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Réflexion critique : de l’aliénation capitaliste (OSRE)

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Qu’est-ce que l’aliénation capitaliste ?

Rébellion organe de l’OSRE

Mai 2022

Source: https://rebellion-sre.fr/quest-lalienation-capitaliste/

Le capitalisme n’est pas seulement un système économique, il est la matrice qui a engendré le monde moderne et aussi un type humain, que certains ont appelé Homo Oeconomicus, fruit d’une véritable transformation anthropologique. Il a réalisé ce que les régimes totalitaires du XX° siècle avaient rêvé de faire sans pouvoir le réaliser: donner naissance à un homme nouveau et cela à l’échelle mondiale. Armé de sa technique et de son dieu unique, l’Argent, il a conquis le monde, c’est-à-dire qu’il l’a transformé en désert. Désert autour des hommes mais désert aussi en l’homme. Pour comprendre ce nouveau monde et ce nouvel homme, pour savoir comment une telle chose a pu se produire, il faut revenir à un concept fondamental mis en lumière par Karl Marx dans son analyse du capitalisme: l’aliénation.

L’aliénation comme une dépossession

La définition que l’on trouve dans le dictionnaire du mot aliénation nous dit que c’est «l’état de l’individu qui, par suite des conditions extérieures (économiques, politiques, religieuses) cesse de s’appartenir, est traité comme une chose, devient esclave des choses et des conquêtes même de l’humanité qui se retournent contre lui». Le seul mot français aliénation traduit deux termes allemands utilisés par Marx: Entäusserung (v. entäussern: se défaire de; adj. äusser: extérieur, externe) et Entfremdung (v. entfremden: éloigner, détacher, détourner; adj. fremd: étranger). Ce terme traduit donc un sentiment d’extériorisation, de dépossession de soi et d’étrangeté face au monde et à soi-même. Mais pour Marx il ne peut se comprendre qu’au sein du processus de domination du capital qui passe par l’exploitation, l’aliénation, la réification.

Car cette dépossession est le résultat de l’exploitation capitaliste, c’est-à-dire du fait que dans l’entreprise capitaliste les salariés produisent une valeur équivalente à celle de la force de travail (travail concret qui leur est versé sous forme de salaire) mais aussi une valeur additionnelle (travail abstrait qui donne la plus-value, la valeur, que gardent les capitalistes). Le travail vivant (concret) est transformé en abstraction (la valeur), c’est-à-dire en argent. Dans le monde capitaliste l’immense majorité des individus ne possèdent pas leur outil de travail, ils sont obligés de rejoindre des entreprises qui leur fournissent les moyens de travailler. Ils en sont réduits à vendre leur seul bien, leur force de travail, c’est-à-dire eux-mêmes, pour fabriquer des marchandises. Dés lors leur travail n’est plus qu’une marchandise parmi d’autres et ils doivent agir comme des capitalistes: pour survivre ils doivent impérativement vendre leur marchandise-force de travail sur un marché du travail où les salariés du monde entier sont mis en concurrence. Le salarié est celui qui extériorise sa propre puissance subjective (sa force de travail) en lui donnant, sous la forme d’une marchandise, une existence objective et cela dans le but de gagner un salaire lui permettant d’acquérir d’autres marchandises.

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Elle n’est pas une fatalité

Ce que Marx a critiqué ce n’est pas le travail en lui-même mais la forme spécifique qu’il a pris dans le monde capitaliste, la forme-marchandise. Le travail n’était pas aliéné, il l’est devenu à la suite d’une transformation sociale dont on peut faire l’histoire (ce que Marx a fait dans le livre I du Capital). Cette forme d’aliénation n’est pas une conséquence inéluctable de l’histoire humaine et elle n’a pas toujours existé comme voudraient nous le faire croire les idéologues du système. Alors que le travail avait permis à l’individu de s’affirmer en tant qu’homme, de dépasser l’animalité, la seule nécessité, pour agir sur son milieu et le maîtriser, il est devenu une forme de servitude. Il n’est plus un but en lui-même, il est devenu un moyen de satisfaire des besoins en dehors du travail. Ce qui devrait permettre l’affirmation de soi est devenu l’instrument de la négation de soi. Le travail qui était liberté et indépendance devient servitude et enfermement dans un processus abstrait et technique que personne ne maîtrise plus. L’individu aliéné perd toute conscience de sa force, de son pouvoir d’agir et de transformer le monde. Il est dépossédé de la maîtrise du monde qu’il habite et de son destin. De la naissance à la mort, en passant par l’enfance, l’école, le travail, la sexualité, la politique, les loisirs, la vieillesse, tout est laissé aux mains des experts, des techniciens, des gestionnaires. Tout ce qui reste à l’homme, c’est vendre et acheter, c’est se vendre et consommer. La loi du commerce a remplacé les valeurs du travail. Et cette servitude est appelée à ne pas connaître de fin car dans le système capitaliste la production, rebaptisée croissance, est un moyen qui n’a d’autre fin qu’elle même.

