Archive pour oligarchie

Vides et vains, ni G8 ni G20

Posted in actualité, économie, politique et social with tags , , , , , , , on 30 juin 2010 by Résistance 71

Article paru sur Mondialisation.ca
Url de l’article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=19944

A l’instar des réunions précédentes, le sommet du G20, club privé où les pays les plus riches de la planète ont convié les chefs d’Etat des principales puissances émergentes, s’est révélé à nouveau riche en effets d’annonce et vide de décisions. Comme en 2008 à Londres puis en 2009 à Pittsburgh, les discussions du G20 réuni à Toronto ont tourné autour de la sortie de crise. Mais d’une sortie capitaliste de la crise, favorable aux créanciers et aux grandes puissances.

Véritable serpent de mer depuis deux ans, le thème de la réglementation financière mondiale n’a, sans surprise, mené à rien de tangible. Devant les opinions publiques, qui paient très cher les effets de cette crise dans le déclenchement de laquelle elles n’ont aucune responsabilité, les gouvernements font comme s’ils souhaitaient s’inviter dans une redéfinition des règles du jeu mondial alors que depuis des décennies, ils œuvrent en fait pour l’abandon de toute règle protégeant les peuples.

Réglementation du marché des produits dérivés qui sont des innovations financières de pure spéculation sans utilité sociale, normes de fonds propres imposés aux banques, encadrement des bonus des dirigeants des grandes banques qui sont repartis de plus belle, taxation des grandes banques ou des transactions financières, autant de sujets qui ont montré de fortes divergences au sein du G20, ce qui est bien commode pour ne rien décider : le sujet a été reporté au prochain sommet du G20 à Séoul en novembre. Un moyen comme un autre de ne pas avancer sur ce sujet pourtant essentiel.

A chaque show médiatique, la même rengaine contre le protectionnisme est également entonnée. Partout dans le monde, l’Organisation mondiale du commerce (OMC), appuyée par le Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), s’est donnée comme mission d’abattre les protections nationales décrétées comme entraves au libre commerce. Ce faisant, les droits fondamentaux des peuples, comme le droit à la souveraineté alimentaire, sont sacrifiés sur l’autel de la croissance et du profit des sociétés transnationales.

Pourtant, les différentes crises qui ont secoué le monde ces dernières décennies puisent leurs racines dans cette libéralisation du commerce et des flux de capitaux essentiellement spéculatifs. La grande déréglementation financière des années 1990, la déstructuration de pans entiers des économies nationales et le désagrégement de l’Etat ont préparé le terrain de la brusque offensive des détenteurs de capitaux contre les populations du monde entier, au Sud d’abord mais au Nord aussi.

La crise actuelle et les plans de sauvetage des banques ont démultiplié les dettes publiques des pays du Nord. L’ouragan d’austérité qui s’abat sur les pays européens organise de drastiques réductions des dépenses publiques tout en préservant les revenus du capital. Le G20 a ainsi pris l’engagement de « réduire de moitié les déficits d’ici à 2013 et faire diminuer la dette publique rapportée au PIB avant 2016 ». Ces coupes se font à l’encontre des intérêts des classes populaires et à l’avantage des classes sociales favorisées. Les remèdes frelatés appliqués à partie des années 1980 sont de retour : réduction ou gel des salaires, hausse de la TVA, libéralisation du marché du travail, privatisations des entreprises publiques, réforme du système des pensions et des retraites sont autant de mesures d’austérité dont les premières victimes sont les populations les plus précaires. Depuis 2008, le FMI a ouvert des lignes de crédits à une dizaine de pays européens. En Islande, la population a clairement fait comprendre qu’elle ne paierait pas pour les errements et les outrances du secteur bancaire et financier. En Roumanie, la réduction de 15% des retraites a été jugée anticonstitutionnelle malgré les pressions du FMI. En Ukraine, les relations entre le FMI et le gouvernement étaient bloquées depuis la décision unilatérale de ce dernier d’augmenter de 20% le salaire minimum. De nombreuses manifestations populaires ont lieu dans les différents pays victimes de ces politiques, ainsi qu’à Toronto où les manifestations anti-G20 ont été brutalement réprimées.

