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La doctrine de la peur essence de la propagande pour la 3eme guerre mondiale

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, crise mondiale, désinformation, guerres imperialistes, N.O.M, sciences with tags , , , , on 6 juillet 2010 by Résistance 71

Qui a peur du nucléaire civil iranien ?
par Thierry Meyssan

Pour Thierry Meyssan, le débat sur l’existence d’un éventuel programme militaire nucléaire iranien n’est qu’un écran de fumée. Les grandes puissances ont arrêté leur transfert de technologie dès la chute du Shah et la Révolution islamique a condamné le principe de la bombe atomique. Les prétendus soupçons occidentaux ne sont que des artifices utilisés pour isoler un Etat qui remet en cause la domination, militaire et énergétique, des puissances nucléaires et leur droit de veto au Conseil de sécurité.

La Maison-Blanche a diffusé un dossier de presse expliquant aux journalistes ce qu’est la résolution 1929 du Conseil de sécurité [1]. Le contenu de ce document — et la vaste campagne de communication qui l’a soutenu — a été repris comme à l’habitude par les grands médias occidentaux sans la moindre réflexion critique.Selon la presse occidentale — c’est-à-dire selon la Maison-Blanche dont elle est s’est fait pour l’occasion le perroquet — la résolution a été adoptée par « une base très large » et constitue « une réponse au refus constant de l’Iran de se plier à ses obligations internationales relatives à son programme nucléaire ». Voyons ce qu’il en est.

Sur 15 membres du Conseil de sécurité, 12 ont voté pour (dont les 5 membres permanents), 1 s’est abstenu, et 2 ont voté contre [2]. Cette « base très large » masque en réalité un nouveau clivage : pour la première fois dans l’histoire du Conseil, un bloc de nations émergentes (le Brésil et la Turquie, soutenus par l’ensemble des pays non-alignés) s’est opposé aux membres permanents (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) et à leurs vassaux. Ainsi, cette « unanimité moins deux voix » exprime en réalité une fracture entre le directoire des Cinq Grands et ce que l’on doit à nouveau appeler le Tiers-monde (par analogie avec le Tiers état [3]), c’est-à-dire ceux dont l’avis ne compte pas.

Le Brésil a joué un rôle central dans l’élaboration du traité de Tlatelolco, qui fait de l’Amérique latine une « zone exempte d’armes nucléaires ». La Turquie œuvre activement à faire du Proche-Orient une autre « zone exempte d’armes nucléaires ». Personne ne doute que ces deux Etats soient sincèrement opposés à la prolifération des armes nucléaires. Personne ne doute non plus que la Turquie, qui partage une frontière commune avec l’Iran, soit particulièrement vigilante pour empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique.

Alors pourquoi ont-ils voté contre la résolution 1929 ? Comme nous allons le voir, la problématique posée par les grandes puissances n’est qu’un écran de fumée pour masquer un débat de fond dans lequel l’Iran et les non-alignés mettent en cause leurs privilèges.

Le mythe de la bombe iranienne

A l’époque du Shah Reza Pahlevi, les Etats-Unis et la France mirent en place un vaste programme visant à doter Téhéran de la bombe atomique. Il était admis, au vu de l’histoire du pays, que l’Iran n’est pas un Etat expansionniste et que de grandes puissances pouvaient lui confier sans risque cette technologie.

Ce programme fut interrompu par les Occidentaux au début de la Révolution islamique et donna lieu à un long contentieux financier autour de la société Eurodif. Selon les autorités iraniennes, il n’a jamais été repris.

L’ayatollah Khomeini et ses successeurs ont condamné la fabrication, le stockage, l’utilisation, et la menace d’utilisation de l’arme nucléaire comme contraires à leurs valeurs religieuses. Selon eux, il est moralement inacceptable d’utiliser des armes de destruction massive qui tuent indistinctement civils et militaires, partisans et adversaires d’un gouvernement. Cette prohibition a pris force de loi avec le décret émis par le Guide suprême de la Révolution, l’ayatollah Khamenei, le 9 août 2005.

Les dirigeants iraniens ont déjà montré leur obéissance à ce principe et le peuple iranien l’a déjà payé très cher. C’était au cours de la guerre lancée par l’Irak contre le pays (1980-88). Saddam Hussein fit tirer des missiles non guidés sur les villes iraniennes. L’armée iranienne riposta à l’identique jusqu’à ce que l’imam Khomeini intervienne. Il fit cesser les tirs, en vertu de ce principe, interdisant de tirer à l’aveuglette sur les villes ennemies. Le pays fit le choix d’endurer une guerre plus longue plutôt que de la gagner en utilisant des armes non ciblées [4].

Compte tenu du mode de fonctionnement du pays, il ne paraît pas possible que des individus aient passé outre cet avis théologique et la mémoire des martyrs de cette guerre pour mettre en place un vaste programme secret de recherche et de fabrication de la bombe atomique.

La position iranienne anticipe le droit international. Ce n’est en effet qu’en 1996 que la Cour internationale de Justice de La Haye a mis en évidence que toute destruction massive est criminelle, et que le principe même de la dissuasion nucléaire, c’est-à-dire la menace de perpétrer un crime, constitue un crime en lui-même [5]. Cependant, l’avis de la Cour n’étant pas contraignant, mais uniquement consultatif, les grandes puissances n’en ont que faire [6].

Le mythe d’un programme militaire nucléaire iranien a été forgé par les Anglo-Saxons après leur invasion de l’Afghanistan et de l’Irak. Leur plan stratégique prévoyait de prendre ultérieurement l’Iran en tenaille à partir de ses deux voisins. Dans cette période, les services états-uniens et britanniques ont disséminé de fausses informations à ce sujet comme ils le firent à propos du prétendu programme d’armes de destruction massive de Saddam Hussein. Les données transmises aux alliés et à la presse étaient le plus souvent fournies par un groupe d’exilés iraniens, les Moujahidines du Peuple. Il s’est avéré depuis que ces exilés inventaient leurs informations au fur et à mesure des besoins. Au demeurant, ils vivaient en Irak et, même avec des soutiens familiaux locaux, ils n’étaient pas en mesure de pénétrer en Iran l’organisation très cloisonnée des Gardiens de la Révolution. Aujourd’hui les experts US reconnaissent que cette source était sans valeur. Seuls les néo-conservateurs et les services secrets français, qui protègent en France le siège mondial des Moujahidines, continuent à y croire [7].

Cette intox servit de référence au vote des résolutions 1737 (23 décembre 2006) [8] et 1747 (24 mars 2007) [9].

Les accusations à l’encontre de l’Iran furent abandonnées par Washington, le 3 décembre 2007, lorsque le directeur national du Renseignement le vice-amiral John Michael McConnell rendit public un rapport de synthèse. On y apprenait que l’Iran avait cessé tout programme nucléaire militaire depuis des années et que, s’il le relançait, il ne pourrait de toute manière pas produire de bombe atomique avant 2015 au moins [10]. En publiant ce rapport McConnell ne visait pas simplement à clore la polémique, il entendait surtout — dans la ligne d’un groupe d’officiers supérieurs réunis autour du vieux général Brent Scowcroft — suspendre le projet de guerre contre l’Iran, les Etats-Unis n’en ayant temporairement plus les moyens économiques et militaires [11]. Nos lecteurs se souviennent que j’ai analysé cet événements dans nos colonnes, en annonçant le changement de politique à Washington six heures avant la publication surprise de ce rapport [12].

Un accord fut conclu entre le commandant du CentCom, l’amiral William Fallon, et ses homologues iraniens, avec l’assentiment du secrétaire à la Défense Robert Gates sous la supervision du maître à penser des officiers supérieurs, le général Scowcroft. Un scénario de détente avait été convenu pour permettre aux Etats-Unis de sortir d’Irak la tête haute. Cependant, le clan Bush-Cheney, qui espérait encore cette guerre, réussit à faire voter de nouvelles sanctions contre l’Iran avec la résolution 1803 (3 mars 2008) [13], immédiatement suivie de la démission de l’amiral Fallon [14]. Là encore, nos lecteurs se souviennent de cet épisode que j’ai décrit en détail dans nos colonnes [15].

Enfin, il y a eu la tentative du clan Bush-Cheney de contourner l’opposition de l’état-major états-unien en sous-traitant l’attaque de l’Iran à Israël. Dans cette perspective, Tsahal avait loué deux bases militaires aériennes à la Géorgie, d’où des bombardiers auraient pu frapper l’Iran sans avoir besoin de ravitaillement en vol. Las ! ce projet fut soudainement interrompu par la guerre d’Ossétie du Sud et le bombardement des bases israéliennes de Géorgie par la Russie.

En définitive, le général Scowcroft et son poulain, Barack Obama, ont récupéré cette polémique et l’ont utilisée pour faire avancer leurs plans. Il ne s’agit plus de préparer une guerre contre l’Iran, mais d’exercer une forte pression sur Téhéran pour l’obliger à coopérer avec les Anglo-Saxons en Afghanistan et en Irak. En effet, les forces occidentales se sont embourbées dans ces deux théâtres d’opération, alors que les Iraniens ont de puissants leviers parmi les populations azéries afghanes et chiites irakiennes.

