Le projet du service de communication stratégique de l’Otan resta dans les cartons jusqu’à ce que le gouvernement letton ne se manifeste. Il fut finalement installé à Riga sous la direction de Janis Karklinš —par ailleurs responsable à l’Onu du Sommet mondial sur la société de l’information et du Forum sur la gouvernance d’Internet—. Conçu par les Britanniques, il inclut des participations de l’Allemagne, de l’Estonie, de l’Italie, du Luxembourg, de la Pologne et du Royaume-Uni. Au début, il se contenta de multiplier les études.

Tout changea en 2014 lorsque le think tank de la famille Khodorkovsky, l’Institute of Modern Russia (Institut sur la Russie moderne) à New York, publia une analyse des journalistes Peter Pomerantsev et Michael Weiss [6]. Selon leur rapport, la Russie aurait déployé un vaste système de propagande à l’étranger. Cependant, plutôt que de se présenter sous un jour favorable comme pendant la Guerre froide, Moscou aurait décidé d’inonder l’Occident en « théories de la conspiration » de manière à créer la confusion générale. Et les auteurs de préciser que ces « théories » ne portent plus uniquement sur le 11-Septembre, mais aussi sur la couverture de la guerre contre la Syrie.

En cherchant à réactiver l’anti-soviétisme de la Guerre froide, ce rapport marquait un basculement des valeurs. Jusque-là, la classe dirigeante US cherchait uniquement à masquer le crime du 11-Septembre en accusant quelques barbus sans importance. Désormais, il s’agissait d’accuser un État étranger d’être responsable des nouveaux crimes que Washington avait commis en Syrie.

En septembre 2014, le gouvernement britannique créa la 77th Brigade ; une unité chargée de contrer la propagande étrangère. Elle comprend 440 militaires et plus d’un milliers de civils venant du Foreign Office incluant le MI6, de la Coopération et de la Stabilisation Unit. On ignore quelles sont ses cibles. Cette brigade travaille avec la 361st Civil Affairs Brigade de l’armée de Terre états-unienne (basée en Allemagne et en Italie). Ces unités militaires étaient utilisées à perturber les sites internet occidentaux tentant de rétablir la vérité aussi bien sur le 11-Septembre que sur la guerre contre la Syrie.

Début 2015, Anne Applebaum (l’épouse de l’ancien ministre de la Défense polonais Radosław Sikorski) créa au sein du Center for European Policy Analysis (Centre d’analyse de la politique européenne) de Washington une unité dénommée Information Warfare Initiative (Initiative sur la guerre de l’Information) [7]. Il s’agissait originellement de contrer l’information russe en Europe centrale et orientale. Elle confia cette initiative à Peter Pomerantsev (déjà nommé) et à Edward Lucas, un des rédacteurs en chef de The Economist.

Même si Pomerantsev est à la fois le co-rapporteur de l’Institute of Modern Russia et le co-responsable de l’Information Warfare Initiative, il ne fait plus référence au 11-Septembre, et ne considère plus la guerre contre la Syrie comme centrale, mais uniquement comme un thème récurrent permettant de supputer l’action du Kremlin. Il concentre ses flèches sur la chaîne de télévision Russia Today et sur l’agence de presse Sputnik ; deux organes publics russes.

En février 2015, le think tank du Parti socialiste français et contact de la National Endowment for Democracy (NED), la Fondation Jean-Jaurès, publie à son tour une Note, Conspirationnisme, un état des lieux [8]. Elle ignore les développements à propos de la Russie et reprend le débat là où Cass Sunstein l’avait laissé. Elle préconise d’interdire purement et simplement aux « conspirationnistes » de s’exprimer. De son côté, la ministre de l’Éducation organisa des ateliers dans les écoles pour mettre en garde les élèves contre les « conspirationnistes ».

Les 19 et 20 mars 2015, le Conseil européen demandait à la Haute-Représentante Federica Mogherini de préparer un plan de « communication stratégique » pour dénoncer les campagnes de désinformation de la Russie à propos de l’Ukraine. Le Conseil ne mentionnait ni le 11-Septembre, ni la guerre contre la Syrie et changeait de cible pour en venir aux seuls événements en Ukraine.

En avril 2015, Madame Mogherini créa au sein du Service européen pour l’action extérieure (EEAS) une unité de Communication stratégique [9]. Elle est dirigée par un agent du MI6 britannique, Giles Portman. Elle distribue à de très nombreux journalistes européens, deux fois par semaine, des argumentaires censés démontrer la mauvaise foi de Moscou ; des argumentaires qui nourrissent abondamment les médias européens.

