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Média, mensonge et propagande: Les rouages du système médiatique… Entretien avec Michel Collon ~ 2ème partie ~

Posted in actualité, altermondialisme, désinformation, guerres hégémoniques, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , on 12 mars 2016 by Résistance 71

L’information est trop importante pour la laisser aux journalistes 2ème partie

Entretien avec Michel Collon

11 Mars 2016

url de l’article:

http://www.michelcollon.info/L-information-est-trop-importante,5803.html?lang=fr

1ère partie

« Vous remarquerez d’ailleurs que les médias n’organisent jamais de vrais débats contradictoires entre leurs « experts ». Je ne demande qu’à ce qu’on m’invite pour discuter avec des gens du Pentagone, du lobby sioniste ou des grandes multinationales. Mais ils refusent ! »

Quand un média affirme qu’il existe des armes de destruction massive en Irak, ses journalistes sont-ils manipulés ou non ? Savent-ils ou ne savent-ils pas ?

L’existence d’armes de destruction massive a été immédiatement mise en doute, arguments à l’appui. Cela méritait au moins un débat. Pour favoriser l’entrée en guerre contre l’Irak, y compris lors de la première guerre du Golfe, les « médiamensonges » se sont multipliés. Rappelez-vous en 1990 le faux témoignage faisant état d’atrocités commises contre des nouveau-nés koweïtiens, ou des télévisions affirmant qu’une gigantesque marée noire avait été provoquée par Saddam Hussein dans le Golfe, mais qui montraient des images des côtes bretonnes. Les journalistes ne pouvaient pas dire qu’ils ne savaient pas. Tout le monde y allait d’ailleurs de son petit ouvrage pour expliquer les bavures commises.

La guerre du Golfe a provoqué plus de livres sur les médias que sur la guerre elle-même !

Absolument. Le discours de l’époque était unanime : « On s’est fait avoir, c’est la faute aux Américains, etc. » Les journalistes se présentaient comme des victimes. Le problème, c’est que les mêmes se sont encore fait avoir en Yougoslavie en avalisant le « massacre de Markale » à Sarajevo (4), les charniers et les viols en Bosnie, le fameux plan Fer à cheval (5) au Kosovo. Puis ils ont avalé des couleuvres en Libye, en Syrie. On peut leur accorder le bénéfice du doute une fois, mais pas à chaque fois. Ce n’est pas admissible. Pour préserver leur crédibilité et admettre qu’ils se sont trompés sur « certaines choses », les médias publient de temps en temps un petit dissident dans un courrier des lecteurs ou une tribune libre. C’est leur soupape de sûreté.

En même temps, de plus en plus de médias semblent être sensibles à la critique de manipulation et créent des rubriques du genre « décryptage de l’info ».

C’est ce que j’appelle la tactique du coupe-feu : ils font semblant de décrypter l’info, mais ne la décryptent pas en réalité. Si ces médias appellent les gens à débattre, c’est toujours dans un cadre soigneusement délimité. Par exemple, ils discuteront de la manière de faire la guerre, mais jamais des raisons de cette guerre. Celui qui sort de la ligne est éjecté. Aujourd’hui, Le Monde ou Libération peuvent publier des calomnies sur moi ou me faire dire choses que je n’ai jamais dites, mais ils refusent tous les droits de réponse, censurent tous les courriers des lecteurs qui protestent… Paradoxalement, c’est cette censure de plus en plus forte qui nous éclaire sur leur point faible : l’opinion. Quand les lecteurs ne voient jamais leurs courriers publiés, cela doit les inciter à écrire davantage, faire circuler leurs idées dans le public ! Les gens doivent devenir actifs, il faut organiser une pression citoyenne pour une information de véritable confrontation.

Internet est un bon moyen, non ?