Ainsi, le général Scowcroft, qui dégonfla le mythe du nucléaire iranien en décembre 2007 et reçu comme une gifle les sanctions contre l’Iran en mars 2008, est devenu le propagandiste de ces mêmes sanctions en 2010.

L’indépendance énergétique des Etats émergents

Depuis 60 ans, l’Iran se préoccupe de son indépendance énergétique. Sous la monarchie impériale, le Premier ministre Mohammad Mossadegh, nationalisa l’Anglo-Iranian Oil Company, et expulsa la plupart des conseillers et techniciens britanniques. Dans son esprit et celui des autres sujets du Shah, il ne s’agissait pas tant de récupérer une manne financière que de s’approprier les moyens du développement économique. Le pétrole iranien assurerait la croissance d’une industrie iranienne.

Londres s’estimant lésé porta l’affaire devant la Cour de Justice internationale de La Haye. Et perdit. Les Britanniques sollicitèrent alors les Etats-Unis pour organiser un coup d’Etat [16]. A l’issue de l’« opération Ajax », Mossadegh fut arrêté tandis que le général ex-nazi Fazlollah Zahedi lui succèda. Le régime du Shah devint alors le régime le plus répressif de la planète.

La Révolution islamique, qui renverse le Shah, reprend à son compte cette exigence d’indépendance énergétique. Anticipant l’épuisement de ses ressources pétrolières, Téhéran intègre dans son vaste programme de recherche scientifique et technique des travaux sur le nucléaire civil. D’autant que, selon les géologues iraniens, le pays regorgerait d’uranium exploitable, une richesse plus importante que le pétrole.

Ne disposant pas de combustible nucléaire, Téhéran s’en fournit grâce au président Raúl Alfonsín. Trois accords sont signés avec l’Argentine, en 1987 et 1988. Les premières livraisons d’uranium enrichi à 19,75 % ont lieu en 1993 [17]. Mais ces accords sont interrompus par les attentats de Buenos-Aires, en 1992 et 1994, imputés à l’Iran, mais probablement perpétrés par le Mossad qui s’était installé dans le pays durant la dictature du général Videla [18].

En 2003, l’Iran signe le Protocole additionnel du Traité de non-prolifération, qui tient compte des avancées scientifiques. En vertu des nouvelles dispositions, les signataires doivent notifier à l’Agence internationale de l’énergie atomique les installations nucléaires en cours de construction, alors que par le passé, ils ne devaient les notifier que six mois avant la mise en service. Du fait du changement de règles, Téhéran confirme la construction en cours de nouvelles unités à Natanz et Arak. Le Protocole additionnel ne prévoyant pas de mesures transitoires pour passer d’un système juridique à l’autre, le président Mohammed Khatami accepte de discuter des modalités avec un groupe de contact composé par l’Union européenne, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni (UE+3), et suspend l’enrichissement de l’uranium en signe d’apaisement.

Elu président de la République à la mi-2005, Mahmoud Ahmadinejad estime que son pays a accordé un délai suffisant à l’AIEA pour mener les inspections nécessaires à la transition, et que le Groupe des Trois fait volontairement traîner les choses pour prolonger indéfiniment le moratoire iranien. Il décide donc de reprendre le processus d’enrichissement de l’uranium.

A partir de ce moment, les Européens — qui considèrent avec mépris l’Iran comme le « régime des mollahs » [19]— reprochent aux Iraniens d’avoir failli à leur parole. L’administration Ahmadinejad affirme quant à elle que, comme tous les gouvernements du monde, elle est liée par les Traités ratifiés par son Parlement, mais pas par la politique de l’administration précédente. C’est le début du conflit juridique. L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni obtiennent le soutien du G8 et convainquent le Conseil des gouverneurs de l’AIEA de porter le litige devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

Le vote du Conseil des gouverneurs (4 février 2006) préfigure celui du Conseil de sécurité du 9 juin 2010. Les grandes puissances font bloc, tandis que Cuba, la Syrie et le Venezuela votent contre.

Furieuse d’être humiliée, l’administration Ahmadinejad décide de retirer la signature iranienne du Protocole additionnel. Ce retrait rend caduques les engagements de l’administration Khatami et clôt la polémique avec le groupe UE+3. Le Conseil de sécurité réplique en exigeant une nouvelle suspension de l’enrichissement de l’uranium (résolution 1696 du 31 juillet 2006) [20]. Au regard du droit international cette résolution n’a pas de fondement juridique. La Charte des Nations Unies ne donne pas compétence au Conseil de sécurité pour exiger d’un Etat membre qu’il aliène un de ses droits pour « rétablir la confiance » des autres à son égard.

Dès lors, l’Iran —soutenu par 118 Etats non alignés— refuse de se conformer aux exigences successives du Conseil en vertu de l’article 25 de la Charte. Celui-ci stipule en effet que les Etats membres ne sont tenus d’accepter les décisions du Conseil que si celles-ci sont conformes à la Charte. Insensiblement, le débat juridique international est passé du contrôle par l’AIEA du programme iranien à un bras de fer entre les grandes puissances et les puissances émergentes. Ou plutôt, il est revenu au point de départ des années 50 ; la question du contrôle par l’AIEA n’étant qu’un épisode dans la lutte opposant les puissances dominantes au Tiers Monde.

Après le pétrole, l’uranium

La comparaison entre le comportement des grandes puissances face au pétrole iranien hier et leur comportement face à l’uranium iranien aujourd’hui est frappante.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les Anglo-Saxons avaient imposé des contrats léonins à l’Iran pour extraire son pétrole sans en payer le juste prix [21]. Ils avaient aussi empêché l’Iran de se doter de grandes raffineries pour le transformer. De telle sorte que les Iraniens devaient importer au prix fort l’essence que la British Petroleum avait produite, en raffinant à l’étranger le pétrole qu’elle leur avait volé.

Aujourd’hui, les grandes puissances voudraient interdire à l’Iran d’enrichir son uranium pour en faire un combustible. De la sorte, le pays n’aurait pas la possibilité d’utiliser ses propres richesses minérales et serait contraint de les vendre à bas prix. En 2006, les Anglo-Saxons ont fait adopter par le Conseil de sécurité une résolution exigeant que Téhéran suspende ses activités liées à l’enrichissement, y compris la recherche-développement. Puis, ils ont proposé aux Iraniens de leur acheter de l’uranium brut et de leur vendre de l’uranium enrichi.

La réaction de Mahmoud Ahmadinejad à ce chantage est exactement la même que celle de Mohandas K. Gandhi dans une situation similaire. Les Britanniques interdisaient aux Indiens de filer le coton. Ils leur achetaient donc à bas prix une matière première qu’ils ne pouvaient utiliser, puis ils leur revendaient au prix fort des tissus filés avec leur coton à Manchester. Le Mahatma Gandhi viola la loi impériale et fila lui-même le coton sur un rouet rudimentaire, qui devint le symbole de son parti politique. Identiquement, les Anglais s’étaient arrogés un monopole d’exploitation du sel et appliquaient une taxe exorbitante sur ce produit de première nécessité. Gandhi viola la loi impériale, traversant le pays dans une marche épique, il alla lui- même récolter le sel. C’est par ce type d’action que l’Inde recouvra sa souveraineté économique.

Les déclarations fracassantes de Mahmoud Ahmadinejad lors de la mise en service de centrifugeuses doivent être comprises dans ce contexte. Elles expriment la volonté de l’Iran d’exploiter lui-même ses ressources minières et de se doter ainsi de l’énergie indispensable à son développement économique.

Au demeurant, rien dans le Traité de non prolifération n’interdit à quiconque d’enrichir de l’uranium [22].

Le Protocole de Téhéran

A l’occasion du sommet de Washington sur la sécurité nucléaire (12 et 13 avril 2010), le président brésilien Lula da Silva présente ses bons offices à son homologue états-unien. Il lui demande quelle mesure serait à même de rétablir la confiance et d’arrêter la spirale des résolutions du Conseil de sécurité.

M. Lula da Silva, qui ambitionne de devenir secrétaire général des Nations Unies, agit comme intermédiaire entre les grandes et les petites puissances. Surpris, le président Obama réserve sa réponse, Finalement, il lui adresse une lettre, le 20 avril [23]. Il y indique qu’une mesure négociée en novembre 2009, puis abandonnée, ferait l’affaire. L’Iran pourrait échanger de l’uranium insuffisamment enrichi contre de l’uranium faiblement enrichi. Cet échange pourrait avoir lieu dans un pays tiers, la Turquie par exemple. Téhéran pourrait alors alimenter en combustible son réacteur à usage médical sans avoir besoin d’enrichir lui-même l’uranium. Une lettre similaire a été envoyée par M. Obama à son homologue turc, mais n’a pas été rendue publique.

Le président brésilien se rend immédiatement à Moscou où, lors d’une conférence de presse commune (14 mai) le président Medvedev confirme que du point de vue russe cette mesure serait aussi considérée comme une solution acceptable [24]. M. Lula da Silva rejoint le Premier ministre turc à Téhéran et signe le document attendu avec le président Ahmadinejad (17 mai) [25].

Ceci étant fait, Mahmoud Ahmadinejad confirme que, si l’accord est appliqué, son pays n’aura pas besoin de procéder à l’enrichissement, mais que pour se prémunir d’une éventuelle rupture du Protocole, il doit apprendre à maitriser cette technique. L’Iran poursuivra donc ses recherches.

