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OGM eugénisme et Nouvel Ordre Mondial… Le cartel mortifère Monsanto-Bayer-Syngenta-Dow à l’œuvre…

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Monsanto + Bayer = MoBay le cartel des empoisonneurs contre a planète

 

Vandana Shiva

 

18 septembre 2016

 

url de l’article en français:

http://partage-le.com/2016/09/monsantobayermobay-le-cartel-des-empoisonneurs-contre-la-planete-par-vandana-shiva/

 

Lire notre dossier OGM

 

L’Inde est embourbée dans une controverse artificielle créé par Monsanto à propos de la première culture génétiquement modifiée, censée avoir reçu le feu vert pour sa commercialisation. Impliquée dans des litiges sur plusieurs fronts, Monsanto tente de contourner nos lois sur les brevets, la loi de protection de la variété végétale, celles sur les droits des agriculteurs, sur les produits de base et sur la concurrence. Elle se comporte comme s’il n’y avait, en Inde, aucun parlement, aucune démocratie, aucune loi souveraine  à laquelle elle devrait obéir. Ou tout simplement, elle s’en moque.

Sur un autre terrain, Monsanto et Bayer sont en train de fusionner. Elles ont déjà dans le passé formé une seule entité appelée MoBay (MonsantoBayer), digne héritière du cartel d’empoisonneurs IG Farben. Les participations majoritaires de ces deux entreprises étaient entre les mains des mêmes sociétés d’investissement privées. Le domaine d’expertise de ces firmes, c’est la guerre. IG Farben, moteur économique d’Adolf Hitler et principale source de devises étrangères de l’Allemagne d’avant guerre, était également une machine de renseignements étrangers. Hermann Schmitz était le président d’IG Farben, son neveu Max Ilgner était un directeur d’IG Farben, tandis que le frère de Max, Rudolph Ilgner, dirigeait la branche new-yorkaise comme vice-président de Chemnyco.

Paul Warburg, frère de Max Warburg (du conseil d’administration d’IG Farben), fonda le système de réserve fédéral des USA. Max Warburg et Hermann Schmitz ont joué un rôle central dans l’empire IG Farben. Carl Bosch, Fritz ter Meer, Kurt Oppenheim et George von Schnitzler étaient d’autres dirigeants de l’entreprise. Tous, sauf Paul Warburg, furent jugés et condamnés comme criminels de guerre à  Nuremberg.

Monsanto et Bayer ont une longue histoire. Elles fabriquaient des explosifs et des gaz toxiques mortels à l’aide de technologies partagées et les vendaient aux deux camps des deux guerres mondiales. Les mêmes produits chimiques étaient achetés par les Alliés et les forces de l’Axe, aux mêmes fabricants, avec de l’argent emprunté à la même banque.

MoBay fournissait les ingrédients de l’Agent orange (acide 2,4,5-T aux dioxines) durant la guerre du Vietnam. Près de 75 millions de litres de défoliants et d’herbicides MoBay furent pulvérisés sur le Sud-Vietnam. Des enfants naissent encore avec des malformations congénitales, des adultes ont des maladies chroniques et des cancers à cause de l’exposition aux produits chimiques de MoBay. La résistance de l’agent orange cobreveté par Bayer et Monsanto a été codéveloppée pendant des décennies. Des guerres étaient menées, des vies perdues, des nations ciselées en terres promises — avec des frontières artificielles profitant à la colonisation et au pillage des ressources — tandis que Bayer et Monsanto vendaient des produits chimiques sous forme de bombes et de poisons, et que leurs frères fournissaient les prêts pour acheter ces bombes.

Plus récemment, Bayer CropScience AG et Monsanto auraient engagé un partenariat à long terme. Ce qui leur donne accès aux herbicides de l’un et de l’autre et donc à une double technologie de résistance aux herbicides. À travers des accords de licences croisées, des fusions et des acquisitions, l’industrie de la biotechnologie devient l’IG Farben de notre temps, avec Monsanto aux commandes.

L’industrie mondiale des produits chimiques et des OGM — Bayer, Dow Agro, DuPont Pioneer, Mahyco, Monsanto et Syngenta — s’est syndiquée sous forme de Fédération de l’Industrie semencière d’ Inde (FSII) afin d’augmenter son pouvoir de nuisance sur les paysans indiens, sur l’environnement et les lois démocratiquement élaborées qui protègent le public et l’intérêt national. Ceci en plus de l’Association des Entreprises de Biotechnologie (ABLE), qui a tenté de s’attaquer au contrôle des prix des  semences en Inde mis en place par la loi sur les produits de base n faisant appel à la Haute Cour de  justice du Karnakata à Bangalore, qui a rejeté la plainte.

Ce nouveau groupe n’a rien à voir avec « l’industrie semencière », il ne produit pas de semences. Il tente d’étendre le principe du brevet aux produits chimiques afin d’obtenir la propriété de semences, même dans des pays où les brevets sur les semences et les plantes ne sont pas autorisés. Comme en Inde, en Argentine, au Brésil, au Mexique et dans beaucoup d’autres pays.

Toutes les affaires Monsanto, en Inde sont liées à sa revendication non-scientifique, illégale et de brevets sur les  semences, au mépris des lois indiennes, et à sa tentative d’extorquer des redevances à l’industrie semencière indienne et aux agriculteurs. La FSII est une « réunion de famille séculaire d’IG Farben », un rassemblement d’entités indépendantes et autonomes.

Le cartel chimique familial d’IG Farben aété responsable de l’extermination de gens dans des camps de concentration. Il représente un siècle d’écocide et de génocide, entrepris au nom de l’expérimentation scientifique et de l’innovation. Aujourd’hui, ce cartel d’empoisonneurs porte des habits d’ingénieur génétique et répète ad nauseam le mantra de l’innovation. Les camps de concentration d’Hitler furent une « innovation » dans le domaine du meurtre ; et presque un siècle après, la famille Farben est en train de mener la même extermination, silencieusement, mondialement et efficacement.

L’innovation de Monsanto consistant à extorquer des royalties illégales et à pousser des paysans indiens au suicide est aussi une innovation dans la manière de tuer ni vu ni connu et indirectement. La nouveauté de la méthode d’assassinat ne rend pas le meurtre plus juste. « L’innovation », comme toutes les activités humaines, a ses limites — définies par l’éthique, par la justice, par la démocratie, les droits des personnes et de la nature.

IG Farben a été jugée à Nuremberg. Nous avons des lois nationales pour protéger les personnes, leur droit à la vie et à la santé, ainsi que l’environnement. Les lois indiennes sur les brevets et la biosécurité, ainsi que celle sur la variété végétale visent à contrôler les propriétaires voraces d’entreprises historiquement coupables de crimes contre la nature et l’humanité.

L’industrie se prépare à lancer son nouveau « gène », la moutarde GM (DMH-11). La moutarde GM, promue comme une « innovation » du secteur public, se base sur le système de gènes barnase/barstar pour créer des plantes mâles stériles et sur un gène bar pour la résistance au glufosinate. En 2002, la demande d’approbation par pro-Agro (Bayer) de plantation commerciale de moutarde GM basée sur le même système avait été rejetée.

Bien que bannie en Inde, Bayer trouve les moyens de vendre du glufosinate illégalement aux plantations de thé d’Assam et aux pommeraies d’Himachal Pradesh, dans le nord-ouest de l’Inde. Des revendeurs font passer la vente de glufosinate dans la catégorie « autres » pour contourner la loi. Ces produits chimiques se fraient un chemin jusqu’aux corps de nos enfants sans l’accord du gouvernement. Essentiellement, tous les brevets clés liés au gène bar sont détenus par Bayer CropScience, qui a acquis Aventis Cropscience, elle-même créé à partir des départements de génie génétique de Schering, Rhône-Poulenc et Hoechst. Puis Bayer a fait l’acquisition de Plant Genetic Systems, et a passé un accord de coopération avec Evogene, qui détient des brevets dans le secteur de la cartographie génomique.

Avant qu’une autorisation soit accordée à la moutarde modifiée génétiquement, le problème des limites de la brevetabilité doit être résolu sur la base des lois indiennes, et les brevets sur les plantes, les semences et les méthodes agricoles ne doivent pas être autorisés. Deepak Pental, un professeur à la retraite et développeur d’OGM ne commercialisera pas la semence de moutarde GM. Ses donneurs d’ordre de Bayer/Monsanto/MoBay le feront.

