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Autonomie politique en Ukraine: Donetsk et Lugansk font sécession après referendums

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , on 13 mai 2014 by Résistance 71

Surréaliste: Un coup d’état néo-nazi, fomenté et exécuté par les marionnettes de l’OTAN et de l’UE renverse un gouvernement élu (bon ou pas n’est pas la question, en ce qui nous concerne TOUT gouvernement issu de l’oligarchie et maintenant l’État est un MAUVAIS gouvernement…). Illico, la Crimée, anciennement russe et craignant pour son avenir dans une Ukraine nazie russophobe vote son indépendance et son rattachement à la Russie, ce qui est fait, l’empire occidental désapprouve mais la chose est entendus. Quelques semaines plus tard, pour les mêmes raisons de sécurité, deux provinces ukrainiennes (Donetsk et Lugansk) font de même. L’empire d’occident déclare les referendum « illégaux », tout en approuvant l’illégitimité du pseudo-gouvernement de Kiev qui a saisi le pouvoir par la force.

Elle est pas belle l’oligarchie ?

Maintenant, juste notre grain de sel: Pourquoi Donetsk et Lugansk se rattacheraient-elles forcément à la Russie ? Restez autonome, fédérez-vous, traitez avec la Russie en tant que population souveraine et avec quiconque le désire, bref auto-gérez vous sans pouvoir centralisé. On se prend à rêver que le vent de la Makhnovtchina, le grand mouvement anarchiste de Nestor Makhno se remette à souffler…

 

La Makhnovtchina

text: d’Etienne Roda-Gil
melodi: Partisanerna av T. Atourov

Makhnovtchina, Makhnovtchina
Tes drapeaux sont noirs dans le vent
ils sont noirs de notre peine
ils sont rouges de notre sang

Par les monts et par les plaines
dans la neige et dans le vent
à travers toute l’Ukraine
se levaient nos partisans.

Au Printemps les traités de Lénine
Ont livré l’Ukraine aux Allemands
A l’automne la Makhnovtchina
Les avait jeté au vent

L’armée blanche de Denikine
est entrée en Ukraine en chantant
mais bientôt la Makhnovtchina
l’a dispersée dans le vent.

Makhnovtchina, Makhnovtchina
Armée noire de nos partisans
Qui combattait en Ukraine
contre les rouges et les blancs

Makhnovtchina, Makhnovtchina
Armée noire de nos partisans
qui voulait chasser d’Ukraine
à jamais tous les tyrans.
La Makhnovtchina

(http://www.youtube.com/watch?v=ALtzQCgOh-Q)

— Résistance 71–

 

La province ukrainienne de Donetsk proclame son indépendance

 

I.C.H from RT

 

12 Mai 2014

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article38478.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La République Populaire de Donetsk s’est proclamée état souverain et a demandé à Moscou de considérer son accession à la Russie, a dit le conseil de la République.

Nous, peuple de Donetsk, nous basant sur les résultats du referendum du 11 Mai 2014 et la déclaration de souveraineté de la République Populaire de Donetsk, déclarons que désormais la RPD est un état souverain”, a dit le co-président de la République Denis Pouchiline. “Etant donnée la volonté du peuple de Donetsk et afin de restaurer la justice historique, nous demandons à la Russie de bien vouloir considérer la possibilité de l’accession de notre république à la Fédération de Russie.” A t’il ajouté.

Plus tôt Lundi, les résultats des referendums ont été annoncés pour les régions de Donetsk et de Lugansk, montrant une vaste majorité des votants en faveur de l’autonomie et ce malgré une opération militaire intensifiée de la part de Kiev qui eut pour résultat plusieurs morts civiles.

Près de 90% des votants de la région de Donetsk ont endorsé l’indépendance politique de Kiev et le chef de la Commission Centrale Electorale a annoncé l’auto-proclamation de la République Populaire de Donetsk, a annoncé Roman Liaguine.