Dès sa création, le Centre de communication stratégique de l’Otan s’adjoignit un service de l’Atlantic Council, le Digital Forensics Research Lab. Un Manuel de communication stratégique fut rédigé par l’Otan. Il vise à coordonner et remplacer tout le dispositif antérieur en matière de Diplomatie publique, de Relations publiques (Public Affairs), de Relations publiques militaires, d’Opérations sur les systèmes électroniques de communication (Information Operations) et d’Opérations psychologiques.

Inspirée par l’Otan, l’ancienne ministre des Affaires étrangères polonaise devenue députée européenne, Anna Fotyga, fit adopter par le Parlement européen le 23 novembre 2016 une résolution sur « la communication stratégique de l’Union visant à contrer la propagande dirigée contre elle par des tiers » [10]. À nouveau, la cible se déplace : il ne s’agit plus de contrer le discours sur le 11/9 (vieux de 15 ans) ni celui sur la guerre contre la Syrie, mais de créer un amalgame entre le discours de contestation des événements ukrainiens et celui de Daesh. On en revient au départ : ceux qui contestaient le 11/9 visaient selon l’Otan à réhabiliter Al-Qaïda, ceux qui font le jeu de la Russie visent à détruire l’Occident comme Daesh. Et peu importe que l’Otan soutienne Al-Qaïda à Alep-Est.

Lancé par un retentissant article du Washington Post, le 24 novembre 2016 [11], un mystérieux groupe Propaganda or Not ? a établi une liste de 200 sites internet —dont Voltairenet.org— prétendument chargés par le Kremlin de relayer la propagande russe et d’intoxiquer l’opinion publique états-unienne au point de l’avoir poussée à voter Trump.

Bien que Propaganda or Not ? ne publie pas les noms de ses responsables, il indique réunir quatre organisations : Polygraph, The Interpreter, le Center for European Policy Analysis et le Digital Forensic Research Lab. 
 Polygraph est un site de Voice of America, la radio et télévision publique états-unienne contrôlée par le Broadcasting Board of Governors. 
 The Interpreter est la revue de l’Institute of Modern Russia, désormais diffusée par Voice of America. 
 Le Center for European Policy Analysis est un pseudopode de la National Endowment for Democracy (NED) dirigé par Zbigniew Brzeziński et Madeleine Albright. 
 Enfin le Digital Forensic Research Lab est un programme de l’Atlantic Council.

Dans un document diffusé par Propaganda or Not ?, cette pseudo-ONG issue d’associations financées par l’administration Obama nomme l’ennemi : la Russie. Elle l’accuse d’être à l’origine du mouvement pour la vérité sur le 11/9 et des sites internet de soutien à la Syrie et à la Crimée.

Le Congrès des États-Unis a voté le 2 décembre 2016 une loi interdisant toute coopération militaire entre Washington et Moscou. En quelques années, l’Otan a réactivé le maccarthysme.

[1] « 100 personnalités contestent la version officielle du 11 septembre », Réseau Voltaire, 26 octobre 2004.

[2] « Axis for Peace », Réseau Voltaire.

[3] « La face cachée de l’Administration Obama », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 novembre 2015.

[4] « Conspiracy Theories », Cass R. Sunstein & Adrian Vermeule, Harvard Law School, January 15, 2008.

[5] « 11-Septembre : Obama congédie un de ses conseillers », Réseau Voltaire, 8 septembre 2009.

[6] « The Menace of Unreality : How the Kremlin Weaponizes Information, Culture and Money », Peter Pomerantsev & Michael Weiss, The Interpreter/ Institute of Modern Russia, 2014.

[7] Information Warfare Initiative, site officiel.

[8] « L’État contre la République », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 9 mars 2015.

[9] « La propagande de l’UE contre la Russie », Réseau Voltaire, 5 juillet 2016.

[10] « Résolution du Parlement européen sur la communication stratégique de l’Union visant à contrer la propagande dirigée contre elle par des tiers », Réseau Voltaire, 23 novembre 2016.

[11] “Russian Propaganda Effort Helped Spread ’Fake News’ During the Election, Experts Say”, Craig Timberg, The Washington Post, November 24, 2016.

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L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord prépare activement la guerre avec la Russie en Europe…

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Nous le disons dès que nous en avons l’opportunité: Il faut toujours écouter ce qu’a à dire Leonid Ivashov, l’ancien chef d’état major de l’armée russe au moment des attentats du 11 septembre 2001.