Au vu de notre expérience avec le coton GM, le ministère de l’Environnement et des Forêts envisage d’établir des directives pour l’évaluation socio-économique des variétés OGM proposées, prenant en compte des facteurs comme l’économie, la santé, l’environnement, la société et la culture.

Au cœur de cette évaluation socio-économique, on retrouve le problème des monopoles et des cartels, et de leur impact sur les petits agriculteurs. Bien que les brevets sur les semences ne soient pas autorisés, pendant plus de 15 ans, Monsanto a illégalement extorqué des redevances aux paysans indiens, les piégeant par la dette, et déclenchant ainsi une épidémie de suicides. La guerre de Monsanto contre la piétaille de l’Inde — les paysans — est une guerre menée par la famille IG Farben contre notre famille terrienne.

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Agriculture, semences et Nouvel Ordre Mondial… Vol organisé et mise hors-la-loi des semences paysannes…

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« Il n’y a plus d’agriculture, il n’y a plus que de la gestion de pathologie végétale… »
~ Claude Bourguignon ~

Nous paierons très cher les ignominies que nous laissons commettre envers la Nature et notre terre-mère. Le fric, physique ou virtuel, ne se mange pas. Les générations non nées ont besoin que nous disions ¡Ya Basta! ici et maintenant, ensemble, ce n’est plus une option, c’est un devoir !

~ Résistance 71 ~

 

Avec de nouveaux accords commerciaux, le vol organisé par les multinationales est légalisé et les semences paysannes deviennent illégales

GRAIN

16 août 2016

url de l’article original:

https://www.grain.org/fr/article/entries/5523-avec-de-nouveaux-accords-commerciaux-le-vol-organise-par-les-multinationales-est-legalise-et-les-semences-paysannes-deviennent-illegales

Depuis 2001, GRAIN assure un suivi des méthodes employées par les soi-disant accords de libre-échange (ALE), le plus souvent négociés dans le secret hors de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), sont utilisés pour aller au-delà des normes internationales existantes en matière de brevetabilité du vivant. Nous fournissons dans ce rapport des informations actualisées sur les ALE qui sont en train de légaliser le vol organisé par les entreprises et de menacer la possibilité pour les agriculteurs de conserver, produire et échanger des semences dans le monde entier.

Signé en 1994, l’Accord de l’OMC sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) a été le premier traité à imposer des normes mondiales sur la propriété intellectuelle ou la propriété juridique des végétaux, des animaux ou des micro-organismes en s’appuyant sur un mécanisme d’application. Des représentants de l’industrie américaine des semences et des biotechnologies ont soulevé la question dans le cadre des discussions commerciales. Leur objectif ? Obtenir que des entreprises comme Monsanto, Dow et Pioneer, qui dépensent de l’argent dans la sélection végétale pour mettre de nouvelles semences sur le marché, puissent rentabiliser leur investissement et faire des profits en empêchant les agriculteurs de réutiliser ces semences et en les obligeant à acheter chaque année des semences auprès de ces entreprises.

La brevetabilité du vivant est âprement contestée depuis des décennies. Pour les agriculteurs, les brevets augmentent le coût des semences et du bétail et leur retirent le droit de les reproduire librement. Ils ramènent aussi la vie et la culture au statu de marchandise que les entreprises peuvent posséder et contrôler. Si l’accord de l’OMC a autorisé les pays à exclure les végétaux et les animaux autres que les micro-organismes de leurs lois sur les brevets, il exige qu’ils assurent une certaine forme de protection de la propriété intellectuelle sur les variétés végétales (les semences que sèment les agriculteurs) sans spécifier la façon de le faire. Selon les représentants de l’industrie qui ont participé à la rédaction de ce texte, les entreprises américaines ont obtenu 95 % de ce qu’elles voulaient dans le cadre de cet accord ADPIC.[1]

Télécharger les nouvelles bases de données (mises à jour de juin 2016) :

Les accords commerciaux qui privatisent la biodiversité en dehors de l’OMC et Situation des pays vis-à-vis des divers accords relatifs aux semences

Un vol légalisé

Les ALE négociés en dehors du cadre de l’OMC vont même plus loin et aident les entreprises américaines et européennes à obtenir ce qu’elles n’ont pas pu avoir avec l’ADPIC. Ces accords exigent souvent que les pays :

1) permettent aux entreprises de déposer des brevets sur les végétaux et les animaux ;

2) adoptent les règles de l’Union internationale pour la protection des obtentions végétales (UPOV) qui accordent aux obtenteurs des droits similaires à ceux des brevets, et

3) adhèrent au Traité de Budapest sur la reconnaissance des dépôts de micro-organismes en vue d’une protection par brevet. Ces mesures donnent des pouvoirs monopolistiques à l’agro-industrie, aux dépens des petites communautés agricoles autochtones. Par exemple, l’UPOV et les lois sur les brevets rendent illégal pour les agriculteurs le fait de conserver, échanger ou modifier les semences des soi-disant variétés protégées. Il s’agit d’une terrible injustice dans la mesure où les agriculteurs et les populations autochtones sont à l’origine de ces semences. Les entreprises prennent les semences dans les champs des agriculteurs, les bricolent un peu et revendiquent ensuite des droits de propriété sur ces « nouvelles » variétés.

Et surtout, les variétés vantées par les entreprises comme plus « modernes » que les semences traditionnelles, finissent par remplacer la diversité présente dans les champs des agriculteurs. Cette uniformité génétique rend extrêmement vulnérable l’approvisionnement alimentaire mondial, tout particulièrement dans le contexte d’un chaos climatique en progression constante.

Les principaux pays qui font pression en faveur de ces mesures grâce à des accords commerciaux bilatéraux et régionaux sont l’Australie, l’Europe, le Japon et les États-Unis, l’Europe et les États-Unis étant de loin les plus offensifs. Cette situation est logique, puisqu’ils accueillent les plus grandes multinationales semencières du monde. À elles seules, les entreprises américaines représentent plus de 51 % des ventes de semences commerciales dans le monde.[2] Washington défend la ligne la plus dure : la brevetabilité quand et où elle peut être obtenue, l’UPOV en deuxième choix. L’Union européenne, l’Association européenne du libre échange, l’Australie et le Japon poussent les pays à rejoindre l’UPOV. De ce fait, notre liste (voir Annexe 1) de ceux qui ont été forcés de rejoindre l’UPOV ou d’autoriser des brevets sur le vivant dans le cadre d’accords commerciaux hors OMC est en train de s’allonger.

Dernières nouvelles

Une quantité d’accords de commerce et d’investissement bilatéraux et régionaux ont été signés l’année dernière, et un certain nombre d’autres sont actuellement en cours de négociation.

L’Accord économique et commercial global (AECG) entre l’Union européenne et le Canada a été signé en septembre 2015 et il doit maintenant être ratifié par les parlements canadien et européens. La version finale de l’AECG ne change finalement pas le niveau des droits pour les entreprises semencières au Canada ou dans l’Union européenne, mais elle leur donne des outils plus puissants pour faire appliquer leurs droits contre les agriculteurs, grâce à des saisies et des injonctions basées sur de simples soupçons d’infraction, y compris pour la conservation des semences. Préoccupés par les restrictions croissantes qui portent sur les semences de ferme, des groupes des deux côtés de l’Atlantique, dont l’Union nationale des fermiers du Canada et les membres européens de la Vía Campesina, se battent résolument contre la ratification de l’AECG.[3]

Au Chili, des étudiants, des agriculteurs et des consommateurs ont réussi à empêcher le sénat d’adopter une « Loi Monsanto » qui obligerait le pays à adhérer à l’UPOV 1991, ce que le TPP rendrait obligatoire. (Photo : Biodiversidadla.org)

Au cours de l’année dernière, l’Union européenne a réussi à parapher ou signer des accords de libre échange « provisoires » avec la plupart des pays africains. Aujourd’hui, ces nouveaux Accords de partenariat économiques (APE) ne permettent pas aux entreprises semencières européennes d’obtenir ce qu’elles veulent, c’est-à-dire la conformité obligatoire avec l’UPOV 1991. Mais ils engagent tous les signataires à une clause de « rendez-vous » stipulant qu’ils se rencontreront à nouveau dans un proche avenir pour s’entendre sur des normes sur la propriété intellectuelle qui devraient inclure la privatisation des semences.