En effet. Il y a quelques années, les grands médias pouvaient mentir en toute tranquillité. Même un livre qui dénonçait leurs bêtises ne les dérangeait pas, dans la mesure où il était édité plusieurs mois après… Aujourd’hui, sur la Toile, nous sommes capables de nous faire entendre très rapidement. Dans les 24 heures qui suivent un événement, nous pouvons dire s’il y a eu manipulation ou, en tout cas, prévenir les gens, leur demander de ne pas se précipiter, de se méfier. Les médias se sentent d’autant plus en danger que la jeune génération s’informe davantage sur Internet que sur le papier ou à la télé. Ils sont pris entre deux feux : celui de la propagande qu’ils doivent servir à leurs clients, et celui de la contre-propagande qui devient très accessible. 

Le problème, c’est qu’on trouve à boire et à manger sur Internet… 

Le meilleur, c’est qu’Internet est un support presque gratuit où on est capable de produire une information de meilleure qualité que celle des grands médias. 

Le pire : il est aussi une vitrine pour tous les fantasmes et autres théories du complot. Il faut condamner cela : les guerres ne sont pas l’œuvre d’un complot quelconque, mais la continuation normale de la politique des multinationales qui veulent sortir de la crise économique qu’elles ont elles-mêmes provoquée en puisant les matières premières, les mains-d’œuvre et les marchés des pays qu’elles envahissent. 

Le complotisme est l’enfant non reconnu des médias. Quand des gens contestent les versions des médias, ils sont aussitôt traités de complotistes. En réalité, ce sont les médias qui, en n’apportant pas une information correcte, poussent les gens dans le complotisme. Chaque guerre peut s’expliquer de façon rationnelle et logique. On peut montrer qui la provoque, comment elle est préparée et pourquoi elle est menée. Le complotisme non seulement ne permet pas de comprendre la société et donc de la transformer, mais il est défaitiste car il fait croire à l’opinion qu’elle ne peut pas agir. Il est important que les journalistes, mais aussi les citoyens, fassent l’effort de se documenter. Car l’Histoire, y compris l’Histoire récente, montre que la résistance est parfaitement possible. Certains médiamensonges ont été révélés par la pression populaire, et c’est grâce à elle qu’on a pu arrêter des guerres, empêcher des coups d’État, libérer des pays.

Vous avez des exemples ?

Lorsque le 11 mars 2004, à trois jours des élections espagnoles, des bombes explosent à Madrid, Aznar, qui veut être réélu, accuse l’ETA. L’information est reprise en chœur par les médias, mais l’opinion réagit immédiatement : par SMS, elle affirme que le premier ministre ment, que c’est Al-Qaïda et non l’ETA qui est à l’origine des attentats. À l’époque, l’engagement de l’Espagne en Irak était très critiqué. Aznar perdra les élections. 

Un autre exemple : en 2002 au Venezuela, des snipers de la CIA tirent sur la foule pour justifier un coup d’État contre Chavez. Des médias répandent l’information d’une démission du président pour accélérer l’installation de la dictature. Là encore, l’opinion réagit rapidement : des motards vont porter la contre-info de la non-démission de Chavez dans tous les quartiers de Caracas. Des dizaines de milliers de gens se ruent vers le palais présidentiel où sont réfugiés les putschistes. Le coup d’État échoue en moins de 48 heures ! La pression populaire est l’arme décisive contre les médiamensonges.

En France, le taux de crédibilité des médias est de 12 %, autrement dit rien. À quoi bon imprimer des vérités quand le journal sert surtout à envelopper les épluchures de pommes de terre ?

Dans les sondages d’opinion, le journaliste se situe entre la prostituée et le politicien, c’est dire… Sauf que, pendant différents conflits, les vidéos-trottoir que nous avons faits ont révélé une réalité contradictoire : les gens se méfient très fort des médias, mais ils avalent quand même leurs informations ! Tout le monde savait que l’intervention en Irak était fondée sur des bobards, pourtant cela n’a pas empêché ces mêmes bobards de fonctionner en Libye et en Syrie. 

Le problème est là. Il nous faut réfléchir aux moyens de produire et diffuser les bonnes informations au plus grand nombre, peut-être par la mise en place d’une sorte d’alliance des médias indépendants au niveau d’Internet. Un point fort de notre plateforme Investig’Action est d’organiser ce que j’appelle un « activisme citoyen de l’information ». Nous accueillons des bénévoles qui, quelques heures par semaine, portent l’information et la contestation. 