Le dépouillement des suffrages s’est avéré très facile, le nombre de personnes disant “non” a été très infime et il apparaît qu’il n’y a eu qu’une toute petite proportion de votes nuls, ainsi nous avons pu compter rapidement. Voici les chiffres: 89,07% de “oui” et 10,19% de “non” et 0,74% des suffrages étaient inéligibles”, a dit Liaguine aux journalistes.

Dans la région de Lugansk, 96,2% des votants ont soutenu l’autonomie, d’après les résultats finaux annoncés par la commission électorale.

Le service de presse du Kremlin a publié une déclaration disant: “Moscou respecte la volonté des peuples de Donetsk et de Lugansk et espère que la réalisation pratique des résultats de ces referendums se fasse de manière civilisée.”

Ceci met une priorité sur “un dialogue entre les représentants de Kiev, de Donetsk et de Lugansk.”

Au même moment, l’UE et les Etats-Unis ont réfuté les résultats des referendums disant qu’ils étaient illégaux.

Dans les deux semaines qui ont précédé ces referendums, Kiev a intensifié l’opération militaire menée en Ukraine du sud-ouest. Le 9 Mai est devenu un des jours les plus sanglants de cette opération. Il a été confirmé que 9 personnes ont été tuées et 49 autres blessées pendant l’assaut armé des forces de Kiev sur le QG de la police de Mariupol. Attirés par des rapports sur des fusillades, des résidents, qui fêtaient alors essentiellement le jour de la victoire de la seconde guerre mondiale, se sont rendus sur place. Les combattants de Kiev ont alors ouvert le feu sur les civils.

Ingérence occidentale en Ukraine: Les nazis de nos amis sont nos nazis… amis… nazis ?… Laisse tomber…

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Les nouveaux maîtres de l’Ukraine

 

Réseau Voltaire / Oriental Review

 

28 mars 2014

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article182992.html 

 

Le nouveau gouvernement ukrainien est composé pour un tiers de nazis (dont nous avons déjà présenté le trombinoscope à nos lecteurs) et pour deux tiers de représentants des grands capitalistes du pays. Même s’il existe de fortes tensions en son sein, ce gouvernement est en train de mettre rapidement en œuvre une politique clairement fasciste, dont l’Oriental Review décrit ici les principaux aspects. On ne peut que s’inquiéter de l’indifférence, voire de la complicité, de l’Union européenne et des États-Unis face à cette vague brune.

Le ton paternaliste et conciliant des dirigeants occidentaux envers les nouvelles autorités de l’Ukraine est aux antipodes des valeurs humanitaires et démocratiques qu’ils exhortent les autres pays du monde à respecter. Une fâcheuse impression de déjà vu gagne immanquablement l’observateur qui se penche sans a priori sur la situation de cet État né dans le sillage de la dissolution de l’Union soviétique, et sur la politique mise en œuvre dans la région par l’Occident. Les déclarations fusent des deux côtés de l’Atlantique pour soutenir le « gouvernement légitime de l’Ukraine » resté sous le contrôle de la clique de nationalistes extrémistes radicaux qui l’a porté au pouvoir et ne représente pourtant qu’une toute petite minorité de la population ukrainienne. À vrai dire, ce qui se passe aujourd’hui en Ukraine n’est guère différent de ce qui s’est passé dans l’Allemagne des années 1930 avec l’ascension du chancelier Hitler au pouvoir. Ce sont les mêmes stratagèmes politiques qui sont utilisés. Ce sont les mêmes contraintes qui sont mises en œuvre. L’étude minutieuse des développements en cours et des manœuvres politiques qui les accompagnent permettra peut-être d’éclairer, du même coup, d’un jour nouveau, ce que nous savons des origines du nazisme dans l’Allemagne du vingtième siècle.