Ce sommet du G20 ne fut donc qu’une pierre de plus apportée à l’édifice d’une sortie capitaliste de la crise. Pour tous ceux qui luttent pour la justice sociale, ce G20 est plutôt… un G vain, qui répète inlassablement les mêmes exigences que rien ne justifie et qui ressort les anciennes « solutions » qui en fait n’en sont pas. Alors, ni G8, ni G20, mais il faut s’attaquer à la racine du problème en expropriant les banques pour les transférer au secteur public sous contrôle citoyen, en réalisant un audit citoyen de la dette publique afin d’annuler la dette illégitime, en instaurant une véritable justice fiscale et une redistribution plus juste de la richesse, en luttant contre la fraude fiscale massive, en remettant au pas les marchés financiers par la création d’un registre des propriétaires de titres et par l’interdiction des ventes à découvert, en réduisant radicalement le temps de travail pour créer des emplois tout en maintenant les salaires et les retraites. Pour cela, il est urgent de créer une vaste mobilisation populaire pour faire converger les luttes locales sur le plan international et venir à bout des politiques de régression sociale.

Damien Millet – Sophie Perchellet – Eric Toussaint : Respectivement porte-parole, vice-présidente du CADTM France et président du CADTM Belgique (www.cadtm.org)

Vidéo animation: comment vaincre le Nouvel Ordre Mondial?

Posted in actualité, documentaire, N.O.M, politique et social with tags , , , , , , , on 29 juin 2010 by Résistance 71

Solidaire contre le fascisme supranational du Nouvel Ordre Mondial !

Recette en 4 minutes, musicale et sans parole de la tourte résistance a la creme solidarité populaire.

Rien ne sert de s’égosiller en vain. Organisation, solidarité au dela des clivages fictifs et induits politico-sociaux dont l’oligarchie nous abreuve pour mieux nous diviser et action directe intelligente et concertée sont les piliers du regain de notre conscience sociale défunte.

Pour que nous, les peuples survivions au totalitarisme supra-fasciste annoncé:

A voir et diffuser sans modération !

http://www.youtube.com/watch?v=9clXt9iFo1g

Le paysage social français vu du Québec

Posted in actualité, économie, politique et social, politique française with tags , , , , , , , , on 28 juin 2010 by Résistance 71

Cette vision du paysage socio-politique français nous vient du Québec. Il est intéressant de noter, que sans aucun doute, nos cousins québécois voient dans la situation politico-sociale française, certaines choses que nos concitoyens eux-mêmes n’ont pas encore perçu pour la plupart.

Il est de surcroi intéressant de noter la recherche pour l’auteur d’un homme (ou femme) politique, susceptible de transcender le malaise social en une réorientation et reconstruction politique et sociale satisfaisante pour les citoyens de la République.

C’est la a notre sens qu’est le fourvoiement. Espérer toujours en une providence politique d’un homme ou d’un parti pour remettre la société dans les rails du progressisme est une illusion aussi grande que de croire que nous vivons (en France ou au Canada ou tout autre pays occidental), dans une démocratie.

La solution au marasme actuel, et ses déroulements futur est en dehors du système de la sacro-sainte illusion de la « démocratie représentative », qui n’a générée depuis 1789 qu’une succession d’aristocraties républicaines, monarchiques ou impérialistes selon les lubies des financiers du moment et de la conjoncture du grand argent. Nous sommes d’accord avec l’analyse de JC Allard, mais pas dans l’orientation a suivre quant aux solutions.

Le pouvoir de, pour et par les peuples, fédérés par une politique participative non déléguée et auto-géré pour une véritable émancipation sociale.

— Résistance71 le 28 Juin 2010 —

France: le passage à l’acte ?

Par JC Allard, url de l’article original:
http://les7duquebec.wordpress.com/2010/06/28/le-passage-a-lacte/

On se plaint beaucoup au Québec, mais la situation est bien plus volatile en France.  Regardons bien ce qui s’y passe, car c’est peut-être  le modèle de ce qui va se passer chez-nous quand la situation se sera encore détériorée.