L’aliénation capitaliste ne touche pas seulement ceux qui travaillent, elle s’est étendue à tous les humains et au monde entier à travers la domination absolue de l’argent. L’argent est la marchandise- reine, celle qui permet d’avoir toutes les marchandises, celle qui est là pour remplacer tous les liens traditionnels que le développement du capitalisme et l’atomisation des individus ont détruits. L’argent, comme le travail dans le système capitaliste, réduit l’individu à n’être qu’une abstraction. On ne travaille que pour en gagner car il est le signe de la puissance, qui s’appelle aujourd’hui «le pouvoir d’achat». Celui qui en possède n’a aucun pouvoir mais il offre tous les moyens d’en obtenir. L’argent est l’objet absolu de tous désirs, le Désir objectivé, matérialisé. En posséder permet de consommer, d’acquérir tous les objets techniques qui s’offrent comme le moyen d’échapper à cette solitude, à cette angoisse face à un mode devenu étranger et incompréhensible. Mais le sentiment de puissance que procurent ces objets n’est qu’éphémère et, tout comme la production de marchandises, il ne peut avoir de fin car il renforce ce qu’il est censé combattre: l’aliénation et la réification. Ce qui se présente comme un remède n’est que le renforcement du mal et ceux qui le possèdent sont tout autant aliénés que ceux qui n’en ont pas.

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Une marchandisation de l’humain

Ainsi la particularité de l’aliénation et de la réification capitalistes ne peuvent se comprendre qu’au sein de l’exploitation. D’un travail qui dans les sociétés traditionnelles était intégré dans la vie, le capitalisme a fait quelque chose d’extérieur, une marchandise comme une autre. L’individu aliéné en arrive à considérer le monde, les choses, les autres comme il considère son travail: un moyen pour autre chose. Le monde, la nature ne sont plus que «l’environnement», le décor plus ou moins naturel dans lequel il évolue; les choses ont acquis une vie propre: les objets techniques et les machines qui devaient le servir et l’aider l’emprisonnent toujours davantage en se transformant en prothèses indispensables entre lui et la réalité; les autres sont au mieux des amis virtuels avec qui on n’a de lien que par écran ou téléphone portable interposés mais le plus souvent ils ne sont que des objets vivants mais insignifiants pour lesquels on ne ressent ni haine, ni amour, ni aucune sorte d’empathie, juste de l’indifférence. Enfin «libéré» des devoirs et des obligations traditionnels perçus comme des liens entravant sa liberté, persuadé de n’avoir aucun pouvoir sur ce monde où de toute façon il se sent étranger et qu’il accepte passivement tel qu’il est, il ne reste à l’individu aliéné que lui, que cet ego que la publicité flatte pour mieux l’exploiter. Il cultive sa différence et son originalité, qui ne sont rien d’autre que le produit de l’aliénation. Il ne se préoccupe que de son «développement personnel» en exploitant de son mieux son entreprise: lui-même. Il considère son corps, ses capacités, ses sentiments, ses relations comme des investissements qu’il pense pouvoir gérer rationnellement, en bon manager. Il n’est plus soumis à la dictature de la marchandise, il est devenu marchandise. Il a fait siennes les lois du système capitaliste dont il n’est que le produit et il reproduit à son échelle, envers lui-même et les autres, les mécanismes de domination: exploitation, aliénation, réification. Dés lors le monde ne peut avoir comme seul sens que celui d’un grand marché où tout se vend, où tout s’achète, où tout le monde est en concurrence avec tout le monde, où rien n’est vrai et où tout est permis.

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Retour à l’essentiel

On rejoint alors la deuxième définition du mot aliénation donnée par le dictionnaire: «trouble mental passager ou permanent qui rend l’individu comme étranger à lui-même et à la société où il est incapable de se conduire normalement».

Dans le système capitaliste les hommes ne contrôlent pas leur propre activité productive mais sont dominés par les résultats de cette activité. Cette forme de domination prend l’aspect d’une opposition entre les individus et la société, qui se constitue en tant que structure abstraite. Cette domination abstraite est exercée sur les individus par des structures de rapports sociaux quasiment indépendantes, médiatisées par le travail déterminé par la marchandise. Le système capitaliste c’est cette société individualiste où se sont constitués des rapports sociaux tellement objectivés qu’ils ont pris une indépendance complète à l’égard des individus. C’est cette domination abstraite qui amène à la domination de classe et non le contraire. Dénoncer les banques et les oligarchies financières, prendre l’argent aux riches pour le donner aux pauvres, ne changeront en rien les structures du système de domination capitaliste et ne mettront donc pas fin à l’aliénation. Comprendre l’aliénation ce n’est pas en sortir car personne n’est en dehors de ce système et ne peut s’en faire le critique en prenant une position extérieure. Mais la comprendre c’est déjà faire un effort pour en prendre conscience, comprendre que cette domination a une histoire et chercher les voies permettant de la dépasser. Car il ne s’agit pas de revenir à «un bon vieux temps» d’avant l’aliénation, il s’agit de s’approprier ou de se réapproprier ce qui s’est constitué sous une forme aliénée.