Leur idéologie

Les groupes néonazis ukrainiens ont joué un rôle majeur dans l’organisation du coup d’État perpétré à Kiev en février dernier. Le groupe qui fait parler de lui le plus souvent est celui que dirige Dmitri Yarosh : « le Secteur droit » (Pravy Sector). Yarosh est soutenu par les groupes paramilitaires fascisants qui se sont constitués en « forces d’autodéfense de Maidan » . Ces olibrius ne se privent pas d’exhiber leurs emblèmes néonazis (la croix celtique et une version revisitée de la croix gammée). Ils se posent en continuateurs des formations de la Ligue des nationalistes ukrainiens de Stepan Bandera, de l’Armée des insurgés ukrainiens et la Division galicienne des SS, auxquelles ils vouent outrageusement un culte sacré.

Le parti Svoboda est la vitrine politique du mouvement néonazi ukrainien. Il s’est vu octroyer presque la moitié des portefeuilles qui ont été attribués par le « gouvernement provisoire » à Kiev. Son chef, Oleg Tyahnibok, est l’un des trois piliers de la triade entrée dans l’histoire comme « l’état-major de l’Euromaidan ». Lors de la dernière élection, ce parti a recueilli plus de deux millions et demi de suffrages. Les résultats obtenus dans la partie occidentale de l’Ukraine montrent qu’ils disposent déjà dans cette région d’une assise électorale significative. Si on en croit leur programme, les partisans de Tyahnibok projettent d’ajouter aux passeports ukrainiens une rubrique obligatoire précisant l’appartenance « nationale » de façon à faciliter l’identification des juifs et des moscovites. Ils prévoient également l’extension à tous, à l’exception des malades mentaux, du droit de posséder des armes à feu, et l’ajout à la constitution d’une clause décrétant que le gouvernement en exercice se pose en continuateur de l’État ukrainien créé le 30 juin 1941, dont la proclamation officielle précisait que :
« Le nouveau pouvoir ukrainien travaillera en étroite collaboration avec le Parti national-socialiste des travailleurs allemands, qui s’applique à instaurer un ordre nouveau en Europe, et aide la nation ukrainienne à se débarrasser des moscovites qui occupent le pays. »

Un autre point du programme de Svoboda vaut d’être relevé : sa détermination à redonner à l’Ukraine son statut de puissance nucléaire, et à se doter d’un « arsenal de missiles nucléaires tactiques » .Peut-on imaginer un instant Dmiitri Yarosh dans les fonctions de président d’une nation ukrainienne indépendante, dotée de l’arme nucléaire ? …

Leurs méthodes de combat et leur tactique

Comme les nazis le firent en Allemagne dans les années 1920 et 1930, les néonazis ukrainiens se sont emparés du pouvoir au lendemain d’émeutes accompagnées d’assassinats. Les insurgés ont dénoncé la riposte pourtant bien timorée des autorités comme « une abolition de la liberté et une entreprise terroriste perpétrées par la juiverie communiste ». Les tentatives de résistance au coup d’État, dans la société civile, ont été qualifiées d’ « intrigues ourdies par les agents de Moscou ». Les maîtres de chœur de la propagande putschiste, mettant à profit la « liberté d’expression » dont ils jouissaient, ont tenté d’apitoyer le monde entier avec leurs jérémiades sur « l’écrasement des manifestations pacifiques ». Et quand ces cris d’orfraie ont cessé d’avoir les effets escomptés, de « mystérieux tireurs embusqués » se sont mis à massacrer la population des faubourgs de Kiev. C’est exactement de cette façon qu’Adolf Hitler et ses comparses sont arrivés au pouvoir en Allemagne. Ceux qui hier brandissaient leurs armes en prenant d’assaut les bâtiments de l’administration, qui tabassaient les opposants politiques, qui torturaient en public les agents officiels des forces de l’ordre de l’État et les journalistes, sont aujourd’hui portés aux nues et traités en héros. La junte de Kiev et les spadassins à sa solde tentent de réprimer par la force la résistance populaire qui s’organise dans le Sud-Est du pays, comme ils ont tenté de le faire à Donnetzk, à l’Est, le 13 mars dernier.