Ceux qui suivent de près les états d’âme de la population française ne peuvent qu’avoir constaté le détérioration brutale du climat politique, surtout depuis l’élimination de l’Équipe de France au Mondial.  Petite cause, grand effet, car il semble qu’en donnant à Quidam Lambda cette lourde taloche à son amour propre, on l’ait sorti de sa torpeur et qu’il ait tout à coup compris toute l’ampleur du désastre .

Il prend conscience de l’insolvabilité prochaine de la France au sein d’une Europe qui le sera aussi, d’un marché du travail qui s’effiloche dans une structure de production que le libre-échange a sabotée, d’une solidarité nationale rongée par les communautarismes et, surtout, de la trahison de ses élites qui, tous partis confondus, apparaissent toutes corrompues, sans un idéal et sans même un projet.

Quidam Lambda comprend que lui couper ses retraites et privatiser le patrimoine national  ne sont pas des gestes amicaux. Il comprend qu’on ne le gouverne plus, mais qu’on l’exploite comme un cheptel. Le mépris général de la population française pour ses élites est devenu tangible. En l’absence de médias crédibles – ils sont tous aux ordres de ces élites politiques, economiques et même culturelles qui sont devenues ses ennemies –  c’est le ton des articles sur le Net qui se durcit… et celui des commentaires de la population générale encore bien davantage.

On entend donc depuis quelques jours sur le Net français un langage subversif, insurrectionnel et qui se voudrait révolutionnaire.  Un discours qui reste encore bien velléitaire, cependant, puisqu’il n’existe pas une alternative réaliste a la gouvernance de ces élites : dans la société complexe qui s’est créée, le peuple n’a pas la compétence de proposer quoi que ce soit.

Mais le peuple ne veut plus faire aveuglément confiance à une caste élitiste qui semble s’être liguée contre lui. Il cherche une issue. Il veut manifester son mécontentement. Comment peut-on prévoir qu’il le fera ?

Le plus probable, si la révolte passe à l’acte, est que ce sera par une désobéissance civile spontanée et individuelle. Un grève générale non déclarée, sans consignes de qui que ce soit … et sans donc que quiconque puisse  être persuadé d’y mettre fin par des promesses ou des menaces.  Un nouveau Mai 1968, dont le premier n’aura alors été que la répétition générale.

Cette désobéissance qui se voudra populaire ne ciblera pas les citoyens, mais la structure de l’État et du système de production. Elle pourrait s’accompagner d’actes de sabotage.  Ainsi, le personnel du réseau de la santé ne cessera pas de traiter, mais tout le volet administratif et comptable pourra devenir inopérant. De même le système de transport en commun, où c’est la perception des titres de transport qui pourrait être seule  perturbée.

Perturbé aussi – c’est un euphémisme – le transport des marchandises dont la logistique fragile peut ne plus produire qu’un chaos indescriptible. Perturbé un systeme d’éducation o1 ce qui est enseigné ne correspond plus aux programmes et où personne n’échoue plus un examen… les possibilités de saboter le système sont infinies, imparables et à la portée de chaque individu mécontent.

Ceux qui profitent vraiment du système ont intérêt à ce qu’il n’y ait pas trop de mécontents.  Si personne n’a autorité pour le dire formellement, mais que tout le monde sait, que ce que le peuple veut est la démission de la gouvernance actuelle – Exécutif et Legislatif – et son remplacement par autre chose, ceux qui sont les véritables maïtres de la société et ne veulent pas que le peuple soit mécontent ne tarderont pas à obtenir cette démission…

Démission de la gouvernance actuelle, puis quoi ?… On pourrait penser à la mise en place, pour 6 mois ou un an, d’une structure de transition, dont l’objectif serait d’abord de redonner confiance aux Français, en créant  un consensus large et en menant une action exemplaire contre la corruption.

