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Organismes Génétiquement Modifiés pour un contrôle totalitaire planétaire

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Ou la métamorphose chinoise de l’empire anglo-américain

 

Résistance 71

 

26 août 2016

 

“Si vous contrôlez le pétrole, vous contrôlez les nations ; si vous contrôlez la nourriture, vous contrôlez les peuples.”

~ Henry Kissinger ~

 

“Nous possédons environ 50% de la richesse mondiale, mais nous ne représentons que 6,3% de la population… Notre véritable tâche dans la période à venir est de mettre en place un système de relation qui nous permettra de maintenir cette position de disparité sans détriment à notre sécurité nationale. Pour ce faire nous devrons nous départir de tout sentimentalisme et de tout rêve éveillé et nous devrons concentrer toute notre attention sur nos objectifs nationaux. Nous ne devons pas nous tromper et penser que nous pouvons nous permettre aujourd’hui le luxe de l’altruisme et de faire bénéficier le monde.”

~ George Kennan, planificateur en chef du ministère des affaires étrangères des Etats-Unis, 1948 ~

 “En fait, l’histoire des OGM est celle de l’évolution du pouvoir aux mains d’une élite déterminée quel qu’en soit le prix, à amener le monde sous sa coupe.”

~ F. William Engdahl ~

=*=

Les choses ces derniers mois, se sont particulièrement accélérées en faveur de l’oligarchie mondialiste en quête d’avènement de son Nouvel Ordre Mondial fasciste supra-national ; de sa grille de contrôle gérée via la structure (provisoire) existante de l’ONU et de l’OTAN, pour une fusion des états impérialistes (USA, UE et affiliés) avec la grande entreprise transnationale (industrielle et financière), remplissant ainsi la pure définition du fascisme édictée par Mussolini.

Nous avons publié en détail le cheminement de la doctrine eugéniste depuis plus d’un siècle à plusieurs reprises et surtout à l’occasion de cet exposé (publié en premier lieu sur le blog du “Gaulois Déchaîné” en Avril 2010): “L’élite globaliste, l’eugénisme et le contrôle des populations”. Cet article fournit un grand nombre de détails et nous encourageons nos lecteurs à lire ou relire cette analyse pour mieux comprendre ce qui suit. Nous n’entrerons plus ici dans les détails, mais dans le vif du sujet.

La génétique est le nouveau terme de l’eugénisme et il devrait-être alarmant pour tout le monde de voir que ce secteur particulier de la science est totalement sous contrôle d’une clique de milliardaires qui jouent en ce moment au très dangereux jeu de l’apprenti sorcier. Que des Rockefeller, Bill Gates, et autres fondations, banques et grosses entreprises industrielles de l’agro-business et de la chimie, issues des crimes de capitalistes monopolistes forcenés au fil du temps, puissent contrôler le patrimoine génétique de la planète, devrait être quelque chose placardé en une de tous les journaux possibles et imaginables, les peuples demandant de sérieux comptes à ces psychopathes mégalomaniaques aux mains sales et… bien trop libres.

L’eugénisme, domaine appliquée de “l’amélioration génétique de l’espèce humaine et le contrôle de la population” (sous des critères le plus souvent totalement arbitraires édictés par une pseudo-élite qui a acheté la science pas à pas depuis le début du XXême siècle) n’est pas une chose récente. Il a toujours existé depuis qu’une soi-disante élite (auto-proclamée) sévit, mais il a pris un essort particulier depuis la seconde moitié du XIXème siècle et l’avènement du darwinisme-social mâtiné de malthusianisme, deux doctrines pseudo-scientifiques fondamentalement erronées.

Ainsi donc, au travers de la recherche génétique s’est établi un nouveau dogme de “perfectionnement” du vivant dans l’intérêt particulier du plus petit nombre.

Dans cette course effrenée au contrôle du vivant par sa génétique, course au profit et par delà, à la main mise sur les ressources alimentaires de l’humanité pour une mise sous tutelle des plus totalitaires du vaste nombre, l’empire hégémonique qui a émergé de la seconde guerre mondiale pour devenir l’empire anglo-américain, pesant sur le terrain de tout son poids coercitif pour ses maîtres banquiers de la City de Londres et de sa banque d’Angletrre/Vatican, est en train de fusionner avec son modèle structurel de contrôle: la Chine, supposée “communiste”, marxiste et donc capitaliste d’état.

L’empire donne accès à la Chine à de vastes zones géographiques d’exploitation minière, énergétique (1er élément de la doctrine Rockefeller/Kissinger) en Afrique et au Canada par exemple et maintenant met en place une convergence d’intérêt sur le contrôle des ressources alimentaires chimériques et mortifères que sont les OGM.

Les Fondations Rockefeller, Gates, Carnegie, Ford possèdent des stocks de graines naturelles planqués dans des dépôts en zones froides et de gros investissements dans les géants des OGM, de la chimie et de l’agro-business tels Monsanto, Dow Chemical, Dupont de Nemours et viennent de permettre une collaboration avec la Chine, dont la vaste entreprise capitaliste d’état China Chem, vient d’acquérir en début d’année, le géant suisse des OGM: Syngenta pour plus de 43 milliards de dollars.

Tout comme l’industrie de l’énergie pétrolière et gazière est partagée entre quatre cavaliers de l’apocalypse (Exxon-Mobil, Chevron-Texaco, intérêts Rockefeller, BP-Amoco, Rockefeller/Rothschild et Royal Dutch-Shell, intérêts Rothschild), l’apocalypse des OGM possède aussi ses quatre cavaliers de la désolation:

  • Monsanto de St Louis dans le Missouri est le leader mondial des semences génétiquement modifiées et producteur du poison herbicide universellement répandu dans le monde, le glyphosate, appelé commercialement le RoundUp. Le PDG de Monsanto a établi une stratégie globale en 1999 qui est de fusionner les trois plus grosses industries au monde: l’agriculture, l’alimentaire et la chimie, qui jusque là opérait en trois entités séparées. Monsanto, fondée en 1901, manufacturier de produits chimiques comme l’acide sulfurique à échelle industrielle, a produit la quasi totalité des Polychlorinated Biphenyls ou PCBs, responsables de dégâts cérébraux multiples, d’infirmités de naissance et de cancers. Bardé de ces exploits criminels, comme son association dans la productin du tristement célèbre “Agent Orange”, défoliant utilisé durant la guerre du Vietnam, Monsanto est entré dans l’ère de la transformation génétique et se moque comme d’une guigne de la santé humaine et publique…
  • DuPont (de Nemours) Pioneer Hi-Bred International Inc. a émergé à la fin des années 1990 dans le monde de la génétique. DuPont à cet effet, fusionna avec un protégé des Rockefeller: Pioneer Hi-Bred, fondé dans les années 1930 par Henry Wallace, qui devint un collaborateur des Rockefeller et leur fondation dans la criminelle “révolution verte” des années 1960. Pioneer Hi-Bred fut racheté par DuPont (Delaware) en 1999. A cette époque, Pioneer Hi-Bred était propriétaire de la plus grande banque de graines au monde. L’entreprise se spécialisait dans les graines de maïs. Pioneer s’engagea dans la recherche génétique dans les années 1980. Dès 1999, DuPont créa un complexe industriel chimique de graines investissant dans la recherche génétique.
  • Dow AgroSciences est le 3ème géant de la génétique, conglomérat à la valeur de 3,5 milliards de dollars actif dans 66 pays du monde. Créé en 1997 après l’achat par Dow Chemical du labo pharmaceutique Dow Elanco. Dow Chemical est la seconde industrie chimique au monde au chiffre d’affaire modial de 24 milliards de dollars (chiffre du début des années 2000) et opérant dans 168 pays.
    A l’instar de ses alliés dans le crime planétaire Monsanto et DuPont, Dow possède une triste réputation en ce qui concerne la santé publique. Dow est le responsable de nombreuses pollutions et intoxications à la dioxine, un des pires composants chimiques jamais utilisé pas l’Homme. La dioxine est présente en grande quantité dans l’agent orange (défoliant) utilisé en quantité industrielle lors de la guerre du Vietnam. Dow est à l’origine de la création du napalm, utilisé à profusion contre des populations civiles au Vietnam et pour la première fois dans l’histoire dans le bombardement de la ville de Royan en France par les alliés (et oui) en 1945 (cf le témoignage de l’historien Howard Zinn qui fut un des personnels navigant des bombardiers durant la guerre en mission au dessus de la ville..).
    Dow AgroSciences a pour mission avec les OGM de “protéger les cultures de manière innovative, ainsi que les semences et d’apporter des solutions biotechnologiques au service de la croissance de la population mondiale…
  • Enfin, le 4ème cavalier de l’apocalypse génétique est le géant suisse de Bâle Syngenta, qui s’est développé à partir de la fusion en 2000 des divisions agricoles de la firme Novartis et d’AstraZeneca, pour devenir un complexe agro-chimique de 7 milliards de dollars. En 2005, Syngenta était la plus grosse entreprise agrochimique et la 3ème entreprise semencière au monde. Bien que basée en Suisse, Syngenta était en bien des aspects comtrôlée depuis le Royaume-Uni, son PDG et ses directeurs exécutifs venant de ce pays. Syngenta est devenue tristement célèbre suite à l’affaire en 2004 du maïs génétiquement modifié Bt-176, qui fut inventé pour produire une toxine du Bacille thuringiensis (Bt), avéré mortel pour bien des insectes (dont les abeilles). Le maïs Syngenta Bt-176 fut responsable de la contamination de bétail en Allemagne à partir de 1997. Une longue procédure judicaire s’en est suivie.
    En 2005, Syngenta commença à développer des semences dites “terminator”, empêchant les agriculteurs de collecter les graines pour semences alors que celles-ci s’auto-détruisaient par induction génétique. Syngenta est impliqué dans la production OGM des riz dits “riz dorés” et Syngenta siège comme membre consultant du Consultative Group on International Agricultural Research (CGIAR).
    [Source: “Seeds of Destruction”, F. William Engdahl, Global Research, 2007]