L’information est trop importante pour la laisser aux seuls journalistes, il faut vraiment que tout le monde s’en empare. Je vais régulièrement dans les écoles pour sensibiliser les élèves aux médiamensonges. Ces jeunes éprouvent beaucoup de méfiance à l’égard de l’information, mais aussi une grande curiosité et une envie de vérité. Ils ont un sentiment de révolte et la volonté de lutter contre l’injustice. Je crois qu’ils représentent l’avenir du travail que nous menons. Nous devons mobiliser les jeunes pour qu’ils soient actifs et jouent leur rôle…

Aujourd’hui, dans nos médias « Nescafé » – ou instantanés –, il pleut des « experts » de tout et de n’importe quoi. Est-ce le signe d’un manque de compétence des journalistes ?

C’est encore plus pervers que cela. L’expert est la voix du journaliste puisqu’il est généralement choisi par lui. Son rôle est de donner un vernis de neutralité et de scientificité aux opinions du journaliste lui-même. Le mécanisme est largement répandu : le journaliste développe les faits qui l’arrangent et invite « son » expert pour corroborer son discours. Les « experts » ne sont pas tous ignorants du sujet, bien sûr. Mais pour comprendre leur place dans le système actuel, il faut analyser le camp pour lequel ils travaillent, leur idéologie, leurs intérêts.

Il y a une vraie opacité autour de ces « spécialistes ». Un tueur des forces libanaises de Sabra et Chatila peut se retrouver expert du Liban sur une télévision française et avoir à se prononcer sur la guerre et les massacres…

Absolument ! Dans les médias audiovisuels et de la presse écrite, les experts de prétendus ONG, think tanks ou centres de ceci ou cela sont toujours présentés de façon vague et neutre. Et on les retrouve tous dans les titres, Le Monde, Libé ou L’Obs… Soyons sérieux : ces gens ne font pas dans l’humanisme ; ils sont payés, ou plutôt achetés, par de grosses multinationales et sont là pour nous embobiner. Vous remarquerez d’ailleurs que les médias n’organisent jamais de vrais débats contradictoires entre leurs « experts ». Je ne demande qu’à ce qu’on m’invite pour discuter avec des gens du Pentagone, du lobby sioniste ou des grandes multinationales. Mais ils refusent. Lorsque je passais à l’émission française Ce soir ou jamais, certains invités se décommandaient quand ils apprenaient que j’allais venir.

On ne vous invite plus à Ce soir ou jamais ?

Il y avait un très petit nombre de lieux à la télévision où – tard le soir, bien entendu – on pouvait encore entendre des opinions résistantes. Pour le moment, ce n’est plus possible. Il faut dire que, depuis les attentats, un climat d’hystérie est entretenu pour bloquer les vrais débats. Quand Nathalie Saint-Cricq, responsable du service politique de France 2, appelle à « repérer et traiter ceux qui ne sont pas Charlie », quand Najat Vallaud-Belkacem, ministre française de l’Éducation nationale, déclare qu’il est intolérable que des élèves posent des questions parce que l’école est là pour transmettre des valeurs (6), on est en pleine police de la pensée.

N’êtes-vous pas utilisé par cette police de la pensée ? On vous laisse parler pour attester qu’on accepte le débat, mais lorsque vous en dites trop, on ne vous invite plus.

Mais je suis totalement boycotté par les médias ! Ma dernière intervention remonte à 2011. On ne me donne même pas cinq minutes comme alibi. Cette tactique dont vous parlez existe certainement, mais je la prends comme un compliment. En fait, si les médias ne me donnent pas ces cinq minutes, c’est parce qu’ils savent que je peux être dangereux en moins de cinq minutes !

Les médias ont tenté de diaboliser Bachar, sans succès, contrairement à Saddam ou Kadhafi. Comment l’expliquez-vous ?