Une fois de plus il est pile poil sur le coup. Tout ceci va sans doute amener la « bombe de la vérité » sur le 11 septembre. Ivashov aura t’il l’honneur de la lâcher, ce serait mérité pour lui qui sait depuis tant d’années et « ronge son frein » patiemment en silence (forcé).

— Résistance 71 —

 

L’OTAN se prépare à la guerre avec la Russie en Europe

Général russe: Nous sommes en guerre

 

Kurt Nimmo

 

19 février 2015

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/nato-prepares-for-war-with-russia-in-europe/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le magazine “Stars and Stripes” (NdT: Le mag de l’armée du pays du goulag levant) rapporte que le commandement terrestre de l’OTAN utilise des techniques employées contre les Talibans en Afghanistan pour préparer ses forces terrestres à une guerre contre la Russie en Europe.

Le magazine cite “l’agression russe en Ukraine et les préoccupations que cela soulève sur le côté sud de l’OTAN.” Il y est aussi dit que l’alliance met en place “des améliorations sur la promptitude et le temps de réponse”, elle a envoyé des évaluateurs de combat.

Le guide politique s’est aligné. La structure militaire est alignée et l’attention et l’énergie sont toutes alignées”, a dit au journal le Lt. Gen John W. Nicholson, commandant du commandement des forces terrestres de l’alliance (NdT: N’oublions jamais que les forces de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, sont sous commandement américain…). “Ces menaces à la stabilité du monde qui nous entoure, spécifiquement à l’Est et au Sud, ont clairement donné de l’énergie au leadership politique et militaire de l’alliance afin de mettre en place ces améliorations de promptitude et de réponse nous concernant”.

Un nouveau plan très simple: Armer l’Ukraine

“Roll Call”, un journal couvrant les développements législatifs et politiques sur la colline du Capitole (NdT: Là où siège le congrès du pays du goulag levant), rapporte que “la sécurité en Europe demande un nouveau plan d’action: l’accélération des initiatives de modernisation des forces de l’OTAN en Europe de l’Est et immédiatement délivrer le surplus d’équipement de la guerre froide à l’Ukraine.

Benjamin Jensen, un universitaire en résidence a l’école de service international de l’American University et qui gère le programme d’études avancées pour le commandement du corps des Marines (USMC) et de son collège de cadres, écrit que “le prochain National Defense Authorization Act (NDAA) devrait inclure une procédure d’accélération de ventes d’armes aux pays étrangers comme les membres de l’OTAN de l’europe de l’Est. Ces pays ont besoin d’une forte garantie que les Etats-Unis sont impliqués et volontaires pour l’OTAN et désireux de suppléer à leurs stocks d’armes et de munitions qu’ils envoient pour défendre la souveraineté de l’Ukraine.

Pour l’establishment de la défense, la Russie est une menace aux états baltes

Jeudi, le secrétaire à la défense britannique, Michael Fallon a dit qu’il croit que la Russie représente “un danger actuel et immédiat” pour les états baltes de la Latvie, de la Lithuanie et de l’Estonie

Fallon a dit qu’il était impératif que l’OTAN soit préparée pour une agression de la part de la Russie “de quelque manière que ce soit”. Il a dit que la Russie utiliserait ce que le BBC décrit comme “des tactiques secrètes” pour minimiser la souveraineté des états baltes.

Le 24 février, l’OTAN va utiliser le jour de l’indépendance de l’Estonie pour faire parader des troupes à 300m de la frontière russe, une action que les Russes considèrent comme étant une provocation.

Pour un général russe: Nous sommes en guerre

Plus tôt ce mois-ci, le général russe Leonid Ivashov, l’ancien chef d’état major de l’armée russe (NdT: en fonction lors des attentats du 11 septembre 2001) et ancien chef des relations internationales du ministère de la défenee russe et actuel président de l’Académie d’Études Géopolitiques de la Russie, a dit que la Russie était en guerre avec l’OTAN et l’occident.

“Apparemment, les officiels de l’UE et le ministre des affaires étrangères américain John Kerry se sont dédiés, et continuent à se dédier, à étudier de près et profondément la doctrine du Dr Goebbels… Ils présentent tout ce qui se passe à l’opposé de la réalité. Ceci constituait une des formules par laquelle la propagande nazie fut employée avec le plus de succès… Ils accusent la partie qui se défend d’agression. Ce à quoi nous assistons en Syrie et en Ukraine est un projet occidental, un nouveau type de guerre: dans les deux endroits vous voyez une approche anti-russe très claire et comme cela est bien connu, les guerres aujourd’hui, commencent toujours avec des opérations de guerre psychologique et d’information… J’assume que le ministère des affaires étrangères comprend bien que nous sommes en guerre,” a dit Ivashov.