En mars 2016 donc, China Chem a acheté Syngenta pour un peu plus de 40 milliards de dollars… La Chine est donc entrée de plein pied dans la production et le contrôle des OGM en devenant propriétaire du second semencier OGM au monde, d’aucuns disent aujourd’hui, le premier.

Ainsi, l’industrie des OGM, contrôlée mondialement par quelques entreprises multi-milliardaires, œuvrant la main dans la main avec leurs commanditaires tout aussi milliardaires des fondations de tout poil, et maintenant de l’entreprise capitaliste d’état chinoise China Chem/Syngenta, a pour mission eugéniste extrême, le contrôle de la population mondiale, par l’orchestration de famines, le pouvoir de décision du plus petit nombre de qui mangera et qui ne mangera pas, c’est à dire de qui vivra et qui mourra. De ceux qui seront autorisés à vivre, ce ne sera que pour remplir les fonctions assignés par les “maîtres” de céant et au prix d’une lente agonie dûe aux ingestions répétées de produits génétiquement modifiées hautement toxiques et carcinogènes à terme. Ceci est un autre sujet, mais il est intéressant de noter la courbe exponentielle galopante de la pandémie mondiale de cancers en relation avec la malbouffe générée par l’agro-business dopé aux OGM.

Si nous devions gérer le danger de l’intérieur du monde occidental en mettant sous pression les géants criminels de l’agro-génétiques les plus connus, aujourd ‘hui donc, un des cavaliers de l’apocalypse OGM est chinois avec Syngenta, c’est à dire que cela échappe totalement au relatif contrôle encore en possession des peuples occidentaux en la matière. Une fois les traités criminels oligarchiques et monopolistes transatlantique et transpacifique signés et mis en application, China Chem-Syngenta et Monsanto vont inonder de plus belle et sans restriction désormais, le marché mondial de leurs saloperies transgéniques mortifères, sans que nous n’ayons plus aucun recours légal tant les corporations dicteront leur loi dans les tribunaux administratifs prévus à cet effet et contrôlés par elles-mêmes, éradiquant de facto tout pouvoir légal des états-nations devenus définitivement obsolètes.

Pour terminer cette analyse des plus alarmantes s’il en est, laissons la parole à l’excellent William Engdahl qui écrivait en 2007 déjà:

La poursuite sans relâche du contrôle global sur le pétrole a été la marque de fabrique du gouvernement Bush-Cheney. Peu ont réalisé que la poursuite du second objectif de la doctrine Kissinger, le contrôle sur la nourriture, était déjà bien avancé et à un point devenu dangereux pour le futur de la population mondiale. Peut-être que l’outil le plus efficace dans l’effort de cette élite arrogante derriere l’expansion des OGM par l’agro-business , était leur calcul du mythe dangereux que la “science” dans l’absolu, est toujours un “progrès”. La croyance populaire naïve dans l’idée du progrès scientifique comme axiome du progrès en général, a été un des outils essentiels dans le processus de prendre le contrôle sur la nourriture mondiale alors que la première décennie de ce nouveau millénaire touche à sa fin… La réduction de la population et les cultures génétiquement modifiées font partie de la même large stratégie: une réduction drastique de la population mondiale comme objectif principal, un génocide, l’élimination systématique de groupes entiers de la population, ceci est le résultat d’une politique volontariste, promulguée sous le vocable de la ‘résolution du problème de la faim dans le monde.’… Rappelons-nous des mots de Kissinger: ‘contrôlez le pétrole et vous contrôlez une terre, contrôlez la nourriture et vous contrôlez les peuples.”…

Monsanto/USA + Syngenta/Chine = Grand Bond en Avant

Vraiment ? Qui peut-y croire ? Surtout quand on nous fait miroiter la “rivalité” entre les USA et la Chine. Poudre aux yeux et mascarade. Copains comme cochons…

En 1980, à Elbert County dans l’état de Georgie aux Etats-Unis, à 140km à l’Est de la ville d’Atlanta, furent érigées par un ou des anonymes, des pierres guides sur lesquelles 10 commandements furent gravés. Le premier de ces commandements lit:

Maintenir l’humanité à une population de moins de 500 millions de personnes en état d’équilibre avec la nature.

Ceci représente une réduction de plus de 90% de la population mondiale actuelle… De là à penser aux OGM comme arme de destruction super-massive, il n’y a qu’un pas.

Y a t’il un psychopathe dans la salle ?

… de nombreuses mains se lèvent…

(Rideau)

=*=*=

“Quel que soit le prix de la révolution chinoise, elle a été manifestement remplie de succès pas seulement en produisant une administration plus efficace et plus motivée, mais aussi en poussant haut le moral et en accomplissant un objectif de communauté. L’expérience sociale en Chine sous la conduite du président Mao est une des plus importantes et réussies de l’histoire de l’humanité.

~ David Rockefeller, New York Times, 1973 ~

 

Note de Résistance 71: David Rockefeller envoya son protégé et homme de terrain géopolitique Henry Kissinger dès 1971 en Chine pour préparer la reconnaissance officielle de la RPC par l’admnistration Nixon. Cet évènement (la visite officielle de Nixon en Chine) vint à point pour entériner ce que l’empire avait aidé à créer, puisque les Etats-Unis larguèrent les nationalistes de Chang Kaï Chek (Kuomintang) en rase campagne vers 1946, lui laissèrent Formose (Taïwan) pour refuge et le fric du traffic de drogue dont le Kuomintang était responsable pour l’OSS (prédécesseur de la CIA), les Etats-Unis soutinrent Mao et la révolution d’état, voyant un plus grand potentiel pour le futur impérialiste. Ceci ne devrait surprendre personne, car étant dans la continuité du financement de la révolution bolchévique en Russie (Lénine et Trotsky) par la City de Londres et sa succursale de Wall Street (cf. les recherches de l’historien Antony Sutton).

La réalité, que bon nombre refuse toujours aujourd’hui par dissonnace cognitive, est la suivante: les banquiers, les grandes familles de la finance ont toujours financé les régimes dictatoriaux et les dictateurs, des monarques européens au XVIIIème siècle aux pires dictateurs du XXème siècle (Lénine, Trotsky, Staline, Mussolini, Hitler, Mao, Pinochet, Videla, Pol Pot, monarchies rétrogrades du Golfe, en passant par l’entité sioniste, nos pseudo-démocraties libérales, dictatures douces, se durcissant à volonté pour faire place au totalitarisme monopoliste étatico-industrio-financier, le véritable fascisme répondant à la définition même émise par Mussolini.

La Chine ne fait que suivre le cursus que lui a imposé la City de Londres depuis les deux guerres de l’opium du XIXème siècle, qui l’ont dévastée. Elle a été érigée en modèle pour l’infrastructure de contrôle des populations à étrendre à l’humanité. L’ingénierie sociale élitiste et eugéniste est une fois encore à l’œuvre derrière le “modèle” chinois.

Cela ne veut bien évidemment pas dire que l’ensemble du peuple chinois est derrière ce projet comme l’ensemble du peuple américain n’est pas derrière le projet du Nouvel Ordre Mondial hégémonique ; mais l’ensemble de ces populations est suffisamment distrait, suffisamment endoctriné, pour ne pas vraiment se rendre compte de ce qui se passe et de ne réagir que par “patriotisme” pavlovien..