Les cortèges imposants des fascistes ukrainiens défilant avec leurs torches sortent tout droit du bréviaire nazi, avec leurs slogans repris en rengaines comme « l’Ukraine avant tout, par dessus tout au monde », « Gloire à la nation, Mort à ses ennemis », etc… Le drapeau noir et rouge de Stepan Bandera qui a été hissé à Kiev en face du parlement (Rada), est une allusion non dissimulée au drapeau rouge et noir de l’Allemagne nazie.

L’exaltation mystificatrice de la « révolution nationale » est martelée dans les esprits des citoyens ukrainiens subjugués par les événements survenus sur la place de l’Indépendance à Kiev, et restés soumis, en état de sidération, tels des zombies. Cette bouffonnerie a atteint les sommets aux premières heures du 22 février 2014 avec le déclenchement du coup d’État avant même que n’ait séché l’encre des signatures de l’accord de sortie de crise accepté la veille par les dirigeants de l’opposition. Cet accord qui bénéficiait de la garantie de l’Union européenne, et qu’avaient contresigné les ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, de la France et de la Pologne, était en réalité un coup ambitieux à double détente, une mesure dilatoire avant le déclenchement du coup d’État.

Leur mythologie

Le culte des « cent glorieux » de la place de l’Indépendance est la copie conforme du culte du Parti des Martyrs » de l’Allemagne nazie, à ceci près que ni même Adolf Hitler, ni ses comparses du putsch raté du 9 novembre 1923 n’avaient eu l’idée de louer les services de tireurs embusqués pour massacrer leurs propres partisans. Dans l’ombre des bannières qui proclament : « Ne trahissez pas les Cent Glorieux ! », un régime de fanatiques nationalistes est en train d’instaurer le contrôle absolu des moyens d’information, d’organiser la répression des opposants politiques, et de déclencher une psychose nationaliste à travers tout le pays. Les propagandistes néonazis proclament que toute remise en cause des méthodes totalitaires utilisées pour combattre les opposants sera considérée comme une trahison du « Parti des Martyrs ».

Le rêve d’édifier un État permettant d’unifier la nation allemande a toujours été la clé de voûte de la mythologie nazie. Pour le nouveau régime ukrainien, l’éradication de l’usage de la langue russe, dans tous les aspects de la vie courante, est une priorité impérieuse. Le désir infamant d’intégrer le pays dans l’Union européenne est érigé en devoir sacré par la mythologie du nouveau régime, comme si l’Europe était la planche de salut providentielle permettant d’échapper aux « hordes asiatiques barbares » de Moscou. Ironie cruelle, le mot « Maidan » est un mot d’origine asiatique, vestige de l’influence des hordes tartares et mongoles sur la culture russe-mineure.

L’instrumentalisation de la religion

Les thèses nationalistes extrémistes des homélies du « Patriarcat de Kiev » et de l’Église schismatique grecque-catholique uniate ont fourni aux militants de l’Euromaidan, et aux insurgés qui ont pris le pouvoir à Kiev, le socle de leur catéchisme. Or, l’Église Uniate a un lourd passé de collaboration avec les ligues nazies de Stepan Bandera. Les fonctions idéologiques et religieuses assignées au « Patriarcat de Kiev » par le nouveau régime sont en tous points similaires à celles attribuées jadis à l’Église évangélique allemande de Ludwig Müller par le troisième Reich. À l’instar des nazis qui se sont attelés, en leur temps, à la création d’une Église luthérienne nationale unifiée pour l’empire allemand, les nazis ukrainiens d’aujourd’hui défendent un programme où figure en bonne place la nécessité d’établir une Église nationale ukrainienne unifiée, distincte.