Le gouvernement des États-Unis, dans le même temps, fait régulièrement pression sur ses partenaires commerciaux pour qu’ils respectent leurs engagements en matière de propriété intellectuelle. Dans son dernier Rapport spécial 301 (un rapport préparé chaque année par le Représentant américain au commerce (USTR) en application de la Section 301 de la Loi sur le commerce de 1974), le Représentant critique le Chili et la Colombie de n’avoir pas adopté l’UPOV 1991 comme ils avaient accepté de le faire dans le cadre de leurs accords commerciaux bilatéraux de 2003 et 2006 avec Washington.[4]

En ce qui concerne le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement entre les États-Unis et l’Union européenne, le public n’a pas accès au texte de négociation et aucune fuite concernant le chapitre portant sur la propriété intellectuelle n’a permis à la société civile de l’examiner de façon détaillée.

Le TPP et le RCEP sont les deux menaces les plus importantes

Actuellement, les deux menaces les plus importantes pour la maîtrise des petits agriculteurs sur leurs semences sont le Partenariat transpacifique (TPP) et le Partenariat économique global régional (RCEP).

Le TPP a été signé en février 2016 par 12 pays : l’Australie, le Brunei, le Canada, le Chili, les États-Unis, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam. Le TPP stipule que toutes les parties signataires doivent adhérer à l’UPOV 1991. Cela signifie que le Brunei, le Chili, la Malaisie, le Mexique et la Nouvelle-Zélande devront changer leurs lois actuelles.[5] Ces changements réduiront la possibilité pour les agriculteurs de conserver les semences de variétés protégées, élargiront les droits des obtenteurs à toutes les espèces et étendront la mainmise des entreprises sur des variétés similaires ainsi que sur la récolte. Même si les législateurs des pays membres du TPP décident d’autoriser les agriculteurs à conserver des semences de variétés contrôlées par les semenciers, les agriculteurs devront maintenant payer pour ce « privilège » chaque année.

Le TPP exige aussi que tous ses membres autorisent les brevets sur les inventions « dérivées des végétaux ». Cette formulation n’est pas très explicite et ce flou est certainement délibéré.[6] Au minimum, cela semblerait signifier que les gènes des végétaux et les cultures cellulaires, et tous les produits qui en sont dérivés, y compris les végétaux, seront brevetables dans tous les pays du TPP. L’industrie américaine des semences et des biotechnologies pense ainsi ouvrir la porte aux brevets sur les végétaux de façon plus générale.[7] Il n’est donc pas surprenant que le Représentant américain au commerce qualifie le TPP de « plus grand outils » pour imposer des normes plus élevées de propriété intellectuelle non seulement en Asie mais dans le monde entier.[8]

En Malaisie, des organisations comme l’Association des consommateurs de Penang et des membres de la Société nationale des droits de l’homme demandent instamment au gouvernement d’empêcher la mise en place de ces changements.[9] Ces groupes ne veulent pas que la loi nationale sur la Protection des variétés végétales (PVP), qui protège les droits des agriculteurs à reproduire les semences, soit touchée. Au Chili, la poursuite de la privatisation des semences dans le cadre du TPP est un problème majeur pour les mouvements sociaux qui se battent contre la ratification de l’accord. Au cours des dernières années, des étudiants, des agriculteurs et des consommateurs ont réussi à empêcher le sénat d’adopter ce qu’ils appellent une « Loi Monsanto » qui obligerait le Chili à adhérer à l’UPOV 1991, ce que le TPP rendrait obligatoire. Un certain nombre de campagnes nationales visent actuellement à ce que les parlements rejettent la ratification du TPP.[10]

Les agriculteurs thaïlandais et philippins sont aussi inquiets de la perspective d’accorder un plus grand pouvoir sur les systèmes semenciers locaux à des multinationales agrochimiques comme Monsanto. Les gouvernements de ces deux pays ont manifesté un vif intérêt en faveur d’une adhésion au TPP, ce qui signifierait adhérer à l’UPOV. Comme la Malaisie, les deux pays possèdent des lois sur la protection des variétés végétales qui assurent actuellement une plus grande protection que l’UPOV 1991 aux droits des agriculteurs d’échanger et de vendre des semences. En Thaïlande, des agriculteurs, des chercheurs, des anciens responsables gouvernementaux et des défenseurs des droits de l’homme ont dénoncé les implications du TPP pour les semences, notamment l’augmentation de leurs prix. Selon BioThai, un groupe de la société civile, et le Conseil national des agriculteurs, les prix des semences en Thaïlande augmenteraient de 60 à 100 % si le pays adhérait à l’UPOV.[11]  Le mouvement paysan philippin KMP qualifie à juste titre les changements politiques sur lesquels le TPP déboucherait – pas seulement pour les semences mais aussi les terres et d’autres ressources – de « fin du monde tel que nous le connaissons ».[12]

Outre la Thaïlande et les Philippines, les gouvernements de Corée du Sud, de Taïwan, de Colombie et d’Indonésie essayent aussi de rejoindre le TPP. Un grand nombre d’autres pays, du Sri Lanka jusqu’à l’Argentine, envisageraient également d’y adhérer. En Amérique latine, beaucoup voient dans la nouvelle « Alliance du Pacifique », d’inspiration néolibérale, un tremplin vers l’intégration dans le TPP.[13] S’il est ratifié, le TPP pourra effectivement beaucoup contribuer au renforcement du pouvoir des grandes entreprises sur les semences et l’approvisionnement alimentaire.

Alors que la lutte contre le TPP fait rage, un nouveau combat s’ouvre contre le RCEP, un nouveau méga-accord commercial régional entre l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est et six de ses partenaires commerciaux : l’Inde, la Chine, la Corée, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Du point de vue du nombre des personnes affectées, le RCEP aura une plus grande ampleur que le TPP. Et comme il inclut plusieurs pays signataires du TPP, on peut s’attendre à ce qu’il y ait des pressions en faveur d’une harmonisation du RCEP avec le TPP, au moins sur certaines questions comme les brevets sur les semences.[14] Bien que les textes de négociation soient secrets, les dernières fuites montrent que la Corée et le Japon préconisent que le RCEP exige que tous les pays membres adhèrent à l’UPOV 1991.[15] Cela signifie que les agriculteurs et les mouvements sociaux d’Asie doivent se battre sur deux fronts : le TPP et le RCEP.

Où en est-on maintenant ?

Deux tableaux figurent en annexes de ce rapport. L’Annexe 1 fournit des éléments sur ce que ces accords commerciaux imposent aux pays en termes de brevetabilité du vivant. Il est clair que la pression visant à mettre en place de nouveaux pouvoirs pour l’industrie des semences et des biotechnologies provient principalement d’un petit groupe de pays (États-Unis, Europe, Japon) et concerne un petit groupe de bénéficiaires (les grandes entreprises de plus en plus concentrées basées dans ces pays). Le tableau de l’Annexe 2 donne une liste indiquant où en sont les pays en terme d’adhésion aux différents traités liés aux semences.[16] Même si la stratégie des multinationales gagne clairement du terrain, il n’est pas trop tard pour stopper un certain nombre de ces méga-accords avant qu’ils ne causent des dégâts.

Télécharger le rapport

Télécharger l’Annexe 1: Les accords commerciaux qui privatisent la biodiversité en dehors de l’OMC (Mise à jour de juin 2016)

Télécharger l’Annexe 2: Situation des pays vis-à-vis des divers accords relatifs aux semence (Mise à jour de juin 2016)

[Note de R71: les téléchargements des documents en anglais peuvent s’effectuer sur l7article original en anglais]

 

[1] Cité dans : Susan K. Sell, Private power, public law : the globalization of intellectual property rights, Cambridge University Press, 2003, p. 55.

[2] ETC Group, « Breaking bad », décembre 2015, http://www.etcgroup.org/sites/www.etcgroup.org/files/files/etc_breakbad_23dec15.pdf

[3] Voir : NFU, « Six points about CETA », http://www.nfu.ca/issue/six-points-about-ceta et Gallen Simmons, « NFU hosts European farmers in Brodhagen », Mitchell Advocate, 1er mars 2016, http://www.mitchelladvocate.com/2016/02/29/nfu-hosts-european-farmers-in-brodhagen

[4] USTR, « Special 301 Report », Washington DC, 27 avril 2016, https://ustr.gov/issue-areas/intellectual-property/Special-301

[5] Le Chili, le Mexique et la Nouvelle-Zélande sont membres d’une version précédente de l’UPOV (1978) qui n’est pas aussi pénalisante pour les agriculteurs. La Malaisie n’est pas membre de l’UPOV. Le Brunei ne dispose même pas d’une loi sur la protection des variétés végétales.