Paru initialement dans le numéro 54 dans la revue Rébellion

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Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

ÉTEIGNONS LES ÉCRANS RALLUMONS NOS VIES

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« Français, réveillez-vous ! » (Communiqué de l’OSRE)

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varlin

Du bon sens dans ce communiqué, en ce qui nous concerne, nous pensons que nous n’avons pas besoin d’une “révolution” qui historiquement nous ramène toujours au point de départ en “aménageant” plus ou moins la merde étatico-marchande en place ; mais nous avons besoin d’une (r)évolution, c’est à dire un saut qualitatif dans le rapport que nous entretenons entre nous et toute institution qui doit être déchue.
Il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir, vouloir rendre le système plus “juste”, plus “vertueux” est une perte totale de temps. Nous devons nous concentrer sur la réorganisation de fond en comble de la société pour parvenir à la Commune Universelle, confédération des associations libres hors État, hors marchandise, hors argent et hors salariat, par l’harmonie du “à chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins !”… Tout le reste n’est que pisser dans un violon ! Qu’on se le dise.
~ Résistance 71 ~

Communiqué de l’OSRE : Français réveillez-vous !

28 février 2022

Source : https://rebellion-sre.fr/francais-reveillez-vous/

Chaque jour, l’actualité montre que notre pays bascule dans une autre époque.  De la crise sanitaire du Covid 19 à la Guerre en Ukraine, force est de constater que l’offensive généralisée des capitalistes contre les intérêts des travailleurs européens ne connaît pas de temps mort. 

Les raisons de se révolter ne manquent pas : 

  • La précarité de nos emplois. L’ubérisation pour tous est déjà une réalité.
  • Hausse des prix sans limites alors que les plus riches prospèrent comme jamais après la crise du covid.
  • Les licenciements massifs dans le but de réaliser des profits colossaux pour les gros actionnaires.
  • La poursuite du démantèlement progressif des services publics et de la sécurité sociale au nom de l’ultralibéralisme.
  • Les menaces sur l’avenir de nos retraites.
  • L’éducation nationale qui ne fabrique plus que des idiots.
  • L’insécurité et la violence qui gagne l’ensemble de notre société.
  • Le contrôle social libéral-sécuritaire qui impose des mesures de destruction de nos libertés individuelles et collectives sans jamais rien protéger.
  • L’abandons des zones rurales et périphériques. La destruction de notre environnement naturel et humain.
  • L’ Europe technocratique qui confisque notre souveraineté et empêche la participation du peuple aux décisions.
  • L’impérialisme américain qui ravage les pays qui ont le malheur de lui résister. L’OTAN est responsable de la montée vers la guerre en Europe.
  • La nullité totale de notre classe politique incapable de répondre a tout ces problèmes. De gauche à droite, les politiciens ne font que défendre les intérêts de la classe dominante au détriment du peuple français !

Une seule solution La révolution ! 

Face à cette situation, il est nécessaire que les travailleurs européens réagissent. Ici et maintenant, Rassemblons nos forces autour d’un projet révolutionnaire et alternatif :

  • Rébellion vous propose une véritable  alternative en marge du cirque médiatico-politique, au-delà des clivages politiques désuets et factices !
  • Se réapproprier le Politique, changer les rapports sociaux et reprendre la parole à ceux qui nous l’ont confisquée, pour devenir enfin libres de diriger notre existence!
  • Pour la justice sociale et la construction d’un avenir différent, il faut combattre !
  • Refusons de participer à la mascarade électorale des présidentielles, imposons-nous dans le débat par une résistance quotidienne !
  • Regroupons-nous ! Organisons-nous !

Il est certain qu’un tel projet passe par une transformation radicale de la société. Nous ne croyons pas à l’aménagement d’un capitalisme à visage humain ou aux promesses de la société de consommation. Nous visons la construction d’une alternative socialiste, révolutionnaire et populaire à l’échelle de la France et de l’Europe.  Pour cela nous appelons à l’engagement et à l’action les travailleurs européens.

LA NATION AUX TRAVAILLEURS 

PAS DE VOTE, LA LUTTE JUSQU’A LA VICTOIRE !

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

botte
Par essence… tout gouvernement opprime
ce qui varie c’est la pression exercée…
selon le besoin du moment.

AD2
A bas l’État ! A bas la marchandise !
A bas l’argent ! A bas le salariat !