Les lois qu’ils proclament

Le premier haut-fait symbolique du nouveau régime ukrainien a été l’abolition de la loi sur les langues régionales, qui garantissait au plan local une relative protection des droits élémentaires des Ukrainiens de souche russe et des russophones, qui constituent la majorité du pays. Toutefois, celui qui se fait appeler « le président de l’Ukraine », Oleksandr Turchynov, a été vigoureusement encouragé à ne pas signer ce décret. Il a paru opportun, pour le régime, de suspendre pour un temps sa guerre linguistique contre les russophones. C’est désormais le néonazi russophobe Volodymyr Yavorivsky qui préside la commission chargée d’élaborer la nouvelle loi sur les langues de l’Ukraine, avec l’aide de la démente Irina Farion, la nouvelle titulaire du ministère de l’Éducation, qui menaçait encore tout récemment de déporter à l’Est les enfants qui persistent à vouloir conserver leur prénom russe. Selon l’un des membres de la commission, les auteurs de la nouvelle « loi » ambitionnaient de créer une « police linguistique » nationale. À cause des récriminations européennes, il a été décidé d’effacer provisoirement du texte de loi toute référence à la langue russe. (Le russe est la langue parlée la plus utilisée en Ukraine.)

Les premiers ballons d’essai de la clique au pouvoir à Kiev incluent également la coupure des chaînes de télévision russes opérant en Ukraine, et une politique de laisser-faire valant caution, à l’égard de la vague de destruction des monuments que les fascistes ukrainiens considèrent comme de fâcheux rappels des destins inséparables, à bien des égards, de l’Ukraine et de la Russie. Le parti Svoboda, qui est très largement représenté dans le « gouvernement provisoire », a déjà mis en avant la nécessité d’interdire l’utilisation de la langue russe sur la place publique. Il se propose de faire de la dérussification, qu’il place sur le même plan que la lutte pour l’éradication des activités criminelles, l’un des objectifs prioritaires de la nation. On a là un aperçu des premières expérimentations des équipages sur lesquels comptent les insurgés pour mettre au banc d’essai leur version revisitée des sinistres lois de Nuremberg.

Leur exercice du pouvoir

Encore sous la menace des armes des « forces d’autodéfense du Maidan », le Conseil suprême de l’Ukraine (Rada : organe législatif monocaméral), dont le fonctionnement actuel viole les dispositions constitutionnelles, vient d’adopter une résolution portant création d’une « Garde nationale » forte de 60 000 combattants. Ces forces d’intervention auront pour mission de protéger « l’ordre public » (à l’image de l’Ordre nouveau établi autrefois par les Allemands dans les territoires occupés) et de mettre fin aux « désordres » contrevenant aux dispositions de l’État d’urgence. Elles prêteront leur concours à la défense des frontières (avec la Russie, évidemment) et participeront aux opérations militaires en cas de guerre. Les « groupes d’autodéfense de Maidan » et de Pravy Sector (le Secteur droit) en seront le fer de lance.

Tout comme les sections d’assaut allemandes, ces bataillons, originaires pour la plupart de Lvov (la partie occidentale du pays) seront, à l’image des Waffen SS, à la fois des unités combattantes et des forces de répression. En leur temps, les nazis s’étaient rapidement débarrassés des généraux de la Wehrmacht qui avaient osé s’opposer à la création et à l’armement d’une « armée du parti ». Usant du même stratagème, le « Premier ministre » en exercice, Arseny Yatsenyuk, n’a pas hésité à limoger trois ministres délégués à la Défense qui avaient osé s’opposer à son plan effarant d’armer les militants de Pravy Sector.