[6] Voir : Alex Press, « The Trans-Pacific Partnership will hurt farmers and make seed companies richer », The Nation, 10 juin 2016, https://www.thenation.com/article/the-trans-pacific-partnership-will-hurt-farmers-and-make-seed-companies-richer/

[7] Voir : « Report of the Industry Trade Advisory Committee on Intellectual Property Rights (ITAC-15) », Washington DC, 3 décembre 2015, https://ustr.gov/sites/default/files/ITAC-15-Intellectual-Property.pdf, p. 10.

[8] Michael Froman, Représentant américain au commerce, intervenant devant le Conseil américain des relations extérieures, 20 juin 2016, http://www.cfr.org/trade/future-us-trade-trans-pacific-partnership-conversation-michael-froman/p37973

[9] Voir : Mohammed Idriss, « Save our seeds from corporate control », Malaysiakini, 15 octobre 2015, https://www.malaysiakini.com/letters/314296 et Karina Yong, « The TPPA : trading human rights ? », Malay Mail, 20 décembre 2015, http://www.themalaymailonline.com/malaysia/article/the-tppa-trading-human-rights.

[10] Voir : « Chile : Miles en las calles rechazan TPP y Ley Monsanto », Servindi, 26 janvier 2016, http://www.biodiversidadla.org/Principal/Secciones/Noticias/Chile_Miles_en_las_calles_rechazan_TPP_y_Ley_Monsanto et Lucía Sepúlveda Ruiz, « El TPP, un acuerdo de las transnacionales contra los movimientos sociales », Diario U Chile, 27 mai 2016, http://radio.uchile.cl/2016/05/27/el-tpp-un-acuerdo-de-las-transnacionales-contra-los-movimientos-sociales

[11] Witoon Lianchamroon, communication personnelle, 21 juin 2016.

[12] KMP, « Farmers’ ‘October Protests’ to highlight broad people’s opposition to global land grabbing and plunder », Quezon City, 7 octobre 2015, http://kilusangmagbubukidngpilipinas.com/?p=1004

[13] L’Alliance du Pacifique est une communauté économique composée du Chili, de la Colombie, du Mexique et du Pérou, avec le Costa Rica et le Panama qui sont en cours d’adhésion. L’Argentine est l’observateur officiel le plus récent.

[14] Voir : GRAIN, « New leaked chapter of Asia trade deal shows RCEP will undercut farmers’ control over seeds », 24 mai 2016, https://www.grain.org/e/5498.

[15] La Corée n’est pas membre du TPP mais elle est membre de l’UPOV 1991. Le gouvernement souhaite effectivement rejoindre le TPP.

[16]. Ces bases de données sont un travail en cours de réalisation. Si vous souhaitez proposer des ajouts ou des corrections, veuillez nous contacter à l’adresse grain@grain.org.

Nouvel Ordre Mondial: Chine, OGM, Syngenta… Syngenta/Chine + Monsanto/USA contre nous, les peuples du monde…

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le Monstre Syngenta de la Chine soutenu par la Russie est aussi dangereux que le Monstre Monsanto des Etats-Unis

par Vive les semences libres et bio

18 juillet 2016

En réponse aux appels sur les sites révolutionnaires altermondialistes qui appelle à construire une nouvelle europe avec la russie pour se sauver des OGMS et des brevets des semences des lobbys. Non cela ne va rien changer pour les peuples! C’est juste tomber de Charybde en Scylla!

Pourquoi ?
Parce que vous aurez juste du TAFTA Chinois OGM à la place du TAFTA US OGM !

Syngenta acheté par la Chine est devenu plus fort que Monsanto!
Maintenant Monsanto fait monter les enchères à Bayer pour se faire acheter aussi!

La Russie est soumise à la Chine, l’empire du milieu.
Et cet article russe validé par le Kremlin le prouve !
https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201602081021580142-chine-nourriture-syngenta/

À Enregistrer et à faire partager massivement!

Le fait que le KREMLIN lui-même qui valide tous les articles de sputnik news autorise des articles russes pro-OGM montrent que la Russie n’a pas une position 100 % contre les OGMS.

Le Kremlin ne s’est-il pas donné pour mission de contre-informer les fausses informations des USA sur les OGMS ? Alors pourquoi autoriser des articles le représentant qui vantent les OGMS ?

le grand titre choisi pour l’article est https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201602081021580142-chine-nourriture-syngenta/: Comment nourrir 1.7milliards habitants ?

Et la réponse est quoi dans l’article russe? La Chine a résolu son problème grâce aux OGMS et en achetant la multinationale Syngenta Suisse pour 43 milliards d’euros, le frère jumeau de Monsanto américain qui fait du lobbying à Bruxelles pour imposer ses pesticides néonicotinoides qui tuent les abeilles, ses brevets sur toutes les semences du vivant, les plantes transgéniques,etc.

Syngenta est connu pour faire la loi à Bruxelles et à Washington pour imposer ses pesticides néonicotinoides néfastes pour les abeilles et privatiser les semences.

Le sénat du gouvernement Français sous sa pression a accepté les pesticides néonicotinoides

http://www.natura-sciences.com/agriculture/neonicotinoides-senat819.html

ET Washington aussi :
https://www.organicconsumers.org/old_articles/foodsafety/syngenta110104.php

la Chine a fait de nombreux partenariat avec Monsanto, Bayer, et Dupont Corporation.
http://www.novethic.fr/empreinte-terre/agriculture/isr-rse/la-chine-controle-t-elle-ses-ogm-135819.html

« Le lobby des producteurs de pesticides néonicotinoïdes (tueurs d’abeilles), qui compte parmi ses membres Bayer, Monsanto, BASF, Dow, DuPont et Syngenta. »
http://www.journaldelenvironnement.net/article/comment-le-lobby-des-pesticides-se-bat-pour-les-neonicotinoides,34147

« Pékin espère que les projets de Syngenta permettront d’augmenter la productivité de l’agriculture nationale, appelée à nourrir la population croissante en plus des importations alimentaires. »
source russe https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201602081021580142-chine-nourriture-syngenta/

Pourquoi l’article russe ne dit-il pas, Pékin, tu espères pour rien, les OGMS ne sont pas la solution pour nourrir ton peuple?

Ainsi Cela montre que la position de la Russie ne sera pas éternellement anti-OGM.
Si la Russie était anti-OGM, elle aurait uniquement reporté l’achat de Syngenta et des OGMS, sans faire aucun commentaire du pourquoi ni comment Pékin l’a acheté.

Pourquoi ajouter dans votre article russe validé par le Kremlin, parce que c’est la solution que Pékin a trouvé pour nourrir sa gigantesque population?

Pourquoi ajouter cela?

Parce que vous essayez d’influencer le peuple russe ou plus tard le peuple eurasiatique en disant, voyez Pékin l’a fait, il a résolu à nourrir sa population de 1.7 milliards d’habitants avec les OGMS de Syngenta, alors pourquoi pas nous, on pourrait aussi essayer les OGMS de Syngenta?

« La Chine vient d’acquérir la société suisse Syngenta, l’un des leaders mondiaux des pesticides et des plantes génétiquement modifiées, pour la somme astronomique de 46 milliards de dollars. Cet achat, réalisé via l’entreprise publique China National Chemical Corp est le plus grand de toute l’histoire de la Chine. »https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201602081021580142-chine-nourriture-syngenta/

Donc, l’article russe, Loin de critiquer la Chine sur le fait qu’elle compte éduquer de force son peuple à bouffer des OGMS, l’article russe au contraire, remet sans cesse un parallèle suggestif sur la population qu’elle a à nourrir, et sur l’avancée de la Chine sur les OGMS grâce à son achat du monstre Syngenta qui fait trembler tous les paysans de la Terre.

« Par ailleurs, les Chinois se méfient beaucoup des produits OGM. La Chine achète ce type de cultures à l’étranger (la grande majorité du maïs et du soja en provenance des USA est génétiquement modifié). Pour dissiper les craintes, les autorités ont même organisé une campagne de soutien aux OGM: le président Xi Jinping a appelé à développer activement ces technologies en Chine pour « empêcher la domination de compagnies étrangères sur ce marché ». Selon les informations disponibles, Pékin investira près de 3 milliards de dollars dans la recherche OGM entre 2006 et 2020. »
https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201602081021580142-chine-nourriture-syngenta/

Si la Russie était vraiment 100 % anti-OGM, elle aurait condamné l’achat de Syngenta par la Chine, vu que la Russie elle-même a bannit les entreprises d’OGMs sur son territoire et le fait que celle-ci se lance sur les OGMS pour nourrir sa population grandissante.

Hors il n’en est rien. Et le titre lui-même indique que la Russie est d’accord sur la Chine que les OGMS sont nécessaires pour nourrir une population trop nombreuse.