Guerres impérialistes: l’escroquerie de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord continue…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, crise mondiale, France et colonialisme, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 23 mai 2012 by Résistance 71

L’OTAN magnifie son déclin

 

Thierry Meyssan

 

Le 22 Mai 2012,

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/L-OTAN-magnifie-son-declin

 

Le 25e sommet de l’OTAN n’est pas parvenu à répondre à la question lancinante qui hante l’Organisation depuis l’effondrement de l’URSS : en quoi peut-elle être utile à ses membres, hormis au Royaume-Uni et aux USA ? Toute question sur le massacre de 160 000 Libyens ou sur l’annulation de l’attaque de la Syrie étant écartée, les chefs d’États et de gouvernement ont simplement été sommés de financer le complexe militaro-industriel US.

Le sommet de l’OTAN à Chicago (20-21 mai 2012) ne rassemblait pas seulement les chefs d’État ou de gouvernement des 28 États membres, mais aussi les délégations de 32 autres pays. À ce titre, il manifestait les ambitions désormais globales de l’Organisation.

Officiellement il devait répondre à trois questions principales : 
 Comment contrôler l’Asie centrale ? 
 Comment être plus efficace avec des budgets restreints par la crise financière ? 
 Comment déployer un système offensif de missiles contre la Russie et la Chine ?

Le choix de Chicago pour recevoir le sommet s’explique bien sûr parce que c’est la ville dont est issu le président Barack Obama, et parce qu’elle est aujourd’hui administrée par le faucon Rahm Emanuel, officier de l’armée israélienne.

Un Comité hôte a été composé par le Groupe de Bilderberg [1] autour de la présidente du NDI/NED [2] Madeleine Albright et de John H. Bryan, administrateur principal de la banque Goldman Sachs.

À l’extérieur de la salle de conférence, il ne manquait pas de groupes militants pour manifester contre l’Alliance [3]. Cette turbulence a posé des problèmes de maintien de l’ordre à la municipalité, et a terni l’image du sommet. Cependant, l’OTAN a utilisé la gêne occasionnée pour occuper la presse : tandis que les journalistes se focalisaient sur les excès de la police à l’extérieur de la salle de conférence [4], les chefs d’État et de gouvernement pouvaient discuter en secret de leurs arrangements.

 Contrôler de l’Asie centrale

L’intervention alliée en Afghanistan avait été planifiée par les Anglo-Saxons avant les attentats du 11 septembre 2011, bien que ces attentats aient servis à la justifier de manière à y impliquer les alliés [5]. Elle répondait aux intérêts d’une coalition particulière : prendre en tenaille l’Iran (une fois l’Irak envahi) ; s’immiscer dans la zone d’influence russe des ex-États musulmans soviétiques ; ouvrir un couloir de communication pour exploiter le pétrole de la région Caspienne ; contrôler le marché mondial des drogues dérivées du pavot ; faire main basse sur des réserves de minerais précieux.

Dix ans plus tard, l’attaque de l’Iran est repoussée aux calendes grecques tandis que les relations des États-Unis avec la Russie et la Chine ne cessent de se tendre. Juste avant le sommet, Washington a conclu en urgence un Pacte stratégique avec Kaboul. Le retrait des troupes combattantes ne doit pas faire illusion : le Pentagone restera longtemps sur place. Paradoxalement, les Occidentaux ont besoin de troupes en Afghanistan pour menacer les intérêts russes en Asie centrale, mais ils ont besoin de passer par le territoire russe pour approvisionner leurs troupes en Afghanistan.

Au fil des ans, Moscou a donc créé un pacte militaire avec ses anciens partenaires soviétiques, l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC). L’Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan en font partie (mais pas l’Azerbaïdjan). Puis, Moscou et Pékin ont fondé l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Son objectif initial était uniquement de prévenir l’ingérence anglo-saxonne en Asie centrale, mais elle tend à devenir un Pacte militaire. L’OCS inclut —à titre d’observateurs ou de partenaires— la Mongolie et les États du sous-continent indien (mais toujours pas l’Azerbaïdjan).