Devant les turpitudes, la violence et les crimes de l’État, pour une autonomie offensive !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 5 août 2021 by Résistance 71

palestiniennes

Nous l’avons dit et le répèterons sans cesse, tout peuple soumis au carcan de l’État, à sa répression, son oppression et son mensonge systémiques, quelque soit la forme prise par cet État dans son mode de fonctionnement, est en état de légitime défense permanent. La dictature sanitaire en cours n’est qu’un outil de la multiple palette étatico-capitaliste pour renforcer le contrôle sur les populations, car il est désormais impossible pour la supercherie de l’État et du Capital de continuer à fonctionner et à reproduire leur propre mode de fonctionnement. Le système est donc entré dans une énième phase métamorphique qui verra les états-nations disparaître pour laisser place à un système de contrôle corporatiste des grandes entreprises transnationales ayant tout vampirisé, qui se maintiendra en place avec son « élite dorée » transhumaniste. Ce Nouvel Ordre Mondial n’a plus besoin de la masse prolétaire (99,99% de l’humanité) qui doit disparaître dans sa très vaste majorité et le reliquat survivant au génocide en marche nécessaire à faire fonctionner les machines et remplir certains fonctions de contrôle bureaucratique, placé sous strict contrôle technotronique.
La « crise coronavirus » planétaire n’est qu’une des crises prévues en série, l’une après l’autre, pour parfaire la mise en place de la grille de contrôle via la nanotechnologie, la 5G puis la 6G, le contrôle biologique de chaque individu enfermé dans une prison biotechnotronique. Si c’est ce que vous voulez pour vous-mêmes, vos enfants et petits-enfants… Laissez les donc faire, la grille se refermera très bientôt sur la masse des cobayes affolés coutant partout comme des poulets sans tête. Si vous avez encore un gramme d’humanité et de conscience, ne serait-ce que celle de refuser de vous laisser dicter ce que vous devez ou ne devez pas faire par un gang du crime organisé étatico-capitaliste, alors rejoignez la lutte et envisagez le concept présenté ci-dessous de l’autonomie offensive ! La marge est dorénavant infime, nous sommes à la croisée des chemins pour l’humanité… Notre futur sera soit nos tronches écrasées sous une botte à clous militaire, soit le franchissement ensemble de ce que Nietzsche appelait les « ponts du surhumain ». Il n’en tient qu’à nous parce que l’oligarchie ne voulant pas perdre ses privilèges a fait son choix depuis bien longtemps et nous emmènent au Goulag planétaire à très grands pas maintenant. Nous le disons depuis des années, la balle est dans notre camp depuis bien longtemps mais quelqu’un de « bien intentionné´ » a éteint la lumière… A défaut de trouver l’interrupteur, organisons nous au moins pour trouver la balle et continuer la partie sans plus la subir.
Hoka Hey !
~ Résistance 71 ~

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Pour une autonomie offensive ! 

Rébellion / OSRE

30 juillet 2021

url de l’article original:

Pour une autonomie offensive !

La question de l’action est au coeur de la réflexion et de la pratique  de Rébellion depuis 20 ans. Comment agir en cohérence avec nos idées et être efficace pour la cause ?

Nous n’avons pas de solution miracle d’abord. Notre expérience nous pousse actuellement à faire le choix de l’autonomie offensive car nous pensons qu’elle est la forme d’organisation la plus efficace.

L’autonomie offensive c’est quoi ? C’est un mode d’action qui permet à chacun de trouver sa place dans l’action. Refusant de perdre du temps avec des appareils politiques sclérosés ( partis électoralistes, groupuscules, associations poussiéreuses, sectes diverses), nous ne voulons plus gérer les innombrables profils psychologiquement déviants qui polluent les mouvances « radicales ».

L’autonomie offensive repose sur une galaxie de groupes autonomes. Un groupe autonome est constitué de plusieurs personnes mais reste de taille humaine ( 3 à 10 personnes) . Ces personnes se connaissent très bien, elles se font confiance, elles se sont réunies selon des principes affinitaires (même vision des choses, même culture politique, même parcours,  etc.),  leur organisation est communautaire.

Le groupe autonome existe de manière continue, ses membres se réunissent, discutent, font des actions, participent éventuellement à des projets plus généraux, etc… Il est un laboratoire d’idée et d’action. Son existence  est discrète et il se rend le moins  visible possible pour éviter la répression.

Dans un mouvement comme le refus du pass sanitaire, les groupes autonomes doivent être comme des poissons dans l’eau. Ils se fondent dans une mobilisation inédite et participent à sa radicalisation via la diffusion de nos idées partout où cela est possible.

Chacun doit créer son groupe autonome pour rayonner autour de lui. Il ne faut pas attendre des autres l’action, il faut la porter en soi. Les cas de figures sont nombreux, de la bande de copains ou Groupes déjà constitués en marge ou à l’intérieur d’organisations, l’important est d’agir concrètement. 