Cette structure pourrait aussi mettre en place des mesures d’urgence pour juguler la crise, puis proposer et faire adopter par referendum une nouvelle constitution. Son mandat s’achèverait  par  l’élection, selon les principes et procédures de cette nouvelle constitution, d’un nouveau gouvernement dont ce sont ces futures élections qui détermineraient les orientations.

Comment constituer cette structure de transition ?  Ne pouvant compter que sur les ressources politiques dont elle dispose et ayant comme premier objectif que cette structure soit consensuelle, les Français devraient exiger que se forme un gouvernement d’Union Nationale ratissant très large, de Mélenchon à Le Pen.  Il ne faut exclure personne qui accepte le principe d’une gouvernance démocratique.  On saura que Quidam Lambda est content quand les roues recommenceront à tourner correctement.

Le peuple peut désormais choisir cette voie proactive, parce que la complémentarité, dans une société complexe, rend tant de gens indispensables qu’on ne peut simplement pas  gouverner sans un large consensus.  Si on tente d’ignorer cette exigence, toutefois, le mécontentement de la population conduira à un changement plus conventionnel : la prise du pouvoir par un homme providentiel qui, ne devant rien à personne, pourra nettoyer tout ce réseau de favoritisme et de copinage qui étouffe la France.

Le peuple n’a pas le pouvoir de le faire apparaître un tel homme, mais il a celui de l’accueillir. D’autant plus facilement que, dans une société complexe, la complémentarité fait de la démocratie le régime par défaut et que celle-ci reviendrait d’elle-même le nettoyage complété. Il va être passionnant de voir le chemin que prendra la France.

Pierre JC Allard

Sarkozy bon éleve du département d’état américain

Posted in actualité, désinformation, politique et social, politique française with tags , , , , on 27 juin 2010 by Résistance 71

— Cet article est paru sur le Réseau Voltaire le 19 Juillet 2008 —

Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française

par Thierry Meyssan, fondateur et président du Reseau Voltaire

Url de l’article original: http://www.voltairenet.org/article157210.html

Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force [1].

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat [2]. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo- new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste [3]. Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi —.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino- américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total) [4], tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.

Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.

La fabrication de Nicolas Sarkozy

Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.

C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).

Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.

Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé parles indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.

Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait. Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié auxfonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.

En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine [5], dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.

Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA [6]). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn [7].

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.

L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice [8].

Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.

Premiers jours à l’Élysée

Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes : Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua. François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild. Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.

Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie- Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

Sous le contrôle de Wali, le frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États- Unis [10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.

Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co- présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault [11].

Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états- uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo- conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

La cote de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont affaire?

Références:

1] « Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août 2001

[2] « Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 septembre 2001

[3] L’Énigme Pasqua, par Thierry Meyssan, Golias ed, 2000.

[4] Les requins. Un réseau au cœur des affaires, par Julien Caumer, Flammarion, 1999.

[5] « Un relais des États-Unis en France : la French American Foundation », par Pierre Hillard, Réseau Voltaire, 19 avril 2007.

[6] « Les New York Intellectuals et l’invention du néo-conservatisme », par Denis Boneau, Réseau Voltaire, 26 novembre 2004.

[7] Le responsable US du renseignement, Irving Brown en personne, a revendiqué avoir lui-même recruté et formé MM. Jospin et Cambadélis pour lutter contre les staliniens alors qu’ils militaient chez les lambertistes pour, cf. Éminences grises, Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The Origin of CIA Financing of AFL Programs » in Covert Action Quaterly, n° 76, 1999. Il importe d’éviter une interprétation anachronique : leur engagement au service des USA est celui d’atlantistes durant la Guerre froide. Au-delà, il les conduira, par exemple, en 1999, à jouer un rôle central dans l’engagement de Paris au sein de l’OTAN pour bombarder Belgrade, pourtant allié traditionnel de la France. De même, il importe d’éviter les fausses équivalences : la collaboration de Nicolas Sarkozy avec les USA ne s’est pas développée sur une base idéologique, mais relationnelle et carriériste (note modifiée le 27 juillet 2008 en réponse à des lecteurs).

[8] « Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 octobre 2007.