Le fait que le peuple Russe ait gagné sur son gouvernement à bannir les OGMS, n’est donc que provisoire.

Pékin laisse pour l’instant la Russie libre de bannir les OGMS.

Et cela dans l’unique but d’attirer tous les européens qui ont peur des OGMS et du TAFTA en Europe !

Une stratégie de maître ! Et tout le monde n’y voit que du feu !

Le but de Pékin est que la Russie et l’Europe s’unissent pour faire un marché encore plus grand pour Syngenta, le roi du brevets de semences et des OGMS qui flique les paysans du monde entier, et leurs réclament des droits sur chaque semence qu’ils utilisent même bio !

Cet article est donc un clin d’oeil à Pékin pour lui dire :

J’ai peut-être interdit les OGMS sur mon territoire pour l’instant, mais dès que j’aurai attrapé le marché européen, et que le marché europe-Russe aura un marché libre (comme le TAFTA) avec la Chine, on autorisera les OGMS, pour que votre multinationale Syngenta continue à faire des profits.

L’ambition de la Chine en achetant Syngenta est d’être le banquier des semences agricoles mondiales.

Tous les agriculteurs devront payer des taxes à la Chine via Syngenta pour cultiver leurs légumes et fruits bio dans leur jardin privé ou public.

Il est donc important que les peuples Russe et Européens se réveillent.

Ce n’est pas en joignant leurs gouvernements qu’ils arriveront à combattre contre la dictature des OGMS.

C’est ce que le Nouvel Ordre Mondial veut.
Réunir tout, pour tout mieux contrôler.

Georges Soros l’a dit : C’est la Chine qui prendra la place des Etats-Unis dans le Nouvel Ordre Mondial. Les Etats-Unis ne servent plus à rien avec leur dollar défaillant, maintenant, ils doivent laisser leur place à la Chine.
https://fonzibrain.wordpress.com/2010/11/18/soros-la-chine-dirigera-le-nouvel-ordre-mondial/

« Adoubement de la Chine au sein du Nouvel Ordre Mondial par le FMI »
https://resistance71.wordpress.com/2015/12/04/adoubement-de-la-chine-au-sein-du-nouvel-ordre-mondial-par-le-fmi/

La Russie sera comme l’Europe, une sous-nation obéissant à la Chine !
Le but est que seule la Chine ait un droit de veto à l’ONU !

La Chine occupe déjà des postes de clé dans toutes les institutions mondiales!
http://reinformation.tv/nouvel-ordre-mondial-domine-chine-communiste/

L’Eurasie des nations sera soumise à l’ONU de la Chine, comme l’Europe est soumise à Bruxelles des Etats-Unis actuellement.

Les sous-nations de l’Eurasie seront obligés de tous se mettre d’accord pour s’opposer à une proposition de l’ONU.
Et cela est impossible !

Nous nous dirigeons vers une dictature complète de l’ONU qui aura le même pouvoir que Bruxelles a actuellement sur nos vies !

Nous devons sortir de l’Europe, et les nations doivent rester indépendantes les unes des autres, avec avec chacun un pouvoir de veto à l’ONU.

Nous ne devons nous laisser avoir ni par une Europe américaine, ni par une Europe Russe.
Les deux nous conduiront à la même dictature totalitaire.

Pour l’instant, la Chine-Russie essaye d’attirer tous les mécontents de l’Europe américaine, et leur faire miroiter le rêve eurasiatique. C’est pour cela que la Russie a banni provisoirement les OGMS de son territoire.

Comme dans la souricière, un fromage moelleux pour attirer la souris !

Mais la Chine qui commande tout est pro-OGM. Son achat du monstre Syngenta en lui-même le prouve. Et elle ne laissera pas longtemps la Russie être anti-OGM.
Elle attend juste que son partenaire Russe s’aggrandisse avec l’annexion de l’Europe, comme cela
elle va pouvoir aggrandir son marché économique.

Ne pas oublier que les multinationales dirigent les gouvernements !
Syngenta, acheté par l’élite chinoise qui occupe les plus hauts postes du gouvernement en Chine, ne laissera jamais l’Eurasie bannir les OGMS et les brevets des semences !

Faut pas rêver. Empêcher le TAFTA c’est dans le refus populaire du peuple qu’il se fera.

Jamais un pays capitaliste à genoux devant ses intérêts privés et multinationales ne pourra vous sauver !

Un autre article validé par le Kremlin montre que la Russie a des scientifiques qui pourraient faire valider les OGMS :
« Sergueï Kiselev, biologiste, professeur et chercheur principal à l’Institut de la génétique générale de l’Académie russe des sciences, dans un entretien accordé à Sputnik.

Selon l’interlocuteur de Sputnik, les OGM représentent un moyen accéléré et dirigé de modification génétique pour résoudre certaines tâches. Dans le même temps, ce moyen est capable de garantir une certaine sécurité. Dans cette situation, il est très important que cela se passe de façon contrôlée.

« Quand nous insérons un gène précis dans un organisme génétiquement modifié, un gène qui rend une tomate ou une pastèque carrée, mieux une pastèque carrée, le gène la rend non ronde, mais carrée, c’est-à-dire, économise du temps, de la place pour l’emballage, et ainsi baisse les coûts de transport. (…) De même pour les tomates, quand nous insérons un gène spécifique qui ne les laisse pas pourrir. Qu’est-ce qu’il y a de mal à cela? Rien », souligne le biologiste. »
source russe https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201606231026107520-ogm-polemique-commentaire/

Un centre de recherche d’OGM d’international qui comprend des scientifiques Russes et une entreprise de recherche collaboratrice chinoise entre autres veulent tester leur riz OGM en Asie du Sud-Est
l’article est lui aussi validé par le Kremlin donc de source russe, pas une seule condamnation des OGMS dans l’article ! :

Comment un article russe peut reporter une telle news sans y émettre aucune critique ?
Encore une preuve que la Russie n’est pas 100 % anti-OGM !

l’institut internationale de recherche sur le riz (IRRI) est fondé par Rockfeller et est investit par Bill Gates.
Il comprend des rechercheurs scientifiques russes, chinois, indiens, et les bases de cet institut se situe dans l’Asie du Sud Est.
https://en.wikipedia.org/wiki/International_Rice_Research_Institute
« Les chercheurs espèrent que les nouvelles variétés sauront résister à tous ces problèmes. « On va pouvoir obtenir les propriétés qu’on veut dans le riz, en termes de résistance à la sécheresse et aux maladies, de rendement », dit Nikolaï Alexandrov, bio-analyste russe de l’IRRI.
Les scientifiques évoquent une seconde « révolution verte ». »
source russe https://fr.sputniknews.com/societe/201602151021758301-riz-recherche-genetique/

A noter que le gouvernement Russe a banni pour l’instant les OGMS et Monsanto et compagnie, ce qui ne l’empêche pas de faire des articles de louanges sur le fait que la Chine ait acheté Syngenta jumeau de Monsanto et ne l’empêche pas d’autoriser la recherche scientifique sur les OGMS, ce qui peut permettre à des tas de pro-OGMs d’en profiter pour créer de nouvelles études scientifiques qui pourraient permettre l’utilisation à nouveau d’OGM en disant qu’ils ont réussi à créer une plante ou un fruit transgénique non nuisible à l’être humain.
« Seules les recherches scientifiques sur les OGM seront autorisées »
https://fr.sputniknews.com/russie/201607041026393059-ogm-russie-poutine/

Tout comme ce chercheur Russe ici qui essaye déjà de faire accepter les OGMS par le gouvernement russe et dont l’article est validé par le Kremlin.
Encore une preuve que le Kremlin essaye progressivement de faire changer d’avis sa population sur les OGMS en rapportant ces propos de scientifiques russes pro-OGMS dans ses articles.
https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201606231026107520-ogm-polemique-commentaire/

signé Vive les semences libres et bio

Santé et Nouvel Ordre Mondial: Nous sommes ce que nous mangeons…

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, N.O.M, OGM et nécro-agriculure, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 26 août 2015 by Résistance 71

L’agriculteur, le premier acteur de notre santé

La Lettre du Professeur Henri Joyeux

 

25 Août 2015

 

(par distribution courrier électronique)

 

C’est gravissime, les agriculteurs ne parviennent plus à vivre de leur travail. Chaque été, on voit ainsi se développer un mécontentement qui se traduit par des manifestations bruyantes sur les routes ou les lieux de vacances.