La question principale du sommet de Chicago n’était donc pas de savoir si les troupes alliées sont nécessaires à la stabilisation de l’Afghanistan ou si leur mission est terminée [6], mais quels Alliés sont prêts à piétiner durablement les plates-bandes russes (et accessoirement chinoises) ? Dès lors, la décision du président François Hollande de retirer au plus vite les troupes françaises doit être comprise pour ce qu’elle est : non pas simplement mettre fin à une aberrante expédition coloniale, mais surtout refuser de participer à la stratégie impériale anglo-saxonne contre la Russie et la Chine en Asie centrale.

Face au complot anglo-saxon, Moscou a mis en scène sa réponse à travers l’agenda de son président. 
7 mai : investiture du président Vladimir Poutine 
8 mai : nomination de Dmitry Medvedev comme Premier ministre 
9 mai : célébration de la victoire contre l’Allemagne nazie 
10 mai : visite du complexe militaro industriel russe 
11 mai : réception du président abkhaze 
12 mai : réception du président sud-ossète 
14-15 mai : rencontre informelle avec les chefs d’États de l’OTSC. 
On ne peut être plus clair. Le nouveau mandat de Vladimir Poutine sera consacré à se donner les moyens de protéger les marches de la Russie et de la défendre avec ses alliés.

Dans un souci d’apaisement, l’OTAN a invité au sommet de Chicago les présidents des États membres de l’OTSC, qui ont tous fait le déplacement, sauf Vladimir Poutine.

Quoi qu’il en soit, le sommet a confirmé que l’OTAN resterait en Afghanistan, non plus en tant que puissance occupante, mais comme soutien à la fantomatique armée afghane [7].

Réduire les dépenses

Alors que le Pentagone lui-même était appelé à modérer ses dépenses, le précédant secrétaire à la Défense, Robert Gates, avait demandé aux alliés de faire un effort significatif et d’augmenter leur budget militaire pour compenser la baisse de celui des États-Unis [8]. Cependant le Pentagone a dû déchanter, les alliés ayant été à leur tour touchés par la crise financière états-unienne. Par conséquent, la réflexion s’est tournée vers les possibilités de dépenser moins (ce que les communicants appellent la « défense intelligente », étant entendu que jusqu’à présent on jetait stupidement l’argent par les fenêtres) [9].

En matière d’armement, dépenser moins, c’est acheter des armes fabriquées en très grande série. Concrètement, cela signifie que les Alliés doivent renoncer à fabriquer leurs propres armes et doivent au contraire les acheter au plus gros fabriquant, c’est-à-dire aux USA. Le problème, c’est que cela signifie pour les alliés une perte de souveraineté, des pertes d’emplois, et l’obligation de continuer à soutenir le dollar, donc d’éponger le déficit US. En résumé, pour être défendus, les alliés doivent sacrifier leur industrie de Défense —s’ils en ont encore une— et offrir leurs devises au Grand frère états-unien.

Le président Obama attendait ses invités avec son catalogue. Cette année, il y avait des promotions sur les drones. Le sommet a approuvé le programme d’acquisition de moyens de surveillance aérienne qui était en discussion depuis une décennie [10]. L’idée de mixer des drones et des avions gros porteurs fabriqués par des consortiums euro-US a été abandonnée au profit du seul achat de drones US. C’est une catastrophe annoncée depuis longtemps pour EADS (Allemagne), Thales (France), Indra (Espagne), Galileo Avionica (Italie), Dutch Space (Pays-Bas), General Dynamics (Canada). Mais c’est au moins 3 milliards d’euros de commandes pour Northrop Grumman et Raytheon (USA), qui sortent grands vainqueurs du sommet. La facture sera répartie entre 13 Etats membres. La France et le Royaume-Uni ont réussi a se retirer de ce guêpier et contribueront au programme avec leur propre matériel.

En outre, le Pentagone a imposé des modifications des règles de fonctionnement interne de l’Alliance de manière à se garantir la possibilité d’utiliser l’OTAN à la carte. A l’origine, l’Organisation était censée se mobiliser dans son ensemble lorsque un de ses membres était attaqué. Aujourd’hui, Washington fixe ses objectifs coloniaux et compose une coalition ad hoc. Par exemple, on a formé une alliance autour de la France et du Royaume-Uni pour détruire la Libye. Les Allemands n’y ont pas participé. Or, ils gèrent la flotte des avions de surveillance AWACS. Il s’en est suivi un moment de désorganisation avant que la coalition puisse utiliser ce matériel. Par conséquent, le Pentagone exige d’avoir un droit de réquisition des matériels de leurs alliés lorsque ceux-ci refusent de participer à une coalition. De ce point de vue, la « défense intelligente » équivaut à prendre ses alliés pour des imbéciles.