Espérons pour l’humanité que la Chine finisse par s’éveiller… dans le bon sens…

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Nécro-agriculture et Nouvel Ordre Mondial: La contamination des cultures bio par les OGM ne peut pas être stoppée…

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La destruction et le contrôle alimentaire par l’oligarchie se met en place. La nature fait le travail des criminels patentés. Un autre crime contre l’humanité à« punir de toute urgence !

— Résistance 71 ~

 

La fin des cultures bio ? Un rapport dit que la contamination par OGM ne peut pas être stoppée

 

Mike Barrett

 

11 Novembre 2014

 

url de l’article original:

http://naturalsociety.com/gmo-crop-contamination-cannot-be-stopped/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Chaque année qui passe voit un nombre croissant d’états tentant d’adopter des lois d’étiquetage des produits et ingrédients OGM le tout contre la résistance du gouvernement fédéral de vous permettre de savoir ce que votre nourriture contient. Avec chaque victoire, et même défaite, nous devenons plus forts et plus proche de faire que l’étiquetage des OGM devienne une réalité. La triste réalité néanmoins, est que beaucoup d’experts en la matière disent que l’étiquetage des OGM sur les produits ne suffira pas dans notre grande lutte contre la biotechnologie parce que les cultures OGM peuvent facilement contaminer les fermes et cultures de voisinage.

Un nouveau rapport trouve que la contamination par OGM est bien plus sérieuse que ce que l’on pensait auparavant et les experts préoccupés par ce fait ne pouvait pas avoir plus raison.

Il y a eu un grand nombre de véritables cas de contamination de cultures non-OGM par des cultures OGM, bien que cela ne soit pas très connu. Un exemple clef est celui de l’agriculteur australien Steve Marsh, un agriculteur bio qui a attaqué en justice un fermier voisin pour dommages et intérêts après que son blé non-OGM bio ait été contaminé par des graines de colza OGM RoundUp ready (Monsanto) de Michael Baxter. Il mena son affaire jusque devant la cour suprême australienne et perdit.

Un autre exemple de contamination par OGM peut être observé avec une affaire de blé OGM non approuvé découvert dans l’état de l’Oregon. Le modèle RoundUp Ready fut interdit en 2005 lorsque la résistance à Monsanto força l’entreprise à arrêter de travailler avec ce modèle. Il ne fut jamais approuvé à l’utilisation, encore moins à être cultivé pour la consommation ou exporté.

L’affirmation par l’industrie de la biotechnologie que les cultures OGM peuvent être contenues et ne pas interférer avec les agriculteurs bio qui ont choisi de ne pas utiliser de semences modifiées “suicide”, a été constamment prouvée fausse. Un tiers des agriculteurs bio rapportent maintenant des problèmes de contamination croisée par pollinisation, d’après une recherche récente. Plus de 80% des agriculteurs qui ont participé à la recherche sont “préoccupés” par l’impact des semences OGM et 60% se sentent très préoccupés.

Un agriculteur bio, Oren Holle, blâme le ministère de l’agriculture des Etats-Unis et sa relation amoureuse avec Monsanto:

Le ministère de l’agriculture a été très laxiste à notre avis et ceci est le fait d’une influence excessive de l’industrie de la biotechnologie sur les cercles politiques.” Le nouveau rapport publié énumère la prévalence de la contamination OGM, qui peut-être trouvé dans l’International Journal of Food Contamination rapporte que dès la fin de 2013 et depuis 1997, il y a eu 396 incidents de contamination croisée par semences OGM dans 63 pays différents. Beaucoup implique des riz génétiquement modifiés.

L’article dit ceci en résumé:

  • 1. La contamination par les OGM est inévitable et se produira quoi qu’il en soit en tant que phénomène naturel.
  • 2. La contamination se produira même par des essais sur champs ou des cultures illégales. Le rapport répertorie 9 cas de contamination par cultures OGM non autorisées qui ont échappées les tests de sécurité alimentaires et environnementaux.
  • 3. Le riz OGM représente environ 33% des cas de contamination. Ceci malgré le fait qu’effectif depuis décembre 2012, le riz OGM n’est même pas devenu largement disponible pour la culture et la consommation. Il y a même une absence mondiale de la commercialisation du riz OGM. Les auteurs pensent que ce chiffre doit être dû à aux tests routiniers des importations de riz OGM aux frontières nationales.
  • 4. Il est très difficile de contenir et de stopper la contamination après qu’elle se soit déjà produite.
  • 5.D’après ces données, il n’est toujours pas clair quels sont les facteurs majeurs affectant la contamination et son ratio. Ce n’est pas la contamination OGM elle-même (mélanges, pollinisation croisée etc…) qui contribue aux grands nombres de cas, mais aussi le régime de test (à la fois routinier et ciblé). Les plus hauts taux de contamination sont rapportés dans des denrées alimentaires importées en Allemagne, mais cela est aussi dû au fait que les Allemands procèdent à de nombreux tests. Tous les pays de l’UE ont un taux élevé parce qu’ils rapportent leurs trouvailles à la base de données de la RASFF. Les données de contamination existent, mais pas les facteurs pour analyser ce qui influence la contamination.
  • 6. Les chercheurs concluent que pour la plupart des OGM expérimentaux, il n’y a pas de protocole de tests., ce qui rend la détection de la contamination très difficile.

Le rapport a conclu:

“La détection de la contamination par OGM est dépendante à la fois des régimes de contrôle ciblés et de routine, ce qui apparait être inconsistant de pays à pays, même au sein de l’UE. Le manque de méthodologie analytique pour la détection de cultures et produits OGM au niveau du tri de terrain (dans la pré-commercialisation) peut handicapper les efforts de détecter toute contamination se produisant d’une telle ligne OGM.”

Nécro-agriculture: La horde malfaisante OGM (Monsanto, Syngenta, BASF, Novartis, etc…) à l’assaut de l’Afrique…

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Les multinationales des nécro-technologies à l’assaut des semenciers industriels africains

 

Dominique Guillet

 

12 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://blog.kokopelli-semences.fr/2014/10/les-multinationales-des-necro-technologies-a-lassaut-des-semenciers-industriels-africains/

 

L’Association Kokopelli vient de publier une analyse encore plus complète des Catalogues Nationaux du GNIS, en particulier en ce qui concerne les espèces de grande culture (Maïs, Orge, Soja, Tournesol, Blé et Colza) afin de mettre en valeur que seules quelques multinationales des nécro-technologies contrôlent la quasi-totalité des variétés (ou clones) inscrites dans ces catalogues. (1) Le quatrième semencier du monde, Limagrain, est en première position, dans les Catalogues Français, pour la plupart des espèces potagères et pour quelques espèces de grande culture, dont le maïs et l’orge. Ce sont, ainsi, quatre groupes qui contrôlent 60% des 1425 variétés F1 de maïs – enregistrées dans le catalogue du GNIS – dont Limagrain, Monsanto et Syngenta. Alors que nous commencions à faire circuler cette analyse, Vandana Shiva nous fit parvenir l’alerte sonnée par certaines alliances Africaines qui s’insurgent contre une nouvelle vague de rachat de semenciers Africains par les-dites multinationales, à savoir Limagrain, Monsanto, Syngenta et DuPont (Pioneer Hi-Bred).

Avant de passer en revue les derniers épisodes de cette nouvelle offensive à l’encontre de l’autonomie Africaine, il nous parait important de bien souligner que les multinationales de la semence et de l’agrochimie n’ont pas attendu de racheter les semenciers industriels Africains pour envahir le continent avec leurs technologies biocidaires. Rappelons qu’en 2004, par exemple, au Sénégal, alors que l’Association Kokopelli oeuvrait depuis plusieurs années afin de disséminer des semences de Vie et que nous tentions de briser les inerties locales (et les routines bien confortables de certaines ONGs) afin d’installer une banque de semences dans la région de Guédé, près du Fleuve Sénégal, nous avons été les témoins de la distribution de sacs de semences de maïs, par le gouvernement, qui ne portaient aucune mention d’origine, aucun nom de variété… Ces maïs croissaient fort bien mais sans produire d’épis! Il s’avéra que les paysans Sénégalais étaient vraisemblablement les cobayes, à leur insu, d’expérimentations avec des variétés de maïs transgéniques de Monsanto – variétés qualifiées subséquemment de thermo-réactives par des groupes de paysans de l’Inde qui en furent également les victimes.