Cette année le ras le bol est à son comble. Producteurs de lait, de viande, céréaliers, viticulteurs, arboriculteurs… sont en colère. Alors, tel un emplâtre sur une jambe de bois, le Président tout puissant débloque 600 millions d’euros pour calmer le monde agricole. L’Etat démuni en est à recommander que les cantines scolaires s’approvisionnent en viande fraîche « française » (20 % des débouchés de la filière) et pas en Argentine, comme le font certains restaurants étoilés. Pour apaiser les esprits, on annonce aussi que la viande française sera choisie en priorité dans les restaurations collectives de l’Etat.

La confiance n’existe plus. Les promesses du ministre de l’Agriculture comme celles du Président ne sont que du vent. Personne n’est dupe : les réunions ministérielles ne servent à rien.

Et en attendant, la concurrence continue de faire rage entre les pays de la zone euro, la Pologne, l’Allemagne, l’Angleterre… La viande française est trop chère pour les budgets serrés des hôpitaux où l’on mange si mal, des écoles et même de l’armée. C’est la grande distribution, lobby puissant, protégé des politiques, qui fait ses choux gras sur le dos des agriculteurs.

Pendant ce temps-là, à Milan…

En pleine crise agricole, on fanfaronne à Milan où les visiteurs de l’exposition universelle ont découvert dans le Pavillon France un grand jardin potager, vitrine d’une agriculture écologiquement intensive. Ont-ils été convaincus ? J’en doute, vu les retours que j’ai eus d’amis qui ont passé du temps à Milan pour les vacances. Ils ont surtout le souvenir de leur porte-monnaie qui a bien fondu à cette occasion.

Face à la situation actuelle de l’agriculture française, comment peut-on ainsi se vanter de nourrir la planète ? Oser écrire : « La capacité de production française et sa contribution pour l’équilibre des marchés mondiaux, ses modèles agricoles et alimentaires, sa capacité d’innovation et de transfert technologique, ses établissements d’enseignement et son ouverture internationale, sans oublier la dimension gastronomique »…

Oui, oser écrire cela, c’est se moquer du monde… Car le modèle français est aujourd’hui obsolète. Il a fait son temps. Seuls les agriculteurs et les consommateurs peuvent, ensemble, l’orienter autrement.

Le slogan international des lobbies de l’agro-alimentaire

On connaît bien Monsanto et autres semenciers internationaux, leurs OGM et PGM (organismes et plantes génétiquement modifiés) que veulent implanter les ingénieurs agro et les experts des ministères. Leur credo, qui a été choisi pour slogan de l’exposition universelle de Milan, c’est cela : « Nourrir la planète, Énergie pour la vie ». Ils croient nourrir la planète en arguant de leur (fausse) générosité, le cœur sur la main, produisant des produits de moindre qualité pour un plus grand nombre, nous faisant croire que leur agriculture productiviste est la solution pour supprimer la famine dans les pays très pauvres.

En réalité, ces semenciers s’enrichissent sur le dos des paysans qu’ils ont dépossédés de leur droit de produire et d’utiliser leurs propres semences en leur vendant des grains incapables de se reproduire.

Nous oublions d’où provient ce qui arrive dans notre assiette…

S’enrichir, ce n’est pas ce que cherchent les agriculteurs de terrain. Ils veulent vivre dignement de leur travail. Ils ont les mains dans la terre, sont au plus près des animaux, les nettoient, les aident à mettre bas, les nourrissent, suivent leur croissance et décident de leur avenir pour nous, les humains consommateurs. Nous oublions souvent d’où provient ce qui arrive dans notre assiette, où a poussé et où a été élevé ce qui arrive dans notre « palais des saveurs ». De quel travail admirable, de quelles sueurs d’hommes et de femmes sont issus ces légumes et fruits, ces morceaux de viandes savoureuses, ces poissons des mers qui nous entourent…

Le gaspillage alimentaire doit être réduit car il traduit le non-respect des aliments que la Terre nous procure. Il traduit aussi la surproduction et donc la qualité incertaine de certains aliments préparés par les industriels qui n’hésitent pas à ajouter conservateurs, colorants, exhausteurs de goûts, arômes artificiels qui nous éloignent de la nature et sont souvent responsables d’allergies, d’intolérance, de maladies auto-immunes de plus en plus nombreuses.

Notre santé dépend largement de ce que nous mangeons

Qui est à l’origine de tout ce que nous apportons à notre organisme pour le faire croître, le maintenir dans le meilleur état de santé ? C’est l’agriculteur ! Il peut être le premier acteur de notre bonne ou de notre mauvaise santé.

C’est démontré aujourd‘hui, les perturbateurs endocriniens, les pesticides et insecticides abiment la construction de l’enfant dans sa vie intra-utérine. Anomalies congénitales, infertilité, cancers des enfants mais aussi perturbations immunitaires conduisant à des lymphomes trouvent leur source dans l’agriculture productiviste.

Les OGM et PGM n’apportent rien de plus à notre santé, contrairement à ce qu’on nous chante, comme nous le verrons dans une prochaine pétition. Nous demanderons la transparence totale sur les produits issus de ce type d’agriculture, afin que les consommateurs ne soient pas trompés et puissent choisir en connaissance de cause.

On vient de démontrer que les moustiques résistent par simple sélection naturelle aux insecticides, ce qui permet de voir apparaître en métropole des cas de Dengue ou de Chikungunya, et bientôt de fièvre jaune. L’avenir est aux bio-insecticides qui seraient des toxines bactériennes inoffensives pour l’homme et très toxiques pour les larves de moustiques. À voir. Car on doit maintenant penser à protéger les abeilles. Elles souffrent tellement de l’agriculture productiviste que certains en viennent à évoquer leur disparition et, bien au-delà, en raison des difficultés de pollinisation, la fin de notre humanité.

La révolution agro-écologique est en marche !

Face à ces menaces, ce sont les agriculteurs et les consommateurs qui peuvent ensemble développer les solutions : la révolution agro-écologique est en marche !

D’ailleurs, les rares agriculteurs qui s’en sortent aujourd’hui vendent à la ferme, savent fidéliser leur clientèle avec des produits du terroir, issus d’une agriculture raisonnée ou raisonnable, mieux encore biologique ou biodynamique.

Nous ne pouvons mieux dire que résumer les 8 propositions de notre très cher ami Pierre Rabhi pour vivre en prenant soin de la vie. Elles peuvent paraître utopiques à certains. Je ne le crois pas, car elles rejoignent la dernière lettre du Pape François « Loué sois-tu… », que je conseille de lire et méditer. Elles proposent aussi la vraie écologie, celle qui n’a pas de bannière idéologique, celle qui croit en l’homme et se bat pour son avenir : cet avenir a un sens tant pour les croyants que pour les incroyants.

es propositions qui suivent sont extraites de La Charte Internationale pour la Terre et l’Humanisme, écrite par Pierre Rabhi pour le mouvement Colibris, issue de son livre « Vers la Sobriété Heureuse », paru en 2010 aux éditions Actes Sud.

Ces propositions réinventent « un modèle de société pour proposer une alternative au monde d’aujourd’hui. Pour que le temps arrête de n’être que de l’argent, pour que le silence redevienne merveilleux, pour que la logique du profit sans limites cède face à celle du vivant, pour que les battements de nos cœurs ne sonnent pas comme des moteurs à explosion, et enfin pour vivre et prendre soin de la vie. »

1 – L’agro-écologie, pour une agriculture biologique et éthique

De toutes les activités humaines, l’agriculture est la plus indispensable, car aucun être humain ne peut se passer de nourriture. L’agro-écologie que nous préconisons comme éthique de vie et technique agricole permet aux populations de regagner leur autonomie, leur sécurité et leur salubrité alimentaires, tout en régénérant et préservant leurs patrimoines nourriciers.

2 – Relocaliser l’économie pour lui redonner un sens

Produire et consommer localement s’impose comme une nécessité absolue pour la sécurité des populations à l’égard de leurs besoins élémentaires et légitimes. Sans se fermer aux échanges complémentaires, les territoires deviendraient alors des berceaux autonomes valorisant et soignant leurs ressources locales. Agriculture à taille humaine, artisanat, petits commerces…, devraient être réhabilités afin que le maximum de citoyens puissent redevenir acteurs de l’économie.

3 – Le féminin au cœur du changement

La subordination du féminin à un monde masculin outrancier et violent demeure l’un des grands handicaps à l’évolution positive du genre humain. Les femmes sont plus enclines à protéger la vie qu’à la détruire. Il nous faut rendre hommage aux femmes, gardiennes de la vie, et écouter le féminin qui existe en chacun d’entre nous.