À mon avis, cet échec en Syrie n’est pas lié aux médias, mais au changement du rapport de force politique dans le monde. Nous basculons vers un monde multipolaire, ce que les États-Unis, superpuissance en déclin, cherchent désespérément à empêcher. Pour plonger la Libye dans le chaos – pardon, dans la démocratie occidentale ! –, ils ont réussi à manipuler Moscou et Pékin avec la promesse d’une zone d’exclusion aérienne, alors qu’en réalité le but était clair dès le début : renverser Kadhafi et neutraliser un pays riche en pétrole qui prenait trop de place dans la région et sur le continent africain. 

Cette tromperie a marqué un véritable tournant. Quand les États-Unis ont voulu refaire le coup en Syrie, ils ont pensé que le régime allait tomber rapidement. Erreur ! En mentant sur les armes chimiques, ils ont cru que la pression médiatique internationale allait obliger la Russie et la Chine à accepter une intervention. Nouvelle erreur ! Le rapport de force a changé à Damas et les États-Unis ont été forcés de revoir leurs calculs : ils ont réalisé que Bachar al-Assad ne quitterait pas le pouvoir – ou pas aussi vite –, et ils ont pactisé avec l’Iran alors qu’ils voulaient le briser…

Comment l’opinion publique peut-elle s’y retrouver quand l’information est aussi faussée ?

Bachar al-Assad n’est pas un ange loin de là, mais tout le battage médiatique de 2011 disant qu’il ne méritait pas d’être sur terre, etc. a laissé une trace. Aujourd’hui, les gens n’ont pas les moyens de se former une image claire du conflit, encore moins de prendre position. Mais ils sont demandeurs et ouverts. 

D’où notre grande responsabilité. Nous devons aider l’opinion à se faire son avis sur les grands conflits internationaux. Ces guerres qui paraissent lointaines ne sont pas du tout exotiques, elles sont menées par les multinationales pour renforcer leur puissance et mieux exploiter les gens d’ici. Quand Angela Merkel ouvre les portes aux Syriens, ce n’est pas par bonté d’âme, mais parce que l’Allemagne souffre d’une chute de sa natalité et a besoin d’une main-d’œuvre qualifiée à même de baisser les coûts, c’est-à-dire les salaires des cadres, travailleurs et techniciens allemands…

N’y a-t-il pas aussi tout un battage médiatique autour des migrants en Europe ?

Les belles démocraties occidentales font preuve d’une hypocrisie absolue sur le thème « Il faut les aider, mais nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde. » Il faudrait leur répondre ceci : « Vous ne seriez pas obligés d’accueillir toute la misère du monde si vous ne l’aviez pas provoquée, en détruisant l’économie de ces pays et en appauvrissant leur population. » Les migrants ne viennent pas en Europe pour la beauté de la météo, mais parce qu’on ne les laisse pas vivre chez eux !

Qu’est-ce que l’Occident a à gagner en provoquant le chaos en Libye et ailleurs ?

Je ne pense pas que Clinton et Sarkozy aient voulu la Libye d’aujourd’hui. Le problème, c’est que la seule force qui pouvait aider à renverser Kadhafi était Al-Qaïda. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les rapports de West Point et de la CIA. Les villes de Tobrouk et Benghazi concentraient à elles seules la plus grande masse de terroristes de tout le Moyen-Orient. Al-Qaïda n’aurait pas pris cette ampleur si l’Otan n’avait pas conclu une alliance avec cette organisation. 

Ce faisant, elle n’a pas saisi que les terroristes avaient leur propre agenda, qu’ils ne se gêneraient pas de passer à autre chose lorsqu’elle ne leur servira plus à rien. Comme dans Frankenstein, la créature a échappé à ses créateurs. Idem avec Daech.

 

Fin de la 2ème partie de l’interview. A suivre

 

Notes :

(4) Le « massacre de Markale » à Sarajevo a permis à l’Otan d’intervenir contre les Serbes. Or tout indique que ce sont les Bosniaques qui ont tiré.

(5) Le plan Fer à cheval, aurait été préparé par Milosevic pour massacrer les Albanais du Kosovo. En vérité, cette campagne d’intoxication qui a utilisé de faux témoins fut orchestrée par le gouvernement allemand pour justifier l’intervention de l’Otan.