Rébellion donne un lien entre les groupes autonomes qui se retrouvent dans sa démarche. L’autonomie vise à l’unité des diverses sensibilités qui constituent notre lectorat dans l’action. Le socle commun théorique est simple ( lisez nos positions à la fin de chaque numéro ou sur notre site), il n’y a pas de confusion possible. Avec l’autonomie offensive, Rébellion s’ancre dans le réel par une pratique qui dépasse les vieux clivages et offre à des personnes issues d’horizons différents un espace d’expression politique et culturel ouvert. Notre rôle est de donner des moyens et de fédérer ces galaxies de groupes autonomes pour avoir une véritable impact sur la reprise de la guerre contre le système.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

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Manifeste pour la Société des Sociétés

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Communiqué : la guerre sanitaire et sociale commence ! (OSRE)

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En complément de notre communiqué également du 14 juillet 2021: “La solution de la crise fabriquée du COVID n’est en aucun cas médicale mais POLITIQUE”
~ Résistance 71 ~

Communiqué : La guerre sanitaire et sociale commence !

OSRE

14 juillet 2021

url de l’article original: http://rebellion-sre.fr/communique-la-guerre-sociale-et-sanitaire-commence/

Les temps actuels, inédits de par leur gravité, nécessitent une mobilisation à hauteur du tournant historique qu’amorce le pouvoir dans sa prédation. Nous savions que le système n’avait d’autre but que sa survie. Désormais tout le monde voit son vrai visage, fait de cynisme et de rage de destruction. 

L’allocution présidentielle de hier soir est une déclaration de guerre. Guerre sociale d’abord. Les annonces de « réformes » de l’allocation chomage et des retraites sont clairement une remise en cause des piliers de la solidarité sociale que les travailleurs avaient imposée par leurs luttes tenaces à l’oligarchie capitaliste. Il ne faut pas oublier que le système profite de la situation pour faire pour faire table rase des acquis devenus fragiles qui l’empêchaient de nous asservir totalement.

La stratégie libérale-sécuritaire de la Macronie profite de la situation sanitaire pour faire de la France un laboratoire d’expérimentation pour une domination d’un type nouveau. Biopouvoir, traçage des populations, parcage des dissidents, utilisation de la surveillance de masse : le système ne combat pas un virus, il combat le peuple ! Ne nous faisons pas d’illusion, il n’y aura pas de « retour à la normale » dans le cadre capitaliste.

Nous sommes rentrés dans le règne de l’arbitraire et de la froide logique d’un contrôle de masse par des gens qui n’ont plus de compte à rendre. Il est crucial de refuser et de résister à cela. Il ne faut pas sombrer dans la résignation ou la dépression, nous avons des moyens individuellement et collectivement de combattre cela.

Nous ne voulons pas de leur monde ! Nous voulons notre liberté. Nous n’attendons rien des partis de l’opposition officielle à Macron. RN et France Insoumise ont prouvé leur nullité et doivent être considérés que comme les parasites de notre colère.

Réunissons nous au-delà des anciens clivages pour combattre pour l’essentiel. Ils ne doivent pas nous prendre notre liberté !

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

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Manifeste pour la Société des Sociétés

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Domination marchande : Rejet, boycott, organisation et rébellion consciente (OSRE)

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A lire en parallèle parce qu’inter-connecté avec cette analyse de l’OSRE : « État des lieux avant chambardement »
(Résistance 71)

 

Le symptôme d’une époque en crise, éléments pour une pensée authentiquement rebelle

 

OSRE

 

27 janvier 2021

 

Article paru dans le numéro 41, Mars/Avril 2010, de Rébellion

 

Source:
http://rebellion-sre.fr/symptome-dune-epoque-crise-elements-pensee-authentiquement-rebelle/

 

Notre entreprise coïncide avec le début du 21° siècle et l’épuisement des schémas idéologico-politiques du siècle précédent qui tentent, néanmoins, de se survivre à eux-mêmes sous l’étiquette du clivage droite/gauche. Ce qui ne signifie, d’ailleurs pas, que celui-ci va disparaître de si tôt puisqu’il est au cœur d’un dispositif central de représentation nécessaire à la défense du Système.

Pour autant, il ne s’agit pas pour nous de faire du « nouveau » à tout prix. Les personnes qui se veulent des « innovateurs » en politique recyclent souvent les anciennes lubies avec un mauvais maquillage de marketing moderne. Nos références sont claires : elles s’inscrivent dans une longue tradition de rejet de la domination historique de l’économie marchande, puis de celle croissante du capital. Ce rejet a pris la figure du socialisme au 19° siècle et s’est cristallisé de manière théorique et radicale dans l’expression ouvrière du communisme révolutionnaire. Nous nous référons ainsi au riche héritage du socialisme, en lui ajoutant l’importante contribution de Karl Marx et Friedrich Engels(et plus largement aux penseurs et courants nés de leur apports théoriques comme G. Lukacs, Guy Debord ou C. Castoriadis).