En Ukraine, le ministère des Affaires intérieures, l’Office ukrainien de la Sécurité, et les services du procureur seront bientôt rangés au rayon des souvenirs. Une seule mission, simple, basique, leur a été assignée : l’identification des sceptiques et des opposants à seule fin de les punir. Dans tout le pays, les citoyens vigilants sont incités à utiliser les lignes rouges anonymes mises à leur disposition à grands renforts de publicité, pour « balancer » tout individu suspecté de velléités séparatistes. Les téléphones sont sur écoute. Les courriers électroniques sont espionnés. Les manœuvres d’intimidation et les menaces de poursuites judiciaires ou de convocation dans les bureaux des services de sécurité sont de notoriété publique. Des agents sous couverture prennent ouvertement des clichés de tout individu aperçu à proximité d’un rassemblement anti-fasciste. Une commission d’ajustement des services de l’État a été mise en place pour organiser l’éviction des « éléments non fiables ». La promulgation d’une amnistie générale absolvant les « héros de Maidan » de tous les crimes et délits pour lesquels ils étaient poursuivis, —y compris les assassinats— a servi de prélude à l’ouverture d’une cascade de mises en examen d’une toute autre nature : des inculpations ont ainsi été prononcées à l’encontre de prévenus soupçonnés d’être des séparatistes, des fédéralistes, ou encore d’avoir participé à la « prise » des bâtiments administratifs dans le Sud-Est du pays, etc… On assiste à la mise en place fulgurante d’un système de surveillance et de répression généralisé, échappant à tout contrôle. Ce système , qui s’applique à renforcer tous les services de répression de l’État, n’est pas autre chose que la version ukrainienne contemporaine de la Gestapo allemande d’autrefois.

La répression des opposants au régime néonazi de Kiev prend de telles proportions que le pays pourrait bientôt connaître lui aussi sa nuit de cristal, à l’image de celle orchestrée en novembre 1938, à travers toute l’Allemagne, par les bataillons de choc nazis.

La Russie peut-elle rester impassible devant l’imminence de ce danger ? Ceux qui ont été convoqués, interrogés, et envoyés à la torture dans les geôles des services de sécurité ukrainiens se comptent déjà par dizaines. Dans quelque temps, ils seront des centaines, puis des milliers…

Pour autant, les complices des néonazis de Kiev qui siègent à Washington et à Bruxelles, ne témoignent pas le moindre signe de regret après l’échec du plan qu’ils ont ourdi pour obliger la Russie à abandonner l’Ukraine. lls croient tenir en laisse la bête néonazie qu’ils ont bercée, choyée et engraissée.

Traduction
Gérard Jeannesson

Source
Oriental Review

Ingérence occidentale en Ukraine: La pressetituée occidentale tente l’enfumage Tatars…

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…  L’occident est en train d’essayer de créer de toute pièce une « crise humanitaire » tatare en Crimée avant, pendant et après le referendum, mais la réalité de terrain semble être tout à fait différente. Non seulement la propagande ne prend plus, mais elle est désamorcée le plus souvent même avant qu’elle ne se produise. L’effet pro-actif anti-propagande des médias alternatifs devient optimal. Le contre-pouvoir s’établit enfin doucement mais sûrement. Reste plus qu’à construire un contre-pouvoir politique autogestionnaire de terrain pour renforcer la solidarité et l’entre aide mutuelle au sein des peuples et des peuples entre eux…

— Résistance 71 —

 

Les Tatars de Crimée se rallient à la Russie

 

Réseau Voltaire

 

13 mars 2014

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article182698.html

 

Alors que les Tatars de Crimée avaient dénoncé la tenue d’un référendum d’autodétermination comme inconstitutionnel et avaient appelé à la constitution de milices d’autodéfense, leur principal leader, Mustafa Dzhamilev, revenant sur ses précédentes déclarations, se félicite désormais de l’évolution des choses.

Entre temps, Mustafa Bey [1] a eu une longue conversation téléphonique avec le président russe Vladimir Poutine et le Parlement de Crimée a adopté diverses mesures pour garantir les droits des Tatars. Les quotas attribués à leurs représentants dans diverses instances seront supérieurs à leur proportion dans la population de Crimée.

 

[1] Le terme « Bey » est un titre honorifique héréditaire donné aux préfets de l’Empire ottoman.