Faisant volte-face, Washington dépose au Conseil de sécurité un projet de résolution qu’il avait négocié à l’avance avec les autres membres permanents. Après trois semaines de psychodrame, ce texte à peine amendé est débattu par le Conseil. Pour la forme, les négociateurs occidentaux faxent à Téhéran leurs observations sur le Protocle quatres heures avant d’entrer en séance [26]. Ils ne veulent plus d’un accord provisoire, ils exigent que l’Iran renonce à la technique de l’enrichissement. La résolution 1929 est adoptée, y compris par la Russie et la Chine (9 juin) [27].

Pour le Brésil, la Turquie, l’Iran et les 118 non alignés qui les soutiennent, le choc est rude. Il est tout à fait clair que le souci des grandes puissances n’est pas d’empêcher l’Iran d’enrichir de l’uranium pour fabriquer des bombes, mais de de l’empêcher de maîtriser un savoir-faire qui garantirait son indépendance.

Les conséquences de la résolution 1929

Dans les jours qui suivent, les dirigeants russes laissent entrevoir leurs désaccords internes. Une cascade de déclarations contradictoires confirme et infirme que l’embargo prévu par la résolution 1929 s’applique aussi aux missiles sol-air S-300 russes en cours de livraison. Finalement le président Medvedev tranche : les livraisons d’armes anti-aériennes sont interrompues, ce qui implique que, d’un point de vue technique, un possible bombardement de l’Iran restera une option militaire crédible.

Continuant sur sa lancée, Washington ajoute aux sanctions onusiennes ses propres sanctions, et l’Union européenne lui emboite le pas. Ce nouveau dispositif vise à priver l’Iran de l’énergie nécessaire à son économie. Il fait interdiction aux sociétés ayant des intérêts en Occident de livrer de l’essence raffinée ou tout autre carburant à Téhéran [28]. Première conséquence de ces mesures unilatérales, Total est contraint de se retirer d’Iran. Le ministre brésilien des Affaires étrangères Celso Amorim annonce, quant à lui, que les sociétés agro-industrielles de son pays ne peuvent pas prendre le risque de fournir de l’éthanol à l’Iran. Autant de ruptures qui sont des catastrophes économiques non seulement pour les Iraniens, mais pour les Français et les Brésiliens aussi.

Moscou entre en ébullition. Les partisans de Premier ministre Vladimir Poutine s’estiment floués. Pour eux, les sanctions contre l’Iran ne doivent pas déstabiliser le pays. Ils avaient admis la position du président Dmitry Medvedev de coopération avec les Etats-Unis à la condition que les sanctions se limitent à celles de l’ONU. Ils se trouvent désormais face au fait accompli : la résolution du Conseil de sécurité sert de justification à des mesures unilatérales de Washington et de Bruxelles visant à asphyxier l’Iran. Auditionné par le Sénat, le secrétaire US à la Défense Robert Gates se gausse de la confusion qui règne au Kremlin et de son « approche schizophrénique » de la question iranienne.

Poursuivant sur la lancée, l’Allemagne fait du zèle. La chancelière Angela Merkel fait confisquer des matériels destinés à la construction de la centrale nucléaire civile de Busher et fait interpeller les ingénieurs russes qui les rassemblaient. La tension monte à Moscou et l’ambassadeur Churkin appelle ses partenaires du Conseil de sécurité à la raison.

A Pékin, les choses ne sont pas plus claires. La Chine a accepté de voter la résolution 1929 en échange d’un renoncement de Washington à de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord. Pékin, qui ne se pensait pas en mesure de défendre à la fois Téhéran et Pyongyang, a inutilement cédé du terrain car les Etats-Unis resservent le couvert lors du G8 de Toronto.

Dans une déclaration, le Suprême conseil (iranien) de sécurité nationale souligne que le Conseil de sécurité des Nations Unies n’avait pas compétence pour adopter la résolution 1929 [29]. En écho, le président du Venezuela, Hugo Chávez, annonce que son pays n’appliquera pas une décision sans fondement juridique. Concrètement, Caracas approvisionnera Téhéran en essence et lui proposera les services bancaires qui lui sont aujourd’hui refusés.

L’Iran décide de manifester sa mauvaise humeur en reportant d’un mois toute nouvelle négociation et en posant des conditions à la reprise des pourparlers. Renversant la rhétorique dominante, Téhéran accepte de discuter sur l’application du Traité de non-prolifération afin de « rétablir la confiance » avec les Occidentaux, à la condition que ceux-ci « rétablissent la confiance » avec l’Iran et les non-alignés. Pour ce faire, le président Ahmadinejad exige que les négociateurs fassent une déclaration qui ne devrait pas poser de problème s’ils sont de bonne foi et lèverait le soupçon du « deux poids, deux mesures » : ils doivent exiger qu’Israël signe le TNP (et par conséquent accepte le régime des inspections de l’AIEA et la dénucléarisation progressive) et s’engager à appliquer à eux-mêmes le TNP (c’est-à-dire qu’ils commencent dès à présent à détruire leurs stocks d’armes nucléaires).

Vu du côté occidental, cette réponse paraît dilatoire : Téhéran pose des conditions irréalistes qui manifestent sa volonté de rupture. Vu du Tiers Monde, Téhéran pointe la contradiction fondamentale du TNP qui permet depuis une quarantaine d’années aux grandes puissances de conserver leur avantage nucléaire, militaire et civil, pour dominer le monde tout en empêchant les puissances émergentes de rejoindre le club nucléaire.

Sans surprise, Washington réagit en relançant la polémique. Le directeur de la CIA, Leon Panetta, déclare dans une émission de grande écoute que, selon de récents renseignements, l’Iran aurait désormais assez d’uranium faiblement enrichi pour fabriquer des bombes [30].
L’accusation est loufoque, dans la mesure où l’Iran ne dispose que d’uranium enrichi à moins de 20 % alors que les bombes atomiques sont fabriquées avec l’uranium enrichi à 70, voire 85 %.
Peu importent les faits et la logique, « La raison du plus fort est toujours la meilleure ».

Conclusion

31 ans après le début de la Révolution islamique, l’Iran n’a pas dévié de sa trajectoire. Malgré la guerre par procuration que les grandes puissances lui ont livré, malgré les embargos et les sanctions de toutes sortes, il continue à questionner l’architecture des relations internationales et à se battre pour son indépendance et celle des autres nations. Si l’on relit rétrospectivement les interventions des diplomates et dirigeants iraniens à l’ONU, on observe qu’elles n’ont cessé de dénoncer le directoire que les grandes puissances exercent sur le reste du monde au moyen de leur siège permanent et de leur droit de veto au Conseil de sécurité. Et si l’on relit la presse occidentale, on observe qu’elle met en scène des scandales successifs pour ne pas avoir à rendre compte des propos des diplomates et dirigeants iraniens [31]

Dans ce cadre, la position iranienne sur le nucléaire n’a pas varié, mais s’est approfondie. L’Iran a proposé de faire du Proche-Orient une zone dénucléarisée et Téhéran n’a cessé de porter ce projet qui vient seulement maintenant d’être examiné par l’ONU malgré l’opposition farouche d’Israël [32]. L’Iran a pris de nombreuses initiatives pour que les Etats du Tiers-Monde rapprochent leur point de vue sur le nucléaire, la dernière en date étant la Conférence internationale sur le désarmement nucléaire qu’il a organisé en avril 2010 [33].

Dans cet affaire, le problème central n’est pas l’Iran, mais le refus des grandes puissances de se conformer à leurs obligations de signataires du Traité de non-prolifération : détruire au plus vite leurs stocks d’armes nucléaires. Or, loin de s’engager sur cette voie, l’administration Obama a publié sa nouvelle doctrine nucléaire dans laquelle elle prévoit de faire usage de l’arme nucléaire non pas seulement pour riposter à une attaque nucléaire, mais en première frappe contre des Etats non-nucléaires qui lui résistent.

Thierry MeyssanAnalyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).

[1] « White House Fact Sheet on the new UN Security Council Sanctions on Iran », Voltaire Network, 10 juin 2010.

[2] Voir le procè-verbal de séance relatif à la Résolution 1929, Réseau Voltaire, 9 juin 2010.

[3] En France, sous l’Ancien Régime, la société était divisée en trois ordres : la noblesse, le clergé et le tiers état. Ce dernier était privé de tout pouvoir politique bien qu’il représenta 95 % de la population.

[4] « Iran does not need military coalition », par Kourosh Ziabari, Voltaire Network, 2 avril 2010.

[5] « Licéité de la menace ou de l’emploi d’armes nucléaires », Avis consultatif du 8 juillet 1996, Cour internationale de Justice, C.I.J. Recueil 1996, p. 226.

[6] « La dissuasion nucléaire est contraire au droit international », par Francis Boyle, Réseau Voltaire, 21 octobre 2009.

[7] Voir notre dossier « Mujahedin-e Khalq ».

[8] « Résolution 1737 du Conseil de sécurité », Réseau Voltaire, 23 décembre 2006.

[9] « Résolution 1747 du Conseil de sécurité », Réseau Voltaire, 24 mars 2007.

[10] « Iran : intentions et possibilités nucléaires », extraits du National Intelligence Estimate (NIE), Réseau Voltaire/Horizons et débats, 17 décembre 2007.