Monsanto sévit en Afrique du sud depuis 1968, avec 19 herbicides homologués, et il y introduisit son Roundup vers 1975. Il est relativement facile de retracer son histoire car Monsanto n’a pas changé de nom: cette multinationale assume, sans vergogne et sans états d’âme, son image dévastée par une pléthore de scandales au fil des années: agent orange au Vietnam, hormone bovine, procès à l’encontre des paysans US, effets dévastateurs du glyphosate, corruption des hommes politiques, etc. D’autres multinationales sont plus enclines à pratiquer l’art du rideau de fumée et il est parfois difficile de s’y retrouver dans le labyrinthe des changements de dénomination, dans les fusions, dans les prises d’actions minoritaires et majoritaires, dans les partenariats… C’est le cas de Syngenta, créée en 2001, mais qui sévit, aussi depuis 1968, en Afrique du sud par exemple, avec l’un des herbicides les plus mutagènes de la planète, l’atrazine, commercialisée par Geigy, par Ciba-Geigy, par Novartis…

“Novartis”, le nouvel art en latin, à savoir, dans le cas des multinationales de la mort, l’art de mentir, de bluffer, de menacer, de corrompre, de s’affubler de logos pompeux “sciences de la vie” tout en détruisant la biosphère, tout en envoyant ses milices assassiner les paysans en Paraguay, par exemple.

Syngenta initie, ainsi, sa dynamique de rachats semencière en Afrique par une offensive en justice pour lutte contre les monopoles! On croit rêver. En effet, en 2012, Syngenta attaque devant les tribunaux (3) (au titre de la lutte anti-trust!!) pour empêcher DuPont (Pioneer Hi-Bred) d’acquérir Pannar Seed, en Afrique du sud, au prétexte que Monsanto et DuPont seront dans une situation de monopole dans ce pays – qui constitue, en fait, la source principale du business de Syngenta sur le continent Africain. Syngenta est débouté et décide de reporter ses ambitions d’envahissement de l’Afrique, un peu plus au nord, à savoir sur le Ghana, la Tanzanie, la Mozambique, la Côte d’Ivoire…

En 2012, Syngenta déclare que le marché Africain des semences, estimé à 1,5 milliard de dollars (3% du marché mondial des semences) va doubler et que le marché Africain des herbicides et autres biocides, estimé à 1 milliard de dollars (2% du marché mondial) va quadrupler dans les 10 années à venir.

En 2013, Syngenta annonce «qu’elle va acquérir MRI Seed Zambia Ltd et MRI Agro Ltd (MRI), un des leaders du développement, de la production et de la distribution de semences de maïs blanc en Zambie. Les perspectives de croissance du marché de maïs blanc sont considérables et ces cultures sont essentielles au devenir de la sécurité alimentaire de l’Afrique.» (2) Le rachat de cette compagnie semencière de Zambie est finalisé en fin d’année 2013 et il est accompagné de la litanie habituelle, de type Orwellien, des multinationales des nécro-technologies, à savoir: renforcement de la sécurité alimentaire, prospérité des petits paysans, développement durable, solutions intégrées, développement des communautés rurales, productivité accrue de 50% et plus, préservation des potentiels des sols, etc. Et sur le plan du business pur et dur, Syngenta déclare s’engager à créer un marché de l’ordre d’un milliard de dollars d’ici 2022, en Afrique, en y investissant 500 millions de dollars. On ne sait d’ailleurs pas quel type de variétés hybrides F1 de maïs distribue actuellement MRI Seed Zambia car leur site internet est en reconstruction. Il n’existe pareillement aucune information sur MRI Agro si ce n’est le fait qu’ils sont en partenariat avec USAID (le fer de lance des multinationales), ce qui est toujours une mauvaise nouvelle pour l’autonomie des peuples.

Ce rachat constitue une belle aubaine pour Syngenta car MRI est réputé posséder l’une des plus belles collections de ressources génétiques “maïs”, en Afrique, avec des variétés adaptées à des milieux tempérés, sub-tropicaux et tropicaux. Gageons qu’une partie de cette collection de maïs Africains est, aujourd’hui, bien au froid dans la morgue de Svalbard en Norvège. Les multinationales des nécro-technologies sont très friandes de ce biopiratage à grande échelle. On se rappelle que le même Syngenta tente de s’approprier, en 2002, de l’immense collection de riz de l’Université Agricole Indira Gandhi à Raipur en Inde, créée par le très respecté Professeur Richcharia: 19 000 variétés de riz traditionnels.

C’est donc en 2013 également, en juillet, que Pioneer Hi-Bred finalise son rachat de la société semencière d’Afrique du sud, Pannar Seed, après avoir convaincu les tribunaux d’Afrique du sud de sa bonne foi et de ses objectifs humanitaires. C’est selon un document interne de ces tribunaux (4) et selon les termes de Pioneer «un mouvement stratégique préventif à l’encontre de la compétition». De la compétition humanitaire, s’entend, au service de la prospérité de l’Afrique! En effet, si l’on en croit le site internet de Pioneer Hi-Bred, leur présence en Afrique n’est motivée que par le souci de bien-être des communautés rurales, le développement durable, l’éducation des jeunes, l’amélioration de la nutrition des populations…(19). Extrêmement pathétique. L’art du rideau de fumée, une nouvelle fois.

Qui est Pannar Seed (5): une entreprise créée en Afrique du sud en 1958 et qui a commencé à créer ses propres hybrides F1 de maïs dès les années 1960. Pannar se considère comme un membre important et respecté de l’industrie semencière internationale. Pannar possède plusieurs filiales dont Kombat (Afrique du sud. Agrochimiques), Pidelta (Afrique du Sud. Production de semences hybrides F1), Starke Ayres (Afrique du sud. Semences de légumes et de fleurs), Kay Star Seed/King Seed (South Dakota aux USA. Racheté en 2001) et Pau Seeds (USA. Semences de maïs. Racheté à Bayer en 2005).

Pannar Seed est considérée comme l’entreprise semencière la plus importante en Afrique avec une présence déclarée dans une vingtaine de pays du continent. Tout comme le semencier MRI, c’est une belle aubaine sur le plan du biopiratage car ce rachat confère à Pioneer Hi-Bred la main-mise sur l’une des plus vastes collections en ressources génétiques “maïs” d’Afrique – l’héritage peut-être de milliers d’années de sélections paysannes car il est quasiment certain que le maïs, en Afrique, ne date pas de Christophe Colomb.

Si l’on en juge par les photos de leur site internet, Pannar Seed pratique l’intégration raciale selon un mode que d’aucuns considéreraient quelque peu vieillot: à savoir les blancs dans les équipes de direction, et les équipes commerciales bien sûr, et les noirs dans les champs. Pas une once d’exclusivité, non plus, dans leur alliances transgéniques: Pannar Seed distibue des maïs chimériques intégrant tout autant les “événements de transformation” de Monsanto (Technologies YieldGard et Roundup Ready) que ceux de Syngenta (Technologies Agrisure de lutte contre la pyrale et de tolérance au glyphosate) ou que ceux, encore, de Pioneer (Technologies BioGene). L’universalisme génétique de Pannar va même jusqu’à intégrer la technologie Clearfield de BASF dans les variétés de tournesols hybrides F1 qu’ils créent et commercialisent en Europe et en Amérique Latine.

Rappelons que la technologie Clearfield de BASF consiste à pouvoir inonder les champs de tournesols libéralement avec l’herbicide Pulsar, l’imazamox, (appartenant à BASF) sans que les tournesols en soient quelque peu génés quant à leur croissance. La dissémination, en toute impunité, de ce type de variétés résistantes aux herbicides, à d’autres espèces agricoles, (par le biais de la mutagenèse) a pour conséquences une augmentation considérable des quantités d’herbicides utilisées dans les champs et surtout l’émergence de plus de 400 espèces d’adventices, sur la planète, devenues totalement résistantes aux herbicides. D’ailleurs, cette semaine-même, la Weed Science Society of America (9) vient de publier un nouveau rapport pour récuser deux mythes concernant les “super-weeds”, ces adventices qui ont la capacité de métaboliser sans soucis tous les herbicides du monde. Selon eux, tout d’abord, s’il est vrai que le transfert de gènes existe entre les plantes cultivées et les adventices, la résistance de ces dernières relèverait surtout de la très mauvaise habitude des agriculteurs de n’utiliser qu’un seul type d’herbicide. La Weed Science Society of America prône donc un universalisme herbicidaire et conseille aux agriculteurs de concocter des coktails d’herbicides dont le marché abonde grâce à la diligence de Monsanto, de Syngenta, de DuPont, de Bayer, de BASF… Secondement, selon eux, les “super-adventices” n’existeraient pas: ce sont simplement des adventices résistantes aux herbicides mais qui ne sont pas plus agressives que leurs cousines non résistantes, en l’absence d’herbicides. Très intéressant mais on ne voit pas quelle différence cela fait pour les agriculteurs qui sont souvent (depuis 10 ans) obligés d’abandonner leurs cultures de soja ou de maïs à la voracité de ces adventices évolutives. Il n’est pas précisé, sur leur site, quelle est la source de leurs financements.