[9] « Alain Bauer, de la SAIC au GOdF », Note d’information du Réseau Voltaire, 1er octobre 2000.

[10] « Le gouvernement kosovar et le crime organisé », par Jürgen Roth, Horizons et débats, 8 avril 2008.

[11] « Avec Christine Lagarde, l’industrie US entre au gouvernement français », Réseau Voltaire, 22 juin 2005.

[12] « L’honorable Frank Carlucci », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 février 2004.

[13] « Les liens financiers occultes des Bush et des Ben Laden » et « Le Carlyle Group, une affaire d’initiés », Réseau Voltaire, 16 octobre 2001 et 9 février 2004.

Le terrorisme international organisé n’existe pas

Posted in 11 septembre, actualité, désinformation, N.O.M, politique et social with tags , , , , , on 27 juin 2010 by Résistance 71

Note de Résistance71:
Cet article a été publié par le journal algérien El Khabar en Décembre 2009

« Le terrorisme international n’existe pas »

L’ancien chef d’état-major des forces armées russes déclare que la guerre [contre la terreur] est une intox pour justifier la création d’un organe de gouvernement mondial.

Le Général Léonide Ivashov était chef d’état-major des forces armées russes au moment où se produisirent les attaques du 11 septembre 2001. Ce militaire, qui a vécu ces événements de l’intérieur, offre une analyse différente de ces collègues américains. Comme il l’a fait lors de la Conférence de l’Axe pour la Paix en 2005, il nous explique que le terrorisme international n’existe pas et que les attaques du 11 septembre furent le résultat d’un coup monté. Ce à quoi nous assistons est une manipulation orchestrée par les grandes puissances ; ce terrorisme n’existerait pas sans elles. Il affirme que, au lieu de simuler une « guerre mondiale contre le terrorisme », le meilleur moyen de réduire ce type d’attaques est de le faire à travers le respect de la loi internationale et de la coopération pacifique entre les pays et leurs citoyens.

Ainsi que la situation internationale actuelle le montre, le terrorisme apparaît là où la contradiction s’aggrave, là où il y a un changement dans les relations sociales ou un changement de régime, là où il y a une instabilité politique, économique ou sociale, là où il y a une décadence morale, là où le cynisme et le nihilisme triomphent et là où le vice est légalisé et où le crime s’étend. C’est la mondialisation qui crée les conditions de l’apparition de ces phénomènes extrêmement dangereux. C’est dans ce contexte que la nouvelle carte du monde géostratégique est conçue, que les ressources de la planète sont en cours de redistribution, que les frontières disparaissent, que la loi internationale est déchirée en morceaux, que les identités culturelles sont gommées et que la vie spirituelle s’appauvrit…

L’analyse de la nature même du processus de mondialisation et des doctrines militaire et politique, des Etats-Unis et des autres pays, montre que le terrorisme contribue à la domination mondiale et à la soumission des Etats à l’oligarchie globale. Cela signifie que le terrorisme n’est pas quelque chose d’indépendant de la politique mondiale mais seulement un instrument, un moyen d’installer un monde unipolaire avec un seul quartier général mondial. C’est un prétexte pour effacer les frontières nationales et pour établir la loi d’une nouvelle élite mondiale. C’est précisément cette élite qui constitue l’élément clé du terrorisme mondial – ses idéologues et ses « parrains ».

Les réalités historique, culturelle, traditionnelle et naturelle sont les cibles principales de cette élite mondiale. Elle vise le système existant de relations entre les Etats ; les ordres nationaux et étatiques de la civilisation humaine partout dans le monde, ainsi que les identités nationales.

Le terrorisme international d’aujourd’hui est un phénomène qui combine l’utilisation de la terreur par des structures étatiques et non-étatiques comme moyen d’atteindre leurs objectifs politiques par l’intimidation des personnes, la déstabilisation psychologique et sociale, l’élimination de la résistance d’organisations puissantes et la création de conditions appropriées pour la manipulation des politiques des pays et du comportement des gens.