(6) « Il y a eu de trop nombreux questionnements de la part des élèves, et nous avons tous entendu les “oui je soutiens Charlie, mais…”, les “deux poids deux mesures”, “Pourquoi défendre la liberté d’expression ici et pas là ?” Ces questions nous sont insupportables, surtout lorsqu’on les entend à l’école qui est chargée de transmettre des valeurs. » Réponse de Najat Vallaud-Belkacem à Claude Goasguen, député de Paris, janvier 2015.

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Médias et propagande: Qui sont-ils et qui les contrôlent?…

Posted in actualité, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 18 février 2015 by Résistance 71

“Il y a une guerre de l’information et nous sommes en train de la perdre”

~ Hillary Clinton ~

 

“La propagande est l’organe exécutif du gouvernement invisible”.

~ Edward Bernays ~

 

La concentration des médias ou l’illusion du choix

 

Résistance 71

 

18 février 2015

 

Le cas des médias n’est plus inquiétant, il est désespéré et fort heureusement de plus en plus de personnes dans le monde ne prêtent plus aucune attention sérieuse à la propagande déversée par le truchement de ces haut-parleurs de l’oligarchie façonnant les foules à ne demeurer que des serfs bien dociles qu’on mène à l’abattoir au doigt et à l’œil.

Si on prend le cas des Etats-Unis, 6 géants des médias contrôlent plus de 90% de tout ce qui se lit, se voit ou s’écoute dans ce qui se veut être l’information au pays du goulag levant.

Ces 6 géants sont directement ou indirectement contrôlés par les familles Rothschild, Rockefeller, Morgan et Oppenheimer. La famille Rothschild par exemple possède les deux plus grandes agences de presse au monde: Associated Press (dont le QG est dans le Rockefeller Centre de New York…) et Reuters.

Quels sont ces géants et que contrôlent-ils ? (listes non exhaustives, mais représentatives)

  1. General Electric (GE):
    – Comcast
    – NBC
    – Universal Pictures
    – Focus Features
  2. News Corp: (groupe Murdoch)
    – Fox
    – Wall Street Journal
    – New York Post
  3. Disney:
    – ABC
    – ESPN
    – Pixar
    – Miramax
    – Marvel Studios
  4. Viacom:
    – MTV
    – Nick Junior
    – BET
    – CMT
    – Paramount Pictures
  5. Time-Warner:
    – CNN
    – HBO
    – Time
    – Warner Bros
  6. CBS:
    – Showtime
    – Smithsonian Channel
    – NFL.com
    – Jeopardy
    – 60 minutes

Ces 6 géants, conglomérats, sont gérés par 232 directeurs exécutifs (DE), qui règlent l’information, ce que 277 millions de personnes vont lire, voir ou écouter dans leur régime d’information quotidien. Ceci revient à un DE pour 850 000 abonnés, ceci correspond à un DE pour une audience de la taille de celle de San Francisco.

En 2010, les revenus de ces 6 géants ont été de plus de 276 milliards de dollars.

Qu’en est-il de la France ?

Les médias appartienent en très grande partie aux milliardaires et/ou aux marchands de canons. Des gens comme Bernard Arnault avec “Les Échos” est la 1ère fortune de France (officiellement), François Pinault (“Le Point”), 3ème fortune, Serge Dassault (“Le Figaro”), 4ème fortune, Patrick Drahi (“Libération” et “l’Express”), 6ème fortune, Xavier Niel (“Le Monde”, “Le Nouvel Observateur”), 7ème et Vincent Bolloré (Canal +), 10ème fortune. Le banquier Drahi reprenant “Libé” à un autre milliardaire de la banque Edouard de Rothschild. Le grand capital possède tous les médias d’importance, même si cela se fait à perte, le jeu n’est plus de gagner de l’argent, mais de contrôler l’info, ce qui se dit, s’écrit et se fomente en coulisse.

Ce grand capital de part et d’autre de l’Atlantique a encore besoin d’une grande guerre pour s’en sortir et repartir pour un tour de manège de l’escroquerie généralisée. Les médias, même si de moins en moins lus, sont toujours bien importants pour influencer les opinions publiques en faveur des guerres.