Il ne s’agit pas non plus d’un énième « retour à Marx » qui signifierait que la théorie communiste serait enfin devenue adéquate à son idéal (ce qui n’a d’ailleurs pas de sens pour Marx lui-même « le communisme est le mouvement réel qui abolit les conditions existantes »). L’auteur du Capital à toujours insisté sur le fait que son analyse de la réalité ne relevait pas d’une théorie abstraite, mais de l’étude des conditions réelles et objectives de l’existence humaine. En effet la théorie révolutionnaire naît du sol des questions pratiques que se posent les hommes au cours de leur lutte historique et non d’une sphère autonome propre aux préoccupations d’intellectuels plus ou moins idéologues.

Nous sommes un « symptôme », c’est-à-dire l’expression de la crise profonde rencontrée par le système capitaliste au stade du parachèvement de sa domination réelle sur tous les aspects de la vie sociale (appelée communément « mondialisation »). Le capitalisme ayant réalisé sa dynamique de domination totale, il se retrouve face à sa propre impasse en tant qu’il ne peut même plus assurer un semblant de développement cohérent pour l’Humanité.

L’essence du capital, est la mondialisation; il est la réalisation effective du devenir-monde de l’économie mondiale. Son but ultime – inhérent au cycle de la valorisation – se traduit dans la représentation idéologique dominante signifiée par le vocable de « mondialisme ». Celui-ci est l’expression du fatalisme idéologique de toutes les classes dominantes prises de vertige face aux exigences de la loi du taux de profit. Le mondialisme est le « confort mental » que se donnent les classes dominantes (et l’oligarchie politique chargée de les représenter) dans un monde qu’elles ne maîtrisent plus. C’est le « destin » de la loi du taux de profit d’être une course débouchant sur le vide existentiel et le chaos social.

 » Malheureusement » pour le capital, celui-ci n’a pas réussi à éradiquer toute mémoire historique de des moments de lutte et de contradiction d’où émergèrent les consciences concevant sa critique radicale et la nécessité de dépasser les contradictions aliénantes de l’existence humaine. En produisant l’hégémonie de l’économie sur la vie sociale, le capital produit corrélativement le prolétariat. Pour autant, plus aucun lien organique – comme dans les anciennes structures communautaires – ne le lie à l’être social (« Gemeinwesen » chez Marx). De là, la possibilité pour le prolétariat de se nier en tant que classe objet du capital, tout en niant la nécessité de l’existence pérenne de celui-ci. La conscience révolutionnaire suivant des phases d’avancée et de recul au cours de l’histoire, est l’expression de cette voie réelle de dépassement de l’aliénation sur laquelle le prolétariat a eu parfois l’audace de s’engager.

Comme tout symptôme, notre action traduit une souffrance face à un monde devenu fou. Mais cela n’est somme toute qu’un signal de nécessité de remise en ordre de ce qui doit l’être. Le réductionnisme de la machinerie capitaliste échouerait-il? L’instrumentalisation-manipulation des êtres rencontrerait-elle un obstacle? Oui, si nous pensons qu’il existe une essence de l’homme que Marx, d’ailleurs, situait sur le plan d’une ontologie de l’être social. Marx traite de la vieille question philosophique de « l’être », tant sur le plan de la nature de la connaissance humaine et de ses avancées, que des relations pratiques que les hommes entretiennent entre eux et avec la nature comme deux versants dialectiques de la même instance agissante; c’est cela que l’on peut qualifier d’ontologie de l’être social.

On sait l’attachement de celui-ci envers l’idée aristotélicienne de l’homme comme animal politique. Il faut préciser qu’il ne s’agit pas dans la pensée marxienne de cerner une abstraction morte, ossifiée, d’une essence humaine mais au contraire de se référer à la praxis humaine et à ses diverses métamorphoses. Il y a bien là une question ancestrale de fondement, coeur de toute réflexion philosophique authentique. Il faut, afin de l’analyser, prendre le problème sous l’angle de la réalité imposée par le capital. Globalement, ce dernier entrave la praxis humaine, l’existence et le développement même des hommes vers sa plénitude.

Cela peut sembler étrange comme proposition, dans un monde pris de frénésie et où tout semble constamment « bouger ». Tout aussi paradoxalement pourrait-on affirmer que le capital tend à faire disparaître toute relation sociale dans un monde, en effet, où tout le monde semble être en contact (virtuel) avec tout le monde. Mais il n’y a dans cette apparence qu’une inversion spectaculaire aliénante. L’inversion qui traduit la perte de l’essence, dit autrement, la paralysie de toute praxis autonome constituant les multiples communautés humaines. Elles sont actuellement quasiment vidées de toute substance vive autre que celle des exigences de la marchandise : ce que Marx désigne sous le concept de réification. Dit encore autrement, l’homme produit ce qui n’est pas lui, bien que la source en soit encore lui! Le capital, c’est la contradiction faite homme au sens de contradiction bien réelle au coeur de l’homme réel.