Et pour en finir avec l’universalisme biocidaire de Pannar, la société distribue également des variétés de blés dont les semences sont directement enrobées des fongicides de Bayer et des semences de soja Roundup Ready de l’incontournable Monsanto. Pannar Seed est, en effet, une entreprise semencière bien respectable de l’industrie semencière internationale!

Quid, d’ailleurs, des malfaisances semencières, en Afrique, du n°1 des nécro-technologies? Monsanto est un pionnier des «mouvements stratégiques préventifs à l’encontre de la compétition» sur ce continent. C’est, en effet, en 1998 et en 2000, que Monsanto a acheté deux des plus grandes compagnies semencières d’Afrique du Sud, Carnia et Sensako (en licenciant (8), par la même occasion, 25% de leurs employés au titre de la restructuration et consolidation). En 1970, Sensako fut la première entreprise semencière d’Afrique à mettre en place un programme de développement de variétés de blés hybrides F1. En 1980, Sensako établit un partenariat avec la société Dekalb (qui est rachetée par Monsanto en 1998 pour 2,3 milliards de dollars) et le premier blé hybride F1, SNK 108, est proposé en Afrique du sud en 1982. Durant les années suivantes, Sensako continue ses programmes de recherche en blés hybrides en utilisant des agents d’hybridation, produits par Schell, et fournis par l’entreprise semencière Nickerson (rachetée par Limagrain en 1990). Parallèlement à ces recherches, l’entreprise agro-alimentaire Cargill propose, vers la fin des années 1980, trois variétés de blés hybrides – Carina, Caritha et Carrol – créées par la société semencière d’Afrique du sud, Carnia, que Cargill rachète d’ailleurs à Omnia (société de fertilisants de synthèse en Afrique du sud) en 1997 et qui tombe dans l’escarcelle de Monsanto, en 1998, lorsque ce dernier rachète le secteur semences de Cargill.

Ces transactions permettent, à l’époque, à Monsanto (déjà très présent depuis 1968 en Afrique du sud) de s’accaparer d’une partie importante du marché des semences de maïs et de blés du pays (et de continuer à obliger les paysans à utiliser son Roundup alors que le glyphosate est tombé dans le domaine public). En 2004, le marché des semences de maïs y représente déjà 160 millions de dollars et en 2013, 350 millions de dollars – pour les seuls maïs F1. Cette même année 2004, le Catalogue National d’Afrique du sud présente plus de 400 variétés hybrides F1 (et transgéniques pour la grande majorité) de maïs jaunes ou blancs commercialisés par 18 compagnies dont 4 seulement  en contrôlent la quasi-totalité: Pannar (40%), Monsanto (23%), Pioneer Hi-Bred (18%) et Syngenta (16%). Quant aux variétés de blés hybrides F1 de la liste, Monsanto en contrôle alors 48%.

Quinze années plus tard, Monsanto vient de récidiver dans le secteur semences Africain par le biais de son partenaire Indien Mahyco (dont il possède 26% du capital). En effet, le semencier Mahyco vient de racheter au semencier Africain, SeedCo, une grande partie des actions qu’il possède dans Quton – l’unique compagnie semencière Africaine de coton qui est basée au Zimbabwe. Cette transaction manque, en fait, quelque peu de clarté car le directeur de SeedCo, Morgan Nzwere, évoque un rachat de 43 à 49% des actions pour un montant d’environ 10 millions de dollars tandis que l’Agence Ecofin mentionne un rachat de 60% des actions de Quton. Mahyco n’a pas encore issu de communiqué de presse en Inde concernant ce rachat qui aurait dû être finalisé d’ici la fin septembre 2014. Morgan Nzwere aurait affirmé que «Le business des semences cotonnières est actuellement un véritable cauchemar, à l’instar de l’industrie cotonnière en générale. Aussi désirons-nous nous en désengager de façon significative.»

En Inde, Monsanto et Mahyco ont créé une joint venture à 50/50, Mahyco-Monsanto Biotech (MMB), dont l’objectif déclaré est de sous-traiter les technologies transgéniques Bollgard et Bollgard II à 28 compagnies semencières de l’Inde afin qu’elles intègrent elles-mêmes ces technologies au génome des 300 variétés hybrides F1 de coton qu’elles commercialisent dans le pays. Ainsi que l’évoque Million Belay (7), le coordinateur de l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA), ce n’est sûrement pas fortuit que Mahyco/Monsanto jette son dévolu sur l’unique société semencière Africaine productrice de semences de coton. De plus, toujours selon Million Belay, Quton serait l’unique société semencière Africaine proposant des variétés de coton non-hybrides, à savoir en pollinisation ouverte. Nous n’avons pas pu vérifier cette information car il n’existe pas, sur internet, de présentation officielle des semences distribuées par Quton. Le site officiel de SeedCo, très étrangement, ne présente aucune information sur la page consacrée à sa filiale Quton (18). Les seules informations disponibles sur la toile mentionnent le fait que Quton a reçu des prix d’excellence de par l’introduction de nouvelles variétés de coton transgéniques intégrant des résistances aux herbicides et aux insectes.

Rappelons que les variétés de coton transgénique de Monsanto sont un désastre avéré en Inde, qu’elles ont provoqué le suicide d’un nombre incroyablement élevé de paysans et qu’elles ont éliminé des terroirs de l’Inde toutes les variétés traditionnelles paysannes en pollinisation ouverte. Le rachat partiel de Quton par Mahyco/Monsanto est bien sûr la porte ouverte à un tel processus d’érosion génétique en Afrique sans parler du fait que Mahyco/Monsanto peut maintenant s’accaparer des variétés traditionnelles de coton sélectionnées par la paysannerie Africaine. Et par là-même, empêcher que ces variétés en pollinisation ouverte trouve le chemin de l’Inde afin que Mahyco/Monsanto puisse conserver son hégémonie 100% F1 (et transgénique de préférence) sur le sous-continent. De plus, Mahyco ne fait pas l’unanimité en Inde et commence à se confronter avec un certain nombre de difficultés. Ce n’est, donc, sûrement pas une coincidence si la directrice de Mahyco, Usha Barwale Zehr, vient d’être récemment nommée (6) au conseil d’administration de l’AGRA (l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique), un gang criminel mené par Kofi Annan et composé des pires psychopathes de la mafia de la pétro-pharma-agrochimie, dont l’objectif est de piller l’Afrique de ses richesses et de mettre en place un eugénisme discret mais toujours plus performant. La mort de 36 000 personnes, tous les jours, par affamement, accompagnée de quelques larmes de crocodiles de la FAO, n’est-elle pas une forme d’eugénisme discret mais performant alors que tous les ans 1700 milliards de dollars sont dépensés pour les armements dans le monde entier?

Et toujours dans le même registre du positionnement de l’Inde dans les affaires semencières de l’Afrique, ce n’est sûrement pas une coincidence, non plus, si un partenariat a été signé récemment, en novembre 2012, entre Krishidhan Seeds (23), Arcadia Biosciences, ICRISAT en Inde et USAID (24) afin de développer de nouvelles variétés transgéniques de millet pour l’Afrique.

Qu’en est-il maintenant de la position, en Afrique, du quatrième larron du Gang des quatre premières multinationales de la semence, à savoir Limagrain? En 1999, alors que Monsanto initie la dynamique de rachat des plus grands semenciers de l’Afrique, Limagrain s’installe discrètement en Afrique du sud par le biais de trois de ses filiales, Harris Moran (USA, rachetée en 1997 à Rhône-Poulenc), Clauze (rachetée en 1997) et Tézier (rachetée en 1979) en formant CHMT Seeds. Il semble ensuite que Limagrain se préoccupe avant tout de consolider son programme de rachat (initié en 1975 avec le rachat de Vilmorin) de dizaines de sociétés semencières et agro-alimentaires dans les autres continents du monde (France, USA, Japon, Belgique, Hollande, Israël, Brésil, Chine, Australie, Chili, …) car il faut attendre l’année 2013 pour que Limagrain reparte à la chasse aux semences sur le continent Africain. C’est en effet cette année-là que Limagrain acquiert la compagnie semencière Africaine, Link Seed, à hauteur de 80% de son capital. Cette compagnie d’Afrique du sud ne commercialise que des variétés hybrides F1 de maïs, et des variétés de soja, intégrant toutes les technologies chimériques de Monsanto: Roundup Ready and YieldGard.