En dernier recours, la guerre ne peut pas se faire sans nous, les peuples, c’est donc entre nos mains que réside vraiment la décision de faire la guerre ou pas. Les esprits libérés de l’emprise hypnotique de la société du spectacle et du crime organisé seront d’autant plus critiques à l’appel permanent des sirènes de la guerre et de ses harpies des médias pressetitués.

En France, 38 titres nationaux sont possédés par le groupe Lagardère (EADS, armement), un gros marchand de canons qui soutien ouvertement et sans retenue financière la French American Foundation et ses “Young Leaders”, est en tête de liste du contrôle propagandiste. Puis viennent les sbires comme:

  • Bernard Tapie après son rachat du groupe de presse Hersant
  • Bernard Arnault de l’empire LVMH, propriétaire (actionnaire principal) de “La Tribune” et des “Échos”
  • François Pinault du groupe Artemis, possédant “Le Point” et le groupe de presse Agefi
  • Serge Dassault l’avionneur et autre marchand de canons et ses parts du “Figaro”
  • Edouard de Rothschild cédant récemment “Libération” à Patrick Drahi
  • Mathieu Pigasse de la banque Lazard, Xavier Niel et Pierre Bergé possédant “Le Monde” et la société “Le Monde Libre”
  • Xavier Niel du groupe Free quant à lui s’est offert “Médiapart” et “Atlantico”
  • L’inamovible Bouygues et TFI-LCI et actionnaire important de Canal +
  • Yves de Chaisemartin patron du groupe Carlyle Europe (armement, USA, directement lié à la CIA avec un de ses directeurs Franck Cartalucci et où Olivier Sarkozy “sévit” en tant que directeur exécutif) possédant “Marianne”…

Avec tout cela, on nous demande, que disons-nous, on nous somme, de croire l’information formatée et pré-digérée pour nos cerveaux avilis, qui nous est servie matin, midi et soir, comme étant “la vérité vraie, impartiale et sans équivoque”… Sans blague !

Dormez, dormez braves gens… Tout va pour le mieux dans le monde créé par les tontons flingueurs de la société du spectacle.

Sources:

Information Clearing House

Acrimed

Yahoo France

Rense

Media et propagande: Le « J’accuse » québecois…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 15 février 2015 by Résistance 71

J’accuse

 

Serge Charbonneau

 

14 février 2015

 

url de l’article:
http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/jaccuse/

 

Lors de la préparation de l’horrible destruction de la Libye, je constatais que jamais la population n’avait été soumise de façon aussi marqué à un lavage de cerveau collectif d’une si grande intensité et d’une si grande efficacité.

L’histoire se répète aujourd’hui avec cette guerre contre la Russie.

Pour revitaliser nos esprits, il est important de visiter les liens où l’on voit les Ukrainiens s’exprimer sur cet horrible conflit.

La journalisme se fait sur le terrain et la propagande se fait derrière les micros.

J’accuse…

J’accuse tous les grands médias occidentaux et spécialement Radio-Canada d’opérer un lavage de cerveau des citoyens.

J’accuse spécifiquement Anne-Marie Dussault de Radio-Canada et ses invités, Charles-Philippe David et Dominique Arel de tromper l’auditoire sur la réalité ukrainienne.
Comme vous pouvez le voir ici :
http://www.radio-canada.ca/widgets/…

J’accuse aussi le régime Harper du Canada de tromper les contribuables canadiens et de manipuler la réalité afin de déclencher une guerre immonde avec la Russie.

Il est déconcertant de voir tant de manipulation de la réalité sur le plateau de 24/60, une émission dite d’information !

Parlons de la réalité :
 Où donc tombent les bombes ?

Les bombes tombent sur des gens qui sont pro-russes.
Est-ce Poutine qui bombarde ces gens qui lui sont favorables ?
NON.

En Ukraine de l’Est, il y a la guerre.
Voyez et écoutez ces gens, ces gens que nos médias nous cachent :
« Ouglegorsk. Évacuation de l’enfer »
https://www.youtube.com/watch?v=HST…

La guerre se fait dans l’Est de l’Ukraine.
C’est là où les bombes détruisent des maisons, des quartiers, des villes.
C’est là où les citoyens vivent maintenant dans la peur et la misère la plus totale.
C’est là où les citoyens se terrent dans leur sous-sol.