Alain de Benoist décrit particulièrement bien cette décomposition des liens humains et sociaux dans un « présent virtuel : « La société à l’ère de la mondialisation est une « société liquide », où les relations, les identités, les appartenances politiques et même les catégories de pensée deviennent à la fois polymorphes, éphémères et jetables. Les votes électoraux obéissent à un principe de rotation accélérée (au fil des années, on essaie tous les partis). Les engagements politiques, perdant tout caractère militant « sacerdotal », deviennent transitoires. Les luttes sociales s’inscrivent dans des laps de temps de plus en plus limités. Les liens amoureux obéissent au même principe. Le mariage d’amour étant la principale cause du divorce, mariages et liaisons durent de moins en moins longtemps. Il y a seulement dix ans, la durée moyenne d’un mariage dans les pays occidentaux était de sept ans. Elle n’est plus aujourd’hui que de dix-huit mois. Tout engagement à long terme, que ce soit dans le domaine politique ou dans le domaine amoureux, est assimilé à une perte de liberté ou devient incompréhensible. Fragilisation des liens ou des rapports humains, qu’ils soient intimes ou sociaux, désagrégation des solidarités durables, mais aussi sentiment d’impuissance (on a l’impression de ne plus rien maîtriser) qui fait naître des sentiments d’incertitude, d’angoisse et d’insécurité » (1) .

Notre idée de « symptôme » est l’ expression de la lutte portée par le capital au sein du rapport social et par voie de conséquence au sein de chaque exploité/aliéné. Le « symptôme » témoigne du fait que le capital n’a pas bloqué définitivement le processus historique et que son rêve fou d’expulser l’humain authentique comme référence au fondement de l’être social est purement utopique.

Dans un récent texte, que nous pouvons considérer comme une des analyses les plus riche sur les origines de la crise, Gilles Dauvé et Karl Nesic décrivent le rêve de la bourgeoisie, devenu notre cauchemar : « Une cause majeure de la crise actuelle, c’est la tentative du capitalisme de réaliser une de ses utopies. Contrairement à ce qui se dit parfois, la bourgeoisie ne rêve pas d’un univers robotisé ou hyper-policier, mais d’une société sans ouvriers, en tout cas sans salariés auxquels leur fonction donne une force de blocage possible. Dans ce but, depuis 1980, elle s’efforce de recomposer la population active des pays dits développés autour de trois groupes principaux : (1) les salariés travaillant dans des services peu qualifiés, en particulier « les services à la personne », mais aussi les travailleurs manuels encore indispensables à la circulation physique des marchandises (chauffeurs routiers, manutentionnaires, etc.), dispersés et réputés – à tort – incapables de se coaliser ; (2) les semi-qualifiés du tertiaire (parmi eux, les fameux « intellos précaires ») employés dans l’enseignement, les médias, la publicité, la recherche, domaines désormais interpénétrés, et tout ce qui gravite autour des multiples facettes de la communication ; et (3) les qualifiés bien payés, gérant et organisant les deux premiers groupes. Malgré sa précarité et la modestie de ses revenus, l’ensemble n°2 partage les modes de pensée et, dans la mesure de ses moyens, de consommation du 3e : tous deux ont en effet en commun de réunir des « manipulateurs de symboles ». Il est d’ailleurs possible à une minorité de membres du 2e groupe d’intégrer le 3e. L’ensemble n°1, lui, n’a bien sûr accès qu’au « premier prix » des équipements et appareillages high-tech. Quant à aux supports matériels inévitables (car tout ne saurait être virtualisé) d’une vie de plus en plus vouée à l’immatériel et à la connaissance, leur fabrication sera assurée ailleurs, loin, de préférence outre-mer (…) . Systématiser le précaire, c’est pour le capital faire comme si le prolétaire était toujours en trop, en sursis, embauché en attendant de trouver au Maroc ou en Inde un salarié qui fera les mêmes tâches pour moins d’argent, jusqu’à ce qu’un automatisme encore plus poussé rende inutile l’intervention humaine.».

Sans exagérer, on peut affirmer que le capital mène alors une guerre sans merci contre le genre humain au sens où il instrumentalise/manipule sa généricité. Expliquons : idéologie mondialiste, impérialisme tous azimuts, destruction des Nations, ravages de l’environnement, gouvernance mondiale, antiracisme spectaculaire de convenance, confiscation du savoir scientifique par les multinationales etc., sont autant de dispositifs tendant à bloquer l’émergence de la communauté humaine (« das Gemeinwesen » de Marx). Ils représentent des inversions parodiques du processus que Lukacs définissait comme passage qualitatif du genre en soi au genre pour soi, c’est-à-dire de la fin de la soumission du genre humain à la pure nécessité économique.