[11] « Pourquoi McConnell a-t-il publié le rapport sur l’Iran ? », Réseau Voltaire/Horizons et débats, 17 décembre 2007.

[12] « Washington décrète un an de trêve globale », par Thierry Meyssan. Réseau Voltaire, 3 décembre 2007.

[13] « Résolution 1803 du Conseil de sécurité », Réseau Voltaire, 3 mars 2008.

[14] « Pourquoi William Fallon a-t-il démissionné ? », Réseau Voltaire/New Orient News, 14 mars 2008.

[15] « La démission de l’amiral Fallon relance les hostilités en Irak », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 13 mars 2008.

[16] All The Shah’s Men : An American Coup and the Roots of Middle East Terror, par Stephen Kinzer (John Wiley & Sons, 2003).

[17] « Iran looks to Argentina for nuclear fuel », par Kaveh L Afrasiabi, Voltaire Network, 9 novembre 2009.

[18] « Washington veut réécrire les attentats de Buenos-Aires », par Thierry Meyssan ; « Des attentats sous fausse bannière en Argentine : 1992 et 1994 », par James Fetzer et Adrian Salbuchi ; Réseau Voltaire, 13 juillet 2006 et 9 novembre 2009.

[19] Cette expression fait sourire. En effet, Mahmoud Ahmadinejad représente les vétérans de la guerre Irak-Iran et absolument pas le haut clergé chiite qui lui est majoritairement opposé.

[20] « Résolution 1696 du Conseil de sécurité », Réseau Voltaire, 31 juillet 2006.

[21] « BP-Amoco, coalition pétrolière anglo-saxonne », par Arthur Lepic, Réseau Voltaire, 10 juin 2004.

[22] « Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) », Réseau Voltaire.

[23] « Letter to Lula da Silva », par Barack Obama, Voltaire Network, 20 avril 2010.

[24] « Joint News Conference », par Dmitry Medvedev et Luiz Inácio Lula da Silva, Voltaire Network, 14 mai 2010.

[25] « Joint Declaration by Iran, Turkey and Brazil on Nuclear Fuel », Voltaire Network, 17 mai 2010.

[26] « Vienna Group’s Answer to Joint Declaration of Teheran », Voltaire Network, 9 juin 2010.

[27] « Résolution 1929 du Conseil de sécurité », Réseau Voltaire, 9 juin 2010.

[28] L’Iran est un Etat exportateur de pétrole, mais —compte tenu de l’embargo dont il fait l’objet depuis le début de la Révolution islamique—, il ne dispose pas de raffinerie et est obligé d’importer de l’essence.

[29] « The Islamic Republic of Iran’s Declaration in Response to Resolution 1929 », Voltaire Network, 18 juin 2010.

[30] Entretien de Leon Panetta avec Jake Tapper, This Week, ABC, 27 juin 2010.

[31] Le lecteur se souvient probablement de la manière dont la France avait créé un secrétariat d’Etat aux Droits de l’homme dont la principale activité aura été de saboter la participation iranienne à la conférence de Genève contre le racisme (dite « Durban II »). La secrétaire d’Etat Rama Yade avait fait attribuer des badges diplomatiques à des militants sionistes pour qu’ils perturbent le discours du président iranien, tandis que les ambassadeurs des puissances européennes quittaient la salle selon un scénario préétabli. Le lecteur pourra relire le discours de M. Ahmadinejad et l’apprécier au regard de ce qui vient d’être analysé. Il porte sur le rôle du Conseil de sécurité dans l’impunité de l’apartheid israélien (Voir : « Discours à la conférence de Durban II », par Mahmoud Ahmadinejad, Réseau Voltaire, 20 avril 2009.
Afin que la censure soit complète, le haut fonctionnaire français Bruno Guigne, qui s’était indigné publiquement de la présentation médiatique de cette affaire a été immédiatement relevé de ses fonctions par le président Sarkozy (lire : « Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’ONU », par Bruno Guigne, Réseau Voltaire, 24 mars 2008.

[32] « Capacité nucléaire israélienne », Résolution adoptée à la dixième séance plénière de l’AIEA, Réseau Voltaire, 18 septembre 2009. « Application des garanties de l’AIEA au Moyen-Orient », Résolution adoptée à la neuvième séance plénière, Réseau Voltaire 17 septembre 2009. « Création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient », Rapport présenté par la République islamique d’Iran à la Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la non prolifération des armes nucléaires 2010, Réseau Voltaire, 4 mai 2010.

[33] « Message à la première conférence internationale sur la désarmement nucléaire », par Ali Khamenei ; « Address at the International Conference on Nuclear Disarmament », par Mahmoud Ahmadinejad ; « Address at the International Conference on Nuclear Disarmament », par Saeed Jalili ; Réseau Voltaire, 17 avril 2010.

Les Républicains se rebellent contre l’oligarchie

Posted in N.O.M, politique et social, politique française, Social & Retraite with tags , , , , , , , , on 4 juillet 2010 by Résistance 71

Il y a encore en ce pays de France quelques tres rares hommes politiques qui n’ont pas oubliés qu’un élu de la République se doit d’oeuvrer pour le bien commun et le peuple qui lui a fait confiance et honoré de la fonction de représentant.

Ces hommes/femmes politiques sont d’autant plus rares que le systeme politique républicain est totalement assujetti au pouvoir de l’ombre: celui de cette véritable oligarchie (ce n’est pas un vain mot) qu’est le pouvoir de la haute finance et de l’industrie multinationale. A Résistance 71 nous n’en connaissons que deux que nous respectons a leur juste valeur d’intégrité et d’abnégation: tous deux sont des dissidents des deux partis politiques dominants la morne plaine du paysage socio-politique français; nous avons nommés Jean Luc Mélenchon a « gauche » et Nicolas Dupont Aignan a « droite » du spectrum classique d’un clivage « gauche-droite » plus fictif de nos jours qu’il ne l’a jamais été.

Le texte ci-dessous est emprunté au député-maire d’Yerres (91) Nicolas Dupont Aignan, Président du parti dissident de l’UMP: Debout la République.
Pourquoi publions-nous ce texte?… Parce qu’il est essentiel a notre sens de comprendre que la lutte contre cette oligarchie parasitaire et vampirisante de notre société ne connait pas de clivage. Les citoyens conscients de leurs droits et de leurs devoirs savent que la résistance a cet ordre nouveau oppresseur se doit de transcender le leurre des clivages erronés, imposés par une élite destructrice et criminelle, en guerre contre nous les peuples. Seuls aujourd’hui deux hommes politiques en France d’obédience « classiques » et dissidents du systeme de la pensée unique et de sa propagande omniprésente, se levent et s’insurgent contre la folie du marasme ambiant qui ne va aller qu’en empirant.

Il convient de le dire et de leur rendre hommage, car même si nous ne croyons pas en les valeurs républicaines historiquement et socialement surévaluées avant même que d’être galvaudées et plus trompeuses par le fait des escrocs aux commandes, qu’émancipatrices du peuple; il est tout a leur honneur de tout faire pour que le vaisseau de la République revienne sur une trajectoire plus décente dans l’injustice sociale que l’Etat ne sait que générer.

Merci d’essayer et de lutter contre l’abjecte oligarchie aux commandes !

Résistance 71

Bon appetit, Messieurs !

Par Nicolas Dupont-Aignan le vendredi, juillet 2 2010

RUY BLAS,
Bon appétit, messieurs !
O ministres intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon
De servir, serviteurs qui pillez la maison !
Donc vous n’avez pas honte et vous choisissez l’heure,
L’heure sombre où l’Espagne agonisante pleure !
Donc vous n’avez ici pas d’autres intérêts
Que remplir votre poche et vous enfouir après !
Soyez flétris, devant votre pays qui tombe,
Fossoyeurs qui venez le voler dans sa tombe !

Victor Hugo ne serait pas dépaysé en France aujourd’hui ! Son talent nous manque pour exprimer ce que ressentent nos compatriotes.

Au-delà de la question de l’honnêteté ou non du ministre qui ne peut être tranchée que par la justice, les révélations successives de ces derniers jours démontrent la confusion des valeurs qui règne au sommet de l’Etat.

Pourquoi le Président de la République et le Premier ministre préfèrent-ils le suicide politique à la démission d’Eric Woerth et à la manifestation de la vérité ?

Que cache ce soutien aveugle au ministre et cette attitude agressive à l’égard des Français qui veulent tout simplement éclaircir les rapports pour le moins étroit entre l’ancien ministre du Budget et la famille Bettencourt ?

Nicolas Sarkozy et François Fillon se rendent-ils compte qu’en protégeant ainsi leur ministre, ils ne défendent pas son honneur (qui ne peut être lavé que par une justice indépendante) mais qu’ils cautionnent totalement, indéfectiblement un véritable système révélé par cette affaire.

Un système où le pouvoir est au service de l’argent roi.

Un système où plus on est riche, moins on paye d’impôts.

Un système où plus on est riche, moins on est contrôlé.

Un système où plus on est riche plus on est décoré, câliné, protégé.

En vérité, Eric Woerth n’est que le serviteur zélé et rigoureux d’une dérive terrible de notre République.

Au soir de son élection, Nicolas Sarkozy a d’abord préféré retrouver les siens au Fouquets plutôt que de saluer la foule qui l’acclamait place de la Concorde. Il a clairement exprimé ainsi sa préférence pour une certaine oligarchie. Aujourd’hui cette préférence lui explose en pleine figure.

Ce ne serait pas si grave si cela n’atteignait pas malheureusement les fondements mêmes de notre démocratie et de notre République.

Lien du commentaire original:

http://blog.nicolasdupontaignan.fr/index.php/post/2010/07/02/BON-APPETIT%2C-MESSIEURS-%21

La 3eme guerre mondiale est déja commencée

Posted in 11 septembre, actualité, crise mondiale, guerres imperialistes, N.O.M, politique et social, politique française with tags , , , , , , , on 4 juillet 2010 by Résistance 71

La Guerre est déjà là !

Pascal SACRE

A en croire beaucoup d’auteurs de la blogosphère, la Coupe du Monde de Football 2010, le Mundial, détournerait l’attention des populations de toutes les horreurs projetées ou déjà commises par nos tyrans « élus ».
Les oppresseurs « qui nous représentent » en profiteraient pour finaliser leurs plans diaboliques.

Au rang de ces horreurs, nous avons l’embarras du choix, mais ces auteurs veulent certainement parler des attaques sauvages menées contre les missions humanitaires qui tentent de briser le blocus inhumain imposé à Gaza (témoins oculaires de l’assaut israélien), ou plus généralement de l’épuration ethnique infligée sans pitié aux Palestiniens (Israël et Gaza) depuis toutes ces années, ou les roulements de tambour militaire qui se précisent en vue d’attaquer l’Iran [1] – [2], voire d’augmenter la pression sur le Pakistan [3], ou le BPgate (Derrière BP), la plus grande catastrophe écologique de tous les temps humains, ou encore l’effondrement économique en cours [4].

C’est vrai.
En termes d’horreurs commises par l’homme, ou en projet, le choix est gigantesque. Tout cela ne date pas d’hier et parmi les dizaines de milliers d’exemples du pire dont l’humain est capable, qui se souvient seulement des Herero, ethnie africaine, cruellement massacrés dans l’indifférence générale, Mundial ou pas, dans une « guerre » asymétrique ignoble entre 1904 et 1908 [5] ?

Croyez-vous vraiment que le Mundial soit nécessaire pour détourner l’attention des populations ?
Ou Roland Garros, Wimbledon, les jeux olympiques d’été, d’hiver, les courses automobiles, cyclistes, les combats de boxe avec ou sans ballon interposé, les remises de prix à des chanteurs, des acteurs ou des fraudeurs, les séries et jeux télévisés, le journal parlé de plus en plus vide d’informations et de vérité, les films de propagande à grand budget, les cartes à gratter, les billets de loterie et les mascarades électorales ?

Les nantis, les psychopathes, schizoïdes et schizophrènes que nous laissons nous gouverner, occupés à finaliser leurs projets, à mettre la dernière touche à leurs plans diaboliques et démesurés, ou tout simplement occupés à faire ce qu’ils savent faire de mieux : diviser, terroriser, opprimer, écraser, mentir, gagner de l’argent, coloniser, voler, piller, bombarder, assassiner, torturer, emprisonner, n’ont absolument pas besoin de la Coupe du Monde de Football 2010 pour y arriver.

La dérive sécuritaire, la discrimination tous azimuts, la dictature des idées, l’esprit guerrier et sectaire, l’intolérance, l’écrasement des plus faibles, le pillage des ressources, la manque de morale, d’éthique, d’honneur, la langue fourchue, la fraude érigée en routine par ceux-là même censés la pourchasser, la corruption et le parjure se déploient sous nos yeux indifférents, devant nos visages légèrement outragés pour la forme.
Le Mundial et tous les dérivés ou distractions analogues, qui n’en sont pas la cause, exploitent sans l’excuser, la lobotomisation de nos sociétés nanties.

Contrairement à l’un de tous ces nombreux mythes qui nous aident à dormir tranquille, la nuit, nos sociétés ne doivent pas leur richesse à un mérite spécial lié à leur courage ou leur travail, à leur intelligence ou leur humanisme.
Les soi-disant self-made men, qui auraient bâti leur empire à la seule force de leur poignet, sont en réalité des hell-made men.
« […] sans remonter au pillage de l’or et de l’argent latino-américain ni à l’esclavage, que seraient nos sociétés sans le pétrole bon marché, l’existence d’une main d’œuvre taillable et corvéable à merci, à la fois ici (les immigrés) et là-bas, ainsi que sans cette forme d’aide du Sud au Nord qu’on appelle le service de la dette ?
Que seraient les rapports de classe sans l’immense armée de réserve constituée par les populations paysannes du tiers-monde constamment en voie de prolétarisation ? […] tout mouvement aspirant à un changement social véritable doit promouvoir une vue lucide du rapport Nord-Sud « réellement existant ».
Loin d’être un rapport de coopération, il s’agit d’un rapport d’exploitation impitoyable qui se perpétue grâce à toute une série de moyens de pression économiques et politiques mais qui est, in fine, basé sur un rapport de force militaire [6]. »

La guerre est déjà là, tout autour de nous.
Le vent est invisible mais il existe, néanmoins.
Comme le vent, la guerre est partout, ouragans impossibles à ignorer dans certains endroits du monde, brise à peine perceptible dans nos contrées encore préservées. Avachis, entre ipod, ipad, écrans plats et autres consoles, préférant ou non regarder le football ou les journaux dans lesquels se côtoient silence et mensonges, ce qui est sûr c’est qu’une nouvelle guerre a commencé depuis 9 ans, déjà.
Une guerre contre nous.

Cette guerre mondiale a commencé le 11 septembre 2001, après des préparatifs que la désinformation, déjà très perfectionnée il y a neuf ans, avait réussis à rendre invisibles aux populations, sans pour autant recourir au Mundial pour nous distraire.
« Des mois avant que le 11/09 se produise, les États-Unis avaient déplacé toute une armada militaire dans le golfe Persique prête à attaquer.
Le lendemain du 11 septembre, les Talibans sont accusés de protéger et cacher Bin Laden en Afghanistan et comme par magie, l’invasion put être lancée dans les semaines qui suivirent. [7] ».
Cela a continué en 2003 (toujours pas de Mundial) avec le massacre des Irakiens déjà très opprimés, sur base de mensonges, avérés aujourd’hui.

Cette guerre déclarée par les riches est totale, dirigée potentiellement contre n’importe qui.
L’ennemi n’est pas un territoire, un pays, un groupe identifié.
Cette guerre est sans fin, sans but et sans principes.
Cette guerre n’est pas pour la liberté, car elle empêche même des enfants de se déplacer dans leur propre pays : Alyssa, 6 ans, sur la liste des terroristes potentiels ! Cette guerre n’est pas pour faire triompher la vérité car tout débat critique, depuis, est étouffé, combattu et supprimé.
Ce n’est pas une guerre contre Oussama bin Laden (Sans nouvelles d’Oussama), ni contre les talibans, ni contre les musulmans extrémistes, ni contre les dictateurs religieux, mais une guerre déclenchée par les riches et les forts qui ont fait de toute contestation un crime, de toute révolte contre leur domination injuste une preuve de terrorisme.
C’est une guerre de ceux qui ont tout, une minorité, contre tous ceux qui veulent que leur exploitation cesse.
C’est une guerre de ceux pour qui l’environnement n’est qu’une source de profits contre ceux pour qui l’environnement est un lieu de vie, voire de survie.

Tout ne commencera pas avec le premier pied US ou israélien posé sur le sol iranien, avec le premier missile nucléaire dans le ciel européen [8], avec la première pluie de drones, légion de sauterelles mortelles, sur le dernier pays « terroriste » au menu du vautour anglo-saxon, avec les premiers flocons secs de l’hiver nucléaire tant redouté.

Cela aura commencé bien avant.
Un vent, peut-être invisible pour certains, mais qui existe néanmoins.

Une guerre contre nous tous.

A tous les Herero du monde,
du passé, du présent, et de l’avenir tout proche.

Pascal Sacré

Sources :

[1] Des navires états-uniens et des sous-marins nucléaires israéliens dans le Golfe Persique : http://www.mondialisation.ca/index….

[2] Américains, Israéliens et Iraniens se font face à la frontière de l’Azerbaïdjan : http://www.slate.fr/story/23705/isr…

[3] Une attaque imminente contre le Pakistan et l’Afghanistan : http://www.mondialisation.ca/index….

[4] Pour RBS, “le bord de la falaise est proche pour le système bancaire mondial” : http://www.lesmotsontunsens.com/pou…

[5] Le commandant de la troupe coloniale, le général de division Lothar von Trotha […] « appliqua dès lors les méthodes d’une guerre d’extermination : non seulement il s’efforça de vaincre les Herero militairement, mais il les repoussa, au terme d’une bataille rangée, jusque dans le désert de Omaheke, où il occupa les points d’eau, condamnant ses adversaires à mourir de soif.
Cette stratégie fut aussi efficace que cruelle.
On rapporte que les malheureux tranchèrent la gorge de leurs bêtes pour en boire le sang et finirent par récupérer dans leurs entrailles les derniers restes de liquide. Ils moururent néanmoins. »

Les Guerres du Climat, Harald Welzer, Editions Gallimard nrf essais, 2009, pp.9-10

[6] Tous Pouvoirs Confondus, Geoffrey Geuens, Editions EPO, 2003, Préface, pp.10-11

[7] Le règne des désaxés, des dérangés et des déviants : http://les7duquebec.wordpress.com/2…

[8] Israël pointe des têtes nucléaires vers l’Europe : http://www.futurquantique.org/?p=8824

URL de cet article

http://www.legrandsoir.info/La-Guerre-est-deja-la.html

Vidéo: Résistance au Nouvel Ordre Mondial et a son oligarchie financiere et politique

Posted in crise mondiale, militantisme alternatif, N.O.M, politique et social with tags , , , , , on 2 juillet 2010 by Résistance 71

Petite vidéo de synthese de 3 minutes trente. Appel a la résistance citoyenne contre le Nouvel Ordre Mondial qui chaque jour et en pleine lumiere, nous oppresse de plus en plus.

Il suffit de constater la répression, incluant les arrestations et détention arbitraires dont on été victime les manifestants paisibles au G20 de Toronto ce week end dernier, pour se rendre compte qu’un pays comme le Canada, si fier, a juste titre, par le passé de sa tradition démocratique (dans le sens étatique modéré s’entend), a franchi le rubicon du fascisme supranational.

L’heure est grave et la lutte doit être de tous les instants !

No Pasaran !

http://www.dailymotion.com/video/x3r7zf_appel-a-la-resistance_news

Vides et vains, ni G8 ni G20

Posted in actualité, économie, politique et social with tags , , , , , , , on 30 juin 2010 by Résistance 71

Article paru sur Mondialisation.ca
Url de l’article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=19944

A l’instar des réunions précédentes, le sommet du G20, club privé où les pays les plus riches de la planète ont convié les chefs d’Etat des principales puissances émergentes, s’est révélé à nouveau riche en effets d’annonce et vide de décisions. Comme en 2008 à Londres puis en 2009 à Pittsburgh, les discussions du G20 réuni à Toronto ont tourné autour de la sortie de crise. Mais d’une sortie capitaliste de la crise, favorable aux créanciers et aux grandes puissances.

Véritable serpent de mer depuis deux ans, le thème de la réglementation financière mondiale n’a, sans surprise, mené à rien de tangible. Devant les opinions publiques, qui paient très cher les effets de cette crise dans le déclenchement de laquelle elles n’ont aucune responsabilité, les gouvernements font comme s’ils souhaitaient s’inviter dans une redéfinition des règles du jeu mondial alors que depuis des décennies, ils œuvrent en fait pour l’abandon de toute règle protégeant les peuples.

Réglementation du marché des produits dérivés qui sont des innovations financières de pure spéculation sans utilité sociale, normes de fonds propres imposés aux banques, encadrement des bonus des dirigeants des grandes banques qui sont repartis de plus belle, taxation des grandes banques ou des transactions financières, autant de sujets qui ont montré de fortes divergences au sein du G20, ce qui est bien commode pour ne rien décider : le sujet a été reporté au prochain sommet du G20 à Séoul en novembre. Un moyen comme un autre de ne pas avancer sur ce sujet pourtant essentiel.

A chaque show médiatique, la même rengaine contre le protectionnisme est également entonnée. Partout dans le monde, l’Organisation mondiale du commerce (OMC), appuyée par le Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), s’est donnée comme mission d’abattre les protections nationales décrétées comme entraves au libre commerce. Ce faisant, les droits fondamentaux des peuples, comme le droit à la souveraineté alimentaire, sont sacrifiés sur l’autel de la croissance et du profit des sociétés transnationales.

Pourtant, les différentes crises qui ont secoué le monde ces dernières décennies puisent leurs racines dans cette libéralisation du commerce et des flux de capitaux essentiellement spéculatifs. La grande déréglementation financière des années 1990, la déstructuration de pans entiers des économies nationales et le désagrégement de l’Etat ont préparé le terrain de la brusque offensive des détenteurs de capitaux contre les populations du monde entier, au Sud d’abord mais au Nord aussi.

La crise actuelle et les plans de sauvetage des banques ont démultiplié les dettes publiques des pays du Nord. L’ouragan d’austérité qui s’abat sur les pays européens organise de drastiques réductions des dépenses publiques tout en préservant les revenus du capital. Le G20 a ainsi pris l’engagement de « réduire de moitié les déficits d’ici à 2013 et faire diminuer la dette publique rapportée au PIB avant 2016 ». Ces coupes se font à l’encontre des intérêts des classes populaires et à l’avantage des classes sociales favorisées. Les remèdes frelatés appliqués à partie des années 1980 sont de retour : réduction ou gel des salaires, hausse de la TVA, libéralisation du marché du travail, privatisations des entreprises publiques, réforme du système des pensions et des retraites sont autant de mesures d’austérité dont les premières victimes sont les populations les plus précaires. Depuis 2008, le FMI a ouvert des lignes de crédits à une dizaine de pays européens. En Islande, la population a clairement fait comprendre qu’elle ne paierait pas pour les errements et les outrances du secteur bancaire et financier. En Roumanie, la réduction de 15% des retraites a été jugée anticonstitutionnelle malgré les pressions du FMI. En Ukraine, les relations entre le FMI et le gouvernement étaient bloquées depuis la décision unilatérale de ce dernier d’augmenter de 20% le salaire minimum. De nombreuses manifestations populaires ont lieu dans les différents pays victimes de ces politiques, ainsi qu’à Toronto où les manifestations anti-G20 ont été brutalement réprimées.

Ce sommet du G20 ne fut donc qu’une pierre de plus apportée à l’édifice d’une sortie capitaliste de la crise. Pour tous ceux qui luttent pour la justice sociale, ce G20 est plutôt… un G vain, qui répète inlassablement les mêmes exigences que rien ne justifie et qui ressort les anciennes « solutions » qui en fait n’en sont pas. Alors, ni G8, ni G20, mais il faut s’attaquer à la racine du problème en expropriant les banques pour les transférer au secteur public sous contrôle citoyen, en réalisant un audit citoyen de la dette publique afin d’annuler la dette illégitime, en instaurant une véritable justice fiscale et une redistribution plus juste de la richesse, en luttant contre la fraude fiscale massive, en remettant au pas les marchés financiers par la création d’un registre des propriétaires de titres et par l’interdiction des ventes à découvert, en réduisant radicalement le temps de travail pour créer des emplois tout en maintenant les salaires et les retraites. Pour cela, il est urgent de créer une vaste mobilisation populaire pour faire converger les luttes locales sur le plan international et venir à bout des politiques de régression sociale.

Damien Millet – Sophie Perchellet – Eric Toussaint : Respectivement porte-parole, vice-présidente du CADTM France et président du CADTM Belgique (www.cadtm.org)

Vidéo animation: comment vaincre le Nouvel Ordre Mondial?

Posted in actualité, documentaire, N.O.M, politique et social with tags , , , , , , , on 29 juin 2010 by Résistance 71

Solidaire contre le fascisme supranational du Nouvel Ordre Mondial !

Recette en 4 minutes, musicale et sans parole de la tourte résistance a la creme solidarité populaire.

Rien ne sert de s’égosiller en vain. Organisation, solidarité au dela des clivages fictifs et induits politico-sociaux dont l’oligarchie nous abreuve pour mieux nous diviser et action directe intelligente et concertée sont les piliers du regain de notre conscience sociale défunte.

Pour que nous, les peuples survivions au totalitarisme supra-fasciste annoncé:

A voir et diffuser sans modération !

http://www.youtube.com/watch?v=9clXt9iFo1g

Le paysage social français vu du Québec

Posted in actualité, économie, politique et social, politique française with tags , , , , , , , , on 28 juin 2010 by Résistance 71

Cette vision du paysage socio-politique français nous vient du Québec. Il est intéressant de noter, que sans aucun doute, nos cousins québécois voient dans la situation politico-sociale française, certaines choses que nos concitoyens eux-mêmes n’ont pas encore perçu pour la plupart.

Il est de surcroi intéressant de noter la recherche pour l’auteur d’un homme (ou femme) politique, susceptible de transcender le malaise social en une réorientation et reconstruction politique et sociale satisfaisante pour les citoyens de la République.

C’est la a notre sens qu’est le fourvoiement. Espérer toujours en une providence politique d’un homme ou d’un parti pour remettre la société dans les rails du progressisme est une illusion aussi grande que de croire que nous vivons (en France ou au Canada ou tout autre pays occidental), dans une démocratie.

La solution au marasme actuel, et ses déroulements futur est en dehors du système de la sacro-sainte illusion de la « démocratie représentative », qui n’a générée depuis 1789 qu’une succession d’aristocraties républicaines, monarchiques ou impérialistes selon les lubies des financiers du moment et de la conjoncture du grand argent. Nous sommes d’accord avec l’analyse de JC Allard, mais pas dans l’orientation a suivre quant aux solutions.

Le pouvoir de, pour et par les peuples, fédérés par une politique participative non déléguée et auto-géré pour une véritable émancipation sociale.

— Résistance71 le 28 Juin 2010 —

France: le passage à l’acte ?