«Avec cette opération Vilmorin & Cie renforce la mondialisation de son activité en semences de maïs et poursuit son implantation stratégique sur le marché africain… Cette prise de participation majoritaire, à hauteur de 80 % du capital de la société, permet à Vilmorin & Cie de s’implanter durablement sur un marché d’avenir où les semences génétiquement modifiées sont déjà très largement adoptées par les agriculteurs.»

En 2013, également, Limagrain acquiert 15% de SeedCo, une compagnie semencière basée au Zimbabwe. Cette compagnie vient juste de déclarer (17) que Limagrain va investir une seconde tranche de 28 millions de dollars, d’ici la fin de l’année 2014, montant ainsi son acquisition de SeedCo à 28%. SeedCo existe depuis 1983. Elle achète Sementes de Moçambique (Semoc) en Mozambique en 1997 mais cette compagnie semencière, depuis lors, a été reprise dans son entièreté par l’Etat de Mozambique. En 2001, SeedCo crée une joint venture en Afrique du sud, Syngenta Seed Co, avec Syngenta Seed. SeedCo achète ensuite Quton, la compagnie de semences de coton, en 2006. SeedCo est présente dans 15 pays d’Afrique et commercialise des semences de maïs, de blé, de sorgho, d’arachides et de soja. Il est à noter que ses variétés de maïs, si elles ont toutes hybrides F1, ne sont cependant pas chimériques. Il est à noter également que toutes les autres variétés de blé, de sorgho, d’arachide et de soja semblent être à pollinisation ouverte et non chimériques.

Tout cela nous prouve que les ambitions de Limagrain en Afrique vont bien au-delà de la commercialisation de petites fleurs et de tomates. Dans ma traduction du communiqué de l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique, je me suis permis de commenter qu’il n’est pas exact d’affirmer que «Par conséquent, cela signifie que trois des plus importantes multinationales des biotechnologies, Monsanto, Dupont et Syngenta ont fermement pris pied sur le continent Africain afin de pouvoir influer sur les marchés de deux parmi les trois plus importantes espèces modifiées génétiquement, globalement parlant: le maïs et le coton» (13).

Amis Africains, prenez-garde, votre industrie semencière “hi-tech” (et “nécro-tech”, en très grande partie) est assiégée par le cartel des quatre plus importantes multinationales des nécro-technologies: Monsanto, DuPont, Syngenta et Limagrain. Ce n’est pas de très bon augure pour la survie des variétés paysannes traditionnelles de l’Afrique et pour le développement de techniques agro-écologiques respectant l’intégralité de la biosphère. On se rappelera que, de nombreuses années en arrière, Monsanto avait déclaré qu’un jour toutes les variétés traditionnelles de maïs de l’Afrique seraient contaminées par les chimères génétiques…

La multinationale Limagrain (qui continue de s’auto-identifier comme une “coopérative”, n’est-ce pas émouvant?) est l’un des promoteurs les plus importants des chimères génétiques (par exemple, création de variétés potagères chimériques en Amérique Latine depuis 1985) et l’un des leaders incontestés sur le marché mondial des semences de maïs, donc de maïs chimérique. L’attaque de Limagrain sur le secteur semencier industriel Africain du maïs est dans la logique inexorable de ces prédateurs. Il n’est que de décliner ses différentes acquisitions, dans ce secteur maïs, depuis 2009, en Asie, aux USA et en Amérique Latine:

– En novembre 2009: Prise de participation au capital d’Arcadia Biosciences (7,25%), basée à Davis en Californie.  Cette société est spécialisée dans la création de chimères génétiques résistantes à la sécheresse. Arcadia Biosciences vient de signer, en janvier 2014, un accord de partenariat (10) avec Genective S.A (une joint-venture créée en 2013 par Limagrain et KWS, le cinquième semencier mondial) afin de développer de nouveaux hybrides F1 de maïs en y incorporant sa technologie chimérique WUE (Water Use Efficiency). Limagrain a, de plus, signé un accord de partenariat avec Arcadia, en 2011, pour développer de nouvelles variétés de blés résistantes à la sécheresse et gérant mieux l’azote. Des variétés transgéniques? C’est ainsi que le présente l’article de la France Agricole (22).

Nous voyons donc, d’ailleurs, se profiler une triangulation très intéressante entre Limagrain, Arcadia Biosciences (détenue en partie par Limagrain) et Mahyco/Monsanto. Sur le continent Africain, nous venons de le mentionner, SeedCo vient d’être pris en pinces, par Limagrain, d’un côté, et par Mahyco, de l’autre. Alors qu’en Inde, Mahyco vient de mettre en place, très récemment (11), un nouveau partenariat avec Arcadia Biosciences (12) pour développer des variétés chimériques de riz résistantes à la sécheresse. (16)

– En fin 2009: Acquisition de Dahlco, aux USA, spécialisée dans la distribution de maïs, de soja et de luzerne.

– En mai 2010: Acquisition de Mesa Maize aux USA. «Vilmorin & Cie renforce sa position concurrentielle sur le marché du maïs doux américain par l’acquisition de Mesa Maize. Cette opération permet à Clause de disposer de ressources génétiques bien adaptées à la demande des consommateurs et d’un positionnement global sur le marché du maïs doux.»

– En février 2011: Acquisition des actifs maïs de Sementes Guerra basée à Pato Branco dans l’Etat du Parana au Brésil. «Programmes de sélection et ressources génétiques, outils de production et réseau de commercialisation constituent les principaux atouts qui permettent ainsi à Vilmorin & Cie de se déployer sur ce nouveau territoire.»

– En août 2011 : Acquisition des activités maïs de Brasmilho basée à Goianésia dans l’Etat du Goiás au Brésil. «Brasmilho dispose de ressources génétiques de qualité…»

– En février 2012: Acquisition du fonds génétique de Genetica Agricola dans l’Etat du Mato Grosso au Brésil. «Ce programme de sélection, implanté dans le deuxième Etat producteur de maïs au Brésil, et dont les superficies progressent régulièrement, dispose d’un matériel génétique de qualité très bien adapté aux conditions de culture spécifiques de ces nouveaux territoires».

– En mai 2012: Projet de création d’une joint venture avec Anhui Hengji Seeds. «Dans le cadre de sa stratégie internationale dans le maïs, le quatrième semencier mondial a conclu un accord visant à créer une joint-venture de recherche, de production et de commercialisation de semences en Chine avec la société Anhui Hengji Seeds, a indiqué Vilmorin dans un communiqué. Si Pékin donne son feu vert, Vilmorin détiendra 45% des parts de la nouvelle entité.»

– En février 2013: Acquisition des fonds génétiques Genessed et KSP au Brésil. «Vilmorin & Cie poursuit l’enrichissement de son portefeuille de ressources génétiques avec l’acquisition de 2 nouveaux fonds génétiques de grande qualité: Geneseed, situé à l’est du Brésil dans l’Etat de Minas Gerais, et KSP au sud  dans l’Etat du Parana. Ces ressources génétiques contribueront à la création de nouveaux produits.»

– En mars 2013: Prise de contrôle intégral de Bisco Bio Sciences en Inde. «Elle vise à accélérer le déploiement des activités de Vilmorin & Cie sur le marché des grandes cultures en Inde, caractérisé par un taux de croissance élevé et des perspectives de développement extrêmement dynamiques. Basée à Hyderabad, Etat d’Andhra Pradesh, Bisco est un des tout premiers acteurs indiens en semences de maïs. Son portefeuille de produits couvre également des espèces importantes localement, telles que le millet, le sorgho et le riz.»

– En février 2014: Prise de contrôle intégral de la société Seed Asia, spécialisée en maïs tropical hybride, à Bangkok en Thaïlande.

On remarquera que dans tous ces rachats de semenciers, revient sans cesse la notion de contrôle et d’accaparement de ressources génétiques, de collections, de fonds génétiques (les citations sont extraites du site de Vilmorin/Limagrain). C’est le nerf de la Guerre des Semences: à savoir, le biopiratage, le recel des ressources génétiques développées par la paysannerie au fil des nombreux millénaires.

Et pour conclure avec cette pléthore de rachats de sociétés semencières par Limagrain, signalons le rachat, en novembre 2013, d’Eureka Seeds (Californie. USA), spécialisée dans la production de semences de tournesol; en octobre 2013 de Shamrock (Californie. USA), spécialisée dans la production de semences potagères; en octobre 2012, de Campbell’s Seeds (Californie. USA) spécialisée dans la production de semences potagères; en octobre 2012, de Century Seeds, en Inde, spécialisée dans la production de semences potagères.