Ces citoyens sont des gens qui refusent la dictature de Kiev et demandent que leur région soit autonome ou même devienne rattachée à la Russie.
Ces faits sont indéniables.

Ce n’est pas Poutine qui bombarde ces gens.
Ceci est indéniable.

Les bombes ne tombent nulle part ailleurs que sur ces villes de l’Ukraine de l’Est.
Ceci est indéniable.

Ce ne sont pas les Russes qui font la guerre dans le Donbass.
Ceci est indéniable.

Ce ne sont pas les Russes qui bombardent les citoyens ukrainiens.
Ceci est indéniable.

Poutine, Poutine, toujours Poutine !
 Radio-Canada à l’instar de toute l’armée médiatique occidentale, s’applique à mener une campagne de propagande haineuse contre le président de la Russie.
Une campagne de calomnies et de haine afin de justifier une action militaire inadmissible.

Anne-Marie Dussault et ses invités martèlent que c’est Poutine qui est « LE » responsable de cette tuerie immonde.
Elle martèle que c’est Poutine qui est responsable de la guerre en Ukraine.
Elle martèle que Poutine doit arrêter cette guerre, cette guerre qu’il ne fait pas.

Poutine ne fait pas la guerre en Ukraine de l’Est.

Ceci est un fait indéniable.
Tous les documents tournés sur place le prouvent.Et pourtant, Anne-Marie Dussault et ses invités martèlent que c’est Poutine qui est l’instigateur de cette guerre et doit l’arrêter !
Comment peut-on être aussi malhonnête ?

Que disent les gens dans cette vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=HST…
Demandent-ils à Poutine d’arrêter de les bombarder ?
Pour eux, qui est « le » responsable ?
Ont-ils raison ?

Qui donc bombarde qui ?

Que disent et que veulent les gens de l’Ukraine de l’Est ?
« L’Ukraine se révolte : Kramatorsk contre la mobilisation  »
https://www.youtube.com/watch?v=XCD…

Pourquoi Anne-Marie Dussault et ses invités ne mentionnent à aucun moment que cette population de l’Ukraine se fait bombarder et surtout pourquoi ne disent-ils pas QUI bombarde ces gens ?

Pourquoi taisent-ils ce que disent et ce que veulent ces gens ?
« Ukraine. Mobilisation : pourquoi ? Par qui ? Contre qui ? »
https://www.youtube.com/watch?v=2oq…

On dit respecter la démocratie. Ces gens se sont clairement exprimés par référendum. Qu’ont dit ces gens ?
« Forte mobilisation des électeurs dans le Donbass »
http://www.agoravox.fr/actualites/i…

«  Le Donbass vote pour son autodétermination »
http://tinyurl.com/nt9t6f7

« Ukraine : large « oui » à l’indépendance du Donbass, nouveaux tirs à Slaviansk »
http://www.rtbf.be/info/monde/detai…

Que veulent les gens de l’Ukraine de l’Est ?
« Viktoria Shilova, Ukraine. « Je suis contre la mobilisation ! » »
https://www.youtube.com/watch?v=veZ…

« Donetsk aux Charlie de Kiev [sous-titres français] »
https://www.youtube.com/watch?v=dYG…

Pourquoi ne parler que de Poutine ???
Pourquoi défigurer ainsi la réalité ?

En Ukraine de l’Est, qui donc mentionne Poutine pour l’arrêt la guerre  ?
Personne.
Tous demandent au riche roi du chocolat [1], Porochenko, de cesser de les bombarder puis de s’asseoir et négocier.

Ce n’est pas Poutine qui bombarde en Ukraine de l’Est.
« Documentaire complet massacre d’Odessa du 02/05/14 VOSTFR »
https://www.youtube.com/watch?v=HOn…

C’est une honte d’entendre sur Radio-Canada cette promotion de la guerre et cette insensibilité face à la misère de ces gens.
Une honte pour le journalisme.

On nous sert de la propagande visant à encourager des rivières de sang.

