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Résistance au colonialisme: L’escroquerie de la Réunion Plénière de L’ONU sur les Peuples Indigènes ou le colonialisme complètement institutionnalisé…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 3 octobre 2014 by Résistance 71

Sous cet article nous avons remis les liens d’articles précédents que nous avions traduit depuis le mois de Mars sur ce sujet. La fumisterie a bien sûr continué, malgré le retrait et le boycott du North American Indigenous Peoples Caucus (NAIPC), mais pour l’oligarchie et son officine de contrôle qu’est l’ONU.. pas de problème, en avant toute !… Qui peut encore croire un mot de ce qui sort du « machin » qu’est l’ONU. Fumisterie à l’état pur !

— Résistance 71 —

 

Le tour de magie de l’État, dans le document final de la réunion plénière de haut niveau sur les peuples indigènes de l’ONU

 

Steven Newcomb

 

29 septembre 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/09/29/state-magic-outcome-document-un-hlpm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les prestidigitateurs sont bien au courant d’une chose essentielle: Ce sur quoi l’audience se focalise détermine ce qu’elle ne voit pas. La diversion est une affaire critique dans l’art de la prestidigitation. Les magiciens focalisent l’audience sur une chose tandis que quelque chose qu’elle ne remarque pas se déroule sous ses yeux. Ceci est une métaphore valide au sujet de ce qu’il s’est passé avec le document résultant de la Réunion Plénière de Haut Niveau de l’ONU, connue sous le nom de “Conférence Mondiale sur les Peuples Indigènes”.

Ce document résultant fut adopté par l’assembée générale de l’ONU le 22 Septembre 2014. Ce ne fut pas un document de consensus parce que le North American Indigenous Peoples Caucus (NAIPC) s’était officiellement retiré du Groupe de Coordination Mondial et avait appelé à l’annulation du meeting ainsi qu’avait refusé de participer à la rédaction de ce document contrôlé par l’état et motivé par les intérêts des états. Un examen de la version finale du document qui a été approuvé en tant que résolution de l’ONU, rend absolument évident que les préoccupations du NAIPC étaient bel et bien fondées.

Le document résultant de cette réunion pléniaire est fondé sur une diversion subtile. Le texte du document dirige l’attention à l’écart d’un fait central: Le sujet de ce document est les peuples qui doivent exister sous la domination ou le contrôle des États. Comment des peuples appelés “indigènes” pourront se libérer du cadre de la domination de l’état au travers de l’exercice de l’auto-détermination est une question qui ne fut même pas un sujet de discussion durant la réunion de l’ONU et de l’Assemblée Générale.

Au lieu d’apporter une opportunité de discussion au sujet de la domination des états sur les peuples dits “indigènes », tout le monde fut attendu par les gouvernements des états à accepter l’idée que les peuples étiquetés “indigènes” soient limités à “aspirer” atteindre certains droits dans le futur, tout en continuant d’exister sous la domination des États. Le document résultant de la réunion fut écrit sur la base de l’assomption que les peuples appelés “indigènes” n’existeront JAMAIS de manière libre et indépendante de la domination ou gouvernance des états sous lesquels ils sont sous “tutelle”.

Au nom de “mettre en application” les “fins” et de supporter les “principes” de la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU, les gouvernements des états ont créé et maintenant adopté un document final qui accepte sans abage l’idée sous-jacente que les États seront dominants à tout jamais sur les nations et peuples étiquetés “indigènes”.

En résultat de cette diversion trompeuse, le mouvement vers ce meeting de l’ONU fut un chemin de pure folie. Au lieu de questionner ou de défier la dominace de l’état sur nos nations et peuples originellement libres, ceux qui ont désiré soutenir les intérêts et les vues des peuples indigènes ont accepté de manière inadvertente la domination de l’État comme un acquis. Sans s’en rendre compte, ils ont en fait demander des “droits” sous la domination de l’État.

Ces représentants indigènes ont été égarés sur un chemin errant et dommageable qui a mené à cette réunion pléniaire sur les peuples indigènes de l’ONU qui eut lieu les 22 et 23 Septembre 2014. Ils ont permis que leurs yeux et leur attention soient divertis de ce que les états ont fait pour manipuler nos Nations et nos Peuples au travers de manœuvres ingénieuses de tromperie.

Une technique de supercherie textuelle bien établie consiste en symbolisant et en constituant la domination de l’état en épelant toujours leurs identifiants en lettres majuscules comme par exemple: “États”, “Gouvernements”, “Chefs d’État” (NdT: du moins dans les textes officiels en anglais…) tandis que les “peuples indigènes” est épelé en minuscule. Cette technique est utilisée à travers tout le document.