Il faut également préciser que Limagrain crée, en 2000, avec l’Allemand KWS, le cinquième semencier mondial, une compagnie semencière aux USA (joint venture à 50/50), AgReliant, qui se dédie à la création et à la commercialisation de variétés chimériques de maïs et qui occupe la troisième place sur le marché des semences de maïs transgéniques aux USA.

Limagrain récidive de nouveau avec KWS (14), en juin 2013, en créant Genective S.A, une joint-venture à 50/50, dont l’objectif est de développer, faire approuver et commercialiser de nouvelles variétés de maïs génétiquement modifiés.  Limagrain et KWS précisent que les traits chimériques qu’ils souhaitent incorporer à ces nouvelles variétés de maïs concernent la résistance à la sécheresse, la résistance aux herbicides, la résistance aux insectes et une meilleure gestion de l’azote. «L’objectif est de disposer d’une technologie propriétaire (traits OGM) pour le développement de variétés de maïs génétiquement modifiées. KWS et Limagrain travaillent déjà ensemble depuis plus de dix ans avec beaucoup de succès au sein d’AgReliant, notre joint-venture 50/50 pour la sélection, la production et la commercialisation du maïs en Amérique du Nord. La création de cette nouvelle JV s’appuie sur la confiance existant entre les partenaires, avec l’ambition ensemble de renforcer leur capacité à rester indépendants à long terme.»(15)

La conclusion que nous tirons de ce bilan désastreux est la suivante. Il est clair, bien évidemment, que le rachat de tous ces semenciers industriels Africains favorise les processus de concentration semencière sous le contrôle de quelques multinationales des nécro-technologies dont une dizaine, sur toute la planète, rappelons-le, contrôlent les 3/4 des semences commercialisées; Monsanto étant au premier rang.

Mais, avec une telle panoplie, présentée par ces semenciers industriels Africains, de semences transgéniques (coton, maïs, soja), de variétés hybrides (blés et maïs) et de techniques culturales – indissociables de ce type de semences – prônant l’usage libéral des biocides et autres fertilisants de synthèse, que Pannar Seed, Quton, SeedCo, MRI Seed, Carnia et Sensako restent indépendantes ou qu’elles soient dans le giron de Pioneer Hi-Bred, de Monsanto, de Limagrain et de Syngenta, on ne voit pas trop, franchement, quelle grande différence cela fait pour la souveraineté alimentaire, la protection de la biodiversité cultivée paysanne et le développement de l’agro-écologie en Afrique.

Alors que nous sommes confrontés à l’ultime épisode de l’offensive des multinationales à l’assaut des semenciers industriels Africains, la question fondamentale est maintenant de savoir comment les organisations paysannes et les communautés rurales de l’Afrique vont pouvoir protéger ce qu’il leur reste des variétés authentiquement paysannes Africaines.

Et comment ils vont pouvoir se protéger également d’AGRA (l’un des principaux vecteurs de l’invasion actuelle de l’Afrique par les chimères génétiques), de l’UPOV et autres ARIPO (28) (Organisation Régionale Africaine de la Propriété Intellectuelle), des Fondations (Gates, Rockefeller, Ford, Pioneer, Syngenta…), des organisations internationales (ONU, FMI, Banque Mondiale…), des institutions agricoles (CGIAR, IRRI, CIMMYT,…), de REDD (20) (Réduction des émissions dues la déforestation et de la dégradation des forêts), des nouvelles Alliances entre Arcadia Biosciences, USAID et CIMMYT (21), et bien sûr des multinationales spécialisées dans les vaccins (Sanofi-Aventis, Novartis, Merck, GlaxoSmithKline…).

Puis-je renvoyer les lecteurs intéressés à l’un des quatre articles (25) que je rédigeai en septembre/octobre 2009, dans le but déclaré de dénoncer l’arnaque du réchauffement climatique anthropique. C’est un article de 29 pages, dense et renvoyant à pas moins de 218 liens et notes: Effets de “Serres” et Révolution Verte Eugénique. Et je concède qu’il faut sans doute être très courageux pour lire un tel pavé dans la mare du conformisme “humanitaire” – qui ne veut que du bien à notre chère Afrique, n’est ce pas? – et pour digérer un tel catalogue de catastrophes annoncées sur le continent Africain.

“Effets de Serres” est une allusion directe aux mécanismes de prédation qui ont été mis en place, depuis de nombreux siècles, à l’encontre de l’Afrique et des Peuples Africains. “Révolution Verte Eugénique” résume en quelques mots ce dont je suis convaincu depuis plus de 20 années: à savoir que cette nouvelle pseudo Révolution Verte est l’ultime épisode d’une guerre déclarée aux Peuples Africains. La destruction des agricultures vivrières, les monocultures imposées, la destruction de la biodiversité locale, la destruction des grandes forêts primaires, l’empoisonnement par les pesticides et autres biocides, les campagnes de vaccination, le sida, le virus ébola, la malaria, le non accès à l’eau potable, les guerres civiles armées par les industries Occidentales de l’armement, la malnutrition, la mort par affamement, etc, constituent les outils et vecteurs privilégiés partageant du même objectif: vider l’Afrique de ses populations.

L’Afrique constitue le dernier front des globalistes criminels qui ont déclaré la guerre à la Vie et nous sommes témoins, ces dernières années, d’une accélération exponentielle des processus de prédation au détriment des populations de ce continent. Des processus de prédation qui sont confortés par une militarisation généralisée dans certains pays de l’Afrique (par les USA, par la France), une militarisation  d’autant plus aisée que l’un des derniers remparts de l’autonomie Africaine a été détruit, par l’Alliance Occidentale, lors de la “libération” de la Libye en 2011, avec des dommages collatéraux qui ne sont jamais évoqués par la presse à la botte des criminels de guerre: à savoir le génocide de 150 000 civils Libyens sous les bombes à uranium appauvri “made in France”, un état de chaos généralisé à tout le pays, la confiscation des 1800 tonnes d’or appartenant à la Libye, le contrôle de leur pétrole, etc. Les petits caniches Français, de tous bords politiques, à la solde de l’Impérialisme, voulaient, en 2011, une guerre en Afrique pour se refaire la main; ils sont en train d’en préparer de nouvelles.

A l’image des deux guerres mondiales, fomentées par les multinationales Occidentales de la finance et de l’armement, afin de détruire les paysanneries de l’Europe de l’ouest et d’imposer en 1947 une agriculture de guerre hypermécanisée (par le biais du plan Marshall), les multinationales de l’alimentaire, de l’agro-pétrochimie et des semences n’ont besoin que d’une poignée d’esclaves, mal nourris de préférence pour les empêcher de réfléchir et de se révolter – en sus de l’artillerie lourde de la mécanisation agricole – pour transformer les terres Africaines en immenses greniers à nourriture et à nécro-carburants pour les estomacs humains et animaux des nations riches ainsi que pour les réservoirs des véhicules motorisés de ces mêmes nations. Il en est de même, d’ailleurs, pour les multinationales de l’industrie qui, elles aussi, n’ont besoin que d’une poignée d’esclaves et d’énormes machines pour extraire, des sols Africains, l’or, le diamant, le nickel, l’uranium, le gaz… et le pétrole dont l’Afrique abonde, à l’est, au centre, à l’ouest (26). Et, à ce sujet brûlant, nous ne pouvons que conseiller la lecture du dernier article de William Engdahl (27) “Ebola : une nouvelle guerre US pour le pétrole ?”.

Amis Africains, prenez garde aux campagnes de vaccination “pétrolébola” qui sont en train d’être organisées, en Afrique de l’ouest, par la même mafia qui a créé ex nihilo, en 2009, la pandémie de la grippe H1N1, qui a organisé avec l’OMS des campagnes de vaccination avec des vaccins anti-tétanos contenant des hormones destinées à stériliser les femmes, etc, etc, ad nauseam. (Note 1). Et aux âmes effarouchées par de telles informations, je poserais la question suivante: pourquoi les programmes de génocides, sous le couvert de “campagnes de vaccination”, seraient-ils plus choquants que l’outil géopolitique de la faim utilisé, tous les jours de l’année, pour dépeupler la planète de plus de 30 000 êtres humains?

Face à cette offensive généralisée des psychopathes déments et criminels à l’encontre de l’Afrique, nous ne pouvons qu’espérer qu’un jour étoilé, peut-être demain, les Tribus Africaines du Futur se mettent en chemin et fassent résonner les Tambours de Gaïa, notre Terre-Mère. A l’assaut des citadelles de l’Empire.