Parallèlement, le régime Harper multiplie ses publicités télé pour refaire le stock de chair à canon.
Les réclames de milliers de $ en publicité pour les Forces armées canadiennes. Du recrutement militaire et de la propagande haineuse contre la Russie.
Du lavage de cerveau nous conduisant vers une autre guerre.
Une honte pour Radio-Canada.

Le journalisme, ça se fait sur le terrain. La propagande, ça se fait derrière des micros.

La documentation disponible pour voir ce qui se passe en Ukraine est abondante.
Voici un exemple parmi tant d’autres de document sérieux fait sur le terrain :
« La face cachée de la guerre en Ukraine – 1re partie »
https://www.youtube.com/watch?v=zKv…

« La face cachée de la guerre en Ukraine : 2e partie »
https://www.youtube.com/watch?v=9jG…

Où donc voyez-vous Poutine dans ces documents ?
Pourquoi vouloir une guerre contre la Russie, alors que ce sont les fascistes de Kiev qui bombardent et tuent des Ukrainiens dans l’Est dans leur propre Pays ?

Mme Dussault, qu’est-ce qui vous incite à faire cette ignoble propagande ?

On nous a fait un lavage de cerveau pour détruire la Libye et assassiner Kadhafi et maintenant on nous fait un lavage de cerveau pour enclencher une guerre contre la Russie !
Il est grand temps que les journalistes fassent leur métier et cessent de mettre ainsi l’épaule à la roue de la propagande. Une propagande qui endort les citoyens et les entrainent à avaliser d’horribles massacres et la destruction de milliers de vies.

Ces ex-journalistes devenus propagandistes devraient être condamnés pour participation active aux crimes contre l’Humanité.

La guerre n’est pas un jeu vidéo.
 Nos dirigeants hypocrites nous jouent la comédie de la négociation.
Il est clair qu’on ne cherche pas la Paix, mais la guerre.
Lorsqu’on envoie des CF-18 [2], des frégates [3], des armes [4] et des troupes, ce n’est pas parce qu’on travaille à faire la Paix [5], mais c’est qu’on se prépare à faire la guerre.

Les journalistes ont le devoir de rapporter la réalité et non de se faire les haut-parleurs de la propagande.

Serge Charbonneau
, Québec

Références

[1] On dénonçait la « richesse » de Ianoukovitch, mais on garde sous silence la fortune de Porochenko.
Petro Porochenko, 7e fortune du pays (1,3 milliard de dollars, selon Forbes)
http://www.lefigaro.fr/internationa…

[2] Crise en Ukraine : le Canada transfère ses CF-18 en Lituanie
http://ici.radio-canada.ca/nouvelle…

[3] La frégate NCSM Toronto des Forces canadiennes a quitté Halifax, ce matin, afin de participer à une mission de l’OTAN liée à la situation en Ukraine.
http://ici.radio-canada.ca/regions/…

Tensions en Ukraine : Ottawa envoie un navire de guerre
http://fr.canoe.ca/infos/internatio…

[4] La frégate canadienne NCSM Fredericton et ses 250 marins a appareillé mardi du port d’Halifax, sur la côte atlantique, pour rejoindre les forces de l’OTAN déployées en mer Méditerranée en marge de la crise ukrainienne.

Le navire, qui transporte un hélicoptère Sea King et est accompagné d’un détachement aérien, remplacera le NCSM Toronto, qui s’était joint aux Forces maritimes permanentes de l’OTAN en juillet dernier.

Dans son appui à l’Ukraine, le Canada a multiplié les sanctions contre la Russie et a fourni une aide logistique aux soldats ukrainiens combattant les séparatistes prorusses.
http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/le…

[5] L’honorable Rob Nicholson, C.P., c.r., député de Niagara Falls et ministre de la Défense nationale, a aujourd’hui annoncé que le Canada se joindra à la Commission mixte É.-U.-Ukraine sur la réforme de la Défense et la collaboration bilatérale, afin de mieux coordonner la prestation continue d’aide aux Forces armées ukrainiennes.
http://nouvelles.gc.ca/web/article-…