4 – La sobriété heureuse contre le « toujours plus »

Face au « toujours plus » indéfini qui ruine la planète au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l’équité.

5 – Une autre éducation pour apprendre en s’émerveillant

Nous souhaitons de toute notre raison et de tout notre cœur une éducation qui ne se fonde pas sur l’angoisse de l’échec mais sur l’enthousiasme d’apprendre. Qui abolisse le « chacun pour soi » pour exalter la puissance de la solidarité et de la complémentarité. Qui mette les talents de chacun au service de tous. Une éducation qui équilibre l’ouverture de l’esprit aux connaissances abstraites avec l’intelligence des mains et la créativité concrète. Qui relie l’enfant à la nature, à laquelle il doit et devra toujours sa survie, et qui l’éveille à la beauté et à sa responsabilité à l’égard de la vie. Car tout cela est essentiel à l’élévation de sa conscience.

6 – Incarner l’utopie

L’utopie n’est pas la chimère mais le « non-lieu » de tous les possibles. Face aux limites et aux impasses de notre modèle d’existence, elle est une pulsion de vie, capable de rendre possible ce que nous considérons comme impossible. C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain. La première utopie est à incarner en nous-mêmes, car la mutation sociale ne se fera pas sans le changement des humains.

7 – La terre et l’humanisme

Nous reconnaissons en la terre, bien commun de l’humanité, l’unique garante de notre vie et de notre survie. Nous nous engageons en conscience, sous l’inspiration d’un humanisme actif, à contribuer au respect de toute forme de vie et au bien-être et à l’accomplissement de tous les êtres humains. Enfin, nous considérons la beauté, la sobriété, l’équité, la gratitude, la compassion, la solidarité comme des valeurs indispensables à la construction d’un monde viable et vivable pour tous.

8 – La logique du vivant comme base de raisonnement

Nous considérons que le modèle dominant actuel n’est pas aménageable et qu’un changement de paradigme est indispensable. Il est urgent de placer l’humain et la nature au cœur de nos préoccupations et de mettre tous nos moyens et compétences à leur service.

J’ajoute à ces propositions humanistes que nous devons revisiter nos comportements alimentaires et les distancier des produits industriels : nous devons choisir plus de végétal que de produits animaux, sans les excès des végétaliens (végans), le plus possible bio, de saison et de proximité.

Ainsi, contrairement à ce que pensent et disent les semenciers internationaux, l’agriculture biologique peut nourrir le monde.

Résistance politique: Pour virer les OGM, virons le capitalisme et son support… l’État !

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Article complèmentaire du précédent « La bio piratée »

— Résistance 71 —

 

Pour se débarrasser des OGM, débarrassons-nous du capitalisme

 

Anar56

 

28 Mai 2015

 

url de l’article original:

http://anars56.over-blog.org/2015/05/pour-se-debarrasser-des-ogm-debarrassons-nous-du-capitalisme.html?utm_source=flux&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=politics

 

Non, les OGM ne sont pas en mesure de « relever les défis alimentaires et environnementaux« . Ils n’ont pas permis de réduire les quantités de pesticides. Mais aurait-il fallu croire Monsanto sensible à l’écologie quand on sait que c’est cette firme qui, dans les années 70, a fourni à l’armée américaine l’Agent Orange qui a permis aux États-Unis de concrétiser leur tactique de la terre brûlée au Vietnam ? Quant au problème de la faim, il faut savoir que l’agriculture mondiale qui fournit aujourd’hui au moins 150 % des besoins de l’humanité, en détourne une grande partie :

– pour l’alimentation animale puisqu’il faut 7 g de protéines végétales pour produire 1 g de protéine animale ;
  – pour les agro-carburants ;
  – pour la spéculation (constitution de stocks pour faire monter les prix).

Il ne s’agit donc pas d’augmenter la production, mais d’en assurer la distribution, c’est-à-dire de sortir du capitalisme fondé sur la concentration !

Les OGM sont à la fois une réponse que l’agriculture capitaliste tente de trouver aux problèmes qu’elle a elle-même créés (pesticides, fragilité des animaux d’élevages industriels…) et qui lui permettra de poursuivre ses pratiques aberrantes, sa fuite en avant, et un nouvel instrument destiné à augmenter la dépendance des agriculteurs et des consommateurs, permettant le contrôle total de la chaîne alimentaire, du laboratoire à notre assiette.

Les firmes biotechnologiques visent en effet le monopole de la production de semences en lançant sur le marché des espèces dont elles détiennent les brevets. C’est la détention de ces brevets qui permet notamment au complexe génético-industriel d’empêcher la souveraineté alimentaire des peuples, d’imposer une technologie dont, visiblement, les populations ne veulent pas. Les OGM ne se justifient que par l’existence des droits de propriété intellectuelle.

Cette course au brevet est l’aboutissement d’un processus qui a débuté il y a cinq siècles, lors de l’appropriation et de la privatisation des grands écosystèmes. De la propriété privée des moyens de production à celle des moyens de reproduction, la boucle est bouclée !

Outre le fait qu’il comporte des risques pour la santé, ce « commerce illégal du colonialisme moderne« , cette « biopiraterie« , ce « hold-up sur le vivant » a déjà des conséquences dramatiques pour les agriculteurs. En Inde, ce sont 40 000 paysans pauvres qui, ne pouvant payer les royalties réclamés par Monsanto, se sont suicidés. Des économies risquent d’être ruinées du fait du remplacement des produits naturels par des produits fabriqués par des transgéniques. Ces conséquences légitiment totalement les actions de désobéissance civile comme le fauchage de parcelles ensemencées en OGM. Mais ces opérations resteront sans effet (comme d’ailleurs la demande d’un moratoire ou l’étiquetage des produits) si elles ne s’inscrivent pas clairement dans une lutte anticapitaliste.

En éliminant 30 000 exploitations agricoles par an depuis près d’un demi-siècle, le capitalisme reconstitue le même schéma que celui du féodalisme. La seule réponse adaptée est la mise en commun des terres, et leur gestion collective ; c’est ce qu’une partie du peuple espagnol avait osé pendant la Révolution de 1936-39. C’est ainsi que de nombreuses tribus indiennes d’Amérique s’organisent aujourd’hui, notamment les Zapatistes du Chiapas (Mexique), les compagnons et compagnes de la Red Puna (Argentine), etc… En Europe, durant de nombreux siècles il a existé des terres et forêts communales sans titre de propriété et exploitées librement par les paysannes et paysans.

Partout dans le monde, cette question de l’accès à la terre et de sa mise en commun est la pierre angulaire d’un changement social profond pour construire l’autonomie et vivre libres entre égaux.

OGM et nécro-agriculture: De mieux en mieux… Les cultures OGM noyées dans le glyphosate (RoundUp) juste avant la moisson…

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Notons quand même au passage que les exemples cités dans cet article montrent que Monsanto est actif et expérimente en Hongrie, qui rappelons-le… est membre de l’Union Européenne depuis 2004 et a intégré l’espace Schengen en 2007…

Conclusions ?…

— Résistance 71 —

 

Les cultures sont noyées dans du pesticide RoundUp juste avant d’être moissonnées

 

Dr. Stephanie Seneff

 

17 novembre 2014

 

url de l’article:

http://www.globalresearch.ca/crops-are-drenched-with-monsanto-roundup-pesticide-right-before-harvest/5414576

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le pesticide RoundUp est largué sur les champs juste AVANT la moisson… pour économiser quelques sous.

L’herbicide RoundUp de Monsanto (techniquement connu sous le nom de “glyphosate”) a été relié à bien des maladies. Quoiqu’il en soit, les agriculteurs semblent en larguer sur leurs cultures juste avant de moissonner.

De manière plus spécifique, Monsanto a publié un article en 2010 poussant l’argument de l’application de leur RoundUp pour tuer les cultures juste avant la moisson ; ainsi les plantes seraient séchées en avance et produirait de manière plus uniforme tout en permettant une récolte plus précoce (à partir de la page 28, lien de l’article sur l’original):

Les bénéfices de l’utilisation du glyphosate:

***

Une maturité inégale et des tissus verts retardent la moisson. Un épandage de glyphosate déssèche le feuillage vert et les tiges. La photo ci-dessous à gauche montre un déssèchement uniforme de tournesols en utilisant le glyphosate (RoundUp Bioaktiv) après un épandage par hélicoptère en Hongrie (Czepó, 2009a).. La photo de droite montre un déssèchement complet des parties vertes de maïs 14 jours après l’application de glyphosate dans un ratio de 0.54kg ae/ ha in 7 0L/ ha appliqué par héli-épandage utilisant des pommeaux d’arrosage Reglojet et incluant du Bandrift Plus à 0,1% et 34% d’humidité du grain en Hongrie. Sur la partie gauche de la photo on voit la partie non traitée.