Comment puis-je être certain de la présomption de la domination de l’état ? Ma certitude est le résultat d’une analyse sur le contexte du mot “Indigène” tel qu’il est utilisé par les Nations-Unies et au sujet duquel j’ai déjà écrit auparavant. Prenez par exemple le rapport de l’ONU de 2009: “State of the World’s Indigenous Peoples,” publié par le Département des Affaires Économiques et Sociales, division pour la politique sociale et le développement et le secrétariat du forum permanent de l’ONU sur les questions indigènes. Les auteurs du rapport expliquent que l’ONU n’a en fait jamais officiellement adopté de définition pour ce que sont les peuples Indigènes.

Quoi qu’il en soit, les auteurs du rapport citent alors quelques sources différentes pour donner un cadre ou une orientation mentale de façon à ce que le lecteur ait une idée de ce qui est signifié par le mot “indigène” (l’ortographe officielle de l’ONU… avec in “i” minuscule) aux Nations-Unies. Les auteurs du rapport cite ceci en provenance de la Convention de l’Organisation Internationale du Travail 169, Article 1,b:

Peuples dans des pays indépendants qui sont vus comme indigènes sur le compte de leur descendance de populations qui habitaient le pays… au moment de la conquête ou de la colonisation ou de l’établissement des frontières actuelles de l’état et qui sans regard pour leur statut légal, maintiennent quelque partie ou la totalité de leurs institutions sociales, économiques, culturelles et politiques.

Puis en page six du rapport “State of the World’s Indigenous Peoples”, les auteurs écrivent:

Le concept de peuples indigènes émerge de l’expérience coloniale, lorsque les peuples aborigènes d’une terre donnée furent marginalisés après avoir été envahis par des puissances coloniales, dont les peuples sont maintenant dominants sur les occupants précédents… La domination et le déplacement n’ont, bien sûr, pas été exclusivement pratiqués par des occupants blancs et colonialistes.

Les mots et les bouts de phrases du paragraphe ci-dessus qui contiennent la signification de domination incluent: “expérience coloniale”, “aborigène”, “marginalisés”, “envahis”, “puissances coloniales”, “maintenant dominants”, “domination”, “déplacement”, “occupants blancs”, “colonialistes” et si nous continuions avec la phrase d’après dans le texte, qui discute du contexte en Asie et en Afrique, nous pourrions rajouter les mots ou expressions “groupes dominants”, “supprimés” et “marginalisés”.

En page six du rapport “State of the World’s Indigenous Peoples” nous trouvons des preuves supplémentaires de l’utilisation de la diversion ; par exemple les auteurs du rapport ne disent pas que “des peuples aborigènes” ayant été “envahis par des puissances coloniales” a fait que ceux-ci ont été “dominés”. Les auteurs écrivent que le résultat fut que les “peuples aborigènes” furent “marginalisés”.

Les auteurs du rapport utilise le mot “marginalisés” malgré avoir reconnu l’existence de peuples qui “sont maintenant dominants sur les occupants préalables”. D’après cette reconnaissance, les auteurs auraient dû avoir écrit au sujet “de peuples maintenant dominants sur des occupants préalables maintenant dominés”.

Que les auteurs du rapport de l’ONU étaient parfaitement au courant du contexte auquel je réfere est rendu évident par le premier mot de la phrase qui apparaît deux phrases plus loin: “Domination”. Ce mot et les exemples ci-dessus explicitement identifient le contexte du mot “Indigène”. C’est aussi le contexte du document résultant de la dernière réunion pléniaire de l’ONU, adopté pour la “mise en pratique” de ce que nous pourrions maintenant tout aussi bien appeler la Déclaration des Droits des Peuples Dominés appelés Indigènes de l’ONU. C’est ce contexte qui fait que l’appel à “l’égalité” entre nos Nations et Peuples originellement libres et la domination de l’état est un non-sens. Ce qui est sensé par contre est pour nos Nations de former une alliance d’engagement sans faille pour défier et mettre un terme une fois pour toute à cette domination.

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Articles connexes de Steven Newcomb sur le sujet de l’imposture de l’ONU et de la réunion pléniaire de haut niveau sur les peuples indigènes:

 https://resistance71.wordpress.com/2014/03/19/onu-et-colonialisme-la-declaration-des-droits-des-peuples-indigenes-vraiment/

 https://resistance71.wordpress.com/2014/05/03/resistance-politique-boycott-de-la-mascarade-de-la-reunion-pleniaire-mondiale-de-lonu-sur-les-peuples-indigenes/

 https://resistance71.wordpress.com/2014/06/13/colonialisme-et-onu-controler-le-langage-controle-les-gens-jeu-semantique-jeu-de-domination-pour-un-statu-quo-colonialiste/

 https://resistance71.wordpress.com/2014/06/26/resistance-politique-a-la-semantique-colonialiste-etendue-a-lonu/