Par JC Allard, url de l’article original:
http://les7duquebec.wordpress.com/2010/06/28/le-passage-a-lacte/

On se plaint beaucoup au Québec, mais la situation est bien plus volatile en France.  Regardons bien ce qui s’y passe, car c’est peut-être  le modèle de ce qui va se passer chez-nous quand la situation se sera encore détériorée.

Ceux qui suivent de près les états d’âme de la population française ne peuvent qu’avoir constaté le détérioration brutale du climat politique, surtout depuis l’élimination de l’Équipe de France au Mondial.  Petite cause, grand effet, car il semble qu’en donnant à Quidam Lambda cette lourde taloche à son amour propre, on l’ait sorti de sa torpeur et qu’il ait tout à coup compris toute l’ampleur du désastre .

Il prend conscience de l’insolvabilité prochaine de la France au sein d’une Europe qui le sera aussi, d’un marché du travail qui s’effiloche dans une structure de production que le libre-échange a sabotée, d’une solidarité nationale rongée par les communautarismes et, surtout, de la trahison de ses élites qui, tous partis confondus, apparaissent toutes corrompues, sans un idéal et sans même un projet.

Quidam Lambda comprend que lui couper ses retraites et privatiser le patrimoine national  ne sont pas des gestes amicaux. Il comprend qu’on ne le gouverne plus, mais qu’on l’exploite comme un cheptel. Le mépris général de la population française pour ses élites est devenu tangible. En l’absence de médias crédibles – ils sont tous aux ordres de ces élites politiques, economiques et même culturelles qui sont devenues ses ennemies –  c’est le ton des articles sur le Net qui se durcit… et celui des commentaires de la population générale encore bien davantage.

On entend donc depuis quelques jours sur le Net français un langage subversif, insurrectionnel et qui se voudrait révolutionnaire.  Un discours qui reste encore bien velléitaire, cependant, puisqu’il n’existe pas une alternative réaliste a la gouvernance de ces élites : dans la société complexe qui s’est créée, le peuple n’a pas la compétence de proposer quoi que ce soit.

Mais le peuple ne veut plus faire aveuglément confiance à une caste élitiste qui semble s’être liguée contre lui. Il cherche une issue. Il veut manifester son mécontentement. Comment peut-on prévoir qu’il le fera ?

Le plus probable, si la révolte passe à l’acte, est que ce sera par une désobéissance civile spontanée et individuelle. Un grève générale non déclarée, sans consignes de qui que ce soit … et sans donc que quiconque puisse  être persuadé d’y mettre fin par des promesses ou des menaces.  Un nouveau Mai 1968, dont le premier n’aura alors été que la répétition générale.

Cette désobéissance qui se voudra populaire ne ciblera pas les citoyens, mais la structure de l’État et du système de production. Elle pourrait s’accompagner d’actes de sabotage.  Ainsi, le personnel du réseau de la santé ne cessera pas de traiter, mais tout le volet administratif et comptable pourra devenir inopérant. De même le système de transport en commun, où c’est la perception des titres de transport qui pourrait être seule  perturbée.

Perturbé aussi – c’est un euphémisme – le transport des marchandises dont la logistique fragile peut ne plus produire qu’un chaos indescriptible. Perturbé un systeme d’éducation o1 ce qui est enseigné ne correspond plus aux programmes et où personne n’échoue plus un examen… les possibilités de saboter le système sont infinies, imparables et à la portée de chaque individu mécontent.

Ceux qui profitent vraiment du système ont intérêt à ce qu’il n’y ait pas trop de mécontents.  Si personne n’a autorité pour le dire formellement, mais que tout le monde sait, que ce que le peuple veut est la démission de la gouvernance actuelle – Exécutif et Legislatif – et son remplacement par autre chose, ceux qui sont les véritables maïtres de la société et ne veulent pas que le peuple soit mécontent ne tarderont pas à obtenir cette démission…

Démission de la gouvernance actuelle, puis quoi ?… On pourrait penser à la mise en place, pour 6 mois ou un an, d’une structure de transition, dont l’objectif serait d’abord de redonner confiance aux Français, en créant  un consensus large et en menant une action exemplaire contre la corruption.

Cette structure pourrait aussi mettre en place des mesures d’urgence pour juguler la crise, puis proposer et faire adopter par referendum une nouvelle constitution. Son mandat s’achèverait  par  l’élection, selon les principes et procédures de cette nouvelle constitution, d’un nouveau gouvernement dont ce sont ces futures élections qui détermineraient les orientations.

Comment constituer cette structure de transition ?  Ne pouvant compter que sur les ressources politiques dont elle dispose et ayant comme premier objectif que cette structure soit consensuelle, les Français devraient exiger que se forme un gouvernement d’Union Nationale ratissant très large, de Mélenchon à Le Pen.  Il ne faut exclure personne qui accepte le principe d’une gouvernance démocratique.  On saura que Quidam Lambda est content quand les roues recommenceront à tourner correctement.

Le peuple peut désormais choisir cette voie proactive, parce que la complémentarité, dans une société complexe, rend tant de gens indispensables qu’on ne peut simplement pas  gouverner sans un large consensus.  Si on tente d’ignorer cette exigence, toutefois, le mécontentement de la population conduira à un changement plus conventionnel : la prise du pouvoir par un homme providentiel qui, ne devant rien à personne, pourra nettoyer tout ce réseau de favoritisme et de copinage qui étouffe la France.

Le peuple n’a pas le pouvoir de le faire apparaître un tel homme, mais il a celui de l’accueillir. D’autant plus facilement que, dans une société complexe, la complémentarité fait de la démocratie le régime par défaut et que celle-ci reviendrait d’elle-même le nettoyage complété. Il va être passionnant de voir le chemin que prendra la France.

Pierre JC Allard

Sarkozy bon éleve du département d’état américain

Posted in actualité, désinformation, politique et social, politique française with tags , , , , on 27 juin 2010 by Résistance 71

— Cet article est paru sur le Réseau Voltaire le 19 Juillet 2008 —

Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française

par Thierry Meyssan, fondateur et président du Reseau Voltaire

Url de l’article original: http://www.voltairenet.org/article157210.html

Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force [1].

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat [2]. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo- new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste [3]. Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi —.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino- américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total) [4], tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.

Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.

La fabrication de Nicolas Sarkozy

Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.

C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).

Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.

Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé parles indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.

Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait. Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié auxfonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.

En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine [5], dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.

Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA [6]). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn [7].

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.

L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice [8].

Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.

Premiers jours à l’Élysée

Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes : Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua. François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild. Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.

Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie- Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

Sous le contrôle de Wali, le frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États- Unis [10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.

Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co- présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault [11].

Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états- uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo- conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

La cote de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont affaire?

Références:

1] « Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août 2001

[2] « Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 septembre 2001

[3] L’Énigme Pasqua, par Thierry Meyssan, Golias ed, 2000.

[4] Les requins. Un réseau au cœur des affaires, par Julien Caumer, Flammarion, 1999.

[5] « Un relais des États-Unis en France : la French American Foundation », par Pierre Hillard, Réseau Voltaire, 19 avril 2007.

[6] « Les New York Intellectuals et l’invention du néo-conservatisme », par Denis Boneau, Réseau Voltaire, 26 novembre 2004.

[7] Le responsable US du renseignement, Irving Brown en personne, a revendiqué avoir lui-même recruté et formé MM. Jospin et Cambadélis pour lutter contre les staliniens alors qu’ils militaient chez les lambertistes pour, cf. Éminences grises, Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The Origin of CIA Financing of AFL Programs » in Covert Action Quaterly, n° 76, 1999. Il importe d’éviter une interprétation anachronique : leur engagement au service des USA est celui d’atlantistes durant la Guerre froide. Au-delà, il les conduira, par exemple, en 1999, à jouer un rôle central dans l’engagement de Paris au sein de l’OTAN pour bombarder Belgrade, pourtant allié traditionnel de la France. De même, il importe d’éviter les fausses équivalences : la collaboration de Nicolas Sarkozy avec les USA ne s’est pas développée sur une base idéologique, mais relationnelle et carriériste (note modifiée le 27 juillet 2008 en réponse à des lecteurs).

[8] « Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 octobre 2007.

[9] « Alain Bauer, de la SAIC au GOdF », Note d’information du Réseau Voltaire, 1er octobre 2000.

[10] « Le gouvernement kosovar et le crime organisé », par Jürgen Roth, Horizons et débats, 8 avril 2008.

[11] « Avec Christine Lagarde, l’industrie US entre au gouvernement français », Réseau Voltaire, 22 juin 2005.

[12] « L’honorable Frank Carlucci », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 février 2004.

[13] « Les liens financiers occultes des Bush et des Ben Laden » et « Le Carlyle Group, une affaire d’initiés », Réseau Voltaire, 16 octobre 2001 et 9 février 2004.

Le terrorisme international organisé n’existe pas

Posted in 11 septembre, actualité, désinformation, N.O.M, politique et social with tags , , , , , on 27 juin 2010 by Résistance 71

Note de Résistance71:
Cet article a été publié par le journal algérien El Khabar en Décembre 2009

« Le terrorisme international n’existe pas »

L’ancien chef d’état-major des forces armées russes déclare que la guerre [contre la terreur] est une intox pour justifier la création d’un organe de gouvernement mondial.