Le terrorisme est l’arme utilisée dans un nouveau type de guerre. En même temps, le terrorisme international, en complicité avec les médias, est à la tête du processus global. C’est précisément la symbiose entre les médias et la terreur qui permet de modifier la politique internationale et la réalité existante.

Dans ce contexte, si nous analysons ce qui est arrivé le 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, nous pouvons arriver aux conclusions suivantes :

1. Les organisateurs de ces attaques sont les cercles politiques et d’affaires qui avaient un intérêt à déstabiliser l’ordre mondial et qui disposaient des moyens nécessaires pour financer cette opération. La conception politique de cette action a mûri là où des tensions sont apparues dans l’administration des ressources financières et autres. Nous devons regarder les raisons des attaques à la lumière de la coïncidence des intérêts du grand capital à des niveaux globaux transnationaux, dans les cercles qui n’étaient pas satisfaits par le rythme du processus de la mondialisation ou de la direction qu’elle prenait.

Au contraire des guerres traditionnelles, dont la conception est déterminée par des généraux et des politiciens, les oligarques et les politiciens qui leur sont d’habitude soumis sont ceux qui l’ont conçue cette fois-ci.

2. Seuls, les services secrets et leurs chefs actuels – ou ceux à la retraite mais qui ont gardé une influence à l’intérieur des organisations d’état – ont la capacité de planifier, d’organiser et de conduire une opération de cette ampleur. Généralement, ce sont les services secrets qui créent, financent et contrôlent les organisations extrémistes. Sans le soutien des services secrets, ces organisations ne peuvent pas exister, ne serait-ce que pour mener des opérations d’une telle ampleur dans des pays si bien protégés. Planifier et conduire une opération à cette échelle est extrêmement complexe.

3. Oussama ben Laden et « al-Qaïda » ne peuvent pas être les organisateurs ni les exécuteurs des attaques du 11 septembre. Ils ne disposent ni de l’organisation, ni des ressources nécessaires, ni des dirigeants. C’est pourquoi, il fallait créer une équipe de professionnels, et les kamikazes arabes ne sont que des extra qui ont servi à masquer l’opération.

L’opération du 11 septembre a modifié le cours des événements dans le monde dans la direction choisie par les mafias transnationales et les oligarques internationaux ; c’est à dire ceux qui espèrent contrôler les ressources naturelles de la planète, les réseaux d’information mondiaux et les flux financiers. Cette opération a aussi favorisé l’élite économique et politique américaine qui cherche aussi à dominer le monde.

L’utilisation du terme « terrorisme international » poursuit les buts

suivants:

– Cacher les véritables objectifs des forces déployées partout dans le monde dans la lutte pour la domination et le contrôle ;

– Changer les exigences des gens pour une lutte contre des cibles non définies – contre un ennemi invisible ;

– Détruire les normes internationales de base et changer les concepts tels que : agression, terreur d’état, dictature ou mouvement de libération nationale ;

– Priver les peuples de leur droit légitime à se défendre contre les agressions et à rejeter le travail des services secrets étrangers ;

– Etablir le principe du renoncement aux intérêts nationaux, transformer les objectifs dans le domaine militaire en donnant la priorité à la guerre contre le terrorisme, qui viole la logique des alliances militaires au détriment d’une défense conjointe en favorisant la coalition antiterroriste ;

– Résoudre les problèmes économiques par une règle militaire sévère utilisant la guerre contre le terrorisme comme prétexte.

Pour combattre de manière efficace le terrorisme international il est nécessaire de prendre les mesures suivantes :

– Confirmer devant l’Assemblée Générale des Nations-Unies les principes de la Charte de l’ONU et de la loi internationale comme principes que tous les états sont obligés de respecter ;

– Créer une organisation géostratégique (éventuellement inspirée de l’Organisation de la Coopération de Shanghai, qui comprend la Russie, la Chine, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Kirghizstan et le Tadjikistan) avec un ordre de valeurs différent de celui des Atlantistes. Une telle organisation permettrait de concevoir une stratégie de développement des états, un système de sécurité internationale, un autre modèle financier et économique (ce qui voudrait dire que le monde reposerait à nouveau sur deux piliers) ;

– Associer (sous l’égide des Nations-Unies) les élites scientifiques à la conception et à la promotion des concepts philosophiques de l’Etre Humain du 21ème siècle.