Menacer la Russie et la Chine

Pour mettre fin à la dissuasion nucléaire russe et chinoise, les États-Unis ont imaginé de se protéger des missiles ennemis pour pouvoir tirer les leurs sans crainte de représailles. C’est le principe du « bouclier antimissile ». Cependant, il n’existe pas à l’heure actuelle d’intercepteurs capables de détruire en vol les missiles balistiques ultra-sophistiqués russes et chinois. Dès lors, sous l’étiquette fallacieuse de « bouclier antimissile », le Pentagone entend déployer un ensemble de radars capable de surveiller l’espace aérien global et installer le plus près possible de la Russie et de la Chine des missiles les menaçant.

Le secrétariat à la Défense US a d’ores et déjà négocié avec un grand nombre de pays des accords pour installer ces matériels. Il encourage des pactes militaires entre les États qui l’accueillent. Par exemple, il a invité la Jordanie et le Maroc à rejoindre le Conseil de coopération du Golfe et à le transformer en une sorte de nouveau Pacte de Bagdad [11]. En sus, il développe un discours lénifiant pour masquer ses intentions. S’adressant à des ignorants qui n’ont jamais observé une mappemonde, il explique sans rire que les installations développées en Europe centrale ne menacent pas la Russie, mais visent à intercepter des missiles iraniens tirés vers les USA en prenant le chemin des écoliers.

Le sommet de Chicago a entériné le transfert de compétence pour le « bouclier antimissile » du Pentagone à l’OTAN [12]. Là encore, la question n’était pas de savoir comment se protéger d’une imaginaire attaque nucléaire suicide iranienne ou nord-coréenne, mais si l’on veut ou non participer à un projet tourné contre la Russie et la Chine. Prudemment, les États-Unis ont évité la question qui fâche, quitte à ce que certains participants déplorent que l’on ne sache plus à quoi servira l’Alliance dans les prochaines années.

Ne pas rendre compte

Le sommet de Chicago était important par les sujets qu’il a abordé. Il l’était tout autant par ceux qu’il a esquivés : la destruction de la Libye et la dérobade face à la Syrie. Dans toute organisation, les dirigeants sont tenus de présenter un rapport annuel de leurs activités. Pas à l’OTAN. Tant mieux pour eux car leur bilan n’est pas flatteur.

Depuis le dernier sommet, l’Alliance a gagné une guerre contre un ennemi qui ne lui a pas livré bataille. Persuadé jusqu’au dernier moment de pouvoir négocier, Mouammar el-Kadhafi avait interdit à son armée de riposter contre les aéronefs et les navires de l’Alliance. La guerre, la vraie, s’est limitée à la prise de Tripoli. Chacun savait que la population était armée et qu’entrer dans la ville se ferait au prix d’un bain de sang. Certains que des alliés s’y opposeraient, l’amiral James Stavridis, Suprême commandeur de l’OTAN, n’a donc pas porté le sujet devant le Conseil atlantique. Il a organisé une réunion secrète à Naples où seuls les États les plus déterminés ont été conviés. Selon nos informations, la France y était représentée par Alain Juppé [13]. C’est donc à l’insu de certains alliés que la décision a été prise. En définitive, l’OTAN a conquis Tripoli en une semaine, le commandant militaire de la capitale, le général Albarrani Shkal, ayant démobilisé ses hommes et offert la ville à l’envahisseur pour quelques millions de dollars. Les drones et les hélicoptères de combat ont facilement massacré les dizaines de milliers d’habitants, qui pensaient pouvoir défendre leur patrie armés de kalachnikovs. L’OTAN qui était prétendument venue protéger les civils a tué au total 160 000 personnes, sans avoir officiellement subi la moindre perte..

À Chicago, les chefs d’État et de gouvernement ont pu discuter des problèmes capacitaires de cette guerre, mais ni du coup de force du Suprême commandeur, ni du résultat politique qui a suivi avec l’anéantissement de l’État libyen et l’installation au pouvoir des Frères musulmans et d’Al Qaida.