Ukraine, Washington, UE, FMI, City de Londres et banksters… La curée a débuté

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 7 mars 2014 by Résistance 71

A lire en complément:

« Analyse sur le ‘coup’ en Ukraine » (Résistance 71)

« L’Ukraine sous le coup des banquiers fascistes » (Dean Henderson)

« La prétention de Washington en Ukraine sert la guerre » (Paul Craig Roberts)

*  *  *

Le pillage de l’Ukraine a commencé

 

Paul Craig Roberts

 

6 mars 2014

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2014/03/06/looting-ukraine-begun/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

D’après un rapport publié dans Kommersant-Ukraine, les sbires du ministère des finances de Washington qui prétendent être un gouvernement, ont préparé un plan d’austérité économique qui va amputer les retraites des Ukrainiens de 160 US$ à 80US$ par mois (50% de coupe…) de façon à ce que les banksters occidentaux qui prêtèrent de l’argent à l’Ukraine puissent se rembourser sur le dos des pauvres Ukrainiens.

http://www.kommersant.ua/doc/2424454 C’est la Grèce 2.0

Avant même qu’une quelconque stabilité ou légitimité ait été obtenue du gouvernement marionnette mis en place par le coup d’état orchestré depuis Washington contre le gouvernement légitime de l’Ukraine, les pillards de l’occident sont déjà à l’ouvrage. Les manifestants naïfs qui ont cru la propagande disant que l’offre de devenir membre de l’UE donnera une meilleure vie, vont voir leurs retraites (dans un premier temps) diminuées de moitiè à partie du mois d’Avril. Ceci n’est que le début.

Les médias occidentaux totalement corrompus décrivent les prêts comme des “aides”. Quoi qu’il en soit, les 11 milliards d’Euros que l’UE offre à Kiev n’est pas une aide, c’est un prêt ; de plus celui-ci vient avec beaucoup de contraintes, incluant l’acceptation par Kiev d’un plan d’austérité du FMI.

Rappelez-vous, des Ukrainiens crédules ont participé aux manifestations qui furent utilisées pour renverser leur gouvernement élu, parce qu’ils ont cru les mensonges que les ONG financées par Washington (NdT: par le biais de l’USAID, la NED et affiliés…) leur ont raconté, notamment qu’une fois qu’ils auraient intégré l’UE ils verraient les rues pavées d’or. Au lieu de cela, ils vont subir un plan drastique d’austérité du FMI et des coupes immédiates dans leurs retraites.

Le plan d’austérité va couper dans les services sociaux, dans les budgets de l’éducation, ordonner le licenciement de fonctionnaires, la dévaluation de la monnaie, ainsi augentant les prix des importations, dont bien sûr le gaz russe et donc par là même l’électricité et aussi ouvrir le patrimoine et les biens de l’Ukraine aux requins des corporations occidentales.

Les terres arables de l’agriculture ukrainienne vont passer dans les mains de l’agro-business américain (NdT: Monsanto and co… Imaginons l’horreur des énormes étendues agricoles ukrainiennes remplies d’OGM et de cultures bidons pour le bio-carburant… Ouch !)

Une partie de ce plan euro-washingtonien pour l’Ukraine, ou du moins pour la partie de l’Ukraine qui n’est pas passée à la Russie, a été couronné de succès. Ce qu’il reste du pays va être consciencieusement pillé par l’occident.

L’autre partie n’a pas si bien marché. Les sbires de Washington ont perdu le contrôle des manifestations au profit d’ultra-nationalistes armés. Ces groupes, dont les racines remontent à Hitler et à ceux qui combattirent pour l’Allemagne nazie durant la seconde guerre mondiale, se sont engagés dans une rhétorique et des actions qui ont poussé les populations du sud et de l’Est du pays à demander leur rattachement à la Russie, où du reste ils résidaient avant que l’URSS ne les délèguent à l’Ukraine dans les années 1950.