Réduction des coûts de séchage des grains

Les essais de Monsanto en Hongrie sur le maïs et le tournesol montrent clairement les effets de l’utilisation de glyphosate sur le pourcentage d’humisité du grain…

Au moment de la récolte, le maïs traité au glyphosate avait une humidité 4% plus basse que le maïs non traité. Le tournesol traité au glyphosate avait une humidité de 10+°/0 plus basse que le non traité. Le grain traité a été respectivement de 19 et 7% dans ces essais.

La demande d’un séchage accru du grain /semence à 14-16% pour un stockage stable du maïs ou 8-10% pour le tournesol, a été ainsi diminuée voire éliminée.

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Récolte plus précoce pour obtenir un prix plus élevé

La gestion de la moisson est importante, sa technique de gestion permet une récolte plus précoce, ce qui est particulièrement important pour les hybrides “reste vert”. Une augmentation des niveaux de ces “reste vert” peut résulter en cette technique de déssèchement qui deviendra de plus en plus commune pour le tournesol par exemple (Larson et al, 2008). Quelques essais sur du maïs commercialisable en Hongrie, comme ci-dessus, ont résulté en des moissons plus précoces générant de plus hauts prix. Un travail sur le tournesol mené par le département de science végétale de l’université du Dakota du Nord montre que le glyphosate a produit une récolte de 5 à 10 jours en avance (Howard 2007). La moisson de tournesol a été ramenée à 2 / 3 semaines plus tôt après un traitement au glyphosate (Monsanto, 2009a)

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En provoquant une moisson plus précoce de 2 à 3 semaines, les agriculteurs peuvent le plus souvent rentrer dans les temps d’optimisation de l’ensemençage pour le blé d’hiver ainsi maximisant la production (Czepó, 2009b).

Pourvu que suffisamment de RoundUp soit appliqué aux plantes matures pour complètement les tuer, de plus grandes quantités de RoundUp sont de manière évidente appliquées par rapport aux épandages de maintenance anti-pestilence qui maintiennent les plantes en vie.

De plus, les plantes n’ont pas le temps de métaboliser ou de se débarrasser autrement du RoundUp il n’y a de plus pas assez de temps pour que des pluies lavent le produit chimique avant la moisson. Au lieu de cela, le RoundUp est largué sur les plantes pour les faire sécher et elles sont ensuite très vite moissonnées alors que de très haut niveaux de RoundUp sont toujours présents.

Super agro-business économise sûrement quelques dollars, mais nous allons tous le payer de notre santé !…

Nécro-agriculture et Nouvel Ordre Mondial: La contamination des cultures bio par les OGM ne peut pas être stoppée…

Posted in actualité, altermondialisme, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, OGM et nécro-agriculure, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 17 novembre 2014 by Résistance 71

La destruction et le contrôle alimentaire par l’oligarchie se met en place. La nature fait le travail des criminels patentés. Un autre crime contre l’humanité à« punir de toute urgence !

— Résistance 71 ~

 

La fin des cultures bio ? Un rapport dit que la contamination par OGM ne peut pas être stoppée

 

Mike Barrett

 

11 Novembre 2014

 

url de l’article original:

http://naturalsociety.com/gmo-crop-contamination-cannot-be-stopped/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Chaque année qui passe voit un nombre croissant d’états tentant d’adopter des lois d’étiquetage des produits et ingrédients OGM le tout contre la résistance du gouvernement fédéral de vous permettre de savoir ce que votre nourriture contient. Avec chaque victoire, et même défaite, nous devenons plus forts et plus proche de faire que l’étiquetage des OGM devienne une réalité. La triste réalité néanmoins, est que beaucoup d’experts en la matière disent que l’étiquetage des OGM sur les produits ne suffira pas dans notre grande lutte contre la biotechnologie parce que les cultures OGM peuvent facilement contaminer les fermes et cultures de voisinage.

Un nouveau rapport trouve que la contamination par OGM est bien plus sérieuse que ce que l’on pensait auparavant et les experts préoccupés par ce fait ne pouvait pas avoir plus raison.

Il y a eu un grand nombre de véritables cas de contamination de cultures non-OGM par des cultures OGM, bien que cela ne soit pas très connu. Un exemple clef est celui de l’agriculteur australien Steve Marsh, un agriculteur bio qui a attaqué en justice un fermier voisin pour dommages et intérêts après que son blé non-OGM bio ait été contaminé par des graines de colza OGM RoundUp ready (Monsanto) de Michael Baxter. Il mena son affaire jusque devant la cour suprême australienne et perdit.

Un autre exemple de contamination par OGM peut être observé avec une affaire de blé OGM non approuvé découvert dans l’état de l’Oregon. Le modèle RoundUp Ready fut interdit en 2005 lorsque la résistance à Monsanto força l’entreprise à arrêter de travailler avec ce modèle. Il ne fut jamais approuvé à l’utilisation, encore moins à être cultivé pour la consommation ou exporté.

L’affirmation par l’industrie de la biotechnologie que les cultures OGM peuvent être contenues et ne pas interférer avec les agriculteurs bio qui ont choisi de ne pas utiliser de semences modifiées “suicide”, a été constamment prouvée fausse. Un tiers des agriculteurs bio rapportent maintenant des problèmes de contamination croisée par pollinisation, d’après une recherche récente. Plus de 80% des agriculteurs qui ont participé à la recherche sont “préoccupés” par l’impact des semences OGM et 60% se sentent très préoccupés.

Un agriculteur bio, Oren Holle, blâme le ministère de l’agriculture des Etats-Unis et sa relation amoureuse avec Monsanto:

Le ministère de l’agriculture a été très laxiste à notre avis et ceci est le fait d’une influence excessive de l’industrie de la biotechnologie sur les cercles politiques.” Le nouveau rapport publié énumère la prévalence de la contamination OGM, qui peut-être trouvé dans l’International Journal of Food Contamination rapporte que dès la fin de 2013 et depuis 1997, il y a eu 396 incidents de contamination croisée par semences OGM dans 63 pays différents. Beaucoup implique des riz génétiquement modifiés.

L’article dit ceci en résumé:

  • 1. La contamination par les OGM est inévitable et se produira quoi qu’il en soit en tant que phénomène naturel.
  • 2. La contamination se produira même par des essais sur champs ou des cultures illégales. Le rapport répertorie 9 cas de contamination par cultures OGM non autorisées qui ont échappées les tests de sécurité alimentaires et environnementaux.
  • 3. Le riz OGM représente environ 33% des cas de contamination. Ceci malgré le fait qu’effectif depuis décembre 2012, le riz OGM n’est même pas devenu largement disponible pour la culture et la consommation. Il y a même une absence mondiale de la commercialisation du riz OGM. Les auteurs pensent que ce chiffre doit être dû à aux tests routiniers des importations de riz OGM aux frontières nationales.
  • 4. Il est très difficile de contenir et de stopper la contamination après qu’elle se soit déjà produite.
  • 5.D’après ces données, il n’est toujours pas clair quels sont les facteurs majeurs affectant la contamination et son ratio. Ce n’est pas la contamination OGM elle-même (mélanges, pollinisation croisée etc…) qui contribue aux grands nombres de cas, mais aussi le régime de test (à la fois routinier et ciblé). Les plus hauts taux de contamination sont rapportés dans des denrées alimentaires importées en Allemagne, mais cela est aussi dû au fait que les Allemands procèdent à de nombreux tests. Tous les pays de l’UE ont un taux élevé parce qu’ils rapportent leurs trouvailles à la base de données de la RASFF. Les données de contamination existent, mais pas les facteurs pour analyser ce qui influence la contamination.
  • 6. Les chercheurs concluent que pour la plupart des OGM expérimentaux, il n’y a pas de protocole de tests., ce qui rend la détection de la contamination très difficile.

Le rapport a conclu:

“La détection de la contamination par OGM est dépendante à la fois des régimes de contrôle ciblés et de routine, ce qui apparait être inconsistant de pays à pays, même au sein de l’UE. Le manque de méthodologie analytique pour la détection de cultures et produits OGM au niveau du tri de terrain (dans la pré-commercialisation) peut handicapper les efforts de détecter toute contamination se produisant d’une telle ligne OGM.”