Le Général Léonide Ivashov était chef d’état-major des forces armées russes au moment où se produisirent les attaques du 11 septembre 2001. Ce militaire, qui a vécu ces événements de l’intérieur, offre une analyse différente de ces collègues américains. Comme il l’a fait lors de la Conférence de l’Axe pour la Paix en 2005, il nous explique que le terrorisme international n’existe pas et que les attaques du 11 septembre furent le résultat d’un coup monté. Ce à quoi nous assistons est une manipulation orchestrée par les grandes puissances ; ce terrorisme n’existerait pas sans elles. Il affirme que, au lieu de simuler une « guerre mondiale contre le terrorisme », le meilleur moyen de réduire ce type d’attaques est de le faire à travers le respect de la loi internationale et de la coopération pacifique entre les pays et leurs citoyens.

Ainsi que la situation internationale actuelle le montre, le terrorisme apparaît là où la contradiction s’aggrave, là où il y a un changement dans les relations sociales ou un changement de régime, là où il y a une instabilité politique, économique ou sociale, là où il y a une décadence morale, là où le cynisme et le nihilisme triomphent et là où le vice est légalisé et où le crime s’étend. C’est la mondialisation qui crée les conditions de l’apparition de ces phénomènes extrêmement dangereux. C’est dans ce contexte que la nouvelle carte du monde géostratégique est conçue, que les ressources de la planète sont en cours de redistribution, que les frontières disparaissent, que la loi internationale est déchirée en morceaux, que les identités culturelles sont gommées et que la vie spirituelle s’appauvrit…

L’analyse de la nature même du processus de mondialisation et des doctrines militaire et politique, des Etats-Unis et des autres pays, montre que le terrorisme contribue à la domination mondiale et à la soumission des Etats à l’oligarchie globale. Cela signifie que le terrorisme n’est pas quelque chose d’indépendant de la politique mondiale mais seulement un instrument, un moyen d’installer un monde unipolaire avec un seul quartier général mondial. C’est un prétexte pour effacer les frontières nationales et pour établir la loi d’une nouvelle élite mondiale. C’est précisément cette élite qui constitue l’élément clé du terrorisme mondial – ses idéologues et ses « parrains ».

Les réalités historique, culturelle, traditionnelle et naturelle sont les cibles principales de cette élite mondiale. Elle vise le système existant de relations entre les Etats ; les ordres nationaux et étatiques de la civilisation humaine partout dans le monde, ainsi que les identités nationales.

Le terrorisme international d’aujourd’hui est un phénomène qui combine l’utilisation de la terreur par des structures étatiques et non-étatiques comme moyen d’atteindre leurs objectifs politiques par l’intimidation des personnes, la déstabilisation psychologique et sociale, l’élimination de la résistance d’organisations puissantes et la création de conditions appropriées pour la manipulation des politiques des pays et du comportement des gens.

Le terrorisme est l’arme utilisée dans un nouveau type de guerre. En même temps, le terrorisme international, en complicité avec les médias, est à la tête du processus global. C’est précisément la symbiose entre les médias et la terreur qui permet de modifier la politique internationale et la réalité existante.

Dans ce contexte, si nous analysons ce qui est arrivé le 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, nous pouvons arriver aux conclusions suivantes :

1. Les organisateurs de ces attaques sont les cercles politiques et d’affaires qui avaient un intérêt à déstabiliser l’ordre mondial et qui disposaient des moyens nécessaires pour financer cette opération. La conception politique de cette action a mûri là où des tensions sont apparues dans l’administration des ressources financières et autres. Nous devons regarder les raisons des attaques à la lumière de la coïncidence des intérêts du grand capital à des niveaux globaux transnationaux, dans les cercles qui n’étaient pas satisfaits par le rythme du processus de la mondialisation ou de la direction qu’elle prenait.

Au contraire des guerres traditionnelles, dont la conception est déterminée par des généraux et des politiciens, les oligarques et les politiciens qui leur sont d’habitude soumis sont ceux qui l’ont conçue cette fois-ci.

2. Seuls, les services secrets et leurs chefs actuels – ou ceux à la retraite mais qui ont gardé une influence à l’intérieur des organisations d’état – ont la capacité de planifier, d’organiser et de conduire une opération de cette ampleur. Généralement, ce sont les services secrets qui créent, financent et contrôlent les organisations extrémistes. Sans le soutien des services secrets, ces organisations ne peuvent pas exister, ne serait-ce que pour mener des opérations d’une telle ampleur dans des pays si bien protégés. Planifier et conduire une opération à cette échelle est extrêmement complexe.

3. Oussama ben Laden et « al-Qaïda » ne peuvent pas être les organisateurs ni les exécuteurs des attaques du 11 septembre. Ils ne disposent ni de l’organisation, ni des ressources nécessaires, ni des dirigeants. C’est pourquoi, il fallait créer une équipe de professionnels, et les kamikazes arabes ne sont que des extra qui ont servi à masquer l’opération.

L’opération du 11 septembre a modifié le cours des événements dans le monde dans la direction choisie par les mafias transnationales et les oligarques internationaux ; c’est à dire ceux qui espèrent contrôler les ressources naturelles de la planète, les réseaux d’information mondiaux et les flux financiers. Cette opération a aussi favorisé l’élite économique et politique américaine qui cherche aussi à dominer le monde.

L’utilisation du terme « terrorisme international » poursuit les buts

suivants:

– Cacher les véritables objectifs des forces déployées partout dans le monde dans la lutte pour la domination et le contrôle ;

– Changer les exigences des gens pour une lutte contre des cibles non définies – contre un ennemi invisible ;

– Détruire les normes internationales de base et changer les concepts tels que : agression, terreur d’état, dictature ou mouvement de libération nationale ;

– Priver les peuples de leur droit légitime à se défendre contre les agressions et à rejeter le travail des services secrets étrangers ;

– Etablir le principe du renoncement aux intérêts nationaux, transformer les objectifs dans le domaine militaire en donnant la priorité à la guerre contre le terrorisme, qui viole la logique des alliances militaires au détriment d’une défense conjointe en favorisant la coalition antiterroriste ;

– Résoudre les problèmes économiques par une règle militaire sévère utilisant la guerre contre le terrorisme comme prétexte.

Pour combattre de manière efficace le terrorisme international il est nécessaire de prendre les mesures suivantes :

– Confirmer devant l’Assemblée Générale des Nations-Unies les principes de la Charte de l’ONU et de la loi internationale comme principes que tous les états sont obligés de respecter ;

– Créer une organisation géostratégique (éventuellement inspirée de l’Organisation de la Coopération de Shanghai, qui comprend la Russie, la Chine, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Kirghizstan et le Tadjikistan) avec un ordre de valeurs différent de celui des Atlantistes. Une telle organisation permettrait de concevoir une stratégie de développement des états, un système de sécurité internationale, un autre modèle financier et économique (ce qui voudrait dire que le monde reposerait à nouveau sur deux piliers) ;

– Associer (sous l’égide des Nations-Unies) les élites scientifiques à la conception et à la promotion des concepts philosophiques de l’Etre Humain du 21ème siècle.

– Organiser l’interaction de toutes les dénominations religieuses du monde, pour le compte de la stabilité du développement de l’humanité, de la sécurité et du soutien mutuel.

Biographie:

Le Général Léonide Ivashov est le vice-président de l’Académie des affaires géopolitiques. Il a été le chef du département des Affaires Générales au Ministère de la Défense de l’Union Soviétique, le secrétaire du Conseil des ministres de la défense de la CEI (Communauté des Etats Indépendants), le chef de la coopération militaire au Ministre de la Défense de la Fédération Russe et le chef d’état-major interarmes des armées russes.

El Khabar/ Algérie.

Vidéo: Pour mieux comprendre le nouvel ordre mondial

Posted in actualité, documentaire, N.O.M, politique et social with tags , , , , , , , on 27 juin 2010 by Résistance 71

En français, le film documentaire de référence sur le sujet par Alex Jones. Réalisé en 2007, ce documentaire couvre tous les aspects de la génese du Nouvel Ordre Mondial (N.O.M) ou New World Order en anglais et son développement moderne.

Le concept n’est pas récent et les élites auto-proclamées de nos sociétés ont toujours planifié une gouvernance mondiale. Alex Jones décortique les rouages historiques, politiques et sociaux et nous dresse un portrait du néo-fascisme globaliste en marche, son modus operandi et la vision totalitaire d’un futur des plus orwellien.

La dictature du Nouvel Ordre Mondial que tous les politiques et grands financiers comme les Warburg, Rockefeller, Rothschild, Turner, Murdoch, Bill Gates, Bush pere & fils, Clinton mari & femme, Obama, Blair, Brown, Rudd, Merkel, Berlusconi, Sarkozy, DSK, Attali, Villepin, Royal,  appellent depuis des décennies est en phase finale d’instauration. Le N.O.M est fait pour la dominance absolue et finale de l’élite politico-financiere mondiale au détriment des peuples, de la justice sociale et de la Liberté. Comprendre son fonctionnement et l’état d’esprit des psychopathes de ses adorateurs est d’une importance primordiale si nous, les peuples, voulons lui survivre.

La 3eme guerre mondiale est déja commencée… Elle oppose l’oligarchie aux peuples et le monde des générations futures dépend de son issue.

http://video.google.fr/videoplay?docid=8597035991576191777#

Documentaire a voir et faire passer sans modération !