On a également limité les discussions à propos de la Syrie. Les communicants qui avaient utilisé du même prétexte pour viser Damas et Tripoli (le « printemps arabe »), ont une explication toute faite pour expliquer la dérobade : une intervention militaire internationale favoriserait une guerre civile. C’est évidemment plus classieux que de reconnaître le renversement du rapport de force. La Russie a déployé en Syrie le système de défense anti-aérienne le plus performant du monde. Il n’est pas de nature à empêcher un bombardement du pays, mais peut infliger des pertes très sévères aux aéronefs de l’OTAN. L’enjeu n’en vaut pas la chandelle. Aussi peut-on lire dans la Déclaration finale du sommet une banalité qui ne valait pas de réunir 60 chefs d’État et de gouvernement : « Nous suivons l’évolution de la crise syrienne avec une préoccupation croissante et nous soutenons fermement les efforts que déploient l’ONU et la Ligue des États arabes, et notamment la mise en œuvre intégrale du plan Annan en six points » [14].

Thierry Meyssan

[1] « Ce que vous ignorez sur le Groupe de Bilderberg », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire/Komsomolskaïa Pravda, 9 avril 2011.

[2] « La NED, vitrine légale de la CIA », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire/Odnako, 6 octobre 2010.

[3] « Massive anti-NATO protests in Chicago », Voltaire Network, 21 mai 2012.

[4] « The Empire Holds Its War Council in Chicago », by Glen Ford, Voltaire Network, 18 mai 2012.

[5] L’Effroyable imposture, par Thierry Meyssan, 2002.

[6] « Déclaration du Sommet de l’OTAN à Chicago concernant l’Afghanistan », Réseau Voltaire, 21 mai 2012.

[7] « Aube rouge sang à Kaboul », par Manlio Dinucci, Réseau Voltaire, 9 mai 2012.

[8] « Les gros bras Gates et Rasmussen tentent un nouvelle extorsion de fonds », par Lucille Baume, Réseau Voltaire, 16 juin 2011.

[9] « Quel est le prix de la « défense intelligente » de l’Otan ? », par Manlio Dinucci, Tommaso di Francesco, Réseau Voltaire, 21 mai 2012.

[10] « Déclaration du sommet sur les capacités de défense pour les forces de l’OTAN à l’horizon 2020 », Réseau Voltaire, 20 mai 2012.

[11] Signé en 1955, le Pacte de Bagdad était un complément de l’OTAN réunissant l’Irak du roi Fayçal II, la Turquie d’Adnan Menderes, le Pakistan du gouverneur général Malik Ghulam Muhammad et l’Iran du Shah, sous la houlette des Anglo-Saxons.

[12] « Revue de la posture de dissuasion et de défense de l’OTAN », Réseau Voltaire, 20 mai 2012.

[13] Ce point a été formellement démenti par son secrétariat, selon lequel le ministre était en vacances à cette date.

[14] « Déclaration du Sommet de l’OTAN à Chicago », Réseau Voltaire, 20 mai 2012.

Nouvel Ordre Mondial: l’OTAN bras armé de l’État policier global

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes with tags , , on 24 novembre 2010 by Résistance 71

L’OTAN, le bras armé de l’État policier global

par Gilbert Mercier

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Url de l’article original: http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=22043

Le sommet de l’OTAN se termine aujourd’hui a Lisbonne, le sujet principal de l’agenda était de décider du sort de l’Afghanistan ainsi que d’adopter un nouveau concept stratégique pour l’alliance. En marge de ce sommet, l’OTAN faisait également la cour a son ex-ennemi: la Russie, afin que celle-ci s’implique plus et offre une logistique plus substantielle a l’alliance dans le conflit afghan.

L’OTAN a été créée en 1949, strictement dans le contexte de la guerre froide, comme une réponse a ce qui était alors considéré comme une « menace d’expansion » des soviétiques sur l’Europe de l’Ouest. Apres l’effondrement de l’URSS, il aurait ´´té parfaitement logique de démanteler une alliance militaire qui était devenue de facto obsolète apres avoir perdu son ennemi. Quoi qu’il en soit, l’OTAN non seulement survécut mais se développa dans le contexte de l’âpres guerre froide. Aujourd’hui, l’OTAN continue de se développer en une entité globale sous la férule stricte du pentagone. Afin de se justifier, de « nouvelles menaces globales » sont soit inventées, amplifiées ou généreusement recyclées. L’exemple parfait étant bien sûr la soi-disant « guerre contre le terrorisme », qui fut et demeure une opportunité pour augmenter la militarisation et le régime policier global aux dépends des droits les plus basiques en démocratie.