Dominique Guillet. Président-fondateur de Kokopelli.

Note 1: Dans “Semences de destruction”, ouvrage de William Engdahl. «La Fondation Rockefeller est l’un des soutiens financiers d’un programme de l’OMS en “santé de la reproduction” qui a développé un vaccin contre le tétanos qui contiendrait des hormones cachées de contrôle de naissance. Selon un rapport du Global Vaccine Institute, l’OMS a mis en place des campagnes de vaccination massives au Nicaragua, au Mexique et aux Philippines depuis le début des années 1990. Le Comité Pro Vida de Mexico, une organisation catholique, a testé de nombreuses fioles du vaccin et a découvert qu’elles contenaient une Gonadotrophine chorionique humaine (hCG), une hormone naturelle nécessaire au maintien d’une grossesse. Lorsque cette hormone est associée avec un vecteur de toxoïde tétanique, elle stimule une formation d’anticorps contre la hCG, ce qui interrompt la grossesse humaine. Des rapports similaires de vaccins truffés d’hormones hCG ont été reçus des Philippines et du Nicaragua.

Cette organisation a mis en valeur plusieurs autres phénomènes troublants concernant les programmes de vaccination de l’OMS. Le vaccin anti-tétanique n’était donné qu’à des femmes âgées de 15 à 45 ans, mais ni à des hommes ni à des enfants. La présence de hCG est la preuve irréfutable d’une contamination du vaccin. Elle ne fait sinon aucun sens. Avec le soutien financier de la Fondation Rockefeller, de la Banque Mondiale, du Population Council, de la Fondation Ford, parmi d’autres, l’OMS a oeuvré durant 20 ans pour développer un vaccin anti-fertilité en utilisant la hCG avec le tétanos, et d’autres vaccins, selon des articles scientifiques publiés sur ces campagnes de l’OMS. Tout cela a été certifié par l’OMS et par d’autres, dont la revue médicale Britannique respectée , le Lancet, le 11 juin 1988: “Essais cliniques d’un vaccin de contrôle des naissances de l’OMS”.

Jusqu’en 1993, l’OMS a dépensé un total de 365 millions de dollars sur de telles recherches en “santé de la reproduction” dont la recherche sur l’intégration de hCG au vaccin anti-tétanique. L’OMS n’a pas pu répondre aux questions concernant la présence d’éléments anti-hCG chez les femmes vaccinées. Leur réponse discrète a été que cette présence était “non significative”. Le vaccin était fabriqué par les Laboratoires Connaught (Rhone-Poulenc) au Canada et les Laboratoires Intervex et CSL en Australie.

Depuis les années 1920, la Fondation Rockefeller est l’un des principaux sponsors des programmes mondiaux de réduction de la population. Si les rapports concernant les vaccins de contrôle des naissances sont véridiques, il n’est pas difficile de soupçonner que la Fondation Rockefeller fait partie de ceux qui ont programmé d’utiliser la technologie des semences génétiquement modifiées comme un moyen potentiel de contrôler la population mondiale par l’entremise du contrôle futur des ressources alimentaires».

OGM et Nouvel Ordre Mondial: La Commission Européenne va autoriser un maïs transgénique malgré l’opposition de 19 nations membres…

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La farce européenne continue. Le but étant la contamination des terres agricoles par pollinisation des OGM sur les cultures traditionnelles comme cela a été fait au pays du goulag levant et ses satellites du Canada et du Mexique. Le procédé est simple: cultiver des OGM et… laisser faire la nature. Vent, abeilles, divers insectes se chargent de la pollinisation et de l’hybridation des cultures environnantes, contaminant de manière irréversible les cultures saines tout en donnant une fenêtre légale à Monsanto, Syngenta, Dow Chemical, DuPont and co de mener des procédures légales contre les fermiers opposants pour avoir « enfreint » les « droits » de patente, les menant ainsi à la ruine et souvent au suicide.

Autoriser ces saloperies, même partiellement et c’est le suicide collectif. Les politiciens s’en foutent: ils passent à la caisse des lobbies et mangent bio.

Les OGM c’est la mort lente des populations. C’est l’utilisation d’une arme de destruction et de stérilisation massive contre les populations. La génétique ne l’oublions jamais n’est que le recyclage post-seconde guerre mondiale de l’eugénisme si cher aux dégénérés aux commandes du bateau ivre…

— Résistance 71 —

 

L’Union Européenne va autoriser une nouvelle culture de maïs génétiquement modifiée, ignorant la majorité de ses membres qui s’y oppose.

 

RT

 

12 février 2014

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/eu-approve-gm-crop-608/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Commission Européenne est en train d’autoriser la culture d’un maïs transgénique sur le sol européen et ce malgré que 19 états membres aient voté contre, mettant ainsi plus en relief les règles “absurdes” des votes dans l’UE.

Dans un débat mardi, 19 membres de l’UE ont indiqué qu’ils voteraient contre l’autorisation de culture d’un maïs génétiquement modifié à cause de préoccupation à la fois pour la santé et pour l’environnement et de l’opposition au parlement européen. Mais à cause de cette soi-disante règle de comitologie de l’UE, leurs votes seront insuffisant pour renverser la décision des plus gros états membres qui soutiennent l’introduction de ce maïs résistant aux insectes “Pioneer 1507”. La GB et l’Espagne sont tous deux en faveur des cultures OGM, tandis que l’Allemagne s’est abstenue et la France est absolument contre l’introduction de la culture.

Le commissaire européen pour la santé Tonio Borg a dit mardi que la commission est maintenant liée pour approuver la culture. Borg a insisté que des recherches extensives depuis 2001 ont montré que la culture était saine. La GB a argumenté que sans les cultures OGM, l’Europe risque de devenir “le musée de monde de l’agriculture” et qu’il y a un avantage scientifique pour l’agriculture GM, tandis que l’Espagne a dit que ses paysans avaient besoin d’être capables de concurrencer les agriculteurs hors-UE qui peuvent eux faire pousser des cultures GM. DuPont, qui a conjointement développé la maïs Pioneer 1507 avec Dow Chemical, a dit dans une déclaration officielle que l’UE a “une obligation légale envers elle-même, envers ses agriculteurs et ses scientifiques ainsi que ses partenaires commerciaux” afin de soutenir l’avance pour une nouvelle agriculture. Néanmoins, la France a prévenu que si la Commission Européenne autorisait la culture de ce maïs GM, que ceci risquait d’alimenter encore plus d’euro-scepticisme en donnant l’autorisation à l’encontre d’une opposition décidée à son interdiction.

“Nous avons la majorité contre, alors je ne vois vraiment pas comment on peut approuver cela. Encore moins avant des élections européennes, ceci est très dangereux pour l’image des institutions européennes, cela va renforcer l’idée que l’Europe ne fonctione pas ou fonctionne très mal”, a dit Thierry Repentin, ministre des affaires étrangères de l’UE. Tandis que le collègue italien de Repentin appelait le résultat “d’indigeste” et son homologue hongrois une démonstration de “l’absurdité européenne”. Le groupe des Verts de l’assemblée européenne a dit qu’il n’y avait maintenant aucun mandat démocratique pour donner le feu vert à ce maïs transgénique.

Les groupes de Greenpeace et de Friends of the Earth ont dit que ce maïs Pioneer 1507 est nuisible aux papillons et est fait pour être résistant à un herbicide qui est en train d’être mis hors du marché à cause de ses effets néfastes. “Une autorisation de la commission serait irresponsable à cause des risques élevés pour l’environnement, intenable à cause de l’opposition politique et populaire à cette inroduction et compromise de manière légale parce que la CE l’a forcé sans une consultation obligatoire”, a dit Marco Contiero, directeur de la politique agricole  chez Greenpeace. Mais il est plus que problable que la CE cherche un compromis. Borg a dit qu’il ramènerait une proposition séparée qui permettrait les membres individuels de banir la culture tandis que d’autres pourraient l’accepter. Il est aussi apparu moins chaud quant à faire approuver le projet mercredi. “Ce dossier a mis 13 ans pour arriver à ses fins, je suis très prudent en ce qui concerne tout délai”, a t’il dit. Les cultures GM sont en général très impopulaires en Europe où le public est en grande majorité contre elles et les environnementalistes continuent de soulever des préoccupations au sujet de leur impact sur la santé humaine et la biodiversité. Ces cultures sont pour autant très largement cultivées aux Etats-Unis (au Canada) et en Asie et ce malgré une très forte opposition des mouvements environnementalistes et des fermiers locaux.