A l’heure où j’écris ces lignes, il semblerait que la Crimée ait fait sécession de l’Ukraine. Washington  et ses marionnettes de l’OTAN (NdT: Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord rappelons-le…) ne peuvent rien faire si ce n’est gesticuler et menacer de sanctions. L’imbécile de la Maison Blanche a démontré l’impotence de ces “Etats-Unis seule super-puissance” en émettant des sanctions contre des personnes inconnues, quelles qu’elles soient, responsables d’avoir retourné la Crimée à la Russie, où elle existait durant 200 ans, avant que, d’après Soljénitsine, un Kroutchev bourré, de descendance ukrainienne, ne rattache les provinces russes sud et orientales à l’Ukraine. Ayant observé ce qu’il s’est passé en Ukraine occidentale, ces provinces veulent retourner là où elles appartiennent en premier lieu, tout comme l’Ossétie du sud ne voulait rien avoir à faire avec la Georgie.

Les suppôts de Washington à Kiev ne peuvent rien faire au sujet de la Crimée, si ce n’est se lamenter et gesticuler. Sous l’accord russo-ukrainien, la Russie est permise d’avoir 25 000 troupes en Crimée. Les médias pressetitués des USA et de l’UE déplorent une “invasion russe de 16 000 troupes”, ceci est soit une totale ignorance ou une complicité flagrante avec les mensonges de Washington. De manière évidente, les médias occidentaux sont corrompus. Seul un idiot peut encore se fier à leurs commentaires et rapports. N’importe quel média qui continuerait à croire quoi que ce soit de ce que raconte Washington, après avoir vu George W. Bush et Dick Cheney envoyer leur ministre des AE Colin Powell aux Nations-Unies pour vendre les mensonges du régime au sujet “des armes de destruction massive irakiennes”, armes reconnues non-existantes par les inspecteurs de l’ONU qui en avaient averti au préalable la Maison Blanche, est clairement une pute médiatique achetée et payée pour.

Dans les anciennes provinces russes de l’Ukraine orientale, l’approche quelque peu timorée que Poutine a adopté envers la menace stratégique que Washington a amené à la Russie, a donné à Washington une chance de s’accrocher à un complexe industriel majeur qui sert à la fois l’industrie et l’économie russe ainsi que son complexe militaire. Les Ukrainiens dans l’Est du pays sont eux-mêmes dans les rues demandant leur dissociation du gouvernement illégitime de Kiev que Washington leur a imposé après ce coup d’état. Washington réalisant son incompétence crasse et ayant perdu la Crimée, a laissé ses sbires de Kiev nommer des oligarques ukrainiens, contre lesquels les manifestations de la place Maïdan furent en partie dirigées, à des positions clef de gouvernement dans les villes de l’Ukraine orientale. Ces oligarques possèdent leurs propres milices privées en plus de la police et de l’armée, du moins les quelques unités de l’armée ukrainienne demeurant fonctionnelles. Les leaders des populations russes protestant en Ukraine sont arrêtés et “portés disparus”. Washington et ses marionnettes de l’UE, qui proclament leur soutien à l’auto-détermination, ne soutiennent celle-ci que lorsqu’elle peut-être manipulée à leur profit. En conséquence, Washington œuvre à se débarrasser de l’auto-détermination en Ukraine orientale.

Ceci est un grave dilemme pour Poutine. Son approche profile bas a permis à Washington de saisir l’initiative en Ukraine orientale. Les oligarques Taruta et Kolomoysky ont été mis au pouvoir à Donetsk et à Dnipropetrovsk et sont en train de faire arrêter des Russes et commettent des crimes indescriptibles, mais vous ne l’entendrez jamais de la pressetituée occidentale et américaine. La stratégie de Washington est d’arrêter et de mettre six pieds sous terre les leaders des sécessionnistes de façon à ce qu’il ne reste plus aucune autorité pour demander l’aide de Poutine et l’intervention de la Russie.

Si Poutine a des drones, il a l’option de flinguer Taruta et Kolomoysky. Si Poutine laisse Washington s’emparer des provinces orientales russes de l’Ukraine, il aura alors démontré une faiblesse que Washington va exploiter. Washington exploitera la faiblesse au point qu’il forcera Poutine à faire la guerre.

Et cette guerre… sera nucléaire.