Hier a Lisbonne, des milliers de personnes ont protesté pacifiquement dans une manifestation anti-OTAN. Une très grosse présence de police anti-émeute armée a empêché les activistes pacifistes de venir au plus pres de la zone bouclée du sommet. Ce fut minimum comparé au sommet de 2009 a Strasbourg ou les manifestants lutèrent avec la police anti-émeute.

Afghanistan: Les troupes de l’OTAN resteront indéfiniment a titre « de support »

Le samedi, les leaders des pays ayant des troupes en Afghanistan ont accepté un plan « de sortie du conflit afghan a l’horizon 2014 ». Il y a bien sûr un gros problème, qui rend obsolète cette date de 2014: l’OTAN va rester apres cette date, dans un rôle de « support » pour une durée indéfinie.

L’homme de Washington a Kaboul, Hamid Karzai, a signé l’accord avec le secrétaire général de l’OTAN le général Rasmussen et le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon

« Nous avons lancé le processus par lequel le peuple afghan deviendra de nouveau le maitre dans sa propre maison. La direction prise aujourd’hui est claire envers le leadership afghan. Ceci est la vision du président Karzai. C’est une vision que nous partageons et que nous ferons réalité des l’an prochain. » déclara Rasmussen a une conférence de presse a Lisbonne.

Néanmoins, la guerre est très impopulaire en Europe et les gouvernements sont sous une pression accrue de retirer leurs troupes respectives, spécialement dans le contexte des mesures d’austérité globales commencées en réponse a la récession, crise économique globale. Bien évidemment, les Etats-Unis, l’OTAN et son nouveau porte-parole le général Rasmussen n’ont écouté Karzai qu’en ce qui concerne leur nouvel agenda. Par exemple, une des meilleures initiatives de Karzai pour mettre fin au conflit, était de tenter de négocier avec les Talibans pour les amener dans le processus politique de solution; ceci ne fut qu’a peine mentionné au sommet de Lisbonne alors que ceci fut endorsé  préalablement par des conférences internationales a Londres et La Hague.

OTAN: les forces armées globales de l’empire d’Amérique Inc.

Tous les membres de l’OTAN sont sous stricte servilité des décisions prises par la « maison-mere »: le pentagone. Depuis la création de l’OTAN en 1949, le seul leader du monde qui a eu le courage et la vision de s’opposer a l’alliance ainsi que de voir ses dangers potentiels fut le général De Gaulle. Le président français farouchement indépendant, n’avait aucune intention de laisser la France devenir le vassal des Etats-Unis. Les quelques pires et tragiques conséquences de la croissance de ce léviathan qu’est devenu l’OTAN sont: militarisation systématique de ses états membres, le renforcement des puissances militaires qui travaillent en conjonction avec une police para-militaire et ce malgré la récession économique et la pauvreté qui frappent les gens de part et d’autre de l’Atlantique, l’utilisation systématique de la guerre pour contrôler les sources d’énergie, l’eau, les minéraux etc, ainsi que leurs routes de transport et finalement l’expansion incessante de ses zones d’intervention.

Rick Rozoff de recherches sur la Mondialisation au Canadas, un site internet anti-globalisation, défend la thèse qu’apres le sommet de Lisbonne, les Etats-Unis vont intensifier leur poussée militaire en Asie. Rozoff explique également que l’Europe est devenue un pion dans ce jeu, un vassal de facto du premier « empire global ». Rozoff appelle également le président Obama « le dernier empereur en rotation de l’empire ».

« L’Europe est déjà de maniere indiscutable si servile qu’Obama et les élites gouvernantes de la métropole impériale ont déjà regardé au de la du continent pour trouver des partenaires militaires nouveaux. A l’exception du quintet de l’OTAN: la grande-Bretagne, L’allemagne, la France et l’Italie (plus la GB et moins l’Italie), les partenaires de l’alliance ont le même statut et les mêmes fonctions que les territoires américains de Porto-Rico, Guam etc: des endroits qui facilitent l’entrainement militaire réel, a balles réelles et pour le déploiement de troupes, de chars, d’avions et de bâtiments de guerre. Il y a deux mille ans la Pax Romana de l’empereur Auguste apporta aux pays occupés des routes, des ports, des aqueducs et de l’irrigation pour l’agriculture, des théâtres et des librairies, les écrivains et poètes grecs et romains d’Aristote a Aeshylles. La Bellum Americanum en revanche amene a ses vassaux les cadeaux de bases militaires, de batteries de missiles, de McDonald’s et de Lady Gaga », écrit Rozoff.