– Organiser l’interaction de toutes les dénominations religieuses du monde, pour le compte de la stabilité du développement de l’humanité, de la sécurité et du soutien mutuel.

Biographie:

Le Général Léonide Ivashov est le vice-président de l’Académie des affaires géopolitiques. Il a été le chef du département des Affaires Générales au Ministère de la Défense de l’Union Soviétique, le secrétaire du Conseil des ministres de la défense de la CEI (Communauté des Etats Indépendants), le chef de la coopération militaire au Ministre de la Défense de la Fédération Russe et le chef d’état-major interarmes des armées russes.

El Khabar/ Algérie.

Vidéo: Pour mieux comprendre le nouvel ordre mondial

Posted in actualité, documentaire, N.O.M, politique et social with tags , , , , , , , on 27 juin 2010 by Résistance 71

En français, le film documentaire de référence sur le sujet par Alex Jones. Réalisé en 2007, ce documentaire couvre tous les aspects de la génese du Nouvel Ordre Mondial (N.O.M) ou New World Order en anglais et son développement moderne.

Le concept n’est pas récent et les élites auto-proclamées de nos sociétés ont toujours planifié une gouvernance mondiale. Alex Jones décortique les rouages historiques, politiques et sociaux et nous dresse un portrait du néo-fascisme globaliste en marche, son modus operandi et la vision totalitaire d’un futur des plus orwellien.

La dictature du Nouvel Ordre Mondial que tous les politiques et grands financiers comme les Warburg, Rockefeller, Rothschild, Turner, Murdoch, Bill Gates, Bush pere & fils, Clinton mari & femme, Obama, Blair, Brown, Rudd, Merkel, Berlusconi, Sarkozy, DSK, Attali, Villepin, Royal,  appellent depuis des décennies est en phase finale d’instauration. Le N.O.M est fait pour la dominance absolue et finale de l’élite politico-financiere mondiale au détriment des peuples, de la justice sociale et de la Liberté. Comprendre son fonctionnement et l’état d’esprit des psychopathes de ses adorateurs est d’une importance primordiale si nous, les peuples, voulons lui survivre.

La 3eme guerre mondiale est déja commencée… Elle oppose l’oligarchie aux peuples et le monde des générations futures dépend de son issue.

http://video.google.fr/videoplay?docid=8597035991576191777#

Documentaire a voir et faire passer sans modération !

Le mythe du Réchauffement Climatique Anthropique (RCA)

Posted in actualité, écologie & climat, sciences with tags , , , , , , on 27 juin 2010 by Résistance 71

Le dogme erroné du réchauffement climatique anthropique ou RCA battait déja de l’aile avant le meeting de Copenhague en Novembre 2009. Depuis le climategate de novembre dernier, l’escroquerie de ce dogme pseudo-scientifique a été exposée ainsi que la dictature de la pensée unique de l’organe politique (et non scientifique) de l’ONU en la matiere: le GIEC, qui a agi en véritable tyran du dogme pseudo-scientifique pendent plus d’une décennie.

Le passage de la tendance « refroidissement global » des années 70 a la tendance « réchauffement global » de la fin des années 80 n’est aucunement prouvé scientifiquement. Ceci est le résultat exclusif d’une décision politique, motivée par des intérêts financiers particuliers. Si le probleme de la pollution est bien réel, celui du RCA est un leurre qui ne profite qu’a une minorité de financiers et de grosses multinationales.

Ci-dessous le manuel du sceptique de Joann Nova, journaliste scientifique australienne qui démonte le dogme pour nous dans ses deux versions complémentaires Manuel du Sceptique I:

http://lemytheclimatique.files.wordpress.com/2010/01/manuel.pdf

et le Manuel du Sceptique II:

http://www.skyfall.fr/uploads/Manuel%20du%20Sceptique%20II-V4.pdf

A lire absolument et faire passer sans modération !