Ce besoin de dépassement de l’aliénation se traduit – parfois maladroitement – par la lente prise de conscience de l’impossibilité de mener une vie proprement humaine au sein du chaos social, économique, engendré par une paupérisation croissante du prolétariat. Aussi notre approche critique est-elle une réponse à la généralisation du mode de production capitaliste à toute la planète – en extension et en intensité – , à l’uniformisation des conditions d’existence imposée à tous les peuples, à ce que les camarades du groupe  » L’Internationale » ont appelé la « société de l’indistinction ». Comme l’écrivait Guy Debord : « tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation ».

En réponse à cette situation, nous pensons que la seule réponse politique qui vaille consiste à ne pas admettre les règles du jeu politique du système afin de les dénoncer comme discours, bavardage spectaculaire inconsistant, verbigération, tendant à imposer le mutisme à toute revendication existentielle qualitative. A ce stade du capitalisme, l’idéologie dominante parodie le passage qualitatif au genre pour soi (qui rappelons-le serait la fin de l’aliénation économique), car la réalité de la mondialisation est une espèce de vaste manipulation du genre humain devenu objet exclusif du processus de valorisation du capital.<

Notes :

1- Alain de Benoist, l’Homme Numérique, article de Spectacle du Monde ( Mars 2010). Disponible en ligne : http://www.lespectacledumonde.fr

2- Gilles Dauvé & Karl Nesic, Sortie d’Usine, Trop Loin. Mars 2010.
http://troploin0.free.fr/ii/index.php/textes/50-sortie-dusine

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Tout le pouvoir aux ronds-points !…

Lutter contre la confusion régnante, garder le cap et réinventer l’engagement (OSRE)

Posted in actualité, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 19 janvier 2021 by Résistance 71

 


L’émancipation est à contre-courant

 

“La révolte sans conscience politique est comme une explosion d’impuissance.”
“L’activité humaine se compose de réflexion et d’action. Ceci est la praxis, la transformation du monde.”
~ Paulo Freire ~

 

Sortir de la confusion, réinventer l’engagement

 

OSRE

 

Décembre 2020

 

Source :
http://rebellion-sre.fr/edito-du-rebellion-90-sortir-de-la-confusion-reinventer-lengagement/

 

La pratique contemporaine de redéfinir pour mieux brouiller le sens des mots touche particulièrement les milieux contestataires. Le sens du mot militant par exemple a beaucoup évolué. Hier encore associé à une idée quasiment sacrée, chevaleresque et idéaliste, il n’est devenu qu’une coquille vide. Il ne s’incarne désormais que très rarement, et les gens qui se disent « militants » ne sont souvent que des zappeurs sans constance, des profils psychologiques fragiles ou des cyber « militants ». Les quelques personnes qui cultivent encore la constance des anciens militants, se retrouvent bien seuls face à cette vaste scène « militante ». Ils font vivre l’idéal pour assurer un décor pour les poseurs et alimenter les bêtises des malins parasites qui jugent tout engagement inutile (eux-mêmes étant totalement inutiles et inféconds).

Le militantisme étant la forme structurée et coordonnée de l’engagement dans la pratique du XXème siècle, il est normal qu’il ne réponde plus aux enjeux du XXI siècle. On ne fait vivre un idéal qu’en l’incarnant et en lui donnant une orientation positive. Le militantisme était au centre de nos vies, mais il est devenu inutile dans le contexte actuel, comme un escalier d’honneur dans un château en ruines. Un changement radical de perspective s’impose pour sortir de la confusion qui nous touche.

D’abord misons sur la qualité. Travaillons uniquement avec des gens qui nous ressemblent et qui partagent notre goût sauvage pour la liberté. Nous n’avons pas besoin des clones ou d’esclaves de leurs lubies. Les personnes qui viennent à la politique par besoin de reconnaissance ou par envie de pouvoir finissent par repartir. Ce qui est une bonne chose, et nous ne devons pas les retenir. Nous voulons un collectif qui élève et permette de s’épanouir dans l’action. L’émulation dans la créativité, la solidarité réelle et la camaraderie authentique doit être le cœur de notre pratique.

La constance de Rébellion est le souci principal, quoi qu’il arrive, de maintenir notre faculté d’intervenir dans le réel. Nous voulons donner à notre communauté les moyens de dominer le chaos, de se réaliser individuellement et collectivement, loin des faux-semblants. Au moment où il faut douter le plus de la légitimité du système dominant, on ne doit plus douter de soi. On doit se construire de manière forte, stable et durable. Cela passe par la formation, la diffusion et l’action ! Faire émerger des individus de qualité est l’urgence révolutionnaire de notre temps.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie